Expulsion des migrants clandestins – Un fiasco complet de l’Union européenne

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L’union fait la force ? Pas toujours, apparemment… En effet, dans un rapport publié en début de semaine, la Cour des comptes européenne met en lumière l’échec complet de l’Union européenne en matière d’application des retours des migrants illégaux dans leurs pays d’origine.

Selon la Cour, les 26 Etats membres rassemblés sous l’égide des institutions européennes sont tellement inefficaces dans leur politique d’expulsion des migrants clandestins que cette impuissance à garantir le retour des migrants en situation irrégulière dans leur pays d’origine « encourage » grandement les migrations clandestines. Car, en effet, les informations circulent vite et les migrants savent désormais très bien que les retours prononcés ne sont quasiment jamais effectifs.

Ainsi, sur les 500 000 ressortissants de pays tiers qui reçoivent chaque année l’ordre de quitter l’UE parce qu’ils y sont entrés ou y séjournent illégalement, seul un tiers retournent effectivement dans leur pays d’origine ou de transit (par un retour volontaire ou forcé). Un taux qui chute à moins de 20 % pour les retours vers des pays situés en dehors du continent européen !

Pour Leo Brincat, le rapporteur du texte, « les actions entreprises par l’UE en vue de renforcer la coopération avec les pays tiers en matière de réadmission sont pertinentes, mais elles n’ont donné que peu de résultats ». Qu’en termes délicats ces choses-là sont dites !

Pourtant, pour favoriser ces retours, l’UE a conclu depuis le début des années 2000 des accords de réadmission avec 18 pays tiers (dont Albanie, Bosnie, Serbie, Pakistan, Géorgie, Turquie, Biélorussie…), et ouvert des discussions avec six autres Etats (Maroc, Algérie, Chine, Tunisie, Jordanie, Nigeria). Par ailleurs, l’UE a aussi négocié entre 2016 et 2018 six arrangements juridiquement non contraignants en matière de retour et réadmission (Afghanistan, Bangladesh, Guinée, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gambie). Des dispositifs souvent coûteux qui ont abouti au brillant résultat constaté aujourd’hui (sans même parler des « expulsés » qui reviennent quelques mois plus tard via une autre porte d’entrée de l’UE…).

Un constat d’échec qui nourrit bien évidemment le discours des souverainistes appelant à une reprise en main nationale des problématiques migratoires même si une coopération européenne apparaît néanmoins indispensable face à l’ampleur des flux et à l’importance des enjeux. Pour eux, une solidarité internationale entre Etats souverains et indépendants, soucieux de leurs peuples, fonctionnerait plus efficacement que les politiques supranationales élaborées et imposées par des instances technocratiques bruxelloises soumises à des intérêts mondialistes et sans légitimité démocratique. Au regard de l’incapacité de l’UE à enrayer la submersion migratoire qui étouffe progressivement le continent, il apparaît difficile, aujourd’hui, de leur donner tort.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 16 septembre 2021

Covid-19 : Agnès Buzyn mise en examen

Si l’on peut évidemment se réjouir qu’un membre des classes dirigeantes soit enfin mis en cause pour la gestion calamiteuse de la crise sanitaire, on peut, hélas, également se demander si cette très médiatique mise en examen n’est pas en réalité un simple coup d’épée dans l’eau.

L’ancien ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a en effet été mis en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui » par la Cour de la justice de la République.

« Aujourd’hui, c’est une excellente opportunité pour moi de m’expliquer et de rétablir la vérité des faits. Je ne laisserai pas salir l’action du gouvernement, mon action en tant que ministre, alors que nous avons fait tant pour préparer notre pays à une crise sanitaire mondiale, qui, je le rappelle, dure encore », a-t-elle déclaré pour sa défense.

Il est notamment reproché à l’ancien ministre ses déclarations de janvier 2020 expliquant que « les risques de propagation du coronavirus dans la population sont très faibles », mais surtout ses propos tenus dans Le Monde en mars 2020, après son remplacement par Olivier Véran et sa déroute électorale à Paris, où elle affirmait : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. »

Le ministre a-t-il donc sciemment menti et minimisé les risques représentés par le virus ?

Par ailleurs, d’autres faits lui sont reprochés comme le manque d’équipements de protection pour les soignants et la population, et des déclarations sans cesse contradictoires, notamment sur la nécessité du port du masque.

Si le Premier ministre Jean Castex s’est refusé à tout commentaire sur cette procédure judiciaire, cette mise en examen a suscité de nombreuses et virulentes réactions, certains s’inquiétant d’une nouvelle étape dans la judiciarisation de la société pouvant conduire à une forme de « paralysie politique » en faisant peser une épée de Damoclès au-dessus de la tête des décisionnaires.

Ainsi Aurore Bergé, présidente déléguée du parti présidentiel, estime que la mise en examen d’Agnès Buzyn représente « un précédent dangereux ». « Si demain un ministre peut être mis en examen pour ce qu’il n’aurait pas fait, pas assez fait, ou mal fait, alors qui qualifie le “mal” fait ? Quand ? Sur quels critères d’appréciation ? », a-t-elle notamment publié sur Twitter.

D’autres au contraire, comme Florian Philippot, applaudissent à cette marque d’« indépendance de la justice » et appellent même à étendre l’enquête à d’autres responsables politiques, comme l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, afin qu’Agnès Buzyn ne soit pas l’unique bouc émissaire d’un « ratage général ».

Cependant, de l’avis de nombreux spécialistes du droit, il y a très peu de chances que cette affaire débouche sur une véritable condamnation et l’on peut par ailleurs regretter que l’enquête en cours ne se penche pas sur d’autres « casseroles » de l’ancien ministre, notamment les divers et considérables conflits d’intérêts mis en lumière par Olivier Pichon dans le numéro de Présent du 17 août.

Peut-être peut-on au moins espérer que cette mise en examen soit perçue comme un coup de semonce rappelant à nos dirigeants qu’ils ne sont pas totalement irresponsables vis-à-vis de la justice et qu’il est possible que celle-ci leur réclame un jour des comptes.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 13 septembre 2021

Procès des attentats du 13 novembre – Salah Abdeslam, toute honte bue

Sans qu’il y ait de lien entre islam et islamisme, le terroriste Salah Abdeslam a ouvert son procès avec la chahada, profession de foi musulmane. Une tranquille affirmation de soi devant la cour d’assises laïque et républicaine.

Près de six ans après l’explosion de barbarie islamiste qui a ensanglanté Paris, le procès des terroristes a enfin débuté. Un procès historique, le « procès du siècle » même pour certains observateurs. Ce sont en effet 20 personnes qui comparaissent aujourd’hui devant la cour d’assises spéciale de Paris pour leur implication, à des degrés divers, dans la préparation et la réalisation des attentats du 13 novembre 2015. Un procès sous haute sécurité qui compte 1 800 parties civiles, plus de 300 avocats et qui devrait durer neuf mois.

Au premier rang des accusés, on trouve le Franco-Marocain Salah Abdeslam, seul assaillant encore en vie de la cellule djihadiste. Ce dernier s’est déjà distingué par sa morgue provocatrice en se livrant, dès l’ouverture des débats, à une profession de foi islamiste alors qu’il était invité à décliner son identité. « Je tiens à témoigner qu’il n’y a point de divinité à part Allah et que Mohamed est son prophète […]. Les noms de mon père et de ma mère n’ont rien à faire ici […]. J’ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l’Etat islamique. » Au moins les choses sont claires, l’accusé assume, revendique, ne regrette rien et démontre que les années passées derrière les barreaux ne l’ont pas le moins du monde « déradicalisé » si tant est que ce concept soit autre chose qu’un fantasme pour progressistes toujours en attente de « rédemption », même pour les pires criminels. Par ses propos, Salah Abdeslam prouve également de façon indiscutable que s’il sort un jour de prison, il représentera toujours le même danger pour la communauté nationale.

Mais le tueur islamiste n’en est pas resté là, dépassant toutes les bornes de l’indécence, il s’est également permis de se plaindre de ses conditions de détention, interpellant le président en ces termes : « Ecoutez, Monsieur le Président. On est des hommes, on a des droits. Faut pas nous traiter comme des chiens. Là-bas derrière [en prison], ça fait plus de six ans que je suis traité comme un chien, ça fait six ans que je dis rien car je sais qu’après la mort je serai ressuscité. » Il faut vraiment se pincer pour croire à tant de folle outrecuidance, d’autant plus quand on sait que le régime spécial de détention dont bénéficie l’accusé comprend l’accès à une salle de sport, des promenades régulières, une double cellule et coûte des dizaines de milliers d’euros par an au contribuable français.

Il est vrai que Salah Abdeslam, déjà condamné en Belgique à 25 ans de prison pour avoir tiré sur des policiers, n’a pas grand-chose à perdre et l’on peut espérer que son odieuse arrogance ne fasse qu’inciter un peu plus la cour à lui infliger la peine la plus sévère possible.

On pourra par ailleurs regretter l’absence de certaines personnes sur le banc des accusés, notamment celles qui ont organisé l’immigration massive dans notre pays et se montrent depuis des années d’un invraisemblable laxisme envers l’islam radical. Mais ceci est une autre histoire.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 septembre 2021

Cran d’arrêt – Orbán contre la menace afghane

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Les politiciens français ont au moins une qualité, c’est celle de la constance. Constance dans l’aveuglement, l’erreur et le déni, malheureusement. En effet, face à la crise afghane et aux nouveaux flux migratoires qu’elle va engendrer, on assiste aujourd’hui à un véritable concours d’appels à l’accueil inconditionnel de nouveaux migrants alors même que le pays subit au quotidien les conséquences désastreuses de cette politique irresponsable de charité dévoyée.

Ainsi, le maire de Lille, Martine Aubry, appelle les villes de France à accueillir des Afghans, « chacun devant prendre sa part » selon elle. Indiquant avoir déjà reçu 620 dossiers transmis par des Afghans, elle affirme que sa ville est prête à accueillir entre 100 et 120 d’entre eux. L’ancien ministre socialiste dénonce par ailleurs l’imprévoyance de la communauté internationale et évoque un « grave problème moral ».

Pour tenter de régler celui-ci et faire face à l’afflux de migrants, Martine Aubry conseille également « à chaque ville de donner une maison pour une grande famille ». Donner, rien de moins… Les nombreux Français mal logés ou en situation de précarité apprécieront sans doute à sa juste valeur cette noble générosité. D’autant que l’édile a cru bon d’ajouter : « Qu’est-ce que ça coûte d’accompagner une grande famille pendant un an, deux ans, le temps qu’ils apprennent le français et qu’ils se réintègrent ? » En effet, ça ne coûte rien, c’est de l’argent public, comme aurait pu dire un autre brillant gestionnaire, en l’occurrence François Hollande. Et, au-delà du coût, en quoi serait-ce légitime dans un pays frappé par le chômage de masse et la paupérisation ?

De son côté, Marlène Schiappa, ministre chargé de la Citoyenneté, a écrit à une vingtaine d’élus qui avaient proposé d’accueillir des réfugiés afghans pour leur demander de mettre leurs actes en conformité avec leurs belles déclarations d’intention afin « d’offrir aux réfugiés un cadre d’accueil humain et digne, sur l’ensemble de nos territoires, conformément à notre politique d’asile ».

« Sur l’ensemble de nos territoires », personne ne devant échapper à ce nouvel enrichissement culturel.

Pour entendre une voix divergente, prenant à contre-pied cet angélisme xénophile, il faut encore une fois se tourner vers l’étranger et notamment la Hongrie, dont le Premier ministre, Viktor Orbán, répondant aux injonctions à l’accueil lancées par les dirigeants de l’Union européenne, a déclaré :

« Je pense qu’il n’est pas possible de combler les différences d’opinion au sein de l’UE, donc le seul moyen est de rendre aux nations leurs droits sur cette question de la migration. Ceux qui affluent sont tous musulmans et modifient la composition de notre continent. C’est un défi pour notre héritage chrétien. »

Des propos forts et courageux, hélas bien trop rares, qui ont le grand mérite de dépasser le stade purement émotionnel dans lequel se vautre la majorité du personnel politique européen pour poser les véritables problématiques et enjeux de la question migratoire. Puissent-ils être largement entendus. Il y va de l’avenir de notre civilisation.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 2 septembre 2021

Kaboul-sur-Seine – Macron minimise les dangers

afghans

Alors que la tension ne cesse de monter à Kaboul, notamment après l’attaque à la roquette de l’aéroport, revendiquée par l’Etat islamique, et plusieurs assassinats « ciblés » dénoncés par les médias internationaux (notamment celui du chanteur folklorique Fawad Andarabi), Emmanuel Macron a une nouvelle fois pris la parole pour tenter de rassurer les Français quant aux conséquences du chaos afghan pour notre pays.

« Les arrivées de migrants afghans attendues en Europe après la prise de pouvoir des talibans ne seront pas aussi nombreuses que les arrivées massives de 2015 liées à la guerre en Syrie », a ainsi déclaré le président de la République sur TF1 et LCI. Sur quels éléments se base-t-il pour asséner une telle prédiction ? Sur le fait que « l’Afghanistan n’est pas la Syrie » (sic) et « qu’il y a déjà eu de très forts mouvements de migrants afghans au fil des ans ». Une explication bien légère, et très discutable, qui ressemble davantage à un bel exemple de « méthode Coué » qu’à un véritable argumentaire.

Le chef de l’Etat a toutefois admis « qu’il y aura plus de monde qui essaiera de venir en Europe et donc cela créera une pression sur nos capacités à accueillir », ce qui ne l’a pas empêché de rappeler qu’il restait « plusieurs milliers d’hommes et de femmes à protéger et à mettre à l’abri ».

Interrogé sur un possible risque terroriste lié à l’arrivée de nouveaux migrants afghans pouvant être infiltrés par des talibans, Emmanuel Macron a affirmé qu’il fallait « rester dans la vigilance » tout en s’empressant d’insister – échaudé par les récentes critiques de la gauche quant à sa « droitisation » – sur l’importance de ne pas « confondre » risque terroriste et migrations. Rien à voir, bien évidemment.

Le président a également annoncé que la France et le Royaume-Uni allaient plaider à l’ONU pour la création à Kaboul d’une « safe zone », une zone protégée qui permettra la poursuite des opérations humanitaires et des évacuations. Une proposition immédiatement rejetée par les talibans qui y voient une atteinte à la souveraineté de leur pays et qui affirment que les Afghans pourront voyager librement à l’étranger une fois la situation stabilisée.

Pour notre part, nous préférerions que ce soit de la France que le président fasse une « safe zone », un espace dans lequel on peut vivre en paix et en sécurité, sans subir agressions et insultes au quotidien, sans craindre pour sa vie dans les transports en commun, sans devoir lire chaque jour la litanie des noms des victimes des « déséquilibrés » et autres voyous multirécidivistes… Lorsque l’on n’est pas capable d’assurer l’ordre porte de la Chapelle, on ne prétend pas jouer les gendarmes du monde. Sous peine de ridicule. Mais il est vrai que, dans ce domaine, Emmanuel Macron n’est plus à une guignolade près.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 31 août 2021

Le pape pontifie – Se vacciner est-il un acte d’amour ?

pape vaccin

Comment ne pas se montrer dubitatif face à la nature et à la hiérarchie des préoccupations du Saint-Père ?

En effet, entre deux attaques contre la messe traditionnelle, le pape François a cru bon de déclarer que se faire vacciner contre le Covid-19 était « un acte d’amour » et a appelé tous les croyants à se faire injecter le sérum miraculeux dans un message vidéo réalisé au nom de l’organisation américaine The Ad Council, et du regroupement d’experts en santé publique, Covid Collaborative.

« La vaccination est un moyen simple mais profond de promouvoir le bien commun et de prendre soin les uns des autres, en particulier des plus vulnérables. Je prie Dieu pour que chacun puisse apporter son petit grain de sable, son petit geste d’amour » a ainsi affirmé le pape.

Si le pape François, lui-même vacciné, a toujours été un grand promoteur de la vaccination, assimilant même toute opposition à celle-ci à un « négationnisme suicidaire », cette nouvelle exhortation emphatique ne lasse pas de créer un certain malaise, voire de choquer.

En effet, sans bien sûr douter de la grande culture et des larges connaissances du Saint-Père et de son entourage vaticanesque, on peut toutefois se demander en quoi le chef de l’Eglise catholique est fondé et légitime à déterminer de l’utilité et de l’efficience d’un produit pharmaceutique expérimental ? Encore une fois, le successeur de saint Pierre semble sortir de son champ de compétences et même de son rôle pour se muer étrangement en VRP de l’industrie du médicament.

Ecartant d’un revers de main toutes les questions éthiques posées par l’utilisation de vaccins dont certains sont élaborés grâce à l’utilisation de fœtus, le pape François, une fois de plus, se borne à relayer la doxa dominante en tenant un discours qui semble copié sur le dernier communiqué de presse de Gabriel Attal, le sentimentalisme sulpicien en plus.

Par ailleurs, on peut également s’interroger sur cette notion d’« acte d’amour » que serait la vaccination alors que la grande majorité de ceux qui s’y soumettent le font au contraire par égoïsme petit-bourgeois, pour retrouver leur vie de consommateur « d’avant », pouvoir retourner au bistrot et au restaurant et ne pas être gênés pour accéder aux clubs de vacances et aux grands centres commerciaux.

A l’heure de la déchristianisation de l’Europe, de l’implosion de la famille, de l’agression impérialiste islamiste, de la dégénérescence des mœurs et de la folie eugéniste et transhumaniste, on souhaiterait vivement que le Saint-Père se concentre sur ces problématiques vitales et privilégie sa tâche première qu’est la défense de l’Eglise et de la foi plutôt que d’intervenir de façon toujours plus intempestive dans les questions séculaires qui ne sont pas de son ressort. Il faut rendre à César…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 20 août 2021

L’autre vague – Kaboul : derrière le drame, l’agitation des immigrationnistes

réfugiés afghans

Profitant de la légitime émotion suscitée par les images de l’aéroport de Kaboul envahi par des milliers d’Afghans désespérés et terrorisés par l’arrivée des talibans, les officines immigrationnistes appellent déjà à un accueil massif des « réfugiés » en provenance du nouvel état islamique. Or s’il apparaît juste et normal d’exfiltrer vers notre pays les personnes qui ont directement aidé l’armée française sur place afin de leur éviter le sort tragique des harkis, il serait totalement irresponsable, pour ne pas dire suicidaire, d’inciter à la mise en place de nouveaux flux migratoires au nom du sacro-saint principe d’accueil des « réfugiés » de tous les pays en guerre ou en difficultés.

Lors de son allocution télévisée, Emmanuel Macron a d’ailleurs cherché à rassurer l’opinion sur ce point en affirmant qu’il convenait de « maîtriser » les éventuels flux migratoires provoqués par la déstabilisation de l’Afghanistan et que la France allait, conjointement à d’autres pays européens, mettre en place une « initiative » en ce sens dont il n’a pas précisé les modalités. On peut hélas douter de l’efficacité de celle-ci au regard de la catastrophique politique migratoire de ces dernières années et du laxisme systématique du gouvernement Macron dans ce domaine.

Par ailleurs, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a demandé de son côté que soient purement et simplement interdits les renvois forcés de ressortissants afghans vers leur pays, y compris les demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée. Une telle mesure signifierait que la France devrait conserver sur son sol tous les Afghans qui y sont entrés illégalement, même ceux qui ont commis des crimes ou des délits. Au nom de quoi la situation à Kaboul justifie-t-elle que les Français aient à subir la présence prolongée (voire définitive) de voyous étrangers ? En dehors de l’habituel masochisme occidental, il n’y a aucune justification à une telle aberration.

De son côté, le Haut-Commissariat de l’ONU aux Droits de l’homme a demandé à la communauté internationale d’apporter tout son soutien aux Afghans qui se trouvent confrontés à un « risque imminent » dans leur pays, sous le nouveau régime taliban. Même si les talibans ont annoncé une « amnistie générale » pour tous les fonctionnaires d’Etat, les Afghans « en danger » sont potentiellement des centaines de milliers (depuis le début de l’année 550 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays du fait du conflit et de l’insécurité). L’appel de l’ONU est-il une incitation à accueillir cette nouvelle masse de migrants ? C’est malheureusement à craindre.

Face à la perspective d’un afflux de « réfugiés », la Turquie, elle, se barricade et construit d’urgence un mur le long de sa frontière avec l’Iran. Un exemple que les pays européens seraient bien inspirés de suivre afin d’éviter de nouveaux drames et une nouvelle accélération de la submersion migratoire.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 18 août 2021

Clichy : le tribunal exige le relogement des migrants clandestins

logements hlm

Privilégier « l’autre », favoriser l’étranger plutôt que les siens semble être devenu l’impitoyable doxa des institutions républicaines françaises. Ainsi, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a demandé la semaine dernière à la municipalité de Clichy de reloger en urgence des migrants en situation irrégulière qui avaient été évacués d’un immeuble insalubre.

C’est en octobre dernier qu’une quinzaine de migrants clandestins avaient dû quitter leur logement suite à un arrêté de péril imminent. Avec l’aide des associations immigrationnistes, les sans-papiers s’étaient alors tournés vers la justice pour réclamer d’être « pris en charge » – « charge » toujours plus lourde pour le contribuable français… – par la ville ou par l’Etat.

Suite à l’injonction du tribunal de reloger au plus vite ces clandestins, le maire de Clichy, Rémi Muzeau, envisage de faire appel, rappelant qu’il y a déjà « 3 000 personnes en attente de logement dans sa commune ». Il a par ailleurs rappelé que les familles concernées n’étaient pas à la rue mais hébergées par le 115.

Le tribunal administratif réclame néanmoins de la commune qu’elle propose aux familles avec enfants concernées « un hébergement décent » dans les plus brefs délais, et ce « indépendamment de leurs conditions de séjour en France », c’est à dire sans tenir compte du fait qu’elles soient présentes sur le sol national de façon illégale. Une véritable prime au viol de la loi. Les autochtones, eux, pourront attendre encore un peu plus pour accéder aux logements sociaux de la municipalité. Les autres avant les nôtres, suite sans fin…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 août 2021

La lutte des classes – Pass sanitaire à l’école

école pass sanitaire

Après les propos du ministre Blanquer présentant le nouveau « protocole sanitaire » qui entrera en vigueur dans les établissements scolaires à la rentrée, l’instauration d’une société à deux vitesses dans laquelle les non-vaccinés seront maintenus à la marge ne fait plus de doute.

En effet, si le ministre de l’Education nationale a confirmé mercredi que le pass sanitaire ne serait pas demandé à l’école, il a par ailleurs annoncé que, dans les collèges et les lycées, en cas de contamination dans une classe, les élèves non vaccinés devront s’isoler chez eux et suivre un enseignement « à distance » tandis que les élèves vaccinés pourront continuer à suivre les cours en « présentiel ». Avec tous les risques de « décrochage » que cela représente pour les premiers concernés. Cette mesure représente bien évidemment un nouveau moyen de pression pour pousser les réfractaires à la vaccination sans assumer (pour le moment) de la rendre obligatoire pour tous.

« J’aime le vaccin car j’aime la liberté. C’est le vaccin qui nous rend la liberté. Chacun doit comprendre que le vaccin est la solution » a affirmé avec grandiloquence Jean-Michel Blanquer, démontrant qu’il avait une bien curieuse conception de ladite « liberté », celle-ci consistant apparemment à supprimer de fait le libre choix des citoyens en les menaçant de relégation sociale en cas de refus d’obtempérer aux injonctions gouvernementales. Le tout dans un contexte où l’efficacité et l’utilité dudit vaccin s’avèrent loin d’être évidentes, de nombreux pays étant confrontés à des regains de l’épidémie malgré des taux élevés de vaccination, l’Islande imposant même désormais des tests PCR aux voyageurs vaccinés voulant rentrer sur son sol (voir Présent d’hier).

Pas de sorties scolaires

Pour appuyer son nouveau « protocole », le ministre a annoncé l’installation de 6 000 à 7 000 centres de vaccination et barnums dans les établissements scolaires ou à proximité. Les élèves pourront s’y faire vacciner avec une autorisation parentale, la validation d’un seul des deux parents étant suffisante.

Par ailleurs, autre vexation pour les non-vaccinés, les élèves de plus de 12 ans ne disposant pas du pass sanitaire ne pourront pas participer aux sorties scolaires. Une mesure qui a scandalisé la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen dénonçant la « violence tranquille des annonces de M. Blanquer ».

Les enseignants pour leur part ne seront pas soumis à l’obligation vaccinale, mais le ministre estime que 80 % d’entre eux sont déjà vaccinés. Des enseignants dont certains se montrent très dubitatifs quant à la mise en place de ce nouveau protocole, un représentant syndical n’hésitant pas à affirmer que « logistiquement cela pose de nombreuses questions, sachant qu’en pratique, il n’y aura pas de cours en distanciel. On risque donc de se retrouver avec des problèmes pédagogiques ». « Problèmes pédagogiques », doux euphémisme pour qualifier l’abandon pur et simple des élèves coupables de ne pas vouloir devenir cobayes alors qu’ils sont en pleine santé. « Liberté, égalité, fraternité » comme ils disent…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 30 juillet 2021

Macron : Diviser pour mieux régenter

macron pass sanitaire

Alors que le Conseil constitutionnel étudie la validité du pass sanitaire, les Français se divisent en pour et contre. Une nouvelle fracture du pays à mettre à l’actif de Macron.

Députés et sénateurs se sont finalement mis d’accord sur le texte de loi mettant la nation sous contrôle sanitaro-judiciaire. Si la chambre haute a apporté quelques (très légères) atténuations au programme coercitif voulu par le gouvernement, la proposition originelle n’a pas connu de remaniement profond. L’Elysée attend maintenant l’avis du Conseil constitutionnel.

Saisi par le Premier ministre, Jean Castex, et par la gauche, le Conseil constitutionnel doit rendre son avis le 5 août prochain. Ce sera la dernière étape avant la promulgation officielle de la loi et l’entrée en vigueur des mesures, à moins que le Conseil constitutionnel ne décide de retoquer certaines d’entre elles. Hélas, on ne peut nourrir que de très minces espoirs quant à cette perspective lorsque l’on sait que le président de ce Conseil n’est autre que l’ancien Premier ministre socialiste, le très complaisant et macrono-compatible Laurent Fabius, grand spécialiste des affaires sanitaires depuis le dramatique scandale du sang contaminé. On se souvient par ailleurs que le gouvernement se fait conseiller, pour sa gestion de la stratégie de vaccination, par le cabinet McKinsey dont le directeur de l’antenne française est Victor Fabius… Peu de chances donc que le Conseil constitutionnel ne vienne gâcher les futurs repas de famille…

L’Elysée se montre de ce fait très confiant quant à la validation de l’assemblée des « sages » et « la célérité de l’application » des mesures d’imposition du pass sanitaire, malgré l’opposition qui enfle dans la rue quoi qu’en disent les médias aux ordres qui n’ont de cesse que de la minorer et de la caricaturer. En voyage en Polynésie, Emmanuel Macron a d’ailleurs adressé un message aux contestataires en affirmant : « Chacune et chacun est libre de s’exprimer dans le calme, dans le respect de l’autre. » Mais « la liberté où je ne dois rien à personne n’existe pas. Celle-ci repose sur un sens du devoir réciproque. ». En clair, pour le Président, les opposants à l’obligation vaccinale et à la société de contrôle induite par le pass sanitaire sont des égoïstes sans aucun sens civique. Bel exemple d’inversion accusatoire…

De son côté, le ministre du Travail Elisabeth Borne maintient également la pression en détaillant dans les médias, presque avec délectation, les sanctions prévues pour les salariés qui ne se conformeraient pas à l’obligation vaccinale les concernant. Elle a notamment déclaré : « Il ne faut pas laisser croire aux salariés qu’il ne peut pas y avoir de licenciements. Le droit commun du Code du travail s’appliquerait le cas échéant. »

Une formulation peu claire alors que le Sénat a supprimé de la loi la mention d’un possible licenciement après deux mois durant lesquels le salarié soumis à l’obligation vaccinale ne se serait pas mis en règle. Cela signifie-t-il que l’exécutif se moque du vote du parlement et qu’il fera ce que bon lui semble pour punir les récalcitrants aux injonctions vaccinatoires ?

Au regard de son actuelle frénésie d’autoritarisme, cela ne serait, hélas, guère étonnant.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Pass sanitaire : peut-on contourner les mesures de contrôle ?

pass sanitaire zone libre

Une fois la stupeur provoquée par les annonces liberticides du président Macron passée, un certain nombre de Français tentent de s’organiser pour essayer de passer au travers des mailles du filet de la surveillance dite « sanitaire ». Pour ce faire, ils ne manquent pas d’idées. Pas toujours très bonnes.

La plus mauvaise est bien sûr la tentation d’obtenir de faux documents attestant d’un « parcours vaccinal complet » et permettant d’obtenir le précieux sésame sanitaire. En effet, certains professionnels de la santé – médecins de ville, jeunes étudiants réquisitionnés dans les centres de vaccination, infirmières –, succombant à l’appât du gain, proposent de « vrai faux pass sanitaires » pour un tarif moyen de 350 euros. Faire l’acquisition d’un « pass » dans ces conditions est évidemment totalement illégal et très risqué, les peines encourues étant particulièrement lourdes, pour le fournisseur bien sûr, mais aussi pour l’utilisateur qui risque jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Malgré cette menace, le trafic semble se développer de façon exponentielle, notamment au travers des réseaux sociaux. Plusieurs journalistes ont tenté « l’expérience » et ont obtenu des documents avec une grande facilité même si certains se sont avérés inopérants. Il est en effet assez délicat de porter plainte si le « vrai-faux » document acheté s’avère en réalité être simplement un « faux » qui se révèlera comme tel au premier contrôle… Si le développement de cette activité illicite est éminemment regrettable, il semble toutefois révéler que nombre de Français ne sont nullement terrifiés par la « pandémie » vendue quotidiennement par le gouvernement et qu’ils ne croient ni à l’utilité ni à l’efficacité du vaccin mais veulent simplement être « tranquilles » et mener à nouveau une existence à peu près « normale ».

Une réponse collective et solidaire

Beaucoup plus positive est la démarche entreprise par les créateurs du site animap.fr. Se proclamant « portail professionnel non discriminatoire », il recense, à l’aide notamment d’une carte interactive, « les professionnels qui respectent les droits de l’homme et ne pratiquent donc aucune discrimination à l’encontre de quiconque ». On y trouve déjà plus de 6 320 adresses dans les domaines les plus divers (écoles, restauration, artisanat, culture, construction…). Cette heureuse initiative, courageuse, ne manquera sans doute pas de susciter l’ire du pouvoir et une répression dont il est devenu le grand spécialiste. C’est pourquoi les promoteurs du site appellent un maximum de professionnels à les rejoindre, afin de « faire nombre » et de mieux pouvoir se défendre collectivement. Espérons qu’ils soient entendus.

Quoi qu’il en soit, l’existence de ce site montre que la résistance à la société du contrôle généralisé s’organise, que ce soit sur internet ou dans la rue avec la multiplication des rassemblements et des manifestations de protestation. Le peuple français n’est pas encore totalement soumis, et c’est une bonne nouvelle.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

#NosViesComptent : Attentats islamistes – Cachez ces crimes que je ne saurais voir !

nos vies comptent

Alors qu’il ne s’est toujours pas déclaré candidat à la prochaine présidentielle, Eric Zemmour est actuellement l’objet d’une intensive campagne de promotion réalisée par divers groupes plus ou moins officiels. L’un d’entre eux, Génération Z, diffuse sur les réseaux sociaux des photos des victimes des attentats du 13 novembre afin de dénoncer le fanatisme islamique auquel une candidature du journaliste serait censée s’opposer. Ce mouvement utilise ces photos depuis quelques jours avec le hashtag #NosViesComptent.

Cette communication choc n’est pas du goût de tout le monde et une association, « 13onze15 Fraternité Vérité » a annoncé qu’elle allait déposer plainte contre X, déplorant « une utilisation dégoûtante et révoltante des attentats et de la douleur des familles » comme l’a affirmé le président de l’association, Philippe Duperron, qui a lui-même perdu son fils au Bataclan. Le motif de la plainte est la diffusion d’images personnelles et l’incitation à la haine. Si le premier motif semble recevable, le second laisse plus que songeur… En effet, en quoi le rappel des crimes des fous d’Allah serait-il une incitation à la haine ? La réalité est-elle devenue un motif de condamnation ? En effet, on peut tout à fait contester l’opportunité de l’utilisation de ce genre de photos à des fins politiques, on peut même trouver cela fortement déplacé, mais vouloir criminaliser la diffusion d’images tout à fait véridiques, ni retouchées ni falsifiées, apparaît comme une dérive inquiétante et une nouvelle atteinte à la liberté d’expression. D’autant plus que le camp progressiste et immigrationniste ne se gêne pas, lui, pour exhiber des photos choquantes et « instrumentaliser le malheur » à des fins idéologiques. On pense évidemment à la terrible photo (mise en scène d’ailleurs) du corps du petit Aylan, 3 ans, mort sur une plage turque, largement diffusée dans les médias militant pour l’accueil inconditionnel des vagues migratoires. Les grands moralistes de Libé en avaient même fait leur une, sans que cela ne semble déranger personne et sans qu’aucune poursuite judiciaire ne soit envisagée.

Cette affaire est bien entendu à rapprocher des invraisemblables poursuites engagées, à la demande de ministre de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve, contre Marine Le Pen et Gilbert Collard pour avoir, en 2015, eux aussi diffusés des photos des massacres commis par l’organisation Etat islamique (EI) en réponse à l’islamologue Gilles Kepel qui avait osé comparer le FN à Daech au micro de Jean-Jacques Bourdin. Les deux membres du RN avaient toutefois fini par être relaxés, le tribunal admettant qu’il s’agissait d’une « démarche de protestation politique ».

Car non, en effet, montrer la réalité de la barbarie islamiste qui frappe régulièrement la France depuis plusieurs années n’est pas – ne peut pas être – un délit.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 juillet 2021

Pass sanitaire : tout est sous contrôle

pass sanitaire

Depuis mercredi, les Français doivent montrer patte blanche et épaule vaccinée pour aller au cinéma, au musée ou dans des établissements sportifs. En attendant les cafés, transports et restaurants le 1er août… Parallèlement, le texte de loi instaurant ce nouveau système de contrôle, que le gouvernement veut faire adopter à marche forcée pour couper l’herbe sous le pied de la contestation populaire qui ne cesse de croître, est débattu à l’Assemblée nationale.

Pour appuyer la position du gouvernement, le Premier ministre Jean Castex est intervenu au « 13 heures » de TF1, mercredi, pour une nouvelle fois dramatiser la situation et culpabiliser les récalcitrants à l’injonction vaccinale, présentés comme les responsables de tous les maux sanitaires du pays, présents et à venir.

« Dans la 4e vague, on y est », a affirmé le Premier ministre en lançant « un défi collectif » à la population pour atteindre « huit millions de vaccins administrés dans les deux prochaines semaines ». Jean Castex a même agité la menace d’un nouveau confinement si les récalcitrants ne cédaient pas rapidement aux ordres gouvernementaux. Son argumentaire aurait sans doute été plus crédible et efficace s’il n’avait pas cru utile de manipuler les chiffres affirmant que 96 % des 18 000 dernières contaminations (entre lundi et mardi) concernaient des non-vaccinés alors que les bases de données SI-DEP (les cas positifs) et VAC-SI (la vaccination) ne permettent pas encore de disposer de telles informations « croisées » à un rythme quotidien.

Du côté de l’Assemblée nationale, les députés ont entamé l’examen du projet de loi sur ces nouvelles mesures dans une ambiance assez tendue nécessitant de nombreux rappels au règlement. Plus de 1 100 amendements ont été déposés. Pour l’instant, la « droite » n’a pas encore clairement pris position et semble vouloir faire acte d’opposition pour exister dans l’hémicycle mais craint l’accusation d’« irresponsabilité » en cas de vote négatif. L’opposition au texte est plus nette à gauche, notamment à LFI. Le RN devrait également voter contre.

On pourra noter le petit crachat au visage du bas peuple sous la forme du rejet de l’amendement, déposé par des députés LREM, visant à imposer le pass sanitaire au Palais-Bourbon. Pour le président de l’AN, Richard Ferrand, une telle mesure serait « inconstitutionnelle ». En clair, la laisse sanitaire, c’est bon pour les gueux et les lieux qu’ils fréquentent ! Pour l’exemplarité, une fois encore, on repassera…

Rejet également, plus important et particulièrement inquiétant, de la proposition d’amendement soumise par la députée Emmanuelle Ménard et ayant pour but de préciser que l’obligation de présentation du pass sanitaire prendra fin lorsque la pandémie sera suffisamment sous contrôle. Un rejet qui démontre que ce pass, contrairement à ce que se plaisent à penser et à affirmer les naïfs, n’a pas vocation à être simplement temporaire et circonstanciel mais bien à s’inscrire dans la durée et à devenir un nouvel outil permanent de surveillance et de contrôle social.

Personne ne pourra prétendre ne pas avoir été prévenu.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 22 juillet 2021

Tyrannie sanitaire : les protestations se multiplient

aides soignants

Si des millions de Français se précipitent actuellement sur les rendez-vous de vaccination, sans doute en grande partie pour tenter de sauver leurs vacances estivales, un certain nombre de voix s’élèvent par ailleurs, dans différents milieux, pour critiquer et dénoncer les mesures liberticides annoncées par le président Emmanuel Macron.

Ce sont d’abord les professionnels des secteurs les plus concernés qui s’inquiètent de la mise en œuvre du dispositif macronien et de répercussions économiques de celui-ci. En attendant les futurs décrets d’application, l’hôtellerie-restauration « panique », selon les mots d’Hubert Jan, le président de la branche restauration de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), face à ce nouveau coup dur pour leur activité. Dès le mois d’août, si le calendrier présidentiel est tenu, les restaurateurs et bistrotiers devront se muer en flics et en vigiles pour exiger de tous leurs clients (et de leurs salariés) qu’ils aient un pass sanitaire en règle. Une situation « ingérable et intenable » pour de nombreux professionnels qui prédisent à la fois une nouvelle baisse de fréquentation et une multiplication des incidents. Pour des métiers déjà sinistrés par les confinements successifs, les annonces d’Emmanuel Macron sont incontestablement une très mauvaise nouvelle qui condamne leur saison si un report de leur application n’est pas obtenu.

Du côté des milieux culturels, c’est la même stupeur et la même inquiétude. A peine rouverts, cinémas et théâtres se voient contraient de faire le tri parmi les spectateurs qui commençaient à peine à retrouver le chemin de leurs établissements. Le tout, comme d’habitude, dans la rapidité et l’urgence la plus extrême puisqu’ils sont censés mettre en place les nouveaux dispositifs dès la fin du mois de juillet.

L’incompréhension et la sourde colère de ces professionnels sont également partagées et relayées par divers éditorialistes, comme Natacha Polony ou Mathieu Slama. La première dénonce, dans Marianne, le « ton martial » du président pour annoncer des décisions arbitraires, prises sans consultation des partis politiques ni du Parlement, qui vont aboutir à un véritable « enfer quotidien » pour nombre de Français. Le second estime, dans les colonnes du Figaro, que les nouvelles mesures sont « une aberration éthique, juridique et démocratique » et « une rupture fondamentale dans notre contrat social, fondé sur l’adhésion rationnelle du citoyen à l’intérêt général, son consentement libre et éclairé et l’égalité devant le droit ». On ne saurait mieux dire…

Il est malheureusement à craindre que ces protestations, si elles ne sont pas suivies de mobilisations sociales, juridiques, syndicales et populaires, soient insuffisantes pour infléchir la politique de coercition annoncée par un gouvernement qui semble bien décidé à faire du « non-vacciné » à la fois un paria et un bouc émissaire, responsable de tous les maux d’une crise sanitaire que l’exécutif a été incapable de gérer sans transformer le pays en une vaste prison à ciel ouvert.

Néanmoins, mercredi, 20 000 personnes environ sont descendues dans la rue, dans le cadre d’une cinquantaine de manifestations spontanées contre la dictature sanitaire. Des échauffourées ont été notées, à Paris et à Annecy.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 15 juillet 2021

Bagatelles pour un massacre – Criminalité allogène

délinquance violences

Pour les éditorialistes et autres chroniqueurs des médias, « l’ensauvagement de la société » est un thème de débat. Pour les Français, et en l’occurrence les Franciliens, il est une réalité quotidienne de plus en plus insupportable. Jour après jour, les faits divers extrêmement violents se suivent et se ressemblent. Le profil de leurs auteurs aussi.

Ainsi, samedi, un touriste espagnol a été agressé au cutter rue de Rivoli par un Rom sous l’emprise de l’alcool. Blessé à la gorge, le touriste a été pris en charge par les secours et hospitalisé. Heureusement, ses jours ne sont pas en danger. Un simple différend à propos de l’utilisation d’un Vélib’ serait à l’origine de cette attaque qui n’est rien de moins qu’une tentative de meurtre. Plusieurs passants sont intervenus pour appréhender l’agresseur le temps que la police intervienne. L’homme d’origine roumaine a été interpellé par la police et placé en garde à vue.

C’est ensuite en Seine-et-Marne, dans le centre commercial de Claye-Souilly, que deux vendeurs en téléphonie ont été poignardés par un Sénégalais en situation irrégulière qui a été interpellé par les forces de l’ordre. L’une des deux victimes, âgée de 18 ans, a succombé à ses blessures. Le jeune homme venait d’obtenir son baccalauréat. La seconde victime, âgée elle de 20 ans, a été transportée à l’hôpital, dans un état grave. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect, un homme de nationalité sénégalaise âgé de 62 ans, serait venu réclamer un remboursement à la suite d’un « différend commercial ». Confronté au refus des vendeurs, l’homme serait parti avant de revenir armé d’un couteau. Il a alors poignardé les deux vendeurs, et tenté de frapper une troisième personne. En situation irrégulière sur le sol français, comme tant d’autres, il serait également, comme il se doit, connu des services de police pour des affaires de trafic de stupéfiants.

La France n’en finit décidément plus de mesurer la « chance » que représente l’immigration.

L’effroyable répétition d’actes toujours plus barbares, commis pour des motifs totalement futiles et dérisoires, pourrait nous conduire à une forme de lassitude, nous poussant peu à peu à intégrer cette folie comme constituant un état « normal » et définitif auquel il faudrait se résigner. Pourtant, la violence endémique que nous subissons n’est pas une fatalité, elle est le produit de l’impuissance volontaire et des multiples démissions des politiques qui nous gouvernent depuis trop longtemps. Et si nous évoquons régulièrement dans nos colonnes ces faits divers aussi odieux que tragiques, ce n’est pas par voyeurisme malsain ou appétence macabre, mais pour que les victimes ordinaires ne soient pas oubliées, pas plus que les responsabilités de ceux qui nous ont conduits dans ce qui ressemble chaque jour davantage à un enfer, cette « France Orange mécanique » implacablement décrite par Laurent Obertone.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 juillet 2021

Nivellement par le BAC

baccalauréat

Le « bachot » est mort et enterré. Toutes les personnes un tant soit peu sérieuses le savent, le disent et le répètent depuis des années. Pourtant, une fois encore, on a rejoué en ce début d’été la grande comédie de cet examen aussi coûteux que désormais sans valeur, dans des conditions encore plus ubuesques que par le passé, crise sanitaire oblige. Les résultats viennent de tomber. Va-t-on enfin atteindre les 100 % d’admission exigés par notre société inclusive et égalitaire ?
Pas tout à fait, mais on s’en approche ! Et n’en doutons pas, les lycées des banlieues se distingueront tout particulièrement, comme chaque année, par l’excellence de leurs résultats, prouvant ainsi que ces zones que certains mauvais esprits présentent comme des territoires perdus de la République sont en réalité des pépinières de talents et de futurs brillants étudiants.

En attendant, dans l’académie de Bordeaux par exemple, 91,8 % des candidats ont été admis dès le « premier tour ». Du côté du baccalauréat général, on atteint les 95,9 %, en hausse de 0,7 point par rapport à l’édition 2020, tandis que le baccalauréat technologique pointe à 91,2 %, en baisse de 0,8 point, tandis que les séries STMG, STL, ST2S et STD2A atteignent respectivement 88,3 %, 91,1 %, 94 % et 96 % de réussite avant la session de rattrapage. On pourra noter que pour la série S2TMD, le taux de réussite atteint les fameux 100 %. Des chiffres à faire pâlir d’envie un chef d’état africain !

Il est vrai que cette année, toutes les conditions étaient réunies pour battre les records précédemment établis. Allègement du nombre d’épreuves écrites, priorité donnée au contrôle continu et même choix de la note la plus avantageuse entre les deux dans certains cas comme pour la composition de philosophie. Pas vraiment de quoi exciter l’ardeur studieuse de nos chers lycéens.

Alors, au final, à quoi sert cet examen à peu près gagné d’avance et largement démonétisé ? A tromper une jeunesse à demi illettrée en lui laissant croire qu’elle a le niveau suffisant pour entamer des « études supérieures » ? A maintenir artificiellement en vie un vieux totem de l’Education nationale ? On peine à trouver des explications satisfaisantes tant il est évident que ce qui était jadis un instrument de la « méritocratie républicaine » est devenu un gadget trompeur et sans valeur – qui ne fait que repousser la sélection à plus tard –, victime de la massification de l’enseignement secondaire et de l’esprit égalitariste du temps. Le « bac » version 2021 ne fait qu’entretenir les illusions des naïfs, des sots et des menteurs qui continuent à prétendre que « le niveau monte ». Il est grand temps de le réformer radicalement, en sens inverse de ce qui a été fait jusque-là, ou de le supprimer. Pour revenir au réel.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 7 juillet 2021

L’État galère – La justice s’acharne sur les patriotes

répression patriotes

« Incitation à la haine », délit d’autodéfense. Pendant que des peines de prison sont requises contre deux anciens porte-parole de Génération identitaire, un militant angevin de L’Alvarium est condamné à 10 mois ferme (avec mandat de dépôt) pour avoir résisté à une attaque des antifas contre leur local associatif. L’embastillement des opposants : dernier recours d’un régime aux abois.

Quatre mois de prison avec sursis ont ainsi été requis, mercredi 16 juin, contre ces deux militants. L’ancien porte-parole est poursuivi pour « provocation à la haine raciale » tandis que Jérémie Piano doit répondre de l’accusation d’« injures publiques ». Le procureur de la République de Saint-Gaudens, Christophe Amunzateguy, a également réclamé 4 000 euros d’amende pour chacun. La décision a été mise en délibéré au 9 septembre.

Cette mise en accusation fait suite à la mise en ligne de vidéos sur YouTube à l’occasion de l’opération de sécurisation des frontières face à l’afflux de migrants clandestins organisée le 19 janvier au col du Portillon, à la frontière entre la France et l’Espagne. Vouloir protéger les frontières du pays est donc un crime apparemment inexpiable pour l’Etat français.

Argutie

Le procureur reproche à l’ancien porte-parole de GI, étudiante de 21 ans, d’avoir « stigmatisé » les migrants en affirmant qu’il était « scandaleux qu’un migrant puisse traverser la frontière ». Des propos qui, selon lui, caractérisent « ce passage de la frontière comme un danger, c’est une spéculation sur la notion de danger alors que rien n’est argumenté ». On reste ébahi devant une telle argutie et la disproportion de la peine réclamée pour punir ce terrible forfait.

Pour Jérémie Piano, le procureur a dénoncé « un appel à la révolte » et « la construction d’un discours stigmatisant », le jeune homme évoquant « une invasion migratoire », « des milliers de clandestins déjà en France » dont « probablement des voleurs, des violeurs et des terroristes en puissance ». Rappelons que ces propos faisaient suite au massacre de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice, commis par un terroriste islamiste ayant profité d’une filière d’immigration.

D’évidence cette nouvelle procédure judiciaire a tout du procès politique visant à criminaliser le moindre discours anti-immigration et à intimider les patriotes qui voudraient s’engager pour la protection de leur identité et de leur pays.

Par ailleurs, à la suite à ce procès, Thaïs d’Escufon a été remerciée par son employeur à temps partiel, le candidat RN Sébastien Chenu, celui-ci affirmant qu’il « n’avait pas connaissance des engagements de son employée », engagements qui ne sont donc apparemment pas les siens. On pourra bien sûr être surpris, voire choqué, par cette décision qui ne révèle pas un très grand courage face aux oukases du système. D’autant plus que l’on apprenait dans le même temps la condamnation à dix mois de prison, avec mandat de dépôt, d’un militant de l’association patriote angevine L’Alvarium, coupable d’avoir défendu le local du mouvement face à des antifas venus le détériorer.

Face à un tel niveau de persécutions, la solidarité des nationaux ne devrait pas être une option mais bel et bien une nécessité vitale.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 juin 2021

La « marche des libertés » fait un flop – Enfarinade et jérémiades

farine Mélenchon

Sale semaine pour Jean-Luc Mélenchon. Accusé de complotisme, contesté dans son propre camp, en chute libre dans les sondages, le Lider minimo de La France insoumise comptait sur une « grande mobilisation nationale contre les idées d’extrême droite » pour tenter de se relancer. Las, les manifestations n’ont rassemblé que quelques troupes étiques et les médias n’en ont retenu que « l’enfarinade » du candidat à l’élection présidentielle.

L’extrême gauche, qui aime jouer à se faire peur et à se croire en « résistance », organisait donc, samedi dernier, une série de défilés pour dénoncer la fameuse « menace d’extrême droite » qui est, comme chacun sait, le problème numéro un du quotidien des Français. C’est au départ de la manifestation parisienne, alors qu’il répondait aux questions des médias, que Jean-Luc Mélenchon a été « enfariné » par un individu rapidement écarté par le service d’ordre.

Prenant alors des accents dramatiques, le chef de La France insoumise a déclaré : « Il y a une grande tension. Là, je ne sais pas quel était le motif de me jeter de la farine dessus… C’est vraiment un seuil qui a été franchi. » Puis il a ajouté, avec de mâles accents : « Si vous ne me voyez pas plus ému que ça, c’est parce que ça aurait pu être pire… C’est fait pour intimider… Même si c’est pénible, il ne faut pas reculer. » Un véritable héros de la démocratie !

L’auteur présumé du jet de farine s’est présenté après les faits devant plusieurs journalistes comme un « souverainiste », « très énervé » et qui « ne croit pas au débat ». Il a été interpellé par les forces de l’ordre, ainsi qu’une seconde personne. Placés en garde à vous, ils seront jugés le 7 juillet pour violences sur personne chargée d’une mission de service public et complicité. Jean-Luc Mélenchon n’a pas porté plainte, estimant que c’était à l’Etat de le faire puisqu’il s’agissait d’« une agression contre un droit constitutionnel, celui de manifester ».

Malgré cet ajout inattendu de farine, la pâte gauchiste n’a pas levé et le bilan de la journée de mobilisation n’est guère réjouissant pour les sentinelles de la république en danger.

En effet, lancée par le député « insoumis » Eric Coquerel et le porte-parole de Génération.s Thomas Portes, la « marche des libertés » n’a réuni que 37 000 personnes dans toute la France, dont 9 000 personnes dans la capitale, selon les autorités (150 000 participants dans le pays, dont 70 000 à Paris, selon les organisateurs). Des chiffres qui frisent le ridicule lorsque l’on se rappelle que ce sont plus de cent organisations – de la CGT à l’Unef en passant par Attac, Oxfam, Youth for climate, France Nature Environnement, etc… – qui appelaient à manifester.

Face à cette déroute, on pourrait finir par penser que le bon peuple de France a d’autres préoccupations et d’autres priorités que de participer à une énième pantomime « antifasciste ». On en frémit…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 14 juin 2021