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Julien Sanchez

Julien Sanchez : « On ne peut nier qu’il y a substitution de population »

05/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invité hier de France Info, Julien Sanchez, le maire FN de Beaucaire (Gard) et porte-parole national de la campagne du Front national pour les élections législatives, a évoqué le Grand Remplacement :

« Il y a dans certains endroits une substitution de population. Lorsque vous voyez les prénoms donnés aux enfants et lorsque vous voyez les prénoms des personnes qui décèdent dans certains endroits, c’est très clair. Ce sont des faits objectifs. »

Julien Sanchez s’en est également pris à la politique de la ville, ces milliards d’euros dépensés « à fonds perdus » dans les banlieues. Il faut plutôt, a-t-il expliqué, « restaurer l’autorité et l’exemplarité », pour éradiquer la délinquance et la criminalité, notamment le trafic de drogue, et lutter dans le même temps contre la « radicalisation » :

« La radicalisation existe parce qu’on a abandonné des pans entiers du territoire où la police ne peut plus pénétrer […] Il faut reconquérir ces territoires. »

Théo Police

L’affaire Théo ou le dilemme du maintien de l’ordre dans la France de 2017

Depuis bientôt quinze jours, la France vit au rythme des violences urbaines consécutives à ce qu’il est désormais convenu d’appeler « l’affaire Théo », du nom de ce jeune molesté par des policiers à Aulnay-sous-Bois. Ce fait divers et ses conséquences sont aujourd’hui à l’origine d’un vif débat sur la place de la police dans la société. Des intellectuels publient une tribune au vitriol dans Libération, François Hollande rencontre Théo sans même attendre les conclusions de l’enquête, tout le monde y va de son commentaire sur les violences policières.

Les inquiétudes sur les dérives potentielles de l’action de la police sont légitimes. La police demeure un instrument de coercition au service du pouvoir et, à ce titre, elle est parfois dénuée de toute neutralité comme ont pu le constater à leurs dépens les participants des « manifs pour tous », pourtant peu enclins a priori à l’hostilité envers l’institution policière. Personne n’a intérêt à voir émerger une police toute-puissante et grisée par l’impunité.

Cependant, dans ce débat, il faut aussi juger en replaçant l’action de la police dans le contexte spécifique des banlieues de l’immigration. Sans s’appesantir sur l’incident précis d’Aulnay-sous-bois, dans lequel l’enquête dira s’il y a eu ou non une exaction, le recours à la force par la police s’avère souvent indispensable pour l’accomplissement de sa mission.

En effet, l’immigration massive et sauvage de ces cinquante dernières années a alimenté le développement de ces quartiers dans lesquels vivent des communautés en sécession avec un pays d’accueil qu’elles ne voient pas comme leur patrie. Dans cette même logique, une partie de ces habitants ne reconnaissent pas l’autorité de ses forces de l’ordre. Cela implique que la police y est considérée comme un ennemi par des pans entiers de la population et non par de simples individus entrés en rébellion pour des raisons plus personnelles.

Pour parler plus concrètement, aujourd’hui, n’importe quelle interpellation dans une cité provoque un attroupement hostile, n’importe quelle perquisition nécessite de mobiliser une compagnie de CRS au cas où la situation dégénérait. Les interventions policières dans ces cités se font donc dans un climat d’hostilité générale qui rend inopérantes les méthodes douces. Les problématiques de la police française dans cet environnement relèvent plus de celle d’une force militaire d’occupation d’un pays étranger que de celle d’une force de police, gardienne de la paix parmi ses concitoyens.

Dans ce contexte, le recours à la violence par la police devient nécessaire, là où dans d’autres situations sa prééminence suffirait. Certes, son usage est encadré par la loi. Mais croire que le maintien de l’ordre est possible sans dérapages et dommages collatéraux est méconnaître la réalité du terrain. Il faut être naïf pour penser qu’il est humainement possible d’agir dans le calme et de respecter scrupuleusement le protocole dans des situations où les fonctionnaires sont sous pression et où tout s’enchaîne trop rapidement pour réagir avec un parfait sang-froid.

Le dilemme est le suivant : si on paralyse les policiers par des condamnations au moindre écart, on s’expose à ce qu’ils perdent totalement le contrôle dans les quartiers. Les bavures seraient dès lors le prix à payer pour ne pas voir les choses empirer. Du reste, si l’état a aujourd’hui abandonné ces quartiers, c’est bien par peur d’une « bavure » entrainant une mort.

Une société multiraciale pacifiée ne semble donc pas compatible avec le maintien d’une police déontologiquement irréprochable, conformément à l’idéal démocratique. Les exemples des Etats-Unis, véritable Etat policier, ou du Brésil en sont la preuve la plus flagrante.

Louis Brequin

Emeutes Banlieues

L’embrasement des banlieues, c’est maintenant !

50 émeutes dans 30 communes en Ile-de-France, des attaques ultra-violentes de bandes armées en majorité musulmanes, des tentatives d’assassinat contre les policiers. Tétanisé et soumis, le gouvernement fantôme Hollande-Cazeneuve-Le Roux est le pire que l’on pouvait avoir en pareille situation.

Bernard Cazeneuve a longuement reçu lundi matin des associations de lutte contre le racisme : SOS Racisme, Ligue des droits de l’homme et Licra. Il se croit toujours en 1985. Tout comme les Victoires de la Musique avec leurs piaillements « Touche pas à mon Pote » et leurs cris de haine anti-flics. Hollande, l’homme qui donne des leçons politiques à Donald Trump, a choisi de se rendre au chevet de Théo ce qu’il n’a jamais fait en personne pour les policiers brûlés vifs de Viry-Chatillon. Il a clairement choisi son camp. Il envoie aux cités ce signal clair et engagé. Bruno Le Roux plus ectoplasmisque que jamais, est en dessous de tout. Toute cette classe politique française de gauche, en justifiant la révolte et l’embrasement, est la complice de ces exactions. Mais c’est Marine Le Pen qu’ils accusent de mettre de l’huile sur le feu parce qu’elle refuse de clouer les policiers au pilori.

Pourquoi le gouvernement a-t-il autorisé la manifestation de dimanche, point de départ des émeutes et des saccages en série (commissariat des Ulis attaqué, voiture incendiée malgré la présence d’une petite fille, bâtiments administratifs et nombreux commerces pillés) tout cela en plein état d’urgence alors que l’on savait le risque de troubles à l’ordre public maximum ?

« De nombreuses violences urbaines se déroulent depuis des mois dans une discrétion médiatique quasi absolue » analyse l’avocat spécialiste Thibault de Montbrial. « Les casseurs de samedi viennent de différents horizons et n’attendaient qu’un prétexte pour passer à l’acte avec une telle ampleur. »

Selon lui, on trouve deux types de population dans les rangs : « des jeunes de banlieues dans une logique ethnico-territoriale, souvent d’origine maghrébine et subsaharienne – certains, depuis le début des émeutes, allant même jusqu’à scander Allah akbar – qui recherchent un affrontement systématique avec la police et les forces de l’ordre ». Et un second type d’agitateurs et de milices : « des personnes d’extrême gauche, mélange d’anarchistes, et de gauchistes en tout genre. Ce mouvement est plus politique, on l’a vu à l’œuvre lors des violences contre la loi travail ».

Avec une grande lucidité, Montbrial préconise le courage politique « denrée rare lorsque l’on constate le niveau de compromission de nombreux élus locaux » :

« Un jour, il faudra avoir le courage d’organiser les opérations policières et judiciaires d’ampleur nécessaires pour reconquérir ces territoires perdus de la République. »

Un jour aussi, il faudra que Montbrial ait le courage de déclarer publiquement que seule Marine Le Pen propose les moyens pour le faire.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 15 février 2017
sous le titre « L’Embrasement »

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Le spectre des émeutes de 2005 hante la présidentielle »

09/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « On avait dit pourtant qu’on n’en parlerait pas. Qu’on ne parlerait pas de banlieues, d’intégration, d’islam. Pas de politique de la ville, pas d’immigration, pas de frontières, pas d’identité, non. Tout cela, c’était bon pour Trump ou pour les partisans du Brexit, mais pas de ça chez nous », entame Eric Zemmour. En fait, « la banlieue et son cortège d’angoisses identitaires était le passager clandestin de la présidentielle ».

Mais avec l’affaire d’Aulnay-sous-Bois, « le passager clandestin est sorti brutalement de la soute où on le confinait », de sorte que « le spectre des émeutes de 2005 hante désormais la présidentielle de 2017 ».

« Aulnay, Sevran, Montfermeil, Blanc-Mesnil, Villepinte, Tremblay, Clichy-sous-Bois, se sont déjà embrasées, et les nuits prochaines seront longues », ajoute-t-il, avec cette précision :

« Sur les réseaux sociaux, les activistes de Nuit Debout et les jeunes communistes ont pris les choses en mains et les associations musulmanes sont sur le pont. Avec un slogan tout trouvé : “Pas de justice, pas de paix“. »

« Les policiers de la BAC, révèle-t-il, ont dû tirer en l’air, à balles réelles, pour échapper à une cinquantaine de jeunes gens qui voulaient leur faire la peau. Une première, qui en annonce d’autres, sans doute. »

Pour Eric Zemmour, qui s’exprimait dans le cadre de sa chronique bi-hebdomadaire sur RTL, « cette violence, cette fureur, cette montée des périls, c’était justement ce que voulaient occulter tous les protagonistes de l’élection présidentielle ». Mais, conclut-il, citant Lénine : « Les faits sont têtus. »

Islamistes Fig Mag

Le Figaro Magazine titre sur « cette France abandonnée aux islamistes »

13/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A la une du Figaro Magazine de cette fin de semaine : « Cette France abandonnée aux islamistes », à l’occasion de la parution du livre Une France soumise, les voix du refus (Albin Michel), dont il publie les « bonnes feuilles ». Les pages consacrées à ce livre-événement dirigé par Georges Bensoussan, auteur, en 2002, de l’ouvrage Les Territoires perdus de la République, est précédé d’un article d’Alexandre Devecchio, dont nous publions ci-dessous des extraits.

France Soumise« C’est un pays qui change de visage. Ici, un essaim de robes noires se forme dans le paysage bariolé d’une cour de récréation. Là, les commerces traditionnels disparaissent un à un au profit des boucheries halal et des magasins ethniques. Ailleurs, les juifs et les Blancs, interdits de séjour, font leurs valises. Ce pays n’est pas l’Algérie de Boualem Sansal dans Gouverner au nom d’Allah. C’est le pays de Voltaire en passe de devenir la France de Houellebecq. Une France soumise. Les voix du refus (Albin Michel), dirigé par Georges Bensoussan avec l’aide de Charlotte Bonnet, Barbara Lefebvre, Laurence Marchand-Taillade et Caroline Valentin, en dresse un tableau saisissant. Un magistral ouvrage d’histoire immédiate qui regroupe les témoignages de plus de 70 acteurs de terrain (enseignants, médecins, infirmières, policiers, maires, hauts fonctionnaires, etc.). Une réalité plus effrayante que la fiction imaginée dans Soumission.

» En France, la charia s’est invitée au coin de la rue. Les islamistes progressent, non par le sommet, mais par le bas. Ils ne visent pas la conquête du pouvoir institutionnel mais la conquête de la société. Leur stratégie est celle de la contamination lente et oblique. Ils grignotent une cité, un quartier (bientôt une ville ?) et se taillent des enclaves à l’intérieur du territoire où ils imposent leurs marqueurs politico-religieux pour mieux faire régner leurs propres lois et leur vision du monde. Le phénomène n’est plus circonscrit à quelques quartiers, l’islamisme s’est propagé dans toute la France au point que, pour les auteurs, le pronostic vital de notre vieux pays est engagé. Une contre-société salafisée, qui hait ce que nous sommes, a grandi en notre sein. Elle menace désormais de faire exploser notre cohésion nationale, de bouleverser nos modes de vie et d’effacer notre héritage culturel. […]

« A lire l’essai dirigé par Georges Bensoussan, les territoires perdus de la République sont en passe d’être gagnés par les islamistes. « Ce qui n’était que “vaguelettes” il y a vingt-cinq ans s’est transformé en lames de fond », résume Elisabeth Badinter, qui a préfacé l’ouvrage. Si Les Territoires perdus de la République était un cri d’alarme, Une France soumise est un cri de désespoir. « On sort de ce livre découragé et même accablé », reconnaît Alain Finkielkraut. Impossible de ne pas songer à L’Etrange Défaite, de Marc Bloch.

Islamistes Fig Mag« Barbara Lefebvre, qui a codirigé le livre avec Georges Bensoussan, l’affirme : « Un monde est peut-être en train de se terminer, celui d’une France laïque, républicaine et libre, et il y a une incertitude angoissante et, pour certains, désespérante quant au monde qui est en train de naître », analyse-t-elle. « L’espérance, c’est le désespoir surmonté », disait Bernanos et ce livre peut être lu comme un manuel de résistance. « Notre sous-titre, Les Voix du refus, dit aussi ce qui nous a frappés chez nombre d’interlocuteurs : la volonté de combattre en dépit de ce que beaucoup ressentent comme le “terrorisme intellectuel” venu d’une coterie parisienne restreinte et socialement privilégiée, analyse Bensoussan. Chez plusieurs interlocuteurs, on sent émerger l’esprit d’une résistance clandestine, comme réprouvée et qui se sait telle. »

« La force d’Une France soumise, au-delà de son implacable constat, est de faire entendre la voix des sans-voix. Ceux qu’on n’entend jamais, abandonnés par une hiérarchie professionnelle qui ne veut pas de vagues, lâchés par des politiques clientélistes prêts à tous les accommodements déraisonnables pour gagner une élection, accusés d’être des menteurs ou des salauds par des commentateurs hors-sol. Comme Héloïse et Marcel, ces infirmiers en région parisienne qui, dans un hôpital gangrené par le communautarisme, lutte au quotidien pour soigner tous les patients sans distinction d’origine et de religion. « Rester travailler à l’hôpital est pour nous un acte de résistance. Nous ne savons pas encore combien de temps nous tiendrons car l’un comme l’autre nous habitons aussi dans des quartiers où la religiosité ostentatoire progresse à grande vitesse. Dans les deux situations, professionnelle et personnelle, nous ne voulons pas céder notre place, parce que rien ne justifie que nous désertions. » « La France m’a accueillie, m’a aidée à donner un avenir à mes enfants », poursuit Héloïse avant de conclure par ce qui devrait être le slogan de tous nos politiques : « Je ne me résigne pas à voir cela disparaître. »

HLM dealers

Les HLM des dealers, par Caroline Parmentier

Le quartier d’habitat social du Clos des Roses à Compiègne est une infecte et puante zone de non-droit, gangrenée par le trafic de cocaïne, héroïne, ecstasy et crack et entièrement tenue par des caïds qui se comportent comme des barbares.

Le patron des HLM, fatigué d’alerter un préfet et un ministre de l’Intérieur qui n’arrivent à rien, n’a pas trouvé d’autre solution que de murer trois immeubles pour déloger les dealers. Le nid de frelons (qui n’ont rien d’asiatiques) se déplacera ailleurs. Détail qui a son charme : des journalistes de TF1 qui ne croient ni à l’existence des No go zones, ni à la sauvagerie des jeunes de cité, ont été caillassés sur place et leur caméra volée. Aucun n’a été blessé mais ils se sont dits très « secoués » ! L’annonce a été faite par Jean-Pierre Pernaut lui-même dans le Journal de 13 heures sur un ton accusateur et indigné. Du coup même le nom de « zone de non-droit » a été prononcé. Entre deux reportages sur la fromagerie Les Alpages et « Face au froid, une bonne choucroute ».

Arnaud Dumontier, président de l’Opac de l’Oise et maire (LR) de Pont-Sainte-Maxence confirme l’existence d’un « Etat de non-droit absolu » contrôlé par « des prédateurs dont la détermination est proportionnelle aux sommes d’argent qu’ils engrangent chaque mois, entre 200 000 et 300 000 euros de chiffre d’affaires de la drogue ».

L’office HLM dit avoir tout essayé. Les trafiquants ont pris possession des halls et des cages d’escaliers, arraché les câbles et les portes et installé des laboratoires clandestins en faisant des branchements sauvages sur les installations de gaz et d’électricité. Des agents de sécurité missionnés par l’Opac pour rassurer les 4 000 locataires terrorisés ont été violemment attaqués par des hommes masqués et encagoulés.

« Je ne veux pas avoir des morts sur la conscience », explique Arnaud Dumontier. Vingt-six opérations de police ont eu lieu en 2016, en vain. « Des moyens de police pérennes et massifs m’avaient été promis entre septembre et décembre. Je ne les ai jamais vu venir. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 12 janvier 2017