Le Pen, Zemmour, Fabius, justice et médias à trois vitesses

18/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis quelques jours, les décisions de justice lourdes de symboles tombent, opportunément pour l’oligarchie, après les élections. Marine Le Pen relaxée, le fils Fabius entendu pour faux, blanchiment et escroquerie, Zemmour condamné. Le traitement médiatique.

Zemmour devient un habitué des prétoires et des condamnations. Le polémiste continue pourtant… de polémiquer, en tout cas de raconter le monde tel qu’il le voit et non tel que l’idéologie dominante voudrait qu’on le décrivît.
Il a été condamné pour incitation à la haine contre les musulmans pour des propos tenus il y a plus d’un an dans le journal italien Corriere della Serra. Dans le collimateur, la dénonciation du communautarisme musulman « Cette situation de peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile ».
Décision de justice habituelle, tous les déviants qui préfèrent le réel à la novlangue sidérante et à l’idéologie du Vivre-Ensemble s’exposent aux foudres de la justice. Il fait bien avouer que de telles condamnations ne font plus guère recette dans les médias officiels, qui n’y consacrent que quelques brefs articles. Zemmour est rentré dans le paysage, inutile de lui faire trop de pub.

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Zemmour : La France « est malheureuse, elle ne sait pas où elle habite »

11/12/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Modèle familial, déclin de la politique, immigration, Europe, évolutions sociale… Alain Duhamel et Eric Zemmour confrontent leur vision de la France. Un débat de bon niveau loin des outrances verbales qui font le buzz et empêchent de comprendre les enjeux actuels.


Éric Zemmour et Alain Duhamel ont confronté… par rtl-fr

Maurice Gendre : Ce que cache l’opération dite de la Droite « hors les murs »

Source : Agence Info Libre
La démission de Chauprade n’est qu’une étape supplémentaire dans le projet buissonien de Droite « hors les murs » qui se dessine depuis déjà plusieurs semaines.
Le démarrage médiatique de cette opération remonte à la sortie du livre de Philippe de Villiers Le moment est venu de dire ce que j’ai vu voire à la sortie de l’ouvrage de Geoffroy Lejeune intitulé Une élection ordinaire
.

Et depuis des éléments épars, qu’il faut faire l’effort de recouper, vont tous dans cette direction.
Robert Ménard s’en fait le héraut dès qu’on lui tend un micro sur l’air bien connu du : « fédérer toutes les bonnes volontés de la droite patriote et populaire ». Henri Guaino, lui, chante les louanges de Marion Maréchal-Le Pen, cette dernière rencontre Patrick Buisson, Nicolas Dupont-Aignan tempère certaines de ses critiques à l’égard de membres du FN susceptibles d’abandonner Marine Le Pen, Villiers félicite Dupont-Aignan pour son parcours et sa permanence doctrinale, Aymeric Chauprade quitte le FN et demande à Villiers de reconsidérer « son abandon définitif de la politique ».
On peut faire le pari que dans les prochaines semaines des personnages comme Christian Vanneste, Dominique Jamet et des transfuges de la Droite populaire (l’aile droitière de l’UMP) viendront se joindre au cortège.
Le relais médiatique tout désigné de cette opération Droite « hors les murs » sera évidemment Eric Zemmour.
Et l’organe officiel du « parti » : Valeurs actuelles.
On mettra aussi en avant certaines « prises de guerre » venant de la rive gauche du spectre politico-intellectuel, à commencer par Michel Onfray, qui a déjà été approché par plusieurs des personnes précitées.

Leur programme

Maintenant le programme probable de cette Droite « hors les murs » :
– sur le plan économique et social : orientation clairement prolibérale (Guaino et Onfray ne parviendront pas à y faire barrage seuls s’ils s’embarquent dans l’aventure) et campagne ouvertement tournée vers les PME-PMI, les artisans et commerçants.
– en matière de politique étrangère : compromis avec l’UE (soit on garde carrément l’euro comme monnaie unique, au mieux on demande un retour à la monnaie commune), inclination prorusse (en raison de l’influence de Chauprade, Villiers, et des membres de la « Droite pop »), mais malgré tout tempéré par une prise de distance toute relative avec l’OTAN. En effet, cette Droite « hors les murs » aura pour projet de se mettre tout le grand patronat dans la poche qu’il soit proaméricain (d’où paradoxalement un ton aux accents parfois néoconservateurs, parfaitement emblématique dans les discours de Chauprade depuis plus d’un an) ou russo-compatible. Selon le bon vieux principe : ne mettons pas tous nos œufs dans le même panier.
– conservatisme assumé sur le plan des mœurs et les questions de société.
– fermeté affichée en matière d’immigration, reprise en main de la Justice, lutte sans merci contre la délinquance et la criminalité et probablement réforme drastique du Code de la nationalité.

Une épine dans le pied pour Sarkozy et Marine Le Pen

La question est : contre qui sera tournée cette tentative de reconfiguration de la Droite ?
En premier lieu : Nicolas Sarkozy. À l’exception notable de Guaino, les figures de proue de cette Droite « hors les murs » sont tous des opposants affichés de longue date, des amoureux déçus ou des ex-amis désormais en guerre ouverte avec l’ancien locataire de l’Élysée.
En second lieu : Marine Le Pen. Là aussi, on remarque d’anciens soutiens indéfectibles désormais fâchés à mort avec la présidente du FN, des ennemis de toujours et d’autres doutant de sa loyauté ou de sa capacité à gouverner.
Cette Droite « hors les murs » reproche notamment au Front National un programme économique jugé trop « étatiste » ou trop « nostalgique » des Trente Glorieuses. Cette Droite « hors les murs » fustige aussi des choix qualifiés de « démagogiques » (en matière de retraite notamment) et « irréalistes » dans la lutte contre la mondialisation néo-libérale.
Par simple déduction, en sachant à qui cette Droite « hors les murs » risque de coûter très cher (si cette opération ne reste pas lettre morte, ce qui est encore tout à fait possible), on devine aisément à qui elle profitera.
En clair, si la Droite « hors les murs » n’avait pas surgi dans l’esprit de Patrick Buisson, Cambadélis lui aurait soufflé tendrement à l’oreille.

Maurice Gendre

Zemmour : Hollande parfait dans le rôle de la dame épouvantée par une souris… ridicule

06/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Devant la multiplication des couacs fiscaux du gouvernement, François Hollande adopte l’attitude « de la dame épouvantée par une souris », selon Éric Zemmour. « Elle hurle, court, monte sur une chaise, sans se rendre compte du ridicule de son attitude disproportionnée ». Hollande c’est « un président exaspéré, voire affolé, qui ordonne de tout arrêter, comme si le sort de son quinquennat en dépendait ».

Le polémiste croque ce matin l’attitude ridicule du « président », quoi prend en main des dossiers fiscaux relevant plus d’un sous-directeur d’administration centrale à Bercy, comme si son sort en dépendait.
C’est que Hollande a bien du mal a faire oublier le matraquage fiscal, multiplier les gestes clientélistes, personne ne le croit. « Personne n’a oublié l’avalanche fiscale de 2012 », martèle journaliste. « Hollande voulait alors apparaître homme de gauche en imposant les riches »
Une fois encore les mandats de Hollande et Sarkozy font miroir, c’est aussi une décision fiscale prise dès son arrivée qui avait plombé le mandat de Sarkozy.
Hollande, c’est Sarko en pire. Le président autoproclamé des pauvres… qui devient l’ami des patrons en leur rendant ce qu’il leur a pris.



Couacs fiscaux du gouvernement : "François… par rtl-fr

Éric Zemmour: Versailles est devenu (…) un symbole de la vulgarité contemporaine qui repose à la fois sur le nombre et le fric

04/11/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Officiellement, les travaux de climatisation du château de Versailles sont destinés à éviter les risques d’incendie. Pour Éric Zemmour, il s’agit plus de soumettre le monument aux impératifs de rentabilité, de visite en masse, quitte à dénaturer le château et à le rendre bientôt impraticable. Pour le polémiste, entre l’obsession de la rentabilité et les provocations “artistiques” puériles, Versailles vend son âme.

UDMF : Une liste 100 % halal

12/10/2015 – POLITIQUE (Présent 8459)

Après son échec aux départementales, le parti musulman revient à la charge dès les régionales.
Son nom et son programme rappellent étrangement la fiction politique de Houellebecq. Comme ceux de Fraternité musulmane dans Soumission, les responsables de l’Union des démocrates musulmans de France se veulent modérés. Et tranquilles. C’est vrai que le temps joue pour eux. Tout joue pour eux d’ailleurs. La lâcheté des politiques, les ligues de vertu du vivre ensemble, l’arrivée de dizaines de milliers de migrants de confession musulmane.

8459 P1

« Aujourd’hui, nous sommes mieux préparés », assure le fondateur de l’UDMF, Nagib Azergui, qui ne cache pas ses ambitions présidentielles. « L’heure est venue d’être des acteurs politiques. » « Imaginer un président musulman avec un Bayrou en Premier ministre… Eh bien oui, pourquoi pas au final ? »

L’UDMF nie bien sûr toute volonté « d’installer la charia en France ». Du moins pas tout de suite. Mais tout son programme y tend si l’on se penche dessus en détail : propagande pour le port du voile islamique y compris à l’école. Enseignement de la langue arabe à l’école publique. Lutte accrue contre l’islamophobie (« le mal de cette décennie »). Droit de vote des étrangers. Mise en place de la finance islamique. Développement du halal chez les agriculteurs et les éleveurs français de façon à pouvoir « exporter notre savoir-faire agroalimentaire » ! Mais aussi nécessité de « la soumission au bien commun » avec tout ce que cela implique dans la loi coranique.

L’UDMF qui vise le vote de banlieue se montre particulièrement impitoyable avec la police française à qui il demande une « exemplarité » sans faille : « Nous ne pouvons tolérer les dérapages et bavures de ceux qui incarnent l’ordre, la justice et la loi et qui devront répondre de leurs actes. » Ce qui tombe particulièrement bien au lendemain de l’assassinat d’un policier français par un islamiste en cavale.

Caroline Parmentier

Régionales : un parti musulman remercie les “islamophobes” Zemmour et Morano

12/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Après son échec aux dernières élections départementales, l’Union des démocrates français musulmans (UDMF) tente à nouveau sa chance à l’occasion des prochaines élections régionales.

Lors d’un meeting qui s’est tenu à Savigny-le-Temple, Khalid Majid, le président de ce parti musulman a tenu à saluer les “islamophobes” :

Je remercie les islamophobes notoires, les Zemmour, Morano, etc. Grâce à eux, les citoyens français musulmans que nous sommes ont pris conscience qu’il faut se montrer. Nous participons déjà à la vie économique, sociale et culturelle de ce pays. L’heure est venue d’être acteurs politiques pour montrer qu’on peut être citoyens français de confession musulmane, et parfaitement démocrates. (sic)


 

 

«La violence est partout», note Éric Zemmour

09/10/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
« Il fut un temps, pas si lointain, où la gauche avait une sainte révérence pour la violence : la violence était révolutionnaire », rappelle Éric Zemmour. Mais ce temps-là est révolu, la violence n’est plus tendance ». Notant une « pacification des relations sociales » dans notre pays, il affirme : « Une révolte sans violence s’appelle une réforme, et violence subie sans réaction violente s’appelle une soumission ».
Mais la violence n’est pas que physique, elle s’est déplacée sur le terrain des relations sociales et économiques, bref, Zemmour dénonce la violence de notre société déchirée entre le libéralisme sans foi ni loi et les corporatismes cyniques.


Air France : "La violence est partout", note… par rtl-fr

Comment peut-on être «Zemmouriste» ?

08/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une tribune publiée sur FigaroVox et intitulée “Comment peut-on être «Zemmouriste»” ?, Mathieu Bock-Côté analyse le succès d’Éric Zemmour et ce qu’il révèle de la vie politique française.

Mathieu Bock-Côté estime notamment que l’essayiste incarne des valeurs de droite que celle-ci a désertées depuis longtemps.

À bien des égards, le phénomène Zemmour s’est constitué, au fil des ans, à partir de cette crise de la droite. Zemmour en est venu à incarner médiatiquement l’opposition qui faisait défaut dans la vie politique. Et contrairement aux intellectuels qui maudissent l’époque mais qui renoncent à la combattre, Zemmour s’est distingué en offrant le visage d’une droite offensive, sûre d’elle-même, et enfin délivrée de la quête incessante de la respectabilité à gauche, comme si la droite devait simplement être une gauche un peu plus modérée.


Victoire de la liberté d’expression : Zemmour relaxé

Zemmour : "Jean-Marie Le Pen a commis une faute de temps"

22/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Traîné en justice pour « provocation à la haine raciale » en raison d’une chronique dans laquelle il décrivait la réalité, l’essayiste Eric Zemmour a finalement été relaxé.

Bonne nouvelle pour la liberté d’expression : il est encore (parfois) possible de décrire le réel. Ainsi, Eric Zemmour a-t-il été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris, ce mardi 22 septembre. Le polémiste était poursuivi pour provocation à la haine après une chronique sur RTL, en mai 2014 dans laquelle il déclarait :

Les Normands, les Huns, les Arabes… les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacées par les bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains qui dévalisent, violentent ou dépouillent.

La radio était, elle, poursuivie pour avoir diffusé ladite chronique. Elle a logiquement été également relaxée.
« Aussi excessifs, choquants ou provocants que ces propos puissent paraître », ces propos ne s’appliquent « qu’à une fraction des communautés visées et non à celles-ci dans leur ensemble », a finalement jugé le tribunal correctionnel de Paris.

L’avocat du polémiste pour qui ces poursuites avaient « peut-être un sens politique » et Éric Zemmour lui-même, se disant « victime d’un procès profondément politique » mettent le doigt sur le fond de l’affaire : décrire le quotidien de tant de Français n’est pas politiquement correct.

Je ne suis pas assistante sociale, mon métier n’est pas de savoir si je vais faire de la peine à untel ou untel. Mon métier, c’est dire la vérité.

conclut Zemmour.


Eric Zemmour et Eric Naulleau s’affrontent sur l’invasion migratoire

17/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les célèbres duellistes du PAF discutaient le 16 septembre dans l’émission C à vous de l’invasion migratoire. Nalleau tente laborieusement de trouver une « voie moyenne » entre « l’extrémisme » de Zemmour et l’angélisme bébête de la gauche. Comme a son habitude, Zemmour est clair : « nous avons le droit de ne pas être ravis d’être envahis par des millions de gens qui n’ont pas notre culture et notre façon de vivre. »

Aujourd’hui, nous avons des millions de gens qui se lèvent et qui sont musulmans pour la plupart et il y a des différences. Nous ne sommes pas des personnes interchangeables, nous ne sommes pas des citoyens du monde qui sont abstraits, nous avons des traductions, des cultures différentes, des religions différentes ; et nous avons le droit, nous avons le droit de ne pas être ravis d’être envahis par des millions de gens qui n’ont pas notre culture et notre façon de vivre.


“Guerre de civilisation” : “Manuel Valls sait-il vraiment ce qu’il dit ?”

30/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Éric Zemmour revient sur la formule employée pour la première fois par le Premier ministre pour faire face au terrorisme islamiste.

Le polémiste s’interroge :

Manuel Valls sait-il ce qu’il dit ? Connait-il le sens des mots qu’il emploie ? Maîtrise-t-il toutes les subtilités de la langue française ? Est-il un provocateur impétueux ou un ignorant ingénu ? Guerre de civilisation ou guerre de civilisations ? Guerre pour la civilisation contre des barbares ou entre civilisations ?

Pour le journaliste, le Premier ministre ne semble pas lui-même en mesure de répondre à ces questions. “Manuel Valls explique qu’il ne fait pas la guerre à l’islam mais au terrorisme, et que les premières victimes de ce terrorisme sont les musulmans”.


Eric Zemmour poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris

On n'est pas couché : Eric Zemmour seul face à la meute

24/06/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le tribunal correctionnel doit se prononcer aujourd’hui sur les propos d’Eric Zemmour qui a été poursuivi pour incitation à la haine raciale.

Que lui reproche t on ?
En mai 2014, il avait tenu les propos suivants : « les Normands, les Huns, les Arabes, les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacés par les bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains qui dévalisent, violentent ou dépouillent ». Pour l’avocat d’Eric Zemmour, « on interdit à un journaliste de décrire le réel, de diffuser une information donnée par un organisme d’Etat ».

Panthéon : “Hollande n’a fait que montrer sa petitesse”, dit Éric Zemmour

28/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les panthéonisations représentent des moments importants, pour l’histoire de la France comme pour le parcours d’un homme politique. François Hollande était donc attendu pour faire un grand discours mercredi 27 mai. “C’était fait pour, insiste Éric Zemmour. Hollande ne pouvait pas se manquer. L’histoire c’est son truc, nous murmurent depuis des jours ses communicants.”

Mais pour Éric Zemmour, le Président est passé à côté. “Les grands mots étaient tous de cérémonie, aussi bien alignés que les cercueils drapés de tricolore. Il ne manquait rien… Sauf l’essentiel. Le style, le talent, l’âme”, juge le journaliste.

Le polémiste enfonce le clou. François Hollande buttait sur certains mots, son discours sonnait creux. “Il était comme absent, flottant dans un costume trop grand pour lui”.

Pour Éric Zemmour :

Hollande a voulu s’égayer dans la cour des grands, il n’a fait que montrer sa petitesse.


[Tribune] France : Un peuple encore bien docile – par Vincent Revel

[Tribune] France : Un peuple encore bien docile – par Vincent Revel

22/02/2015 – PARIS (NOVOpress)
Dans une chaîne alimentaire, jusqu’à notre époque dite moderne, l’Européen pouvait être comparé, sans démagogie, à un prédateur. Ceci veut dire tout simplement qu’il savait défendre ses intérêts, son territoire, ses frontières.

Ayant conscience de la beauté mais aussi de la dureté de dame Nature, comprenant que cette dernière pouvait parfois leur être impitoyable après leur avoir donné le plus grandiose des spectacles, sachant qu’à chaque fois qu’on lui en avait donné l’occasion la nature avait systématiquement comblé avec voracité le vide laissé par les hommes, nos ancêtres avaient conscience que leur environnement pouvait leur devenir hostile s’ils oubliaient ces fondamentaux. Vivant proche de la nature, en harmonie avec elle, ils avaient un respect instinctif pour elle et de ce fait ils en comprenaient son fonctionnement. Pour durer sur Terre, ils savaient qu’ils devaient prioritairement subsister en apprenant à se défendre, à protéger les leurs avec un devoir tout naturel de transmission pour leurs descendances.

A présent, l’idéologie du bien vire ensemble, en place depuis trente ans, a fait de l’Europe un continent et une civilisation en perdition, un terrain de chasse où l’Européen, incapable de voir la réalité telle qu’elle est, est devenue une cible toute désignée. De prédateur, l’homme blanc a accepté d’être relégué au rang du gnou.

A présent, l’idéologie du bien vire ensemble, en place depuis trente ans, a fait de l’Europe un continent et une civilisation en perdition, un terrain de chasse où l’Européen, incapable de voir la réalité telle qu’elle est, est devenue une cible toute désignée. De prédateur, l’homme blanc a accepté d’être relégué au rang du gnou. Docile et individualiste, se déplaçant en troupeau, au gré des vents, des pluies et de la propagande de la pensée unique, suivant aveuglément le chef de meute selon les modes du moment, l’Européen moderne construit sa vie en espérant être épargné par les maux qu’il devine mais qu’il ne veut plus nommer.

Grâce à un matraquage médiatique non stop, suivant l’idéologie dominante favorable au mondialisme, au multiculturalisme, à l’esprit de culpabilisation et à la rupture des traditions, absorbé par un quotidien où la vitesse, le superficiel et le consommable sont devenus des normes, l’Européen vit de plaisir à court terme tout en espérant que les mensonges entendus en boucle puissent un jour aboutir à cette future société où tout le monde y serait gentil. Les gens à qui il reste un peu de bon sens savent où tout ceci nous mènera.

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Humour pour la liberté d’expression ! – par Vincent Revel

Humour pour la liberté d’expression ! - par Vincent Revel

17/01/2015 PARIS (NOVOpress)
Dans les pays occidentaux, la marche blanche est devenue, par la force des choses, l’un des seuls moyens d’expression. En amont de ces grands rassemblements, souvent orchestrés par les médias, les indignés veillent. Les censeurs sont là pour nous dire quand descendre dans la rue. Lorsque l’appel est lancé, le peuple, transformé en bétail docile, doit s’associer, sans aucune réflexion préalable, à la grande messe des sociétés modernes.

Pancartes, bougies, banderoles, accompagnent les cortèges, donnant la sensation de participer activement aux grands évènements de notre époque. Souvent les bons sentiments se mêlent à l’incompréhension. L’émotion est là, palpable, la confusion aussi. La transe collective n’est pas loin ainsi que la manipulation de masse. Malgré les apparences de liberté, la foule uniforme déambule dans les rues selon une organisation pointilleuse.

Avant de s’en féliciter, rappelons quand même, pour ceux qui ne l’auraient pas compris qu’il faut absolument être du camp du Bien pour pouvoir bénéficier de cette liberté d’expression. Sinon tout ceci n’a plus de sens !

A la suite du prêtre Mani, les nouveaux gardiens du temple ont divisé le monde en deux camps. Le Bien fait face au Mal. Tous ceux qui ne rejoignent pas le mouvement d’ensemble deviennent automatiquement suspects. Pour le système en place, ce comportement asocial veut dire que l’individu réfractaire à suivre avec enthousiasme l’élan influé par notre pseudo-élite est un ennemi du camp du Bien, un adversaire à abattre par tous les moyens. Pour être clair, si vous êtes concernés par ce problème, ceci veut dire, sans même que vous ne le sachiez, que vous êtes un réactionnaire, un fasciste (sans réellement savoir ce que cela veut dire), parfois un néo-nazi, un raciste, un islamophobe, un antisémite, un homophobe…

En ce début 2015, à l’ère du «le changement c’est maintenant » et suite à cette merveilleuse semaine du bien-vivre-ensemble, promue par les tragédies des 7, 8 et 9 janvier, les gens qui appellent à la liberté d’expression brandissent haut et fort les valeurs de la République.

Avant de s’en féliciter, rappelons quand même, pour ceux qui ne l’auraient pas compris qu’il faut absolument être du camp du Bien pour pouvoir bénéficier de cette liberté d’expression. Sinon tout ceci n’a plus de sens !

Grâce à des Aymeric Caron, qui s’auto-investissent gardiens des libertés, la société moderne sait, au nom de la démocratie, faire taire tous les indésirables qui sont reconnus dangereux pour l’ordre républicain. Nos protecteurs savent repérer les brebis galeuses au premier regard. N’oubliez pas qu’ils veillent assidument ! Imaginez un seul instant si Éric Zemmour avait eu idée de faire irruption dans les locaux de Charlie Hebdo pour y faire un carnage ! La menace était réelle et heureusement ceci n’a pu avoir lieu grâce à l’action énergique et rapide de nos chiens de garde du politiquement correct. Le Bien a réussi à museler à temps les enragés que sont Éric Zemmour et ses sbires. Nous avons évité le pire.

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“Pas d’amalgames !” ou Zénon et les procureurs… – par Ulysse

"Pas d’amalgames !" ou Zénon et les procureurs… - par Ulysse

05/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
« Ne faites surtout pas de liens, vous risqueriez de penser quelque chose… »

Le fond de l’intelligence critique du pouvoir médiatico-politique et judiciaire français se réduit à un lamentable paradoxe pyrrhonien. Du fait qu’une distance est en puissance indéfiniment divisible, certains sceptiques s’amusaient à en inférer qu’elle est en acte, de manière réelle, indéfiniment divisée. Ainsi de Zénon le Palamède – dit également Zenon d’Elée – qui, afin de montrer l’impertinence de l’outil mathématique pour rendre intelligible le mouvement, s’amusait à troubler ses interlocuteurs en leur « démontrant » que puisqu’un mobile devait indéfiniment faire station entre son point de départ et d’arrivée, il ne pouvait pas arriver à destination et donc, en réalité, pas même partir… Nos hommes politiques (Valls et Cazeneuve en tête), nos journalistes, et surtout nos procureurs, sont des zénoniens à la petite semaine. Le sommet de leur pensée, ce n’est rien d’autre que cela : montrer que, puisque l’on peut indéfiniment diviser l’actualité criminelle en « tranches », il n’y a pas de criminalité globale, pas de terrorisme mondialisé, montrer que puisque les fait-divers sont toujours susceptibles de réduction analytique, l’opération de synthèse serait toujours impertinente, voire pire, « fautive » (car trahissant toujours peu ou prou un préjugé, une intention latente inavouée etc.). C’est en réalité l’inverse qui est vrai : le réductionnisme analytique, s’il est indispensable pour rendre intelligible certains phénomènes, devient nécessairement inepte et surtout dangereux lorsqu’il prétend dispenser de l’effort synthétique qui prépare l’opération du jugement, soit, l’acte même de l’intelligence dont la vertu spécifique est précisément cela : universaliser l’expérience, faire des liens.

L’ordre médiatico-politique et judiciaire, lorsqu’il explique qu’il ne faut pas faire de « liens » entre les attentats de Joué-les-Tour, Nantes, Dijon ou le groupe de djihadistes s’entraînant il y a peu dans un parc à Strasbourg (et combien d’autres faits que l’on perdrait trop de temps à mentionner ici), c’est Zénon qui explique que le mouvement n’existe pas puisqu’on le peut indéfiniment diviser, c’est ce savant fou qui explique que la vie n’existe pas puisque si l’on coupe un animal en trente-quatre morceaux, l’on ne trouve qu’un cadavre, c’est l’imbécile de la poule aux œufs d’or qui, incapable d’accueillir le mystère du fait et d’agir en fonction de lui, veut réduire ce qui se donne à ce qu’il est capable de produire et de comprendre… Ici travaille l’un des traits intellectuels les plus remarquables de la non-pensée contemporaine de Gauche : l’art de dissoudre l’expérience du réel en un atomisme qui le rend incompréhensible mais apparemment inoffensif (à tout le moins le temps d’un discours ou d’une intervention télévisuelle). Cette réduction atomique est partout sensible : la société n’est qu’un agrégat d’individus possédant des droits, la famille n’est qu’une somme contractuelle indéfiniment révisable, l’immigration n’est envisageable que sous l’angle des personnes dans leurs aspirations singulières, la guerre mondiale n’a pas lieu, il n’y a que des attaques successives accidentellement conjointes, l’ordre financier n’est pas structuré par des intérêts convergents, il n’y a qu’une somme indéfinie d’intérêts privés qui s’opposent, bref : rien n’est nécessairement relié à rien, il n’y a que des particules d’hommes, des particules d’événements, des neutrinos de morale, des quarks de sens qui s’agitent sans but dans ce grand espace de loisirs sans gravité qu’est l’univers mental de Gauche… A toute pensée d’une « connexion nécessaire » (traduction d’un sémantisme travaillant effectivement dans le réel), l’on préférera le constat stupéfiant d’une « conjonction régulière » (trahison d’un hasard universel qui défait dans sa condition de possibilité toute pensée possible du réel). Et si, malgré tout, le besoin se fait pressant de tout de même formaliser un lien, l’on inversera sans vergogne l’effet et la cause, expliquant ainsi par exemple que si les jeunes des Cités sont sur-représentés dans la délinquance c’est parce qu’ils sont discriminés, ou alors que lorsqu’Éric Zemmour dresse un constat clair et lucide, c’est lui qui fait monter l’intégrisme mahométan… Ne pas faire de liens, mais si vraiment on n’a plus le choix, surtout bien penser à renverser la cause et l’effet…

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