Tag Archives: Vladimir Poutine

La réélection de Poutine : une réaction patriotique, par Francis Bergeron

« Russie ! Russie ! » C’est avec ces mots que Vladimir Poutine a accueilli sa spectaculaire réélection. Spectaculaire, car personne n’attendait un taux de participation de 65 %, alors que l’un des principaux opposants à Poutine, Alexei Navalny, déclaré inéligible par la commission électorale, avait appelé à l’abstention. Bien plus, ce taux de participation est en hausse de deux points par rapport au précédent scrutin. Plus remarquable encore : Poutine signe son meilleur score personnel. Il recueille près de 74 % des voix. Parmi les autres candidats, celui du Parti communiste arrive en seconde position avec 11,2 % des voix, perdant le tiers des voix qui s’étaient portées en 2012 sur le PC. Le nationaliste, Jirinovsky, obtient 6,7 %. Les autres candidats n’ont pas atteint les 5 %.

Candidats « fantoches », comme l’écrivent certains journaux ? Jirinovsky n’a rien d’un fantoche et tout le monde connaît l’intransigeance de ses convictions. Quant au communiste, son score était attendu avec bienveillance par certains observateurs étrangers, qui pensaient qu’il bénéficierait des difficultés économiques du pays, loin d’être résolues.

Les queues devant les ambassades pour voter

Ce scrutin a parfois donné lieu à des fraudes, à des anomalies de comptage. Mais globalement personne ne peut nier que la popularité de Vladimir Poutine est au zénith et que trois Russes sur quatre le soutiennent. Il suffisait de voir les queues devant les ambassades à l’étranger et d’interroger ces électeurs. Pourquoi l’opinion publique est-elle avec Poutine, malgré une situation économique encore médiocre, malgré la corruption et malgré l’affaire de l’espion empoisonné ? Parce que les électeurs ont d’abord exprimé un vote patriotique. Cette élection correspondait au quatrième anniversaire de l’annexion de la Crimée. Et le monde entier a pu constater l’immense ferveur populaire qui s’est notamment exprimée à Moscou, place du Manège, à proximité du Kremlin à cette occasion, et par les votes en Crimée et en Tchétchénie : 90 % des voix en faveur de Poutine. Ce qu’indiquent ces votes, ce qu’a montré cette foule, réunie à Moscou, c’est l’étroite corrélation entre le soutien à Poutine et l’affirmation nationale. Quant à l’affaire de l’agent double assassiné, Hélène Carrère d’Encausse, répondant à Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro de samedi, tout en rappelant que la responsabilité russe n’est pas formellement établie, notait que l’empoisonnement d’opposants était couramment pratiqué par le camp communiste jusqu’à la chute du mur de Berlin. En Angleterre, ce n’est d’ailleurs pas un opposant qui a été empoisonné, c’est un traître : Skripal, de nationalité russe, travaillait en effet pour les services secrets d’un autre pays. De ce point de vue, même Hollande a reconnu (Un président ne devrait pas dire ça) avoir ordonné ou couvert plusieurs assassinats de ce type. Pour les Russes, l’empoisonnement de Skripal est un pseudo-événement, voire une action légitime.

Hélène Carrère d’Encausse, dans la même interview, nous apprend que Poutine se réfère fréquemment à l’immense figure nationaliste et anticommuniste de Piotr Stolypine, le Premier ministre de Nicolas II, celui qui aurait pu sauver la monarchie russe et contenir les velléités expansionnistes germaniques, s’il n’avait pas été assassiné en 1911. Les réformes agraires de Stolypine, son patriotisme, son courage politique et même physique (il se déplaçait sans garde du corps) l’avaient rendu populaire. Poutine joue sur les mêmes ressorts, exprime les mêmes aspirations, et vient d’en recueillir les fruits, dans les urnes.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Vladimir Poutine largement réélu à la présidence de la Fédération de Russie

19/03/2018 – RUSSIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le président sortant est en effet ressorti vainqueur du premier tour avec environ 75% des voix. Un résultat record car il s’agit du plus haut pourcentage depuis la première élection présidentielle post-soviétique en 1991. Le précédent record datait de l’élection de 2004 : Poutine avait alors remporté un deuxième mandat avec 71% des voix.

Frappé par la limite des deux mandats consécutifs, il avait cédé la place à Dmitri Medvedev en 2008.

Avant d’être à nouveau élu en 2012. Puis en 2018 pour un 4ème et sans doute dernier mandat. Actuellement âgé de 65 ans, Vladimir Poutine aura en effet 71 ans s’il va au bout de son nouveau mandat, dont la durée est désormais de six ans. On imagine difficilement qu’il puisse réaliser un nouveau chassé-croisé avec Medvedev en 2024 et revenir en 2030 !

Les médias de l’oligarchie occidentale remettent néanmoins en cause la sincérité du scrutin…

Compte tenu de l’ampleur de l’avance de Poutine, il n’y a pourtant aucun doute sur sa légitimité. On notera d’ailleurs que la participation était importante et devrait dépasser les 65% d’il y a six ans. Il y avait cette année huit candidats, soit trois de plus que la fois précédente, les conditions de candidature ayant été allégées. Il n’y a guère que l’agitateur Alexei Navalny qui n’a pu concourir en raison de sa condamnation pour escroquerie.

Les médias de propagande étaient aussi prompts l’an dernier à vilipender François Fillon ou Marine Le Pen, supposés malhonnêtes, qu’à regretter l’absence de l’escroc Navalny.

Qui ne représente pourtant pas grand chose. Hier, c’est d’ailleurs le candidat communiste qui est arrivé en 2ème position, avec 11%. Le nationaliste Jirinovski arrive 3ème, avec 7%. Quant au déroulement du scrutin, les médias russophobes qui s’étonnent de ce que des citoyens aient été fermement incités à voter ne se sont pas offusqués quand les Autrichiens ont fait voter en masse les maisons de retraite contre le candidat populiste Hofer l’an dernier…

Même l’ONG Golos, qui dit avoir relevé plus de 2600 irrégularités, reconnaît que les élections sont plus sincères qu’en 2012.

Le suspense porte désormais sur le nom du prochain Premier ministre, qui pourrait éventuellement succéder un jour à Poutine. Le Premier ministre sortant, Dmitri Medvedev, pourrait être reconduit.

Éric Zemmour : “Poutine, c’est une machine à remonter le temps”

16/03/2018 – RUSSIE (NOVOpress)
Vladimir Poutine est au cœur d’une actualité multiple. Il va être réélu président de la Russie, tandis que l’Angleterre accuse ses services secrets d’avoir empoisonné un ex-agent russe à Londres et qu’on célèbre le cinquième anniversaire de la guerre en Syrie.

Si Poutine n’existait pas, les médias occidentaux l’auraient inventé. Personne mieux que lui ne se prête aussi volontiers à son rôle de méchant idéal qui scandalise nos belles âmes.

Le Coréen du Nord, même avec le bouton nucléaire, est un trop petit calibre. Le calife de Daesh a perdu son territoire. Saddam Hussein et Kadhafi ont été liquidés. Le nouvel empereur chinois promet beaucoup, mais il est encore débutant dans le rôle de grand méchant. Reste Poutine.

Poutine, c’est magique. C’est une machine à remonter le temps à lui tout seul. Poutine, c’est le retour du tsar. Poutine, c’est le fantôme de Staline. Quand il s’empare de la Crimée, c’est Catherine II qui reprend son bien.

Quand il lance ses avions dans le ciel syrien, il applique les préceptes que suivaient tous les États au XIXe siècle : la guerre est un moyen normal de faire de la politique. Un moyen légitime de défendre ses intérêts de grande puissance.

Les autres font comme lui. Les Américains bombardent le Kosovo ou l’Irak, mais c’est pour la cause de la liberté. Les Français liquident Kadhafi, mais c’est pour sauver des vies humaines.

Les autres se cachent derrière des faux-semblants pour faire croire aux concepts fumeux de communauté internationale et de droit international. Poutine, lui, défend ses alliés.


Poutine candidat pour mettre en œuvre un nouvel équilibre des puissances

14/03/2018 – RUSSIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les Russes votent ce dimanche pour le 1er tour de l’élection présidentielle. Candidat pour un quatrième mandat, Vladimir Vladimirovitch Poutine devrait l’emporter dès le 1er tour. Son maintien en fonctions devrait garantir la stabilité de la politique étrangère russe et donc la pérennité du retour de la puissance russe sur la scène internationale.

Le candidat Poutine a d’ailleurs adressé des messages forts à la communauté internationale sur le plan militaire et stratégique

Le président russe a prononcé le 1er mars un discours remarqué devant l’Assemblée fédérale. Un discours-programme de 2 heures, principalement consacré aux questions intérieures mais avec un volet de politique de défense important. Il a notamment exposé la réaction de la Russie au renforcement de l’arsenal nucléaire américain et au déploiement du bouclier antimissiles américain en Pologne et désormais en Roumanie. Ainsi, les capacités de défense antimissiles de la Russie ont été renforcées. Et, sur le plan offensif, une nouvelle génération de missiles, baptisée « Sarmat », a été conçue pour déjouer les boucliers antimissiles.

Les prouesses technologiques vantées par Vladimir Poutine ne s’arrêtent pas là…

On notera aussi, je cite, un « missile furtif volant à basse altitude transportant une ogive nucléaire, avec une portée presque illimitée (…) [et] invincible ». Ou encore un sous-marin sans pilote capable de transporter des ogives – nucléaires ou conventionnelles – à travers les océans. Sans compter un missile hypersonique baptisé Kinzhal et volant à Mach 10 et d’autres innovations technologiques.

Poutine a clairement appelé les Etats à l’origine de cette course aux armements tactiques et stratégiques à renouer le dialogue.

Il vise ainsi notamment les Etats-Unis, qui ont dénoncé en 2000 le traité ABM de 1972. Il les invite à renoncer au déploiement de systèmes qui deviennent inefficaces contre la Russie. Poutine a également souligné que ces nouvelles armes avaient été développées dans le respect des traités internationaux.

Le chef de la Fédération de Russie a enfin réagi à la révision de la doctrine nucléaire américaine.

Les Etats-Unis ont récemment étendu les cas d’emplois de l’arme nucléaire, y compris en réaction à des cybermenaces graves ! Poutine a rappelé la doctrine nucléaire russe – très proche de la doctrine française – qui est de répliquer par l’arme nucléaire à toute agression nucléaire contre la Russie ou ses alliés, ainsi qu’à toute agression conventionnelle mettant en jeu l’existence de l’Etat.

Elections présidentielles russes : Vladimir Poutine dans un fauteuil

22/01/2018 – RUSSIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le premier tour des élections présidentielles en Russie aura lieu le 18 mars prochain

Près de 80% des électeurs russes ont l’intention d’aller voter. Avec à peine un demi pourcent, le chiffre annoncé des votes blancs est exceptionnellement faible. Vladimir Poutine l’emporterait avec plus de 80% des suffrages dès le premier tour, recueillant ainsi le vote de près de 65% des Russes. Une légitimité dont aucun dirigeant occidental ne peut se prévaloir. Rappelons ainsi qu’en France, au second tour des présidentielles 2007, seuls 43% des inscrits ont voté Sarkozy ; 39% pour Hollande en 2012 ; 38% pour Macron en 2017, dont près des deux-tiers pour faire barrage à la « bête immonde »…

Les deux principaux concurrents de Poutine sont loin derrière

Pavel Groudinine, patron du Parti communiste de la Fédération de Russie, le suit en effet avec 7,6% des intentions de votes. Quant à Vladimir Jirinovski du Parti libéral-démocrate de Russie, il est sous la barre des 5% d’intentions de vote…

Des précisions sur le « dissident » Alexeï Navalny ?

Rappelons qu’en juillet 2013, Navalny était condamné à cinq ans de camp avec sursis pour détournement de fonds d’une société forestière. Les États-Unis et l’Union européenne avaient alors dénoncé, je cite, « un procès politique ». En juin 2017, s’appuyant sur cette condamnation, la commission électorale a invalidé la candidature de Navalny aux futures présidentielles de 2018. En octobre 2011, la publication par un haker de la correspondance électronique de Navalny avait montré que Da ! le mouvement politique qu’il a créé en 2006, a été financé par la fondation américaine National Endowment for Democracy. Les autorités russes ont soupçonné une tentative des services américains pour promouvoir une « révolution de couleur » en Russie, sur le modèle des mouvements « spontanés » (guillemets de rigueur…) qui ont secoué la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizistan et la Biélorussie, dans les années 2003-2006.

Dans le cadre de sa campagne pour l’élection à la mairie de Moscou en 2013, Alexeï Navalny a obtenu des financements étrangers émanant de plus de 300 personnes physiques et entités juridiques étrangères issus de 46 pays dont les Etats-Unis, la Finlande, la Grande-Bretagne, la Suisse et le Canada. Pour l’économiste et journaliste américain Paul Craig Roberts, je cite : « la Russie a toutes les raisons d’avoir des doutes sur l’opposition politique réunie autour d’Alexeï Navalny, une opposition en fait financée par les Etats-Unis. », fin de citation. Adulé par la presse occidentale, Navalny est totalement discrédité en Russie : même s’il avait pu se présenter en 2018, il aurait recueilli moins de 2% des suffrages selon les derniers sondages. Pas de quoi fouetter un « dissident »…

Russie : Poutine candidat à un quatrième mandat en 2018

08/12/2017 – RUSSIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Au terme d’un suspense entretenu pendant plusieurs mois, Vladimir Poutine a annoncé Mercredi sa candidature pour un nouveau mandat de Président. Après 17 ans passés au pouvoir, ce serait son quatrième mandat et s’il était élu, il dirigerait le pays jusqu’en 2024.

La Constitution russe interdit à un Président de se présenter 3 fois de suite, mais pas plus de trois fois. Cette interdiction avait d’ailleurs été contournée en 2008 quand il était devenu Premier ministre en installant Dimitri Medvedev à la Présidence. La seule chose qui pourrait arrêter Vladimir Poutine serait la lassitude de son peuple.

Poutine a réellement de sérieuses chances de gagner. Pour la majorité de son peuple Il incarne la renaissance de la Russie et comme celui qui a su rétablir le prestige et la grandeur de la Russie sur l’échiquier international. Son bilan économique est irréprochable: le pays n’est pas endetté et le niveau de vie des habitants a considérablement augmenté.

Certes, le jour de ses 65 ans des milliers de russes ont manifesté dans tout le pays au slogan « Poutine, honte de la Russie ». Ils mettaient en cause, notamment, les arrestations d’opposants politiques.

Qu’il ait été Tsariste ou Soviétique, le régime russe a constamment présenté un caractère autoritaire, et le régime instauré par Vladimir Poutine n’est pas exempt de tout aspect autocratique,. Mais la majorité des russes semble approuver ce type de gouvernance. Le besoin d’un pouvoir personnel fort semble l’emporter d’autant que la liberté d’entreprendre et de circuler qui est assurée compense à ses yeux, les quelques entraves à la liberté d’expression. Bien qu’une une partie de la population manifeste, elle reste largement minoritaire. On devrait pouvoir le mesurer politiquement lors des prochaines élections.


Poutine et Russie bashing : les Inrocks en pointe

Un homme blond légèrement dégarni et au regard bleu acier vous dévisage. Il dirige deux doigts vers ses yeux, l’air de dire « Fais bien attention je t’ai à l’œil ». S’agit il du directeur de la CIA, dont un ancien agent fait main basse sur la presse dans les Balkans ? Ou bien du directeur de la NSA, l’agence américaine aux grands yeux et aux grandes oreilles, employant plus de 20 000 personnes et dont le budget dépasse largement les dix milliards de dollars ? Non, c’est Vladimir Poutine qui jette ce regard inquiétant sur la couverture du numéro du 20 septembre 2017 de l’hebdomadaire du charmant milliardaire Pigasse. Poutine dont la stratégie d’influence est détaillée dans un papier involontairement comique du numéro. Florilège.

Sachez le « Vladimir Poutine s’invitera bientôt dans votre salon », il vient d’arriver en parachute, vous le voyez déjà là, mâchoires serrées, l’air pas commode. Le même Poutine qui en 2013 annonçait (le fourbe) ses sombres desseins dans une salle rappelant « la war room bondée du Docteur Folamour de Stanley Kubrick ». La war room ce sont les studios de Russia Today (RT) à Moscou. Puisqu’il y une war room, ces russes doivent bien préparer la guerre… Et puis ces gens là « insistent en permanence sur des sujets qui ont pour but de susciter l’anxiété », ânonne une obscure professeur d’études russes de Rennes. Car ils veulent « déstabiliser la société, créer de l’insatisfaction et instrumentaliser la droite dure et le FN », rien que ça. Et même « préparer le terrain pour la future élection présidentielle » (de 2022 note de la rédaction). On reconnaît là les fantasmes thérapeutiques qui ont suivi l’élection de Trump et le complotisme autorisé : Clinton ne pouvait pas perdre, Clinton ne devait pas perdre, si elle a perdu c’est que le Kremlin a manipulé l’élection et ils vont faire la même chose en France. Fermez le ban ? Oh non car le CSA veille !

Le CSA qui a autorisé RT France en décembre 2015 à émettre non sur le réseau hertzien mais sur le réseau numérique « a placé le site sous surveillance » car « nos homologues en Europe nous ont alertés sur des contenus qui pouvaient être potentiellement problématiques ». Un traitement particulier dont sera exonéré Arte la chaine franco-allemande, véritable instrument de propagande.

Et puis certains journalistes auraient animé « deux sites jugés conspirationnistes et proches de la mouvance Dieudonné/Alain Soral », une réputation bien « sulfureuse ». Pour mémoire le soufre signale l’odeur du diable. Malheureuse Amélie qui signe cet amoncellement de poncifs. Donnons lui une chance de se rattraper avec au choix un reportage sur les médias financés directement ou indirectement par le département d’État américain ou bien une enquête sur la French American Foundation et son programme Young Leaders dont Emmanuel Macron et Édouard Philippe font partie. Pas sur les Inrocks bien entendu. Sur RT ?

Texte repris du site OJIM

Eric Zemmour

Eric Zemmour : « L’improbable alliance entre Israël et l’Arabie saoudite »

19/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Même les chameaux dans le désert n’en sont pas revenus, ricanait Eric Zemmour ce matin sur RTL. Plus surprenant qu’une femme au volant d’une voiture ou se baladant en mini-jupe dans les ruelles de la Mecque. Plus extravagant : des pilotes israéliens instruisant leurs collègues saoudiens au maniement des avions de chasse américains ou des Rafale français. »

Pour l’éditorialiste, voilà qui a « de quoi ringardiser d’un coup tous les experts en géostratégie du monde entier » et « de quoi faire enrager toutes les foules arabes en colère et tous les islamo-gauchistes parisiens ». À ses yeux, cette alliance è encore secrète » entre Israël et l’Arabie saoudite est « déjà un secret de Polichinelle pour les chancelleries ».

Selon lui, cette alliance « a pour fondement un principe vieux comme le monde : les ennemis de mes ennemis sont mes amis ». C’est une alliance « en forme de charade : mon premier est russe, mon deuxième est iranien, mon troisième est Hezbollah, et mon tout tient dans sa main l’Irak, la Syrie et le Liban ». Soit « une belle claque, signée Poutine, donnée aux Américains ».

Oliver Stone : « J’ai fait ce film sur Vladimir Poutine de manière libre »

08/07/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Oliver Stone a réalisé un long film d’entretien avec le Vladimir Poutine. Il a été très attaqué par les médias bien pensants pour ce documentaire, manifestement pas suffisamment à charge contre le président russe.

Oliver Stone état invité le 26 juin dernier sur Europe 1, à l’occasion de la diffusion de ce documentaire. Le journaliste Fabien Namias lui demande alors sa vision de l’enfer. Stone répond : « C’est d’être interrogé par Libération et le Monde. Ces gens là ont des objectifs précis… ».

Fabien Namias ne comprend pas : « L’objectif de tout professionnel est de faire son métier ».

Réponse définitive du réalisateur : « ce n’est pas leur métier de haïr ».

Le vrai problème d’Oliver Stone, pour les journalistes de propagande, c’est qu’il affirme : « J’ai fait ce film sur Vladimir Poutine de manière libre ».

Le président russe Vladimir Poutine donne une interview exclusive au Journal Le Figaro

01/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En France à l’occasion de l’inauguration de l’exposition à Versailles sur Pierre Le Grand où Vladimir Poutine a également rencontré le président Emmanuel Macron, le président russe en a profité pour accorder une interview au journal Le Figaro. Il a commencé par rappeler que les relations entre la France et la Russie sont très anciennes, qu’elles avaient commencé bien avant Pierre Le Grand. Il espère que l’élection d’Emmanuel Macron donnera une nouvelle impulsion aux relations franco russes.

Poutine a t il fait des retours sur sa rencontre avec le nouveau président de la République ?

Pour Vladimir Poutine, Emmanuel Macron a l’air d’être très pragmatique : « Nous avons des points de convergences qui permettront de travailler sur les questions clés de la politique internationale ».

Poutine s’est-il prononcé sur la Syrie ?

Vladimir Poutine a souligné approche constructive de la Turquie et de l’Iran. Il a rappelé que des zones de désescalade étaient en cours de construction, en notant que ces zones n’avaient pas vocation à être des prototypes de démembrement du territoire syrien, mais des prémices de coopération qui devait précéder la reconstruction politique : « Je ne me sens pas en mesure de décider de l’avenir de la Syrie, ces décisions reviennent au peuple syrien ». Sur les accusations d’utilisations d’armes chimiques, il affirme être « d’accord » avec la ligne rouge fixée par Emmanuel Macron en cas d’utilisation de ces armes chimiques. Il a rappelé qu’il n’avait aucune preuve que de telles armes auraient été utilisées par le gouvernement de Bachar Al Assad. Pour lui, c’est un mensonge inventé pour pousser la communauté internationale. Il laisse entendre en revanche que ces armes pourraient également être utilisées par la rébellion.

Poutine s’est-il dit déçu de la politique étrangère de Donald Trump ?

Abordant la question des relations entre les Etats-Unis et la Russie, sur fond d’accusations infondées d’ingérence de hackers russes dans la campagne électorale américaine, Vladimir Poutine a indiqué que les présidents arrivent et repartent, mais la politique américaine ne change pas : « La bureaucratie est très puissante en Amérique. La personne élue a son opinion ses idéaux, sa vision des choses mais le lendemain des élections, des personnes avec des attachés cases, des costumes cravates et des chemises blanches viennent lui expliquer, comment il doit agir en bon président ».

Vladimir Poutine a conclu que sa priorité était la sécurité et donc la lutte contre le terrorisme ».


Une élection très géopolitique, par Pascal Gauchon

Conflits 13 CouvLes enjeux de politique internationale figurent rarement en première ligne lors des consultations électorales en France, et d’ailleurs dans la plupart des démocraties. L’élection présidentielle française ne semble pas contredire la règle. Parmi les thèmes qui ont émergé jusqu’à présent, le revenu universel, la baisse du nombre de fonctionnaires, le chômage, la sécurité sociale arrivent en tête, sans oublier les affaires…

Pourtant ces élections pourraient bien porter prioritairement sur la relation de la France et du monde. C’est sur ce sujet qu’Emmanuel Macron a commis son premier faux pas en allant en Algérie qualifier la colonisation française de « crime contre l’humanité », formule répétée une semaine plus tard. Chacun comprend qu’il s’agissait moins de géopolitique – redéfinir la relation tumultueuse avec Alger – que de politique intérieure – tenter de capter le vote des Franco-Algériens au risque d’encourager la victimisation. Comme l’expliquait Laurent Fabius (Conférence des ambassadeurs, 25 août 2015), il n’y a pas de coupure entre politique intérieure et extérieure.

Plusieurs candidats ont mis en avant leur personnalité, seule capable d’après eux de tenir tête à des personnages aussi forts que Donald Trump et Vladimir Poutine. Déjà les critiques ont fusé contre François Fillon et Marine Le Pen suspectés de vouloir rapprocher la France de la Russie. Pendant ce temps, Macron se plaint d’attaques informatiques venues de ce pays. Ces rumeurs vont s’amplifier, elles sont trop commodes, et elles sont à la mode…

Les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Il est une autre raison qui devrait placer les relations de la France et du monde au coeur de la campagne. Selon un sondage OpinionWay du 16 février, l’axe mondialisation/antimondialisation est devenu plus important pour les électeurs que l’axe gauche/droite.

Pour juger un candidat à la présidentielle, 53% disent tenir compte de son attitude à l’égard de la mondialisation et 44% de sa position entre gauche et droite. Seuls les inactifs et donc les seniors, privilégient le clivage gauche/droite. Ce dernier n’a pas disparu, mais il paraît secondaire.

Rien n’indique comment se positionnent les sondés – pour ou contre la mondialisation –, rien ne permet de dire quel candidat ou quelle candidate profitera de cette polarisation. Les milieux populaires, présentés comme hostiles, sont les plus sensibles au thème de la mondialisation, mais les classes moyennes ou supérieures le privilégient elles aussi alors qu’elles sont censées en profiter.

Faut-il en conclure qu’un nouveau paradigme politique apparaît en France, comme cela s’est produit aux États-Unis et au Royaume-Uni lors des derniers scrutins ? Il faut garder prudence. Le clivage gauche/droite n’a pas disparu. Il retrouvera son importance lors des élections législatives – un peu comme le clivage républicains/démocrates a gardé toute sa pertinence lors des élections au Congrès américain.

Reste que les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Pascal Gauchon

Editorial du n° 13 de la revue Conflits

Jean Lassalle

Jean Lassalle : « Je tiendrai tête à Trump car j’ai eu affaire aux ours et aux loups »

29/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Un rayon de soleil dans cette sinistre campagne présidentielle, après tout, voilà peut-être ce qu’est Jean Lassalle. Le député des Pyrénées-Atlantiques à la voix rocailleuse, fils de berger, qui a fait, comme l’écrit BFM TV, de « la défense du monde rural l’un des points clés de son programme », ne doute de rien. Ainsi a-t-il déclaré :

« Je sais que je tiendrai tête à Monsieur Trump, à Monsieur Poutine et à quelques autres qui ne se présentent pas sous un regard forcément sympathique parce que moi j’ai eu affaire aux ours et aux loups et aux cavernes. »

Jean Lassalle SloganJean Lassalle est comme ça : il croit à sa bonne étoile. Ce qui lui avait plutôt bien réussi en 2010 lorsque, aux élections régionales en Aquitaine, il avait obtenu près de 12 %des voix et dix sièges à la tête de la liste Forces Aquitaine et avec ce slogan :

« Vous ne le savez pas encore, mais vous allez voter pour moi. »

Pour cette présidentielle, les sondages, qui le créditent de moins de 1 % de suffrages, indiquent à tous le moins que les Français ne le savent en effet pas…

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Marine Le Pen n’a pas perdu son temps à Moscou »

28/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Bons baisers de Russie ! », a lancé ce matin Eric Zemmour sur RTL, en ouvrant sa chronique consacrée au voyage à Moscou de Marine Le Pen, qui a été reçue par Vladimir Poutine. « Quand James Bond nous envoyait ses bons baisers de Russie, a-t-il poursuivi, on était en pleine guerre froide, la Russie s’appelait l’URSS et le père de Marine Le Pen combattait farouchement le cœur du communisme mondial. Les temps ont bien changé. Quand sa fille envoie ses bons baisers de Moscou, elle en est fière et pour une fois, son père sera d’accord avec elle. A l’époque, Vladimir Poutine était un des innombrables adversaires de James Bond. Depuis lors, l’ancien agent du KGB est devenu le patron, ou en tout cas le symbole d’une Europe des nations de l’Atlantique à l’Oural, chère au général de Gaulle. Vertigineux renversement de l’histoire… »

« Marine Le Pen, a enchaîné Eric Zemmour, n’a pas perdu son temps à Moscou. Elle montre qu’elle n’est pas isolée, pas marginalisée, pas extrêmisée, pas enfermée dans son ghetto de l’extrême droite d’où elle a tout fait pour sortir, avec des succès et des échecs. »

Selon Zemmour, « la poignée de mains de Poutine » à Marine Le Pen, « c’est comme un adoubement » :

« Le voyage à Moscou pour les souverainistes, c’est l’équivalent du voyage à Berlin pour les européistes. Fillon et Macron sont eux allés à Berlin, et ont été adoubés par Angela Merkel. »

Et l’éditorialiste d’élargir son propos pour livrer cette analyse qui pourrait faire couler beaucoup d’encre :

« Le combat idéologique de notre siècle est entre la démocratie libérale et la démocratie illibérale chère au Hongrois Viktor Orban. Dans les premières, l’individu est roi. Dans les secondes, le peuple est roi. »

Marine Le Pen Poutine

Marine Le Pen rencontre Vladimir Poutine à Moscou

24/03/2017 – RUSSIE (NOVOpress) : Marine Le Pen a rencontré ce matin Vladimir Poutine dans la capitale russe, un rendez-vous qui avait été tenu secret et dont la télévision russe a diffusé des images (ci-dessous). La présidente du Front national a également participé à une réunion de travail de la commission des Affaires étrangères de la Douma, l’Assemblée nationale russe, et rencontré le président de la Chambre, Viatcheslav Volodine.

« Nous attachons beaucoup d’importance à nos relations avec la France, a affirmé Vladimir Poutine, en essayant de maintenir des relations fluides aussi bien avec le pouvoir par intérim qu’avec les représentants de l’opposition. »

« Nous ne voulons pas influencer [l’élection présidentielle française], a ajouté le chef de l’Etat russe, mais nous nous réservons le droit de converser avec les représentants de toutes les forces politiques du pays, comme le font nos partenaires européens ou des Etats-Unis. »

Selon le quotidien français l’Opinion, « la candidate FN a notamment insisté, vendredi matin, sur les deux périls que constituent, dit-elle, “le mondialisme financier et le fondamentalisme islamiste“, qu’elle avait déjà mis en parallèle dans son discours de Lyon, en février. Elle a également redit qu’elle était favorable à la levée des sanctions économiques et à la suppression des “listes noires“ de l’Union européenne. Elle serait aussi favorable, en cas d’élection, à la reconnaissance de l’annexion de la Crimée par la Russie. »

Yannick Jaffré Souverainisme identitaire

Yannick Jaffré : « Je plaide pour un souverainisme identitaire »

07/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Yannick Jaffré a connu un parcours pour le moins atypique, puisqu’il vient de l’extrême gauche anarchiste, puis a été chevènementiste, avant de se tourner vers Marine Le Pen et de se définir désormais quasiment comme identitaire puisqu’il déclare à Martial Bild :

« Sur le plan identitaire, je suis carabiné, farouchement anti-immigrationniste, anti-multiculturaliste. »

Celui qui dénonce sur le plateau de TV Libertés la soumission des élites françaises à l’atlantisme est surtout professeur de philosophie. Cet agrégé a dirigé durant deux ans le Collectif Racine « pour la sauvegarde des savoirs et des humanités », qui appartient au Rassemblement Bleu Marine.

Yannick Jaffré PoutineYannick Jaffré est aussi l’auteur d’un ouvrage intitulé Vladimir Bonaparte Poutine (éd. Perspectives libres), une contribution pointue au dialogue franco-russe qui construit une analogie à trois termes entre l’épopée du Consulat bonapartiste, la Russie de Vladimir Poutine et la France contemporaine. Passionné de politique internationale mais aussi spécialités des questions touchant à l’enseignement, Yannick Jaffré dirige un blog, Sévèrement français, destiné à ne pas opposer souveraineté et identité !

L’entretien accordé par Yannick Jaffré à TV Libertés a le triple avantage d’être riche, vivant et varié.

Jean-Luc Mélenchon

Mélenchon : « Qui commet un attentat n’est pas un guerrier, mais un assassin »

03/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Jean-Luc Mélenchon a accordé un long entretien à Famille chrétienne. Les vues qu’il expose ne sont naturellement pas celles du journal dans lequel il s’exprime mais l’entretien est riche. Nous en extrayons ces passages sur le terrorisme islamique et sur la Russie.

« Qui commet un attentat, affirme Jean-Luc Mélenchon, n’est pas un guerrier, mais un assassin. Ces évènements attestent de la permanence d’une guerre. Mais on a cru en venir à bout en nommant mal l’ennemi. C’était la meilleure manière de mal le combattre ! On ne fait pas la guerre au « terrorisme » : on fait la guerre à des puissances, qui utilisent des mercenaires commettant des actes terroristes. Et le récent cessez-le-feu en Syrie sous les auspices de la Russie et de la Turquie a validé mon diagnostic ! On m’avait expliqué que la guerre en Syrie opposait des rebelles « modérés », et le régime de Bachar el-Assad. À la fin, les rebelles sont des mercenaires islamistes et ce sont des pays étrangers qui négocient le cessez-le-feu ! C’est bien une guerre entre puissances. Mieux vaut nommer les choses par leur nom. Cette guerre aura montré la faillite du système d’information qui, depuis le début, présente un tableau totalement faussé par les simplifications abusives. »

Et à la question : « Quelle serait la politique à mener vis-à-vis de la Russie ? », il répond :

« Pour la France, les Russes sont des partenaires, pas des ennemis. Jamais ! Quel que soit le régime politique qui est le leur. C’est la géopolitique qui commande. Elle nous impose de s’accorder avec les Russes. Le dire, ce n’est pas tout accepter d’eux. Mais quelle odieuse cotisation forcée à la pensée dominante d’être obligé de le préciser ! On ne peut plus parler des Russes sans être obligé de se dédouaner longuement ! Personne n’exige cela à propos de l’Arabie Saoudite, du Qatar ou même de l’Iran. Il faut rétablir une relation normale avec les Russes, en l’assumant sans complexe. Nous n’avons à en demander l’autorisation à personne ! Il faut donc faire cesser en Europe l’hystérie guerrière, qui est en train de croître et embellir d’une manière irresponsable. »

Un entretien de haute tenue, sur tous les sujets, à lire dans son intégralité dans Famille chrétienne.

Trump et Poutine s’entendent pour lutter contre le terrorisme islamiste

30/01/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
La première conversation téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine semble annoncer un nouveau chapitre dans les relations russo-américaines. Et ce malgré une forte opposition de certains milieux à Washington.

Selon Daniel McAdams du Ron Paul Institute :

Bien que l’idée générale d’une implication des Etats-Unis en Syrie soulève beaucoup d’interrogations, l’intention de Donald Trump de coordonner la lutte contre le terrorisme avec la Russie signifie au moins que, apparemment, les Etats-Unis n’agiront pas contre la Russie.

En tout cas, outre leur volonté de stabiliser et développer les relations bilatérales sur une base constructive, les deux chefs d’Etat ont convenu qu’il fallait donner la priorité à la lutte contre le terrorisme international et que cela passait donc par la mise en place d’une réelle coordination de leurs actions militaires respectives en Syrie.


eric-zemmour

Éric Zemmour : « L’entente entre Trump et Poutine fait paniquer l’Europe »

04/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « L’entente entre Trump et Poutine fait paniquer l’Europe », a affirmé Eric Zemmour hier matin sur RTL, expliquant : « Les dirigeants européens ne sont jamais contents. Quand Russes et Américains s’invectivent, se toisent et se menacent, les Européens s’effarouchent du retour de la guerre froide. Quand Donald Trump et Vladimir Poutine affichent leur bonne entente, voire leur complicité, la panique gagne à Bruxelles, Berlin, Paris. » « Tout ce que nos capitales comptent d’experts, de médias et d’élus monte au créneau pour dénoncer la naïveté et la faiblesse américaine. »

Pour Éric Zemmour, deux hommes « ont en commun l’essentiel : une conception fondée sur les relations entre États et les rapports de force. » Ils incarnent « le retour d’une idéologie qui privilégie le patriotisme, l’enracinement des peuples, les traditions nationales ». C’est en conséquence de cela que « nos élites occidentales sont prises de panique »…