La Suisse cède face aux lobbies homosexuels

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Dimanche 26 septembre, sur le coup de 12h30, le résultat de la votation fédérale sur le « mariage pour tous » tombe : deux tiers des votants ont accepté cet objet. Sur le plateau de télévision, l’égérie des Verts, la conseillère aux Etats Lisa Mazzone, commente : « Nous prenons ce dimanche la température de la société, et il est désormais clair que cette dernière a changé. » Il n’y a, pour une fois, rien à redire à la Genevoise.

Pourtant, les lobbies homosexuels n’exultent pas. Les photographes de presse trouveront bien un (ou une) militant en pleurs. Mais, comme le reconnaît un membre de la Jeunesse socialiste : « Si tu lis le résultat en étant hétéro, tu te diras que c’est bien puisque cela a été largement approuvé, mais, si tu es homo, tu t’aperçois que tu vis en réalité dans un pays dans lequel 36 % des habitants te refusent d’avoir les mêmes droits qu’eux. »

Avec un taux de participation de 52 %, nous pouvons affiner l’analyse de ce jeune homme. Une simple règle de trois et voilà que seul un tiers de l’ensemble de l’électorat suisse a accepté le mariage pour tous. Mais, au pays de la démocratie directe, la politique de la chaise vide ne fait pas recette.

La conseillère fédérale libérale Karine Keller-Sutter, qui a mené campagne, a rappelé lors de la traditionnelle conférence de presse qui suit le résultat du vote que, outre le mariage pour tous, le projet règle aussi l’accès à la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes. Elles pourront accéder aux banques de sperme officielles. L’épouse d’une femme sera automatiquement considérée comme le deuxième parent de l’enfant. La transposition pour la deuxième mère du congé paternité de deux semaines, récemment introduit en Suisse, n’a, elle, pas été réglée. Les dons de sperme anonymes tout comme les dons d’ovule et la gestation pour autrui restent interdits, a précisé le ministre. La gestation pour autrui (GPA), à laquelle la Saint-Galloise s’oppose personnellement, soulève de difficiles questions éthiques. Elle n’est pas encore à l’ordre du jour, nous dit-elle.

Le camp conservateur, quant à lui, ne lui fait aucunement confiance : l’ordre du jour est déjà prêt et ne saurait tarder. Lors de la votation sur le partenariat enregistré (PACS), voté en 2004 par 58 % des Suisses (la Suisse est alors le 14e pays au monde à accepter une forme de reconnaissance du couple homosexuel), les milieux bourgeois avaient promis qu’après le PACS il n’y aurait pas lieu de réclamer le « mariage pour tous ». Dimanche, après avoir soutenu le « mariage pour tous », ces mêmes milieux nous assurent que la GPA ne sera pas à l’ordre du jour du Conseil fédéral. Ou, plus exactement, « pas encore ». De quoi nous donner envie de susurrer à l’oreille de la magistrate libérale cette remarque de Louis Veuillot (tirée de L’Illusion libérale) : « La trahison des mots achève la ruine des principes dans un esprit secrètement tenté. »

Eric Bertinat

Article paru dans Présent daté du 28 septembre 2021

Suisse : votation imminente pour contrer les juges étrangers

21/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 25 novembre 2018, les Suisses sont appelés à voter sur une initiative populaire fédérale intitulée : « le droit suisse contre les juges étrangers. » Le centre européen pour le Droit et la Justice vient de réaliser un reportage d’une vingtaine de minutes portant sur cette initiative de l’Union Démocratique du Centre créée par le charismatique Oscar Freysinger. Plus précisément, l’objet du référendum est de modifier la Constitution pour y écrire que celle-ci est la norme suprême. L’enjeu est de taille puisque « derrière des considérations juridiques complexes se trouve en fait une question simple : celle de l’autodétermination suisse et de la survie de sa démocratie directe face au droit international » explique le reportage.
L’autodétermination suisse était-elle réellement menacée ?

Les opposants à l’initiative ne manquent pas, comme à l’époque où l’Union Démocratique du Centre avait proposé, avec succès, d’interdire les minarets. Les autres partis suisses, le Conseil national ainsi que le Conseil des États se disent scandalisés et arguent qu’une telle modification de la Constitution menace certains traités internationaux et « fragilise la stabilité et la sécurité du droit ». D’anciens hauts diplomates ont même signé une tribune dénonçant l’initiative dans laquelle ils rappellent qu’« en 2012, les juges annulent l’expulsion d’un trafiquant de drogue macédonien, estimant que la Convention européenne des droits de l’Homme l’interdit. Or, le renvoi des criminels étrangers est inscrit depuis 2010 dans la Constitution suisse, à la suite d’un vote populaire remporté par l’UDC. » C’est précisément contre ce genre de décision que l’Union Démocratique du Centre fonde son argumentation en faveur de la primauté du droit suisse.
La votation a-t-elle des chances d’être adoptée ?

Les médias et personnalités suisses l’assurent : la majorité des Suisses n’est pas sensible aux arguments développés par l’UDC qui est, plus que jamais, seule et isolée… Les sondages les plus récents prédisent un net rejet de l’initiative, avec seulement 40% d’intentions de vote favorables. “Seulement 40%” soulignent les anciens hauts diplomates. Gare à la déconvenue cependant : le 9 février 2014, les citoyens avaient soutenu à la surprise générale une limitation drastique de l’immigration voulue… par l’UDC. Cet empêcheur de tourner en rond est décidément une épine dans le pied des élites suisses qui apparaissent tout aussi déconnectées du réel que nos élites… Réponse début décembre.

François Fillon se dit favorable à l’instauration de quotas d’immigration

11/02/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le bon sens suisse toucherait-il les responsables de l’UMP lorsqu’ils sont dans l’opposition ? Toujours est-il que François Fillon était l’invité ce lundi de BFMTV et RMC. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur le référendum qui s’est tenu dimanche en Suisse, visant à limiter le nombre d’immigrés dans le pays, François Fillon s’est déclaré favorable à l’application d’un tel système en France ou en Europe.

Les Suisses rejettent l’immigration de masse

Les Suisses rejettent l'immigration de la masse

09/02/2014 – BERNE (NOVOpress)

Le résultat peut sembler serré (presque 20.000 voix d’écart) mais les Suisses ont donc approuvé la votation lancée par l’UDC et le MCG pour limiter l’immigration de masse.

La réaction d’Oskar Freysinger


Réaction très mesurée du président de la Confédération Didier Burkhalter :

Le peuple en Suisse est souverain. On doit respecter les décisions qui sont prises

Un exemple pour tous ceux qui ont du mal avec la démocratie quand le peuple ne vote pas dans le sens voulu !


Le tableau des votes montre un fossé très clair entre d’une part la Suisse alémanique, associée au Tessin, et d’autre part la Suisse romande.

Le premier camp a voté “oui” en faveur du texte, avec encore deux points d’interrogation, soit les cantons de Zurich et Berne. Le deuxième camp a voté “non” au texte, qui devrait bouleverser les relations entre la Suisse et l’UE, avec la remise en question des accords de libre-circulation entrés en vigueur en 2002.

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79% des Suisses pour le durcissement du droit d’asile

79% des Suisses pour le durcissement du droit d'asile

10/06/2013 — 10h00
BERNE (NOVOpress) — Comme c’était déjà le cas dans les autres pays européens, on ne pourra désormais plus déposer une demande d’asile dans une ambassade suisse. Les requérants récalcitrants pourront être regroupés dans des centres spécifiques et les cas de désertions ne pourront plus être considérés à eux seuls comme des motifs valables pour déposer une demande d’asile. La votation du dimanche 9 juin n’est donc pas une révolution mais un petit pas dans la bonne direction.

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L’UDC ne veut pas sacrifier la nationalité suisse

17/07/11 – 14h00
LAUSANNE (NOVOpresss) –
Pour ne pas “sacrifier la nationalité suisse” l’Union démocratique du centre (UDC) milite pour le “Non” à la votation sur le “droit de vote et d’éligibilité des étrangers au niveau cantonal” dans le canton de Vaud

L’UDC est le parti qui a le plus de représentants au Conseil national suisse et qui a été à l’origine des référendums d’initiative populaire approuvés sur l’interdiction de la construction de minarets et l’expulsion des criminels étrangers.