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Poutine et Russie bashing : les Inrocks en pointe

Un homme blond légèrement dégarni et au regard bleu acier vous dévisage. Il dirige deux doigts vers ses yeux, l’air de dire « Fais bien attention je t’ai à l’œil ». S’agit il du directeur de la CIA, dont un ancien agent fait main basse sur la presse dans les Balkans ? Ou bien du directeur de la NSA, l’agence américaine aux grands yeux et aux grandes oreilles, employant plus de 20 000 personnes et dont le budget dépasse largement les dix milliards de dollars ? Non, c’est Vladimir Poutine qui jette ce regard inquiétant sur la couverture du numéro du 20 septembre 2017 de l’hebdomadaire du charmant milliardaire Pigasse. Poutine dont la stratégie d’influence est détaillée dans un papier involontairement comique du numéro. Florilège.

Sachez le « Vladimir Poutine s’invitera bientôt dans votre salon », il vient d’arriver en parachute, vous le voyez déjà là, mâchoires serrées, l’air pas commode. Le même Poutine qui en 2013 annonçait (le fourbe) ses sombres desseins dans une salle rappelant « la war room bondée du Docteur Folamour de Stanley Kubrick ». La war room ce sont les studios de Russia Today (RT) à Moscou. Puisqu’il y une war room, ces russes doivent bien préparer la guerre… Et puis ces gens là « insistent en permanence sur des sujets qui ont pour but de susciter l’anxiété », ânonne une obscure professeur d’études russes de Rennes. Car ils veulent « déstabiliser la société, créer de l’insatisfaction et instrumentaliser la droite dure et le FN », rien que ça. Et même « préparer le terrain pour la future élection présidentielle » (de 2022 note de la rédaction). On reconnaît là les fantasmes thérapeutiques qui ont suivi l’élection de Trump et le complotisme autorisé : Clinton ne pouvait pas perdre, Clinton ne devait pas perdre, si elle a perdu c’est que le Kremlin a manipulé l’élection et ils vont faire la même chose en France. Fermez le ban ? Oh non car le CSA veille !

Le CSA qui a autorisé RT France en décembre 2015 à émettre non sur le réseau hertzien mais sur le réseau numérique « a placé le site sous surveillance » car « nos homologues en Europe nous ont alertés sur des contenus qui pouvaient être potentiellement problématiques ». Un traitement particulier dont sera exonéré Arte la chaine franco-allemande, véritable instrument de propagande.

Et puis certains journalistes auraient animé « deux sites jugés conspirationnistes et proches de la mouvance Dieudonné/Alain Soral », une réputation bien « sulfureuse ». Pour mémoire le soufre signale l’odeur du diable. Malheureuse Amélie qui signe cet amoncellement de poncifs. Donnons lui une chance de se rattraper avec au choix un reportage sur les médias financés directement ou indirectement par le département d’État américain ou bien une enquête sur la French American Foundation et son programme Young Leaders dont Emmanuel Macron et Édouard Philippe font partie. Pas sur les Inrocks bien entendu. Sur RT ?

Texte repris du site OJIM

Eric Zemmour

Eric Zemmour : « L’improbable alliance entre Israël et l’Arabie saoudite »

19/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Même les chameaux dans le désert n’en sont pas revenus, ricanait Eric Zemmour ce matin sur RTL. Plus surprenant qu’une femme au volant d’une voiture ou se baladant en mini-jupe dans les ruelles de la Mecque. Plus extravagant : des pilotes israéliens instruisant leurs collègues saoudiens au maniement des avions de chasse américains ou des Rafale français. »

Pour l’éditorialiste, voilà qui a « de quoi ringardiser d’un coup tous les experts en géostratégie du monde entier » et « de quoi faire enrager toutes les foules arabes en colère et tous les islamo-gauchistes parisiens ». À ses yeux, cette alliance è encore secrète » entre Israël et l’Arabie saoudite est « déjà un secret de Polichinelle pour les chancelleries ».

Selon lui, cette alliance « a pour fondement un principe vieux comme le monde : les ennemis de mes ennemis sont mes amis ». C’est une alliance « en forme de charade : mon premier est russe, mon deuxième est iranien, mon troisième est Hezbollah, et mon tout tient dans sa main l’Irak, la Syrie et le Liban ». Soit « une belle claque, signée Poutine, donnée aux Américains ».

Oliver Stone : « J’ai fait ce film sur Vladimir Poutine de manière libre »

08/07/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Oliver Stone a réalisé un long film d’entretien avec le Vladimir Poutine. Il a été très attaqué par les médias bien pensants pour ce documentaire, manifestement pas suffisamment à charge contre le président russe.

Oliver Stone état invité le 26 juin dernier sur Europe 1, à l’occasion de la diffusion de ce documentaire. Le journaliste Fabien Namias lui demande alors sa vision de l’enfer. Stone répond : « C’est d’être interrogé par Libération et le Monde. Ces gens là ont des objectifs précis… ».

Fabien Namias ne comprend pas : « L’objectif de tout professionnel est de faire son métier ».

Réponse définitive du réalisateur : « ce n’est pas leur métier de haïr ».

Le vrai problème d’Oliver Stone, pour les journalistes de propagande, c’est qu’il affirme : « J’ai fait ce film sur Vladimir Poutine de manière libre ».

Le président russe Vladimir Poutine donne une interview exclusive au Journal Le Figaro

01/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En France à l’occasion de l’inauguration de l’exposition à Versailles sur Pierre Le Grand où Vladimir Poutine a également rencontré le président Emmanuel Macron, le président russe en a profité pour accorder une interview au journal Le Figaro. Il a commencé par rappeler que les relations entre la France et la Russie sont très anciennes, qu’elles avaient commencé bien avant Pierre Le Grand. Il espère que l’élection d’Emmanuel Macron donnera une nouvelle impulsion aux relations franco russes.

Poutine a t il fait des retours sur sa rencontre avec le nouveau président de la République ?

Pour Vladimir Poutine, Emmanuel Macron a l’air d’être très pragmatique : « Nous avons des points de convergences qui permettront de travailler sur les questions clés de la politique internationale ».

Poutine s’est-il prononcé sur la Syrie ?

Vladimir Poutine a souligné approche constructive de la Turquie et de l’Iran. Il a rappelé que des zones de désescalade étaient en cours de construction, en notant que ces zones n’avaient pas vocation à être des prototypes de démembrement du territoire syrien, mais des prémices de coopération qui devait précéder la reconstruction politique : « Je ne me sens pas en mesure de décider de l’avenir de la Syrie, ces décisions reviennent au peuple syrien ». Sur les accusations d’utilisations d’armes chimiques, il affirme être « d’accord » avec la ligne rouge fixée par Emmanuel Macron en cas d’utilisation de ces armes chimiques. Il a rappelé qu’il n’avait aucune preuve que de telles armes auraient été utilisées par le gouvernement de Bachar Al Assad. Pour lui, c’est un mensonge inventé pour pousser la communauté internationale. Il laisse entendre en revanche que ces armes pourraient également être utilisées par la rébellion.

Poutine s’est-il dit déçu de la politique étrangère de Donald Trump ?

Abordant la question des relations entre les Etats-Unis et la Russie, sur fond d’accusations infondées d’ingérence de hackers russes dans la campagne électorale américaine, Vladimir Poutine a indiqué que les présidents arrivent et repartent, mais la politique américaine ne change pas : « La bureaucratie est très puissante en Amérique. La personne élue a son opinion ses idéaux, sa vision des choses mais le lendemain des élections, des personnes avec des attachés cases, des costumes cravates et des chemises blanches viennent lui expliquer, comment il doit agir en bon président ».

Vladimir Poutine a conclu que sa priorité était la sécurité et donc la lutte contre le terrorisme ».


Une élection très géopolitique, par Pascal Gauchon

Conflits 13 CouvLes enjeux de politique internationale figurent rarement en première ligne lors des consultations électorales en France, et d’ailleurs dans la plupart des démocraties. L’élection présidentielle française ne semble pas contredire la règle. Parmi les thèmes qui ont émergé jusqu’à présent, le revenu universel, la baisse du nombre de fonctionnaires, le chômage, la sécurité sociale arrivent en tête, sans oublier les affaires…

Pourtant ces élections pourraient bien porter prioritairement sur la relation de la France et du monde. C’est sur ce sujet qu’Emmanuel Macron a commis son premier faux pas en allant en Algérie qualifier la colonisation française de « crime contre l’humanité », formule répétée une semaine plus tard. Chacun comprend qu’il s’agissait moins de géopolitique – redéfinir la relation tumultueuse avec Alger – que de politique intérieure – tenter de capter le vote des Franco-Algériens au risque d’encourager la victimisation. Comme l’expliquait Laurent Fabius (Conférence des ambassadeurs, 25 août 2015), il n’y a pas de coupure entre politique intérieure et extérieure.

Plusieurs candidats ont mis en avant leur personnalité, seule capable d’après eux de tenir tête à des personnages aussi forts que Donald Trump et Vladimir Poutine. Déjà les critiques ont fusé contre François Fillon et Marine Le Pen suspectés de vouloir rapprocher la France de la Russie. Pendant ce temps, Macron se plaint d’attaques informatiques venues de ce pays. Ces rumeurs vont s’amplifier, elles sont trop commodes, et elles sont à la mode…

Les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Il est une autre raison qui devrait placer les relations de la France et du monde au coeur de la campagne. Selon un sondage OpinionWay du 16 février, l’axe mondialisation/antimondialisation est devenu plus important pour les électeurs que l’axe gauche/droite.

Pour juger un candidat à la présidentielle, 53% disent tenir compte de son attitude à l’égard de la mondialisation et 44% de sa position entre gauche et droite. Seuls les inactifs et donc les seniors, privilégient le clivage gauche/droite. Ce dernier n’a pas disparu, mais il paraît secondaire.

Rien n’indique comment se positionnent les sondés – pour ou contre la mondialisation –, rien ne permet de dire quel candidat ou quelle candidate profitera de cette polarisation. Les milieux populaires, présentés comme hostiles, sont les plus sensibles au thème de la mondialisation, mais les classes moyennes ou supérieures le privilégient elles aussi alors qu’elles sont censées en profiter.

Faut-il en conclure qu’un nouveau paradigme politique apparaît en France, comme cela s’est produit aux États-Unis et au Royaume-Uni lors des derniers scrutins ? Il faut garder prudence. Le clivage gauche/droite n’a pas disparu. Il retrouvera son importance lors des élections législatives – un peu comme le clivage républicains/démocrates a gardé toute sa pertinence lors des élections au Congrès américain.

Reste que les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Pascal Gauchon

Editorial du n° 13 de la revue Conflits

Jean Lassalle

Jean Lassalle : « Je tiendrai tête à Trump car j’ai eu affaire aux ours et aux loups »

29/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Un rayon de soleil dans cette sinistre campagne présidentielle, après tout, voilà peut-être ce qu’est Jean Lassalle. Le député des Pyrénées-Atlantiques à la voix rocailleuse, fils de berger, qui a fait, comme l’écrit BFM TV, de « la défense du monde rural l’un des points clés de son programme », ne doute de rien. Ainsi a-t-il déclaré :

« Je sais que je tiendrai tête à Monsieur Trump, à Monsieur Poutine et à quelques autres qui ne se présentent pas sous un regard forcément sympathique parce que moi j’ai eu affaire aux ours et aux loups et aux cavernes. »

Jean Lassalle SloganJean Lassalle est comme ça : il croit à sa bonne étoile. Ce qui lui avait plutôt bien réussi en 2010 lorsque, aux élections régionales en Aquitaine, il avait obtenu près de 12 %des voix et dix sièges à la tête de la liste Forces Aquitaine et avec ce slogan :

« Vous ne le savez pas encore, mais vous allez voter pour moi. »

Pour cette présidentielle, les sondages, qui le créditent de moins de 1 % de suffrages, indiquent à tous le moins que les Français ne le savent en effet pas…

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Marine Le Pen n’a pas perdu son temps à Moscou »

28/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Bons baisers de Russie ! », a lancé ce matin Eric Zemmour sur RTL, en ouvrant sa chronique consacrée au voyage à Moscou de Marine Le Pen, qui a été reçue par Vladimir Poutine. « Quand James Bond nous envoyait ses bons baisers de Russie, a-t-il poursuivi, on était en pleine guerre froide, la Russie s’appelait l’URSS et le père de Marine Le Pen combattait farouchement le cœur du communisme mondial. Les temps ont bien changé. Quand sa fille envoie ses bons baisers de Moscou, elle en est fière et pour une fois, son père sera d’accord avec elle. A l’époque, Vladimir Poutine était un des innombrables adversaires de James Bond. Depuis lors, l’ancien agent du KGB est devenu le patron, ou en tout cas le symbole d’une Europe des nations de l’Atlantique à l’Oural, chère au général de Gaulle. Vertigineux renversement de l’histoire… »

« Marine Le Pen, a enchaîné Eric Zemmour, n’a pas perdu son temps à Moscou. Elle montre qu’elle n’est pas isolée, pas marginalisée, pas extrêmisée, pas enfermée dans son ghetto de l’extrême droite d’où elle a tout fait pour sortir, avec des succès et des échecs. »

Selon Zemmour, « la poignée de mains de Poutine » à Marine Le Pen, « c’est comme un adoubement » :

« Le voyage à Moscou pour les souverainistes, c’est l’équivalent du voyage à Berlin pour les européistes. Fillon et Macron sont eux allés à Berlin, et ont été adoubés par Angela Merkel. »

Et l’éditorialiste d’élargir son propos pour livrer cette analyse qui pourrait faire couler beaucoup d’encre :

« Le combat idéologique de notre siècle est entre la démocratie libérale et la démocratie illibérale chère au Hongrois Viktor Orban. Dans les premières, l’individu est roi. Dans les secondes, le peuple est roi. »

Marine Le Pen Poutine

Marine Le Pen rencontre Vladimir Poutine à Moscou

24/03/2017 – RUSSIE (NOVOpress) : Marine Le Pen a rencontré ce matin Vladimir Poutine dans la capitale russe, un rendez-vous qui avait été tenu secret et dont la télévision russe a diffusé des images (ci-dessous). La présidente du Front national a également participé à une réunion de travail de la commission des Affaires étrangères de la Douma, l’Assemblée nationale russe, et rencontré le président de la Chambre, Viatcheslav Volodine.

« Nous attachons beaucoup d’importance à nos relations avec la France, a affirmé Vladimir Poutine, en essayant de maintenir des relations fluides aussi bien avec le pouvoir par intérim qu’avec les représentants de l’opposition. »

« Nous ne voulons pas influencer [l’élection présidentielle française], a ajouté le chef de l’Etat russe, mais nous nous réservons le droit de converser avec les représentants de toutes les forces politiques du pays, comme le font nos partenaires européens ou des Etats-Unis. »

Selon le quotidien français l’Opinion, « la candidate FN a notamment insisté, vendredi matin, sur les deux périls que constituent, dit-elle, “le mondialisme financier et le fondamentalisme islamiste“, qu’elle avait déjà mis en parallèle dans son discours de Lyon, en février. Elle a également redit qu’elle était favorable à la levée des sanctions économiques et à la suppression des “listes noires“ de l’Union européenne. Elle serait aussi favorable, en cas d’élection, à la reconnaissance de l’annexion de la Crimée par la Russie. »

Yannick Jaffré Souverainisme identitaire

Yannick Jaffré : « Je plaide pour un souverainisme identitaire »

07/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Yannick Jaffré a connu un parcours pour le moins atypique, puisqu’il vient de l’extrême gauche anarchiste, puis a été chevènementiste, avant de se tourner vers Marine Le Pen et de se définir désormais quasiment comme identitaire puisqu’il déclare à Martial Bild :

« Sur le plan identitaire, je suis carabiné, farouchement anti-immigrationniste, anti-multiculturaliste. »

Celui qui dénonce sur le plateau de TV Libertés la soumission des élites françaises à l’atlantisme est surtout professeur de philosophie. Cet agrégé a dirigé durant deux ans le Collectif Racine « pour la sauvegarde des savoirs et des humanités », qui appartient au Rassemblement Bleu Marine.

Yannick Jaffré PoutineYannick Jaffré est aussi l’auteur d’un ouvrage intitulé Vladimir Bonaparte Poutine (éd. Perspectives libres), une contribution pointue au dialogue franco-russe qui construit une analogie à trois termes entre l’épopée du Consulat bonapartiste, la Russie de Vladimir Poutine et la France contemporaine. Passionné de politique internationale mais aussi spécialités des questions touchant à l’enseignement, Yannick Jaffré dirige un blog, Sévèrement français, destiné à ne pas opposer souveraineté et identité !

L’entretien accordé par Yannick Jaffré à TV Libertés a le triple avantage d’être riche, vivant et varié.

Jean-Luc Mélenchon

Mélenchon : « Qui commet un attentat n’est pas un guerrier, mais un assassin »

03/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Jean-Luc Mélenchon a accordé un long entretien à Famille chrétienne. Les vues qu’il expose ne sont naturellement pas celles du journal dans lequel il s’exprime mais l’entretien est riche. Nous en extrayons ces passages sur le terrorisme islamique et sur la Russie.

« Qui commet un attentat, affirme Jean-Luc Mélenchon, n’est pas un guerrier, mais un assassin. Ces évènements attestent de la permanence d’une guerre. Mais on a cru en venir à bout en nommant mal l’ennemi. C’était la meilleure manière de mal le combattre ! On ne fait pas la guerre au « terrorisme » : on fait la guerre à des puissances, qui utilisent des mercenaires commettant des actes terroristes. Et le récent cessez-le-feu en Syrie sous les auspices de la Russie et de la Turquie a validé mon diagnostic ! On m’avait expliqué que la guerre en Syrie opposait des rebelles « modérés », et le régime de Bachar el-Assad. À la fin, les rebelles sont des mercenaires islamistes et ce sont des pays étrangers qui négocient le cessez-le-feu ! C’est bien une guerre entre puissances. Mieux vaut nommer les choses par leur nom. Cette guerre aura montré la faillite du système d’information qui, depuis le début, présente un tableau totalement faussé par les simplifications abusives. »

Et à la question : « Quelle serait la politique à mener vis-à-vis de la Russie ? », il répond :

« Pour la France, les Russes sont des partenaires, pas des ennemis. Jamais ! Quel que soit le régime politique qui est le leur. C’est la géopolitique qui commande. Elle nous impose de s’accorder avec les Russes. Le dire, ce n’est pas tout accepter d’eux. Mais quelle odieuse cotisation forcée à la pensée dominante d’être obligé de le préciser ! On ne peut plus parler des Russes sans être obligé de se dédouaner longuement ! Personne n’exige cela à propos de l’Arabie Saoudite, du Qatar ou même de l’Iran. Il faut rétablir une relation normale avec les Russes, en l’assumant sans complexe. Nous n’avons à en demander l’autorisation à personne ! Il faut donc faire cesser en Europe l’hystérie guerrière, qui est en train de croître et embellir d’une manière irresponsable. »

Un entretien de haute tenue, sur tous les sujets, à lire dans son intégralité dans Famille chrétienne.

Trump et Poutine s’entendent pour lutter contre le terrorisme islamiste

30/01/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
La première conversation téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine semble annoncer un nouveau chapitre dans les relations russo-américaines. Et ce malgré une forte opposition de certains milieux à Washington.

Selon Daniel McAdams du Ron Paul Institute :

Bien que l’idée générale d’une implication des Etats-Unis en Syrie soulève beaucoup d’interrogations, l’intention de Donald Trump de coordonner la lutte contre le terrorisme avec la Russie signifie au moins que, apparemment, les Etats-Unis n’agiront pas contre la Russie.

En tout cas, outre leur volonté de stabiliser et développer les relations bilatérales sur une base constructive, les deux chefs d’Etat ont convenu qu’il fallait donner la priorité à la lutte contre le terrorisme international et que cela passait donc par la mise en place d’une réelle coordination de leurs actions militaires respectives en Syrie.


eric-zemmour

Éric Zemmour : « L’entente entre Trump et Poutine fait paniquer l’Europe »

04/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « L’entente entre Trump et Poutine fait paniquer l’Europe », a affirmé Eric Zemmour hier matin sur RTL, expliquant : « Les dirigeants européens ne sont jamais contents. Quand Russes et Américains s’invectivent, se toisent et se menacent, les Européens s’effarouchent du retour de la guerre froide. Quand Donald Trump et Vladimir Poutine affichent leur bonne entente, voire leur complicité, la panique gagne à Bruxelles, Berlin, Paris. » « Tout ce que nos capitales comptent d’experts, de médias et d’élus monte au créneau pour dénoncer la naïveté et la faiblesse américaine. »

Pour Éric Zemmour, deux hommes « ont en commun l’essentiel : une conception fondée sur les relations entre États et les rapports de force. » Ils incarnent « le retour d’une idéologie qui privilégie le patriotisme, l’enracinement des peuples, les traditions nationales ». C’est en conséquence de cela que « nos élites occidentales sont prises de panique »…

FPÖ Russie Unie

Le FPÖ autrichien signe un accord de coopération avec Russie Unie

21/12/2016 – MOSCOU (NOVOpress avec le blog de Lionel Baland: Le FPÖ autrichien a signé avant-hier à Moscou une convention avec Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine actuellement présidé par Dmitri Medvedev. La signature a eu lieu en présence, côté russe, du vice-président de la Douma Petr Tolstoy, du secrétaire général adjoint du Conseil de direction de Russie Unie Sergey Zheleznyak et d’autres députés et représentants politiques. Le FPÖ était représenté par le président du parti Heinz-Christian Strache, sa femme Philippa, le candidat malheureux à l’élection présidentielle Norbert Hofer, Harald Vilimsky, vice-président du groupe Europe des Nations et des Libertés au Parlement européen, Johannes Hübner, David Lasar, Johann Gudenus, Detlev Wimmer.

Heinz-Christian Strache a estimé qu’un rapprochement entre les États-Unis de Donald Trump et la Russie de Vladimir Poutine serait particulièrement important afin de trouver une solution diplomatique aux conflits en Syrie et en Crimée, et de mettre fin aux sanctions dommageables et inutiles prises contre la Russie.

Sergey Zheleznyak s’est réjoui en ces termes :

« Quand les politiciens français font une politique pour les Français et quand les politiciens autrichiens font une politique pour les Autrichiens, c’est une bonne politique. »

Alep : Poutine permet à Bachar Al-Assad de prendre sa revanche

09/12/2016 – SYRIE (NOVOpress)
Plus rien ne semble arrêter l’armée syrienne et ses alliés dans sa reconquête des quartiers rebelles d’Alep. Les forces pro-gouvernementales, appuyées au sol par des combattants venus d’Iran et du Liban, viennent de reprendre la vieille ville et contrôleraient désormais plus de 80% de la deuxième cité du pays.

Assiégés, les rebelles syriens ont appelé à un cessez-le-feu immédiat. L’urgence est absolue. Mais pour Damas, il est hors de question de lâcher du lest. Fort de ses succès militaires et des soutiens cruciaux russes et iraniens, Bachar Al-Assad a exclu, le jeudi 8 décembre, un cessez-le-feu et a souligné que la « libération d’Alep » sera « une étape énorme vers la fin » du conflit.

Il semble loin le temps où François Hollande se disait prêt à «punir» le régime syrien…


Vladimir Poutine : nouveau maître du monde ?

03/12/2016 – RUSSIE (NOVOpress)
Alors que la Russie est engagée dans un bras de fer avec l’Occident depuis le début de la crise ukrainienne et l’annexion de la Crimée en 2014, consacrant pour certains le retour de la guerre froide, ces dernières semaines ont vu une forte progression des hommes et des partis politiques pro-russes dans plusieurs pays occidentaux.

L’émission C dans l’air a ainsi tenté de répondre à la question suivante : “Vladimir Poutine : nouveau maître du monde ?“.


Russie : Poutine veut éradiquer les logiciels de Microsoft

15/11/2016 – RUSSIE (NOVOpress)
La ville de Moscou va remplacer Microsoft par des logiciels russes dans près de 600 000 ordinateurs. Cette transition va commencer par le remplacement d’Outlook, IBM et Oracle, mais Microsoft semble le plus ciblé par la politique de Poutine.

Craignant que les logiciels de Microsoft ne soient utilisés par les Etats-Unis contre la Russie dans la guerre cybernétique entre les deux pays rivaux, Vladimir Poutine veut au plus vite se débarrasser de Microsoft, au moins au sein du gouvernement et des entreprises contrôlées par l’Etat.