La nouvelle Assemblée se dévoile, par Xavier Eman

Assemblée nationale

Dix jours après le second tour des législatives, l’Assemblée nationale vient d’élire son président, ou plutôt sa présidente, puisque Yaël Braun-Pivet devient la première femme à accéder à cette haute fonction. Cette féminisation du perchoir est apparemment une grande et belle chose, un formidable « progrès » puisque dorénavant le seul fait d’être une femme est une qualité en soi, ce qui est tout de même, il faut bien le dire, le comble du sexisme. Il s’agit en tout cas d’une remarquable promotion pour cette mère de famille de 51 ans arrivée en politique il y a à peine 5 ans et souvent taxée « d’amateurisme » par ses collègues. A l’issue d’un scrutin sans surprise, Yaël Braun-Pivet succède donc à Richard Ferrand après un passage éclair au gouvernement où elle aura été durant trente-six jours ministre des Outre-mer. Un passage extrêmement bref d’ailleurs perçu comme un manque de respect et de considération par plusieurs élus locaux de ces territoires qui ont exprimé leur réprobation. On pourrait également reprocher au député des Yvelines sa gestion de « l’affaire Benalla », la commission d’enquête sur l’ex-collaborateur du président Macron, dont Yaël Braun-Pivet était co-rapporteur, ayant explosé après le retrait de l’opposition qui l’accusait de « protéger » l’Elysée. Cet épisode lui vaudra d’ailleurs d’être qualifiée par « l’insoumis » Alexis Corbière de « Benalla de l’Assemblée nationale ».

Cette séance inaugurale aura par ailleurs vu Daniele Obono refuser ostensiblement de serrer la main de son collègue du RN Julien Odoul qui s’était retrouvé assis à côté de la passionaria indigéniste par le hasard du placement alphabétique. Une médiocre impolitesse que l’élue « insoumise » considère sans doute comme un grand acte de bravoure et de résistance. Malheureusement, le palais Bourbon ne dispense pas de cours de maintien ni de savoir-vivre.

La Nupes s’est d’ailleurs montrée très offensive pour ce début de mandature, parvenant à présenter un candidat commun pour le poste de président de la commission des Finances de l’Assemblée. C’est finalement « l’insoumis » Eric Coquerel, élu de Seine-Saint-Denis, qui a été préféré à la socialiste Valérie Larbaut, confirmant le rapport de forces en faveur de LFI existant au sein de la fragile coalition. Cette candidature coupe l’herbe sous le pied du Rassemblement National dont le candidat, Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme, se retrouve en infériorité numérique et n’a plus qu’à espérer l’hypothétique ralliement de voix en provenance des Républicains (Elisabeth Borne ayant assuré que la majorité présidentielle ne prendrait pas part au scrutin). Le RN dénonce d’ailleurs des « manœuvres d’appareil » et « la piraterie de la Nupes sur tous les postes de l’Assemblée nationale ».

La nouvelle mandature s’annonce donc « sportive » et il ne reste qu’à espérer, comme l’a évoqué le doyen de l’Assemblée dans son discours, que les élus du peuple fassent passer l’intérêt supérieur de celui-ci avant les passions partisanes et les stratégies personnelles. On peut, hélas, fort légitimement en douter mais, comme diraient les spécialistes du marketing : « laissons sa chance au produit ! »

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 29 juin 2022

Éducation nationale : l’effondrement continue, par Xavier Eman

Éducation nationale

Le bateau ivre de l’Education nationale n’en finit pas de dériver et le naufrage final semble de plus en plus proche. Tous les ingrédients d’une inéluctable catastrophe sont en effet réunis depuis bien trop longtemps pour espérer encore une issue heureuse à la crise actuelle de l’enseignement. Violence endémique, analphabétisme galopant, inculture crasse, rupture de la transmission, wokisme rampant, nivellement par le bas, l’idéologie égalitariste et immigrationniste a conduit ce pivot central de la société qu’est l’enseignement au bord du gouffre. Même les plus aveuglés des pédagogues « progressistes » n’osent plus assumer le ridicule de prétendre que le « niveau monte » et sont contraints d’admettre le fiasco général. En plus, à tous ces maux, s’ajoute aujourd’hui la pénurie croissante de professeurs. Ainsi, à Versailles, la plus grande académie de France, seulement 424 futurs enseignants ont été admis aux concours pour 1 430 postes proposés. Un taux historiquement bas qui entraîne une situation inquiétante, alarmante même selon les syndicats. « On a seulement un poste sur trois d’enseignants pourvu en Ile-de-France, c’est catastrophique », s’émeut ainsi auprès de l’AFP la secrétaire générale du Snuipp-FSU, Guislaine David. Cette crise de recrutement est en effet sans précédent. Elle est le produit d’un double phénomène : la baisse drastique du nombre de candidats et l’écroulement du niveau de ceux qui veulent encore embrasser cette carrière sinistrée. Car non seulement rejoindre l’enseignement ne fait plus rêver personne, mais c’est au contraire une perspective devenue un véritable repoussoir qui n’attire guère plus que les bras cassés et les désespérés ne trouvant pas d’autres possibilités d’emploi. Jadis considéré et respecté, le métier d’enseignant est désormais tombé au fond d’un caniveau dont plus personne ne semble parvenir à l’extraire. Qui voudrait en effet rejoindre d’enthousiasme une institution dans laquelle, en plus d’être mal payé, on se retrouve quotidiennement confronté à des hordes de néo-barbares aussi ignares qu’agressifs et vindicatifs, ne maîtrisant pas plus les bases de la langue française que celles de la plus infime politesse, et qui insultent leurs professeurs quand ils ne les agressent pas ? Même les plus hallucinés chantres gauchistes du « vivre ensemble » ne veulent plus entrer dans l’arène et préfèrent opter pour d’autres métiers moins exposés aux conséquences directes et concrètes de leurs délires idéologiques.

Face à cette situation, le nouveau ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye, ne semble pas plus inquiet que cela et annonce simplement une hausse de rémunération des enseignants en 2023 afin de « motiver les troupes ». Il affirme même, dans un bel exemple de méthode Coué, qu’il y aura un professeur dans chaque classe à la rentrée, malgré les graves difficultés de recrutement évoquées. L’historien promet également qu’il travaillera pour que l’école permette de « davantage réduire les inégalités » et qu’il ne remettra en cause ni Parcoursup ni la réforme du lycée mise en place par son prédécesseur, Jean-Michel Blanquer. Pas de rupture donc, ni de grande nouveauté à l’horizon, qui reste bien sombre. On aurait pourtant pu espérer que le ministre s’inspire des méthodes éducatives et pédagogiques de la prestigieuse Ecole alsacienne où il a placé ses enfants pour remettre un peu d’ordre, d’autorité et d’excellence dans les écoles, collèges et lycées de France. Mais il n’en sera rien, ce qui est bon pour les enfants de l’élite « républicaine » ne semble pas l’être pour la plèbe qui devra encore attendre pour que ses enfants connaissent une « scolarité sereine » et de qualité.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 27 juin 2022

Société de surveillance : Nouvelle alerte au flicage

sociéte surveillance

Chaque jour, sous couvert d’améliorer notre « sécurité », nous gravissons allègrement, et sans réelle contestation, de nouveaux paliers dans l’encadrement de nos existences par un réseau de dispositifs de surveillance et de contrôle au maillage de plus en plus dense et serré. Mais ne vous inquiétez pas, c’est pour notre bien !

Ainsi, on apprend aujourd’hui la mise en place, d’ici à la fin du mois, d’un dispositif appelé « FR-Alert » qui sera déployé sur l’ensemble du territoire français et est censé permettre aux autorités d’avertir d’un danger imminent en envoyant en quelques secondes des notifications sur tous les téléphones situés dans la zone concernée. Une catastrophe naturelle, un attentat, un accident industriel… vous serez donc bientôt au courant de tout, en temps réel, afin de pouvoir réagir et vous adapter à la situation même si, face à un ouragan ou un terroriste armé, ces messages d’alerte vous feront certainement une bien belle jambe.

Fonctionnant grâce à une technologie dite « de diffusion cellulaire » (cell broadcast), ce système enverra en quelques secondes une notification écrite accompagnée d’une sonnerie stridente vers tous les téléphones portables présents dans la zone concernée par le danger. Un peu comme ces messages que vous recevez peut-être déjà de votre mutuelle ou de votre assurance et qui vous invitent à vous mettre à l’abri quand il pleut ou à vous hydrater en cas de canicule. Au-delà de l’aspect infantilisant de ce maternage institutionnel, la nouvelle application FR-Alert est particulièrement inquiétante puisqu’elle induit une géolocalisation permanente de tous les possesseurs de téléphone. En effet, pour pouvoir vous prévenir à tout instant d’un quelconque danger, l’Etat doit tout le temps savoir où vous êtes. Vous serez donc continuellement « tracé » comme dans tout bon film de science-fiction dénonçant les dérives d’un système totalitaire. Sauf que, cette fois, c’est bel et bien la réalité. « Peu importe, si on n’a rien à se reprocher ! », rétorqueront peut-être les naïfs, oubliant que, d’une part, c’est justement parce qu’on n’a rien à se reprocher qu’il est intolérable de vivre comme un prisonnier de droit commun surveillé nuit et jour, et que, d’autre part, dans un pays où l’Etat est de plus en plus ouvertement l’ennemi de son peuple, on peut très vite et très facilement se retrouver dans une situation qui lui déplaise et qu’il viendra justement nous « reprocher ». « N’étiez-vous pas, monsieur Durand, tel jour à telle heure sur les Champs-Elysées, alors que s’y déroulait une manifestation des Gilets jaunes ? C’est très mal ça, monsieur Durand, vous êtes un factieux… Comprenez que, dans de telles conditions, nous nous voyons contraints d’engager un petit contrôle fiscal ainsi qu’une enquête sociale sur la façon dont vous élevez vos enfants… »

Cette accentuation du contrôle généralisé est d’autant plus inacceptable que son efficacité en matière de sécurité est nulle ou quasi nulle. Jamais la délinquance et la violence n’ont été plus omniprésentes malgré la multiplication des systèmes de vidéosurveillance et autres technologies de fichage et de flicage. Cela n’a rien d’étonnant car ce n’est en aucun cas avec des gadgets techniques que l’on peut éradiquer un phénomène social tel que la criminalité, mais bien par une volonté et des actes politiques forts et courageux, en mettant fin notamment à la culture de l’excuse et au laxisme judiciaire. Et pas en conduisant peu à peu les Français à vivre dans une sorte de gigantesque espace concentrationnaire digne du modèle chinois.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 14 juin 2022

La Macronie peut-elle vaciller ?

mélenchon

Confortée par la confortable réélection (grâce notamment aux castors de la gauche « barragiste » et aux épiciers de la droite bourgeoise) de son champion, la Macronie avait retrouvé toute la morgue condescendante qui a caractérisé ses cinq premières années de règne. Elle assumait crânement les mensonges éhontés de son ministre de l’Intérieur quant aux razzias du Stade de France et applaudissait à tout rompre Elisabeth Borne invitant une handicapée à aller bosser plutôt que se plaindre. Par là, les petits minets de la start-up nation et les vieilles haridelles libérales ont peut-être péché par excès de confiance et plusieurs éléments semblent commencer à assombrir le ciel jupitérien dans l’optique des élections législatives dont le premier tour se déroule ce dimanche 12 juin. Pour divers observateurs, la large majorité prévue pourrait ne pas être au rendez-vous et l’ombre mélenchoniste se fait de plus en plus inquiétante. En effet, les candidats de l’alliance des gauches ont réalisé une indéniable percée lors du vote des Français de l’étranger et, même si la sociologie de cet électorat est trop particulière pour en tirer des conclusions générales, cela constitue néanmoins un indice qu’il serait inconséquent de négliger.

Par ailleurs, la surexposition médiatique du chef des « insoumis » l’a incontestablement installé dans le rôle de « premier opposant » (bien qu’il ne soit arrivé que troisième de l’élection présidentielle) à Emmanuel Macron et comme possible Premier ministre, créant ainsi une véritable dynamique « à la gauche de la gauche » que l’on peine à discerner ailleurs et notamment dans le camp national qui paraît, hélas, être sorti de l’équation. D’après les sondages (dont il faut certes toujours se méfier, qu’ils soient bons ou mauvais…), le RN semble marquer le pas tandis que Reconquête ne parvient pas à décoller. Dans ce contexte, on pourrait aboutir à la situation ubuesque d’un courant politique qui a rassemblé plus de 40 % des voix au second tour du scrutin présidentiel et qui ne soit finalement représenté à l’Assemblée nationale que par une dérisoire poignée d’élus. Ce n’est pas beau, juste et bon, quand même, la démocratie ?

Aux électeurs patriotes de se mobiliser pour faire échec à ce sombre scénario, bien sûr, mais, quoi qu’il en soit, c’est aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon qui apparaît comme la menace la plus immédiate et la plus pressante pour la Macronie. A tel point qu’Oliver Véran a cru bon de monter au créneau contre ce dernier. L’ancien ministre de la Santé s’est en effet montré très critique du programme de La France insoumise et, jouant sur la peur comme il l’a toujours cyniquement fait, a promis « une crise institutionnelle qui rendrait le pays ingouvernable » si le parti présidentiel n’obtenait pas de majorité. Le désormais ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et de la vie démocratique a également insisté sur le caractère « extrémiste » de Jean-Luc Mélenchon qui ne se serait nullement « recentré avec la NUPES ». Gageons toutefois que tous ces braves gens, une fois passée la comédie de la campagne électorale, sauront toujours se retrouver d’accord sur au moins un point, un objectif : faire disparaître les dernières traces de la France traditionnelle que nous aimons.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 9 juin 2022

Meurtre d’Alban Gervaise : un silence de mort

Alban Gervaise

Pendant que la classe politique se déchire sur l’armement des policiers, Alban Gervaise, un médecin militaire, a été porté en terre par ses proches, poignardé à mort par un islamiste devant ses enfants à la sortie de l’école à Marseille. Dans l’indifférence générale d’une opinion lasse et de médias lâches.

Le Docteur Alban Gervaise a été inhumé mardi 7 juin dans la plus stricte intimité. Le médecin militaire de 41 ans avait été attaqué et égorgé par un fanatique islamiste le 26 mai à Marseille devant deux de ses trois enfants (âgés de 3 et 7 ans).

Face à ce crime odieux, pas d’hommage national, pas de réaction courroucée et scandalisée de Jean-Luc Mélenchon, pas de une de Libé, pas de pétition d’artistes engagés, pas de série Netflix en préparation de tournage… Rien, ou presque, rien qu’un silence embarrassé et légèrement honteux. Face à la barbarie qui s’impose chaque jour un peu plus dans le quotidien, face à l’ensauvagement de la société, les prétendues « élites » détournent la tête ou regardent le bout de leurs chaussures, conscientes de leur lourde responsabilité dans la situation actuelle. Leur seule préoccupation, au final, est qu’il n’y ait pas de « récupération politique » et surtout « pas d’amalgame ». Car le vrai danger, la véritable menace, ce ne sont pas les fous d’Allah qui errent dans nos rues, agressent, poignardent et égorgent, non, c’est cette ignoble « extrême-droite » qui, depuis maintenant des décennies, dénonce les causes et les origines de ces tragédies et demande qu’on agisse enfin pour les prévenir, pour les éviter. Il ne faut surtout pas faire le jeu de ces gens là ! C’est pourquoi toutes les victimes ne se valent pas et qu’on préfère en escamoter certaines. Alban Gervaise est de celles-là.

Trop français, trop blanc, trop militaire, trop bourgeois pour être un bon martyr citoyen et républicain. Alors, il restera cantonné à un malheureux « fait divers » alors qu’il est tout au contraire le symbole paroxystique d’un phénomène de société qui va bien au-delà du délitement absolu de la sécurité publique : la banalisation des crimes sauvages et gratuits dans notre quotidien et leur euphémisation systématique par les médias et les pouvoirs publics dès lors que les coupables sont des islamistes (immédiatement qualifiés de « déséquilibrés », comme si tous les assassins et autres terroristes ne l’étaient pas…) ou des individus issus de l’immigration auxquels on va s’empresser de trouver toutes les excuses sociales et sociétales possibles, même les plus abjectement grotesques. Cette situation nourrit légitimement un sentiment croissant d’angoisse et d’abandon au sein d’une population autochtone laissée d’autant plus dépourvue face aux hordes barbares qu’on lui dénie le droit à l’autodéfense et qu’on la désarme chaque jour davantage. Une nouvelle fois, les clercs ont trahi et cette forfaiture devrait naturellement conduire à une révolte massive, s’exprimant d’abord dans les urnes, si le verrou forgé par le bourrage de crâne médiatique permanent n’était pas si solide. Il est cependant sans doute encore possible de le faire sauter, mais le temps est désormais compté. Pour que le martyr d’Alban Gervaise, et de tous les autres, ne soit ni vain ni oublié.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 8 juin 2022

Un « woke » pour la tambouille macronienne – Nomination de Pap Ndiaye à l’Éducation nationale

Pap Ndiaye

La nomination de Pap Ndiaye au ministère de l’Education nationale vendredi dernier a été la seule grosse surprise de la composition du gouvernement Borne. C’est également celle qui a suscité le plus de réactions. Il est vrai que cet historien spécialiste des Etats-Unis, des minorités et des « discriminations », ancien directeur du musée de l’immigration, a un profil particulièrement « clivant », comme l’on dit désormais pour ne pas dire « polémique » ou « qui divise », ce qui serait trop péjoratif pour quelqu’un censé représenter l’ensemble de la nation. Ce choix est en tout cas clairement un revirement complet d’Emmanuel Macron qui a pourtant soutenu durant tout son premier mandat le « conservateur » Blanquer qui, s’il n’a pas réalisé de miracles ni révolutionné une Education nationale subclaquante, avait tout de même le mérite de se montrer relativement rétif aux plus excessifs des délires du progressisme « woke ». Cette volte-face s’explique sans doute très largement par la volonté du président de la République de donner des gages à la gauche et à l’extrême gauche dans l’optique des élections législatives. La bourgeoisie dite « conservatrice » lui étant désormais totalement acquise, démontrant par là que son attachement aux questions économiques et patrimoniales est supérieur à toute autre considération (GPA, avortement, souveraineté…), il s’agit désormais pour Emmanuel Macron de tenter de fragiliser la nouvelle coalition NUPES en attirant à lui les éléments les plus modérés de cette fragile association. Pap Ndiaye semble idéal pour atteindre cet objectif, suscitant l’admiration des indigénistes et antiracistes de tous poils et servant d’épouvantail à la droite nationale et identitaire. Le plan macronien semble d’ailleurs fonctionner, chacun y jouant parfaitement son rôle.

Ainsi Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, a-t-il qualifié de « beau symbole » l’entrée de l’historien au gouvernement, tandis que Jean-Luc Mélenchon lui-même, malgré son statut d’opposant numéro un au président de la République, a salué « l’audace » que représentait la nomination de ce « grand intellectuel ».

A l’inverse, les ténors de la droite nationale ont déjà commencé à tirer à boulets rouges sur le nouvel hôte de la rue de Grenelle. Marine Le Pen a notamment affirmé que « la nomination de Pap Ndiaye, indigéniste assumé, à l’Education nationale, est la dernière pierre de la déconstruction de notre pays, de ses valeurs et de son avenir ». Pour le président du RN Jordan Bardella, « Pap Ndiaye est un militant racialiste et anti-flics », tandis que pour Eric Zemmour c’est « un vrai intellectuel indigéniste, un vrai woke ». Si ces critiques semblent assez largement justifiées et que la personnalité et le parcours de Pap Ndiaye nourrissent de légitimes inquiétudes quant aux futures politiques éducatives, il convient toutefois de ne pas se focaliser excessivement et uniquement sur une ou deux personnalités mises volontairement en avant. C’est bien le macronisme « en bloc » qu’il faut combattre et pas seulement ses symboles les plus médiatiques du moment.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 mai 2022

L’incroyable fourre-tout gauchiste – Programme commun de la NUPES

Mélenchon Marseille

Le problème avec les « unions » en politique, c’est qu’il faut contenter tout le monde, faire plaisir à tous les membres de la grande famille difficilement réunie, donner des « gages », petits ou grands, aux uns et aux autres… Résultat, on se voit finalement obligé de produire en vue des élections un programme torrentiel dont pas un électeur sur cent ne viendra à bout de la lecture. C’est ainsi que la NUPES a présenté jeudi son programme commun de plus de 650 propositions pour les législatives. Un chiffre qui donne le vertige et renoue avec la vieille tradition gauchiste des interminables « résolutions » concluant les AG et se promettant de changer le monde.

Dans cette véritable avalanche de propositions, véritable inventaire à la Prévert de toutes les marottes, parfois contradictoires, de la gauche, on trouve évidemment un peu de tout, de l’incontournable « lutte contre le racisme et l’antisémitisme » à l’indispensable « refus de l’attribution du titre de chanoine de Latran au président de la République » en passant par la cruciale « interdiction de la présence aux cérémonies religieuses de ministres, préfets et maires dans l’exercice de leurs fonctions » ou la non moins fondamentale « transformation des gardes champêtres en gardes environnementaux ». Si toutes les idées évoquées ne sont pas dénuées d’intérêt – sur une telle masse, ce serait désespérant ! –, notamment en matière d’écologie et de protectionnisme économique, il ressort néanmoins de ce « socle » gigantesque à la fois un sentiment de grande dispersion, d’absence de hiérarchisation des problématiques et surtout de fort tiraillement entre des options idéologiques passablement opposées, en premier lieu sur l’Europe ou le nucléaire. En gros, s’ils s’accordent sur les détails sociaux ou sociétaux, les néo-alliés restent divisés sur nombre d’options pourtant fondamentales. Ainsi si LFI est favorable à la sortie de l’OTAN, le parti socialiste y est opposé, quant à l’Union européenne « aucune vision ne s’est imposée aux autres ». On verra donc plus tard…

Lors de la conférence de presse de présentation de cet interminable pensum, Jean-Luc Mélenchon a donc fort bien fait de préciser qu’il ne s’agissait « pas d’aboutir à une fusion idéologique ». C’est le moins que l’on puisse dire tant les divergences semblent nombreuses. Le communiste Ian Brossat a d’ailleurs rappelé que « si demain nous avons des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, ils défendront leurs convictions » notamment sur la filière nucléaire que le parti continue à défendre contrairement aux autres membres de la coalition. Ce rappel semble clairement signifier que l’union n’a qu’une vocation électoraliste, chacun retrouvant son autonomie de décision et son propre programme au lendemain du scrutin.

Bien évidemment, il est hélas presque inutile de le préciser, en matière d’immigration et de sécurité, c’est toujours la même vision angélique et laxiste qui prévaut, celle qui a mené notre pays au bord du chaos et avec laquelle il serait urgent de rompre radicalement si le sort des Français autochtones intéressait encore ne serait-ce qu’un peu ces beaux messieurs (et dames bien sûr, et autres également, pas de discrimination de genre…).

En bref, beaucoup d’articles pour pas grand-chose et rien de très nouveau sous le soleil des utopies gauchistes.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 20 mai 2022

Nomination d’Élisabeth Borne : Macron dame un pion – Une « techno » libérale à Matignon

Élisabeth Borne

Après avoir subi plusieurs refus, Emmanuel Macron a finalement nommé à Matignon un bon petit soldat de sa garde rapprochée en la personne d’Élisabeth Borne, ex-ministre du Travail et exécutrice des basses œuvres libérales du précédent gouvernement. Une continuité qui n’annonce rien de bon pour le modèle social français.

Pour le poste de Premier ministre des liminaires de son second mandat, Emmanuel Macron voulait une femme, une femme et rien d’autre. Pourquoi ? Parce que c’est dans l’air du temps, cela flatte les féministes et ça fait « progressiste ». Et tant pis si les exemples du passé, entre l’implacable marâtre ultra-libérale Thatcher et l’incapable gaffeuse mitterrandienne Cresson, ne sont guère réjouissants. Ce qui compte, c’est la communication et paraître moderne, le reste est accessoire. C’est donc Elisabeth Borne qui s’y colle même si elle n’était pas, semble-t-il, le premier choix de Jupiter qui aurait même essuyé quelques refus. Certains pourront d’ailleurs reprocher au président de la République son manque d’audace, se contentant d’une femme blanche hétérosexuelle alors que de l’autre côté de l’Atlantique on a le courage de promouvoir aux plus hautes responsabilités des lesbiennes noires (en attendant mieux). Mais il est vrai qu’il ne faut pas non plus trop effaroucher la bourgeoisie prétendument « conservatrice » (prière de ne pas rire), de Versailles et d’ailleurs, qui a largement apporté ses suffrages au président sortant.

Quoi qu’il en soit, avec Elisabeth Borne, pas ou peu de surprises en perspective. C’est un parfait petit soldat macroniste, une « technicienne » à sang froid qui s’affirme de gauche mais qui met en place consciencieusement les réformes voulues par la droite affairiste et lancées par l’homme de la banque Rothschild.

C’est d’ailleurs cet empressement libéral qui a fait réagir Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, pour une fois presque sur la même longueur d’onde.

Pour la première, le choix d’Elisabeth Borne, ancien ministre du Travail et membre de la majorité présidentielle, démontre « l’incapacité à rassembler » d’Emmanuel Macron et « la volonté du président de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l’Etat, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme ». Quant à Jean-Luc Mélenchon, il considère que l’ancien ministre est « responsable de la baisse de l’allocation d’un million de chômeurs, suppression des tarifs réglementés du gaz, report de 10 ans de la fin du nucléaire, ouverture à la concurrence de la SNCF et RATP » et affirme que sa nomination annonce « une nouvelle saison de maltraitance sociale ». Pour une fois, il semble, hélas ! difficile de lui donner tort. Reste maintenant à savoir si la nouvelle « Première ministre » (sic) disposera d’une majorité législative suffisamment large pour avoir les coudées franches pour appliquer le programme macronien ou si elle devra faire face à une opposition importante et combative pour défendre les « sans dents » face à la « start-up nation ». Souhaitons, bien sûr, que le second scénario s’impose et que ce soit la droite nationale qui incarne cette résistance.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 mai 2022

Vote communautaire : une menace à peine voilée – Mélenchon dépassé par un parti musulman

melenchon vote musulman

Jean-Luc Mélenchon a construit une grande partie de sa stratégie électorale pour l’élection présidentielle sur la séduction des quartiers abusivement appelés « populaires », qui sont en réalité les cités de l’immigration. Et pour capter cet électorat des néo-Français et des musulmans de France, il n’a pas épargné ses efforts : éloge passionné de la « créolisation » de la société, promotion du droit du sol intégral, défense du voile islamique, attaques contre la police toujours suspecte de « racisme », et promesse de revenir sur la pourtant bien timide loi macronienne « contre le séparatisme ». Indiscutablement, ses exercices de danse du ventre ont porté leurs fruits puisque le candidat de l’extrême gauche est arrivé en tête des suffrages dans nombre de ces zones que certains appellent « les territoires perdus de la République ». Pas perdus pour tout le monde en l’occurrence. En fin de compte, 69 % des électeurs musulmans ont voté pour le chef de file des « insoumis » au premier tour de la présidentielle 2022.

Avec de tels résultats, l’insoumis en chef pouvait penser avoir remporté la timbale, devenant le « leader » incontesté de la « nouvelle France » multiethnique et islamisée. Las, c’était faire preuve de beaucoup d’optimisme et d’une totale cécité face aux mouvements profonds qui travaillent l’Hexagone. Car malgré toute sa bonne volonté, Jean-Luc Mélenchon reste un homme blanc, athée et bourgeois, bref un vestige de la « France d’avant » qu’il a certes totalement trahie mais dont il reste le pur produit. Or ce profil ne convient pas du tout à une part grandissante de la population issue de l’immigration qui n’entend plus déléguer le pouvoir à des « babtous », fussent-ils serviles, mais bien prendre elle-même en main la défense de ses intérêts et la promotion de ses objectifs communautaires. C’est ainsi que l’Union des démocrates musulmans de France, un parti communautaire islamique, a annoncé avoir investi une centaine de candidats pour les élections législatives de juin prochain. Des candidats qui se trouveront donc en concurrence directe avec ceux de « l’union de la gauche » menée par Mélenchon.

Créée en 2012 par Nagib Azergui, un ingénieur en télécommunication, l’UDMF avait seulement présenté une dizaine de candidats aux élections législatives de 2017. Cinq ans plus tard, le mouvement en annonce une centaine, principalement concentrés dans les bastions du vote communautaire musulman (48 candidats en Ile-de-France, 16 en Auvergne-Rhône-Alpes). Cette croissance exponentielle est une démonstration irréfutable du développement du communautarisme musulman dans notre pays, d’autant que l’UDMF est ouvertement islamiste comme le montre son tract de campagne où est représentée une femme voilée. Le parti est d’ailleurs régulièrement pointé du doigt comme étant une émanation de la confrérie des Frères musulmans, mouvement par ailleurs interdit dans nombre de pays musulmans comme l’Egypte et la Syrie.

Le petit timonier Mélenchon sera-t-il à son tour « grand remplacé » par ceux-là mêmes qu’il a tant flattés et cajolés ? C’est un scénario, énième version de l’arroseur arrosé, qui apparaît fortement probable et dont on pourrait sourire s’il n’était pas, malgré tout, un nouveau et inquiétant symptôme de la profonde transformation ethnico-culturelle de notre nation.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2022

Robert Ménard : une girouette devenue folle ?

Robert Ménard

Le maire de Béziers a toujours été un personnage difficile à suivre, mais aujourd’hui, il a définitivement fini d’égarer les derniers intrépides qui tentaient de le faire. En effet, dans une tribune publiée ce mardi 10 mai dans Le Figaro, Robert Ménard appelle à donner une majorité à Emmanuel Macron aux législatives. Pour lui, il convient de « faire bloc » derrière le président de la République afin de contrer la « menace » représentée par la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale de Jean-Luc Mélenchon. Apparemment, les candidats de la droite nationale et patriote sont sortis de l’équation du fondateur de Boulevard Voltaire… Si l’on peut, à la première lecture, avoir des difficultés à croire à un tel positionnement, force est de constater que ce ralliement macroniste (dans l’espoir d’un strapontin ministériel ?) n’est en fait que le énième épisode d’une longue série de revirements, plus ou moins radicaux, souvent peu explicables, qui caractérise le parcours de l’édile biterrois.

Venu de la gauche humanitaire, l’ancien patron de « Reporters sans frontières » (où, reconnaissons-le, il avait pris des positions parfois courageuses sur la liberté d’expression) a progressivement glissé vers la droite nationale via la « droite hors les murs » dont il se serait sans doute bien vu le chef de file avant de se faire souffler la place par Eric Zemmour.

Robert Ménard, porté par un ego considérable, s’est toujours voulu un « électron libre » mais celui-ci s’est peu à peu transformé en ludion incontrôlable et incompréhensible.

Ainsi, entre deux déclarations d’amour passionné aux républicains espagnols ou aux antifascistes italiens, le maire de Béziers a longtemps travaillé à une entente entre Eric Zemmour et Marine Le Pen, avant de faire volte-face et d’insulter le camp de l’ancien journaliste en le qualifiant de rassemblement de « patriotes de pacotille qui fantasment sur Poutine ou sur Pétain. Une droite nostalgique qui est un véritable repoussoir ».

Un peu plus tard, ce fut au tour de Marine Le Pen – dont il était pourtant censé être un « soutien critique » –, de subir les foudres et les jugements péremptoires du torquemada du sud-est, critiquant sa campagne et estimant que le second tour était « une défaite » pour la candidate patriote.

Pour compléter le tout, Robert Ménard s’est également récemment adonné à un pathétique exercice de repentance, affirmant, confronté à la crise des réfugiés ukrainiens, regretter son opposition et ses déclarations vis-à-vis des réfugiés syriens et irakiens, propos qui le rendent aujourd’hui « honteux ».

On ne peut au final que conseiller à Robert Ménard d’aller soigner cet accès de remords honteux dans les salons de sa mairie – qu’il gère semble-t-il avec une grande efficacité – et de laisser la politique nationale à des gens un peu plus stables et cohérents que lui.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 mai 2022

Bordeaux veut sa maison de l’esclavage

esclavage repentance

Dans la pathétique course à l’échalote de la repentance et de la reptation face aux « minorités » forcément souffrantes à laquelle s’adonnent les ethno-masochistes de tous poils, les maires « écolos » des grandes cités françaises tiennent évidemment la corde.

Ainsi la mairie de Bordeaux envisage la création d’une indispensable « maison contre les esclavages et pour l’égalité » afin d’entretenir la sacro-sainte « mémoire » – qui se résume en réalité à une éternelle culpabilisation de l’homme blanc – et d’expier le passé de la capitale girondine qui, à la fin du XVIIe siècle, a prospéré sur la traite d’esclaves et le négoce de denrées coloniales produites par ces derniers. L’urgence d’un tel projet, évidemment financé par le contribuable, n’échappera évidemment à personne.

Il s’agit pour la ville, selon les promoteurs du projet, de « poursuivre et renforcer son effort de mémoire entamé il y a une dizaine d’années » en créant un lieu qui devra « porter sur les esclavages de notre modernité, du XVe siècle à aujourd’hui » et « explorer de façon pédagogique les liens entre mémoire des esclavages et discriminations raciales contemporaines ». Bref, on l’aura compris, il s’agit une nouvelle fois de porter un regard contemporain totalement anachronique sur un passé caricaturé et démonisé afin de culpabiliser un peu plus les Français et leur faire accepter l’idée mortifère que les immigrés d’aujourd’hui auraient des droits et des créances vis-à-vis d’eux au nom des souffrances, réelles ou fantasmées, de leurs hypothétiques et très lointains ancêtres.

Pour atteindre ce noble objectif, la municipalité, en collaboration avec l’association Mémoires et Partages, la municipalité a lancé lundi 9 mai une mission visant à créer un « centre de ressources contre les esclavages et pour l’égalité » afin de « réconcilier l’histoire et la mémoire » selon l’expression de Daniel Flaharty, médecin généraliste et vice-président de l’association.

Une mission comprenant pas moins d’une trentaine de membres (associatifs, politiques, membres de la société civile, etc.) a donc été constituée pour élaborer et mettre en place ce projet dont le coût n’a pas encore été établi. Parallèlement à la réalisation de ce grand œuvre, la ville de Bordeaux inaugure également ses « journées de la mémoire » (10-23 mai) qui proposera des manifestations « en faveur d’un faire mémoire collectif dans l’espace public ». Ainsi des plaques « explicatives » (dénonciatrices) vont être posées à côté des plaques de rue portant les noms de personnes « impliquées dans la traite et l’esclavage ». Deux plaques seront notamment posées rue Colbert, ancien ministre de Louis XIV et initiateur du Code noir, ordonnance royale qui légifère notamment sur la condition des esclaves dans les colonies françaises des Caraïbes et du sud de l’Amérique.

Cette grande opération de bourrage de crâne culpabilisant et de propagande manichéenne et simpliste sera donc bientôt renforcée par cette « maison de l’esclavage » qui, s’enthousiasme le président de l’association Mémoires et Partages, deviendra « un lieu d’éducation populaire ». De rééducation populaire digne d’une démocratie du même nom serait sans doute une expression plus adaptée.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 11 mai 2022

Identité numérique : un nouveau pas vers la société du contrôle absolu ?

identité numérique

Depuis, au moins, le début de la modernité, la surveillance et le contrôle des populations a été l’une des grandes préoccupations des Etats et de leurs polices. Mais jusqu’à une date récente, ce désir de flicage se présentait pour ce qu’il était et, de ce fait, rares étaient les individus non payés pour le faire qui y collaboraient volontairement. La donne a changé en quelques années grâce à une habile mutation faisant du contrôle social non plus un instrument de coercition et de limitation des libertés mais, tout au contraire, un outil permettant d’assurer la sécurité, la tranquillité et le bien-être de tous. C’est ainsi que disparaissaient, du moins dans le langage politico-médiatique dominant, les vilaines « caméras de vidéosurveillance », remplacées par de sympathiques « systèmes de vidéo-protection ». Par la magie de ce remarquable tour de passe-passe, les foules pouvaient enfin adhérer au projet et participer elles-mêmes, avec confiance et enthousiasme, à la mise sous tutelle, voire à la suspension, de leurs libertés individuelles et collectives ainsi qu’au sacrifice de leur vie privée sur l’autel de la sacro-sainte « transparence ».

La crise du Covid-19 a évidemment été un formidable accélérateur de ce mouvement avec l’apparition de « passes numériques » obligatoires et d’applications de géolocalisation permanente vous indiquant si par hasard vous aviez croisé un pestiféré covidien. Face à la quasi-absence de résistance de la part d’un peuple totalement anesthésié par la terreur sanitaire, l’Etat aurait eu tort de s’arrêter en si bon chemin. Ainsi a-t-il autorisé ce mardi 26 avril la création d’une nouvelle application nommée Service de garantie de l’identité numérique (SGIN). Celle-ci succède à Alicem, première tentative du genre finalement avortée, qui devait se baser sur les passeports biométriques et la reconnaissance faciale mais qui, elle, avait suscité malgré tout quelques polémiques et réticences. Le nouveau système n’est pourtant qu’à peine moins orwellien.

L’objectif est de permettre aux titulaires d’une carte nationale d’identité électronique (CNIe) ; disponible depuis le 2 août 2021 (contre l’avis de de la CNIL d’ailleurs), de bénéficier d’un moyen d’identification électronique pour s’authentifier sur un service en ligne, public ou privé. L’application disposera donc des nom, prénom, date de naissance, photo, adresse postale et email du détenteur. Seule l’empreinte digitale présente sur la CNie ne sera pas (nous dit-on en tout cas) enregistrée. Le SGIN fonctionnera sans contact, comme pour les paiements mobiles. Il sera, précise le gouvernement, « facultatif ». Pour combien de temps ?

« La création du moyen d’identification électronique et son utilisation relèvent de l’unique volonté des usagers », croit utile de préciser le décret d’institution du système. Mais qui a vraiment besoin de ce genre de « bidule » censé « faciliter » la vie quotidienne et « faire gagner du temps » mais qui ne sert finalement qu’à nourrir toujours plus de fichiers, tous connectés les uns aux autres, au niveau national comme européen ?

Ce nouveau dispositif pourrait apparaître comme un simple gadget réservé à quelques technophiles masochistes si on ne savait pas, à force d’exemples, que ce genre d’expérimentation a bien souvent vocation à être progressivement généralisée et imposée à l’ensemble de la société.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2022

Une élection, et après ?, par Xavier Eman

macron le pen

Ce n’est qu’une élection. Le résultat fait un peu mal au cul, certes, car on pouvait raisonnablement penser que le fait d’enfermer, de tabasser et de vacciner de force son peuple pour finir par lui promettre la retraite à 90 ans n’était pas forcément un super bilan ni un top programme pour être réélu triomphalement… Mais soit. 58 % des gens sont satisfaits de la France telle qu’elle est et du monde tel qu’il va. Dont acte. Nous n’étions pas non plus très convaincus par l’alternative proposée, qui ne représentait finalement que quelque chose entre une infime possibilité de rupture et un hypothétique moindre mal.

Rien de bon ni de bien, dans notre histoire, n’est jamais sorti, pour notre culture et notre civilisation, de ces urnes déifiées par le système que nous voulons justement abattre. N’en soyons donc ni surpris ni accablés. A l’aigreur, au dépit et au découragement qui nous tendent les bras, répondons par un surcroît d’engagement, de vigueur, d’enthousiasme, par une explosion d’activisme, par un débordement d’amour. Car si leur monde de calculateurs, de boutiquiers, de bourgeois, de déracinés, de cyniques, de matérialistes, de profiteurs, de séniles, de corrompus, de prébendiers, de pleutres et de robots se renforce, le nôtre n’en devient que plus impérieux et urgent.

Nos rires, nos feux de camp, nos poèmes et nos chansons face à leurs bilans comptables et leurs rapports d’experts. La vie contre la survie, l’idéal contre l’inexorable. Non pas que sous soyons meilleurs, plus brillants ou intelligents que quiconque, mais simplement vivants et conscients que ce court espace de temps qui nous est accordé sur cette terre n’a de sens et de valeur que s’il est mis au service d’objectifs qui nous dépassent, qui nous transcendent, de la mémoire de nos aïeux à l’avenir de nos enfants en passant par la grandeur de notre culture et la sauvegarde de notre identité. Ils se servent, nous sommes des serviteurs. De nos pères, de nos morts, de nos héros, de nos promesses, de nos rêves… Demain comme hier, le combat n’est pas un choix. Soyons meilleurs, plus travailleurs, plus courageux, plus radicaux, plus cohérents, plus formés, plus efficaces, plus empathiques, plus généreux…

De toute façon, il n’y a pas d’alternative. Rejoindre leur monde c’est dépérir, et nos coeurs comme nos âmes n’ont pas fini de hurler, même au coeur des plus sombres souffrances, leur violente et indomptée passion pour la vie. »

Xavier Eman

Face à la meute, Marine Le Pen fait front

Déclarations politiques outrées, articles bâtis à coups d’énormités, improbables appels à la mobilisation : jour après jour, l’entre-deux-tours prend des airs de 2002. Il s’agit de rediaboliser fissa la candidate de la droite nationale… qui reste sereine face à des attaques qui n’ont qu’un effet relatif sur l’électorat.

Comme c’était prévisible – et désormais habituel – l’accession de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle a immédiatement provoqué la mobilisation pavlovienne de toutes les composantes du système à tuer la France, terrorisées à la perspective d’une possible remise en cause de leurs prébendes et de leurs sinécures.

Sans surprise non plus, les premiers à se précipiter pour appeler à voter pour Emmanuel Macron ont été SOS Racisme et la Licra, les deux officines grassement subventionnées estimant que la victoire de Marine Le Pen signifierait « un basculement autoritaire, l’institutionnalisation de la discrimination, la libération de la xénophobie et du racisme ». N’en jetez plus !

Puis ce fut au tour des « sportifs », dont on se demande encore de quoi ils se mêlent, de signer un vibrant appel à faire barrage au Rassemblement national, se disant horrifiés à l’idée que ce soit Marine Le Pen qui ouvre les prochains Jeux olympiques de Paris mais beaucoup moins gênés quand il s’agit de cautionner la dictature communiste chinoise à Pékin ou d’aller jouer à la baballe sur les charniers d’ouvriers que sont les stades du Qatar. Le plus pathétique de ces donneurs de leçons – même s’il est ardu d’établir un classement – est peut-être l’ineffable Yannick Noah, très fier d’être retourné dans son village du Cameroun pour y « défendre sa culture et son identité » mais qui dénie ce même droit aux Français.

Les politiques ne sont bien sûr pas en reste. Au premier rang de ceux-ci on retiendra la remarquable prestation de Gérald Darmanin qui, en déplacement en Saône-et-Loire, a allègrement pulvérisé les frontières de la décence en même temps que celles du ridicule en déclarant qu’« avec elle [Marine Le Pen] les riches vont peut-être maigrir, mais les pauvres vont peut-être mourir aussi », avant de conclure : « Il ne faudra pas aller à la pêche. Sinon, vous n’aurez plus que vos yeux pour pleurer. » Rien de moins ! Si vous votez mal, les cadavres joncheront les rues ! Le sens de la mesure et toujours cette volonté d’attiser les peurs de la population, qui a été l’une des marques de fabrique du quinquennat Macron.

Quant au Medef, il s’est contenté de juger que le programme d’Emmanuel Macron est « plus favorable à l’emploi et la croissance » et que celui de Marine Le Pen est une « impasse ». Une impasse en effet puisque ce programme réduirait la possibilité du patronat de recourir à cette « armée de réserve du Capital » qu’est l’immigration, et limiterait la précarisation et l’ubérisation de l’économie nationale autant que sa soumission aux règles libérales du marché globalisé.

On le voit, Marine Le Pen fait presque l’unanimité contre elle, ce qui est plutôt rassurant puisque ce bel unanimisme est constitué par le rassemblement de tous les coresponsables de la situation tragique que connaît la France aujourd’hui et qui menace son existence même. Malgré la « dédiabolisation », malgré une volonté parfois excessive de modération et de « normalisation », Marine Le Pen fait donc encore peur à tous ces gens-là. S’il fallait un seul argument pour voter sans hésiter pour elle, malgré tous les possibles désaccords, ce serait celui-là.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 14 avril 2022

Vingt ans après : vers un « front républicain » des traîtres et des cocus

front républicain

A peine les deux protagonistes du second tour connus, alors même que le dépouillement des votes n’était pas terminé, le premier réflexe de la quasi-totalité des candidats éliminés a été, dans un bel ensemble, d’appeler à « faire barrage à l’extrême droite » en votant pour Emmanuel Macron le 24 avril. S’il fallait encore une preuve de l’affolement apeuré qui s’empare du système des copains et des coquins à la perspective de l’élection d’un président patriote, celle-ci suffirait amplement.

C’est le communiste Roussel qui s’est précipité le premier pour exhorter ses faibles troupes à voter pour l’homme de la retraite à 65 ans. Le reste de la « gauche » a ensuite défilé pour entonner le même refrain, le petit doigt sur la couture du pantalon, auxiliaires empressés de l’homme du capital. Jean-Luc Mélenchon, pour sa part, s’il n’a pas appelé directement à voter Macron, a invité ses partisans à « ne pas donner une seule voix à Mme Le Pen ». Seule Nathalie Arthaud, de Lutte ouvrière, n’a pas donné de consigne de vote, renvoyant dos à dos les deux candidats.

Les « damnés de la terre » vont donc apporter massivement leurs scrutins à l’enfant de Rothschild et de McKinsey, au grand casseur social, à l’éborgneur de Gilets jaunes, au démolisseur des services publics… Si la situation de notre pays n’était pas si tragique, on en rirait volontiers.

Alors que nous commémorons le fameux « 21 avril 2002 » (fameux à plus d’un titre), c’est donc reparti pour un tour, la momie « front républicain » est sortie de son tombeau et on s’apprête à agiter de nouveau les bannières mitées de « l’antifascisme de salon ». « No pasarán ! », va-t-on hurler dans les rues, comme les grands ancêtres en 1936 à Barcelone, et, espérons-le, avec la même efficacité. Rien ne semble avoir changé, tout est prêt pour deux semaines de propagande intensive à base de « valeurs républicaines », d’« heures les plus sombres » et de « dangers de l’extrémisme ». Les Français sont-ils toujours dupes ? On peut, hélas ! le craindre, tant le battage médiatique est imposant et permanent, mais on peut aussi espérer que la dégradation de leurs conditions de vie et le progressif effacement de la France à laquelle ils restent attachés leur fassent enfin choisir une véritable alternative. Nous le saurons dans deux semaines cruciales pour l’avenir du pays.

Quoi qu’il en soit, une fois encore, face aux périls qui menacent la France et les travailleurs français, la gauche dite « radicale » s’est déshonorée et a démontré qu’elle n’est qu’une désolante supercherie qui a définitivement abandonné le combat social au profit de ses lubies sociétales et de ses passions xénophiles et immigrationnistes. Quant à la droite « libérale » – en tout cas aux débris qui en restent –, elle a été égale à elle-même : ridicule et lâche.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 11 avril 2022

Corse : Macron, le pompier pyromane

macron corse

Au lendemain de l’annonce de la mort d’Yvan Colonna, Emmanuel Macron, invité sur la radio France Bleu, a appelé au « calme et à la responsabilité » et à des « discussions apaisées » en Corse. Sages paroles et nobles préoccupations mais est-il le mieux placé pour lancer cet appel, lui qui, avec l’aide empressée de ses ministres, a tout fait pour favoriser un regain de tension et de violence sur l’île de beauté ?

En effet, du moins si l’on en croit Le Canard Enchaîné, le président de la République aurait, à l’approche des élections, engagé des tractations avec les « nationalistes » corses en vue d’accorder une plus grande part d’autonomie à l’île afin de tenter « d’acheter », ni plus ni moins, un électorat insulaire qui lui avait fait défaut au dernier scrutin (la Corse est en effet la région de France qui a le moins massivement voté pour Emmanuel Macron en 2017). Quel meilleur moyen que cette tambouille électoraliste pour redonner de l’espérance et de l’énergie au mouvement indépendantiste ?

Ce fut ensuite au tour du ministre de l’Intérieur d’en remettre une couche en déclarant, avant même le début de tout débat, que le gouvernement était « prêt à aller jusqu’à l’autonomie ». Quelle étrange façon de négocier que d’abattre tout son jeu quand la partie n’est pas même entamée ! Est-ce encore là le résultat d’un judicieux (et coûteux) conseil du cabinet McKinsey ? Quoi qu’il en soit, comment ne pas voir dans ces propos un encouragement aux maximalistes et autres jusqu’au-boutistes corses, conscients de leur avantage et prêts à saisir l’occasion pour le pousser le plus loin possible ? Le FLNC l’a d’ailleurs bien compris en faisant immédiatement planer la menace d’une reprise de la lutte armée.

C’est enfin à nouveau Gérald Darmanin qui a rajouté de l’huile sur le feu en plaçant, de façon tout à fait scandaleuse, sur un pied d’égalité l’agression de l’assassin du préfet Erignac et l’assassinat de Samuel Paty, donnant un peu plus de grain à moudre à ceux qui veulent faire d’Yvan Colonna un « martyr ». Martyr de l’Etat français bien sûr, et nullement de l’islamisme. Le fait que l’agresseur d’Yvan Colonna soit un djihadiste d’origine camerounaise semble en effet avoir totalement disparu du débat, la colère et la vindicte des « nationalistes » corses se concentrant uniquement sur l’Etat français, cible il est vrai plus facile et bien moins dangereuse.

On voit bien en tout cas que le gouvernement macroniste est incontestablement responsable, du moins partiellement, de l’explosion de violence qui a secoué la Corse et qui pourrait se renouveler dans les prochains jours quand le temps du deuil et du recueillement sera passé.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 mars 2022

Armement, Défense : l’Europe en miettes

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Totalement vassalisée à Washington, incapable de tracer une troisième voie diplomatique dans la crise ukrainienne, l’Europe, où plus exactement l’Union européenne, existe-t-elle encore ?

On peut d’autant plus fortement en douter après la révélation de deux affaires qui démontrent la totale absence de cohérence et de solidarité au sein de cette « union » qui semble n’être que de façade.

En effet, une enquête, basée sur des documents « confidentiel défense », a révélé que la France a vendu du matériel militaire à la Russie – le Grand Satan d’aujourd’hui – jusqu’en 2020, délivrant à Moscou 76 licences d’exportation de matériel de guerre, notamment des caméras thermiques destinées à équiper des chars d’assaut et permettant de détecter des cibles humaines en pleine nuit, ou de repérer un véhicule dans un rayon de dix kilomètres. Du matériel qui se retrouve sans doute aujourd’hui sur le champ de bataille ukrainien…

La France a donc discrètement équipé l’armée russe entre 2014 et 2020, profitant d’une brèche juridique dans l’embargo décidé par l’Union européenne en août 2014. Les contrats signés avant cette date pouvant être maintenus et les livraisons d’armes assurées, les gouvernements de François Hollande et d’Emmanuel Macron en ont profité pour continuer ce commerce juteux qui aurait rapporté environ 152 millions d’euros. Financièrement profitable mais moralement plus que discutable, surtout à l’égard des « partenaires européens » censément unis dans la condamnation du régime de Vladimir Poutine.

Parallèlement, on apprenait que l’Allemagne compte acheter jusqu’à 35 avions de combat F-35 américains pour équiper son armée. Berlin a en effet décidé de dégager une enveloppe exceptionnelle de 100 milliards d’euros pour moderniser son armée. Louable préoccupation dans le contexte actuel mais que dire du choix d’un fournisseur américain alors que d’autres pays européens, au premier rang desquels la France, propose un matériel équivalent, voire de plus grande qualité et technicité ? Si elle se confirmait – ce qui semble être le cas –, cette décision serait un véritable camouflet pour la solidarité européenne et un très mauvais signe pour le projet franco-germano-espagnol SCAF (Système de combat aérien du futur) qui doit remplacer à l’horizon 2040 les avions de combat Rafale français et les Eurofighter allemands et espagnols.

Dans un tel contexte, comment imaginer la mise en place effective d’une réelle « défense européenne » débarrassée de son tuteur américain et véritablement indépendante ? Cette défense autonome est pourtant la seule chance de voir un jour exister une Europe qui soit une puissance capable de peser sur la scène internationale et de défendre ses propres intérêts sans être systématiquement à la remorque de Washington. La route vers la réalisation de cet indispensable projet semble aujourd’hui, hélas ! plus longue que jamais.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 15 mars 2022

Insécurité et délinquance : Nantes au bord de la crise de nerfs

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Jadis, la Cité des ducs était l’un des villes les plus attractives de France. L’agglomération bénéficiait en effet de nombreux atouts. Outre sa situation géographique, elle accueillait un important pôle universitaire, de nombreuses entreprises nourrissaient le marché de l’emploi et l’activité culturelle y était florissante. C’était alors la destination rêvée pour de nombreux Parisiens ne supportant plus les difficultés et les vicissitudes de la vie dans la capitale. Las, en quelques années, le rêve s’est mué en cauchemar et Nantes en un véritable coupe-gorge. Les explications de cette triste transformation ne sont guère originales, puisque ce sont presque toujours les mêmes, partout sur le sol national : explosion de la délinquance, règne des bandes ethniques, laxisme judiciaire et démission des pouvoirs publics.

La situation de la capitale bretonne s’est tellement dégradée que la population, excédée, organise désormais chaque semaine une manifestation pour dénoncer un quotidien de plus en plus invivable. C’était ainsi ce week-end le cinquième rendez-vous de ce rassemblement de la colère et du désespoir. Il rassemble de nombreux commerçants, notamment des patrons de bars et de restaurants, des riverains du centre-ville mais aussi des policiers municipaux réclamant davantage de moyens pour tenter de rétablir l’ordre. Ils demandent notamment à être équipés d’armes létales afin d’être plus dissuasifs face à des voyous « qui veulent en découdre avec les flics ». Tous les participants dénoncent une insécurité permanente et hors de contrôle et des agressions quasi journalières.

Face à l’inertie des institutions, l’association Sécurité nocturne Nantes a par ailleurs mis en place des initiations gratuites à l’autodéfense, notamment à l’intention des « travailleurs de nuit » – serveuses, portiers, gérants de bars… – qui sont les premiers exposés. On leur apprend les gestes indispensables pour faire face à des tentatives d’agression tout en leur rappelant que la « riposte doit être proportionnée à l’attaque » sinon ce sont eux qui risquent de se retrouver sur le banc des accusés, la justice étant curieusement beaucoup plus efficace et sévère dans ce genre de cas. Le monde à l’envers !

Nantes, cinquième ville du pays, est devenu le malheureux symbole de la dégradation de la qualité de vie en France et de l’incapacité des pouvoirs en place, émasculés par leurs dogmes idéologiques laxistes, à juguler la prolifération de la délinquance et de la criminalité. Il n’y a désormais plus de régions « préservées » ou de villes « protégées » ou, s’ils en existent encore marginalement, ce n’est, hélas ! qu’une question de temps avant qu’elles connaissent les mêmes affres que Nantes, désormais appelée « la petite Marseille ». Et rien ne changera tant que ne seront pas prises à bras-le-corps les questions d’un sévère contrôle de l’immigration et d’une réforme profonde du système judiciaire et carcéral. Une évidence qu’il faut garder en tête à quelques semaines d’une élection primordiale pour l’avenir du pays.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 14 mars 2022