Berlusconi fait voter la confiance au gouvernement italien

Berlusconi fait voter la confiance au gouvernement italien

03/10/2013 – 15h00
ROME (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
C’est une volte‑face qui a stupéfié ses adversaires comme ses partisans : mercredi, Silvio Berlusconi a appelé les parlementaires de son parti, le PDL (Popolo della Liberta), à voter la confiance au gouvernement Letta.

Cette annonce a d’autant plus surpris que le matin même, Berlusconi semblait décidé à provoquer une grave crise politique en Italie, en retirant la confiance de son parti au gouvernement. Sous le coup d’une condamnation d’un an de prison, l’ancien chef du gouvernement italien a probablement joué son va‑tout au cours de ses derniers jours. Après son recul, il lui sera désormais difficile de conserver son influence sur la vie politique italienne.

Crédit photo : European People’s Party via Wikipédia (cc)

Autriche : 27 % des moins de 30 ans votent FPOe

Autriche : 27 % des moins de 30 ans votent FPOe

27/06/2013 – 12h00
VIENNE (via le site de Lionel Baland) –
En autriche, un sondage IMAS (ci-dessus), réalisé en juin 2013, montre que le FPÖ est le premier parti du pays parmi les moins de 30 ans (en Autriche, les jeunes votent dès 16 ans). Le FPÖ (parti patriote) obtient 27 %, le BZÖ (les partisans de feu Jörg Haider, la grande figure de la droite nationale autrichienne) 11 % et l’Equipe Stronach (droite populiste) 14 %. Les écologistes récoltent 15 %, les sociaux-démocrates 14 % et les conservateurs 15 %.

Bordeaux : Les élus de gauche veulent faire voter les étrangers en 2014

Bordeaux : Les élus de gauche veulent faire voter les étrangers en 2014

20/03/2013- 08h00
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) – Les onze élus de gauche au conseil municipal de Bordeaux vont proposer, lors de la prochaine séance du conseil –  le lundi 25 mars -, une motion demandant à ce que le droit de vote des résidents étrangers soit appliqué à Bordeaux dès les municipales de 2014 !

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En Russie, la Douma vote une loi contre la propagande homosexuelle

En Russie, la Douma vote une loi contre la propagande homosexuelle

Photo : la Douma. Crédit photo : moacirpdsp licence CC.

28/01/2013 – 16h00
MOSCOU (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation) – Le débat au sein de la chambre basse du Parlement russe (la Douma) a été de courte durée : vendredi dernier, les députés ont adopté à la quasi-unanimité une loi réprimant la propagande homosexuelle à destination des mineurs.

Ainsi, le député de centre-gauche Elena Mizoulina juge que la propagande de l’homosexualité limite « le droit des mineurs à se développer librement ».

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L’Aube dorée troisième parti de Grèce, deuxième chez les moins de 45 ans

L’Aube dorée troisième parti de Grèce, deuxième chez les moins de 45 ans

29/11/2012 — 16h00
ATHENES (NOVOpress) — Deux nouveaux sondages ont confirmé que l’Aube dorée était désormais le troisième parti de Grèce, derrière la coalition de gauche radicale SYRIZA et les conservateurs de la Nouvelle Démocratie au pouvoir.

Lundi, un sondage de la société Pulse pour le journal 6Μέρες (« 6 jours ») a donné les intentions de votes suivantes : SYRIZA : 23,5% ; Nouvelle Démocratie 19% ; Aube dorée : 12%. Ramenés aux intentions exprimées (moins les blancs, les abstentionnistes et les indécis), les chiffres sont 26% pour SYRIZA ; 21,5% pour la Nouvelle Démocratie ; 13,5% pour l’Aube dorée.

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Barack Hollande et François Obama : la « post-démocratie » ethnique en marche, par Michel Geoffroy

Barack Hollande et François Obama : la « post-démocratie » ethnique en marche, par Michel Geoffroy

15/11/2012 — 18h00
PARIS (via Polémia) — La réélection de Barack Obama et l’élection de François Hollande présentent d’inquiétantes similitudes malgré la dissemblance des systèmes et des traditions politiques respectives.

Où sont les électeurs ?

Tant la victoire de Barack Obama que celle de François Hollande s’inscrivent d’abord dans une participation électorale faible : estimée pour le moment à 60% aux Etats-Unis. En France au second tour de l’élection présidentielle le taux d’abstention a atteint 19,66%, soit un taux de participation meilleur qu’aux Etats-Unis. Mais, si l’on y ajoute les votes blancs ou nuls qui représentent 5,80% des votants, on obtient un total de 25,46%, soit un quart de l’électorat qui n’a pas voulu choisir entre Sarkozy et Hollande. Au second tour des législatives françaises 47,6% de l’électorat s’est en outre abstenu ou a voté blanc ou nul : un record.

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L’erreur de Joël Labbé (EELV) met le Sénat en émoi

L’erreur de Joël Labbé (EELV) met le Sénat en émoi

29/07/2012 – 15H30 – PARIS (NOVOpress Breizh) Joël Labbé (photo), maire de Saint-Nolff et sénateur écologiste du Morbihan, est souvent qualifié d’”atypique”. Son dernier fait d’armes n’arrangera pas sa réputation.

Le Sénat examinait jeudi un projet de loi rectificative qui prévoyait notamment d’abaisser l’abattement sur les droits de succession à 100.000 euros par enfant, au lieu de 159.000 euros. Hostile à cette mesure, l’UMP avait présenté un amendement demandant le retrait de cette mesure. Mais le ministre du Budget était sûr de son fait puisque la gauche est majoritaire au Sénat comme à l’Assemblée nationale.

Or, l’amendement UMP a quand même été adopté ! Un seul des sénateurs du groupe EELV était présent : Joël Labbé, sénateur du Morbihan depuis l’an dernier et toujours maire de Saint-Nolff. Il avait bien procuration de ses collègues écologistes, mais il a « oublié » de voter en leur nom. Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a aussitôt publié un communiqué invoquant une “erreur matérielle” et annonçant une seconde délibération pour rétablir l’alourdissement des droits de succession, “indispensable pour l’équilibre des Finances Publiques”.

Crédit photo : BretagneEcologie, via Flickr (cc)

[lu sur le net] Les Français musulmans votent en majorité à gauche

[lu sur le net] Les Français musulmans votent en majorité à gauche

22/07/2012 — 10h00
via le Parisien.fr Les électeurs de confession musulmane ont voté très largement à gauche dès le premier tour de la présidentielle, et à 86% pour François Hollande au second, selon une étude IFOP réalisée à partir d’un échantillon de 680 personnes.

« D’après les données dont nous disposons, aucune autre catégorie de la population n’a aussi massivement voté pour le candidat socialiste que les musulmans », commente l’Ifop « sur la base d’un échantillon cumulé de 14.200 électeurs inscrits sur les listes électorales dont 680 personnes se déclarent de confession musulmane ». « Avec 57% des voix, François Hollande a ainsi largement franchi la barre des 50% dès le premier tour et doublé son score moyen dans ce segment de l’électorat qui, parallèlement, a également beaucoup plus voté pour Jean-Luc Mélenchon que la moyenne des Français : 20% contre 11% », développe l’institut.

Très faible audience de la droite et du Front national

« Cette hégémonie de la gauche s’accompagne mécaniquement d’une très faible audience tant de la droite (7% seulement pour Nicolas Sarkozy) que du Front National (4% contre 18% au niveau national) et se trouve confirmée de manière spectaculaire au second tour avec un score de 86% pour François Hollande, soit plus de 34 points de plus que sa moyenne nationale », ajoute l’étude (…).

Crédit photo : DR via saphirnews

[Tribune libre] Au-delà du vote individuel, par Georges FELTIN-TRACOL

[Tribune libre] Au-delà du vote individuel, par Georges FELTIN-TRACOL

19/06/2012 — 09H30
PARIS (NOVOpress via Europe Maxima) — Parmi les nombreuses promesses électorales du socialiste François Hollande, il y a le droit de vote aux élections locales des étrangers extra-communautaires qui seraient victimes d’une soi-disant discrimination alors qu’ils paient leurs impôts (les braves gens !). Avant d’étendre ce droit politique majeur à des non-citoyens, il serait approprié de l’accorder aux nouvelles générations de racines européennes.

Avec La famille doit voter, Jean-Yves Le Naour et Catherine Valenti retracent l’histoire d’un enjeu politique qui fit longtemps débat, mais qui pourrait resurgir : le vote plural familial. Le « vote plural » se pratique dans les systèmes censitaires pour désigner l’attribution à un même électeur de plusieurs suffrages. Il se distingue du vote familial qui revendique une autre forme de représentativité.

L’ouvrage retrace en détail les débats sur le rôle politique des familles sous la IIIe République, l’État français et aux débuts de la IVe République. Ce thème, méconnu et intéressant, méritait un meilleur traitement. Malheureusement, Le Naour et Valenti se montrent partiaux. S’inscrivant dans le conformisme intellectuel de la gauche bien-pensante, ils étudient leur sujet avec un parti-pris défavorable. Pour eux, le suffrage familial est une tentative inacceptable de remise en cause du suffrage universel d’essence égalitaire. Un mineur pouvant, dès sa naissance, hériter ou posséder un bien sous la tutelle de ses représentants légaux, pourquoi ne pourrait-il pas être électeur par délégation ?

Certes, les partisans du vote familial qui se recrutent dans la droite conservatrice invoquent l’ordre supposé des pères de famille. Mais ils ne sont pas les seuls à en réclamer l’instauration. La Belgique (État fasciste ?) l’applique de 1893 à 1919. En décembre 1923, 440 députés de la Chambre bleu-horizon (en chemises brunes ?) en votent le principe. En 1945 – 1946, d’anciens résistants démocrates-chrétiens défendent en vain l’idée d’une « République familiale » contre un Sénat à majorité radicale. Et, dans les années 1970, l’ancien Premier ministre gaulliste Michel Debré qui ne passe pas pour un nostalgique de l’alliance du Trône et de l’Autel, ne reprend-il pas le combat en faveur du vote familial ? Bien entendu, les auteurs ont beau jeu de noter que le Front national s’y est montré favorable, surtout pour des motifs démographiques (1). En 1988, Bruno Gollnisch, alors député du Rhône, observait dans une proposition de loi que « les familles de trois enfants et plus, qui représentent 11 % de la population, et qui assurent à elles seules 27 % du renouvellement des générations, ne représentent que 5,3 % du corps électoral (2) ».

Le vote familial eut cependant des alliés surprenants, comme les militantes du vote féminin ou les partisans de « l’approbation des morts ». À l’exception de quelques pétroleuses suffragettes extrémistes, les organisations féministes ont souvent collaboré avec les partisans du vote familial, car elles y voyaient une avancée notable dans la réalisation de leur objectif final. Quant au vote des morts tombés pour la France proposé par Maurice Barrès dans sa chronique du 1er février 1916 (et reprise vers la fin de la Seconde Guerre mondiale par le communiste Jacques Duclos !), il fait resurgir les débats autour de la citoyenneté accordée aux femmes et du suffrage multiple, l’académicien suggérant que les épouses ou les pères des disparus en deviennent les mandataires.

De leur côté, les promoteurs du vote familial se divisent en natalistes et en familialistes. Pour le courant nataliste, « le dénombrement intégral des membres de la famille répond […] à une logique individualiste qui reconnaît à l’épouse et aux enfants le droit d’être représentés » alors que la tendance familialiste considère que la famille est la « cellule sociale fondamentale et repose sur la fonction supérieure du père de famille par rapport au célibataire ». Nourris par les travaux de Frédéric Le Play et de René de La Tour du Pin qui associent familialisme et corporatisme, les seconds accusent les premiers d’aménager et donc d’accepter la dérive individualiste. En revanche, les deux parties s’inquiètent de la dépopulation de la France. Soucieux de la faible natalité persistante après 1918, ils réclament une grande politique familiale nataliste et lorgnent, dans les années 1930, du côté des régimes autoritaires voisins, avec toutefois d’importantes nuances. « Si les natalistes admirent les politiques démographiques menées par les fascismes, les familialistes se méfient de l’omnipotence de l’État qui écrase l’autorité paternelle et finalement nuit aux familles. L’étatisme est pour eux un péril au moins aussi redoutable que l’individualisme », leur préférence allant pour le régime portugais de Salazar.

Soulagés par une décision du Conseil constitutionnel du 17 janvier 1979 qui proscrit tout vote plural, Le Naour et Valenti pensent que le vote familial se trouve désormais dans les « poubelles de l’histoire », car « la réforme du suffrage universel est maintenant complètement inintelligible aux Français. La famille ne votera pas », concluent-ils. Pourquoi cette assurance fate ? Ignorent-ils que l’histoire est toujours ouverte ? Longtemps, on a estimé que la famille était une structure vieillotte, ringarde, dépassée. Et à quoi assiste-t-on maintenant ? À une intense propagande en faveur du mariage homosexuel, de l’homoparentalité et de la famille homosexuée. Pour peu que les couples de même sexe obtiennent le droit à l’enfantement (la maternité étant l’ultime discrimination à bannir), des groupes activistes exigeront ensuite l’extension du suffrage à leur progéniture…

En dépit de la multiplication des familles monoparentales et des familles recomposées, l’enjeu du vote familial reste d’actualité. En 2004, des parlementaires conservateurs autrichiens demandèrent son introduction rapide. Et en 2005, ce sont trente députés allemands du Bundestag qui déposèrent une proposition de loi similaire. Dans une Europe touchée par l’« hiver des berceaux », la « Peste blanche » et le Papy Boom, la reconnaissance du vote familial s’interpréterait comme le signal fort d’une relance volontariste de la fécondité autochtone. Mais cette mesure politique de salut public doit impérativement s’accompagner d’une révision draconienne des naturalisations et de la réforme radicale du code de la nationalité. Le droit du sang remplacerait avantageusement le droit du sol sous peine d’obtenir le contraire de ce que l’on souhaite. L’application du vote familial suppose enfin une remise en cause des dogmes égalitaires et universalistes actuellement dominants, en clair, entreprendre une gigantesque révolution intellectuelle. « Mais après tout, écrivait Marc Dem, pourquoi la gauche aurait-elle le monopole de la révolution ? (3) » Loin d’être dépassé, le suffrage familial ou plural a de l’avenir et la grande supériorité d’être pré-moderne, anti-moderne et post-moderne.

Notes
1 : Cette proposition qui figurait dans le programme présidentiel de Jean-Marie Le Pen de 1988 à 2007 semble avoir été abandonnée en 2012, car très incorrecte au regard des gras médias.

2 : Proposition de loi cité par Marc Dem, « Que deviendra la France quand il n’y aura plus de Français ? », Le Choc du Mois, n° 5, avril 1988, p. 26.

3 : Idem.

• Jean-Yves Le Naour (avec la collaboration de Catherine Valenti), La famille doit voter. Le suffrage familial contre le vote individuel, Hachette, coll. « Littératures », 2005, 266 p., 20,50 €.

[box class=”info”]Article d’abord paru dans la revue Liberté politique, n° 31, octobre – novembre 2005 – 2006, et largement modifié pour la présente mise en ligne (sur Europe Maxima)[/box].

Le vote des Français de l’étranger est-il valide ?

Le vote des Français de l'étranger est-il valide ?


06/06/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) — Le processus de vote des Français de l’étranger a été profondément modifié par le précédent gouvernement en vue des élections législatives de juin 2012. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’ensemble du processus est plus que douteux et pourrait bien remettre en cause la validité du vote d’environ un million d’expatriés.

Marie-Anne Montchamp. Crédit : UMP Photos
Marie-Anne Montchamp, ancienne Secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, parachutée candidate dans la 4ème circonscription des Français de l'étranger (Benelux).

Passons rapidement sur la bizarrerie de créer 11 circonscriptions des Français de l’étranger. Le but évident était de pouvoir recaser un maximum de has-been du camp perdant (Thierry Mariani, Marie-Anne Montchamp, Frédéric Lefebvre).

La taille des circonscriptions est aussi parfois très étrange : sous prétexte de respecter à la lettre le ratio de un député pour 100 000 électeurs inscrits, la 11ème circonscription par exemple regroupe l’Australie, la Russie, la Chine et le Japon, soit quasiment la moitié du globe. Les dates du vote aussi sont plus qu’étranges : le premier tour vient de se terminer, il avait lieu du 23 au 29 mai (pour le vote électronique, le vote “physique” ayant eu lieu le 3 juin). Le second tour commencera le 6 juin pour se terminer le 12. Les Français de l’étranger commenceront donc à voter pour le second tour alors qu’en métropole personne n’aura encore commencé à voter pour le premier tour.

Mais le meilleur reste à venir : le mode de scrutin choisi est sous le feu des critiques, le vote s’effectuant majoritairement par internet. Ce n’est certes pas obligatoire, les électeurs peuvent toujours choisir de venir déposer un bulletin dans une urne physique au consulat, mais les consignes du Ministère des Affaires Étrangères aux consulats et ambassades ont été très claires : il faut inciter un maximum d’électeurs à voter par internet, on évaluait à environ 700 000 le nombre de votants numériques potentiels.

Reste que le procédé laisse beaucoup de questions en suspens concernant la confidentialité et la véracité du vote. La CNIL s’en était d’ailleurs inquiétée dès 2010.

Comment le vote est-il censé se dérouler ?

L’électeur reçoit par courrier et SMS ses identifiants, puis il reçoit par mail ses authentifiants (mot de passe). Ensuite il se connecte sur le site dédié (www.votezaletranger.gouv.fr) et vote. L’électeur reçoit un reçu lui indiquant que son vote est bien enregistré. Théoriquement seul l’État possède les clés cryptographiques permettant le dépouillement.

Or, des informaticiens ont analysé le système. Celui-ci présente de nombreuses failles. La plus évidente est que les ordinateurs des particuliers peuvent facilement être piratés (plus de secret du vote, voire une modification du vote). Autre problème, le réseau : les données de vote peuvent aussi être interceptées à ce stade. La CNIL avait à ce propos recommandé d’interdire le vote par internet dans les pays où les protocoles sécurisés type https n’étaient pas utilisables. Il n’en a pas été tenu compte. Les électeurs dans ce cas de figure ont eu la joie de découvrir ce message on ne peut plus rassurant : « En application de l’article R. 176-3-6 du code électoral, les électeurs sont informés des indicateurs d’une connexion authentifiée et sécurisée et du fait qu’à défaut d’utiliser le protocole sécurisé “HTTPS” le secret et l’intégrité de leur vote ne pourront être garantis. » (art 8) . Et n’oublions pas que le serveur centralisé de dépouillement (l’urne virtuelle) peut également être piraté.

Tout est sous contrôle… Mais de qui ?

Le Ministère des Affaires étrangères se veut rassurant. Pas moins de cinq entreprises privées sont toutefois impliquées dans le processus électoral. Ce qui déjà pose un problème en soi : privatiser en partie le processus électoral, est ce bien démocratique ?

Scytl, « numéro un du logiciel électoral »
Scytl, « Leader mondial en solutions de vote électronique et modernisation électorale »

Le logiciel de vote utilisé par l’électeur est fourni par une entreprise espagnole (sic) Scytl, « numéro un du logiciel électoral ». Les données sont hébergées dans leur data-center en Espagne et personne ne peut avoir accès au code source du logiciel qui relève du secret industriel. Il est donc impossible de contrôler quoi que ce soit, sachant que c’est ce logiciel qui contrôle le vote, le chiffrage, la vérification et le décompte. Autre entreprise, en charge cette fois d’héberger le dispositif, tos Origin . Elle est dirigée par Thierry Breton, ancien ministre de l’Économie, ex-PDG de France Telecom. Dans son conseil d’administration, on retrouve Nicolas Bazire, administrateur de LVMH, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy, ancien directeur de cabinet d’Édouard Balladur et actuellement mis en cause dans l’affaire Karachi. Si Atos Origin a eu ce contrat, c’est probablement un heureux hasard dû à ses exceptionnelles compétences… Nous retrouvons ensuite la société Gedicom en charge de l’envoi des SMS et des mails contenant authentifiants et identifiants. La plus grande opacité est à noter concernant les membres de son conseil d’administration. Gédicom est néanmoins associée à une entreprise de lobbyisme spécialisée dans les PPP (partenariat public-privé) et dirigée par un proche de François Baroin. Et pour finir Alti, en charge de l’expertise « indépendante » du processus : fondée par Bernard Liautaud, dirigeant de CapGemini qu’il a quittée pour la société de capital-risque Balderton qui est l’un des principaux fonds d’investissement de… Scytl, la société espagnole qui fournit le logiciel de vote. Il va être très compliqué de rester « indépendant » dans l’expertise, on peut le parier.

Le logiciel fourni par Scytl avait déjà été mis en défaut en 2008 lors des élections prud’hommales pour lesquelles il avait été utilisé. De nombreuses irrégularités du scrutin avaient été constatées. Rien n’a été modifié depuis. Des failles ont également été décelées avant l’ouverture du scrutin des législatives. « Pour les moins techniques d’entre vous cela signifie qu’au moins les tickets de support, si ce n’est l’ensemble du système de vote par ce site sont accessibles en lecture ou en écriture (en fonction du niveau de sévérité de la faille) à n’importe quelle personne ayant des compétences dans le domaine… », ce qui signifie en clair qu’il n’y a pas besoin d’être un hacker de haut vol pour pénétrer le système, un informaticien un peu compétent peut y arriver aisément. (plusieurs manières de procéder se trouvent là et ).

En toute logique, le Parti Pirate qui présente une centaine de candidats cette année, s’est inquiété de toutes ces failles et irrégularités et a demandé à contrôler l’urne virtuelle, comme la loi le permet (au même titre que dans les bureaux physiques). Cela lui a été refusé au nom de la protection du secret industriel de Scytl. Voici un extrait du communiqué du Parti Pirate : « Lors de la clôture officielle de l’urne électronique, les délégués du Parti Pirate ont constaté des défauts de sécurité importants. Ainsi la génération des clefs électroniques permettant l’ouverture de l’urne à l’issue du scrutin a eu lieu avec des outils informatiques dont l’intégrité n’était pas garantie. Par ailleurs, les clefs, censées être uniques et soumises à la garde des titulaires du bureau de vote, pourraient être dupliquées par toute personne ayant accès aux ordinateurs ayant permis leur génération, ces matériels n’ayant pas été correctement nettoyés devant les membres du Bureau de Vote.
Face à cette situation, les délégués du Parti Pirate ont demandé l’accès au code source des programmes permettant le vote électronique, ce qui leur a été refusé. (…) Nous avons assisté à un cérémonial mis en scène pour donner une impression de sécurité et rassurer les officiels, alors qu’il y a une opacité totale des points clefs. » Un site a été mis en ligne pour recueillir les témoignages des électeurs concernant les dysfonctionnements qu’ils ont rencontrés, pour peut être , qui sait faire invalider ces votes.

Un million de suffrages douteux, ce n’est pas rien : c’est à peu de choses près le nombre de suffrages qui séparaient François Hollande de Nicolas Sarkozy lors du second tour de l’élection présidentielle. Fort heureusement les électeurs se sont méfiés et pour le moment on ne comptabilise que 127 000 votants “numériques”.

Spoutnik, pour Novopress

Photo en Une : where-si-gall via Flickr (cc)
Dernière modification le 6 juin 2012 à 14h00

Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Pétitions contre le droit de vote des étrangers

21/10/2011 – 23h45
PARIS (NOVOpress) –
Mercredi, Novopress a informé de l’ouverture de la pétition du collectif « Citoyens contre le droit de vote aux étrangers » qui s’oppose à l’instauration du droit de vote des étrangers en France : “Contre le droit de vote des étrangers, Défendons notre identité – Défendons notre nationalité”.

Nous avions déjà évoqué mardi, le lancement d’une pétition analogue –Non au droit de vote des étrangers– de la Droite populaire (aile droite de l’UMP) en publiant en avant-première un article et la Une de l’hebdomadaire Minute qui en parlait. Cette pétition de la Droite Populaire a été très relayée dans les grands médias et l’on a eu la surprise de voir par exemple avant-hier la télévision Canal+ présenter (voir images) la Une de Minute qui annonce cette pétition, à la fois dans son Grand Journal (partie Le Grand Oral) et dans son Petit Journal de Yann Barthès. Chose étonnante pour les grands médias qui en général font comme si l’hebdomadaire Minute n’existait pas, politiquement incorrect !

Où en sont maintenant les deux pétitions ? Malgré l’absence d’écho dans les grands médias de la pétition du collectif « Citoyens contre le droit de vote aux étrangers », à l’heure où nous publions elle arrive à presque la moitié (4778) du nombre de signataires de celle de la Droite Populaire (10884). S’y maintiendra-t-elle ou rattrapera-t-elle ?

De toutes les façons il est encourageant de voir qu’a peine entamées ces pétitions reçoivent un important soutien populaire.

Grand Journal de Canal+ : les 2 photos ci-dessous.
Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Petit Journal de Canal+ : la photo ci-dessous.
Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Une pétition “Contre le droit de vote des étrangers – Défendons notre identité – Défendons notre nationalité”

Une pétition “Contre le droit de vote des étrangers – Défendons notre identité – Défendons notre nationalité”

19/10/11 – 13h50
PARIS (NOVOpress) –
Le collectif « Citoyens contre le droit de vote aux étrangers » a lancé hier une pétition pour s’opposer à l’instauration du droit de vote des étrangers en France.

Les auteurs de la pétition rappellent que :

“Le droit de vote est la manifestation politique la plus importante de l’appartenance d’une personne à sa collectivité nationale.
Comme citoyens français, nous pouvons voter aux élections locales, régionales et nationales.
Comme citoyens européens, depuis le traité de Maastricht de 1992, nous pouvons voter aux élections locales et aux élections au parlement européen quel que soit notre pays de résidence.
Par ces gestes citoyens nous donnons une réalité à notre triple espace d’appartenance, la région, le pays et l’Europe.”

Le collectif appelle à se mobiliser d’urgence pour éviter que la “Gauche xénophile” “avec l’aide de centristes, régularise massivement les clandestins et les pseudo-réfugiés, et fasse adopter le droit de vote aux étrangers comme préambule au grand remplacement dont rêvent les idéologues du Parti socialiste ou leurs alliés de SOS Racisme : comme le peuple ne vote plus à gauche, changeons le peuple.
Ce ne sont pas des mots en l’air, Martine Aubry a déclaré publiquement que c’était un objectif prioritaire du Parti socialiste si la gauche reprend le pouvoir en 2012.

Le collectif souhaite que la pétition soit signée “pour démontrer qu’au-delà des appartenances partisanes et des divergences idéologiques” le peuple français “ne veut pas se voir diluer dans un magma multiculturel ou la nationalité française ne serait plus qu’une qualité administrative lorsque l’on voyage, ou un titre honorifique.”

Le texte complet de la pétition est lisible ici.

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

François Mitterrand a fait semblant de le vouloir, François Hollande le veut vraiment : l’octroi du droit de vote pour les immigrés aux élections locales est désormais une véritable menace.
Avec des conséquences insoupçonnées, même par La Droite Populaire ou le Front national, sur le pouvoir législatif. Et même sur l’élection du président de la République.

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes
Un des dessins d'Aramis dans Minute du 19 octobre 2011.

Longtemps, le droit de vote des étrangers extra-européens aux élections locales a été le chiffon rouge agité par la gauche (socialistes, communistes et écologistes réunis) à la veille de scrutins importants pour faire monter le FN ou Jean-Marie Le Pen lui-même, ce qui avait pour effet, dans le cadre de la désunion de la droite obtenue par la diabolisation du FN, d’empêcher le RPR et l’UDF de l’époque d’accéder au pouvoir. L’orfèvre en la matière fut François Mitterrand, qui s’empressait d’enterrer l’idée sitôt l’élection gagnée, comme il l’avait fait dès 1981, alors que le droit de vote des immigrés était la 80e des 110 propositions pour la France défendues par le candidat socialiste.

Cette fois, c’est différent. Il y a trente ans, « le droit de vote aux élections municipales après cinq ans de présence sur le territoire français » figurait à la rubrique: « De nouveaux droits pour les immigrés ». Dans le Projet socialiste pour 2012, validé par tous les dirigeants du PS, dont François Hollande, « le droit de vote aux étrangers aux élections locales » (27e des « 30 engagements pour 2012 » – sans mention de durée de présence sur le sol français – se trouve au chapitre: « Rassembler les Français et retrouver la promesse républicaine ». L’octroi du droit de vote aux étrangers sous couvert de « rassembler les Français », il fallait y penser! Pardonnez-leur, ils ne savent même plus ce qu’ils écrivent…

Vers une « libanisation » de la France

Le problème, qui constitue la différence majeure entre 1981 et 2011, est que cette fois, les socialistes sont décidés à mettre en œuvre cette disposition. Ils croient, vraiment, que ce serait faire œuvre de justice (citoyenne ou républicaine comme ils disent). La Droite Populaire se mobilise contre ce projet funeste (ainsi que La Droite libre, électron plus ou moins libre situé à côté de l’UMP, qui lance elle aussi une pétition), et c’est heureux. Ne serait-ce que pour rappeler à Nicolas Sarkozy, qui lui aussi y est favorable « à titre personnel », qu’il n’aura pas de majorité pour le faire s’il était réélu.

La Droite populaire n’a toutefois pas travaillé son argumentation en y intégrant tous les effets que l’octroi du droit de vote aux immigrés aux élections locales entraînerait. Pour s’en tenir à l’exemple le plus emblématique, celui de la Seine-Saint-Denis, la conséquence serait une véritable « libanisation » de la France. La Seine-Saint-Denis compte, officiellement, 1,5 million d’habitants (en réalité, plus de deux millions en raison de la présence de 700000 à 800000 clandestins!). Ce million et demi se dé compose en trois tiers: un tiers de Français ayant des ancêtres français; un tiers de Français n’ayant aucun ancêtre français; et un tiers d’étrangers en situation régulière. Aujourd’hui, le corps électoral des scrutins organisés dans le « 9-3 » est donc composé pour moitié de Français de fraîche date et pour moitié de « Français de souche ». Si les étrangers avaient le droit de vote, le rapport de forces serait de deux tiers/un tiers… Et encore, n’est-ce qu’une moyenne départementale !

Fermer à tout jamais les portes de l’Elysée à la droite

Ce que La Droite populaire n’a pas vu non plus, ce sont les conséquences nationales de tous les scrutins locaux. Le basculement à gauche du Sénat vient d’en apporter la preuve. Si la gauche a gagné des sièges, c’est principalement parce que les « grands électeurs » qui élisent les sénateurs se sont gauchis au fil des scrutins régionaux et départementaux mais aussi et surtout municipaux. Accorder le droit de vote aux immigrés, ne serait-ce qu’aux élections municipales, ce serait donc leur donner le pouvoir, non seulement de peser plus ou moins lourdement sur la composition du conseil municipal, mais aussi d’influer sur la composition du Sénat, donc sur le pouvoir législatif !

Et ce serait aussi leur donner le pouvoir d’influer tout aussi directement sur le pouvoir exécutif! Pour être élu président de la République, il faut pouvoir se présenter aux suffrages des Français. Pour cela, il faut recueillir les fameux cinq cents parrainages d’élus, recueillis pour l’essentiel auprès des 36000 maires de France. On sait l’affaire déjà très difficile pour qui n’appartient pas à l’un des deux partis dominants, particulièrement pour les candidats de droite. Si d’aventure (ou de mésaventure) demain, le droit de vote était accordé aux étrangers extra-européens, quel maire élu avec les suffrages osera accorder son parrainage à Marine Le Pen, à Christine Boutin ou à Frédéric Nihous ?

On voudrait que les élections présidentielles à venir se résument à un combat entre candidats de gauche et d’extrême gauche aux petits soins pour la population nord-africaine et sub-saharienne qu’on ne s’y prendrait pas autrement…

Antoine Vouillazère

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” à paraître demain mercredi 19 octobre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

Allemagne : le Bundestag vote le plan de sauvetage de l’euro

Allemagne : le Bundestag vote le plan de sauvetage de l'euro

29/09/2011 – 20h00
BERLIN (NOVOpress) – Les députés de la CDU d’Angela Merkel, du SPD (sociaux-démocrates) et des Verts ont adopté aujourd’hui, par 523 voix pour sur 611 suffrages exprimés, le plan de sauvetage de l’euro.

Ce plan, mis en place en 2010, vise à venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté. Notamment, par un élargissement des pouvoirs du Fonds de stabilité financière (FESF) et un accroissement de ses moyens, qui passent de 440 à 780 milliards d’euros.

En adoptant ce plan, Berlin devient le premier contributeur du FESF. C’est ce point qui avait créé beaucoup de tensions en Allemagne et au sien de la majorité d’Angela Merkel. En effet, la « fourmi » germanique ne comprenait pas pourquoi elle devait venir en aide aux « cigales » du sud de l’Europe. Si ce n’est l’impérative solidarité européenne…

Le Parlement autrichien, quant à lui, devrait logiquement suivre le Bundestag lors du vote du même plan demain, vendredi 30 septembre.

A noter que le Bundestage devra prochainement adpoter (ou non) un deuxième plan d’aide à la Grèce, et l’an prochain, un mécanisme de sauvetage permanent qui devrait succéder au FESF.