On est chez nous, vous ne nous mettrez pas à genoux !

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État d’urgence : le pouvoir ratisse large

22/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis le début de l’état d’urgence, une mise en examen liée au terrorisme, sur 2700 perquisitions et 360 arrêtés d’assignation à résidence. Si les islamistes sont dans le collimateur, ils sont loin d’être les seuls.

Cela fait maintenant un peu plus d’un mois que le gouvernement PS a instauré l’état d’urgence permettant aux services de police et de renseignement de mener des perquisitions et des assignations à résidence de manière discrétionnaire, sans passer par la justice.
L’objectif affiché de lutter contre l’islamo-terrorisme est louable. Mais quant on voit qu’il a fallu attendre un mois d’état d’urgence pour que soit prononcée la première mise en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », l’efficacité du dispositif laisse songeur. Plus encore quand on sait que Issa K., ressortissant tchétchène de 27 ans, était connu des services de renseignement en raison d’un déplacement en Turquie courant 2013, mais qu’il était jusqu’à présent libre faute d’autres éléments.
Avec le nombre de fiché S dont on connaît les voyages en Syrie, il est permis de se demander si les services de sécurité font correctement leur travail, même si depuis une autre enquête préliminaire a été ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris.

On peut également se féliciter que la police en profite pour faire un peu le ménage dans les banlieues, preuve s’il en était besoin des dysfonctionnements de la justice, qui rend complexe le simple travail de police. Celui-ci est évidemment facilité par l’état d’urgence : saisies de drogues, d’armes, le coup de pied dans la fourmilière a dû gêner un peu les délinquants.

Pour autant, force est de constater que les objectifs de l’état d’urgence vont bien au delà de la lutte contre cette menace. Manuel Valls a déclaré :

Il y a eu, oui, 354 assignations à résidence — au 11 décembre — parce que c’est aussi un moyen de mettre de côté des individus qui peuvent être dangereux pour l’État, pour l’intérêt général et l’ordre public.

Qui donc est « dangereux pour l’État, pour l’intérêt général et l’ordre public » ? Mystère. À date, ce sont plutôt les militants écolo-gauchistes qui ont eu à en pâtir, COP21 oblige. Mais la mouvance patriote est clairement dans le collimateur, avec ce même Valls qui déclare à qui veut l’entendre (et aux autres aussi) qu’il est « prêt à tout » pour lutter contre le FN.

Liée à la multiplication des lois « renseignement », « antiterroristes » et autres mesures de surveillance de masse, l’état d’urgence d’une durée de 3 mois, qui doit être adopté de manière permanente par la modification de la constitution, donne un aperçu du régime orwellien en train de se mettre en place.

Dernier exemple en date : la direction SNCF a annoncé le 16 décembre l’expérimentation en cours dans plusieurs gares de technologies « d’analyse comportementale » fondées « sur le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété ». Couplé aux quelques 40 000 caméras de vidéosurveillance présentes sur le réseau SNCF, le système fait penser à un Big Brother puissance 10. Là encore, difficile de tracer la ligne entre la louable traque de terroristes at autres délinquants et la surveillance de masse, utilisable aussi bien à l’encontre de mouvements sociaux ou de la contestation politique du régime.
De plus, « La SNCF s’interroge également sur la possibilité d’équiper ses agents de caméras portatives. Elles pourraient à la fois identifier les fraudes ou les comportements suspects, mais aussi, si nécessaire, vérifier a posteriori la conformité de l’action des agents avec le code d’éthique et de déontologie de la SNCF et la loi. » Le flicage des agents se superpose donc à celui des usagers.
Et le climat de peur et de paranoïa généralisé permet de faire passer comme des lettres à la poste des mesures qui susciteraient un tollé généralisé en temps normal.

Charles Dewotine

Crédit photo : audunmb via Flickr (CC) = what are you looking at

Déchéance de nationalité, Hollande se dégonfle

22/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8509)

Il l’avait annoncé très sérieusement en novembre, devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, faisant frémir au passage les journalistes des gros médias qui, tous, s’étonnaient de la « très grande fermeté » et de la « détermination » affichées par le Président contre l’islamo-terrorisme. Une « fermeté » et une « détermination » qui n’auront duré que le temps d’un suffrage : un mois après et les régionales passées, le projet d’inscrire la déchéance de nationalité française dans la Constitution a été enterré mardi matin par le Conseil des ministres.
8509P1
Fronde à gauche

Souvenez-vous, c’était le 16 novembre dernier, au lendemain des terribles attentats qui venaient de frapper la France. Devant des parlementaires stupéfaits réunis à Versailles, François Hollande annonçait officiellement son intention de modifier la loi afin qu’elle permette dorénavant de retirer la nationalité française aux binationaux nés Français, en plus des binationaux naturalisés.
Ainsi, lançait-il solennellement, « Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né Français, je dis bien même s’il est né Français, dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité. »
Une mesure principalement défendue par le Front national ainsi qu’une partie de la droite LR et qui faisait grincer bien des dents à gauche. À commencer par celles du Premier ministre lui-même, qui confiait encore récemment aux journalistes que « la déchéance de nationalité n’est pas une arme contre le terrorisme » et que « l’on a pris [cette mesure] parce que c’était une proposition de la droite ». Il faut dire qu’il y a un mois, les élections régionales n’avaient pas encore eu lieu, et l’on annonçait alors une cuisante défaite pour les socialistes…

« Une cynique annonce de campagne »

Au final, la réforme constitutionnelle devrait donc se limiter à constitutionnaliser l’état d’urgence. Une reculade de plus, aujourd’hui saluée par nombre de parlementaires de gauche, qui menaçaient de mettre en difficulté le projet de loi constitutionnel si le gouvernement ne renonçait pas à la déchéance de nationalité. Ainsi Benoît Hamon, qui avait alerté il y a une quinzaine de jours le secrétaire général de la présidence d’une fronde au sein du PS, se félicitait-il mardi que l’Élysée ait « pris conscience du schisme que cela créerait non seulement au sein du PS, mais dans la gauche tout entière ».
Une « nouvelle pantalonnade », vivement dénoncée par le Front national, qui a d’ores et déjà annoncé que, si la déchéance de nationalité ne figurait plus dans le projet de loi du gouvernement destiné à réformer la Constitution, ses élus voteraient contre. « Nous avions encore raison, expliquait en effet lundi Marine Le Pen, ils ne feront rien de durable et de construit contre le fondamentalisme islamiste. Il s’agissait d’une cynique annonce de campagne. »

Franck Delétraz

Hollande abandonne la déchéance de nationalité pour terrorisme

22/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Hollande avait défendu la mesure devant le Congrès le 16 novembre, puis hésité, flotté… hollandisé… Sans grande surprise, le « président » va finalement laisser tomber la déchéance de nationalité des binationaux, nés français en cas de condamnation pour terrorisme. La disposition était controversée à gauche, car elle représentait une disposition demandée par la droite, y compris la droite nationale.
Il ne s’agissait que d’étendre aux binationaux Français de naissance une mesure déjà applicable aux naturalisés.
La gauche est contre l’idée au motif qu’elle « stigmatiserait » les 4 millions de binationaux, puisqu’elle ne serait pas applicable aux citoyens n’ayant que la nationalité française, la législation internationale interdisant de produire des apatrides.

Tout à sons son souci de ne fâcher personne, Hollande enterre l’une des mesures les plus symboliques de la réforme constitutionnelle décidée au lendemain des attentats du 13 novembre.

Un terroriste interdit de territoire… qui réside tranquillement en France

15/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Abdelilah Ziyad avait été condamné en 1997 à 8 ans de prison et 10 ans d’interdiction de territoire pour avoir commandité un attentat à Marrakech. Au bout de 4 ans de réclusion criminelle, il est libéré. Suite à cette libération, il a réussi à se maintenir paisiblement sur notre bonne vieille terre de France.
Abdelilah Ziyad
France 2 l’a, d’ailleurs retrouvé la semaine dernière en train de prêcher dans une mosquée de Troyes. Pourquoi cette histoire aujourd’hui ? Parce ce que Abdelilah Ziyad est soupçonné d’être le guide spirituel de Ismaël Omar Mostefaï, l’un des islamistes du Bataclan. Le laxisme judiciaire a de nouveaux morts sur sa conscience.

Après les attentats du 13 novembre, 70 badges d’accès ont été retirés par les aéroports de Paris

15/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Après les attentats du 13 novembre, les mesures de sécurité ont été renforcées sur les aéroports parisiens. La présence militaire sur les deux aéroports de Roissy et d’Orly a été augmentée de 50 %. Le contrôle d’identité a été rétabli pour toutes personnes quittant la France. 4 000 perquisitions dans les casiers des employés ont mené à retirer 70 badges donnant accès aux zones les plus sécurisées. Il s’agit de soupçons sur des comportements inquiétants. D’après le PDG d’Aéroports de Paris, Augustin de Romanet, il ne s’agit pas de profils radicalisés ni de fichés S.

Crédit photo : Chris via Flickr (CC) = Boeing 777-328/ER, Air France, Paris – Charles de Gaulle (Roissy) (CDG / LFPG) 23.10.09

Médiapart a bénéficié d’une amnistie fiscale grâce aux attentats

09/12/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
Amnistie fiscale pour Médiapart et Arrêt sur images, qui s’étaient auto-appliqués un taux de TVA réduit depuis 2008. Le gouvernement était réticent à effacer les ardoises de respectivement 4,1 millions et 540 000 euros. Mais il y a eu un petit effet “13 novembre” comme il y a eu un effet “Charlie”. Piquant de voir en plein état d’urgence et accumulation de mesures liberticides le gouvernement se poser en défenseur de la liberté d’expression pour sauver les copains… quant à la presse vraiment pluraliste, elle est privée de subventions… 

Face au terrorisme, le gouvernement songe à interdire le wifi public…

08/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le durcissement des restrictions aux libertés publiques ne connaît pas de pause, au contraire. sous prétexte de lutter conte le terrorisme, le gouvernement envisage d’interdire réseaux WIFI gratuits et système d’anonymat sur le web.

Sera-t-il bientôt impossible de travailler sur son ordinateur au café ou à l’hôtel en utilisant la connexion Internet gratuite ? Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le ministère de l’Intérieur envisage sérieusement de supprimer les points d’accès publics à Internet. Ces modes de connexion étant difficiles à surveiller, il s’agirait d’un moyen de communication susceptible d’être utilisé par les terroristes… Mais les fonctionnaires iraient plus loin en interdisant également les réseaux Wifi partagés tels que Free Wifi ou SFR Wifi qui sont pourtant très pratiques pour les abonnés à ces opérateurs.

Enfin, la mesure pourrait s’étendre au blocage des communications des réseaux Tor en France. Ce logiciel est utilisé par les internautes qui tiennent à protéger leur anonymat.

Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, le gouvernement espère limiter fortement les modes de connexion tout en empêchant les citoyens de protéger leur vie privée à travers l’utilisation de réseaux tels que Tor.

Crédit photo : Arkangel via Flickr (CC) = WIFI


L’indécente instrumentalisation d’Anne Hidalgo

08/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Certes, le maire de Paris n’est pas la première personnalité politique à faire l’odieux amalgame FN = Daesh. Pourtant, Anne Hidalgo franchit un nouveau pas dans l’abject en essayant d’enrôler les victimes et les cibles des attentats dans son combat politique anti-FN.

Alors que c’est le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui trouvait que la succursale syrienne d’Al-Qaeda, le Front Al-Nosra, faisait du « bon boulot » et armait les terroristes, alors que c’est le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui estimait que « prôner le djihad n’est pas un délit », alors que c’est tout le gouvernement qui ouvrait grand les portes aux « réfugiés » parmi lesquels se cachent des terroristes, il paraît que voter Front National, c’est voter État Islamique.
Notre classe politicienne nous a certes habitués aux amalgames les plus stupides ou les plus sordides (le PADAMALGAM, c’est bon pour les autres), mais celui-ci repousse encore un peu les limites.
Et ce n’est pas non plus la première fois que ce pouvoir aux abois pratique l’instrumentalisation des victimes. Nous avons tous en mémoire le fameux « Nous sommes tous Charlie » et la photo du petit Aylan.
Nous ne sommes donc qu’à moitié surpris quand l’une de ces grandes figures « républicaines » mélange ces deux ingrédients pour nous concocter un cocktail à sa façon. Au shaker, c’est le maire de Paris, Anne Hidalgo, qui enrôle malgré elles les cibles et les victimes des attentats du 13 novembre dans son combat anti-FN.

Ne reculant devant aucune abjection, elle tweete :

Je veux saluer les résultats remarquablement faibles du FN dans les bureaux de vote des quartiers ciblés lors des attentats du 13 novembre.

Et enfonce le clou quelques instants plus tard en n’hésitant pas à impliquer une connivence entre les terroristes se revendiquant de l’État Islamique et le Front National :

Fière du peuple de Paris qui a défié la peur en répondant dans les urnes avec une dignité qui déjoue la stratégie des terroristes.

Que ne sommes-nous pas au Far West pour sortir de la ville de tels escrocs enduits de goudron et de plumes…

Charles Dewotine


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L’enquête sur les attentats du 13 novembre progresse

07/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Samedi, un délinquant de 25 ans, Mohamed S., a été mis en examen puis écroué pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle. Il est soupçonné d’avoir aidé à offrir un refuge à Abdelhamid Abaaoud, le chef opérationnel présumé des attentats. Il s’agit de la deuxième mise en examen dans l’enquête sur les attentats de Paris et de Saint-Denis, après celle de Jawad Bendaoud fin novembre. L’homme mis en examen samedi aurait servi d’intermédiaire entre Jawad Bendaoud et Hasna Ait Boulacen, qui recherchait une planque pour Abdelhamid Abaaoud. Par ailleurs, Salah Abdeslam, un des auteurs présumés des attentats, est toujours insaisissable.

En Belgique, huit hommes sont inculpés et emprisonnés à ce jour. Ils semblent intéresser plus directement l’enquête sur la cellule qui a fomenté et mené les attentats, que Mohamed S. et Jawad Bendaoud. Vendredi, le parquet fédéral belge a annoncé que les enquêteurs recherchaient deux hommes contrôlés le 9 septembre en Autriche avec Salah Abdeslam. Non identifiés, ils avaient produit deux fausses cartes d’identité belges au nom de Samir Bouzid et Soufiane Kayal. Deux autres suspects ont été inculpés en Belgique « dans le cadre des attentats de Paris », a déclaré un porte-parole du parquet fédéral, Eric Van Der Sypt. Selon la télévision publique flamande VRT, l’un d’eux est une connaissance d’un des kamikazes des attentats, Bilal Hadfi, qui s’est fait exploser au Stade de France.

Port d’arme autorisé pour les forces de l’ordre : nouvelle inégalité sécuritaire entre les Français

05/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La police et la gendarmerie viennent d’autoriser le port d’arme pour leurs personnels en dehors du temps de service
Du moins pendant l’état d’urgence. Apparemment une bonne nouvelle pour les Français, en termes de sécurité. Mais regardons-y de plus près. Les textes autorisant ce port d’armes sont en effet particulièrement asymétriques, selon qu’il s’agit de la police ou de la gendarmerie. Les modalités d’autorisation annoncées par les deux directions créent ainsi une véritable inégalité sécuritaire entre les Français, selon qu’ils vivent en zone urbaine ou en zone rurale.

Expliquez-nous ça
Dans une note publiée le 19 novembre dernier, la direction générale de la police nationale (DGPN) autorise les policiers à garder sur eux leur arme de service pendant leur temps de repos. Il a fallu attendre les attentats meurtriers du 13 novembre pour que le gouvernement se plie à cette demande récurrente des policiers. Un commissaire de police de l’Eure, qui se trouvait au Bataclan au moment de l’attentat, y a été grièvement blessé. Armé, il aurait sans doute pu non seulement se protéger, mais aussi sauver de nombreuses vies. Quant aux gendarmes, qui font la même demande, le gouvernement ne leur fait manifestement pas trop confiance…

Les socialistes se sont toujours méfiés des militaires…
Et les gendarmes sont des militaires, contrairement aux policiers qui sont des fonctionnaires. Pour un gendarme, le port d’arme hors service, sous réserve d’acceptation expresse de sa demande par la direction générale de la gendarmerie, sera en effet restreint à sa seule protection personnelle sur le trajet brigade — domicile. Sur les réseaux sociaux, les gendarmes expriment un fort sentiment d’injustice, voire d’humiliation. D’autre part, selon que vous habitez une zone urbaine — zone « police » ou une zone rurale — zone « gendarmerie », laquelle couvre 95 % du territoire – la République ne protégera pas votre vie de manière identique…

Et la police municipale ?
Son armement en service dépend du bon vouloir du maire. À peine 1 % des communes de France ont, à l’instar de Robert Ménard à Béziers, armé leur police municipale. Quant à armer les policiers municipaux hors service, ce n’est, pour l’instant, pas à l’ordre du jour.

Déchéance de nationalité : les élus de gauche divisés

04/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
On ne peut pas plaire à tout le monde… tellement pressé d’adopter une posture agressive vis-à-vis du terrorisme islamique pour faire oublier sa complaisance passée à l’égard de l’islamisme, le pouvoir en vient à promouvoir des mesures prônées depuis longtemps par la droite nationale. Ainsi en est-il de la déchéance de nationalité, actuellement poussée par le gouvernement et combattue par une partie de la gauche, qui a au moins le mérite de tenter de sauvegarder une certaine cohérence avec ses idées néfastes.

https://www.youtube.com/watch?v=yJGgZkpgV48


Le Général Desportes devant le Sénat : ce sont les USA qui ont créé l’État Islamique

Source : Sénat
L’intervention du Général Vincent Desportes devant la Commission des affaires étrangères du Sénat est à lire absolument. Ce grand stratège, limogé pour son franc-parler, ne déroge pas à sa réputation. S’il est étonnant d’entendre dans les enceintes feutrées du Palais du Luxembourg nommer aussi directement les responsables du chaos — Les USA en l’occurrence —, il est aussi intéressant de l’entendre dénoncer l’amateurisme et le manque de vision de la politique étrangère française, et notamment son volet militaire. Extrait.

Général Vincent Desportes, professeur associé à Sciences Po Paris. — Avant de revenir vers les critères d’évaluation des opérations extérieures, je crois qu’il faut dire, affirmer et répéter sans faiblesse : « Daesh delenda est ». Ayons la force de Caton l’Ancien.

Daesh est aujourd’hui le danger majeur. Nous n’avons certes pas les moyens de tout, en même temps. Les menaces doivent être priorisées, quitte à consentir quelques compromis avec les moins brûlantes : dans le monde réel, dans un contexte de ressources et de moyens limités, notre politique ne peut être que réaliste.

« Daesh delenda est »… mais nous ne pourrons répandre le sel sur le sol de l’Irak et de la Syrie. Il faudra au contraire le rendre fertile pour de nouvelles semences.

« Daesh delenda est »… et pourtant votre interrogation demeure fondamentale : personne ne doute ici qu’il faille détruire Daesh, mais devons-nous participer nous-mêmes à cette destruction ?

Un mot sur Daesh, d’abord.

Ne doutons pas de la réalité de la menace directe pour nos intérêts vitaux, dont notre territoire et notre population. Daesh est le premier mouvement terroriste à contrôler un aussi vaste territoire (35 % du territoire irakien, 20 % du territoire syrien). Ce qui représente 200 000 km² (soit l’équivalent de l’Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, PACA et Rhône-Alpes réunis) et une population de l’ordre de 10 millions de personnes. Ce territoire est imparfaitement, mais réellement « administré » par un « ordre islamique », fait de barbarie et de rackets. Daesh dispose d’un véritable « trésor de guerre » (2 milliards de dollars selon la CIA), de revenus massifs et autonomes, sans comparaison avec ceux dont disposait Al-Qaïda. Daesh dispose d’équipements militaires nombreux, rustiques, mais aussi lourds et sophistiqués. Plus que d’une mouvance terroriste, nous sommes confrontés à une véritable armée encadrée par des militaires professionnels.

Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs — dont certains s’affichent en amis de l’Occident — d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis. Ce mouvement, à la très forte capacité d’attraction et de diffusion de violence, est en expansion. Il est puissant, même s’il est marqué de profondes vulnérabilités. Il est puissant, mais il sera détruit. C’est sûr. Il n’a pas d’autre vocation que de disparaître.

Hommage national aux victimes des attentats : il tourne le dos au président !

03/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La photo a été divulguée par le JDD. Durant l’hommage national aux victimes des attentats du 13 novembre, un jeune homme, dans le carré des familles, s’est ostensiblement retourné pendant le discours de François Hollande.

Le dos tourné, engoncé dans sa chapka et son foulard, les bras croisés en signe de protestation, il tourne le dos à Hollande puis se bouche les oreilles au moment de la Marseillaise . Une geste à rapprocher de celui des deux familles de victimes qui ont refusé de venir à cette cérémonie, jugeant le pouvoir en partie responsable, par son inaction, du drame. Le protestataire n’a pas été identifié, heureusement pour lui, quand on voit avec quelle célérité la justice frappe ceux qui manquent de respect au pouvoir…

Djihad offensif: la Catapulte et le Cheval de Troie, par Hélios d’Alexandrie

Source : Poste de Veille

Paris a-t-il vécu son 11 septembre le Vendredi 13 novembre 2015 ?
Telle est la question que plusieurs se posent. En termes de statistiques New York et Washington l’emportent et de loin : quatre gros avions de ligne détournés et détruits, le World Trade Center et une partie du Pentagone entièrement détruits, plus de 3000 vies sacrifiées, le transport aérien en Amérique du Nord paralysé pour plusieurs jours, les centres financiers mondiaux fortement secoués, etc. Comparé au 11 septembre, le 13 novembre ne fait pas le poids : aucun avion détourné, aucun édifice détruit, à peine 130 morts, peu d’impact sur le plan économique et pourtant…

La Catapulte
Le 11 septembre 2001, l’islam frappait un grand coup, la « ghazwa (la razzia) bénie de New York » inaugurait le Djihad offensif contre l’Occident infidèle.
Le coup a été soigneusement préparé, il fallait atteindre l’Occident en plein cœur et lui infliger une cuisante défaite, une première qui, avec la volonté d’Allah, devrait être suivie de plusieurs autres, jusqu’à la victoire finale et l’humiliation de l’ennemi. Mais le fossé scientifique et technologique séparant l’islam des infidèles était tel, qu’il semblait de prime abord impossible de le combler dans un avenir prévisible ; l’islam était extrêmement faible et incapable de produire des armes en quantité et en qualité suffisantes pour espérer vaincre l’ennemi dans une guerre conventionnelle. Conscient à la fois de son désir de détruire et de son extrême faiblesse, l’islam a eu recours à deux armes alternatives : la première il l’a trouvée en lui-même et la seconde chez son ennemi.
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L’islam a intériorisé la haine d’Allah et en a fait une arme de destruction massive, sans elle et avant elle il était impuissant et soumis à la civilisation occidentale. C’est la haine divine que le djihadiste prend à son compte chaque fois qu’il s’apprête à tuer et à mourir, c’est elle qui le rend à la fois puissant et furtif, insensible à la souffrance de l’autre et impassible devant la mort. Allah ne s’y est pas trompé lui qui a dit :

Ô Prophète, incite les croyants au combat ! Vingt volontaires parmi vous vaincront deux cents, cent d’entre les croyants massacreront mille infidèles, car ce sont des gens dénués d’entendement.(Coran : 9:5)

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Terrorisme : des inscriptions menaçantes sur des avions passés en France

02/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Plusieurs graffitis inquiétants ont fleuri sur les avions et dans les aéroports français depuis les attentats. En effet, le 19 novembre dernier, deux inscriptions en arabe ont été retrouvées sur un avion de la société Vueling dans l’aéroport de Lyon. Le 22 novembre, une autre inscription en arabe était retrouvée sur la porte de la soute à bagages d’un appareil Easyjet stationnant à Lyon. Enfin, le 24 novembre dernier, l’inscription « Allah Akbar » était retrouvée sur la trappe à carburant d’un avion stationnant à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Ces graffitis sont particulièrement troublants puisque l’on sait aujourd’hui qu’au moins 57 employés de Roissy étaient fichés S, avaient accès aux pistes et se sont vu confisquer leurs badges d’accès suite à des perquisitions administratives.

Crédit photo : Aeropixels Photography via Flickr (CC) = Easy Jet A320 G-TTOC



L’un des terroristes s’était entraîné légalement en France

01/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’un des assaillants du Bataclan s’était entraîné dans un stand de tir de la police
L’enquête autour des assaillants du 13 novembre dernier n’en finit pas de livrer des surprises. Après nous avoir appris que certains des terroristes étaient arrivés par la filière syrienne d’immigration clandestine ou encore que d’autres étaient déjà connus des services de police pour différentes raisons dont radicalisation et tentative de départ vers la Syrie ou le Yémen, nous apprenons aujourd’hui que l’un d’entre eux s’était entraîné au tir de manière parfaitement légale. En effet, Samy Amimour, qui avait été placé sous contrôle judiciaire en 2012 après avoir tenté de rejoindre le Yémen, possédait une licence de tir de la Fédération française de tir pour la saison 2011/2012 et s’entraînait au stand de tir de l’Association nationale de tir de la police.

Qu’est-ce que cela signifie pour les chasseurs et les tireurs sportifs ?
C’est une nouvelle inquiétante pour tous les chasseurs, les tireurs sportifs et les citoyens soucieux de la liberté de posséder une arme. En effet, cette nouvelle pourrait avoir des répercussions graves pour ces catégories, tout d’abord en provoquant un tollé médiatique quant à la sécurisation des stands de tir, mais aussi en donnant du grain à moudre à l’argumentaire sécuritaire déployé derrière l’état d’urgence.
En effet, certaines mesures de l’état d’urgence permettent à l’État de réquisitionner toutes les armes déclarées par les chasseurs et les tireurs sportifs bien que ces derniers aient plus souvent le profil de citoyens soucieux de leur sécurité, de leurs traditions et du respect des lois que le profil de bandits et de terroristes de cité armés jusqu’aux dents. Rappelons d’ailleurs que les restrictions autour de l’acquisition légale d’armes à feu sont nombreuses, et que les chasseurs et les tireurs sportifs sont soumis à un contrôle rigoureux de l’État. Néanmoins, ce nouvel élément pourrait pousser les pouvoirs publics à finir de désarmer légalement la population en utilisant l’état d’urgence.

D’ailleurs, on parle de prendre certaines mesures à l’échelle européenne…
En effet, la Commission européenne a déposé le 18 novembre des propositions pour durcir la législation en matière de détention d’armes. Ainsi, parmi les mesures proposées, on retrouve des amendements visant à rendre plus difficile l’acquisition d’armes à feu, augmenter la traçabilité des armes et échanger des informations à l’échelle européenne sur les détenteurs d’armes. En fin de compte, ce sont les citoyens soucieux du respect de la loi et de leur sécurité qui vont payer les politiques sécuritaires visant les terroristes et les criminels. Pendant que la population est désarmée par l’État, les criminels continuent à s’armer sur le marché noir.

Crédit photo : Centre de Tir de Paris de la Police Nationale (cc)

Islam “de France”: une unité de façade ?

Source : Boulevard Voltaire
Les musulmans français — ou musulmans de France — seraient-ils en train de se convertir à une vision plus pacifiée de leurs relations avec la société civile ?

Les musulmans français – ou musulmans de France – seraient-ils en train de se convertir à une vision plus pacifiée de leurs relations avec la société civile ? C’est en tout cas le message qu’ils espèrent faire passer après les attentats du 13 novembre, à l’occasion d’un vaste rassemblement qui s’est tenu le 29 novembre dernier, à l’Institut du monde arabe. À vrai dire, ils n’ont pas le choix : s’abstenir de toute réaction serait catastrophique pour leur image. Ils ne pouvaient pas faire moins que de condamner avec force le terrorisme islamique, à peine de passer pour complices de ces actes barbares commis au nom du Coran.

Ce « Rassemblement citoyen des musulmans de France – Tous ensemble contre le terrorisme » a donc réuni les plus hauts dignitaires religieux de l’islam sous l’égide du CFCM. Commencée par une prière rappelant que « tuer un homme revient à tuer l’humanité », il s’est conclu par « la Marseillaise », en présence de Bernard Cazeneuve évidemment attentif à ce que le discours officiel de non-stigmatisation perdure à une semaine des élections régionales.
Ce même Cazeneuve – on ne se refait pas – qui a invoqué ses habituels mantras : « La force de l’attachement à la République des musulmans français » ou encore « Vous êtes de magnifiques républicains et de magnifiques Français ». Rien que ce genre de propos démontre que le malheureux ministre de l’Intérieur est à côté de la plaque et que, décidément, il n’a rien compris au sujet.
En dépit des déclarations d’intention de ce rassemblement, qui a proclamé un « Manifeste citoyen des musulmans de France », il est permis de rester sceptique. Pour plusieurs raisons que cette unanimité de façade n’occulte pas.

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