Démographie – L’inquiétant avenir promis par l’Insee

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A quoi ressemblera la population française en 2070 ? C’est à cette question d’anticipation qu’a voulu répondre l’institut statistique en prolongeant les données et tendances démographiques observées dans notre pays ces dernières années. Et le résultat ne laisse pas d’être inquiétant.

En effet, d’après le travail réalisé par plus d’une quarantaine d’experts et de spécialistes, dans 50 ans la France pourrait compter 68,1 millions d’habitants, soit 700 000 de plus qu’en 2021, avec un pic atteint en 2044, où le pays comptabiliserait 69,3 millions d’habitants.

Jusque-là, rien à dire, mais c’est après que ça se gâte car, si les projections de l’Insee établissent une augmentation naturelle de la population jusqu’en 2035, la progression serait ensuite due à la seule immigration, celle-ci venant compenser un solde des naissances négatif. Cependant, à partir de 2044, ce solde migratoire ne compensera plus le solde naturel, ce qui entraînera une baisse totale de la population.

Une volonté nécessaire

Ces chiffres, présentés benoîtement et sans commentaires, sont pourtant terrifiants ; ils tendent, une fois encore, à faire accepter l’immigration et son corollaire qu’est la substitution de population comme des choses naturelles, des fatalités, voire des phénomènes souhaitables puisque venant compenser la faiblesse démographique du pays. Or ces projections sont totalement fallacieuses puisqu’elles ne sont valides que dans la perspective où « rien ne change », où la France poursuive son lent suicide consistant à ouvrir largement ses frontières tout en avortant des centaines de milliers d’enfants à naître chaque année. Il suffirait au contraire d’un politique nataliste volontariste et d’un changement de mentalités pour que l’avenir contredise ces chiffres alarmants qui nous promettent toujours plus d’immigration et « un changement profond de la structure démographique » (qu’en termes galants ces choses-là sont dites !). Il faut le dire et le répéter, il n’y a pas de fatalité, pas de « sens de l’histoire » qui échappe à la maîtrise des hommes. Il ne manque que le courage et la volonté politique.

Bien sûr, le contexte actuel ne semble pas propice à un redémarrage massif des naissances autochtones. Entre tyrannie à prétention « sanitaire », précarité économique grandissante et insécurité générale, le moral des Français est en berne et leur confiance en l’avenir en chute libre. Tous les maux de la nation sont en effet liés et ce n’est pas seulement par des incitations financières ou des campagnes publicitaires que pourra être relancée la démographie nationale. Pour obtenir un tel résultat, il est impérieux de restaurer notre cadre de vie dans son ensemble, de retrouver notre fierté nationale et civilisationnelle et de reprendre en main nos libertés individuelles et collectives. Les prochaines années seront en cela décisives. Demain nous appartient.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 30 novembre 2021

Buffalo Grill : le « wokisme » chasse les cowboys et les indiens

Buffalo Grill

Jusqu’où ira se nicher le « wokisme », cette maladie sénile de la modernité consistant à traquer névrotiquement toute trace, surtout fantasmée, de « domination » (patriarcale, occidentale, blanche…) ou « d’appropriation culturelle ? La réponse est désormais connue : partout, jusque dans les ultimes recoins des domaines les plus improbables tels que les chaînes de restauration.

En effet, la chaîne de restaurants dédiés aux grillades « Buffalo Grill », fondée en 1980, a décidé d’abandonner l’ambiance « western » qui était jusque-là sa spécificité. Après 41 ans d’existence, fini le décorum « cowboys et Indiens » inspiré des westerns hollywoodiens, place à un nouveau logo et un nouvel univers : « American BBQ ». La chaîne promet désormais une ambiance plus « cosy et moderne » sans toutefois modifier les produits stars de Buffalo Grill auxquels les plus fidèles clients sont attachés.

Ainsi, sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, on peut voir un serveur Buffalo Grill en train de retirer de son restaurant une énorme statue de bison sous l’œil attristé d’un « vrai » Indien d’Amérique. « Bye Bye les cowboys et les Indiens », précise l’agence, et d’ajouter que « Buffalo Grill se réinvente en House of BBQ ». Une restructuration qui devrait coûter près de 80 millions d’euros.

Si la raison officielle mise en avant par la direction de la chaîne est la « modernisation » et le « renouvellement » de l’image de la société, de nombreux observateurs y voient également la marque de l’influence de l’idéologie « woke » qui sévit de plus en plus dans tous les secteurs de la société. L’utilisation à des fins commerciales de l’image des « Indiens », peuple natif d’Amérique, par des employés non issus de cette minorité serait en effet « offensante » pour celle-ci. La « tragédie indienne » ne serait pas propice à une « récupération » dans un lieu de détente et de loisirs tel qu’un restaurant populaire. Cet argumentaire aurait sans doute paru risible voire totalement délirant il y a quelques années mais il est hélas aujourd’hui pris très au sérieux, notamment dans le commerce où de plus en plus d’enseignes craignent de provoquer l’ire de telle ou telle association de défense des « intérêts » d’une quelconque minorité, forcément souffrante, et de se voir boycottées voir traînées en justice. Bienvenue en Absurdistan, système à visée totalitaire où règnent la peur et la surveillance permanente au nom de l’amélioration morale de l’humanité. De quoi sérieusement nous couper l’appétit.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 24 novembre 2021

Zemmour au Bataclan : les Bisounours jettent le masque

attentat bataclan

Les assassins islamistes « n’auront pas leur haine », Zemmour, lui, l’aura. C’est la conclusion que l’on peut tirer de la polémique suscitée par la prise de parole du journaliste et probable candidat à l’élection présidentielle Eric Zemmour sur les lieux de l’abominable massacre, samedi dernier, à la date commémorative de l’attentat. Toutes les grandes âmes humanistes et non-amalgamistes, les grands amateurs de bougies et d’ours en peluche, embrasseurs empressés de leurs « frères » musulmans, perpétuels organisateurs d’impuissantes et compassées marches blanches, n’ont en effet pas supporté d’entendre autre chose qu’un discours geignard et candide : un discours les forçant à regarder en face ce drame et ces crimes qui n’ont rien d’une « fatalité », dont personne ne serait véritablement responsable, pas même leurs auteurs, brebis égarées par l’obscurantisme et qu’il serait possible de « déradicaliser » par injections intensives de « valeurs républicaines ».

Il est vrai que, durant son allocution, le polémiste a notamment attaqué François Hollande, coupable d’avoir permis à des terroristes d’entrer en France en n’interdisant pas l’entrée du pays aux migrants parmi lesquels ils se dissimulaient alors qu’il a reconnu avoir pleinement eu connaissance et conscience de ce danger (voir Présent du 13 novembre). Des rappels évidemment insupportables pour l’armada des Bisounours, allergiques au réel, qui refusent, contre toute évidence, d’établir un quelconque lien entre l’immigration incontrôlée et le développement exponentiel du terrorisme sur notre sol.

C’est sans doute pour cela que la virulence des réactions anti-Zemmour a été inversement proportionnelle à la mièvrerie indulgente teintée de niaiserie masochiste de la quasi-totalité des propos tenus au lendemain de la boucherie du 13 novembre 2015, aussi bien par les médias que par les proches (instrumentalisés ?) des victimes ou des survivants. Ainsi, le président de l’association Life For Paris, Arthur Dénouveaux, est allé jusqu’à traiter Eric Zemmour de « profanateur de sépulture », ayant « abîmé la mémoire des 90 personnes décédées au Bataclan », tandis que Georges Salines, père d’une victime, devenu l’une des « figures » (officielles) de la « mémoire » du Bataclan, a parlé d’« une ignominie de plus », concluant d’un menaçant : « Nous n’en oublierons aucune. »

Comment en est-on arrivé là ? Comment a-t-on pu atteindre un tel degré d’inversion morale, d’abêtissement, d’aveuglement, d’ahurissement idéologique pour qu’un homme politique – dont on peut par ailleurs bien sûr contester les analyses et les positions –, qui prône simplement la défense de nos frontières et le contrôle de l’islamisation, puisse susciter davantage de rejet, de hargne, de colère et de détestation haineuse que des fanatiques barbares qui ont ensanglanté nos rues et ne manqueront pas de semer à nouveau la mort ?

En tout cas, les Bisounours ont, à cette occasion, tombé le masque. Ce ne sont nullement des êtres éthérés, emplis d’amour béat et de doux et généreux sentiments, mais des gens profondément malades, dévorés par la haine de soi et l’ethnomasochisme, et qui ne sont capables de réaction virulente et même de violence qu’envers ceux qui osent encore contester leurs utopies infantiles et collectivement suicidaires.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 15 novembre 2021

COP26 : la farce carbone – Tartufferie écologique

cop26

La crédibilité de la COP26 s’est perdue dans les gaz d’échappement des centaines de jets privés affrétés par ses prestigieux intervenants. Une fois encore, la grande réunion mondiale « pour le climat » s’est révélée n’être qu’une escroquerie morale et politique.

Quatre cents. S’il ne fallait qu’un chiffre pour révéler l’escroquerie morale et la farce politique que représente la « COP26 » qui s’est tenue cette semaine à Glasgow, ce serait celui-ci. Quatre cents comme le nombre de jets privés affrétés par les « grands de ce monde » pour venir palabrer à propos du climat et de l’avenir de la planète. Un avenir qui serait bien sombre si tous les citoyens du monde avaient le même « bilan carbone » que ces oligarques en goguette qui ne manqueront cependant pas de donner des leçons au bon peuple et de lui expliquer ce qu’il est bon de faire pour assurer un avenir radieux et non-pollué à nos enfants.

« Hypocrites de haut-vol ! » a titré le Scottish Daily Mail. On ne saurait mieux dire. En effet, les vols privés de ces messieurs ont produit plus de gaz que ce que produisent 1 600 Ecossais en un an, soit un rejet de 13 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

Et ce sont quasiment tous les participants qui sont concernés, à commencer par les grands chefs d’Etat dont les avions personnels figurent parmi les plus grands pollueurs avec notamment l’Air Force One de Joe Biden, le COTAM 0001 français, l’Air Force VIP canadien, le Konrad Adenauer allemand ou encore l’Air Force One japonais. Mais les grands patrons, maîtres des GAFA, étaient également de la partie, notamment Jeff Bezos, arrivé à Glasgow avec son propre aéronef, le Gulfstream jet.

De quoi légitimement scandaliser les écologistes sincères, accablés par une telle démonstration d’incohérence et par l’image désastreuse qu’elle renvoie aux populations auxquelles on ne va pas manquer de demander de faire « des efforts » en matière d’écologie et de respect de l’environnement.

Rappelons qu’un voyage en jet émet dix fois plus de gaz à effet de serre par personne que le même voyage en classe économique et 150 fois plus qu’en train. Les jets privés sont arrivés à cette COP26 via sept aéroports différents, dont deux qui leur étaient exclusivement réservés. On pourra également souligner la prestation de Boris Johnson, le Premier ministre britannique, qui, ne craignant apparemment pas le ridicule, a tenté de répondre aux critiques quant à son voyage depuis Londres en jet privé, en arguant que celui-ci utilisait un « carburant durable » (sic). Quand y’a de la gêne, y’a pas de plaisir… Le Français moyen interdit de circulation parce que sa voiture roulant au diesel est trop ancienne appréciera sans doute modérément cette démonstration d’humour anglais.

Au-delà de l’habituel « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », l’écologisme culpabilisant et punitif imposé par le libéralisme hâtivement repeint en vert s’avère d’autant plus insupportable qu’il est basé sur un mensonge originel : il ne peut y avoir de véritable écologie, humaine comme environnementale, dans un système basé sur le culte de la « croissance » c’est-à-dire de l’augmentation perpétuelle de la production et de la consommation. Qu’on le veuille ou non, il n’existe qu’une seule réelle voie écologique : sortir du capitalisme.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 5 novembre 2021

Vers un urbanisme totalitaire ? – C’est gros comme une maison

urbanisme maison

Si, comme la très grande majorité des Français, vous aspirez à vivre dans une maison individuelle, si possible avec un petit bout de jardin, eh bien sachez que ce désir n’est en aucun cas légitime et que, bien au contraire, il représente un « non-sens écologique, économique et social ». C’est Emmanuelle Wargon, ministre du Logement du gouvernement Macron, qui vous le dit.

En effet, l’ex-lobbyiste en chef de Danone a déclaré, lors d’un discours prononcé jeudi dernier, que « les maisons individuelles, ce rêve construit pour les Français dans les années 70, ce modèle d’urbanisation qui dépend de la voiture pour les relier, sont un non-sens écologique, économique et social. Le modèle du pavillon avec jardin n’est pas soutenable et nous mène à une impasse ».

Outre que ces propos démontrent une nouvelle fois la totale déconnexion entre les prétendues « élites » et les aspirations des Français qu’elles sont censées représenter, ils ne lassent pas d’inquiéter. Car que propose le ministre, et à travers elle le gouvernement, face à « l’aberration » que serait la maison individuelle ? La « densification des villes » et la multiplication des logements collectifs. En bref, l’entassement dans des cages à lapins en béton ! Tout cela, bien entendu, au nom de la sacro-sainte « écologie », décidément mise à toutes les sauces et qui sert désormais d’argument massue pour faire taire toutes les oppositions. D’ailleurs, si Emmanuelle Wargon a tenté de légèrement rétropédaler en affirmant que ses propos avaient été « caricaturés » et « qu’il n’était pas question d’en finir avec la maison individuelle », elle a cependant pleinement assumé le fait de s’opposer aux souhaits des Français en affirmant : « Nous sommes face à une urgence climatique qui ne se négocie pas. Il n’est pas question de renoncer à loger les Français mais de le faire autrement. En respectant un principe : l’intensité heureuse. A savoir une densité d’habitat qui crée des quartiers dynamiques, vivants et chaleureux. » Derrière ce charabia technocratico-fumeux, on voit clairement poindre l’enfer écolo-concentrationnaire du HLM pour tous.

La prise de position de la fille de Lionel Stoléru et Francine Wolff a naturellement provoqué un tollé notamment chez les professionnels de la construction qui déplorent une « stigmatisation persistante de l’habitat individuel, à contresens des aspirations des Français ». Mais de ça, nous l’avons vu, le ministre se moque comme de sa première campagne en faveur des OGM et de l’huile de palme.

On notera par ailleurs, que, bien entendu, la ministre du Logement possède pour sa part une belle maison individuelle de 150 mètres carrés à Saint-Mandé, dans la chic banlieue parisienne. « L’intensité joyeuse », apparemment, c’est surtout bon pour les autres, pour les ploucs et les sans-dents.

Par décence, on s’abstiendra en outre d’évoquer le parc immobilier de nombre de ses collègues du gouvernement. Une fois encore, nos dirigeants s’inscrivent dans la grande tradition républicaine du « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », et poussent le cynisme jusqu’à faire passer l’empilage urbain pour un impératif écologique.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 18 octobre 2021

La banlieue c’est pas rose – La banlieue, c’est morose

banlieue racaille

Les faits remontent au jeudi 30 septembre et se sont déroulés dans le « secteur sensible » (traduction : cité de l’immigration) du quartier la Forêt. Le parquet d’Evry a ouvert une enquête pour « violences aggravées par trois circonstances, en réunion, à raison de l’orientation sexuelle supposée et par personne dissimulant son visage ». Lors de son audition, la victime de l’agression, un jeune homme âgé de 17 ans, a en effet déclaré avoir été, « en raison de son apparence », « gratuitement frappé par une meute d’individus lui criant ‟PD” ». L’enquête a été confiée au commissariat de Montgeron. Des vidéos de l’agression ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions légitimement indignées. Ainsi, sur Twitter, Sylvie Carillon, le maire de Montgeron, s’est déclarée « profondément choquée par des images d’une agression d’une violence inhumaine », ajoutant que ces « actes n’ont pas droit de cité ». On est heureux de l’apprendre… De son côté, Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président de Debout la France, a également fait part de son indignation en écrivant, également sur Twitter : « Les racailles ont inventé le ‟lynchage récréatif”. On tabasse avec autant de haine que d’amusement ! Je demande à ce que toute la lumière soit faite sur l’agression de cet homme. Aucune tolérance possible avec cette sauvagerie ! »

S’il paraît évidemment justifié, cet émoi scandalisé qui agite le landernau politico-médiatique à la suite de cette agression présumée homophobe est néanmoins révélateur à plusieurs titres. Tout d’abord, elle démontre une fois encore que toutes les victimes ne sont pas égales et que la compassion de nos belles âmes officielles est à géométrie variable, car si ce fait divers est en effet choquant et d’une insupportable violence, il est par ailleurs, hélas, d’une très grande banalité dans la « France orange mécanique » dans laquelle sont contraints de vivre tant de nos compatriotes. C’est quotidiennement que des Français subissent ce genre d’agressions, souvent gratuites, sans susciter les condamnations outrées, ni même le simple intérêt, des gros médias ni des diverses élites autoproclamées. Il semble qu’il faille nécessairement qu’existe un soupçon « d’homophobie » pour que tout ce beau monde feigne de découvrir la réalité de l’ensauvagement du quotidien et la violence paroxystique des bandes des cités… La gravité des faits apparaît donc désormais indexée sur l’orientation sexuelle des victimes. Vous avez dit « discrimination » ?

Par ailleurs, ce lâche lynchage met également en lumière, si la motivation homophobe est confirmée, la prégnance d’une hostilité haineuse envers les homosexuels dans certaines couches des populations issues de l’immigration arabo-musulmane. Or, curieusement, ce n’est jamais cette dernière qui est mise en cause par l’armada des associations LGBTQI… qui continuent à dénoncer fantasmatiquement une « homophobie d’extrême droite » totalement résiduelle, pour ne pas dire inexistante.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 13 octobre 2021

Meurtre de Samuel Paty – Un an après, l’enquête se poursuit l’enquête se poursuit

Douze mois se sont écoulés depuis l’assassinat particulièrement sauvage de Samuel Paty, perpétré par le fanatique musulman Abdoullakh Anzorov, mais l’enquête de police n’est toujours pas achevée malgré la mort de ce dernier, abattu par la police quelques heures après son crime. Il s’agit en effet désormais pour les enquêteurs de déterminer les diverses responsabilités qui ont conduit à cette véritable « exécution » survenue dans un contexte d’islamisation radicale de certains quartiers, aboutissant à une forme de « sécessionnisme » vis-à-vis de la République française.

Qui savait ? Et qui savait quoi ? Qui a transmis des informations à l’assassin ? Qui a participé à la mise en accusation du professeur coupable d’avoir voulu évoquer la liberté d’expression et la laïcité en s’appuyant sur les trop fameuses « caricatures de Mahomet » ? Voilà ce que les juges antiterroristes doivent établir le plus précisément possible. A l’heure actuelle, ce ne sont pas moins de quinze personnes qui sont mises en examen dans cette affaire tragiquement révélatrice de la pression islamiste qui s’exerce chaque jour davantage dans un nombre toujours croissant de cités jadis françaises.

Rappelons que l’engrenage fatal a été déclenché par une collégienne qui a rapporté à ses parents que Samuel Paty avait montré des caricatures du prophète et a prétendu que celui-ci avait demandé aux collégiens musulmans de se signaler. C’est alors que le père de la jeune fille, Brahim Chnina, a lancé une violente campagne de dénigrement du professeur sur les réseaux sociaux avec notamment l’aide d’un militant islamiste, Abdelhakim Sefrioui. Une plainte a même été déposée contre l’enseignant pour « diffusion d’image pornographique », rien de moins… Une démarche qu’on imaginerait davantage se déroulant à Kaboul qu’en région parisienne.

C’est alerté par cette campagne qu’Abdoullakh Anzorov, migrant tchétchène de 18 ans, découvre « l’affaire » et décide de « punir » le mécréant. Pour se faire, il rencontre des élèves qui, contre de l’argent, lui permettent d’identifier le professeur de 47 ans, qu’il tue sauvagement avant d’être abattu. Les collégiens, âgés de 13 à 15 ans au moment des faits, ont été mis en examen pour complicité d’assassinat terroriste et placés sous contrôle judiciaire.

Dans un message audio enregistré en russe, le barbare a pour sa part revendiqué son geste en se félicitant d’avoir « vengé le prophète ».

Malgré ces faits terribles et la révélation des nombreuses complicités composant un environnement gravement délétère, les grandes consciences continuent d’affirmer que l’islam est compatible avec les « valeurs de la République » et qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme. Une fois encore, cela ne saute pas vraiment aux yeux…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2021

Pandora Papers – Les élites délinquantes une nouvelle fois épinglées

Pandora Papers

Ils sont déjà considérablement riches, nantis, privilégiés, puissants et célèbres mais ils n’en ont jamais assez ! Et leur cupide avidité les conduit à des pratiques délictueuses d’évasion fiscale régulièrement révélées à l’occasion de scandales internationaux. Cette fois ce sont les « pandora papers », nom donné aux révélations faites par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) mettant notamment en cause le Premier ministre tchèque, le roi de Jordanie et les présidents du Kenya, de l’Azerbaïdjan et d’Equateur mais aussi des « personnalités » telles que Tony Blair, Shakira, Guy Forget ou Dominique Strauss-Kahn… Tous sont accusés d’avoir dissimulé des avoirs dans des sociétés offshore, à des fins d’évasion fiscale.

Ce sont plus de 600 journalistes qui ont participé à cette vaste enquête qui s’appuie sur quelque 11,9 millions de documents provenant de 14 sociétés de services financiers et mettant à jour plus de 29 000 sociétés offshores. Selon ces documents, le roi Abdallah II de Jordanie aurait créé une trentaine de sociétés offshore qui lui aurait permis d’acheter près d’une quinzaine de propriétés de luxe aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, pour un montant de 106 millions de dollars. De son côté, le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, plus modeste, aurait placé 22 millions de dollars dans des sociétés écrans lui permettant d’acquérir le château Bigaud dans le sud de la France.

Pour le directeur de l’ICIJ, Gerard Ryle, ces révélations démontrent qu’il n’y a pas de réelle lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale puisque de nombreuses personnalités politiques de tout premier plan en profitent elles-mêmes. « On parle de milliers de milliards de dollars » affirme-t-il.

Ainsi, l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) aurait fait transiter plusieurs millions de dollars d’honoraires de conseil à des entreprises par une société marocaine exempte d’impôts. Un système de grande ampleur qui fait le jeu de la corruption et la criminalité, rappelant les pratiques de « blanchiment d’argent » des organisations maffieuses. Ces dévoilements apparaissent d’autant plus choquants que plusieurs des personnalités épinglées ont tenu par ailleurs de beaux et doctes discours anti-corruption.

La publication de cette enquête a déjà entraîné la démission du Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, et du chef du gouvernement du Pakistan, Nawaz Sharif. D’autres pourraient suivre tant le séisme est de grande ampleur.

Certains Français ont parfois tendance à minimiser la gravité de l’évasion fiscale, y voyant une sorte de pratique « d’autodéfense » face au « matraquage fiscal ». Outre le très lourd manque à gagner pour l’Etat, ils oublient que ceux qui s’y adonnent, les plus riches, ne sont pas ceux qui payent le plus d’impôts, bénéficiant déjà de nombreux mécanismes légaux « d’optimisation fiscale » qui leur permettent de réduire drastiquement leur contribution. En réalité l’évasion fiscale se situe à mi-chemin entre le vol qualifié et la haute trahison puisqu’elle consiste à chercher à se dérober à l’indispensable solidarité nationale à laquelle les classes moyennes et populaires, elles, ne peuvent échapper.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 6 octobre 2021

La pagaille d’Alger – La tension monte entre l’Algérie et la France

alger france

Rien ne va plus dans les relations franco-algériennes ! Les tensions, sous-jacentes depuis de longs mois, éclatent aujourd’hui au grand jour. Un échec diplomatique cinglant pour Emmanuel Macron qui avait fait de la « réconciliation » avec l’autre rive de la Méditerranée l’une de ses priorités.

En effet, depuis le début de son quinquennat, le président français a voulu œuvrer à une fumeuse « réconciliation mémorielle avec l’Algérie » mais ses reptations lexicales et ses diverses repentances n’ont pas suffi à lui attirer les sympathies algériennes, bien au contraire. Et désormais le torchon brûle entre les deux capitales à la suite des propos présidentiels, tenus jeudi 30 septembre, dénonçant un « système politico-militaire » algérien « fatigué ».

Déjà échaudé par l’annonce de la diminution du nombre de visas accordés à ses ressortissants, le gouvernement algérien s’est évidemment scandalisé de ces « propos irresponsables » représentant une « ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures ». En signe de protestation, Alger a rappelé son ambassadeur à Paris et interdit le survol de son espace aérien aux avions militaires français participant à l’opération Barkhane au Mali.

Selon certains observateurs, cette nouvelle crise pourrait entraîner à terme la reconfiguration du paysage stratégique régional, en rapprochant la France du Maroc. Elle marque en tout cas clairement l’échec de la volonté de « réconciliation mémorielle », illustrée notamment par la publication, en janvier, du rapport commandé à l’historien Benjamin Stora.
La haine de la France

La situation est donc très tendue entre les deux pays, rappelant la dernière crise grave, remontant à 2005, quand le Parlement français avait adopté une loi reconnaissant « le rôle positif de la colonisation ». Malgré son abrogation ultérieure, cette loi avait provoqué l’annulation d’un traité d’amitié voulu par le président Jacques Chirac et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika.

On peut d’ailleurs s’interroger sur le fait de savoir s’il n’est pas utopique d’espérer établir des relations apaisées avec un Etat qui fait de la haine de la France et de ses prétendus « crimes coloniaux » l’un des derniers éléments de cohésion nationale.

En effet, le régime algérien semble aujourd’hui à bout de souffle, pour ne pas dire aux abois, et lancé dans une course en avant autoritaire face aux nombreuses difficultés qu’il rencontre (manifestations du Hirak, terrorisme, crise avec le Maroc, parodie d’élections portant à la présidence un homme qui a réuni 99 % des suffrages mais moins de 12 % d’électeurs…).

Dans un tel contexte, les propos d’Emmanuel Macron apparaissent non pas comme un dérapage accidentel, mais au contraire comme des déclarations minutieusement soupesées afin de clairement marquer une prise de distance avec des autorités algériennes décrédibilisées et délégitimées mais prêtes à tout pour maintenir leur pouvoir, allant même jusqu’à envisager un suicidaire confit armé avec le voisin marocain.

Pour une fois, on ne pourra que se féliciter de ce choix du président français. A condition, bien sûr, qu’il ne soit pas qu’une éphémère rodomontade de campagne électorale.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 5 octobre 2021

Une commission contre fake news et complotisme – Ministère de la Vérité

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Plus les élections approchent et plus Emmanuel Macron s’agite, débordant soudain d’idées et d’initiatives. Dernière en date : la création d’une commission chargée de lutter contre les deux hydres du populisme que seraient les « fake news » et le « complotisme », deux termes suffisamment vagues et nébuleux pour pouvoir englober à peu près tout et n’importe quoi, à commencer, bien sûr, par toute pensée et expression dissidentes et non conformes.

Cette commission, officiellement censée « réfléchir aux impacts de la révolution numérique sur notre société et notre démocratie », sera composée de 14 experts – sociologues, historiens, politologues, professeurs, journalistes – et présidée par le sociologue Gérald Bronner, auteur du livre Apocalypse cognitive sorti au début de l’année.

La chasse aux vilaines « fake news » et aux méchants « complotistes » n’est pas nouvelle mais jusqu’à présent elle était effectuée par des entités associatives ou des entreprises privées. On pensera ici aux divers organes de presse, du type Le Monde ou Libération, qui s’étaient arrogé le droit d’accorder les bons et les mauvais points en matière d’information (à travers leurs articles de prétendu « décodage » ou de « vérification »), ce qui ne manquait pas de sel pour des médias maintes fois pris en flagrant délit de mensonge ou de manipulation (les Bobards d’or sont là chaque année pour le rappeler).

Mais aujourd’hui un nouveau cap est franchi, c’est désormais l’Etat qui prend les choses en main pour imposer ce qui ressemble fort à une « vérité officielle » devenant par nature incontestable.

Pourtant, s’il est indéniable que le développement des réseaux sociaux a favorisé la propagation d’un certain nombre de fausses nouvelles, de mensonges et de ragots (qui ont existé et circulé de tout temps…), la hargne des autorités contre ce qu’elles appellent les « fake news » et le « complotisme » ressemble surtout à une volonté de restreindre encore un peu plus la liberté d’expression et de criminaliser toute pensée hétérodoxe. Car sur quelle base « objective » attribue-t-on ces qualificatifs infamants et disqualifiant à tel ou tel ? Et quelle est la légitimité de ceux qui prétendent faire le tri dans l’information et son interprétation afin que les imbéciles que nous sommes ne risquent pas de faire de « mauvais choix » ? Dans les deux cas la réponse est : aucune.

Rappelons d’ailleurs que, à peine quelques mois avant que Brahim A., Tunisien arrivé en France via Lampedusa et les filières de migration, ne commette un abominable massacre à Nice, le fait d’affirmer que de potentiels terroristes pouvaient se trouver parmi les cohortes de migrants arrivant sur notre sol était doctement qualifié de « fake news » et dénoncé comme un « fantasme d’extrême droite ». On voit donc bien ici qu’il ne s’agit nullement d’un enjeu de vérité, mais bien d’une stratégie de contrôle de l’information et de formatage des esprits.

Dans toutes les dystopies, littéraires ou cinématographiques, imaginant un futur totalitaire, les citoyens n’ont plus besoin de penser, l’Etat le fait pour eux. Nous y sommes.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 4 octobre 2021

Budget : un milliard d’euros pour soigner les clandestins !

soins clandestins

On prétend que les caisses sont vides et qu’il n’y a plus d’argent pour payer les retraites de nos anciens, pas plus que pour augmenter significativement le SMIC où les salaires des professions à haute pénibilité. En revanche, il existe un domaine où les euros coulent à flots et où les crédits ne manquent jamais, c’est celui de l’aide aux migrants, même lorsqu’ils sont clandestins.

Ainsi, en 2021, l’Etat français aura dépensé près d’un milliard d’euros pour l’accès aux soins des étrangers en situation irrégulière.

L’aide médicale d’Etat (AME), dispositif créé en 1999, assure la prise en charge médicale et hospitalière complète des immigrés en situation irrégulière résidant en France depuis plus de trois mois. Une véritable incitation à l’entrée clandestine dans notre pays et une considérable « pompe aspirante » pour les flux migratoires.

En 2021, les crédits alloués à ce système délirant et sans équivalent dans le monde s’élèveront donc à 990 millions d’euros, contre 893 millions l’an dernier, soit une augmentation de 97 millions. Un coût toujours plus faramineux pour toujours plus de clandestins qui bénéficient de toujours plus de soins, soins qui dépassent très largement le cadre des seules urgences… Précisons que l’on ne compte pas ici les dépenses concernant les demandeurs d’asile, en forte augmentation eux aussi, qui sont prises en charge par l’assurance maladie via la protection universelle maladie (PUM) à hauteur d’environ 200 millions d’euros.

Fin 2020, 383 000 étrangers en situation irrégulière bénéficiaient de l’AME, selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) précisant que le bénéficiaire type de l’AME est un homme entre 30 et 34 ans, originaire du continent africain, vivant seul en Ile-de-France.

Le budget de l’AME a doublé depuis 2015, il atteindra le milliard d’euros en 2022, a annoncé le gouvernement. Les Français qui, de plus en plus fréquemment, reportent des soins (notamment dentaires ou ophtalmologiques) faute de moyens financiers apprécieront à sa juste valeur cette grande générosité xénophile. Une situation d’autant plus choquante que de nombreux médecins, pharmaciens et infirmières dénoncent un système sans limite ni contrôle, souvent détourné de son objectif initial (soins de confort), voire carrément fraudé et aboutissant même à une forme de « tourisme médical ». « Nous avons des patients qui vivent en Algérie et qui ont l’AME. Ils viennent en France régulièrement pour leur traitement, puis repartent chez eux. Ils ne payent que l’avion », affirme ainsi un cancérologue sous couvert d’anonymat.

Un système inepte dans son principe, incontrôlé dans son application, qui n’est que l’un des multiples mécanismes d’aide aux populations immigrées mais qui donne encore une fois une idée effrayante du coût global colossal de l’immigration pour la France et les Français qui voient de leur côté leurs conditions d’existence se dégrader inexorablement.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 30 septembre 2021

Salaires somptuaires et grosses berlines pour l’association d’aide aux migrants

aide migrants

On ne le répétera jamais assez : la misère en général et les migrations en particulier sont de formidables sources de revenus pour certains vautours qui, non contents de s’enrichir sur le dos des pauvres et des précaires, se plaisent à donner des leçons de morale et à poser en bienfaiteurs de l’humanité.

Dernier exemple en date, l’association Equalis, épinglée par le journal satirique Le Canard enchaîné pour son train de vie somptuaire et les salaires colossaux de ses cadres.

Au premier rang de ceux-ci, on trouve bien évidemment – charité bien ordonnée… – le PDG de l’association, Arthur Anane, qui se serait octroyé un salaire supérieur à 16 500 euros mensuels brut ainsi qu’une puissante et luxueuse voiture de fonction. Par ailleurs, il bénéficierait sans rougir d’une « aide au logement » d’environ 500 euros par mois.

Née en 2020 de la fusion de trois associations (La Rose des Vents, Agir-Combattre-Réunir et Via Habitat), Equalis se présente comme un important acteur de l’« économie sociale et solidaire », gérant plus de 70 établissements, majoritairement en Ile-de-France. L’association propose notamment aux migrants et à certains SDF de l’hébergement d’urgence, des centres de soins, des activités d’insertion économique et des services à l’enfance. Elle compte près de 1 000 salariés et dispose d’un important budget de 85 millions d’euros provenant majoritairement de subventions publiques. Les contribuables pressurés seront donc encore une fois heureux de découvrir à quoi servent leurs impôts.

En effet, outre le président, sept directeurs adjoints bénéficieraient également de salaires compris entre 94 000 et 130 000 euros brut annuels. D’autre part, dix salariés disposeraient de voitures de fonction très onéreuses (750 à 900 euros par mois de « leasing ») même si une note de service exclut les « BMW, Mercedes, Jaguar, Lexus » (sic). On a quand même de la décence chez Equalis !

Selon Le Canard enchaîné, le commissaire aux comptes de l’association aurait même refusé de certifier la gestion d’Equalis, mentionnant les irrégularités au parquet de Melun, mais ces affirmations sont contestées par l’association.

Au-delà de possibles pratiques illégales, c’est bien entendu l’aspect moral de l’affaire qui scandalise. Comment de tels abus peuvent-ils être tolérés dans des institutions financées par l’argent public ? Comment ces profiteurs peuvent-ils ne pas être sanctionnés ? Comment est-il possible que dans ce genre d’association à but prétendument caritatif les salaires et les frais de fonctionnement ne soient pas encadrés voire plafonnés ?

Des questions auxquelles Françoise Jan-Léger, présidente du conseil d’administration de l’association, ne répondra certainement pas, puisqu’elle ne paraît nullement gênée ni choquée par les faits révélés par Le Canard, défendant même la rémunération de l’équipe dirigeante en expliquant qu’« Equalis a une croissance forte qui nécessite des professionnels expérimentés et bien formés ». Des termes qui sembleraient plus adaptés à une start-up financière qu’à une association « sociale » subventionnée par les impôts des Français.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 27 septembre 2021

Expulsion des migrants clandestins – Un fiasco complet de l’Union européenne

expulsion charters

L’union fait la force ? Pas toujours, apparemment… En effet, dans un rapport publié en début de semaine, la Cour des comptes européenne met en lumière l’échec complet de l’Union européenne en matière d’application des retours des migrants illégaux dans leurs pays d’origine.

Selon la Cour, les 26 Etats membres rassemblés sous l’égide des institutions européennes sont tellement inefficaces dans leur politique d’expulsion des migrants clandestins que cette impuissance à garantir le retour des migrants en situation irrégulière dans leur pays d’origine « encourage » grandement les migrations clandestines. Car, en effet, les informations circulent vite et les migrants savent désormais très bien que les retours prononcés ne sont quasiment jamais effectifs.

Ainsi, sur les 500 000 ressortissants de pays tiers qui reçoivent chaque année l’ordre de quitter l’UE parce qu’ils y sont entrés ou y séjournent illégalement, seul un tiers retournent effectivement dans leur pays d’origine ou de transit (par un retour volontaire ou forcé). Un taux qui chute à moins de 20 % pour les retours vers des pays situés en dehors du continent européen !

Pour Leo Brincat, le rapporteur du texte, « les actions entreprises par l’UE en vue de renforcer la coopération avec les pays tiers en matière de réadmission sont pertinentes, mais elles n’ont donné que peu de résultats ». Qu’en termes délicats ces choses-là sont dites !

Pourtant, pour favoriser ces retours, l’UE a conclu depuis le début des années 2000 des accords de réadmission avec 18 pays tiers (dont Albanie, Bosnie, Serbie, Pakistan, Géorgie, Turquie, Biélorussie…), et ouvert des discussions avec six autres Etats (Maroc, Algérie, Chine, Tunisie, Jordanie, Nigeria). Par ailleurs, l’UE a aussi négocié entre 2016 et 2018 six arrangements juridiquement non contraignants en matière de retour et réadmission (Afghanistan, Bangladesh, Guinée, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gambie). Des dispositifs souvent coûteux qui ont abouti au brillant résultat constaté aujourd’hui (sans même parler des « expulsés » qui reviennent quelques mois plus tard via une autre porte d’entrée de l’UE…).

Un constat d’échec qui nourrit bien évidemment le discours des souverainistes appelant à une reprise en main nationale des problématiques migratoires même si une coopération européenne apparaît néanmoins indispensable face à l’ampleur des flux et à l’importance des enjeux. Pour eux, une solidarité internationale entre Etats souverains et indépendants, soucieux de leurs peuples, fonctionnerait plus efficacement que les politiques supranationales élaborées et imposées par des instances technocratiques bruxelloises soumises à des intérêts mondialistes et sans légitimité démocratique. Au regard de l’incapacité de l’UE à enrayer la submersion migratoire qui étouffe progressivement le continent, il apparaît difficile, aujourd’hui, de leur donner tort.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 16 septembre 2021

Covid-19 : Agnès Buzyn mise en examen

Si l’on peut évidemment se réjouir qu’un membre des classes dirigeantes soit enfin mis en cause pour la gestion calamiteuse de la crise sanitaire, on peut, hélas, également se demander si cette très médiatique mise en examen n’est pas en réalité un simple coup d’épée dans l’eau.

L’ancien ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a en effet été mis en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui » par la Cour de la justice de la République.

« Aujourd’hui, c’est une excellente opportunité pour moi de m’expliquer et de rétablir la vérité des faits. Je ne laisserai pas salir l’action du gouvernement, mon action en tant que ministre, alors que nous avons fait tant pour préparer notre pays à une crise sanitaire mondiale, qui, je le rappelle, dure encore », a-t-elle déclaré pour sa défense.

Il est notamment reproché à l’ancien ministre ses déclarations de janvier 2020 expliquant que « les risques de propagation du coronavirus dans la population sont très faibles », mais surtout ses propos tenus dans Le Monde en mars 2020, après son remplacement par Olivier Véran et sa déroute électorale à Paris, où elle affirmait : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. »

Le ministre a-t-il donc sciemment menti et minimisé les risques représentés par le virus ?

Par ailleurs, d’autres faits lui sont reprochés comme le manque d’équipements de protection pour les soignants et la population, et des déclarations sans cesse contradictoires, notamment sur la nécessité du port du masque.

Si le Premier ministre Jean Castex s’est refusé à tout commentaire sur cette procédure judiciaire, cette mise en examen a suscité de nombreuses et virulentes réactions, certains s’inquiétant d’une nouvelle étape dans la judiciarisation de la société pouvant conduire à une forme de « paralysie politique » en faisant peser une épée de Damoclès au-dessus de la tête des décisionnaires.

Ainsi Aurore Bergé, présidente déléguée du parti présidentiel, estime que la mise en examen d’Agnès Buzyn représente « un précédent dangereux ». « Si demain un ministre peut être mis en examen pour ce qu’il n’aurait pas fait, pas assez fait, ou mal fait, alors qui qualifie le “mal” fait ? Quand ? Sur quels critères d’appréciation ? », a-t-elle notamment publié sur Twitter.

D’autres au contraire, comme Florian Philippot, applaudissent à cette marque d’« indépendance de la justice » et appellent même à étendre l’enquête à d’autres responsables politiques, comme l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, afin qu’Agnès Buzyn ne soit pas l’unique bouc émissaire d’un « ratage général ».

Cependant, de l’avis de nombreux spécialistes du droit, il y a très peu de chances que cette affaire débouche sur une véritable condamnation et l’on peut par ailleurs regretter que l’enquête en cours ne se penche pas sur d’autres « casseroles » de l’ancien ministre, notamment les divers et considérables conflits d’intérêts mis en lumière par Olivier Pichon dans le numéro de Présent du 17 août.

Peut-être peut-on au moins espérer que cette mise en examen soit perçue comme un coup de semonce rappelant à nos dirigeants qu’ils ne sont pas totalement irresponsables vis-à-vis de la justice et qu’il est possible que celle-ci leur réclame un jour des comptes.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 13 septembre 2021

Procès des attentats du 13 novembre – Salah Abdeslam, toute honte bue

Sans qu’il y ait de lien entre islam et islamisme, le terroriste Salah Abdeslam a ouvert son procès avec la chahada, profession de foi musulmane. Une tranquille affirmation de soi devant la cour d’assises laïque et républicaine.

Près de six ans après l’explosion de barbarie islamiste qui a ensanglanté Paris, le procès des terroristes a enfin débuté. Un procès historique, le « procès du siècle » même pour certains observateurs. Ce sont en effet 20 personnes qui comparaissent aujourd’hui devant la cour d’assises spéciale de Paris pour leur implication, à des degrés divers, dans la préparation et la réalisation des attentats du 13 novembre 2015. Un procès sous haute sécurité qui compte 1 800 parties civiles, plus de 300 avocats et qui devrait durer neuf mois.

Au premier rang des accusés, on trouve le Franco-Marocain Salah Abdeslam, seul assaillant encore en vie de la cellule djihadiste. Ce dernier s’est déjà distingué par sa morgue provocatrice en se livrant, dès l’ouverture des débats, à une profession de foi islamiste alors qu’il était invité à décliner son identité. « Je tiens à témoigner qu’il n’y a point de divinité à part Allah et que Mohamed est son prophète […]. Les noms de mon père et de ma mère n’ont rien à faire ici […]. J’ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l’Etat islamique. » Au moins les choses sont claires, l’accusé assume, revendique, ne regrette rien et démontre que les années passées derrière les barreaux ne l’ont pas le moins du monde « déradicalisé » si tant est que ce concept soit autre chose qu’un fantasme pour progressistes toujours en attente de « rédemption », même pour les pires criminels. Par ses propos, Salah Abdeslam prouve également de façon indiscutable que s’il sort un jour de prison, il représentera toujours le même danger pour la communauté nationale.

Mais le tueur islamiste n’en est pas resté là, dépassant toutes les bornes de l’indécence, il s’est également permis de se plaindre de ses conditions de détention, interpellant le président en ces termes : « Ecoutez, Monsieur le Président. On est des hommes, on a des droits. Faut pas nous traiter comme des chiens. Là-bas derrière [en prison], ça fait plus de six ans que je suis traité comme un chien, ça fait six ans que je dis rien car je sais qu’après la mort je serai ressuscité. » Il faut vraiment se pincer pour croire à tant de folle outrecuidance, d’autant plus quand on sait que le régime spécial de détention dont bénéficie l’accusé comprend l’accès à une salle de sport, des promenades régulières, une double cellule et coûte des dizaines de milliers d’euros par an au contribuable français.

Il est vrai que Salah Abdeslam, déjà condamné en Belgique à 25 ans de prison pour avoir tiré sur des policiers, n’a pas grand-chose à perdre et l’on peut espérer que son odieuse arrogance ne fasse qu’inciter un peu plus la cour à lui infliger la peine la plus sévère possible.

On pourra par ailleurs regretter l’absence de certaines personnes sur le banc des accusés, notamment celles qui ont organisé l’immigration massive dans notre pays et se montrent depuis des années d’un invraisemblable laxisme envers l’islam radical. Mais ceci est une autre histoire.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 septembre 2021

Cran d’arrêt – Orbán contre la menace afghane

hongrie orban immigration

Les politiciens français ont au moins une qualité, c’est celle de la constance. Constance dans l’aveuglement, l’erreur et le déni, malheureusement. En effet, face à la crise afghane et aux nouveaux flux migratoires qu’elle va engendrer, on assiste aujourd’hui à un véritable concours d’appels à l’accueil inconditionnel de nouveaux migrants alors même que le pays subit au quotidien les conséquences désastreuses de cette politique irresponsable de charité dévoyée.

Ainsi, le maire de Lille, Martine Aubry, appelle les villes de France à accueillir des Afghans, « chacun devant prendre sa part » selon elle. Indiquant avoir déjà reçu 620 dossiers transmis par des Afghans, elle affirme que sa ville est prête à accueillir entre 100 et 120 d’entre eux. L’ancien ministre socialiste dénonce par ailleurs l’imprévoyance de la communauté internationale et évoque un « grave problème moral ».

Pour tenter de régler celui-ci et faire face à l’afflux de migrants, Martine Aubry conseille également « à chaque ville de donner une maison pour une grande famille ». Donner, rien de moins… Les nombreux Français mal logés ou en situation de précarité apprécieront sans doute à sa juste valeur cette noble générosité. D’autant que l’édile a cru bon d’ajouter : « Qu’est-ce que ça coûte d’accompagner une grande famille pendant un an, deux ans, le temps qu’ils apprennent le français et qu’ils se réintègrent ? » En effet, ça ne coûte rien, c’est de l’argent public, comme aurait pu dire un autre brillant gestionnaire, en l’occurrence François Hollande. Et, au-delà du coût, en quoi serait-ce légitime dans un pays frappé par le chômage de masse et la paupérisation ?

De son côté, Marlène Schiappa, ministre chargé de la Citoyenneté, a écrit à une vingtaine d’élus qui avaient proposé d’accueillir des réfugiés afghans pour leur demander de mettre leurs actes en conformité avec leurs belles déclarations d’intention afin « d’offrir aux réfugiés un cadre d’accueil humain et digne, sur l’ensemble de nos territoires, conformément à notre politique d’asile ».

« Sur l’ensemble de nos territoires », personne ne devant échapper à ce nouvel enrichissement culturel.

Pour entendre une voix divergente, prenant à contre-pied cet angélisme xénophile, il faut encore une fois se tourner vers l’étranger et notamment la Hongrie, dont le Premier ministre, Viktor Orbán, répondant aux injonctions à l’accueil lancées par les dirigeants de l’Union européenne, a déclaré :

« Je pense qu’il n’est pas possible de combler les différences d’opinion au sein de l’UE, donc le seul moyen est de rendre aux nations leurs droits sur cette question de la migration. Ceux qui affluent sont tous musulmans et modifient la composition de notre continent. C’est un défi pour notre héritage chrétien. »

Des propos forts et courageux, hélas bien trop rares, qui ont le grand mérite de dépasser le stade purement émotionnel dans lequel se vautre la majorité du personnel politique européen pour poser les véritables problématiques et enjeux de la question migratoire. Puissent-ils être largement entendus. Il y va de l’avenir de notre civilisation.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 2 septembre 2021

Kaboul-sur-Seine – Macron minimise les dangers

afghans

Alors que la tension ne cesse de monter à Kaboul, notamment après l’attaque à la roquette de l’aéroport, revendiquée par l’Etat islamique, et plusieurs assassinats « ciblés » dénoncés par les médias internationaux (notamment celui du chanteur folklorique Fawad Andarabi), Emmanuel Macron a une nouvelle fois pris la parole pour tenter de rassurer les Français quant aux conséquences du chaos afghan pour notre pays.

« Les arrivées de migrants afghans attendues en Europe après la prise de pouvoir des talibans ne seront pas aussi nombreuses que les arrivées massives de 2015 liées à la guerre en Syrie », a ainsi déclaré le président de la République sur TF1 et LCI. Sur quels éléments se base-t-il pour asséner une telle prédiction ? Sur le fait que « l’Afghanistan n’est pas la Syrie » (sic) et « qu’il y a déjà eu de très forts mouvements de migrants afghans au fil des ans ». Une explication bien légère, et très discutable, qui ressemble davantage à un bel exemple de « méthode Coué » qu’à un véritable argumentaire.

Le chef de l’Etat a toutefois admis « qu’il y aura plus de monde qui essaiera de venir en Europe et donc cela créera une pression sur nos capacités à accueillir », ce qui ne l’a pas empêché de rappeler qu’il restait « plusieurs milliers d’hommes et de femmes à protéger et à mettre à l’abri ».

Interrogé sur un possible risque terroriste lié à l’arrivée de nouveaux migrants afghans pouvant être infiltrés par des talibans, Emmanuel Macron a affirmé qu’il fallait « rester dans la vigilance » tout en s’empressant d’insister – échaudé par les récentes critiques de la gauche quant à sa « droitisation » – sur l’importance de ne pas « confondre » risque terroriste et migrations. Rien à voir, bien évidemment.

Le président a également annoncé que la France et le Royaume-Uni allaient plaider à l’ONU pour la création à Kaboul d’une « safe zone », une zone protégée qui permettra la poursuite des opérations humanitaires et des évacuations. Une proposition immédiatement rejetée par les talibans qui y voient une atteinte à la souveraineté de leur pays et qui affirment que les Afghans pourront voyager librement à l’étranger une fois la situation stabilisée.

Pour notre part, nous préférerions que ce soit de la France que le président fasse une « safe zone », un espace dans lequel on peut vivre en paix et en sécurité, sans subir agressions et insultes au quotidien, sans craindre pour sa vie dans les transports en commun, sans devoir lire chaque jour la litanie des noms des victimes des « déséquilibrés » et autres voyous multirécidivistes… Lorsque l’on n’est pas capable d’assurer l’ordre porte de la Chapelle, on ne prétend pas jouer les gendarmes du monde. Sous peine de ridicule. Mais il est vrai que, dans ce domaine, Emmanuel Macron n’est plus à une guignolade près.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 31 août 2021

Le pape pontifie – Se vacciner est-il un acte d’amour ?

pape vaccin

Comment ne pas se montrer dubitatif face à la nature et à la hiérarchie des préoccupations du Saint-Père ?

En effet, entre deux attaques contre la messe traditionnelle, le pape François a cru bon de déclarer que se faire vacciner contre le Covid-19 était « un acte d’amour » et a appelé tous les croyants à se faire injecter le sérum miraculeux dans un message vidéo réalisé au nom de l’organisation américaine The Ad Council, et du regroupement d’experts en santé publique, Covid Collaborative.

« La vaccination est un moyen simple mais profond de promouvoir le bien commun et de prendre soin les uns des autres, en particulier des plus vulnérables. Je prie Dieu pour que chacun puisse apporter son petit grain de sable, son petit geste d’amour » a ainsi affirmé le pape.

Si le pape François, lui-même vacciné, a toujours été un grand promoteur de la vaccination, assimilant même toute opposition à celle-ci à un « négationnisme suicidaire », cette nouvelle exhortation emphatique ne lasse pas de créer un certain malaise, voire de choquer.

En effet, sans bien sûr douter de la grande culture et des larges connaissances du Saint-Père et de son entourage vaticanesque, on peut toutefois se demander en quoi le chef de l’Eglise catholique est fondé et légitime à déterminer de l’utilité et de l’efficience d’un produit pharmaceutique expérimental ? Encore une fois, le successeur de saint Pierre semble sortir de son champ de compétences et même de son rôle pour se muer étrangement en VRP de l’industrie du médicament.

Ecartant d’un revers de main toutes les questions éthiques posées par l’utilisation de vaccins dont certains sont élaborés grâce à l’utilisation de fœtus, le pape François, une fois de plus, se borne à relayer la doxa dominante en tenant un discours qui semble copié sur le dernier communiqué de presse de Gabriel Attal, le sentimentalisme sulpicien en plus.

Par ailleurs, on peut également s’interroger sur cette notion d’« acte d’amour » que serait la vaccination alors que la grande majorité de ceux qui s’y soumettent le font au contraire par égoïsme petit-bourgeois, pour retrouver leur vie de consommateur « d’avant », pouvoir retourner au bistrot et au restaurant et ne pas être gênés pour accéder aux clubs de vacances et aux grands centres commerciaux.

A l’heure de la déchristianisation de l’Europe, de l’implosion de la famille, de l’agression impérialiste islamiste, de la dégénérescence des mœurs et de la folie eugéniste et transhumaniste, on souhaiterait vivement que le Saint-Père se concentre sur ces problématiques vitales et privilégie sa tâche première qu’est la défense de l’Eglise et de la foi plutôt que d’intervenir de façon toujours plus intempestive dans les questions séculaires qui ne sont pas de son ressort. Il faut rendre à César…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 20 août 2021