Marine Le Pen : «Moi, j’ai à dire quelque chose à ceux qui ont choisi Monsieur Youssoupha et comme ce n’est pas le président de la FFF, j’en conclus que c’est à l’Elysée qu’il a été choisi»

Football: l’idéologie diversitaire à l’offensive en Équipe de France – Un remplacement « En Marche » forcée…

Youssoupha

Dans la sélection de Karim Benzema en Équipe de France et dans le choix du rappeur Youssoupha pour la chanson des Bleus, Jean Messiha a vu une offensive de l’idéologie diversitaire. Il compte ne pas regarder la compétition. Tribune.

Pendant la soirée des César 2020, l’actrice Aïssa Maïga, invitée pour remettre le prix du meilleur espoir féminin, déclarait devant le gotha du showbiz français « compter le nombre de Noirs dans la salle », citant tour à tour les quelques personnes de couleur présentes, comme le réalisateur des “Misérables” Ladj Ly. Je me suis donc permis de faire pareil, mais cette fois-ci de compter les « Blancs » plutôt que les « Noirs » et de le faire dans le foot et non pas dans le cinéma.

Le ballon rond est une passion populaire presque partout dans le monde. Y échappent les États-Unis, plus adeptes de leur forme ultra-violente de rugby, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, terres de vrai rugby, ainsi que les pays du sous-continent indien qui, de leur côté, ont fait du cricket leur sport national.

Ailleurs, et bien sûr en France, c’est le foot. C’est un sport populaire. Son exercice est peu coûteux : une paire de chaussures à crampons, un short, un t-shirt, un ballon que l’on peut se partager à plusieurs et hop, le match peut commencer. Il faut certes des terrains. Mais notre pays en compte des milliers depuis longtemps et en particulier dans les quartiers populaires. Universellement, ce sport est à l’image de son peuple. En France, plus que tout autre domaine, le football reflète le changement de peuple en version accélérée. La dernière sélection, celle annoncée par Didier Deschamps il y a quelques jours compte neuf joueurs d’origine européenne, c’est-à-dire « blancs », comme dirait un certain Youssoupha. Neuf… sur 26 ! Je les nomme Hugo Lloris, Benjamin Pavard, Léo Dubois, Clément Lenglet, Lucas Hernandez, Lucas Digne, Adrien Rabiot, Antoine Griezman et Olivier Giroud. Tous les autres sont d’origine africaine, récente ou lointaine, ou encore maghrébine. Cela ne remet évidemment pas en cause leurs qualités de jeu et la légitimité de leur sélection. Mais dans un pays où il devient de bon ton de compter les Blancs, de leur reprocher à demi-mots d’être encore là, c’est assez parlant.

Say no to racism

Ce lent et inexorable déclin de la présence de joueurs d’origine européenne au point de devenir franchement minoritaire dans un pays dont plus de 80% du territoire et 96% de la population est sur le continent européen est exceptionnelle. Aucun autre pays participant à l’Euro de foot ne présente une telle caractéristique. Pas même la Belgique, pourtant ancienne puissance coloniale fortement marquée par une immigration extra-européenne. Pas même l’Angleterre et sa « diversité » légendaire. Il faut dire la vérité : le foot français a fait l’objet d’un véritable nettoyage ethnique, savamment et patiemment entrepris depuis des années par le milieu des associations sportives pétries d’immigrationnisme et de discrimination positive en faveur des minorités. Le tout supervisé par la Fédération Française de Football (FFF). Être un jeune Blanc dans les clubs des quartiers populaires est, à la longue, devenue une erreur de casting. À moins d’avoir des parents qui peuvent vous payer une école de foot, mieux vaut oublier pouvoir y briller. La doctrine « progressiste » a posé le postulat que ce sport, où l’on peut gagner beaucoup et devenir une star, devienne le domaine de prédilection des jeunes « racisés » afin de créer ce que les Anglos-saxons appellent les « role models ». Mais comme il faut ne pas trahir l’idéologie immigrationniste et malgré le fait que notre pays compte un nombre considérable de talents pétris de rêves de gloire sportive, la France va continuellement chercher en Afrique noire et au Maghreb de nouveaux joueurs pour la Ligue 1, la Ligue 2 et même la ligue nationale, ex- troisième division, qui compte quelques clubs pro. Une immigration du sport totalement irrationnelle.

Cette année, à l’occasion de l’Euro 2021, nous avons également eu droit à une initiative de la Fédération Française de Football, initiative destinée à acter le basculement de ce sport dans l’après-France. Le choix d’un rappeur congolo-français, né à Kinshasa et vivant en Côte-d’Ivoire, Youssoupha Mabiki Zola, pour interpréter l’hymne des « Bleus » à l’Euro 2021, était tout sauf le fruit du hasard. Soyons juste : l’homme est certes injurieux, racialiste, sexiste au point d’en être ordurier (contre Marine Le Pen), haineux et menaçant (contre Eric Zemmour), anti-flics et anti-France, mais ses textes sont plutôt plus riches et moins débiles que la grande majorité du rap. Cela lui vaut d’être vénéré par tout ce que la France compte de francophobes. C’est ainsi depuis des années : quand un immigré noir ou maghrébin rappe son vomi et souvent sa haine sur notre pays, les femmes, les forces de l’ordre et les Blancs de façon outrageusement grossière et dans une langue de décharge, il fait frissonner de joie les apôtres de l’humanisme, les grands prêtres de la bienveillance et les souverains-pontifes de la tolérance. Quand même : ils doivent reconnaitre que c’est trash, même pour eux. Avec Youssoupha on a à peu près le même type de message, mais avec toutefois plus de mots en français et qui arrivent à s’aligner dans des phrases. Mais oui, mais oui : des phrases, miracle ! Alors, il faut le mettre à l’honneur. Une équipe de France majoritairement non-Blanche soutenue par la chanson d’un rappeur noir : le rêve pour l’extrême-gauche, la gauche ou ce qu’il en reste et bien sûr la macronie qui a envoyé sa ministre des sports Roxana Maricineanu promouvoir ce « coup » de la FFF. Et puis il y a Karim Benzema, l’Algérien de cœur et d’âme, suspecté d’être maître chanteur dans une affaire de sextape, qui préférerait jouer pour « son pays », celui de ses parents, l’Algérie, mais qui, comme le pognon est de ce côté-ci de la Méditerranée, n’a pas eu à hésiter. Le cœur au Maghreb, le portefeuille en Europe.

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Le Darmanin en sa reculade, par Jean-Gilles Malliarakis

Pendant 2 ou 3 jours les commentateurs agréés en avaient fait des éditoriaux. Le ministre de l’Intérieur preux chevalier prenant la défense morale de ses fonctionnaires avait annoncé à grand bruit qu’il attaquait en diffamation la candidate socialiste Pulvar engagée dans la campagne régionale de juin.

Beau débat en effet.

Pour les uns il s’agissait d’une tentative de récupération du mécontentement syndical des policiers. Cette action entreprise auprès des tribunaux prolongeait, ou plutôt aurait prolongé, la présence du Darmanin à la manifestation du 19 mai, sujet d’étonnement en elle-même.

Pour les autres, la plainte envisagée soulevait, tout de même, un divers types de problèmes.

Le principe même d’une telle action reste largement mal interprété par le public, lequel confond diffamation et calomnie. Et, de ce fait, si vous intentez un procès et que vous le perdez on considérera que les faits sont exacts… Et au contraire si vous gagnez au loto judiciaire les faits sont considérés comme faux…

En effet la base légale résulte des articles 29 et 32 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Citons ici l’indispensable Dalloz : “Est constitutive d’une diffamation toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel ce fait est imputé.”

Dans la pratique, les choses se compliquent : dans une affaire récente, tel respectable élu des Hauts-de-Seine, aujourd’hui décédé, avait trouvé saumâtre que l’on révélât par voie de presse une liaison extraconjugale avec Mme Valérie T. de présidentielle réputation. Or, le tribunal jugea qu’il ne s’agissait pas d’une diffamation, puisque le délit d’adultère n’existe plus…

On pourrait multiplier les exemples surprenants ou cocasses.

Ainsi, du fait de la loi elle-même, et des interprétations judiciaires, sans parler des dysfonctionnements bien réels de la justice, le droit positif français aurait du inciter le Darmanin à la prudence.

Le procès en diffamation se révèle, à l’usage une arme à double tranchant, qu’il faut manier avec une infinie précaution. Si le diffamateur est supposé de gauche, et le diffamé de droite, la loi qu’on imagine identique pour tous, risque à 99 % d’être interprétée par la magistrature syndiquée en faveur de la gauche, car dans la plainte du droitier quelque chose clochera toujours. Trop tard. Trop imprécis. À côté du vrai sujet.

La ritournelle du citoyen honnête professant sa confiance dans la justice de son pays sonne alors complètement faux dans ce genre d’affaires.

Bien entendu les déclarations de Pulvar le 22 mai, sur France Info à l’encontre de la fameuse manifestation étaient écœurantes. Elles étaient aussi totalement à côté de la plaque. Parmi les participants se trouvaient les syndicats de police étaient d’autant plus ridicule que le 19 mai, un certain nombre de politiciens de gauche, Hidalgo elle-même, l’écologiste Jadot, comme le candidat PCF à l’élection présidentielle Fabien Roussel, ou comme le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure, étaient venus démentir à leur manière le caractère “glaçant”de cette prétendue “marche sur le Palais Bourbon”.

De son côté, le Darmanin était déjà passablement ridicule lui aussi le 24 mai. Ce jour-là, il annonce son désir de se pourvoir en diffamation, il se dit indigné, il dénonce hautement les expressions de qui “dépassent le simple cadre d’une campagne électorale et viennent profondément diffamer la police de la République”. Il annonce : “Je porte plainte au nom du ministère de l’intérieur”. Il en profite pour mettre en cause des propos remontant 2020, contre le prétendu racisme dans la police.

Parfaitement stérile le 23 mai, cette controverse est devenue sans objet le 25 : l’intéressé, qui s’estimait jusque-là diffamé, a décampé. “Retenez-moi ou je fais un malheur”semble sa devise. Son ange gardien l’a retenu. Et maintenant c’est “Audrey reviens, tout est pardonné”.

Le Darmanin se révèle ainsi chaque jour un peu plus ridicule et inconsistant. Sa reculade en annonce d’autres sur le terrain de l’insécurité qui préoccupe pourtant un nombre grandissant de nos compatriotes, donc d’électeurs.

Pourquoi, grands dieux, Macron en a-t-il fait un ministre de l’Intérieur ? Voilà la question que se posent à l’Étranger les rares observateurs qui, prenant encore peut-être Paris au sérieux, se préoccupent de notre politique intérieure.

La réponse nous est donnée par la Macronie elle-même.

Les macroniens au pouvoir peuvent nous paraître divisés, entre ministère de l’Intérieur et ministère de la Justice, par exemple. Depuis 2017 on ne compte plus les déclarations contradictoires de nos gouvernants.

Or, ce qui les réunit, c’est hélas le ridicule. L’exemple vient de Jupiter lui-même quand il se livre à la séquence grotesque des deux “youtubeurs”prétendument humoristiques Macfly et Carlito, on commence à se douter de l’affectation des 300 euros de “pass culture”. Dans notre société l’étiquette “culture” ne recouvre pas tout à fait ce à quoi elle a pu renvoyer par le passé.

Mais il y a plus grave peut-être que de découvrir un pitre en la personne du chef de l’État.

L’hymne de Youssoupha qui a été choisi pour l’équipe “de France” de podosphère choque, à juste titre un nombre considérable de nos compatriotes. Choquer les “fromages” que nous sommes, semble à vrai dire son objectif. Mais cela “ne gêne absolument pas” la Bachelot, ministre de la Culture. Celle-ci explique qu’elle apprécie l’apport culturel de ce rappeur. La Bachelot s’efforce maintenant de démentir sa réputation de wagnérienne consommée. Telle n’est plus la ligne du parti : “J’aime beaucoup Youssoupha, assure-t-elle,je suis allée à plusieurs de ses concerts“.

Fermez le banc.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Football et propagande : la célébration de l’anti-France pour faire réélire Macron en 2022

Youssoupha, chanteur officiel de l’équipe de France pour l’Euro 2021

Youssoupha

On se demandait (ou pas) qui pourrait bien être l’auteur de la chanson accompagnant, comme il est de tradition, bien ancrée quoique récente, l’équipe de France de football. Depuis la mort de Johnny, interprète de l’immortel « Tous ensemble » en 2002, on n’a pas vraiment gardé le souvenir de titres inoubliables. Tant mieux, d’ailleurs.

Or, voici qu’à l’approche de l’Euro 2021, les bonnes nouvelles se succèdent sans trêve. Hier, c’était l’annonce de la composition de l’équipe de France. Enfin ! On y retrouve le nom de Karim Benzema, jadis injustement placardisé. Cet excellent camarade, qui s’était fait connaître en ne chantant pas « La Marseillaise », en menaçant ses coéquipiers (voir l’affaire de la sextape de Valbuena) ou encore en déclarant qu’il n’était français que pour le football, était cependant admiré par certains pour ses performances sportives.

Comble de bonne fortune, on apprend désormais, et presque au même moment, que c’est le rappeur Youssoupha qui interprétera l’hymne officiel des Bleus pour l’Euro 2021. Un coup d’œil rapide sur les paroles d’« Écris mon nom en bleu », que l’on peut trouver un peu partout dans la presse, permet de mesurer l’apport décisif du spectacle vivant à la religion du sport. Un extrait, peut-être ? Puisque vous insistez. « Ça vient des campagnes et des quartiers, personne va s’écarter, le camp sera gardé. Chaque blase est lourd de sens. C’est jour de chance, mélange meilleur d’un goût d’ailleurs et d’un goût de France. » Référence aux quartiers, au métissage et au goût d’ailleurs qui passe avant le « goût de France », devenu un simple condiment : pas de doute, on est en terrain connu.

Originaire de la République démocratique du Congo, Youssoupha a grandi à Béziers, puis en région parisienne. Reconnu dans sa branche, il a accédé à la notoriété « grand public » en 2009 grâce au titre « À force de le dire », dans lequel on trouvait la phrase suivante : « À force de juger nos gueules, les gens le savent, qu’à la télé souvent les chroniqueurs diabolisent les banlieusards, chaque fois que ça pète on dit qu’c’est nous, j’mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Éric Zemmour. » Condamné en première instance, il avait trouvé, comme souvent les rappeurs, une justification filandreuse à ces propos insultants, justification dans laquelle, évidemment, il était question de second degré, de métaphores et de non-violence. Habitué de ce genre de distanciation artistique, Youssoupha est, par ailleurs, le fondateur du label musical Bomayé, qui signifie « tue-le », en lingala. Second degré, les amis. Restons calmes.

D’ailleurs, on aurait tort de réduire l’homme à cette sortie, un peu facile, contre un journaliste relativement clivant. Youssoupha, c’est aussi la chanson « Éternel recommencement », sur l’album À chaque frère (2007). 6 minutes 12 qui révèlent, selon ses exégètes, un talent auprès duquel Chateaubriand peut retourner jouer au beer-pong. Comme disaient Les Inconnus, on écoute et on en parle après ? Morceaux choisis : « J’mélange mes fantasmes et mes peines/Comme dans ce rêve où ma semence de Nègre fout en cloque cette chienne de Marine Le Pen » […] « Moi je m’en bats de la France d’en bas, je représente la France d’ailleurs » […] « Depuis le 21 avril, je sais que les Français sont des racistes conscients » […] « Ce qu’on nous enseigne me sidère/Car on oublie de nous dire que Napoléon était raciste et sanguinaire » […] « Le rap est en osmose avec son époque/Le message qu’il porte dérange les porcs qui lui ferment la porte. »

Bon, je crois que tout y est. Un engagement courageux et original contre le RN ; un petit mot gentil pour sa présidente, dans la tradition de l’amour courtois ; un clin d’œil complice à la France périphérique, qu’on appelait à l’époque « France d’en bas » ; de la gratitude pour l’Histoire de France, démontrant sa parfaite assimilation dans son pays d’accueil ; et, pour finir, une capacité de remise en question remarquable qui permet à l’auteur d’accueillir avec bienveillance d’éventuelles critiques.

Grand merci, donc, à Youssoupha, qui incarne la France de 2021 dans ce qu’elle a de meilleur.


Arnaud Florac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire