#NosViesComptent : Attentats islamistes – Cachez ces crimes que je ne saurais voir !

nos vies comptent

Alors qu’il ne s’est toujours pas déclaré candidat à la prochaine présidentielle, Eric Zemmour est actuellement l’objet d’une intensive campagne de promotion réalisée par divers groupes plus ou moins officiels. L’un d’entre eux, Génération Z, diffuse sur les réseaux sociaux des photos des victimes des attentats du 13 novembre afin de dénoncer le fanatisme islamique auquel une candidature du journaliste serait censée s’opposer. Ce mouvement utilise ces photos depuis quelques jours avec le hashtag #NosViesComptent.

Cette communication choc n’est pas du goût de tout le monde et une association, « 13onze15 Fraternité Vérité » a annoncé qu’elle allait déposer plainte contre X, déplorant « une utilisation dégoûtante et révoltante des attentats et de la douleur des familles » comme l’a affirmé le président de l’association, Philippe Duperron, qui a lui-même perdu son fils au Bataclan. Le motif de la plainte est la diffusion d’images personnelles et l’incitation à la haine. Si le premier motif semble recevable, le second laisse plus que songeur… En effet, en quoi le rappel des crimes des fous d’Allah serait-il une incitation à la haine ? La réalité est-elle devenue un motif de condamnation ? En effet, on peut tout à fait contester l’opportunité de l’utilisation de ce genre de photos à des fins politiques, on peut même trouver cela fortement déplacé, mais vouloir criminaliser la diffusion d’images tout à fait véridiques, ni retouchées ni falsifiées, apparaît comme une dérive inquiétante et une nouvelle atteinte à la liberté d’expression. D’autant plus que le camp progressiste et immigrationniste ne se gêne pas, lui, pour exhiber des photos choquantes et « instrumentaliser le malheur » à des fins idéologiques. On pense évidemment à la terrible photo (mise en scène d’ailleurs) du corps du petit Aylan, 3 ans, mort sur une plage turque, largement diffusée dans les médias militant pour l’accueil inconditionnel des vagues migratoires. Les grands moralistes de Libé en avaient même fait leur une, sans que cela ne semble déranger personne et sans qu’aucune poursuite judiciaire ne soit envisagée.

Cette affaire est bien entendu à rapprocher des invraisemblables poursuites engagées, à la demande de ministre de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve, contre Marine Le Pen et Gilbert Collard pour avoir, en 2015, eux aussi diffusés des photos des massacres commis par l’organisation Etat islamique (EI) en réponse à l’islamologue Gilles Kepel qui avait osé comparer le FN à Daech au micro de Jean-Jacques Bourdin. Les deux membres du RN avaient toutefois fini par être relaxés, le tribunal admettant qu’il s’agissait d’une « démarche de protestation politique ».

Car non, en effet, montrer la réalité de la barbarie islamiste qui frappe régulièrement la France depuis plusieurs années n’est pas – ne peut pas être – un délit.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 juillet 2021

Pass sanitaire : tout est sous contrôle

pass sanitaire

Depuis mercredi, les Français doivent montrer patte blanche et épaule vaccinée pour aller au cinéma, au musée ou dans des établissements sportifs. En attendant les cafés, transports et restaurants le 1er août… Parallèlement, le texte de loi instaurant ce nouveau système de contrôle, que le gouvernement veut faire adopter à marche forcée pour couper l’herbe sous le pied de la contestation populaire qui ne cesse de croître, est débattu à l’Assemblée nationale.

Pour appuyer la position du gouvernement, le Premier ministre Jean Castex est intervenu au « 13 heures » de TF1, mercredi, pour une nouvelle fois dramatiser la situation et culpabiliser les récalcitrants à l’injonction vaccinale, présentés comme les responsables de tous les maux sanitaires du pays, présents et à venir.

« Dans la 4e vague, on y est », a affirmé le Premier ministre en lançant « un défi collectif » à la population pour atteindre « huit millions de vaccins administrés dans les deux prochaines semaines ». Jean Castex a même agité la menace d’un nouveau confinement si les récalcitrants ne cédaient pas rapidement aux ordres gouvernementaux. Son argumentaire aurait sans doute été plus crédible et efficace s’il n’avait pas cru utile de manipuler les chiffres affirmant que 96 % des 18 000 dernières contaminations (entre lundi et mardi) concernaient des non-vaccinés alors que les bases de données SI-DEP (les cas positifs) et VAC-SI (la vaccination) ne permettent pas encore de disposer de telles informations « croisées » à un rythme quotidien.

Du côté de l’Assemblée nationale, les députés ont entamé l’examen du projet de loi sur ces nouvelles mesures dans une ambiance assez tendue nécessitant de nombreux rappels au règlement. Plus de 1 100 amendements ont été déposés. Pour l’instant, la « droite » n’a pas encore clairement pris position et semble vouloir faire acte d’opposition pour exister dans l’hémicycle mais craint l’accusation d’« irresponsabilité » en cas de vote négatif. L’opposition au texte est plus nette à gauche, notamment à LFI. Le RN devrait également voter contre.

On pourra noter le petit crachat au visage du bas peuple sous la forme du rejet de l’amendement, déposé par des députés LREM, visant à imposer le pass sanitaire au Palais-Bourbon. Pour le président de l’AN, Richard Ferrand, une telle mesure serait « inconstitutionnelle ». En clair, la laisse sanitaire, c’est bon pour les gueux et les lieux qu’ils fréquentent ! Pour l’exemplarité, une fois encore, on repassera…

Rejet également, plus important et particulièrement inquiétant, de la proposition d’amendement soumise par la députée Emmanuelle Ménard et ayant pour but de préciser que l’obligation de présentation du pass sanitaire prendra fin lorsque la pandémie sera suffisamment sous contrôle. Un rejet qui démontre que ce pass, contrairement à ce que se plaisent à penser et à affirmer les naïfs, n’a pas vocation à être simplement temporaire et circonstanciel mais bien à s’inscrire dans la durée et à devenir un nouvel outil permanent de surveillance et de contrôle social.

Personne ne pourra prétendre ne pas avoir été prévenu.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 22 juillet 2021

Tyrannie sanitaire : les protestations se multiplient

aides soignants

Si des millions de Français se précipitent actuellement sur les rendez-vous de vaccination, sans doute en grande partie pour tenter de sauver leurs vacances estivales, un certain nombre de voix s’élèvent par ailleurs, dans différents milieux, pour critiquer et dénoncer les mesures liberticides annoncées par le président Emmanuel Macron.

Ce sont d’abord les professionnels des secteurs les plus concernés qui s’inquiètent de la mise en œuvre du dispositif macronien et de répercussions économiques de celui-ci. En attendant les futurs décrets d’application, l’hôtellerie-restauration « panique », selon les mots d’Hubert Jan, le président de la branche restauration de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), face à ce nouveau coup dur pour leur activité. Dès le mois d’août, si le calendrier présidentiel est tenu, les restaurateurs et bistrotiers devront se muer en flics et en vigiles pour exiger de tous leurs clients (et de leurs salariés) qu’ils aient un pass sanitaire en règle. Une situation « ingérable et intenable » pour de nombreux professionnels qui prédisent à la fois une nouvelle baisse de fréquentation et une multiplication des incidents. Pour des métiers déjà sinistrés par les confinements successifs, les annonces d’Emmanuel Macron sont incontestablement une très mauvaise nouvelle qui condamne leur saison si un report de leur application n’est pas obtenu.

Du côté des milieux culturels, c’est la même stupeur et la même inquiétude. A peine rouverts, cinémas et théâtres se voient contraient de faire le tri parmi les spectateurs qui commençaient à peine à retrouver le chemin de leurs établissements. Le tout, comme d’habitude, dans la rapidité et l’urgence la plus extrême puisqu’ils sont censés mettre en place les nouveaux dispositifs dès la fin du mois de juillet.

L’incompréhension et la sourde colère de ces professionnels sont également partagées et relayées par divers éditorialistes, comme Natacha Polony ou Mathieu Slama. La première dénonce, dans Marianne, le « ton martial » du président pour annoncer des décisions arbitraires, prises sans consultation des partis politiques ni du Parlement, qui vont aboutir à un véritable « enfer quotidien » pour nombre de Français. Le second estime, dans les colonnes du Figaro, que les nouvelles mesures sont « une aberration éthique, juridique et démocratique » et « une rupture fondamentale dans notre contrat social, fondé sur l’adhésion rationnelle du citoyen à l’intérêt général, son consentement libre et éclairé et l’égalité devant le droit ». On ne saurait mieux dire…

Il est malheureusement à craindre que ces protestations, si elles ne sont pas suivies de mobilisations sociales, juridiques, syndicales et populaires, soient insuffisantes pour infléchir la politique de coercition annoncée par un gouvernement qui semble bien décidé à faire du « non-vacciné » à la fois un paria et un bouc émissaire, responsable de tous les maux d’une crise sanitaire que l’exécutif a été incapable de gérer sans transformer le pays en une vaste prison à ciel ouvert.

Néanmoins, mercredi, 20 000 personnes environ sont descendues dans la rue, dans le cadre d’une cinquantaine de manifestations spontanées contre la dictature sanitaire. Des échauffourées ont été notées, à Paris et à Annecy.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 15 juillet 2021

Bagatelles pour un massacre – Criminalité allogène

délinquance violences

Pour les éditorialistes et autres chroniqueurs des médias, « l’ensauvagement de la société » est un thème de débat. Pour les Français, et en l’occurrence les Franciliens, il est une réalité quotidienne de plus en plus insupportable. Jour après jour, les faits divers extrêmement violents se suivent et se ressemblent. Le profil de leurs auteurs aussi.

Ainsi, samedi, un touriste espagnol a été agressé au cutter rue de Rivoli par un Rom sous l’emprise de l’alcool. Blessé à la gorge, le touriste a été pris en charge par les secours et hospitalisé. Heureusement, ses jours ne sont pas en danger. Un simple différend à propos de l’utilisation d’un Vélib’ serait à l’origine de cette attaque qui n’est rien de moins qu’une tentative de meurtre. Plusieurs passants sont intervenus pour appréhender l’agresseur le temps que la police intervienne. L’homme d’origine roumaine a été interpellé par la police et placé en garde à vue.

C’est ensuite en Seine-et-Marne, dans le centre commercial de Claye-Souilly, que deux vendeurs en téléphonie ont été poignardés par un Sénégalais en situation irrégulière qui a été interpellé par les forces de l’ordre. L’une des deux victimes, âgée de 18 ans, a succombé à ses blessures. Le jeune homme venait d’obtenir son baccalauréat. La seconde victime, âgée elle de 20 ans, a été transportée à l’hôpital, dans un état grave. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect, un homme de nationalité sénégalaise âgé de 62 ans, serait venu réclamer un remboursement à la suite d’un « différend commercial ». Confronté au refus des vendeurs, l’homme serait parti avant de revenir armé d’un couteau. Il a alors poignardé les deux vendeurs, et tenté de frapper une troisième personne. En situation irrégulière sur le sol français, comme tant d’autres, il serait également, comme il se doit, connu des services de police pour des affaires de trafic de stupéfiants.

La France n’en finit décidément plus de mesurer la « chance » que représente l’immigration.

L’effroyable répétition d’actes toujours plus barbares, commis pour des motifs totalement futiles et dérisoires, pourrait nous conduire à une forme de lassitude, nous poussant peu à peu à intégrer cette folie comme constituant un état « normal » et définitif auquel il faudrait se résigner. Pourtant, la violence endémique que nous subissons n’est pas une fatalité, elle est le produit de l’impuissance volontaire et des multiples démissions des politiques qui nous gouvernent depuis trop longtemps. Et si nous évoquons régulièrement dans nos colonnes ces faits divers aussi odieux que tragiques, ce n’est pas par voyeurisme malsain ou appétence macabre, mais pour que les victimes ordinaires ne soient pas oubliées, pas plus que les responsabilités de ceux qui nous ont conduits dans ce qui ressemble chaque jour davantage à un enfer, cette « France Orange mécanique » implacablement décrite par Laurent Obertone.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 juillet 2021

Nivellement par le BAC

baccalauréat

Le « bachot » est mort et enterré. Toutes les personnes un tant soit peu sérieuses le savent, le disent et le répètent depuis des années. Pourtant, une fois encore, on a rejoué en ce début d’été la grande comédie de cet examen aussi coûteux que désormais sans valeur, dans des conditions encore plus ubuesques que par le passé, crise sanitaire oblige. Les résultats viennent de tomber. Va-t-on enfin atteindre les 100 % d’admission exigés par notre société inclusive et égalitaire ?
Pas tout à fait, mais on s’en approche ! Et n’en doutons pas, les lycées des banlieues se distingueront tout particulièrement, comme chaque année, par l’excellence de leurs résultats, prouvant ainsi que ces zones que certains mauvais esprits présentent comme des territoires perdus de la République sont en réalité des pépinières de talents et de futurs brillants étudiants.

En attendant, dans l’académie de Bordeaux par exemple, 91,8 % des candidats ont été admis dès le « premier tour ». Du côté du baccalauréat général, on atteint les 95,9 %, en hausse de 0,7 point par rapport à l’édition 2020, tandis que le baccalauréat technologique pointe à 91,2 %, en baisse de 0,8 point, tandis que les séries STMG, STL, ST2S et STD2A atteignent respectivement 88,3 %, 91,1 %, 94 % et 96 % de réussite avant la session de rattrapage. On pourra noter que pour la série S2TMD, le taux de réussite atteint les fameux 100 %. Des chiffres à faire pâlir d’envie un chef d’état africain !

Il est vrai que cette année, toutes les conditions étaient réunies pour battre les records précédemment établis. Allègement du nombre d’épreuves écrites, priorité donnée au contrôle continu et même choix de la note la plus avantageuse entre les deux dans certains cas comme pour la composition de philosophie. Pas vraiment de quoi exciter l’ardeur studieuse de nos chers lycéens.

Alors, au final, à quoi sert cet examen à peu près gagné d’avance et largement démonétisé ? A tromper une jeunesse à demi illettrée en lui laissant croire qu’elle a le niveau suffisant pour entamer des « études supérieures » ? A maintenir artificiellement en vie un vieux totem de l’Education nationale ? On peine à trouver des explications satisfaisantes tant il est évident que ce qui était jadis un instrument de la « méritocratie républicaine » est devenu un gadget trompeur et sans valeur – qui ne fait que repousser la sélection à plus tard –, victime de la massification de l’enseignement secondaire et de l’esprit égalitariste du temps. Le « bac » version 2021 ne fait qu’entretenir les illusions des naïfs, des sots et des menteurs qui continuent à prétendre que « le niveau monte ». Il est grand temps de le réformer radicalement, en sens inverse de ce qui a été fait jusque-là, ou de le supprimer. Pour revenir au réel.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 7 juillet 2021

L’État galère – La justice s’acharne sur les patriotes

répression patriotes

« Incitation à la haine », délit d’autodéfense. Pendant que des peines de prison sont requises contre deux anciens porte-parole de Génération identitaire, un militant angevin de L’Alvarium est condamné à 10 mois ferme (avec mandat de dépôt) pour avoir résisté à une attaque des antifas contre leur local associatif. L’embastillement des opposants : dernier recours d’un régime aux abois.

Quatre mois de prison avec sursis ont ainsi été requis, mercredi 16 juin, contre ces deux militants. L’ancien porte-parole est poursuivi pour « provocation à la haine raciale » tandis que Jérémie Piano doit répondre de l’accusation d’« injures publiques ». Le procureur de la République de Saint-Gaudens, Christophe Amunzateguy, a également réclamé 4 000 euros d’amende pour chacun. La décision a été mise en délibéré au 9 septembre.

Cette mise en accusation fait suite à la mise en ligne de vidéos sur YouTube à l’occasion de l’opération de sécurisation des frontières face à l’afflux de migrants clandestins organisée le 19 janvier au col du Portillon, à la frontière entre la France et l’Espagne. Vouloir protéger les frontières du pays est donc un crime apparemment inexpiable pour l’Etat français.

Argutie

Le procureur reproche à l’ancien porte-parole de GI, étudiante de 21 ans, d’avoir « stigmatisé » les migrants en affirmant qu’il était « scandaleux qu’un migrant puisse traverser la frontière ». Des propos qui, selon lui, caractérisent « ce passage de la frontière comme un danger, c’est une spéculation sur la notion de danger alors que rien n’est argumenté ». On reste ébahi devant une telle argutie et la disproportion de la peine réclamée pour punir ce terrible forfait.

Pour Jérémie Piano, le procureur a dénoncé « un appel à la révolte » et « la construction d’un discours stigmatisant », le jeune homme évoquant « une invasion migratoire », « des milliers de clandestins déjà en France » dont « probablement des voleurs, des violeurs et des terroristes en puissance ». Rappelons que ces propos faisaient suite au massacre de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice, commis par un terroriste islamiste ayant profité d’une filière d’immigration.

D’évidence cette nouvelle procédure judiciaire a tout du procès politique visant à criminaliser le moindre discours anti-immigration et à intimider les patriotes qui voudraient s’engager pour la protection de leur identité et de leur pays.

Par ailleurs, à la suite à ce procès, Thaïs d’Escufon a été remerciée par son employeur à temps partiel, le candidat RN Sébastien Chenu, celui-ci affirmant qu’il « n’avait pas connaissance des engagements de son employée », engagements qui ne sont donc apparemment pas les siens. On pourra bien sûr être surpris, voire choqué, par cette décision qui ne révèle pas un très grand courage face aux oukases du système. D’autant plus que l’on apprenait dans le même temps la condamnation à dix mois de prison, avec mandat de dépôt, d’un militant de l’association patriote angevine L’Alvarium, coupable d’avoir défendu le local du mouvement face à des antifas venus le détériorer.

Face à un tel niveau de persécutions, la solidarité des nationaux ne devrait pas être une option mais bel et bien une nécessité vitale.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 juin 2021

La « marche des libertés » fait un flop – Enfarinade et jérémiades

farine Mélenchon

Sale semaine pour Jean-Luc Mélenchon. Accusé de complotisme, contesté dans son propre camp, en chute libre dans les sondages, le Lider minimo de La France insoumise comptait sur une « grande mobilisation nationale contre les idées d’extrême droite » pour tenter de se relancer. Las, les manifestations n’ont rassemblé que quelques troupes étiques et les médias n’en ont retenu que « l’enfarinade » du candidat à l’élection présidentielle.

L’extrême gauche, qui aime jouer à se faire peur et à se croire en « résistance », organisait donc, samedi dernier, une série de défilés pour dénoncer la fameuse « menace d’extrême droite » qui est, comme chacun sait, le problème numéro un du quotidien des Français. C’est au départ de la manifestation parisienne, alors qu’il répondait aux questions des médias, que Jean-Luc Mélenchon a été « enfariné » par un individu rapidement écarté par le service d’ordre.

Prenant alors des accents dramatiques, le chef de La France insoumise a déclaré : « Il y a une grande tension. Là, je ne sais pas quel était le motif de me jeter de la farine dessus… C’est vraiment un seuil qui a été franchi. » Puis il a ajouté, avec de mâles accents : « Si vous ne me voyez pas plus ému que ça, c’est parce que ça aurait pu être pire… C’est fait pour intimider… Même si c’est pénible, il ne faut pas reculer. » Un véritable héros de la démocratie !

L’auteur présumé du jet de farine s’est présenté après les faits devant plusieurs journalistes comme un « souverainiste », « très énervé » et qui « ne croit pas au débat ». Il a été interpellé par les forces de l’ordre, ainsi qu’une seconde personne. Placés en garde à vous, ils seront jugés le 7 juillet pour violences sur personne chargée d’une mission de service public et complicité. Jean-Luc Mélenchon n’a pas porté plainte, estimant que c’était à l’Etat de le faire puisqu’il s’agissait d’« une agression contre un droit constitutionnel, celui de manifester ».

Malgré cet ajout inattendu de farine, la pâte gauchiste n’a pas levé et le bilan de la journée de mobilisation n’est guère réjouissant pour les sentinelles de la république en danger.

En effet, lancée par le député « insoumis » Eric Coquerel et le porte-parole de Génération.s Thomas Portes, la « marche des libertés » n’a réuni que 37 000 personnes dans toute la France, dont 9 000 personnes dans la capitale, selon les autorités (150 000 participants dans le pays, dont 70 000 à Paris, selon les organisateurs). Des chiffres qui frisent le ridicule lorsque l’on se rappelle que ce sont plus de cent organisations – de la CGT à l’Unef en passant par Attac, Oxfam, Youth for climate, France Nature Environnement, etc… – qui appelaient à manifester.

Face à cette déroute, on pourrait finir par penser que le bon peuple de France a d’autres préoccupations et d’autres priorités que de participer à une énième pantomime « antifasciste ». On en frémit…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 14 juin 2021

Requiem pour un front (républicain)

front républicain

La maçonnerie républicaine n’est plus ce qu’elle était et le mur qu’elle se plaisait depuis des années à construire collectivement face au mouvement national, pour empêcher celui-ci d’accéder aux responsabilités politiques locales comme nationales, est semble-t-il en voie de s’écrouler. C’est en tout cas ce que pense Le Monde, le journal de référence (des profs de gauche), qui tire la sonnette d’alarme dans un long article angoissé.

Selon l’autre quotidien du soir, c’est à la préfecture de Cahors que le drame se serait noué lorsque le maire socialiste de la ville, Jean-Marc Vayssouze-Faure, évoquant les élections régionales des 20 et 27 juin, aurait demandé au président de la République quelle serait la consigne de l’Elysée aux troupes de La République en marche (LRM) au soir du premier tour en cas de risque de victoire du Rassemblement national (RN).

« Je demanderai aux forces républicaines de se tenir ensemble », aurait alors répondu Emmanuel Macron. Jusque-là, rien de nouveau ni de préoccupant pour les adeptes du sauvetage de la démocratie par les alliances contre nature et la prise en otage des élections. Mais le chef de l’Etat aurait refusé de préciser si cela se traduirait par un retrait pur et simple des listes de la majorité, se contentant d’affirmer qu’il « prendrait la mesure de la situation le moment venu ». D’où l’inquiétude naissante quant à l’avenir du « front républicain » que certains observateurs déclarent déjà mort et enterré. Une anxiété d’autant plus importante que le Rassemblement national est donné en tête par les sondages dans six régions métropolitaines sur treize… Les digues qui permettaient aux co-responsables de la catastrophe, de droite comme de gauche, de se maintenir aux (bonnes) affaires malgré la pression populiste vont-elles céder ?

Petits arrangements entre amis

Face à cette horrifique perspective, l’entourage d’Emmanuel Macron affirme qu’il faut « réinventer » le front républicain et avance l’idée d’une « fusion technique » au second tour entre les opposants au RN, plutôt que l’hypothèse d’un retrait qui pourrait signer l’effacement du jeune parti présidentiel en mal d’existence locale.

Les macronistes parlent donc désormais d’un « rassemblement républicain » au second tour qui verrait le « parti républicain » (le RN, malgré tous ses efforts de normalisation et de « dédiabolisation » n’étant toujours pas considéré comme tel…) arrivé en tête intégrer différents candidats des autres listes « républicaines » qualifiées, démontrant ainsi au passage le caractère parfaitement interchangeable de tous les représentants des formations du système.

Cette nouvelle émétique tambouille électoraliste parviendra-t-elle une fois encore à sauver la peau usée des gérants de la décadence française et à entraver l’expression populaire de ceux qui croient, à tort ou à raison, au sursaut national grâce au parti de Marine Le Pen ? Réponse dans quelques jours désormais…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 11 juin 2021

Football – Croates et Hongrois ne plient pas genou

genou à terre football

Le football professionnel moderne, entre mercenariat de ses joueurs, scandales financiers et frasques de ses « stars », n’offre plus guère d’occasions de s’enthousiasmer, ou même de simplement se réjouir. C’est pourquoi, dans ce morne paysage où affairisme et démagogie publicitaire s’entremêlent, il convient de souligner la dignité du comportement des équipes nationales croate et hongroise qui ont refusé de se soumettre aux injonctions masochistes du politiquement correct.

En effet, le responsable des relations avec les médias de la sélection croate, Tomislav Pacak, a confirmé aux journalistes que l’équipe nationale n’avait pas l’intention de mettre un genou à terre avant les matchs de l’Euro comme c’est devenu la grotesque habitude dans les stades depuis le décès de George Floyd et l’explosion du mouvement Black Lives Matter. Lors d’une conférence de presse, Pacak a expliqué que ce « rituel » censément antiraciste ne faisait pas partie des protocoles de l’UEFA et que l’instance dirigeante du football européen tout comme les joueurs et l’encadrement de l’équipe croate étaient opposés à l’introduction de la politique dans le sport.

De son côté, l’équipe de Hongrie est elle aussi restée debout face à des joueurs irlandais un genou à terre sur la pelouse du Stade Ferenc-Szusza de Budapest, à l’occasion d’un match amical de préparation à l’Euro 2020 (reporté à 2021 du fait de la crise du Covid-19). Des Irlandais qu’on a connus plus fiers et courageux en d’autres temps et qui ont d’ailleurs été copieusement hués par le public magyar.

On peut également noter que, quelques jours auparavant, lors des matchs opposant l’Angleterre à l’Autriche puis à la Roumanie, une partie du public britannique a également sifflé le fait que les Three Lions mettent le genou à terre. Face à cette bronca, signe qu’une partie de la population anglaise commence à en avoir sérieusement soupé de la contrition et de l’ethnomasochisme, le sélectionneur anglais Gareth Southgate a déclaré dans les colonnes du journal The Guardian : « Je crois que nous sommes dans un cas de figure où certains pensent qu’il s’agit d’une prise de position politique, à laquelle ils n’adhèrent pas. Mais les joueurs ne le font pas pour ce motif-là. » Pour quel motif alors le font-ils ? Ça, le technicien britannique ne l’a pas expliqué…

Même si la réaction du public anglais laisse entrevoir un espoir de révolte face aux diktats de l’antiracisme coercitif, on peut néanmoins une nouvelle fois noter une profonde césure entre l’Europe de l’Ouest, engluée dans le conformisme bien-pensant et la reptation face aux officines communautaristes, et l’Europe de l’Est où la dignité et la fierté nationale prévalent encore.

Pour combien de temps ? On peut en effet légitimement se poser la question au regard de l’acharnement de l’Union européenne et des lobbys mondialistes (du type Open Society de George Soros) à casser les résistances morales et identitaires des récalcitrants, notamment à grands coups de chantage aux subventions et de propagande LGBT (QI+++)…

En attendant, c’est au moins un peu de vent frais qui nous vient de là-bas…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 juin 2021

Macron – Giflé par le réel

Macron Gifle

Drame et émoi national ! Lors d’un déplacement dans la Drôme, le président de la République a été souffleté par un individu immédiatement maîtrisé par le service de sécurité. Si cet incident est évidemment regrettable et condamnable, il a donné lieu à un véritable raz de marée de réactions plus outrées et délirantes les unes que les autres, démontrant une fois de plus l’écart abyssal existant entre la vie quotidienne des Français et celle, totalement hors sol, des prétendues « élites » hexagonales.

En effet, dans un pays où chaque jour des anonymes innocents tombent sous les coups de la racaille, où les attaques terroristes se multiplient, où l’on peut être lynché et massacré pour une cigarette refusée ou un regard mal interprété, où des jeunes mineurs s’entretuent à coups de barre de fer et où des policiers se font attaquer à chaque intervention quand ils ne se font pas tirer dessus, cette simple gifle assénée à une personnalité sensément « intouchable » semble avoir soudain fait prendre conscience aux médias comme aux politiques de la réalité concrète de la « violence », même très relative en l’occurrence. Tout à coup, la dite violence, l’ensauvagement de la société, ne sont plus des « fantasmes d’extrême-droite », les fruits d’un vague « sentiment sécurité » exprimé par un populo toujours en train de se plaindre et de de râler mais quelque chose de bien tangible qui peut atteindre même les plus privilégiés, même les plus haut placés, même les plus protégés ! Horreur et damnation ! Stupeur et tremblements ! D’où l’incroyable branle-le-bas de combat qui a suivi l’incident et l’invraisemblable surenchère de commentaires scandalisés et de condamnations sentencieuses qui ont, pour nombre d’entre elles, largement dépassé le stade du ridicule. A titre d’exemple, on pourra citer l’ineffable BHL qui n’a pas hésité à évoquer, en vrac, l’attentat du Petit Clamart et les chemises noires mussoliniennes, tandis que Jean-Luc Mélenchon –qui semble décidé à s’enfoncer chaque jour davantage dans le marécage du grotesque – affirmait que cet acte était la réalisation de ses prédictions et la démonstration du passage à l’acte des « violents ».

Pour tous ces doctes messieurs donc, quand des migrants frappent au couteau des passants au hasard dans la rue, c’est un regrettable fait divers ; quand un policier est tué à bout portant par un dealer, c’est le risque professionnel et quand une gamine est violée en groupe dans une cave, c’est le cri de détresse affective et sociale d’une population en difficulté d’intégration. Par contre, une petite gifle donnée au Président (ou à tout autre représentant des « élites »), c’est un atroce et abominable attentat, révélateur de l’insupportable violence de notre société ! C’est même carrément l’ombre du « fâââscisme » qui s’étend sur notre pays et contre laquelle il faut se mobiliser avec la plus grande vigueur et de toute urgence !

Force est ainsi de constater que, face à la violence comme face à beaucoup d’autres phénomènes, l’égalité proclamée à tout bout de champ par le discours républicain n’est qu’une pure fiction qui ne trompe désormais que les plus naïfs.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 9 juin 2021

« Migrants » contre police – Bataille rangée à Calais

migrants calais police

Calais, ville martyre. La situation de la sous-préfecture du Pas-de-Calais, goulot d’étranglement de l’immigration clandestine rêvant d’Angleterre, est toujours aussi explosive. Pour preuve, les très graves incidents qui ont émaillé la semaine dernière et abouti à une véritable bataille rangée entre migrants clandestins et forces de l’ordre.

Tout a commencé par les habituelles bagarres entre « migrants », le « vivre-ensemble » entre communautés « exilées » (volontaires) ne fonctionnant pas plus que dans le reste de la société. Ainsi, dans la nuit de mardi à mercredi, l’une de ces rixes a pris de l’ampleur et quatre migrants ont été blessés. Les forces de l’ordre sont alors intervenues et, comme il est de coutume dans ce genre de circonstances, les adversaires se sont alors réconciliés pour se liguer contre elles. Les policiers ont alors dû faire face à un nombre croissant de migrants particulièrement vindicatifs, armés de bâtons, de pierres et de barres et fer. Les faits se sont déroulés aux abords de la rocade portuaire, dans la zone des Dunes et près du port.

Les affrontements, particulièrement violents, ont éclaté vers 3 h 30 et ont duré presque toute la nuit. Visés par une pluie de projectiles divers (dont notamment des conserves alimentaires distribuées par de généreuses associations…), les CRS ont tenté de disperser les émeutiers à coups de gaz lacrymogènes mais ils se sont bientôt retrouvés confrontés à plus de 300 migrants venus en découdre, certains munis de clubs de golf voire de haches, selon certains témoins. Plusieurs véhicules ont été incendiés. Des centaines de grenades lacrymogènes auraient été tirées pour tenter de rétablir la situation qui ne sera véritablement sous contrôle que dans la matinée.

Bilan de cette nuit de guérilla : 30 CRS blessés, sept hospitalisés, dont l’un assez gravement touché, et une seule interpellation, celle d’un ressortissant érythréen de 22 ans qui a été placé en garde à vue !

De quoi susciter l’ire des syndicats de police qui dénoncent une fois de plus le pourrissement de la situation, l’absence de solution politique et la multiplication des agressions, de plus en plus violentes, dont ils sont l’objet de la part des migrants clandestins. « Le problème migratoire évolue avec les beaux jours et on fait face à des migrants violents, qui n’hésitent plus à venir armés pour blesser les collègues gravement », a notamment déclaré Manuel Vanoeteghem, adjoint au délégué régional d’Alliance Police nationale CRS.

Les perspectives sont, hélas, bien sombres pour la ville du Nord et les forces de police chargées d’y maintenir un semblant d’ordre car le pouvoir macronien ne semble pas envisager de mettre en place les seules mesures susceptibles de ramener la paix et la tranquillité à Calais : l’expulsion de tous les clandestins, accompagnée d’une fermeture complète des frontières à tout nouveau flux migratoire. Tant que ces mesures de bon sens ne seront pas appliquées, le chaos perdurera.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 7 juin 2021

Coups d’état – Médias, police, procureur… Offensive générale contre L’Alvarium

L’Alvarium

Il ne fait pas bon être militant patriote et identitaire en ce moment à Angers. En effet, depuis quelques semaines, l’association L’Alvarium, qui œuvre à la défense de l’identité, du patrimoine, et à la promotion de la justice sociale, est l’objet d’une violente campagne de dénigrement et de diffamation de la part de la presse locale, relayée par certains élus. Une campagne qui a abouti, hier, à une invraisemblable opération de police visant un certain nombre de militants, leurs domiciles ainsi que les locaux du mouvement.

Tout a commencé par une altercation aux abords du local identitaire, les militants présents sur place ayant repoussé virilement une poignée d’antifas venus tenter une fois encore de dégrader les lieux en y apposant des autocollants. Les courageux gauchistes – soudainement beaucoup moins « anti-flics » que dans leurs slogans et discours – ayant couru porter plainte au commissariat, la presse du système s’est empressée de relayer l’affaire, en la grossissant autant qu’il était possible afin de pouvoir agiter l’étendard mité de la « menace fasciste ». Confronté à la vindicte des journalistes, de certains élus et de vieux professionnels de diverses officines subventionnées, Jean-Eudes Gannat, le porte-parole de l’association, a fait front et revendiqué le droit à l’autodéfense face aux provocations et aux tentatives d’intimidation, toujours impunies, des idiots utiles du système.

Les choses auraient pu (auraient dû) en rester là. Mais c’était sans compter sur l’acharnement du système à détruire toute dynamique de résistance, même locale.

Ainsi, hier matin à 6 heures, les forces de l’ordre ont fait irruption dans les locaux de L’Alvarium pour une perquisition. Plusieurs adhérents ont également été visités par les forces de l’ordre et certains placés en garde à vue. Finalement, ce sont plus de trente policiers et gendarmes qui ont été mobilisés pour cette opération dont le caractère urgent et prioritaire n’échappera à personne dans le contexte de violence endémique et de menace terroriste que connaît la France actuellement. Le procureur a même évoqué des écoutes téléphoniques qui auraient été mises en place depuis des mois… Décidément l’argent du contribuable est une fois encore bien employé.

Les moyens mis en œuvre paraissent d’autant plus disproportionnés que les faits reprochés aux jeunes militants sont dérisoires, puisqu’il ne s’agirait apparemment même pas de la bagarre évoquée plus haut mais d’une improbable histoire de drapeaux volés devant une gendarmerie… Un vol que réfute avec fermeté l’organisation dans un communiqué où elle dénonce « une opération politique menée de concert avec les services de renseignement [qui] n’a d’autres buts que de nous discréditer, nous ficher et faire pression sur nous ». En effet, cette opération (qui n’est pas sans rappeler la scandaleuse « affaire de Châteauroux » longuement évoquée par Francis Bergeron dans ces colonnes) pourrait fort bien avoir pour but la constitution d’un dossier en vue d’obtenir une dissolution comme celle qui a récemment frappé Génération identitaire. Pour les tenants et garde-chiourme du système, il semble vraiment insupportable et intolérable de voir des jeunes s’engager pour leur terre et leur patrie, porter assistance aux démunis autochtones et mettre en valeur leur patrimoine ancestral. Ils veulent les décourager et les châtier. A nous de les défendre.

Pour soutenir L’Alvarium : https://serviam-alvarium.fr/

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 3 juin 2021

Au revoir « l’état d’urgence », bienvenue au « pass sanitaire » !

pass sanitaire

La loi encadrant la sortie de l’état d’urgence sanitaire a été promulguée au Journal officiel. Cela pourrait sembler être une bonne nouvelle, cela ne l’est, hélas, que très partiellement, le texte laissant craindre le passage d’une situation d’exception temporaire à un état permanent de contrôle « sanitaire » et de limitation des libertés individuelles.

Le texte voté comporte 18 articles qui donnent un cadre légal aux mesures de déconfinement annoncées par le gouvernement, sans pour autant, bien sûr, « baisser la garde face à l’hypothèse d’une reprise épidémique ». L’état d’urgence prendra donc fin le 30 septembre et non fin octobre comme l’avait souhaité initialement l’exécutif.

Cette promulgation s’inscrit dans un contexte de décrue des contaminations au Covid-19 et d’élargissement et d’accélération de la vaccination (le vaccin pour tous, c’est maintenant !), la perspective des vacances et autres voyages d’été semblant prendre le pas sur les inquiétudes quant à l’efficacité et l’innocuité de celle-ci.

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en France est aujourd’hui passé sous la barre des 18 000, et 3 200 personnes sont actuellement en soins critiques, selon les données de Santé publique France. Parallèlement, 24,5 millions de personnes ont reçu une dose de vaccin (soit 36,7 % de la population totale et 46,8 % de la population majeure) et 10,3 millions de personnes ont reçu deux doses, selon le ministère de la Santé.

En attendant la fin de l’état d’urgence, cette nouvelle (énième) loi fixe donc les dispositions qui peuvent être prises par le gouvernement pendant cette période en cas de nouvelle « vague » pandémique : réglementation de la circulation des personnes ou des véhicules, ouverture ou fermeture de certains lieux au public, couvre-feux… Elle entérine également la mise en place, épineuse et controversée, du « pass sanitaire » qui devrait – du moins dans un premier temps – être limité aux grands rassemblements de plus de 1 000 personnes et aux lieux ne « permettant pas le respect des gestes barrières ». Il rentrera en vigueur le 6 juin.

Pour le citoyen, rien de très nouveau, le port du masque continuant à être la règle, le couvre-feu restant possible et prévu pendant les trente prochains jours à compter du 1er juin, et des reconfinements locaux pouvant être décidés.

Les députés de gauche (Gauche démocrate et républicaine, France insoumise, PS) ont décidé de saisir le Conseil constitutionnel, jugeant que ce « pass donne des pouvoirs très importants au gouvernement sur des bases beaucoup trop vagues et imprécises ». Quant aux députés de la droite nationale, on ne les a guère entendus sur le sujet… On peut le regretter.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 2 juin 2021

Terroriste fou, justice schizophrène – Quand les « déséquilibrés » se « radicalisent »

déséquilibrés

Qui est Ndiaga Dieye, l’homme qui a tenté d’assassiner au couteau une policière dans la banlieue de Nantes vendredi ? Comme son nom l’indique et comme s’est empressé de le déclarer Gérald Darmanin – toujours soucieux d’éviter un quelconque « amalgame » entre explosion de la criminalité et immigration –, il s’agit d’un « Français, né en France ». Un « Français comme les autres » donc, au profil néanmoins particulièrement « chargé ».

Ndiaga Dieye est en effet un multirécidiviste, condamné pas moins de 19 fois pour des faits tels que « séquestration » ou « vol avec violences ». Il a ainsi passé presque la moitié de sa vie en prison, où il a été diagnostiqué schizophrène et s’est par ailleurs « radicalisé ». Depuis sa dernière libération en mars dernier, cet homme de 39 ans avait retrouvé un emploi et un logement, grâce à une association d’insertion de La Chapelle-sur-Erdre. Encore un bel exemple de charité utile et bien ordonnée.

L’individu, décrit – comme toujours – par son voisinage comme étant « très calme et très discret », a donc cette fois tenté de tuer à coups de couteau une policière municipale avant de s’enfuir avec l’arme de service de celle-ci. Après avoir séquestré une jeune femme pendant plus de deux heures durant sa fuite, il a ensuite ouvert le feu sur les gendarmes, blessant deux d’entre eux avant d’être abattu.

En 2016, Ndiaga Dieye avait été signalé pour sa pratique rigoriste de l’islam et inscrit au Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Un signalement dont une fois de plus on peut légitimement douter de l’utilité et de l’efficacité.

D’ordinaire, les médias du système nous présentent les auteurs de ce genre de faits criminels, devenus tragiquement banals, comme des « déséquilibrés » dont les agissements n’ont rien à voir avec l’islam ou l’islamisme. Cette fois, c’est la double peine, on nous parle d’un individu à la fois « déséquilibré » et « radicalisé », ce qui n’empêche évidemment pas certains de chercher à trouver des excuses au criminel au nom de sa supposée « maladie mentale » qui devrait pourtant être, en matière de dangerosité pour son environnement et pour la société, une circonstance aggravante.

Parmi les nombreux commentaires qui ont accompagné le drame, Jean-Luc Mélenchon s’est une fois encore particulièrement distingué dans l’abjection et la négation du réel. Sans avoir un seul mot pour la policière agressée, le président de La France insoumise n’a pas hésité à présenter Ndiaga Dieye comme une « victime » des défaillances du système psychiatrique français en s’indignant sur Twitter en ces termes : « Comment un malade atteint de schizophrénie a-t-il pu être abandonné sans accompagnement médical ? 31 000 lits de psychiatrie de moins en 30 ans : voilà le résultat. » La vraie question serait pourtant plutôt de savoir comment un homme politique peut déblatérer de telles odieuses inepties sans être totalement et définitivement discrédité.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 31 mai 2021

L’homme blanc en camp de rééducation

Lockheed Martin homme blanc

Il faut chaque jour se pincer un peu plus fort pour parvenir à croire à la réalité du spectacle absurde et délirant que nous offre l’actualité. Aujourd’hui, on apprend grâce au site d’information Fdesouche que Lockheed Martin, le leader mondial de l’industrie militaire, a organisé un véritable stage de « rééducation de l’homme blanc » pour ses principaux cadres.

Lockheed Martin, né en 1995 par la fusion de deux groupes aéronautiques (Lockheed et Martin), est le leader mondial dans les domaines de la défense et de la sécurité. C’est une société qui pèse plusieurs dizaines de milliards de dollars et est notamment connue pour ses avions de combat, le F-16, le F-22 et le F-35.

Confronté à des enjeux stratégiques cruciaux et à une concurrence internationale féroce, ce géant de l’industrie a pourtant pour priorité le reformatage idéologique de ses cadres blancs afin qu’ils intègrent encore un peu plus et un peu mieux les nouveaux dogmes de la « cancel culture » et du totalitarisme idéologique « Black Lives Matter ».

Ainsi, Lockheed Martin a récemment envoyé un certain nombre de ses cadres dirigeants et stratégiques effectuer un « stage » de trois jours afin de déconstruire leur « culture d’hommes blancs » et d’expier leur fameux « privilège blanc ». Parmi les participants figuraient notamment un ancien général trois étoiles et le vice-président de la production pour le programme de chasseurs F-35 (d’un budget de 1,7 milliard de dollars).

Cet important et même fondamental « séminaire » a été confié au cabinet de conseil « White Men As Full Diversity Partners » (déjà tout un poème…), dont l’objectif annoncé est de permettre aux hommes blancs de se « réveiller ensemble » (Awaken Together) : comprendre « prendre conscience de leur abominable condition de privilégiés et d’exploiteurs et demander pardon pour celle-ci ».

Au programme de ce stage de rééducation : récitation de 50 (rien de moins…) « privilèges blancs », puis autant de « privilèges masculins » et enfin de « privilèges hétérosexuels », réflexion sur les difficultés des employés « issus des minorités », remise en cause des stéréotypes de la « culture blanche », etc.

Si après trois jours de ce bourrage de crâne les infâmes cadres blancs n’ont pas compris qu’ils devaient leur poste à un non moins infâme racisme systémique et qu’il convenait de s’en excuser auprès de toutes les minorités par un exercice quotidien de génuflexion et de reptation, c’est à désespérer de la nature humaine ! Après l’antiracisme, le racisme inversé… Après « Touche pas à mon pote !», « Prosterne-toi devant mon pote ! »… Mais où s’arrêtera donc cette folie ethno-masochiste ?

Si, comme le dit Julien Freund, « une civilisation ne subsiste que par la foi qu’elle a en elle-même », les Etats-Unis, et plus généralement tout l’Occident (ou du moins ce qu’il en reste), semblent bien mal embarqués.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 28 mai 2021

Guignol à L’Élysée – Toujours plus de démagogie !

Guignol Macron

« Jupiter » est redescendu sur terre. Et au ras des pâquerettes même ! En effet, Emmanuel Macron s’est adonné ce week-end à un exercice de « séduction de la jeunesse » particulièrement grotesque qui décrédibilise et dégrade encore un peu plus – si tant est que cela soit possible – la fonction présidentielle.

Jamais en retard d’une stratégie de haut niveau, le Président Macron a en effet cru bon d’inviter à l’Elysée deux (plus si) jeunes « youtubeurs », très populaires, « MacFly et Carlito », afin de participer avec eux à un « concours d’anecdotes » diffusé dimanche 23 mai et déjà visionné près de neuf millions de fois.

Ceux qui penseraient qu’en ces temps de crises multiples – à l’heure où des policiers tombent sous les balles des voyous et où l’économie nationale retient son souffle – le premier personnage de l’Etat devrait avoir autre chose à faire, sont des tristes sires et des rabat-joie qui ne comprennent pas l’urgence de « renouer le dialogue avec la jeunesse » à travers ce genre de « happening » humoristique et « sympa ». Car apparemment, en tout cas selon l’avis des experts en communication présidentielle, la « jeunesse » ne peut comprendre que la gaudriole et le divertissement bas de gamme. C’est dire en quel degré d’estime on la tient.

Au programme de cette improbable rencontre avec les deux « humoristes », toutes baskets et bonnet rutilants sortis : blagues sur le foot, passionnantes anecdotes de vacances ou de concerts, et même quelques « écarts de langage » du Président (quelle transgression audacieuse !).

Pendant près de 40 minutes, Emmanuel Macron a donc ainsi fait face aux deux youtubeurs, chaque protagoniste devant raconter une anecdote, charge à « l’adversaire » de déterminer si celle-ci est vraie ou fausse. A l’issue de cette « joute » digne d’une cour d’école, le président de la République s’est engagé à mettre en évidence sur son bureau une photo des deux « influenceurs » (6,6 millions d’abonnés à leur chaîne youtube) lors de l’une de ses prochaines interventions télévisées. Rappelons que « MacFly et Carlito » ont bâti leur succès sur des vidéos du type « On dit des dingueries dans le micro d’une grande gare », « On fait des trucs idiots à ne pas reproduire chez soi », « On appelle des gens au hasard dans nos téléphones » ou « On dort chez un de nos abonnés… »…

Et dire que certains naïfs à droite s’étaient enthousiasmés lors de la prise de fonction d’Emmanuel Macron en parlant de « retour à la verticalité » et de « restauration » de la fonction présidentielle !

Tout au contraire, le mari de Brigitte n’est parvenu qu’à faire davantage dégringoler l’image de l’autorité républicaine suprême, l’abaissant jusqu’au plus parfait ridicule, à force de démagogie, de clientélisme, de « marketing » et de volonté assez pathétique de « faire jeune et moderne » en tentant de coller au plus près des modes les plus imbéciles et vulgaires du temps.

Bienvenue en idiocratie !

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 25 mai 2021

Hôtel Beauregard – L’effacement des visages

Hôtel Beauregard

La crise sanitaire que nous traversons, où se mêlent allègrement le grotesque et le tragique, offre indéniablement une excellente matière première aux romanciers et plus particulièrement à ceux qui sont adeptes de la dystopie. C’est le cas de Thomas Clavel qui nous offre un nouveau roman en forme de vertigineuse plongée dans le monde de la « 4e vague » du virus covidien.

Un monde où la propagande hygiéniste s’est encore accrue de plusieurs degrés, où la litanie des « gestes barrières » est devenue un nouvel Evangile (« Eloignez-vous les uns les autres ! ») et où la chasse aux récalcitrants est désormais l’activité favorite des « bons citoyens » avides de délation et d’ostracisation sociale.

Hôtel Beauregard est d’ailleurs le récit d’un lynchage, celui d’une jeune doctorante dont la vie va basculer dans l’horreur par la faute d’un oubli de port du masque sur une photo de groupe postée sur Internet.

Le récit de Thomas Clavel est constitué de plusieurs strates. C’est tout d’abord un réquisitoire impitoyable contre la lâcheté et la violence des réseaux sociaux où, régulièrement, des individus sont jetés en pâture, par des petits procureurs incultes et haineux désormais appelés « youtubeurs », « instagrameurs » ou « influenceurs », à des hordes de « suiveurs » se laissant aller – sous couvert d’un anonymat relatif ou du moins temporaire – à leurs plus bas et vils instincts, à l’injure, aux crachats, aux menaces. Et d’un lynchage virtuel à un lynchage physique, il n’y a qu’un pas. On ne contrevient pas impunément aux dogmes du temps.

Hôtel Beauregard est ensuite une profonde réflexion sur la soumission et sur la peur (« Ils l’adorent, cette peur-là ! Ils la vénèrent ! Ils l’alimentent comme un petit foyer ! Car cette peur, elle est le moteur de leur haine ! Elle est la condition sine qua non de leur colère illimitée ! »), une réflexion qui intrigue particulièrement cruellement le lecteur à l’heure où nous glissons doucement, jour après jour, presque sans résistance, dans une « tyrannie sanitaire » aussi ubuesque qu’impitoyable.

C’est enfin le glaçant tableau d’un monde déshumanisé, du monde « sans visage » qui est à nos portes. Et c’est bien cela qui noue l’estomac à la lecture de certaines pages de ce brillant roman, la sensation que ce monde étouffant et cauchemardesque qui y est décrit, nous y sommes presque, nous sommes en train d’y entrer, nous y sommes peut-être même déjà en grande partie…

Ecrit dans une langue limpide et ciselée, ce deuxième roman de Thomas Clavel s’impose d’ores et déjà comme l’un est textes importants de l’année 2021 et comme un sérieux candidat au prochain prix des lecteurs de la presse libre !

Thomas Clavel, Hôtel Beauregard, éditions La Nouvelle Librairie, 220 pages, 14,90 euros.
Pour commander : https://www.revue-elements.com/produit/hotel-beauregard/

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 6 mars 2021