« Pas d’amalgames ! » ou Zénon et les procureurs… – par Ulysse

"Pas d’amalgames !" ou Zénon et les procureurs… - par Ulysse

05/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
« Ne faites surtout pas de liens, vous risqueriez de penser quelque chose… »

Le fond de l’intelligence critique du pouvoir médiatico-politique et judiciaire français se réduit à un lamentable paradoxe pyrrhonien. Du fait qu’une distance est en puissance indéfiniment divisible, certains sceptiques s’amusaient à en inférer qu’elle est en acte, de manière réelle, indéfiniment divisée. Ainsi de Zénon le Palamède – dit également Zenon d’Elée – qui, afin de montrer l’impertinence de l’outil mathématique pour rendre intelligible le mouvement, s’amusait à troubler ses interlocuteurs en leur « démontrant » que puisqu’un mobile devait indéfiniment faire station entre son point de départ et d’arrivée, il ne pouvait pas arriver à destination et donc, en réalité, pas même partir… Nos hommes politiques (Valls et Cazeneuve en tête), nos journalistes, et surtout nos procureurs, sont des zénoniens à la petite semaine. Le sommet de leur pensée, ce n’est rien d’autre que cela : montrer que, puisque l’on peut indéfiniment diviser l’actualité criminelle en « tranches », il n’y a pas de criminalité globale, pas de terrorisme mondialisé, montrer que puisque les fait-divers sont toujours susceptibles de réduction analytique, l’opération de synthèse serait toujours impertinente, voire pire, « fautive » (car trahissant toujours peu ou prou un préjugé, une intention latente inavouée etc.). C’est en réalité l’inverse qui est vrai : le réductionnisme analytique, s’il est indispensable pour rendre intelligible certains phénomènes, devient nécessairement inepte et surtout dangereux lorsqu’il prétend dispenser de l’effort synthétique qui prépare l’opération du jugement, soit, l’acte même de l’intelligence dont la vertu spécifique est précisément cela : universaliser l’expérience, faire des liens.

L’ordre médiatico-politique et judiciaire, lorsqu’il explique qu’il ne faut pas faire de « liens » entre les attentats de Joué-les-Tour, Nantes, Dijon ou le groupe de djihadistes s’entraînant il y a peu dans un parc à Strasbourg (et combien d’autres faits que l’on perdrait trop de temps à mentionner ici), c’est Zénon qui explique que le mouvement n’existe pas puisqu’on le peut indéfiniment diviser, c’est ce savant fou qui explique que la vie n’existe pas puisque si l’on coupe un animal en trente-quatre morceaux, l’on ne trouve qu’un cadavre, c’est l’imbécile de la poule aux œufs d’or qui, incapable d’accueillir le mystère du fait et d’agir en fonction de lui, veut réduire ce qui se donne à ce qu’il est capable de produire et de comprendre… Ici travaille l’un des traits intellectuels les plus remarquables de la non-pensée contemporaine de Gauche : l’art de dissoudre l’expérience du réel en un atomisme qui le rend incompréhensible mais apparemment inoffensif (à tout le moins le temps d’un discours ou d’une intervention télévisuelle). Cette réduction atomique est partout sensible : la société n’est qu’un agrégat d’individus possédant des droits, la famille n’est qu’une somme contractuelle indéfiniment révisable, l’immigration n’est envisageable que sous l’angle des personnes dans leurs aspirations singulières, la guerre mondiale n’a pas lieu, il n’y a que des attaques successives accidentellement conjointes, l’ordre financier n’est pas structuré par des intérêts convergents, il n’y a qu’une somme indéfinie d’intérêts privés qui s’opposent, bref : rien n’est nécessairement relié à rien, il n’y a que des particules d’hommes, des particules d’événements, des neutrinos de morale, des quarks de sens qui s’agitent sans but dans ce grand espace de loisirs sans gravité qu’est l’univers mental de Gauche… A toute pensée d’une « connexion nécessaire » (traduction d’un sémantisme travaillant effectivement dans le réel), l’on préférera le constat stupéfiant d’une « conjonction régulière » (trahison d’un hasard universel qui défait dans sa condition de possibilité toute pensée possible du réel). Et si, malgré tout, le besoin se fait pressant de tout de même formaliser un lien, l’on inversera sans vergogne l’effet et la cause, expliquant ainsi par exemple que si les jeunes des Cités sont sur-représentés dans la délinquance c’est parce qu’ils sont discriminés, ou alors que lorsqu’Éric Zemmour dresse un constat clair et lucide, c’est lui qui fait monter l’intégrisme mahométan… Ne pas faire de liens, mais si vraiment on n’a plus le choix, surtout bien penser à renverser la cause et l’effet…

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[Tribune] Zemmour et le délit de non-dit : le début de la fin – par Ulysse

[Tribune] Zemmour et le délit de non-dit : le début de la fin - par Ulysse

20/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
Mardi 16 décembre 2014, Bernard Cazeneuve prend publiquement position pour condamner des propos attribués calomnieusement à Éric Zemmour (en l’occurrence l’usage du terme de « déportation » qu’il n’a jamais prononcé). Vendredi 19 décembre 2014, I-Télé, une chaîne d’informations privée met fin à son contrat avec le journaliste.

La gauche cléricale, qui sonde les reins et les cœurs, pénètre en force le mystère des intentions de l’âme a, une nouvelle fois, promulgué son jugement en sorcellerie.

Littéralement, et sans avoir besoin de souscrire à aucune théorie conspirationniste, c’est donc le pouvoir exécutif qui, en pleine lumière -comme un tyran tellement sûr de sa force qu’il ne prend même plus la peine de dissimuler ses entorses à un droit qu’il prétend par ailleurs toujours respecter-, a fait pression sur un organisme privé pour qu’il débarque l’un de ses salariés, au motif que ses propos contreviendraient à l’idéologie dominante. Taubira avait déjà inventé le crime contrefactuel (vous auriez pu être nazi, donc vous êtes potentiellement nazi, donc vous êtes nazi), voilà que Cazeneuve invente le délit de non-dit : vous n’avez pas employé le terme de « déportation », mais vous le pensiez très fort, et ceci tombe sous le coup de la loi et de la justice (qui en l’occurrence ne s’est pas prononcée). La gauche cléricale, qui sonde les reins et les cœurs, pénètre en force le mystère des intentions de l’âme a, une nouvelle fois, promulgué son jugement en sorcellerie. Vous vous excusez ? Vous vous accusez. Vous ne vous excusez pas ? Vous vous accusez quand même. Vous n’avez rien dit ? Oui, mais vous avez pensé. Vous avez seulement pensé ? Oui, mais certaines pensées sont pires que des armes chimiques Monsieur, d’ailleurs si vous n’en avez pas, nous allons vous en trouver… La pénalisation du jugement, la criminalisation des intentions, c’est maintenant.

 

L’évidence aveugle celui qui n’est pas assez pur pour la recevoir, comme le sens littéral finit parfois par échapper à ceux qui se perdent dans de sophistiques considérations sur les sens figurés. Car enfin, que dit Éric Zemmour qui soit si dérangeant ? Si scandaleux ? Si dur à entendre qu’il faille l’interdire à défaut de pouvoir le contredire ? Il aligne, avec plus ou moins de bonheur, (mais toujours beaucoup de courage en des temps rendus sourds à la littéralité du sens), des évidences. Quelles sont-elles ?

1-Un peuple ne peut pas supporter sans finir par connaître une crise majeure et potentiellement meurtrière l’immigration massive de peuples aux coutumes qui lui sont radicalement étrangères, et ce, sans préjuger aucunement de la valeur des unes comme des autres. Zemmour réintroduit donc un paramètre quantitatif, (jamais indifférent au problème de la mesure), dans un champ politique qui prétend s’en affranchir au nom d’un humanisme abstrait pour lequel 1 ou bien 1 million, cela revient au même…

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Eric Zemmour : « C’est le catholicisme qui a fait la France depuis 1.500 ans »

[Tribune] Zemmour et le délit de non-dit : le début de la fin - par Ulysse

07/12/2014 – PARIS (via I-Télé)
C’est la polémique de la semaine. L’installation d’une crèche de Noël dans les locaux du Conseil régional de Vendée a été suspendue après la plainte d’une association, au motif que l’objet de décoration est contraire au principe de laïcité. Jésus doit-il « crécher » dans le « placard » ? Zemmour et Domenach s’affrontent sur le sujet. Eric Zemmour a ainsi indiqué : « Le catholicisme n’est pas n’importe quelle religion, c’est la religion qui a fait la France depuis 1.500 ans ».

« Hollande n’est pas mon président » – Zemmour – Nuit lutécienne – Sur Radio Courtoisie 2 juin à midi, 16h, minuit

"Hollande n'est pas mon président" - Zemmour - Nuit lutécienne - Sur Radio Courtoisie 2 juin à midi

Ce 2 juin 2012 à midi le Libre Journal des Lycéens de Romain Lecap portera en particulier sur la manifestation « Hollande n’est pas mon président » le 7 juin à 19h30 devant le siège du Parti Socialiste, rue de Solférino (Paris), sur la pétition et le soutien à Eric Zemmour, sur la nuit lutécienne du 8 juin.

Egalement en différé à 16h et minuit.

Pour écouter Radio Courtoisie :
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Pour toute la France, en clair, sur les bouquets satellite Canalsat (canal 179 ou 496) et TNTSAT
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"Hollande n'est pas mon président" - Zemmour - Nuit lutécienne - Sur Radio Courtoisie 2 juin à midi