Violences et criminalité en hausse – Pour Xavier Raufer : “À part des effets d’annonce, sur le terrain, rien n’a été fait”

Xavier Raufer, criminologue et essayiste, son dernier livre « Le Crime mondialisé » (Ed. du cerf, 2019), était l’invité de Patrick Roger le 16 septembre dans l’émission “C’est à la une” sur Sud Radio.

Les violences semblent s’être multipliées dans certains quartiers, à tel point qu’un journal parle d’un été meurtrier. On recense déjà 304 faits depuis le début d l’année, dont de nombreuses fusillades. Pourquoi cette flambée ?

Un effet de rebond prévisible

C’est tout simple, estime Xavier Raufer, criminologue et essayiste. Si au lieu d’écouter des sociologues gauchistes, le gouvernement écoutait les criminologues, il aurait pu prévoir tout cela. Le 16 mars 2020, le jours même où le confinement commençait, j’ai donné une interview à Boulevard Voltaire, où j’ai dit deux choses : premièrement, pendant le confinement, la criminalité des rues, celle qui s’opère sur la voie publique, va s’effondrer. Pourquoi ? Pour faire cela, il faut être dans la rue, or il n’y a plus personne. Les voyous vont se cacher en attendant d’être à nouveau cachés dans la foule comme ils le sont d’ordinaire.”

« J’avais aussi dit qu’après le 11 mai, il y aurait un rebond, poursuit-il. Rien n’a été fait concrètement pour prévoir cet effet de rebond. Ce qui régit la vie des criminels, c’est ce que l’on appelle l’effet de déplacement. Cela peut s’opérer dans l’espace : quand les banques sont trop blindées, on va braquer les supermarchés. Ou bien cela peut s’opérer dans le temps : quand je ne peux pas braquer au mois de mars, je le fais au mois de juin. Ce déplacement dans le temps est classique en criminologie.”

20.000 à 40.000 euros de chiffre d’affaires par jour

À part des effets d’annonce et jouer sur le mot « ensauvagement », sur le terrain rien n’a été fait. Depuis le début du printemps, le gouvernement se borne à déplacer des compagnies de CRS épuisées d’un point du territoire à l’autre. On saupoudre en fonction du dernier maire qui a protesté.” La police laisse-t-elle faire les règlement de comptes entre bandes rivales ? “Certainement pas. La lutte entre criminels est darwinienne : les plus durs survivent. À laisser faire ce genre de règlements compte, on a à la fin un milieu criminel plus dur, féroce et déterminé. C’est quelque chose à ne jamais faire.” Pour autant, “l’idée d’embrasement général est absurde. Tous ces gangs sont en guerre les uns contre les autres, pas contre le gouvernement. Ce sont des bandits, en guerre pour une seule raison : le fric !

Article repris du site Sud Radio

[Interview] Xavier Raufer sur l’explosion des violences en France : « Si l’État se ressaisit ou change, l’ordre peut être rétabli sans tarder »

Le site Breizh-info.com a interrogé Xavier Raufer sur une actualité particulièrement violente en France actuellement.

Breizh-info.com : L’été a vu les violences se multiplier en France. Comment expliquez vous cela ?

Xavier Raufer : Partons du fondamental, pour bien saisir la suite. Je suis criminologue. De longue date j’étudie les criminels ; j’en vois souvent, et par catégories, observe leurs réflexes, réactions, etc. Donc, je pense les connaître. Ainsi, le premier jour du confinement, sur Boulevard Voltaire, j’ai clairement annoncé qu’on verrait à court terme s’effondrer la criminalité de voie publique et cela s’est produit. À la louche, métropole et grandes infractions : vols avec arme, avec violence ; cambriolages, etc. – 70% sur presque un trimestre.

Ce jour-là, j’annonçais un fort rebond lors du dé-confinement. Nous y sommes depuis le début de l’été. Pour les seuls coups & blessures volontaire, + 20% en juin-juillet-août 2020, sur le trimestre d’avant. C’est simple : dépression d’abord, explosion ensuite – j’insiste, pour la délinquance des rues, domaine majeur des bandes juvéniles. Pour la criminalité financière… atteintes à l’environnement… escroqueries et fraudes, c’est bien sûr différent.

Breizh-info.com : L’Etat semble être préoccupé par les masques et règles sanitaires, moins par l’ordre. Les citoyens de France sont-ils encore en sécurité ?

Xavier Raufer : Le président Macron et ses proches sont des financiers dont l’univers mental flotte de Wall Street à la City de Londres. Pour ces grands bourgeois-bohême méprisant ce peuple dont ils sont jadis issus, le régalien, la sécurité, la justice, les frontières, l’État-nation… sont de pénibles survivances d’un monde aboli – Saint-Louis sous son chêne… Du passé faisons table rase – la Start-Up nation dit bien M. Macron ! Ni lui ni sa troupe n’utilisent jamais les mots « nation » ou « État », ils disent « la République » en mode par défaut. Cet évitement « statophobique », pour imiter Mme Schiappa, a un sens : tout psychologue vous le dira.

La Ve République étant une monarchie par épisodes, le sommet de l’appareil d’État fixe son comportement sur celui du monarque temporaire. De la sécurité, peu lui chaut ? Mettons ce dossier-là sous la pile. Tout cela bien sûr en début de mandat. Le philosophe Clément Rosset dit un jour « La réalité est insupportable, mais irrémédiable ». Négliger l’insécurité étant le plus sûr moyen pour qu’elle s’aggrave, vient le moment où le réel criminel vous revient en pleine face, façon boomerang. Mais c’est trop tard – le quinquennat est si court… Voilà pourquoi, en effet, la sécurité des citoyens français est obérée en cet automne 2020.

Breizh-info.com : Quelles mesures, d’ordre public et judiciaires, pourraient être appliquées selon vous pour que cette violence cesse ?

Xavier Raufer : Enfantin : la France retrouvera sa sécurité, la criminalité y repassera sous le seuil de l’insupportable quand la Justice et l’intérieur appliqueront, fermement mais avec doigté, le présent code pénal, sans nul ajout ni retrait. Ce qui n’est pas fait depuis au moins le quinquennat-Hollande et la désastreuse série de nuls ou d’anarchistes ayant hanté les ministères régaliens, de Taubira en Castaner via M. Cazeneuve.

Pour lire la suite, c’est ici !

Castaner, George Floyd, Adama Traoré, Dijon – Entretien avec le criminologue Xavier Raufer

29/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis plusieurs semaines, la France sombre dans toujours plus d’anarchie. L’Etat régalien, visiblement si insignifiant pour Emmanuel Macron, est littéralement démantelé.

Après la mort de George Floyd aux Etats-Unis, le Collectif Justice pour Adama reprend du poil de la bête et organise des manifestations interdites. Christophe Castaner applaudit, au mépris des lois dont il devrait être l’un des garants. La Police est accusée de racisme, et Castaner fait allégeance, contre ces forces de l’ordre dont il a usé et abusé contre les Gilets Jaunes.

Nicole Belloubet, le garde des Sceaux, viole pour sa part le principe de séparation des pouvoirs.

Dans ce nouveau numéro du Samedi Politique, le criminologue Xavier Raufer revient d’abord sur les racines du communautarisme américain qui aboutissent à une situation proche de l’apartheid aux Etats-Unis. De quoi comprendre l’illégitimité des mouvements tels que Black Lives Matter en France, importés à grand renfort de subsides injectés par des mondialistes tels que George Soros et son Open Society. L’objectif : fracturer les sociétés pour les affaiblir et en faire des proies faciles.

Un objectif qui ne semble pas déplaire à la Macronie qui laisse s’installer l’anarchie dans les banlieues et quartiers « dits » difficiles, où les gangs de criminels, tantôt tchétchènes, tantôt d’origine maghrébine s’affrontent en toute impunité.

Une situation toujours plus hors de contrôle où la Police est prise en étau…


Xavier Raufer sur les émeutes dans les banlieues : « Il y a une grande lâcheté de l’appareil d’État »

24/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Les banlieues françaises sont-elles en train de s’embraser ? Quelle est la réalité du terrain dans les banlieues ? Ces quartiers « sensibles » vivent-ils un nouveau 2005 ?

Xavier Raufer, criminologue, enseignant au CNAM (Conservatoire national des arts & métiers) au pôle sécurité-défense/criminologie répond à toutes ces questions.


Attentat à la préfecture – Xavier Raufer : « L’un m’a dit : “On a recâblé Mickaël Harpon car c’est tellement pas lui” »

08/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Un mois après l’attaque au couteau de la préfecture de police de Paris, qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires de police, Xavier Raufer revient pour Boulevard Voltaire sur la personnalité de Mickaël Harpon, auteur de ces crimes.

Le criminologue a pu, en effet, s’entretenir avec ses anciens professeurs, ce qui, semble-t-il, n’a pas encore été fait par la police.

Pour certains de ces enseignants, Mickaël Harpon a été « marabouté ». Des révélations qui font entendre un autre son de cloche…


Xavier Raufer : « Criminalité : les chiffres d’Édouard Philippe ne sont pas honnêtes »

14/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Xavier Raufer revient sur le discours de politique générale du Premier ministre, présenté devant les députés, durant lequel le thème de la sécurité en France a été abordé.

Selon Xavier Raufer, « le ministère de l’Intérieur triche » sur les chiffres de la délinquance.


Xavier Raufer : « La mondialisation du terrorisme, notamment islamiste, a été foudroyante »

11/06/2019 – INTERNAIONAL (NOVOpress)
La mondialisation du crime, un thème souvent évoqué, mais rarement abordé en profondeur.

Sputnik a interrogé Xavier Raufer, enseignant au CNAM, auteur de Le crime mondialisé aux Editions du Cerf. Terrorisme, délinquance, trafic de migrants, le criminologue s’attaque aux idées reçues.

Plongée dans l’univers du crime sans frontières.


Xavier Raufer : « Chasse aux Roms en Seine-Saint-Denis : on ne nous informe pas sur les agresseurs ! »

Des rumeurs d’enlèvement d’enfants ont provoqué de violentes scènes de chasse à l’homme contre la communauté rom, en Seine-Saint-Denis.

Pour Boulevard Voltaire, Xavier Raufer analyse ce fait divers inquiétant, survenu dans des « quartiers hors contrôle ».

Une rumeur véhicule que des Roms auraient enlevé des enfants, conduisant à une véritable chasse aux Roms et à des lynchages par des habitants de quartiers dits « sensibles ». De quoi s’agit-il ?

Ce que je dis ne concerne, bien entendu, pas tous les Roms. Certains vivent de petits boulots à droite et à gauche, mais une minorité parmi eux est criminalisée et vit de rapine. Il m’arrive, à Paris, d’être le témoin d’une scène étrange où des hommes et des femmes descendent d’une camionnette blanche, immatriculée en Roumanie, et prennent ce qui se trouve à leur portée, des vélos par exemple, et disparaissent avec. J’imagine que tous les vélos en question ne leur appartiennent pas…

Il est possible que, faisant par hasard une allusion libidinale à une jeune habitante du quartier, comme ils ont l’habitude de le faire, les frères de cette jeune habitante se soient émus. Nous vivons dans un contexte qui a peu à voir avec la société qui est la nôtre. C’est un système encore assez largement tribalisé dans lequel la horde entière protège tous ses enfants.

Si la jeune habitante revient en disant qu’un Rom lui a mal parlé, alors tous les frères et les cousins se coalisent, foncent sur les malotrus et leur cassent la figure. Ils font cela régulièrement avec les flics, les gendarmes, les élus municipaux et les pompiers. Je ne vois pas pourquoi ils se priveraient de le faire avec les Roms. Pour les habitants de ces quartiers, ce sont des envahisseurs, c’est leur quartier et on n’a pas à regarder leur sœur de travers.
On est un peu dans un contexte XVIIIe siècle en ce qui concerne les mœurs. C’est très exactement cela qui s’est passé.

Les médias ont fait preuve d’une prudence extrême pour qualifier ce fait divers. On ose imaginer leur réaction si une bande de Blancs d’extrême droite s’était amusée à faire une chasse aux Noirs ou aux Arabes. On imagine, d’office, les réactions de la classe médiatique. Pourquoi cette prudence ?

On n’est pas dans la prudence, on est dans la censure à 100 %. J’ai lu tous les articles qui parlaient de cette affaire. Le vocabulaire est éloquent. Un individu, c’est un homme, donc ce n’est pas politiquement correct. Une personne, c’est merveilleux. À la fois, ça anonymise et c’est féminin. Ça a toutes les qualités du monde.
Quand vous lisez les grands médias d’information ou les sites d’information, il n’y a absolument aucune espèce d’information sur les agresseurs et sur les lyncheurs. Il n’y a rien. Seule une dépêche de l’agence Reuters – ils sont peut-être un peu moins coincés de ce côté-là. Cette dépêche dit que « dans les banlieues, des bandes sont intervenues à l’encontre des Roms ». Je vous l’ai dit tout à l’heure et cela ne fait absolument pas l’ombre d’un doute.
Je connais un certain nombre de policiers et de magistrats de terrain. Ils me disent que la bande de la cité X ou Y a l’habitude de vendre du cannabis ou des objets volés au marché aux voleurs. Ils servent aussi, le cas échéant, de milices islamistes quand il faut protéger, ou au contraire attaquer des gens qui ne sont pas de leur goût. Ces gens-là sont descendus dans la rue et s’en sont pris à des gens qui étaient censés avoir kidnappé des enfants.
Qu’ils volent des bicyclettes ou qu’ils pillent les poubelles, pourquoi pas. D’ailleurs, ils le font. Je n’ai pas l’impression que la crainte du kidnapping d’enfants pour faire de la chirurgie ou leur enlever les organes ou pour la prostitution soit une crainte médiévale…

Nous ne faisons pas partie des médias « mainstream », mais nous avons été étonnés de ne pas voir cette question-là se poser. Est-ce une preuve de la libanisation de la société française ? On revient, comme vous l’avez évoqué, à des phénomènes de guerres tribales.

C’est simple. On nous chante la même chanson depuis trente ans.
Les quartiers perdus de la République, la reconquête des quartiers de la République… Depuis le rapport Bonnemaison, jusqu’au moment où Mitterrand a été élu, on nous chante la même chanson. Toujours est-il que les quartiers en question sont hors contrôle !
Au moment où on a fait le premier décompte de ces quartiers, il y en avait une petite centaine. Chaque année, nous en avons de nouveaux et, maintenant, nous en avons plus de 700. On y retrouve vente de drogue, contrôle sur ces quartiers et règlements de comptes entre malfaiteurs, c’est-à-dire tout ce qu’on voit quotidiennement dans l’actualité.
Dans un quartier, une maison avait été squattée par les Roms. Cela ne plaisait pas aux jeunes du coin, alors ils les ont virés. Là, d’un seul coup, ils sont passés au stade supérieur. Quand on est hors la loi, quand on est hors du système légal stricto sensu, l’échelle des peines est extrêmement limitée. C’est une échelle avec deux barreaux, « Je vous casse la gueule ou je vous tue ». Naturellement, les jeunes en question n’ont pas la capacité de donner une contravention à qui que ce soit ou même de mettre quiconque en prison, ils vous cassent donc la figure une première fois pour montrer leur mécontentement. Ensuite, ils vous tuent.
Une fois de plus, tout cela est normal quand on laisse une telle situation se développer. Il ne faut pas s’étonner qu’ultérieurement, des exactions comme celles-ci s’y commettent.

Lire la suiteXavier Raufer : « Chasse aux Roms en Seine-Saint-Denis : on ne nous informe pas sur les agresseurs ! »

Xavier Raufer : « Chérif Chekkat [était] un islamiste dangereux, l’un de ses frères l’est encore plus »

Pour Boulevard Voltaire, le criminologue Xavier Raufer revient sur le cas Chérif Chekkat, auteur de l’attentat au marché de Noël de Strasbourg. Quelques heures plus tard, le terroriste allait être retrouvé et abattu.
Xavier Raufer se demande encore comment Chérif Chekkata a pu tranquillement se rendre sur le marché de Noël de Strasbourg alors qu’il était recherché.

Cherif Chekatt a ouvert le feu pendant le marché de Noël de Strasbourg. Comment a-t-il pu frapper dans la mesure où les points d’accès au marché de Noël étaient sécurisés ?

Cherif Chekatt arrive sur le point de contrôle situé au niveau du pont du Corbeau et de la rue du vieux marché aux poissons vers 19h40.
Au même endroit, une heure avant, une dame habitant Strasbourg m’écrit dans un mail qu’elle a été contrôlée de près. On lui avait demandé de présenter ses papiers d’identité et d’ouvrir son sac.
Lorsqu’il s’y présente, Cherif Chekatt sait qu’il est poursuivi par la police et par la gendarmerie puisqu’il a failli être arrêté le matin même. Il n’était pas présent à son domicile. Les gendarmes ont perquisitionné son appartement et ont trouvé au moins une grenade défensive, une arme de guerre très dangereuse. Si vous larguez ce type de grenade dans une pièce, elle tue une trentaine de personnes. Ils ont également trouvé une arme de poing.
À la suite de cette perquisition, les gendarmes ont fait leur boulot puisqu’ils ont publié une note d’alerte stipulant qu’un individu dangereux était en fuite. Ils ont joint sa taille, son poids, sa photographie, son patronyme et les endroits où il était susceptible de se trouver. La perquisition a eu lieu vers 6 heures du matin et la fiche en question est apparue sur les terminaux de police et de gendarmerie au plus tard à 7h30.
Le même soir vers 19h40, ‘’l’intéressé’’, comme on dit dans les rapports de police, arrive à ce point d’où il peut accéder au centre-ville et où il est supposé être bien contrôlé et fouillé.
On ne sait pas comment, mais il passe avec une arme de poing impressionnante, un vieux pistolet d’ordonnance et un poignard. Il était donc censé être fouillé et ne pas pouvoir entrer même avec un trombone ou une épingle. Pourtant, il passe.
On peut décliner trois hypothèses pour l’expliquer. Première hypothèse, les gens censés être sur le point de contrôle ne voient plus clair parce qu’ils sont épuisés après avoir été sur des manifestations de lycéens le matin. Deuxième hypothèse, ils étaient en train de partir et ont négligé de contrôler l’individu en question. Dernière hypothèse, ils n’étaient déjà plus là.


Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Attentat de Strasbourg : vous avez dit complotisme ?

14/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Hier sur CNews, le criminologue Xavier Raufer a fait part d’un certain nombre d’éléments troublants dans le déroulement de l’attentat

Mardi dernier, en début de matinée, quelques heures avant la fusillade, les gendarmes se présentent au domicile de Chérif Chekatt pour l’interpeller dans une affaire d’extorsion et de tentative d’homicide, mais il est absent. Xavier Raufer remarque que les gendarmes sont accompagnés de membres de la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure, dont les champs d’investigation sont précisément la sécurité intérieure, ainsi que les intérêts fondamentaux de la Nation. Chekatt, simple délinquant ou criminel de droit commun, même multirécidiviste, ne saurait à priori intéresser la DGSI. Selon le criminologue, il fallait donc que la DGSI soit informée de faits précis sur une dangerosité particulière de l’individu, relevant d’un possible passage à l’acte terroriste.

Les enquêteurs se convaincront qu’ils ont vu juste, en découvrant un véritable arsenal au domicile de Chakatt

Pistolet 22 Long Rifle, grenade défensive, chargeurs, armes de poing… Un arsenal en effet amplement suffisant pour commettre un attentat. Les gendarmes font alors leur travail, continue M. Raufer, et diffusent sur le réseau informatique de la police et de la gendarmerie nationales une fiche signalétique de l’individu, accompagnée d’une photo, et soulignant son extrême dangerosité. A 19h30, ce même mardi, Chekatt se présente au pont du Corbeau, l’un des deux points d’accès principaux au centre de Strasbourg, où se déroule le marché de Noël. C’est sans aucune difficulté qu’il franchit le barrage de police, alors même que les policiers, alertés par leur hiérarchie et donc sur le qui-vive, sont censés vérifier les identités, et que ces mêmes policiers ont sur leur ordinateur, à côté d’eux, la photo de Chekatt. « Comment arrive-t-il à rentrer à l’intérieur de la ville ? » s’étonne Xavier Raufer, qui poursuit : « Et comment, [le lendemain soir], le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Laurent Nunez, peut-il mettre en doute la piste terroriste ? ». Et ce, malgré l’évidence des faits. Deux questions encore sans réponse…

Pour le gouvernement, c’est « Circulez, y a rien à voir ! »

Avant-hier, sur Europe1, Youssef Badr, porte-parole du ministère de la Justice, a assuré de son côté qu’il n’y avait eu « aucun dysfonctionnement de la justice dans le suivi de Chérif Chekatt ». Rappelons qu’à 29 ans, Chekatt faisait l’objet de 27 condamnations et de 67 signalements. Ce laxisme judiciaire, ainsi que la scénarisation irénique du réel opéré par des médias à la botte, exaspèrent les Français qui ont par ailleurs pu constater la sévérité de la répression policière qui frappent les Gilets jaunes. Le complotisme ambiant des réseaux sociaux n’est qu’un symptôme « populiste » lié à cette exaspération. Dans son livre « La France Interdite », Laurent Obertone montre que « les théories du complot les plus puissantes et les plus délirantes sont portées par les grands médias ».

Xavier Raufer : “Dans le monde du numérique, tout est falsifiable !”

28/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
L’affaire du piratage des données de cinquante millions d’utilisateurs Facebook par la société Cambridge Analytica fait couler beaucoup d’encre.

Pour Xavier Raufer, spécialiste en géopolitique et criminologue, la collecte de données est un acte banal. Dans cette affaire, rien ne prouve qu’il y a eu une quelconque interférence avec la campagne du président Trump. L’influence de la Russie reste aussi à démontrer.


Xavier Raufer : “La réédition d’un acte comme celui du 13 novembre est pratiquement devenue impossible”

15/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Deux ans après les attentats du 13 novembre, Xavier Raufer répond à ces deux questions : avons-nous rétabli la sécurité sur le sol français et avons-nous appris de nos erreurs ?

Il fait le point sur le sujet sensible des djihadistes de retour sur notre territoire.

Extrait :

Un 13 novembre est-il encore possible ?

Dans les mêmes circonstances, non. En Europe oui. Mais en France, en l’état, la réédition d’un acte comme celui du 13 novembre est très difficile à envisager. C’est pratiquement devenu impossible.
La police, les services et les gens compétents ont maintenant la recette. Ils savent quels sont les symptômes et les gestes préliminaires. Dès qu’un geste préliminaire est soupçonné, on peut y parer.
Ce n’est pas le cas partout en Europe.

En revanche, nous n’avons pas tiré toutes les leçons de ce qui s’est passé le 13 novembre.
Plus le temps passe, plus on se rend compte que cette opération était extrêmement sophistiquée, elle impliquait des dizaines de personnes différentes. Il y avait dans cette conspiration beaucoup de rôles différents pour beaucoup d’individus différents et plusieurs cercles concentriques avec chacun un niveau de connaissances différent. Il serait fort étrange que tout cela ait pu être monté par des demi-débiles qui un jour étaient au bistrot et le lendemain à la mosquée. C’est mon sentiment.
On peut s’interroger sur l’existence d’un commanditaire et sur sa nature.


Xavier Raufer : “Le pire des bazars règne dans les prisons françaises”

18/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
La semaine dernière, deux détenus de la prison de Fresnes, condamnés pour des délits de droit commun, ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

L’occasion, pour Xavier Raufer, de faire un état des lieux de la Justice française, et plus particulièrement de l’administration pénitentiaire, notamment après les ministères successifs de Rachida Dati et Christiane Taubira.


La vérité sur Karim Cheurfi, l’assassin du policier sur les Champs-Elysées

Karim Cheurfi

02/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le 21 avril 2017, Karim Cheurfi abat le capitaine Xavier Jugelé, policier en service sur les Champs-Elysées. Le terroriste est abattu par les tirs de riposte. Karim Cheurfi était connu des services de police, et pour cause. Il avait une obsession : tuer des policiers. En 2001, après avoir dérobé une voiture, il blesse deux frères qui tentent de l’arrêter, dont un porte un brassard de policier. Deux jours plus tard, en garde à vue, il s’attaque à son gardien. Karim Cheurfi le désarme et tire à 5 reprises. Il blesse grièvement le policier.

Malgré ces faits d’arme, le criminel a le droit à une libération conditionnelle en 2013. A peine un mois après sa sortie, il commet un vol aggravé et retourne à la case prison quelques temps… En 2016, alors qu’il est libre depuis un an, un témoin affirme à la police que Cheurfi s’est radicalisé. Un autre déclare qu’il est à la recherche d’armes et qu’il veut partir en Irak ou en Syrie pour combattre avec les djihadistes.

Karim Cheurfi est inscrit sur le fichier FSPRT (Fichier des radicalisés pour la prévention et radicalisation terroriste), pourtant… il est libre… mais a l’interdiction de sortir du territoire. Qu’à cela ne tienne, il part plus d’un mois en Algérie. Un écart qui lui vaut, à son retour, un simple rappel à la loi. Son sursis n’est pas révoqué toutefois, son dossier est transmis à la DGSI pour être surveillé de près. Encore raté ! Karim Cheurfi parviendra à se procurer des armes de guerre et à attaquer, ce soir du 21 avril 2017, une équipe de policiers… dont un sera assassiné.

Le criminologue Xavier Raufer revient sur cette succession d’incompétences incroyables en plein état d’urgence. Des fautes politiques des responsables au sommet de l’Etat qui ont finalement coûté la vie d’un homme.

Xavier Raufer : « Les médias des milliardaires sont dommageables pour l’information de l’opinion publique ! »

20/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour Xavier Raufer, les “bobo-journalistes” méprisent les faits, les chiffres, la réalité… Et, en premier lieu, en matière de sécurité : « Ils balaient, comme d’anodins faits divers, une criminalité qu’ils occultent systématiquement. »

Décryptage.



Xavier Raufer : “Les médias des milliardaires… par bvoltaire

Xavier Raufer : « Sur la sécurité, chez Macron, il n’y a rien… trois lignes ! »

15/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Xavier Raufer passe en revue les programmes des principaux candidats à l’élection présidentielle (Macron, Hamon, Mélenchon, Fillon et Le Pen) en matière de sécurité.



Xavier Raufer “Sur la sécurité, chez Macron, y… par bvoltaire

Gendarmerie nationale : il est urgent de restaurer cet outil essentiel de la sécurité des Français

21/10/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :

Le dernier numéro de la revue « Sécurité globale », dirigée par le criminologue Xavier Raufer, est consacré au terrorisme islamique

Parmi de nombreux articles passionnants, on relèvera entre autres celui du colonel Fabrice Fanet, qui dresse un portrait au vitriol de l’état actuel de notre gendarmerie. Depuis trente ans, constate le colonel Fanet, les pouvoirs successifs, de gauche mais aussi de « droite » (guillemets), n’ont eu de cesse de casser cet outil essentiel de notre sécurité quotidienne. L’acmé de ce bradage fut, début 2009, la mise sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, de la gendarmerie, qui dépendait précédemment du ministère de la Défense. Cette mesure délétère allait s’accompagner de la suppression de quelque 12 500 postes dans la police et la gendarmerie entre 2007 et 2012. L’ex président Nicolas Sarkozy porte ainsi une responsabilité majeure dans l’état critique de nos forces de sécurité intérieure.

Que faire ?

La gendarmerie doit rejoindre le ministère de la Défense, plaide le colonel Fanet, qui propose également, entre autres, la tenue d’Etats généraux de la sécurité, un audit des Etats majors, le rétablissement des quinze escadrons de gendarmerie dissous sous Sarkozy, ou encore la création d’un système de réservistes bénévoles assurant la synergie entre la population et sa gendarmerie, synergie essentielle en ces temps de terrorisme musulman. On peut difficilement compter sur la vraie gauche ou sur la fausse droite pour prendre la mesure de l’urgence de la situation.