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Eric Zemmour : « Macron aura du mal à concilier le Puy du Fou et la Silicon Valley »

13/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Tu as voulu voir la VIe République ? T’as vu la Ve République ! », ricanait ce matin Eric Zemmour sur RTL, en commentant le résultat du premier tour des élections législatives : « La crise de régime annoncée s’est transformée en plébiscite. La Ve république est morte ? Vive la Ve République ! De Gaulle rit de se voir si beau en ce miroir. »

« Sa revanche, poursuit-il, est éclatante sur tous ceux qui crachaient sur sa tombe. Il avait déclaré la guerre aux partis ? Ils ont été exterminés. Il se moquait des hommes politiques, les politichiens comme il disait ? Ils ont été laminés et ils ne pourront pas revenir avec la loi qui interdira le cumul des mandats et qui plafonnera les possibilités de réélection. Il voulait un parlementarisme rationalisé pour que les querelles idéologiques si françaises n’empêchent plus le gouvernement de gouverner : grâce au scrutin majoritaire, le président Macron aura une majorité hégémonique alors que ses partisans n’ont recueilli que 32 % des suffrages, même pas 15 % des inscrits. »

Pour Eric Zemmour,

« Macron joue au petit roi et assume sans états d’âme l’esprit monarchique qui imprègne les institutions. C’est là encore un retour aux sources après que le pays a connu et subi deux rois qui avaient jeté la couronne dans le ruisseau. »

Car « Sarkozy comme Hollande furent deux désacralisateurs, deux déconstructeurs. Le premier au nom de l’argent, le second par un refus très soixante-huitard de toute verticalité. Et le peuple n’a pas aimé, le peuple s’est vengé. Le peuple a laissé faire Macron. »

Mais l’abstention, qui a atteint un sommet ?

« L’abstention fut certes massive mais ce fut une abstention de tolérance. »

Pour Eric Zemmour, le problème n’est pas là. Il est dans le fait que « la Ve République est fondée sur un Etat en majesté, un Etat souverain » et que « les institutions européennes lui ont depuis longtemps coupé les ailes. »

Conclusion :

« Macron aura de plus en plus de mal à être le roi de la France éternelle, et en même temps le patron de la start up nation, à concilier le Puy du Fou et en même temps la Silicon Valley. »

Et puis…

« En France, on aime tellement les rois qu’on montre parfois leur tête au peuple. »

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Le scoop de RTL : Bruno Le Maire « court après un Marocain » !

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est un scoop de RTL, passé inaperçu, alors que la révélation est pourtant stupéfiante : Bruno Le Maire « court après un Marocain » ! Oui, il s’agit bien de l’ancien candidat à la primaire de la droite, qui soutient désormais Emmanuel Macron ! Et il n’est pas le seul ! Selon Eric Zemmour, qui a divulgué cette information hier matin sur RTL durant sa chronique, « tous les anciens juppéistes » courent eux aussi « après un Marocain », ainsi que Jean-François Copé !

En fait, il semble que RTL ait embauché le célèbre stagiaire de BFM TV, réputé pour ses bandeaux défilants très approximatifs. Bruno Le Maire ne court évidemment pas « après un Marocain », comme il est affiché à l’écran (à revoir ci-dessous à partir de 2 mn), mais « après un maroquin », c’est-à-dire un portefeuille ministériel.

Comme disait Zemmour à propos de l’Education nationale : « Le niveau ne baisse pas, il s’effondre. » En dessous du niveau de la mer… Méditerranée.

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Eric Zemmour : « Mélenchon a été le seul digne dans cette histoire »

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : En débat ce matin sur RTL face à Nicolas Domenach, Eric Zemmour ne s’est pas montré choqué par les réjouissances d’Emmanuel Macron au soir du premier. Pour lui, « Macron a gagné au soir du premier tour », du moins, a-t-il corrigé, « il y a neuf chances et demi sur dix qu’il ait gagné ».

Concernant les visites de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron à Whirlpool, Eric Zemmour pense « que c’est de la com’ de tous les côtés. » « Tout cela n’est pas très intéressant », dit-il, ajoutant :

« Ce qui m’intéresse, c’est ce que cette élection signifie […] Nous sommes revenus en 1848 avec une lutte des luttes entre les vainqueurs et les vaincus de la mondialisation, entre les pauvres et ceux qui profitent du système. »

A la question posée par Yves Calvi : « Pensez-vous que Marine Le Pen puisse être élue présidente de la République », Eric Zemmour, tout en trouvant « grotesque » les appels au « front républicain », estime que « Marine Le Pen a très peu de chances d’être élue ». Mais il note que « Mélenchon a été le seul digne dans cette histoire ».

Le candidat de La France insoumise doit s’exprimer ce matin sur sa chaîne YouTube.

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Zemmour : « Pour Mélenchon, Marine Le Pen n’est pas un adversaire mais un rival »

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans ce second tour d’élection présidentielle, « il y a comme un manque », constate Eric Zemmour, un brin moqueur : « Pas de jeunes dans la rue. Pas de cris “le fascisme ne passera pas“. Pas d’émission sur France Télévisions pour rappeler les heures les plus sombres de notre histoire. Tout fout le camp. » « Le front républicain a des ratés », ajoute-t-il, avant de railler ainsi :

« Heureusement, il reste les représentants des religions chrétienne, juive, musulmane pour se mettre comme un seul homme derrière Emmanuel Macron. L’habitude, sans doute, de croire en un seul Dieu. »

« Pourtant, enchaîne l’éditorialiste, tout avait commencé sur les chapeaux de roue. A la manière des dirigeants socialistes le soir du 21 avril 2002, François Fillon s’était empressé d’annoncer son ralliement à son rival heureux […] Mais Jean-Luc Mélenchon, lui, ne jouait pas le jeu et refusait de se coucher devant le nouveau maître ». 

Pour Eric Zemmour, ce n’est apparemment pas une surprise. Selon lui, il n’est pas étonnant que Mélenchon « se soit d’instinct montré le plus revêche au front républicain » :

« Dans sa campagne, le candidat de la France Insoumise a basculé dans le nouveau clivage entre le peuple et les élites, entre le bas et le haut, refusant de rester dans les vieilles cases de l’affrontement droite-gauche. Pour Mélenchon, Marine Le Pen n’est pas un adversaire, mais un rival. Emmanuel Macron a voulu inaugurer une nouvelle ère, il est servi. »

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Eric Zemmour : « Assumer la discrimination pour restaurer la souveraineté »

02/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour Éric Zemmour, si la nomination par Donald Trump d’un nouveau juge à la Cour suprême des Etats-Unis en la personne de Neil Gorsuch a fait scandale, c’est parce que c’est « la mère de toutes les batailles » et que « personne ne s’y est trompé, ni Donald Trump, ni ses opposants, ni même les électeurs ». Il a livré cette analyse ce matin sur RTL, et l’a détaillée :

« La nomination d’un nouveau juge à la Cour suprême n’est pas une simple affaire de juristes, c’est une affaire politique. Plus que politique, idéologique. Pas seulement un clivage droite-gauche, républicain-démocrate, ou même conservateur contre progressiste. C’est encore plus profond. Essentiel. Existentiel. Aux Etats-Unis, la Constitution, c’est sacré. »

« Mais une Constitution, enchaîne Eric Zemmour, c’est aussi ce que les juges lui font dire, leur interprétation. Or depuis les années 1960, la Cour suprême a tordu le texte de la Constitution américaine pour lui faire dire ce qu’elle ne disait pas, pour lui faire dire ce que ses rédacteurs n’avaient jamais imaginé, pour lui faire bénir toute l’idéologie progressiste née dans les campus californiens. Pour imposer la tyrannie des minorités contre la volonté de la majorité. Pour réduire à néant la souveraineté de l’Etat au nom des droits de l’homme. »

L’éditorialiste l’affirme :

« Les juges se sont substitués aux législateur alors qu’ils ne sont pas élus. Ils ont imposé leur idéologie progressiste au peuple américain. Ce putsch judiciaire a un nom qui s’appelle : non-discrimination. Le juge interdit toute discrimination, toute différence que l’Etat pourrait faire un Américain et un étranger, entre un homme et une femme, entre un hétérosexuel et un homosexuel.»

Et d’ajouter :

« La non-discrimination est présentée abusivement comme un synonyme de l’égalité, alors qu’elle est devenue au fil du temps une machine à désintégrer la nation, la famille, la société, au nom des droits d’un individu-roi. »

Par son décret interdisant l’entrée du pays aux ressortissants de certains pays musulmans, ajoute-t-il, Trump est allé directement au cœur du sujet : « Assumer la discrimination pour restaurer la souveraineté, arracher l’arme nucléaire des mains des juges pour redonner le pouvoir au peuple »

« Cette bataille nous concerne, poursuit-il. La Cour européenne des Droits de l’homme et le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État ont fait exactement la même chose que la Cour suprême. Le même putsch judiciaire. Le même fétichisme de la non-discrimination. La même Déclaration des droits de l’homme tordue dans tous les sens. Les mêmes juges qui s’arrogent une mission quasi prophétique. Les mêmes médias qui leur tiennent lieu de garde rapprochée. La même soumission craintive des politiques. La même mauvaise foi des perroquets médiatiques qui répètent en boucle : “La Constitution a dit que…“, “les droits de l’homme imposent que…“. » Comment s’en défaire ?

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Eric Zemmour : Donald Trump pourrait finir comme Richard Nixon

26/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La bataille fait rage en Amérique, entre le président élu et les médias, mais aussi des acteurs. « À les voir, on croirait que l’élection présidentielle américaine n’a pas encore eu lieu, constate l’éditorialiste […] Hollywood a pris le maquis, et le New York Times, c’est “Ici Londres“. Ils ont trouvé leur nouvel Hitler qui a remplacé sa célèbre moustache par une mèche blonde. Et qu’on ne vienne pas leur dire que Donald Trump a été élu démocratiquement : Hitler aussi est arrivé au pouvoir par les urnes. Ces belles personnes, dans tous les sens du terme, ne peuvent accepter que le peuple pense autrement qu’eux. »

« Déjà, lors du Brexit, ils avaient expliqué que seuls les analphabètes avaient voté en faveur de la sortie de l’Angleterre de l’Europe. Et qu’il vaudrait mieux, maintenant, interdire le référendum sur des sujets trop sérieux. Désormais, poursuit-il, un nouveau concept fait fureur dans les médias américains et leurs imitateurs français : la post-vérité. C’est comme le mensonge, mais en plus chic. Lorsque les populistes, les ennemis de la démocratie, les partisans du repli, bref, les fascistes l’emportent, c’est qu’ils ont employé des arguments fallacieux qui ont trompé le peuple en sachant très bien qu’ils étaient faux. La post-vérité est l’apanage exclusif desdits populistes. »

Et d’ajouter, ironisant :

« Nos journalistes, nos acteurs, nos vedettes bien-pensantes incarnent le bien, la vérité. Ils sont la démocratie. Si le peuple ne suit pas leurs injonctions, c’est qu’on n’est plus en démocratie »

Eric Zemmour raille, mais il n’exclut pas que cette offensive post-électorale, « qui vise à délégitimer le président Trump », ait au final d’importantes conséquences, comme Richard Nixon avait pu l’éprouver. Le président de la « majorité silencieuse » avait été contraint, finalement, de quitter la Maison Blanche, menacé par une procédure d’« impeachment »…

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Eric Zemmour : « Ils n’ont plus de train, qu’ils prennent le car ! » dit Macron

26/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Les mouvements sociaux ont inspiré Eric Zemmour pour sa chronique d’aujourd’hui sur RTL, avec ces syndicats qui, face à la la « pathétique faiblesse sondagière » de François Hollande, renforcent leurs revendications « comme l’odeur du sang attire les grands fauves ». Mais l’éditorialiste développe aussi une analyse propre, relative à la disparition de la promotion sociale à la française.

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Eric Zemmour : « Hollande et Macron, c’est Laurel et Hardy »

12/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Dans une chronique magnifique et drolatique, Eric Zemmour a analysé, ce matin sur RTL, le numéro de duettistes entre Hollande et Macron, ce couple de la semaine constitué de « la gravure de mode et du « mal fagoté », entre le « gendre idéal aux yeux bleus » et le « père indigne à casque de moto », entre « le moderne et le ringard », « le hussard et le notable ». « Ils sont complices et compères, comme dans une partie de bonneteau », affirme Zemmour. Pour l’éditorialiste, Macron joue gagnant-gagnant, ou « win-win comme on dit dans son franglais de banquier » : « Hollande est réélu, et il est à Matignon. Juppé est élu, et il est à Matignon. »

« Hollande, c’est le fils que Chirac aurait fait avec le père Queuille. Mais Macron, c’est le fils que Madelin aurait eu avec Cohn-Bendit. Hollande est un Mitterrand de sous-préfecture, Macron un Giscard en autocar. » « Hollande est un ami de Julien Dray, le fondateur de SOS Racisme, Macron est un ami de Julien Dray, le fondateur de SOS Racisme. Jacques Attali a lancé Hollande en 1981, Jacques Attali a lancé Macron en 2007. Leur alliance de circonstance répond au principe cardinal de la théorie libérale : le vice privé concourt à la vertu publique. Hollande, c’est la phrase de Chateaubriand : “L’ambition dont on n’a pas les talents est un crime.“ Macron, c’est le vers de Corneille : “Qui t’as rendu si vain, toi qu’on n’a jamais vu les armes à la main ?“ »…

Eric Zemmour rend hommage à Alain Decaux

30/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Hier matin sur RTL, Eric Zemmour a rendu hommage à l’historien Alain Decaux, décédé dimanche à l’âge de 90 ans. « Il fut l’un des humbles artisans de cette histoire de France qui fabriquait des Français avec beaucoup plus d’efficacité que toutes les incantations contemporaines d’un prétendu “vivre ensemble“ bâti sur du sable puisqu’il n’a pas d’histoire commune mais au contraire des histoires différentes et même conflictuelles. »

« À la confluence de deux traditions séculaires, dit encore Eric Zemmour, il était de ces historiens qui se voulaient cousins des écrivains. » « Il est de cette génération qui a utilisé la télévision pour jouer aux instituteurs de tout un peuple. Les Français en raffolaient. Ils apprenaient et se divertissaient. Ils en redemandaient. Ils avaient tort. Ils faisaient mal. On le leur fit savoir. »

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Éric Zemmour : « Les foules sentimentales ne veulent pas rentrer dans l’Histoire »

24/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : « Les foules sentimentales ne veulent pas rentrer ans l’Histoire », analysait, ce matin, Eric Zemmour sur RTL : « On est rodé. On a nos repères, nos habitudes […] On a nos pancartes et nos fleurs, nos slogans débiles et nos larmes. On a nos images de chaînes info et nos experts en djihad. On est paré », ajoute Éric Zemmour, pour qui « on sait ce qu’il faut savoir, mais pas ce qu’il faut faire ».

Ces « foules sentimentales », dit encore l’éditorialiste, « ont une idéologie humaniste, un succédané abâtardi et laïcisé du vieil universalisme chrétien, un “tous les hommes sont frères“, dont le seul inconvénient est de ne pas être réciproque ». Ces foules sentimentales « ne veulent pas rentrer dans l’Histoire parce que c’est bien connu, l’Histoire est tragique », avant d’ajouter que ces foules sentimentales, « longtemps endormies, sous anesthésie, s’éveillent et redeviennent peu à peu des peuples ».

Une chronique importante au lendemain des attentats de Bruxelles, à regarder dans son intégralité.

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Crise migratoire : “le temps de toutes les factures est venu pour Angela Merkel”

11/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Un accord est intervenu entre l’Europe et la Turquie pour que cette dernière reprenne les migrants sur son territoire. Un accord paraphé et négocié par Angela Merkel. D’où vient son revirement ?

C’était il y a un mois, c’était il y a un an, c’était il y a un siècle“, lance Éric Zemmour en introduction. “Les ‘on va y arriver”, les leçons de morale de fille de pasteur luthérien, la bonne conscience, Les unes du monde entier à sa gloire, La promesse d’un prix Nobel de la paix : pour Angela Merkel aussi, c’était mieux avant“, poursuit le journaliste. Selon lui, le temps de toutes les factures est venu” pour la chancelière allemande.

Éric Zemmour rappelle ensuite que les frontières se rappellent au bon souvenir des dirigeants européens :

Tous les pays de l’Est, que Merkel croyait avoir achetés, se sont rebiffés. Les Italiens et les Français l’ont ensuite lâchée sur la crise des migrants. On revenait aux fondamentaux, loin des illusions universalistes des bien-pensants et de la commission de Bruxelles : les frontières servaient à quelque chose !


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C’est nous, les gentils

Source : Boulevard Voltaire
Nous avons gagné la bataille des idées ; nous sommes en train de gagner celle de la morale. Restera à l’emporter dans les urnes.

Éric Zemmour affrontait, la semaine dernière sur BFMTV, Jean-Christophe Cambadélis. Pour la première fois, l’ascendant moral était de notre côté. C’est Zemmour qui fait la leçon à un Cambadélis défait, presque honteux : « Mais de quoi parlez-vous, quand vous parlez de France fraternelle, quand des Français tuent des Français ? […] Quand, dans les écoles françaises de la Seine-Saint-Denis, il n’y a plus un seul enfant juif ? » Honteux que son vivre ensemble soit, en pratique, un mourir ensemble.

Jusque-là, nous savions être dans le camp de la vérité, du réel, face à ceux qui le travestissent. Mais nous n’osions pas nous aventurer sur le terrain de la morale. Nous en laissions bien volontiers le monopole à nos adversaires.

Nous étions encore intimidés par l’immuable certitude de nos adversaires d’incarner le camp du bien. Et nous doutions : et s’ils étaient, effectivement, les plus moraux ? Et si nos positions pleines de « bons sens » (cet ersatz de morale que notre camp osait s’accorder à lui-même) n’étaient pas fondamentalement immorales, antichrétiennes, relevant d’une crispation à courte vue et d’une petitesse bien inférieure à la patience et à la sagesse de ceux pour qui l’intégration et l’assimilation demandent du temps – quatre, voire cinq générations – avant de triompher ?

En 2015, tout s’accélère. Le premier retournement s’opère en 2008-2009 : notre parole se libère, et nous le devons à des personnalités comme Zemmour et Sarkozy (quelles que soient ses arrière-pensées électoralistes). Le deuxième retournement survient en 2015 : nous le devons aux attentats du 13 novembre.
Voilà qu’en plus d’être réalistes, nos positions sont les seules tenables sur le plan de la morale. De la « morale de responsabilité », celle qui se garde d’une générosité béate, pour mesurer toutes les conséquences d’une bienveillance excessive. L’enfer étant pavé de bonnes intentions, notre fermeté sur l’invasion migratoire devrait nous prémunir de faire l’œuvre du diable.

Mieux : en 2015, les certitudes morales de nos adversaires vacillent ; le « camp des saints » doute de lui-même : ses postures morales n’ont pas disparu, mais elles n’ont plus la conviction d’antan. Pris de vertige, il réalise que ses quarante années de croisade pour la tolérance débouchent sur un paysage de défiances et de haines, avec un horizon chargé d’orages. Et Zemmour de donner le coup de grâce : « Il y a une justice divine […] ; tout ce que vous avez fait il y a trente ans vous tombe dessus aujourd’hui. »

Nous avons gagné la bataille des idées ; nous sommes en train de gagner celle de la morale. Restera à l’emporter dans les urnes. Car si les Français sont largement acquis à nos idées, une majorité répugne à se salir les mains en votant pour elles.
C’est pourquoi nous ne devons avoir nulle réticence à porter le fer sur les terres de la morale : persuader que la souillure morale, c’est le vote LRPS.

Éric Zemmour : « Manuel Valls n’attend même pas que les jeunes soient dans la rue pour être foutu… »

04/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour livre son analyse sur la manifestation prévue le 9 mars à laquelle sont invités les jeunes.

La loi sur la réforme du marché du travail a été précipitamment retirée par le gouvernement. L’appel à manifester lancé par les syndicats aurait-il fait peur à Manuel Valls ?

Éric Zemmour livre une critique sans concession du gouvernement :

Chirac est foutu, les jeunes sont dans la rue, Rocard est foutu, les jeunes sont dans la rue, Baladur est foutu, les jeunes sont dans la rue, Villepin est foutu, les jeunes sont dans la rue. La rime était riche, mais un brin répétitive. Elle avait besoin d’être renouvelée. On attendait beaucoup de ce nouveau gouvernement, on n’a pas été déçus”

Pour l’éditorialiste, Manuel Valls « se prend pour Clemenceau, mais on surnommait Clemenceau “le Tigre”. Valls est un tigre de papier. Il n’attend même pas que les jeunes soient dans la rue pour être foutu. Avant, nos dirigeants se couchaient dès qu’ils apercevaient plus de trois boutons d’acné boulevard Saint-Germain. »


Éric Zemmour fait tomber les masques du socialisme

01/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Dimanche soir, Éric Zemmour faisait son grand retour sur le plateau d’Apolline de Malherbe sur BFMTV, pour un débat l’opposant à Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du parti socialiste.

Durant trente minutes, les téléspectateurs ont pu voir un débat houleux, où Éric Zemmour a réussi avec brio à faire tomber les fantasmes idéologiques du socialisme sur la question identitaire, face à un Premier secrétaire en perdition.
Quand Éric Zemmour met en lumière l’idéologie gauchiste de déconstruction de la nation, de la famille et des sexes, Cambadélis affirme qu’il « incarne un mouvement xénophobe comme il en existait dans l’entre-deux-guerres ».
Quand Éric Zemmour parvient à restituer la triste réalité du Grand remplacement dans les banlieues françaises, Cambadélis multiplie sans réelle conviction les incantations surannées à la France fraternelle, tolérante, ouverte sur le monde, « dialoguant avec l’autre ».
Confronté à la responsabilité de la gauche dans l’échec de l’intégration de l’immigration maghrébine, Cambadélis préfère rappeler les bavures françaises en Algérie et la décolonisation.
Lorsque Zemmour démontre l’incompatibilité de l’islam avec la France et alerte sur la souffrance des Français de souche, Cambadélis met en garde contre les amalgames et la séparation des Français, renouvelant son souhait de « bâtir du commun ».

Face à cette apathie, Éric Zemmour a pu ponctuer le débat de phrases-chocs et pertinentes.
En effet, le journaliste a rappelé au sujet des migrants « qu’on n’arrête pas les envahisseurs avec de belles paroles » et directement invectivé le Premier secrétaire : « De Gaulle disait qu’il était possible d’intégrer des individus, mais pas des peuples. Vous avez fait venir des peuples, vous aurez une situation à la libanaise ».


Éric Zemmour sur la Syrie : “En se retirant, Obama rend service au monde”

18/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Face à l’offensive russe en Syrie et la montée des tensions dans la région, certains attendent une intervention américaine et critiquent l’inaction du locataire de la Maison Blanche.

Éric Zemmour revient sur les critiques qui visent Obama :

Barack Obama a les oreilles qui sifflent. Partout, on ne parle que de lui. Et pas en bien. Obama manque de leadership, Obama est naïf, Obama se fait rouler par Poutine, Obama est pacifiste, Obama est indécis, Obama a abandonné l’Irak, Obama a abandonné l’Europe : l’Occident est un grand bureau des pleurs et Obama est devenu le mur des lamentations.

Éric Zemmour explique qu’en se retirant, “Obama rend service au monde en général et à l’Occident en particulier : il permet aux autres de vivre”. Et de conclure : “Mais les Européens veulent-ils vivre ?”


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Éric Zemmour : « David Cameron épluche les oignons, Donald Tusk pleure »

04/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Un compromis a été trouvé à Bruxelles entre les Anglais et les Européens pour éviter une sortie de l’Angleterre de l’Union européenne. Mais il ne semble satisfaire personne.

« C’est la rencontre du sadique et du masochiste : l’un dit “fais-moi mal”, l’autre lui répond “pas question” ! », lâche Éric Zemmour. « Entre Londres et Bruxelles, les deux compères sont de mèche : c’est David Cameron qui épluche les oignons et Donald Tusk qui pleure », poursuit-il. Le journaliste note que « quand le Premier ministre anglais fait semblant de vouloir quitter l’Europe, le président du Conseil européen fait semblant de supporter toutes les offenses pour le retenir ». Il parle d’une « alliance de deux faibles » : d’un côté l’Anglais, « parce que son parti et son peuple veulent quitter l’Union européenne » ; de l’autre Bruxelles, « car la crise grecque et celle des migrants sont en train de saper un édifice européen déjà branlant ».

Éric Zemmour enfonce le clou :

Les oligarques européens ont sapé eux-mêmes des principes qu’ils jugeaient éternel. Comme l’URSS de jadis, cette construction impériale sans empire est en train de se désagréger. Tout acharnement thérapeutique serait contraire à sa mort dans la dignité.