Wuhan : à l’origine de la pandémie ?

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Les membres républicains de la commission des Affaires étrangères à la Chambre des représentants ont publié le 1er août un avenant à un rapport de 2020 sur les origines de ce coronavirus SARS-CoV-2 échappé de Wuhan, en Chine, qui a déjà causé la mort de 4,25 millions de personnes dans le monde, selon l’OMS.

Selon ce rapport, il ne fait aucun doute que les origines de la pandémie de Covid-19 ont été l’occasion de « la plus grosse opération de dissimulation de tous les temps » de la part des autorités communistes chinoises, et l’épidémie aurait commencé à Wuhan non pas en décembre 2019, comme la Chine l’avait affirmé, mais entre fin août et début septembre 2019.

Mais l’enquête menée par les représentants républicains du Congrès, dont les résultats anticipent sur ceux de l’enquête demandée en mai, par le président Joe Biden, aux services de renseignement, ne se contente pas d’accuser la Chine communiste de mensonge et de dissimulation sur le sujet, comme l’ont déjà fait certains conseillers scientifiques de l’OMS, tel Jamie Metzl, membre du Comité consultatif de l’OMS début juin.

Un faisceau de preuves

Pour le représentant Michael McCaul, qui préside la commission républicaine, il existe une prépondérance de preuves pointant vers l’Institut de virologie de Wuhan en ce qui concerne l’origine de la pandémie. Les membres républicains de la Chambre des représentants veulent maintenant auditionner Peter Dasza, président de l’ONG américaine Health Alliance qui a toujours dénoncé comme complotiste la thèse d’une fuite du virus du laboratoire P4 chinois, dont la technologie avait été fournie par la France avant que la Chine ne mette fin à la collaboration avec les Français en 2017. Le docteur Daszak a été contraint début juin de se retirer de l’équipe de l’OMS enquêtant sur les origines de la pandémie en raison de ses liens avec le laboratoire chinois qu’il n’avait pas divulgués.

Le rapport publié par les républicains du Congrès dénonce également les mensonges de la directrice du Centre des maladies infectieuses émergentes de l’Institut de virologie de Wuhan au sujet des recherches menées dans son laboratoire, et il demande au Congrès des Etats-Unis de « sanctionner les scientifiques de l’Institut de virologie de Wuhan et les responsables du Parti communiste chinois qui ont participé à cette dissimulation ».

Un papier publié le 3 août par le Besa (Begin-Sadat Center for Strategic Studies), un institut de recherche et d’analyse israélien, pointe également du doigt les trop nombreuses coïncidences qui interdisent d’exclure la responsabilité du laboratoire de Wuhan dans la pandémie actuelle. Parmi les coïncidences énumérées dans une liste qui se veut non exhaustive, on trouve les manœuvres chinoises autour de ce laboratoire (investissement dans les systèmes de ventilation du laboratoire P4 juste avant le début de la pandémie, effacement de la base des données des virus de ce laboratoire en septembre 2019, remplacement du responsable du laboratoire P4 par un officier militaire spécialiste de la guerre biologique à l’automne 2019, etc.), mais aussi le fait que le SARS-CoV-2 était d’emblée étonnamment bien adapté à l’homme pour un virus censé provenir d’un animal.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 9 août 2021

Covid-19, la piste du laboratoire privilégiée

19/05/2021 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le jour de la réouverture des terrasses et des musées, la gestion du virus Covid 19 est entrée dans nos habitudes quotidiennes, avec actuellement la grande campagne de vaccination mondiale. Cependant, l’origine du coronavirus n’a jamais été clairement établie, laissant libre cours aux diverses possibilités de départ.

Quelles sont les principales hypothèses envisagées ?

Les deux hypothèses qui ressortent sont d’une part le saut d’une espèce animale sauvage vers les humains et d’autre part la manipulation du virus en laboratoire, suivie d’une fuite de ce laboratoire vers le reste du monde.
La piste naturelle, c’est-à-dire provenant d’animaux, se base sur le scénario du virus MERS (Moyen-Orient) en 2012, passé des chauves-souris aux hommes grâce aux camélidés. Les chameaux et dromadaires ont été identifiés comme hôte intermédiaire en moins de 9 mois, tout comme les civettes l’avaient été pour le virus SRAS-1 qui était passé des chauves-souris aux civettes, puis des civettes aux humains lors de leur vente pour viande. Pourtant 18 mois après le début de l’épidémie, il n’a été trouvé ni la population de chauve-souris infectée par un virus assez proche pour infecter les humains, ni de potentiel hôte intermédiaire naturel.

Qu’en est-il de l’hypothèse de la manipulation en laboratoire ?

Cette théorie ne plaît guerre et pourtant ne peut être écartée de par ses nombreux exemples historiques. En effet, un virus s’échappe de laboratoire au moins une fois par an depuis les années 70. Le SRAS-1 s’est par exemple échappé de laboratoires à Singapour, Taïwan, et 4 fois depuis l’Institut de Virologie de Pékin. Par ailleurs, le laboratoire de Wuhan est agréé P4 (niveau de sécurité maximale), mais les règles de sécurité correspondent à un niveau P2, c’est à dire le niveau d’hygiène d’un cabinet de dentiste. Le virus est bien adapté aux cellules humaines, comme le serait un virus manipulé par l’homme, en modifiant par mutation les virus d’animaux sauvages. Pour finir, les premières souches contaminées à Wuhan proviennent d’une unique introduction du virus dans la population, fait contredisant la piste naturelle.
On peut dire qu’aucune preuve ne rend avérée une des hypothèses, cependant peu de choses viennent à l’encontre de la manipulation par l’homme de ce virus dangereux, s’étendant ensuite au sein de la population.

[vidéo] Origines du Covid-19: la thèse officielle contredite ?

Brice Perrier

11/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Qualifiée au départ de complotiste par les médias, la thèse d’une fuite du Covid d’un laboratoire de Wuhan refait surface. Le 30 avril 2021, des experts scientifiques de renom ont écrit au directeur de l’OMS pour qu’une enquête indépendante soit menée en Chine. Un an et demi après le début de l’épidémie, l’origine du virus reste toujours obscure.

Pour en parler, Sputnik donne la parole au journaliste d’investigation Brice Perrier. Dans un livre d’enquête, Sars-CoV-2, aux origines du mal (éd. Belin), l’auteur fait la lumière sur les zones d’ombre, les contradictions et les faiblesses de la thèse officielle. Le scénario d’une fuite d’un laboratoire de Wuhan a selon lui toute sa place dans les enquêtes scientifiques à mener.


Le laboratoire P4 de l’Institut de virologie de Wuhan à l’origine du coronavirus ?

Roland Wiesendanger

24/02/2021 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis le début de la pandémie de Covid-19, deux théories s’affrontent sur l’origine du virus : la première consiste à expliquer que le virus a été transmis à l’homme par des chauves-souris. La deuxième, soutenue par le très vénéré Washington Post ou encore France Soir, affirme que le virus a été produit artificiellement dans un laboratoire en Chine, à Wuhan. Dans une nouvelle étude révélée au grand public le 18 février, le nano-physicien Roland Wiesendanger de l’Université de Hambourg éclaire les origines du virus. Selon lui, un accident de laboratoire à l’Institut de virologie de Wuhan est la cause de la pandémie actuelle.

Sur quels arguments le nano-physicien fonde-t-il sa théorie ?

Le professeur Wiesendanger fonde sa théorie sur quatre arguments principaux, les voici :

Premier argument : contrairement aux premières épidémies de coronavirus telles que le SRAS et le MERS-Cov de 2012 pour Coronavirus du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient, la zoonose ne fait l’objet d’aucune preuve tangible aujourd’hui.

Second argument : sa virulence, renforcée ces derniers temps, indique une origine non naturelle du pathogène et une transformation humaine de la souche mère.

Troisième argument : l’Institut de virologie de Wuhan abrite l’une des plus grandes collections d’agents pathogènes de chauves-souris au monde dont les manipulations et études aux finalités douteuses par les scientifiques chinois ont fait l’objet de nombreuses publications.

Enfin, un faisceau d’indices concordants cible Wuhan et son laboratoire de virologie, à la sécurité défaillante, comme seul et unique point de départ de l’épidémie.

Le COVID-19 est-il sorti du laboratoire de Wuhan ?

Et si le COVID-19 avait été inventé par l’homme ? Si on veut réellement demander des comptes sur la gestion de la crise sanitaire aux politiques, il faudra certainement remonter à l’origine de l’apparition de ce virus.

Vendredi 17 avril, le professeur Luc Montagnier semait la panique sur le plateau de Pascal Praud, sur CNews. « L’histoire du marché aux poissons est une belle légende. Ce n’est pas possible », indiquait-il, allant à contre-courant de la communauté scientifique et de l’OMS. Prix Nobel de médecine pour sa découverte du VIH, le professeur dénonçait un virus qui « a échappé peut-être à ses promoteurs ». « Au départ, ils ont travaillé sur un modèle qui est le virus de la chauve-souris, et c’est ce virus-là qu’ils ont modifié. Je pense – c’est l’hypothèse la plus raisonnable – qu’ils voulaient faire un vaccin contre le VIH. Donc, ils ont utilisé un coronavirus, qui en principe pouvait atténuer et ne pas donner de maladie, comme porteur des parties de molécules du virus du Sida », avait-il expliqué.

En quelques heures à peine, les propos de ce médecin provoquèrent une levée de boucliers de la part de ses confrères, le traitant de « vieux sénile » ou tout autre adjectif décrédibilisant son propos. Il est vrai que depuis les années 2000, Luc Montagnier a traversé plusieurs tempêtes dans sa communauté pour des sorties et des accusations en tout genre. Mais la question qu’il soulève ne peut-elle pas se poser ?

Un curieux reportage italien

Surtout depuis la réapparition d’un reportage de la télévision italienne, sorti en 2015 et présentant un « supervirus » fabriqué en Chine. Une émission sérieuse, « Leonardo », diffusée sur la RAI et spécialisée dans l’actualité scientifique. On y apprend que des scientifiques chinois créent un super-virus qui s’attaque aux poumons, à partir de chauves-souris et de souris. Un virus élaboré « à des fins scientifiques », assurent-ils, mais qui a provoqué de nombreuses réserves parmi les chercheurs. Les Chinois ont « greffé une protéine prélevée sur des chauves-souris sur le virus SARS, connu pour déclencher une pneumonie aiguë, lequel a été développé à partir de souris. C’est de cette combinaison qu’est né un super-virus qui pourrait affecter les humains ». L’homme pourrait-il être infecté ? Oui, et même directement de la chauve-souris à l’homme, sans passer par la souris.

Le laboratoire de Wuhan

Cette « chimère » créée en laboratoire aurait dû y rester confinée (sans même l’autorisation de faire son jogging quotidien). En serait-elle sortie ? Précisément, serait-elle sortie du laboratoire P4 de Wuhan, un bijou de technologie destiné à étudier les maladies infectieuses émergentes ? Ce laboratoire a été livré par la France, dont les scientifiques ont l’expertise nécessaire à sa réalisation et à son fonctionnement. Entre 2004, année de naissance du projet, et 2018, année de l’inauguration du labo, plusieurs responsables français ont alerté sur les dangers de l’opération. Si Raffarin, Chirac et Kouchner étaient à l’époque favorables à la construction du P4 à Wuhan, la Défense et le renseignement français étaient plus que méfiants à l’égard de ce qui pourrait devenir un foyer bactériologique incontrôlable.

Dans les faits, le programme qui prévoyait que scientifiques français et chinois collaboreraient au sein de l’unité de recherche n’a pas été respecté : assez rapidement, les Chinois y ont travaillé seuls, sans contrôle extérieur de leurs recherches et des procédures de sécurité. L’insuffisance de ces procédures dans le laboratoire de Wuhan a été signalée dès 2018 par des membres de l’ambassade américaine à Pékin venus visiter le laboratoire flambant neuf. Un employé mal décontaminé aurait-il emmené un virus avec lui à l’extérieur ?

Fin mars, une étude Ifop pour la Fondation Jean Jaurès et l’Observatoire du conspirationnisme claironnait pour s’en moquer la complotite aiguë des électeurs du Rassemblement national : 40 % d’entre eux penseraient que le coronavirus a été conçu en laboratoire. Marine Le Pen remettait immédiatement les choses au point : « Que des gens s’interrogent pour savoir si ce virus est d’origine naturelle ou s’il ne peut pas avoir échappé d’un laboratoire, c’est une question de bon sens. » Le complotisme n’est pas dans les questions qu’on pose, il est dans la façon dont on y répond. Trois semaines plus tard, c’est le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo qui désire qu’on creuse cette théorie d’un virus échappé d’un laboratoire. Et c’est Emmanuel Macron qui déclare : « A l’évidence, des choses se sont passées là-bas dont nous n’avons pas connaissance. » Les médias français, une fois de plus, ont joué l’idéologie plutôt que l’investigation.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 23 avril 2020