Tag Archives: Zep

Tarek, une chance pour la France ?, de Jean-François Chemain

tarek-une-chance-pour-la-france-jean-francois-chemainJean-François Chemain, une décennie durant consultant dans des cabinets anglo-saxons, a choisi de passer l’agrégation d’histoire et d’enseigner dans un collège situé en zone d’éducation prioritaire. Dans cette ZEP il a eu tôt fait de constater que « l’islam, en banlieue, est une “culture de classe”, celle des “pauvres”, des “dominés”, que les “riches”, les “Français”, les gens du centre-ville piétineraient à loisir, et à laquelle chacun s’identifie peu ou prou. Un avatar de la lutte des classes, en somme » :

« On ne peut pas y échapper, ajoute-t-il, la pression exercée sur tous – même les non-musulmans, regardés avec incompréhension et impatience – par le groupe musulman est permanente. Pas forcément violente, mais implacable […] l’immense majorité des prénoms des élèves du collège est musulmane, y compris quand ils ont un patronyme d’origine européenne. Pas besoin de tenir des statistiques interdites pour constater que la domination de cette religion [l’islam] y est, non pas relative, mais écrasante, définitive, sans appel. »

Comme la pression que fait peser sur la classe, le jeune Tarek, élève emblématique car combinant au superlatif arrogance et victimisation, attitude dans laquelle son professeur voit « la clef de voûte du mystère de la radicalisation » car elle justifierait « une violence perçue alors comme légitime défense ». Ce qu’exprime une autre élève, Sonia, quand elle lance : « Tout le monde dit que l’islam est violent, alors que c’est une religion de paix… Moi, ça me dégoûte… Alors je vais finir par partir le faire, le djihâd ! » A quoi répond en écho un certain Benjamin quand est évoquée l’exécution de Danton : « Ce n’est pas un vrai martyr ! Le vrai martyr, c’est celui qui meurt en faisant le djihâd ! »

Et voici comment Tarek, encore lui, commente la décapitation de notre compatriote Hervé Gourdel en Algérie en septembre 2014 :

« J’ai regardé la vidéo du pélo qu’ils ont égorgé au bled […] Le gars il chialait, il suppliait qu’on ne le tue pas ! Ils lui ont d’abord mis quelques coups de couteau dans le ventre pour le calmer… Putain, ma parole, il n’y a qu’un Français pour mourir aussi lâchement ! »

Ce disant, il rejoint bien involontairement Albert Camus qui avait prédit dès 1957 :

« A longue échéance, tous les continents (jaune, noir et bistre) basculeront sur la vieille Europe. Ils sont des centaines et des centaines de millions. Ils ont faim et ils n’ont pas peur de mourir. Nous, nous ne savons plus ni mourir, ni tuer. »

Comme ses camarades, Tarek est incapable de faire une division par dix et ignore le sens des terme « distraction », « bétail », « exode », « fonction » ou « charrue ». En revanche, on lui impose la présence de militantes associatives venues « informer garçons et filles des différentes possibilités de contraception et de l’IVG » et le rectorat exige des débats sur le sujet. Ce qui favorise encore un peu plus le retour à l’islam.

« Nous ne pourrons pas transmettre nos valeurs républicaines et laïques si nous n’avons pas le courage de les affirmer au risque de “blesser” ou de “choquer”, écrit Jean-François Chemain. Il est étrange que notre audace se limite à parler de masturbation, de capote et de bisexualité à des enfants que cela choque profondément. La République en dessous de la ceinture… » alors que, selon lui « les élèves de banlieue ont soif de parler de religion, notamment du christianisme, qui les interpelle, ils apprécient d’avoir affaire à des enseignants qui puissent en parler, plutôt que se réfugier dans une ignorance convenue et fièrement assumée, ou dans un rejet proclamé… La France ne croit plus en son avenir, rongée qu’elle est par le désespoir, le relativisme, la honte d’elle-même […] Il y a du religieux dans cette autodétestation imposée à notre nation par ses clercs…

« Quelle autorité veut-on avoir sur des jeunes qui ont leur vie à construire, et des rêves plein la tête, et à qui on est payé pour expliquer qu’ils vivent dans un pays d’anciens esclavagistes, colonialistes et collabos, et d’actuels racistes, qui a tant contribué à polluer la planète que la catastrophe écologiste est imminente, et qui n’est plus qu’une goutte d’eau dans l’océan de la mondialisation ? »

Et pourtant, tout n’est peut-être pas irrémédiablement perdu :

L’auteur raconte avoir, « au mépris du programme », diffusé des extraits de films sur les batailles napoléoniennes pour montrer aux élèves « toute cette gloire française qu’on a aujourd’hui passée aux oubliettes ». Or, « beaucoup étaient émus aux larmes devant l’héroïsme, le panache de leurs ancêtres d’adoption » ;

Autre explosion d’émotion lors de la projection, pour calmer une classe en ébullition, d’un téléfilm canadien sur Jeanne d’Arc :

« Miracle : la fureur retombe aussitôt. Domrémy, la petite bergère, les voix, Vaucouleurs, Chinon… Au moment où retentit la sonnerie de fin de cours, la sainte est devant la porte de la cité d’Orléans. Faisant cabrer son cheval blanc, elle s’écrie, brandissant son oriflamme : “En avant, mes frères, pour Dieu et pour la France !” D’habitude, à la sonnerie, toute la classe est déjà debout comme un seul homme. Mais là, personne ne bouge […] Par la suite, tout au long de l’année, et même l’année suivante, on m’a redemandé le film sur Jeanne d’Arc. C’est devenu un rituel. Soif de Jeanne dans les banlieues… »

Et soif de transcendance, sans doute, que la religion républicaine ne saurait offrir. Dans ce petit livre allégrement écrit, où alternent portraits, choses vues et observations souvent profondes, Jean-François Chemain montre le… chemin à suivre pour tenter d’éviter, s’il n’est pas trop tard, que les adolescents allogènes d’aujourd’hui ne deviennent obligatoirement l’ennemi intérieur de demain.

Camille Galic

Jean-François Chemain, Tarek, une chance pour la France ?, préface d’André Gerin (maire honoraire [PCF] de Vénissieux), Ed. Via Romana, 94 pages.

Texte repris du site de la fondation Polémia

Le clip des gangsta-collégiens fait scandale

03/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Apologie de la violence, de la drogue, de l’argent et des filles faciles, le clip de rap standard… oui, sauf que les « chanteurs » ont au plus 14 ans…

Couteaux, battes de base-ball en main, casquette à l’envers et survêtement de marque, la panoplie du parfait rappeur, scandant leur ode débile à la violence et à l’argent facile « Que des coups de machette, ouais, chez nous tout s’achète »… rien que du banal, sauf que les « artistes » sont une bande de collégiens du XVIIIe arrondissement de Paris.
Farès et Mehdi, 14 ans, posent avec des enfants encore plus jeunes qu’eux à la fin du clip, l’un armé d’un Opinel, ce qui prête presque à sourire, l’autre d’une feuille de boucher, ce qui est tout de suite moins drôle. C’est la même arme qui était brandie par le terroriste qui avait tenté de s’en prendre à des policiers dans ce même XVIIIe arrondissement ; coïncidents ? Le clip a été tourné par la maison de production Vision Industry, qui a fait aux rappeurs en herbe un prix au vu de leur jeune âge.

Bien sûr, la « communauté éducative est en émoi », indique Le Parisien. Les gangsta-collégiens sont issus pour la plupart du collège Daniel-Mayer, classé en ZEP, qui ne ménage pas ses efforts pour mettre ses élèves sur le droit chemin : actions de prévention de la violence, d’insertion par le sport et d’ouverture culturelle et, pire, sortie pour assister aux vœux de François Hollande à la jeunesse. Étonnez-vous après cela qu’ils tournent mal…

Le fond de l’affaire est bien là : incapable d’offrir un modèle fort et structurant, l’Éducation Nationale (reflet en ceci de la société), perdue dans ses idéaux pédagosistes, bien-pensants et naïfs, laisse le champ libre à la sous-culture du rap, celle de la violence tribale (les guerres de gang ne sont pas autre chose), de l’argent facile et de la consommation à outrance : filles, drogue… Un horizon bien limité, dont de plus en plus de « jeunes » finissent par échapper en versant dans l’islamisme, qui donne au moins un sens à leur existence.
Entre les deux, la voie est étroite, et ce n’est pas le discours ou les actions de nos bonnes consciences de service qui vont aider les « jeunes » à la trouver.

C.D.


 

Communautarisme violent à l’Ecole

26/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
L’école est au centre des combats idéologiques. Nos enfants en sont les premières victimes.

Aujourd’hui, près de 20% des écoliers sont scolarisés dans les zones d’éducation prioritaires (ZEP). En 1982, nous comptions déjà 363 zones. A la rentrée 2012, les ZEP concernaient 2096 écoles, 301 collèges, 14 lycées, 18 lycées professionnels en plus des 809 réseaux d’éducation prioritaire (REP). Ce constat d’échec, malgré les lourds investissements consentis, ne cesse de croître année après année.

Xavier Darcos, lors d’un entretien donné au Figaro le 14 février 2003, en tant que ministre de l’Education nationale, ne pouvait déjà plus cacher son inquiétude sur le communautarisme « proche du phénomène sectaire » auquel l’Education nationale était confrontée. Selon ses déclarations, le service juridique de son ministère « était sans arrêt sollicité à la suite de demandes de salles de prière dans les établissements ou par des régimes particuliers… ».
Un rapport demandé en 2006 par Dominique de Villepin, alors Premier ministre, à l’Inspection de l’administration, dénonçait les intégristes musulmans qui remettaient en cause la mixité hommes-femmes. Certaines activités sportives devenaient déjà l’objet de contestation et certains examinateurs ainsi que certains proviseurs étaient récusés en raison de leur sexe.
Lire la suite

La propagande immigrationniste s’en prend à nos enfants

23/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Qui ne connaît pas, ou au moins n’a jamais entendu parler, de la célèbre bande dessinée Titeuf, qui raconte le quotidien d’un jeune garçon à la mèche blonde, ses amours, ses jeux, ses aventures ? Son dessinateur, Philippe Chappuis, alias Zep, a décidé de mettre à contribution son héros afin de dénoncer l’opposition à l’accueil des clandestins en Europe.

En 42 vignettes, publiées sur son blogue, on peut voir Titeuf perdre son père, puis ses amis, puis sa maîtresse d’école, et enfin fuir sa ville ravagée et se diriger vers une frontière, afin d’échapper à la guerre. Là, des barbelés l’empêcheront de passer, et il mourra sous les balles d’un sniper.

Ainsi, la propagande et la tyrannie de l’émotion se déclinent à toutes les sauces, y compris en bandes dessinées. Plusieurs professeurs, désireux d’être les fidèles relais du Camp du Bien, ont déjà contacté l’auteur afin de pouvoir utiliser ses dessins dans leurs classes.