Prisons françaises : le poids des détenus étrangers toujours plus lourd

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Interrogé, lors d’une émission télévisée, sur la surreprésentation des détenus étrangers (à ne pas confondre avec ceux « d’origine étrangère ») dans les prisons françaises, le garde des Sceaux, Eric Dupond Moretti, avait répondu : « Il n’y a pas de statistiques qui sont tenues en la matière ». Las, il démontrait là qu’il connaissait bien mal l’institution qu’il est censé cornaquer puisque ces statistiques existent bel et bien et qu’elles démontrent le poids accablant et exponentiel que font peser les criminels étrangers sur le système carcéral national.

En effet, selon le dernier décompte de l’administration pénitentiaire, sur une population pénale qui s’élève à 69 173 individus, la proportion des étrangers est de 25 % (17 198 individus). A titre de comparaison, ce chiffre était de 17,2 % dix ans auparavant, en 2011. Le coût de leur prise en charge par l’Etat français, et donc par le contribuable, s’élève à près de 700 millions d’euros par an (environ 110 euros par jour et par détenu).

Ces délinquants et criminels viennent d’Afrique pour plus de la moitié (56 %), les autres sont des ressortissants européens, plus marginalement des Asiatiques et des Sud-Américains. Une centaine de détenus seraient « apatrides » même s’il s’agit le plus souvent de tentatives de camouflage de la nationalité d’origine pour éviter l’expulsion. Car c’est bien ici que se situe le cœur du scandale : dans la tragique faiblesse du nombre de rapatriements dans les pays d’origine. Seule une infime partie de ces détenus étrangers – qui sont quasiment tous sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français – font l’objet d’une telle mesure, au maximum une quinzaine par an, un chiffre totalement dérisoire ! En cause, la complexité et la lourdeur des dispositifs légaux de rapatriement. C’est en effet à l’administration pénitentiaire de constituer un dossier, qu’elle transmet au parquet (déjà surchargé par les affaires courantes), puis le magistrat de liaison de l’ambassade de France, située dans le pays d’origine du détenu, doit organiser ce rapatriement avant que le service national des transfèrements, chargé de déplacer les détenus, y procède. Finalement, la quasi-totalité de ces détenus étrangers végètent dans les prisons françaises – ils sont exclus donc exclus des aménagements de peine ou des programmes de réinsertion et, ne parlant généralement pas français, de la plupart des activités pénitentiaires – et ne quittent leur cellule que pour rejoindre un centre de rétention administratif, avant bien souvent d’être relâchés sur le territoire français avec d’évidence une récidive presque assurée.

Ce sont donc des milliards d’euros qui, depuis des années, sont dépensés en pure perte. Une gabegie immense qui devra être prise en compte lors de la nécessaire grande réforme du système carcéral français, actuellement en faillite totale, devenu une gigantesque usine à produire des récidivistes et n’assurant plus aucune de ses missions, au premier rang desquelles on trouve « punir » et « protéger ».

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 25 février 2022

Spotify : le PDG s’oppose à la censure

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Depuis plusieurs semaines, le géant de la diffusion de musique et de contenus audio en ligne Spotify se débat dans la tourmente. En cause, des émissions de Joe Rogan, célèbre « influenceur » américain, dans lesquelles ce dernier évoque des thèses hétérodoxes, critiques et iconoclastes sur la crise sanitaire et les campagnes de vaccination. Un intolérable crime de lèse-covidisme qui a suscité un mouvement d’appel au boycott de la plate-forme ainsi que le retrait de plusieurs artistes de son catalogue, notamment le très gauchiste et très donneur de leçons Neil Young.

Confronté à cette tempête médiatique, Daniel Ek, le PDG de la société a fait parvenir un courriel à l’ensemble de ses employés pour y justifier le maintien en ligne de Joe Rogan et exprimer son refus de la censure. Si l’homme d’affaires « condamne » certains propos « nuisibles » et confirme le retrait de diverses émissions, notamment pour des propos inappropriés à caractère racial, il se déclare opposé aux exigences des plus radicaux de ses contempteurs qui veulent voir tout simplement disparaître Joe Rogan de l’offre Spotify. « Si je condamne fermement ce que Joe a dit et que j’approuve sa décision de retirer des épisodes de notre plate-forme, je réalise que certains veulent davantage. Et je veux dire une chose très clairement : je ne crois pas que réduire Joe au silence soit la réponse », écrit-il dans sa missive adressée au personnel et largement relayée par les médias. Pour Ek, la censure est « une pente glissante » qu’il se refuse à emprunter.

Très populaire, Joe Rogan est lié à la plate-forme d’origine suédoise par un contrat d’exclusivité estimé à cent millions de dollars. A la suite de discussions avec la plate-forme, il aurait accepté de retirer plusieurs dizaines d’émissions, notamment celles où il utilise le terme « nègre », ce dont il s’est excusé « humblement et sincèrement ».

Mais c’est surtout pour ses propos sur le Covid que l’animateur est voué aux gémonies de la bien-pensance. Il est notamment accusé d’avoir découragé la vaccination chez les jeunes et d’avoir poussé à l’utilisation d’un traitement non autorisé (mais défendu par de nombreux médecins comme le microbiologiste japonais Satoshi Omura, prix Nobel en 2015), l’ivermectine, contre le coronavirus.

Si des questions de « gros sous » sont certainement entrées en ligne de compte dans le choix du PDG de Spotify de défendre son « influenceur » vedette, cette prise de position n’en reste pas moins une petite victoire de la liberté d’expression face aux aboyeurs de la nouvelle inquisition du « médicalement correct ». Un cas de « non-aplatissement » suffisamment rare pour être souligné.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 8 février 2022

GAFA : des nouvelles des maîtres du monde

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On le sait, la crise sanitaire s’est révélée être une véritable manne pour certains secteurs économiques. C’est notamment le cas pour les GAFA, ces monstres tentaculaires qui en ont profité pour renforcer leurs positions hégémoniques. Ainsi, on apprend qu’en 2021 le marché français de la publicité digitale a enregistré des revenus de 7,7 milliards d’euros, en hausse de 24 %, profitant grandement de la « numérisation » croissante de l’économie. Globalement, ce marché a doublé en à peine cinq ans.

Sans surprise, ce sont les géants du secteur – Google, Meta (Facebook) et Amazon – qui se taillent la part du lion. Avec des revenus de trois milliards d’euros, Google pèse, à lui seul, près de 40 % du marché de la publicité digitale. Ensemble, le trio Google, Meta (Facebook) et Amazon représente près de 67 % de ce marché, contre seulement 40 % en 2019. Un développement exponentiel qui tend quasiment désormais à la position monopolistique. Cette situation devrait encore s’accélérer en 2022, des prévisions annonçant une nouvelle hausse du marché publicitaire digital en France autour de 18 %, pour atteindre les neuf milliards d’euros. Seule petite ombre au tableau, les nouvelles réglementations de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) qui demande un consentement explicite au recueil des données personnelles. Mais ne doutons pas que les GAFA s’adapteront fort aisément à cette légère contrainte.

Autre nouvelle touchant au monde merveilleux des GAFA, plus anecdotique mais néanmoins hautement symbolique, à Rotterdam, un pont historique va être démonté pour laisser passer le nouveau yacht de Jeff Bezos, l’ancien PDG d’Amazon et homme le plus riche du monde. En effet, le navire du milliardaire, en construction près de Rotterdam, est trop haut pour passer sous le pont Koningshavenbrug, qui est le seul accès possible à la mer. La mairie va donc faire démonter l’édifice bien qu’elle ait promis, après une rénovation majeure en 2017, de ne plus jamais démonter le pont. Mais que ne ferait-on pas pour complaire aux nouveaux maîtres du monde ? Surtout quand l’un d’entre eux s’offre un gigantesque yacht de luxe à 430 millions d’euros.

Le pont historique, construit en 1878, bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale en 1940 puis réparé et rénové en 2017 va donc être démonté – à la charge du constructeur naval – pour céder le passage au nouveau jouet de monsieur Bezos. Si la mairie de Rotterdam met bien évidemment en avant l’importance économique et les emplois créés par la construction de ce navire, la population locale se montre plus dubitative et certains contestent fortement cette décision inédite.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 4 février 2022

Etats-Unis : une nageuse « transgenre » fait des vagues

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C’était prévisible, et même inévitable, et nous l’avions annoncé, avec quelques autres, sous les quolibets méprisant des belles âmes progressistes : l’intégration d’athlètes « transgenres » – c’est-à-dire des hommes – dans les compétitions sportives féminines allait déséquilibrer et fausser celles-ci et même, à terme, les faire imploser. Démonstration aujourd’hui par la natation féminine américaine.

En effet, à 22 ans, Lia Thomas a multiplié ces derniers mois les belles performances et les records dans les bassins universitaires américains. Seul problème, « Lia » est à l’origine un homme et le fait qu’elle enchaîne les victoires, écrasant la concurrence, commence à agacer jusque dans les rangs féministes. D’ailleurs, « la » nageuse ne pourra désormais plus participer aux épreuves de la NCAA (la fédération sportive estudiantine), à la suite d’une modification du règlement limitant la participation des athlètes transgenres aux compétitions. Ce changement réglementaire fait suite à une intense polémique qui agite les Etats-Unis. Au cœur de celle-ci, la méchante et obscurantiste nature qui, insensible aux idéologies à la mode, fait qu’un homme naît avec un corps et des caractéristiques physiologiques différents de celui d’une femme et que, sur cette base, les athlètes « transgenre » sont bien évidemment très largement, et injustement, avantagés – en termes de force, de puissance notamment – par rapport à leurs concurrentes.

Ainsi, depuis la saison 2021-2022, Lia Thomas a accumulé les performances remarquables, approchant voire dépassant les meilleures performances historiques dans la discipline. Fort logiquement, plusieurs anciennes nageuses, ainsi que des journalistes, ont dénoncé le caractère « faussé » et « artificiel » de ces résultats, certains établissant même un parallèle entre la nageuse « trans » et les nageuses de l’ex-RDA qui se dopaient à la testostérone ou aux stéroïdes anabolisants dans les années 80. C’est sans doute oublier que ce qui était hier une « tricherie » est aujourd’hui une grande « avancée sociétale ». Ces critiques ont néanmoins eu d’autant plus d’écho qu’elles ne provenaient pas uniquement du camp « réactionnaire ».

« En tant que championne olympique et avocate des droits civiques, je peux vous assurer qu’il n’y a rien de juste à ce que la femme transgenre Lia Thomas concoure pour l’Université de Pennsylvanie en NCAA », a ainsi déclaré Nancy Hogshead dans un texte publié par le journal anglais Daily Mail.

L’hydre progressiste se mord donc la queue et l’on s’écharpe dorénavant sur les campus américains entre tenants de « l’inclusion » à tout prix et défenseurs de « l’égalité des chances sportives » qui, n’en doutons pas, ne tarderont pas à être traités de dangereux « fachos ».

Le débat a pris une telle ampleur que même Donald Trump l’a évoqué en affirmant lors d’un meeting tenu le 15 janvier : « Nous interdirons aux hommes de participer aux sports féminins ». Une évidence de simple bon sens ? Malheureusement plus du tout dans le grand asile à ciel ouvert qu’est devenu le monde moderne.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 28 janvier 2022

Tests Covid : l’argent à plein nez – Un business très juteux

test covid

Pas plus que dans d’autres domaines, il n’y a d’égalité face à la crise sanitaire. Ainsi, si de nombreux secteurs de l’économie ont énormément souffert de celle-ci (restauration, hôtellerie, tourisme, transport aérien, etc.), elle a profité à d’autres et est même devenue véritable manne pour certains. On pense évidemment aux laboratoires pharmaceutiques, qui n’en finissent plus d’engranger les milliards, mais ils ne sont pas les seuls à voir actuellement leurs bénéfices exploser. C’est notamment également le cas des pharmaciens qui profitent largement de la déferlante des tests antigéniques réalisés depuis l’apparition du « variant omicron » par des hordes de vaccinés affolés, apparemment pas si confiants que cela en leur protection pfizerienne ou modernienne.

Entièrement remboursée par l’assurance maladie (sauf pour les parias non vaccinés), la multiplication exponentielle des tests est un véritable gouffre financier pour celle-ci, chiffré à près d’un milliard d’euros pour le seul mois de décembre 2021. Certaines pharmacies réalisent plus de 500 tests par jour, un véritable travail à la chaîne de forage nasal ! Une activité très rentable mais qui s’effectue parfois au détriment des autres missions de la pharmacie, notamment le conseil aux clients.

Chaque pharmacien touche de la Sécurité sociale 25 euros par test effectué qu’il achète entre deux et trois euros. Si on ajoute à cela le prix du matériel de protection (0,50 euro) et la rémunération du testeur (entre 9 et 11 euros), on obtient entre 10,50 et 13,50 euros de bénéfice. Soit une marge de plus de 40 %. Une marge plus qu’importante, d’aucuns diront excessive, qui pourtant ne suffit pas à apaiser les appétits de certains.

Ainsi deux pharmaciens, Zakaria et Samuel, sont actuellement dans le collimateur de la justice pour avoir fraudé l’Assurance maladie en faisant croire qu’ils fournissaient en tests antigéniques des professionnels de santé. Bilan de l’escroquerie : plus de 20 millions d’euros payés par la caisse primaire d’assurance maladie de Paris. C’est cette dernière qui a fait part de ses doutes à la justice après s’être vu facturer plus de trois millions de tests entre septembre et décembre 2021 par le docteur Zakaria, soit un total de 18 millions d’euros. Mi-décembre, à l’issue de sa garde à vue dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) de la PJ parisienne, le « docteur Zak » a été mis en examen et écroué. Samuel, lui, plus modeste, est soupçonné d’avoir mis en place un système de fausses factures lui permettant de toucher quatre millions d’euros de la CPAM75 entre août 2020 et novembre 2021. Il est pour l’heure toujours en liberté. Deux beaux exemples de « profiteurs de guerre », pour reprendre la terminologie martiale de notre cher président.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 24 janvier 2022

Apartheid sanitaire : l’Assemblée nationale adopte le passe vaccinal, par Xavier Eman

Assemblée nationale

Sans grande surprise, les godillots macroniens ont définitivement entériné la mise en place du nouvel outil de contrôle social voulu par le gouvernement. Le texte « renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire » a ainsi été voté par 215 députés, tandis que 58 se sont prononcés contre et sept se sont abstenus. On pourra noter au passage que 297 « élus du peuple » n’ont même pas daigné se déplacer pour participer à ce vote. Sans doute des opposants (tardifs) au travail du dimanche… Outre la majorité macroniste, une partie des députés LR et PS s’est prononcée en faveur des nouvelles restrictions de libertés, notamment Eric Ciotti, la nouvelle idole des droitards.

Le passage devant le Sénat n’aura finalement été qu’une formalité alors que certains naïfs espéraient une plus grande « résistance » de la part d’une assemblée réputée plus « sage » et « conservatrice ». Au contraire, le seul amendement sénatorial inscrit dans la nouvelle loi ne laisse pas d’être inquiétant et possiblement destructeur : en cas de désaccord entre parents sur la vaccination de leur enfant de 5 à 11 ans, l’un des deux pourra décider unilatéralement de le faire vacciner alors qu’il fallait jusqu’à présent un accord commun. De biens tristes drames et chantages familiaux en perspective !

Dès que la loi sera publiée par décret (vers le 20 janvier, espère le gouvernement), ce passe vaccinal se substituera donc à l’actuel passe sanitaire pour accéder à l’essentiel des lieux publics et des activités de loisirs (restaurants, cafés, bars, salles de sport, piscines, foires, transports publics interrégionaux…). Les magasins ou les lieux de culte ne sont pas concernés par la mesure, tout comme les établissements et services de santé (dont l’accès reste conditionné à un test négatif). Les non-vaccinés pourront donc encore acheter des denrées alimentaires, prier et éventuellement se faire soigner. Quelle générosité et quelle clémence envers ces irresponsables citoyens de seconde zone !

Dans ce nouveau cadre, les contrôles seront bien évidemment renforcés, chacun, ou presque, devenant le kapo de son voisin. Ainsi les restaurateurs et organisateurs de spectacles pourront vérifier l’identité des personnes présentant un passe vaccinal, en exigeant soit une carte d’identité, soit un « document officiel comportant sa photographie ». Le passe vaccinal ne s’appliquera qu’aux personnes à partir de l’âge de 16 ans, les mineurs de 12 à 15 ans restant soumis à l’obligation de présenter l’actuel passe sanitaire.

Alors que désormais tout le monde s’accorde à reconnaître que le « passe », sanitaire ou vaccinal, n’empêche nullement la transmission massive du virus et que son seul intérêt serait de limiter les « cas graves » et donc la pression sur les services de réanimation des hôpitaux dans lesquels le gouvernement refuse d’investir massivement comme la logique la plus basique le voudrait, ce vote apparaît clairement comme l’expression d’une volonté de « punir » les réfractaires aux oukases gouvernementaux bien plus que comme une quelconque mesure sanitaire.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 janvier 2022

Québec : les non-vaccinés vont être taxés

vaccin covid

C’est une nouvelle étape dans la persécution des non-vaccinés qui a été franchie chez nos cousins de Nouvelle France. En effet, le gouvernement de la province francophone est en train de mettre en place « une contribution santé », en prétendant que les non-vaccinés seraient un « fardeau» pour l’ensemble de la communauté alors que la plupart d’entre eux sont en parfaite santé, ne demandent rien à personne, et contribuent déjà, comme tous les autres citoyens, par l’impôt, au financement du système médical.

Le gouvernement du Québec souhaite que cette taxe soit d’un « montant significatif » qui est actuellement en cours de discussion.

Cette taxe est une nouvelle façon de discriminer et de pointer du doigt les non-vaccinés, boucs-émissaires de tous les maux et de toutes les difficultés actuelles. On assiste ainsi à inquiétant crescendo dans les mesures vexatoires prises envers une partie de la population qui, rappelons-le, n’a commis aucun délit si ce n’est celui de ne pas se soumettre aux oukazes – par ailleurs clairement inefficaces – du gouvernement.

Eric Duhaime, le chef du parti conservateur du Québec, a estimé pour sa part sur Twitter que le Premier ministre continuait « de trouver des outils et même une nouvelle taxe pour diviser les Québécois ».

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 janvier 2022

Obsession victimaire – Cachez « Les Nègres » que je ne saurais voir !

hameau les nègres

En alternance avec l’intensif matraquage covidien, les médias proposent régulièrement au public des séquences de « polémiques », aussi futiles qu’hystérisées, permettant de garder le « temps de cerveau disponible » bien éloigné des véritables problèmes du temps (disparition des libertés individuelles, submersion migratoire, précarisation économique, déculturation…). Cette fois, c’est le hameau « Les Nègres », situé sur la commune de Verteuil-sur-Charente en Nouvelle-Aquitaine, qui se retrouve au cœur du brouhaha médiatique et du tumulte des réseaux sociaux, du fait, vous l’aurez compris, de sa dénomination. Celle-ci, jugée « dégradante », a choqué Karfa Sira Diallo, écrivain et élu écologiste franco-sénégalais, militant de la « mémoire de l’esclavage », qui a fait part de son émotion et de son incompréhension par l’intermédiaire d’une vidéo diffusée sur Twitter. Dans celle-ci, cet activiste noir, grand débaptiseur de rues portant des noms de « négriers » dans les ports français, explique doctement que le nom de ce lieu-dit – qui serait resté inconnu de la majorité des Français sans sa tonitruante publicité – n’est rien de moins que « le symbole de l’histoire de l’esclavage, de la traite des noirs et du racisme sur la place publique », concluant sa diatribe par cet emphatique questionnement : « Peut-on continuer à garder bêtement, sottement, des appellations dégradantes et humiliantes pour notre humanité commune? ».

Ce « happening » politique a été fort peu apprécié par le maire de Verteuil-sur-Charente qui l’a même qualifié de « grosse c… ». Comme les aînés de la commune semblent le savoir, le premier magistrat avance en effet une tout autre explication. Ce nom de « Les Nègres » proviendrait en réalité d’une origine occitane, « noir » se disant « nere ». Le maire a par ailleurs rappelé que, lors d’une concertation récente, les habitants ont choisi de conserver ce nom traditionnel.

Malgré cette mise au point, la vidéo de Karfa Sira Diallo a été largement relayée, notamment par tous les habituels donneurs de leçons « mémorielles » et autres grands déboulonneurs de statues diverses et variées, tous mus par la haine de l’histoire nationale. Au premier rang de ceux-ci, on ne sera pas surpris de retrouver l’inénarrable Rokhaya Diallo, toujours prompte à se mettre en branle lorsqu’il s’agit d’emm… la France et les Français.

Cette polémique ne pourrait être qu’anecdotique, et même un peu ridicule, si elle n’était pas révélatrice du climat inquisitorial que tente d’imposer dans notre pays une minorité agissante d’activistes « indigénistes », fourriers de l’idéologie « woke » visant à culpabiliser les Français et à criminaliser leur passé, leurs traditions et leur histoire. Combien de temps allons-nous supporter les incessantes mises en accusation de ces individus aux susceptibilités aussi innombrables qu’exacerbées sans leur poser la seule question qui s’impose : pourquoi restez-vous dans ce pays qui vous déplaît tant et vous impose un si grand nombre de « micro-agressions » (symboliques) comme s’en plaignait récemment Rama Yade ? Les frontières sont ouvertes, c’est vous qui l’avez voulu. Elles le sont dans les deux sens.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 5 janvier 2022

Agnès Buzyn : la légion du déshonneur

On a beau lire et relire les titres de la presse, on peine à y croire : Agnès Buzyn, l’ancien ministre de la santé d’Emmanuel Macron, a été décorée de la Légion d’honneur à l’occasion de la promotion du 1er janvier 2022, parmi 547 autres « personnalités » censées avoir contribué au « bien commun ». Impossible, face à une telle nouvelle, de ne pas hésiter entre le rire et les larmes, l’accablement et la colère, l’humiliation et la rage…

Oubliant toute décence, le chef de l’Etat a donc tenu à honorer et à récompenser un ministre démissionnaire en pleine crise sanitaire (en terme militaire, on appelle ça une désertion), mis en examen par la Cour de justice de la République (CJR) pour « mise en danger de la vie d’autrui » dans sa gestion de l’épidémie de Covid-19 et également placé sous statut de témoin assisté pour « abstention volontaire de combattre un sinistre ». L’ex-ministre avait en effet notamment reconnu avoir caché la réalité de l’ampleur de l’épidémie aux Français. Et c’est un tel personnage qui est aujourd’hui honoré par ce qui fut jadis la plus glorieuse décoration nationale et qui tend désormais à devenir le piteux hochet des copains et des coquins de l’oligarchie républicaine, récompensant les soumissions, les servilités et les complaisances de ceux-ci. Cette Légion d’honneur n’est ni plus ni moins qu’un crachat en plein visage pour tous les Français qui souffrent depuis maintenant plus de deux ans et voient leurs libertés se réduire chaque jour davantage du fait de la politique dite « sanitaire » d’un gouvernement de plus en plus tyrannique, arrogant et hors de tout contrôle.

Vives réactions

Cette annonce a suscité de légitimes réactions scandalisées des deux côtés de l’échiquier politique, au sein des dernières formations qui échappent encore au formatage macroniste.

Ainsi, Thierry Mariani, député européen et conseiller régional du Rassemblement national en PACA, a estimé qu’il s’agissait là d’une « provocation ». De son côté, Samuel Lafont, engagé aux côtés d’Eric Zemmour, s’est interrogé en ces termes sur Twitter : « C’est pour sa clairvoyance qu’Agnès Buzyn reçoit la Légion d’honneur, @EmmanuelMacron ? », tandis qu’Antoine Léaument, chargé de la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon, jugeait pour sa part sur le même réseau social que « ça sent la fin de règne et les cadeaux pour les potos avant de quitter l’Elysée. Affligeant mais pas étonnant ». On pourra, hélas, contester cette dernière affirmation tant il semble que l’actuel locataire de l’Elysée a de très grandes chances d’être reconduit aux plus hautes fonctions par un électorat qui paraît paralysé et lobotomisé par la peur suscitée par la crise du Covid-19 et savamment entretenue par un gouvernement dont l’épouvantail épidémique est devenu le fonds de commerce. A moins d’un réveil, aussi massif que radical, démontrant que les Français n’ont pas appris à aimer leurs chaînes et ont encore d’autres ambitions que de se maintenir en vie le plus longtemps possible, quelles que soient les conditions d’une existence qui ne méritera plus le nom de vie.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 3 janvier 2022

Des millions de migrants échapperont-ils à l’obligation vaccinale ?

migrants

Les labos pharmaceutiques ont-ils si peu confiance en l’innocuité de leurs vaccins anti-Covid qu’ils refusent d’en fournir à des millions de migrants par crainte des risques juridiques liés à leurs possibles effets secondaires ?

C’est en tout cas ce que laisse penser l’agence de presse Reuters en se basant sur diverses déclarations de responsables de programmes humanitaires et des documents internes de Gavi, l’organisation caritative qui gère le programme de vaccination pour les populations déplacées.

En effet, selon les Nations unies, plusieurs fabricants de vaccins Covid-19 ont exigé que les pays leur assurent des « décharges de responsabilité » voire des « indemnisations » en cas d’« événement indésirable » subi par des personnes à la suite de l’administration de ces vaccins. Mais là où les populations ne dépendent d’aucun gouvernement, cela n’est pas possible. C’est notamment le cas pour les personnes déplacées par les crises au Myanmar (Birmanie), en Afghanistan et en Ethiopie, qui se retrouvent hors de portée des programmes de vaccination des gouvernements nationaux.

Ainsi, Gavi, l’alliance pour les vaccins créée en 2000 pour promouvoir la vaccination dans le monde, explique que lorsque les demandeurs de doses, principalement des ONG, ne peuvent pas supporter les risques juridiques, les fabricants refusent le plus souvent de les livrer.

De sérieuses inquiétudes

Ce refus des fabricants d’assurer leurs responsabilités juridiques laisse évidemment planer de sérieuses inquiétudes quant à de possibles conséquences néfastes, à moyen ou long terme, des campagnes de vaccination massives en cours. Et ce alors même que les personnes s’interrogeant sur cette question en Occident sont immédiatement traitées de « complotistes » ou d’« illuminés ».

Interpellés sur cette épineuse question, Moderna a pour le moment refusé de commenter tandis qu’AstraZeneca et Pfizer ont affirmé être en pourparlers avec Gavi mais ont refusé de faire d’autres déclarations.

A l’inverse, trois fabricants de médicaments chinois ont accepté d’assumer les risques juridiques lorsque leurs vaccins sont distribués à des populations migrantes dans des « zones tampons » non rattachées à une entité nationale : SinoVac Biotech Ltd (SVA.O), Sinopharm Group Co. Ltd (1099.HK) et Clover Biopharmaceuticals Co.

La très grande prudence des laboratoires pharmaceutiques tranche évidemment de façon spectaculaire avec la confiance quasi religieuse affichée par nos dirigeants quant à l’efficacité et l’innocuité de ces vaccins expérimentaux réalisés à la hâte et qu’ils veulent rendre obligatoires pour tous. Sous nos latitudes, le principe de précaution semble n’être plus qu’un lointain souvenir du regretté « monde d’avant ».

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2021

Salaire conditionné – Passe sanitaire : enfin une réaction des syndicats ?

Passe sanitaire travail

Malgré l’évidente inefficacité de sa gestion de la crise sanitaire, le gouvernement poursuit sa fuite en avant liberticide et envisage d’imposer le passe sanitaire à l’ensemble des salariés du secteur privé comme de la fonction publique. Syndicats et patronat se montrent réticents et inquiets face à cette mesure. Sauront-ils s’y opposer efficacement ?

Extrêmement – et étrangement – discrets sur la question de la gestion de la crise sanitaire et notamment des atteintes au droit du travail qu’elle a entraînées, les syndicats sont-ils enfin en train de se réveiller face au nouveau projet gouvernemental de « passe vaccinal » obligatoire pour pouvoir travailler ?

Il ne serait que temps à l’heure où le ministre du Travail, Elisabeth Borne, reçoit les partenaires sociaux pour évoquer l’éventuelle extension du passe sanitaire (qui sera certainement bientôt vaccinal si rien n’arrête le gouvernement…) à l’ensemble des salariés.

Une consultation de pure forme alors que le gouvernement, poursuivant sa fuite en avant malgré l’inefficacité avérée de sa politique, a déjà pris sa décision ? C’est ce que craint le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui, invité de France Info lundi matin, déclarait que « souvent, quand on nous demande notre avis, le choix est déjà fait ». Pour lui, l’imposition du passe sanitaire aux 25 millions de travailleurs des secteurs public et privé serait pourtant « absurde et totalement inefficace ». « Nous préférons renforcer les gestes barrières et inciter plus à la vaccination », a-t-il expliqué, insistant sur le rôle que la médecine du travail pouvait endosser dans celle-ci.

Actuellement, deux millions d’employés travaillant dans les hôtels, bars et restaurants sont déjà soumis à l’obligation de présenter leur passe sanitaire pour travailler. L’extension de ce système coercitif inquiète également le patronat qui aurait la charge de vérifier son application en mettant en place des contrôles à l’entrée des bureaux. Un pas supplémentaire vers une société pénitentiaire du contrôle permanent… Le président délégué du Medef, Patrick Martin, s’est ainsi légitimement interrogé dimanche dernier sur France Info : « Est-ce aux chefs d’entreprise d’exercer d’une certaine manière des pouvoirs de police en s’exposant à des peines très lourdes ? » En effet, un patron qui ne contrôlerait pas le passe sanitaire de ses employés pourrait encourir 45 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement.

La sanction appliquée aux employés réfractaires pose également de nombreuses questions en matière de droit du travail. Leur contrat peut-il être suspendu, peuvent-ils être licenciés, si oui à quel titre et en bénéficiant ou non des droits au chômage ? Des perspectives particulièrement inquiétantes qui pourraient déboucher sur de véritables drames sociaux et humains.

C’est pourquoi les syndicats rejettent l’idée d’une nouvelle contrainte et préfèrent « l’incitation et la conviction », évoquant notamment la généralisation d’une « prime à la vaccination », déjà mise en place dans certaines entreprises.

Il ne reste plus qu’à espérer que les officines syndicales s’opposent efficacement à cette nouvelle mesure liberticide du gouvernement. C’est l’occasion pour elles de prouver qu’elles ne sont pas que d’encombrants vestiges d’un âge révolu, gérant leurs prébendes et ne s’agitant que défendre les avantages acquis de certaines catégories de travailleurs, mais qu’elles peuvent aussi jouer un véritable rôle de contre-pouvoir et de garde-fou face aux dérives totalitaires de l’exécutif.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 21 décembre 2021

#MeToo, Balance ton porc… Une nouvelle inquisition ?

inquisition

A l’instar de « fascisme », « inquisition » est devenu l’un de ces mots vidés de leur sens originel, arrachés à leur contexte pour n’être utilisés qu’à des fins dépréciatives, péjoratives et disqualifiantes par des gens qui en ignorent généralement la signification exacte et correcte. Ce sont désormais des sortes de synonymes de « mal », « mauvais » ou « méchant ».

C’est sans doute pour cela que l’emploi de cette référence historique par Emmanuel Macron semble avoir profondément vexé et « choqué » quatorze femmes s’étant déclarées victimes de violences sexuelles de la part de Nicolas Hulot et de Patrick Poivre d’Arvor et qui se sont fendues d’une tribune pour « répondre » au président de la République. Interrogé sur ces mises en cause de l’ancien journaliste vedette et de l’ancien ministre, le chef de l’Etat avait en effet déclaré souhaiter « ni complaisance, ni inquisition ».

« Quel est le rapport entre nos récits et l’Inquisition ? », s’interrogent tout d’abord les quatorze femmes, parmi lesquelles treize accusatrices de Patrick Poivre d’Arvor et une de Nicolas Hulot, dont l’écrivain Karin Bernfeld, la comédienne Maureen Dor, l’ancienne présentatrice de JT Hélène Devynck, Cécile Thimoreau, ancienne journaliste à TF1, ou encore Muriel Reus, ancien cadre de TF1.

« De nos intimités exposées naîtrait le risque de replonger la France dans une des périodes les plus sombres et les plus unanimement détestées de l’histoire occidentale ? Une période où l’on a emprisonné, torturé, supplicié, brûlé les hérétiques, ceux qui étaient soupçonnés de mettre en cause la toute-puissance divine et l’institution de l’Eglise », poursuivent-elles, relayant allègrement la vision caricaturale et simpliste d’une période dont l’évocation sert généralement à attaquer et salir le catholicisme. Ces dames sont donc profondément scandalisées d’être assimilées à cette sombre époque et accusent même le président d’inciter au silence des femmes face aux agressions dont elles seraient victimes et d’ainsi participer à la prorogation « d’une société où les victimes de la violence des dominants seraient tenues au silence et condamnées à l’opprobre, à l’infamie et à la caricature si elles transgressent cette règle ».

On pourra trouver cette réaction excessive et même passablement outrée quand le propos présidentiel paraissait au contraire plutôt mesuré et nuancé, appelant à laisser faire la justice et à ne pas laisser s’instaurer des « tribunaux médiatiques » aussi illégitimes que dangereux.

On pourra surtout s’amuser de l’extrême sensibilité de ces membres d’une intelligentsia médiatique qui se montre généralement beaucoup moins sourcilleuse sur ces références historiques lorsqu’il s’agit de dénigrer et de diffamer ses adversaires, à commencer par le camp national et ses représentants. Les grandes spécialistes de la nazification des patriotes, de l’évocation obsessionnelle du retour des années 30 et de l’ombre pétainiste jouent aujourd’hui les vierges effarouchées par une référence historique qui ne leur sied pas. Une nouvelle version de l’arroseur arrosé en quelque sorte.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 9 décembre 2021

Rap, cannabis, mangas… Qu’avons-nous fait de nos enfants ?

cannabis

Les maux qui nous accablent ne viennent pas tous de l’extérieur, certains, hélas, nous rongent intérieurement et ces derniers sont peut-être plus terribles encore car plus insidieux et pernicieux. La déculturation de la jeunesse et son addiction aux drogues sont de ceux-là et font peser sur l’avenir de lourdes inquiétudes si ces tendances ne sont pas efficacement et énergiquement combattues.

Ainsi, le rap, cette musique d’origine afro-américaine devenue le « mode d’expression » des cités de l’immigration de l’Hexagone, est-il devenu la musique la plus écoutée, et de loin, par la jeunesse française, quelle que soit son origine ethnique ou sociale. Ainsi n’est-il pas rare désormais de voir des minets de Passy se dandiner au son du « gangsta rap » made in Trappes ou la Courneuve, quand bien même celui-ci appelle-t-il à « bolosser les babtous » (tabasser les bancs) ou à « niquer la France ». Les rappeurs dominent aujourd’hui notamment les écoutes sur Spotify, l’un des plus gros fournisseurs de musique en ligne, en trustant l’intégralité des places du « top 10 » 2021.

Ces « poètes de la rue » (pour Libé) sont notamment Jul, suivi par Ninho, SCH, Damso, Naps, Booba, PNL, Djadja & Dinaz, PLK et Nekfeu… Ils représentent collectivement des dizaines de millions d’écoutes. Un phénomène qui ne pourrait être qu’une affaire de « goûts » si, au-delà de la violence et du racisme anti-blancs de certains titres, ce « rap français » ne se révélait pas être d’une totale indigence (onomatopées, borborygmes, sous-argot banlieusard, éloge des drogues, du fric…) sombrant souvent dans la débilité pure et simple. Plus qu’inquiétant pour les neurones de ces millions de fans qui ingurgitent cette soupe émétique à doses pluri-quotidiennes !

Parallèlement, on apprenait que le « chèque culture », ces 300 euros généreusement distribués par le gouvernement à tous les Français de 18 ans pour leurs « achats culturels », avait provoqué une véritable ruée sur les « mangas », les bandes dessinées japonaises, à tel point que certains libraires l’ont rebaptisé le « pass mangas ». Les mangas représenteraient en effet près de 80 % des achats réalisés grâce au dispositif gouvernemental. S’il ne s’agit pas de dénigrer cet art populaire nippon, dont certaines créations sont d’une grande qualité (mais les acheteurs en question ont plutôt tendance à se tourner vers les médiocres « bockbusters » comme One Piece ou Demon Slayer), cette tendance lourde démontre de façon criante la déculturation croissante d’une jeunesse coupée de la littérature classique, voir plus globalement du livre, et de la culture nationale et européenne.

Pour parfaire le tableau, le baromètre santé 2020 de Santé publique France nous rappelle que le cannabis reste la drogue illicite la plus consommée en France et que son usage est largement banalisé notamment dans les couches les plus jeunes de la société.

Ainsi, à 17 ans, plus de 40 % des adolescents indiquent en avoir consommé dans l’année, et chez les 18-24 ans, ils sont près de 26 %. La France est par ailleurs le pays qui compte le plus de consommateurs de cannabis parmi les pays de l’Union européenne.

Cet accablant état des lieux ne peut pas être uniquement imputé à « l’époque », au matraquage publicitaire et médiatique ou à une quelconque « fatalité », il est aussi d’évidence le fruit d’une démission collective, notamment éducative et parentale. Il est plus que temps de réagir et la période de Noël peut justement être l’occasion, notamment au travers de cadeaux utiles et intelligents, de tenter d’orienter positivement les plus jeunes et de les éveiller à autre chose qu’à la sous-culture mondialisée dans laquelle ils se complaisent.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 3 décembre 2021

Démographie – L’inquiétant avenir promis par l’Insee

démographie

A quoi ressemblera la population française en 2070 ? C’est à cette question d’anticipation qu’a voulu répondre l’institut statistique en prolongeant les données et tendances démographiques observées dans notre pays ces dernières années. Et le résultat ne laisse pas d’être inquiétant.

En effet, d’après le travail réalisé par plus d’une quarantaine d’experts et de spécialistes, dans 50 ans la France pourrait compter 68,1 millions d’habitants, soit 700 000 de plus qu’en 2021, avec un pic atteint en 2044, où le pays comptabiliserait 69,3 millions d’habitants.

Jusque-là, rien à dire, mais c’est après que ça se gâte car, si les projections de l’Insee établissent une augmentation naturelle de la population jusqu’en 2035, la progression serait ensuite due à la seule immigration, celle-ci venant compenser un solde des naissances négatif. Cependant, à partir de 2044, ce solde migratoire ne compensera plus le solde naturel, ce qui entraînera une baisse totale de la population.

Une volonté nécessaire

Ces chiffres, présentés benoîtement et sans commentaires, sont pourtant terrifiants ; ils tendent, une fois encore, à faire accepter l’immigration et son corollaire qu’est la substitution de population comme des choses naturelles, des fatalités, voire des phénomènes souhaitables puisque venant compenser la faiblesse démographique du pays. Or ces projections sont totalement fallacieuses puisqu’elles ne sont valides que dans la perspective où « rien ne change », où la France poursuive son lent suicide consistant à ouvrir largement ses frontières tout en avortant des centaines de milliers d’enfants à naître chaque année. Il suffirait au contraire d’un politique nataliste volontariste et d’un changement de mentalités pour que l’avenir contredise ces chiffres alarmants qui nous promettent toujours plus d’immigration et « un changement profond de la structure démographique » (qu’en termes galants ces choses-là sont dites !). Il faut le dire et le répéter, il n’y a pas de fatalité, pas de « sens de l’histoire » qui échappe à la maîtrise des hommes. Il ne manque que le courage et la volonté politique.

Bien sûr, le contexte actuel ne semble pas propice à un redémarrage massif des naissances autochtones. Entre tyrannie à prétention « sanitaire », précarité économique grandissante et insécurité générale, le moral des Français est en berne et leur confiance en l’avenir en chute libre. Tous les maux de la nation sont en effet liés et ce n’est pas seulement par des incitations financières ou des campagnes publicitaires que pourra être relancée la démographie nationale. Pour obtenir un tel résultat, il est impérieux de restaurer notre cadre de vie dans son ensemble, de retrouver notre fierté nationale et civilisationnelle et de reprendre en main nos libertés individuelles et collectives. Les prochaines années seront en cela décisives. Demain nous appartient.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 30 novembre 2021

Buffalo Grill : le « wokisme » chasse les cowboys et les indiens

Buffalo Grill

Jusqu’où ira se nicher le « wokisme », cette maladie sénile de la modernité consistant à traquer névrotiquement toute trace, surtout fantasmée, de « domination » (patriarcale, occidentale, blanche…) ou « d’appropriation culturelle ? La réponse est désormais connue : partout, jusque dans les ultimes recoins des domaines les plus improbables tels que les chaînes de restauration.

En effet, la chaîne de restaurants dédiés aux grillades « Buffalo Grill », fondée en 1980, a décidé d’abandonner l’ambiance « western » qui était jusque-là sa spécificité. Après 41 ans d’existence, fini le décorum « cowboys et Indiens » inspiré des westerns hollywoodiens, place à un nouveau logo et un nouvel univers : « American BBQ ». La chaîne promet désormais une ambiance plus « cosy et moderne » sans toutefois modifier les produits stars de Buffalo Grill auxquels les plus fidèles clients sont attachés.

Ainsi, sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, on peut voir un serveur Buffalo Grill en train de retirer de son restaurant une énorme statue de bison sous l’œil attristé d’un « vrai » Indien d’Amérique. « Bye Bye les cowboys et les Indiens », précise l’agence, et d’ajouter que « Buffalo Grill se réinvente en House of BBQ ». Une restructuration qui devrait coûter près de 80 millions d’euros.

Si la raison officielle mise en avant par la direction de la chaîne est la « modernisation » et le « renouvellement » de l’image de la société, de nombreux observateurs y voient également la marque de l’influence de l’idéologie « woke » qui sévit de plus en plus dans tous les secteurs de la société. L’utilisation à des fins commerciales de l’image des « Indiens », peuple natif d’Amérique, par des employés non issus de cette minorité serait en effet « offensante » pour celle-ci. La « tragédie indienne » ne serait pas propice à une « récupération » dans un lieu de détente et de loisirs tel qu’un restaurant populaire. Cet argumentaire aurait sans doute paru risible voire totalement délirant il y a quelques années mais il est hélas aujourd’hui pris très au sérieux, notamment dans le commerce où de plus en plus d’enseignes craignent de provoquer l’ire de telle ou telle association de défense des « intérêts » d’une quelconque minorité, forcément souffrante, et de se voir boycottées voir traînées en justice. Bienvenue en Absurdistan, système à visée totalitaire où règnent la peur et la surveillance permanente au nom de l’amélioration morale de l’humanité. De quoi sérieusement nous couper l’appétit.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 24 novembre 2021

Zemmour au Bataclan : les Bisounours jettent le masque

attentat bataclan

Les assassins islamistes « n’auront pas leur haine », Zemmour, lui, l’aura. C’est la conclusion que l’on peut tirer de la polémique suscitée par la prise de parole du journaliste et probable candidat à l’élection présidentielle Eric Zemmour sur les lieux de l’abominable massacre, samedi dernier, à la date commémorative de l’attentat. Toutes les grandes âmes humanistes et non-amalgamistes, les grands amateurs de bougies et d’ours en peluche, embrasseurs empressés de leurs « frères » musulmans, perpétuels organisateurs d’impuissantes et compassées marches blanches, n’ont en effet pas supporté d’entendre autre chose qu’un discours geignard et candide : un discours les forçant à regarder en face ce drame et ces crimes qui n’ont rien d’une « fatalité », dont personne ne serait véritablement responsable, pas même leurs auteurs, brebis égarées par l’obscurantisme et qu’il serait possible de « déradicaliser » par injections intensives de « valeurs républicaines ».

Il est vrai que, durant son allocution, le polémiste a notamment attaqué François Hollande, coupable d’avoir permis à des terroristes d’entrer en France en n’interdisant pas l’entrée du pays aux migrants parmi lesquels ils se dissimulaient alors qu’il a reconnu avoir pleinement eu connaissance et conscience de ce danger (voir Présent du 13 novembre). Des rappels évidemment insupportables pour l’armada des Bisounours, allergiques au réel, qui refusent, contre toute évidence, d’établir un quelconque lien entre l’immigration incontrôlée et le développement exponentiel du terrorisme sur notre sol.

C’est sans doute pour cela que la virulence des réactions anti-Zemmour a été inversement proportionnelle à la mièvrerie indulgente teintée de niaiserie masochiste de la quasi-totalité des propos tenus au lendemain de la boucherie du 13 novembre 2015, aussi bien par les médias que par les proches (instrumentalisés ?) des victimes ou des survivants. Ainsi, le président de l’association Life For Paris, Arthur Dénouveaux, est allé jusqu’à traiter Eric Zemmour de « profanateur de sépulture », ayant « abîmé la mémoire des 90 personnes décédées au Bataclan », tandis que Georges Salines, père d’une victime, devenu l’une des « figures » (officielles) de la « mémoire » du Bataclan, a parlé d’« une ignominie de plus », concluant d’un menaçant : « Nous n’en oublierons aucune. »

Comment en est-on arrivé là ? Comment a-t-on pu atteindre un tel degré d’inversion morale, d’abêtissement, d’aveuglement, d’ahurissement idéologique pour qu’un homme politique – dont on peut par ailleurs bien sûr contester les analyses et les positions –, qui prône simplement la défense de nos frontières et le contrôle de l’islamisation, puisse susciter davantage de rejet, de hargne, de colère et de détestation haineuse que des fanatiques barbares qui ont ensanglanté nos rues et ne manqueront pas de semer à nouveau la mort ?

En tout cas, les Bisounours ont, à cette occasion, tombé le masque. Ce ne sont nullement des êtres éthérés, emplis d’amour béat et de doux et généreux sentiments, mais des gens profondément malades, dévorés par la haine de soi et l’ethnomasochisme, et qui ne sont capables de réaction virulente et même de violence qu’envers ceux qui osent encore contester leurs utopies infantiles et collectivement suicidaires.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 15 novembre 2021

COP26 : la farce carbone – Tartufferie écologique

cop26

La crédibilité de la COP26 s’est perdue dans les gaz d’échappement des centaines de jets privés affrétés par ses prestigieux intervenants. Une fois encore, la grande réunion mondiale « pour le climat » s’est révélée n’être qu’une escroquerie morale et politique.

Quatre cents. S’il ne fallait qu’un chiffre pour révéler l’escroquerie morale et la farce politique que représente la « COP26 » qui s’est tenue cette semaine à Glasgow, ce serait celui-ci. Quatre cents comme le nombre de jets privés affrétés par les « grands de ce monde » pour venir palabrer à propos du climat et de l’avenir de la planète. Un avenir qui serait bien sombre si tous les citoyens du monde avaient le même « bilan carbone » que ces oligarques en goguette qui ne manqueront cependant pas de donner des leçons au bon peuple et de lui expliquer ce qu’il est bon de faire pour assurer un avenir radieux et non-pollué à nos enfants.

« Hypocrites de haut-vol ! » a titré le Scottish Daily Mail. On ne saurait mieux dire. En effet, les vols privés de ces messieurs ont produit plus de gaz que ce que produisent 1 600 Ecossais en un an, soit un rejet de 13 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

Et ce sont quasiment tous les participants qui sont concernés, à commencer par les grands chefs d’Etat dont les avions personnels figurent parmi les plus grands pollueurs avec notamment l’Air Force One de Joe Biden, le COTAM 0001 français, l’Air Force VIP canadien, le Konrad Adenauer allemand ou encore l’Air Force One japonais. Mais les grands patrons, maîtres des GAFA, étaient également de la partie, notamment Jeff Bezos, arrivé à Glasgow avec son propre aéronef, le Gulfstream jet.

De quoi légitimement scandaliser les écologistes sincères, accablés par une telle démonstration d’incohérence et par l’image désastreuse qu’elle renvoie aux populations auxquelles on ne va pas manquer de demander de faire « des efforts » en matière d’écologie et de respect de l’environnement.

Rappelons qu’un voyage en jet émet dix fois plus de gaz à effet de serre par personne que le même voyage en classe économique et 150 fois plus qu’en train. Les jets privés sont arrivés à cette COP26 via sept aéroports différents, dont deux qui leur étaient exclusivement réservés. On pourra également souligner la prestation de Boris Johnson, le Premier ministre britannique, qui, ne craignant apparemment pas le ridicule, a tenté de répondre aux critiques quant à son voyage depuis Londres en jet privé, en arguant que celui-ci utilisait un « carburant durable » (sic). Quand y’a de la gêne, y’a pas de plaisir… Le Français moyen interdit de circulation parce que sa voiture roulant au diesel est trop ancienne appréciera sans doute modérément cette démonstration d’humour anglais.

Au-delà de l’habituel « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », l’écologisme culpabilisant et punitif imposé par le libéralisme hâtivement repeint en vert s’avère d’autant plus insupportable qu’il est basé sur un mensonge originel : il ne peut y avoir de véritable écologie, humaine comme environnementale, dans un système basé sur le culte de la « croissance » c’est-à-dire de l’augmentation perpétuelle de la production et de la consommation. Qu’on le veuille ou non, il n’existe qu’une seule réelle voie écologique : sortir du capitalisme.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 5 novembre 2021

Vers un urbanisme totalitaire ? – C’est gros comme une maison

urbanisme maison

Si, comme la très grande majorité des Français, vous aspirez à vivre dans une maison individuelle, si possible avec un petit bout de jardin, eh bien sachez que ce désir n’est en aucun cas légitime et que, bien au contraire, il représente un « non-sens écologique, économique et social ». C’est Emmanuelle Wargon, ministre du Logement du gouvernement Macron, qui vous le dit.

En effet, l’ex-lobbyiste en chef de Danone a déclaré, lors d’un discours prononcé jeudi dernier, que « les maisons individuelles, ce rêve construit pour les Français dans les années 70, ce modèle d’urbanisation qui dépend de la voiture pour les relier, sont un non-sens écologique, économique et social. Le modèle du pavillon avec jardin n’est pas soutenable et nous mène à une impasse ».

Outre que ces propos démontrent une nouvelle fois la totale déconnexion entre les prétendues « élites » et les aspirations des Français qu’elles sont censées représenter, ils ne lassent pas d’inquiéter. Car que propose le ministre, et à travers elle le gouvernement, face à « l’aberration » que serait la maison individuelle ? La « densification des villes » et la multiplication des logements collectifs. En bref, l’entassement dans des cages à lapins en béton ! Tout cela, bien entendu, au nom de la sacro-sainte « écologie », décidément mise à toutes les sauces et qui sert désormais d’argument massue pour faire taire toutes les oppositions. D’ailleurs, si Emmanuelle Wargon a tenté de légèrement rétropédaler en affirmant que ses propos avaient été « caricaturés » et « qu’il n’était pas question d’en finir avec la maison individuelle », elle a cependant pleinement assumé le fait de s’opposer aux souhaits des Français en affirmant : « Nous sommes face à une urgence climatique qui ne se négocie pas. Il n’est pas question de renoncer à loger les Français mais de le faire autrement. En respectant un principe : l’intensité heureuse. A savoir une densité d’habitat qui crée des quartiers dynamiques, vivants et chaleureux. » Derrière ce charabia technocratico-fumeux, on voit clairement poindre l’enfer écolo-concentrationnaire du HLM pour tous.

La prise de position de la fille de Lionel Stoléru et Francine Wolff a naturellement provoqué un tollé notamment chez les professionnels de la construction qui déplorent une « stigmatisation persistante de l’habitat individuel, à contresens des aspirations des Français ». Mais de ça, nous l’avons vu, le ministre se moque comme de sa première campagne en faveur des OGM et de l’huile de palme.

On notera par ailleurs, que, bien entendu, la ministre du Logement possède pour sa part une belle maison individuelle de 150 mètres carrés à Saint-Mandé, dans la chic banlieue parisienne. « L’intensité joyeuse », apparemment, c’est surtout bon pour les autres, pour les ploucs et les sans-dents.

Par décence, on s’abstiendra en outre d’évoquer le parc immobilier de nombre de ses collègues du gouvernement. Une fois encore, nos dirigeants s’inscrivent dans la grande tradition républicaine du « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », et poussent le cynisme jusqu’à faire passer l’empilage urbain pour un impératif écologique.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 18 octobre 2021