Wikipédia, une encyclopédie très médiatique avec un parti-pris libéral libertaire

Wikipédia

« La relative neutralité de l’encyclopédie en ligne écrite par les internautes doit beaucoup au tout petit noyau de ses contributeurs les plus actifs, dominés par des hommes attirés par le savoir. », assurait encore le journal Le Monde en janvier dernier. Mais ce que ce journal de gauche libérale libertaire considère comme neutre ne l’est pas forcément pour les gens qui ne partagent pas sa vision considérée par beaucoup comme très orientée.

Le fondateur : Wikipédia a été piraté !

Pour l’Américain Larry Sanger, le philosophe et développeur de projets sur Internet qui a cofondé Wikipédia en 2001 avec l’homme d’affaires Jimmy Wales, la gauche a désormais piraté l’encyclopédie en ligne, la privant de sa neutralité. Résultat : on ne peut plus faire confiance à ses articles, en particulier s’ils concernent la politique ou des débats de société. Dans plusieurs interviews données à des médias anglo-saxons en juillet, Sanger mettait en garde contre le fonctionnement biaisé de Wikipédia et estimait que l’encyclopédie en ligne était devenue irréformable. Il citait l’exemple des articles sur Joe Biden et sur son fils Hunter Biden qui sont très avares en informations gênantes pour les deux hommes, avec très peu de références, par exemple aux scandales et accusations concernant leurs affaires en Ukraine.

Selon Sanger, c’est au cours des 4 ou 5 dernières années que Wikipédia est devenu otage de ses contributeurs bénévoles et administrateurs adhérant à une vision du monde gaucho-libérale (« libéral » est ici à comprendre au sens américain de progressiste et libertaire) et considérant le point de vue de l’establishment comme étant forcément une vérité objective, à l’exclusion de toute description qui pourrait contredire cette vérité-là.

Le rôle des entreprises et des espions

Dans un entretien avec Tucker Carlson sur Fox News, Sanger a également expliqué que la possibilité d’apporter des contributions anonymes aux entrées de l’encyclopédie en ligne est une « incitation naturelle pour que les gouvernements, les entreprises, les espions et même les organisations criminelles apprennent à jouer le jeu de Wikipédia ». Le site conservateur Breitbart, qui relatait le 23 juillet l’entretien de Tucker Carlson avec Larry Sanger, exposait en ces termes l’étendue du problème posé par le parti-pris libéral libertaire de Wikipédia :

« Ces dernières années, Google et d’autres grandes entreprises technologiques se sont largement appuyés sur Wikipédia pour lutter contre les “fake news” en ligne (…). De nombreux groupes et personnalités conservateurs ont fait l’objet de diffamations qui ont ensuite été diffusées par des plateformes en ligne utilisant Wikipédia dans leurs services. Carlson lui-même a été dénigré à plusieurs reprises sur Wikipédia, des rédacteurs l’accusant de racisme ou de faire l’apologie de la Russie en raison de ses critiques à l’égard des affirmations discréditées selon lesquelles M. Trump aurait collaboré avec ce pays pour truquer l’élection de 2016. Certains ont même cherché à rationaliser une attaque d’Antifa contre le domicile de Carlson, tout en censurant les aspects violents de l’incident.L’influence de Wikipédia ne se limite pas à son utilisation par les grandes entreprises technologiques, car les médias et les universités s’appuient également sur le site pour obtenir des informations, parfois en plagiant le contenu du site. Cela a souvent permis de diffuser des canulars provenant de Wikipédia. Outre les critiques de Sanger, des études et des analyses ont également démontré l’existence d’un parti pris de gauche sur l’encyclopédie en ligne. Sanger lui-même a été durement attaqué par les éditeurs de Wikipédia pour ses critiques, certains l’ayant qualifié de “théoricien du complot” et même d’“antisémite” en réponse à sa discussion sur le parti-pris de gauche du site. »

Les défenseurs de l’encyclopédie en ligne font toutefois remarquer que Larry Sanger avait quitté l’encyclopédie un an seulement après sa création et qu’il s’est depuis lancé dans des entreprises concurrentes, dont aucune n’a jamais connu le succès de Wikipédia, tout en multipliant les critiques à l’égard de son premier bébé. La dernière création de Sanger, c’est « Encyclosphere », qui se veut être un portail d’accès à différentes encyclopédies.

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Wikipédia : où part l’argent ?

Wikipédia : où part l'argent ?

Lorsque Wikipédia, l’un des sites les plus consultés au monde, a commencé ses collectes de fonds il y a quelques années, l’encyclopédie libre a déployé un modèle de levée de fonds remarquablement efficace : de 2011 à 2012, la Wikimedia Foundation a reçu plus de 38 millions de dollars de dons de la part des internautes (à comparer aux 5 millions reçus en 2007-2008). Aujourd’hui, c’est l’emploi de cet argent et son attribution à certains partenaires plutôt qu’à d’autres, qui fait débat et un certain nombre d’articles parus à l’étranger sont consacrés à ce sujet. Synthèse.
Crédit photo : peterthoeny via Flickr (cc)

« Trop d’argent est versé à des groupes qui font trop peu pour améliorer la valeur de l’encyclopédie elle-même », dixit Sue Gardner, présidente de la Wikimedia Foundation. Bien que n’étant pas responsable du contenu de Wikipédia, la Wikimedia Foundation (WMF), basée à San Francisco, est le plus puissant promoteur de l’encyclopédie open-source : elle gère au jour-le-jour l’infrastructure technique et les opérations commerciales de Wikipédia.

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Bilderberg, Trilatérale, récession économique italienne… Comment Mario Monti censure Wikipedia

Bilderberg, Trilatérale, récession économique italienne... Comment Mario Monti censure Wikipedia

05/01/2013 — 18h00
ROME (NOVOpress) — « Interdit de dire la vérité sur Monti » : c’est ainsi que Il Giornale résume l’affaire, qui commence à faire du bruit en Italie.

Le site internet d’extrême gauche Il Buio avait été le premier, fin décembre, à attirer l’attention sur d’étranges manipulations sur Wikipedia, en particulier dans les articles « Commission Trilatérale » et « Groupe Bilderberg ». Trois administrateurs, toujours les mêmes, intervenaient systématiquement pour éliminer toute mention de Mario Monti – membre du comité de direction du groupe Bilderberg et président de la section Europe à la Commission Trilatérale, ce qui n’est quand même pas rien, de 2010 à sa nomination comme président du Conseil en novembre 2011.

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