Violences et criminalité en hausse – Pour Xavier Raufer : “À part des effets d’annonce, sur le terrain, rien n’a été fait”

Xavier Raufer, criminologue et essayiste, son dernier livre « Le Crime mondialisé » (Ed. du cerf, 2019), était l’invité de Patrick Roger le 16 septembre dans l’émission “C’est à la une” sur Sud Radio.

Les violences semblent s’être multipliées dans certains quartiers, à tel point qu’un journal parle d’un été meurtrier. On recense déjà 304 faits depuis le début d l’année, dont de nombreuses fusillades. Pourquoi cette flambée ?

Un effet de rebond prévisible

C’est tout simple, estime Xavier Raufer, criminologue et essayiste. Si au lieu d’écouter des sociologues gauchistes, le gouvernement écoutait les criminologues, il aurait pu prévoir tout cela. Le 16 mars 2020, le jours même où le confinement commençait, j’ai donné une interview à Boulevard Voltaire, où j’ai dit deux choses : premièrement, pendant le confinement, la criminalité des rues, celle qui s’opère sur la voie publique, va s’effondrer. Pourquoi ? Pour faire cela, il faut être dans la rue, or il n’y a plus personne. Les voyous vont se cacher en attendant d’être à nouveau cachés dans la foule comme ils le sont d’ordinaire.”

« J’avais aussi dit qu’après le 11 mai, il y aurait un rebond, poursuit-il. Rien n’a été fait concrètement pour prévoir cet effet de rebond. Ce qui régit la vie des criminels, c’est ce que l’on appelle l’effet de déplacement. Cela peut s’opérer dans l’espace : quand les banques sont trop blindées, on va braquer les supermarchés. Ou bien cela peut s’opérer dans le temps : quand je ne peux pas braquer au mois de mars, je le fais au mois de juin. Ce déplacement dans le temps est classique en criminologie.”

20.000 à 40.000 euros de chiffre d’affaires par jour

À part des effets d’annonce et jouer sur le mot « ensauvagement », sur le terrain rien n’a été fait. Depuis le début du printemps, le gouvernement se borne à déplacer des compagnies de CRS épuisées d’un point du territoire à l’autre. On saupoudre en fonction du dernier maire qui a protesté.” La police laisse-t-elle faire les règlement de comptes entre bandes rivales ? “Certainement pas. La lutte entre criminels est darwinienne : les plus durs survivent. À laisser faire ce genre de règlements compte, on a à la fin un milieu criminel plus dur, féroce et déterminé. C’est quelque chose à ne jamais faire.” Pour autant, “l’idée d’embrasement général est absurde. Tous ces gangs sont en guerre les uns contre les autres, pas contre le gouvernement. Ce sont des bandits, en guerre pour une seule raison : le fric !

Article repris du site Sud Radio

Les masques et l’ensauvagement

Juste derrière le coronavirus, la montée de la violence s’impose dans le champ médiatique. Son importance est telle qu’elle ne peut plus être tue, même par les journalistes les plus habiles à manipuler les faits pour plaire au prince.
Il leur reste, néanmoins, dans leurs besaces, quelques tours de passe-passe afin de ménager le gouvernement, telle cette pensée magique qui fait du méchant virus le responsable de cette montée d’actes répréhensibles.

Le coronavirus plus révélateur que source de violence

Certes, le confinement, par ses contraintes drastiques, a pu provoquer une augmentation de la tension au sein de la population.

Elle est flagrante, voire caricaturale, dans les territoires perdus de la France. En effet, dans ces lieux, cette tension a muté en hyper-tension qui a entraîné les « jeunes des quartiers » non seulement à ne pas respecter le confinement mais à profiter de son ambiance léthargique pour faire un peu plus de pagaille que de coutume.

Autre point, la pandémie a obligé, cet été, bon nombre d’individus d’origine africaine à ne pas retourner dans leur pays de cœur. Ceci les a contraints, en toute logique, soit à rester dans leur cité pour les moins chanceux d’entre eux, soit à envahir et faire la fête sur les côtes de la pauvre Méditerranée (demander aux Palavasiens entre autres).

Nous sommes amenés à constater que la progression de la violence n’est pas apparue n’importe où sur le territoire et qu’elle est le fruit, encore une fois, d’une population très particulière.

C’est ainsi que le coronavirus a été plus un « révélateur » de la violence sous-jacente d’une partie de la population qu’une « cause » en tant que telle de ces déviances. Nous pouvons ajouter à cela que, lorsque les médias mettent en avant l’épidémie virale pour expliquer les taux désastreux d’agressions, elles cherchent, comme à l’accoutumée, à dissimuler le vrai en faisant passer pour « exceptionnels » des faits qui s’inscrivent dans une chronicité bien malheureuse.

Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde

La période estivale a été un palmarès de litotes ignominieuses par le choix de leur cible : l’importance de la vie humaine. Il suffit de rappeler le terme « d’incivilités » utilisé au plus haut de l’État pour qualifier des crimes de sang et des morts d’hommes.

De plus, cela fait des décennies que les gouvernements successifs, chaque fois relayés avec emphase par les médias, nous mentent sur cette question cruciale de la montée de l’insécurité en France. Par exemple, en parlant « du sentiment » d’insécurité qui la subjectivise inévitablement. Ou bien, en donnant la parole aux familles des criminels en oubliant celles des victimes.

D’autre part, nos dirigeants et leurs laquais médiatiques évitent, sans cesse, de « nommer » les sources réelles de tension. Le nom des criminels d’origine étrangère est caché le plus longtemps possible, parfois modifié en patronyme gaulois. Si d’aventure la personne incriminée a un nom bien français, celui-ci sera donné en pâture dès la première annonce, sans ambages. En ce qui concerne les rixes nocturnes banlieusardes, il s’agira d’identifier les éternels « jeunes », indifférenciés…

Bref, nous avons une conscience aiguë de ces falsifications à répétition qui sont signe de lâcheté, d’incompétence, d’irresponsabilité, de dédain pour les Français et leur avenir.

Cette occultation de la douleur, cette duplicité qui s’exprime avec une légèreté exaspérante, ce ton superficiel face aux préoccupations les plus profondes des Français et le caractère répétitif de toutes ces faussetés risquent de devenir une source de violence non négligeable au sein d’une société mise à mal par les mesures liberticides et surtout par les répercussions économiques liées au coronavirus.

Une indifférence méprisante, source de violence

Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir suprême grâce au soutien, sans précédent, de la presse mainstream et notamment people (*). Cette dernière a fait preuve récemment de sa fidélité dans sa promotion du « premier rôle » du gouvernement, cet été encore, en narrant les prouesses nautiques et facétieuses (dans le mauvais sens du terme) de son « héros » en barboteuse.

Bien plus grave, l’idéologie qui mène cette superclasse nationale cultive, en son sein, des signes de puérilité constants. De la société arc-en-ciel et festive, des rappeurs torses nus invités à l’Élysée, des tutus fluo de l’ancienne porte-parole de cette fine équipe, de l’écriture inclusive qui fait la nique au Bescherelle et à l’école de papa… Nous les voyons s’agiter dans les cours de récré où ils veulent nous entraîner pour nous empêcher de penser.

Si nous montons dans l’échelle de la gravité, ce sont les contenus de leurs lois qui révèlent leur nature « d’enfants rois » ivres de toute-puissance. Comme pour de vrais sales gamins parfaitement mal élevés, le monde qui les entoure n’est que le décor de leurs jeux, l’humain est un objet, une poupée, un jouet. Dans un tel cas de figure, il va de soi que les mesures contraignantes que l’on impose au peuple ne peuvent pas être un réel sujet pour eux.

Nous savons que les enfants n’ont pas le sens des réalités et c’est ce qui fait leur charme lorsqu’ils explorent le monde. Le souci de cette classe « dominante » est qu’elle ne cherche pas à découvrir « le vrai monde » mais à dérouler sur celui-ci ses propres vues idéologiques qu’elle tente de nous imposer.

Ceci par tous les moyens, et le meilleur, à leurs yeux, est de considérer que leurs interlocuteurs ne sont pas aptes à contre-argumenter. Pour cela, ces « enfants rois » nous infantilisent. En effet, ils ne cessent de parler de « pédagogie », cela relève du rabâchage. La crise sanitaire les a fait atteindre le paroxysme dans cette attitude méprisante et le peuple a été rétrogradé au niveau du CP où il doit apprendre à mettre son bonnet ou son masque convenablement.

Infantiliser le peuple est un mode de manipulation évident qui témoigne aussi et encore de leur incapacité à écouter et à comprendre les Français. Leur traitement des Gilets jaunes en atteste, ils n’ont su qu’instrumentaliser ces manifestations à défaut de s’arrêter sur leurs causes originelles. Ces causes économiques et sociales sont toujours là. Aggravées par la crise sanitaire, elles ne peuvent que resurgir plus vives encore. Lorsque l’on est non seulement pas entendu mais avili et, en quelque sorte, traité comme un « demeuré », les mots deviennent inutiles et les coups tombent.

Le masque, source d’irresponsabilité et de perte d’humanité

Considérer que nous sommes des êtres incapables de faire des choix, des zombis décérébrés semble, en effet, être en lien avec le regard nihiliste que porte la superclasse mondiale sur la vie humaine.

Car, nous « infantiliser » et nous envisager comme des êtres sous tutelle, c’est tout simplement nous « déshumaniser ».

Cette déshumanisation imprègne notre société. En effet, elle est bien présente dans la banalisation de l’avortement, l’infanticide au terme de la grossesse, la PMA, la prochaine GPA, l’enfant médicament, les chimères de toutes sortes, le transhumanisme… Toutes ces folies de l’enfant tout-puissant et tout « sachant » (selon leur formule exaspérante) que ces hommes de pouvoir incarnent portent inexorablement à déshumaniser l’homme.

Les tyrannies du XXe siècle ont pu faire fonctionner leur machine à persécuter car elles avaient perdu toute notion d’humanité. Les prisonniers des goulags ou des camps n’étaient plus que des matricules.

La déshumanisation conduit inévitablement à la violence.

Notre humanité, nous le savons avec Emmanuel Lévinas (**), est portée, révélée par notre visage. Celui-ci est la page où s’inscrivent notre singularité, notre force mais aussi notre « vulnérabilité » inhérente à tout être humain.

C’est par lui que nous sommes en relation avec l’autre et c’est par lui aussi que nous rappelons sans cesse à celui-ci notre humanité fragile. Lévinas va jusqu’à écrire que le visage signe « l’infini de l’autre » et que son logos est « tu ne tueras point ».

Magnifique et sensible réflexion sur l’être humain et sur sa relation avec autrui qui nous oblige à être plus qu’inquiet des effets de ces masques sur notre société que l’on décrit déjà, à juste titre, comme ensauvagée. Que va-t-il advenir ? Quel sera le sort des enfants actuels qui grandissent dans ce monde masqué sans accès aux expressions innombrables et complexes de la figure humaine et sans cet éveil aux émotions des autres qui invite au respect et au contrôle de sa propre violence ?

Les effets du port obligatoire du masque risquent d’être bien plus graves que la menace du virus qui est actuellement bien moins actif qu’au mois de mars ou nous n’avions pas de masques, jugés alors inutiles.

(*) https://lvsl.fr/medias-ont-fabrique-candidat-macron/
(**) https://www.youtube.com/watch?v=GO9CSh-4W40

Laurence Maugest

Texte repris du site Polémia

[Interview] Xavier Raufer sur l’explosion des violences en France : « Si l’État se ressaisit ou change, l’ordre peut être rétabli sans tarder »

Le site Breizh-info.com a interrogé Xavier Raufer sur une actualité particulièrement violente en France actuellement.

Breizh-info.com : L’été a vu les violences se multiplier en France. Comment expliquez vous cela ?

Xavier Raufer : Partons du fondamental, pour bien saisir la suite. Je suis criminologue. De longue date j’étudie les criminels ; j’en vois souvent, et par catégories, observe leurs réflexes, réactions, etc. Donc, je pense les connaître. Ainsi, le premier jour du confinement, sur Boulevard Voltaire, j’ai clairement annoncé qu’on verrait à court terme s’effondrer la criminalité de voie publique et cela s’est produit. À la louche, métropole et grandes infractions : vols avec arme, avec violence ; cambriolages, etc. – 70% sur presque un trimestre.

Ce jour-là, j’annonçais un fort rebond lors du dé-confinement. Nous y sommes depuis le début de l’été. Pour les seuls coups & blessures volontaire, + 20% en juin-juillet-août 2020, sur le trimestre d’avant. C’est simple : dépression d’abord, explosion ensuite – j’insiste, pour la délinquance des rues, domaine majeur des bandes juvéniles. Pour la criminalité financière… atteintes à l’environnement… escroqueries et fraudes, c’est bien sûr différent.

Breizh-info.com : L’Etat semble être préoccupé par les masques et règles sanitaires, moins par l’ordre. Les citoyens de France sont-ils encore en sécurité ?

Xavier Raufer : Le président Macron et ses proches sont des financiers dont l’univers mental flotte de Wall Street à la City de Londres. Pour ces grands bourgeois-bohême méprisant ce peuple dont ils sont jadis issus, le régalien, la sécurité, la justice, les frontières, l’État-nation… sont de pénibles survivances d’un monde aboli – Saint-Louis sous son chêne… Du passé faisons table rase – la Start-Up nation dit bien M. Macron ! Ni lui ni sa troupe n’utilisent jamais les mots « nation » ou « État », ils disent « la République » en mode par défaut. Cet évitement « statophobique », pour imiter Mme Schiappa, a un sens : tout psychologue vous le dira.

La Ve République étant une monarchie par épisodes, le sommet de l’appareil d’État fixe son comportement sur celui du monarque temporaire. De la sécurité, peu lui chaut ? Mettons ce dossier-là sous la pile. Tout cela bien sûr en début de mandat. Le philosophe Clément Rosset dit un jour « La réalité est insupportable, mais irrémédiable ». Négliger l’insécurité étant le plus sûr moyen pour qu’elle s’aggrave, vient le moment où le réel criminel vous revient en pleine face, façon boomerang. Mais c’est trop tard – le quinquennat est si court… Voilà pourquoi, en effet, la sécurité des citoyens français est obérée en cet automne 2020.

Breizh-info.com : Quelles mesures, d’ordre public et judiciaires, pourraient être appliquées selon vous pour que cette violence cesse ?

Xavier Raufer : Enfantin : la France retrouvera sa sécurité, la criminalité y repassera sous le seuil de l’insupportable quand la Justice et l’intérieur appliqueront, fermement mais avec doigté, le présent code pénal, sans nul ajout ni retrait. Ce qui n’est pas fait depuis au moins le quinquennat-Hollande et la désastreuse série de nuls ou d’anarchistes ayant hanté les ministères régaliens, de Taubira en Castaner via M. Cazeneuve.

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Face à la racaille : un pouvoir désarmé ou cynique ?, par Philippe Bilger

On ne sait plus où donner de l’indignation. Chaque jour, agressions et violences. De plus en plus gratuites, de plus en plus odieuses. Plus aucun frein, plus aucune limite : les maires, les élus deviennent une cible prioritaire, à Bondy comme ailleurs. Des jeunes gens courageux venant au secours de leurs proches sont tabassés. Avec une totale arrogance la malfaisance se déploie et s’accomplit.

Je n’oublie pas ce qui a suscité l’ire politique la plus vigoureuse, la réprobation la plus ferme : la racaille ayant incendié, vandalisé, frappé, dévasté autour du Parc des Princes, durant et après la finale ayant opposé le PSG au Bayern de Munich (Le Figaro).

Laissons d’emblée de côté le “il n’y a qu’à” qui n’est que le refuge confortable de ceux qui ne sont pas aux responsabilités.

Mesurons comme il convient les semonces partisanes, les conseils péremptoires : je suis persuadé que, quel que soit le pouvoir à tous niveaux, il serait confronté aux mêmes épreuves et ferait l’objet, peu ou prou, des mêmes critiques. Aucune recette magique n’existe dans le carquois républicain, sinon peut-être demain un peu plus de courage, un peu moins de mansuétude. Je le dis avec prudence, tant je ne suis pas sûr de ce que mon espérance souhaiterait mais qui est battu en brèche par mon pessimisme civique informé.

Je n’use pas du terme “racaille” sans réfléchir mais en pleine conscience de ce que Paris et d’autres cités doivent subir de la part de minorités qui n’ont rien à voir, dans le comble de leurs transgressions délibérées, avec la délinquance ordinaire.

D’abord contre les forces de l’ordre et la normalité tranquille et respectable de la France (commerces, monuments, écoles, services publics, etc.), de tout ce qui de près ou de loin, de l’Etat et de toutes ses incarnations à l’autorité la plus basique, affecte et infecte le visage républicain.

J’y inclus l’accroissement des actes et des propos racistes, antisémites et homophobes qui loin d’être découragés par l’opprobre politique et médiatique me semblent au contraire stimulés : trop afficher le bon exemple en démocratie, c’est inspirer le mauvais à certains pervers !

C’est cette “racaille” que je vise et que je cible.

Je ne crois pas, contrairement à ce qu’a soutenu Michel Onfray, que le gouvernement et la police ont laissé s’accomplir le pire “pour acheter la paix sociale”. Cette interprétation serait d’une certaine façon rassurante parce qu’elle révèlerait un pouvoir qui ne serait pas dépassé par la réalité mais l’exploiterait.

Il y a eu au cours de cette nuit déplorable environ 160 interpellations, ce qui n’est pas rien. Je ne sais pas combien de ces “casseurs” et autres seront déférés au Parquet puis éventuellement jugés avec, toujours, cette difficulté de l’administration de la preuve tant qu’on n’acceptera pas le recours efficace à la notion de “culpabilité en gros”. Il n’y a pas à l’évidence l’acceptation d’un état de choses perçu comme intolérable.

Avec le Premier ministre Castex et Gérald Darmanin, nous disposons d’un couple qui veut bien faire, dont la bonne volonté est éclatante et le verbe intimidant. Mais, pour l’instant, rien ne régresse dans les manifestations de barbarie, d’ensauvagement, de criminalité et de délinquance qui, trop régulièrement, altèrent notre quotidien rêvant d’une démocratie qui serait crainte.

Parce que d’abord il convient de s’affronter à la rudesse d’un constat qui nous éloignerait des considérations sociologiques et économiques mais nous contraindrait à regarder en face une malfaisance n’ayant pas d’autre finalité qu’elle-même. On traite cette “racaille” comme si elle était susceptible demain, à partir de son délire violent et gratuit d’aujourd’hui, de comprendre, de s’amender, de virer vers la rédemption que la bonne conscience progressiste s’acharne à imaginer en chacun.

Cette sauvagerie nue, qui n’éprouve pas le besoin de se chercher des motivations mais jouit de sa terrifiante réalité, devrait nous conduire à réfléchir sur ce point capital que je pourrais résumer de la manière suivante : comment sinon éradiquer, du moins nettement réduire, la frénésie transgressive de groupes, de minorités venant parasiter le festif, le social ou le politique, au pouvoir de malfaisance illimité, à la volonté de nuire infinie, si le pouvoir face à elle, dans toutes ses instances, de la police à la Justice, est désarmé ?

Notre société, à cause de la lâcheté politique (j’y mets gauche et droite, celle-ci ne rêvant que de s’approprier les bonnes grâces humanistes et stériles de celle-là) et d’une incroyable et majoritaire démagogie médiatique, en est arrivée au point où elle n’ose plus mettre en oeuvre, au travers de l’ensemble de ses instances protectrices, tout ce que la loi permettrait d’accomplir sans renier valeurs, principes mais pour sa sauvegarde efficace.

Face à une malfaisance cruellement illimitée, nous avons un pouvoir qui avec une sorte de masochisme douloureux se plaît désarmé. Et impuissant.

L’affaire Traoré en est un parfait exemple. Quand on n’ose plus prendre les décisions qui s’imposent par peur d’exercer une autorité et un arbitrage légitimes et que d’expertises en expertises on retarde l’accomplissement de son devoir, on aboutit à un dévoiement aux funestes conséquences.

Un pouvoir désarmé, une police qui à chaque seconde doit se préoccuper du regard politique et médiatique plus que de sa propre efficacité, une justice tétanisée, une racaille qui sent ces faiblesses et s’ébat avec une volupté destructrice dans cet espace où républicain rime avec mollesse, et on voudrait ne plus vivre les débordements odieux de cette nuit, les violences qui pour tout et n’importe quoi molestent et blessent quand elles ne tuent pas, les mille comportements qui démontrent que l’Etat ne sait plus comment faire et que sa bonne volonté suscite l’apitoiement plus que le soutien !

On en arrive toujours à la même conclusion : la sauvagerie est fière d’elle, la force légitime a honte d’aller au bout d’elle-même !

L’audace doit changer de camp.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

I-Média – Arabes contre Tchétchènes : le califat de Dijon

19/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’année 2020 n’en finit pas de nous réserver des surprises incroyables… Cette semaine, c’est une bataille à distance entre membres de la communauté tchétchène et maghrébine qui a eu lieu à Dijon pendant plusieurs soirées…

Et le silence médiatique a longtemps été… assourdissant !


Tchétchènes versus Maghrébins – C’est la guerre à Dijon !

Tirs de kalachnikov, explosions, voitures fonçant dans la foule, véhicules incendiés… Depuis quatre jours, c’est une véritable guerre qui oppose chaque soir des centaines de Tchétchènes et de Maghrébins dans la capitale des ducs de Bourgogne, sur fond de trafic de drogue. Une situation totalement ahurissante qui, bien qu’étant d’une gravité et d’une ampleur inédites, ne semble pourtant pas inquiéter plus que cela ce gouvernement lamentable avant tout préoccupé par le désarmement moral et physique de ses policiers.

Fusillades et incendies en pagaille

A l’origine de ces incroyables scènes de guérilla urbaine, un différend survenu le 10 juin entre un jeune Tchétchène et des dealers maghrébins de Dijon, qui l’auraient passé à tabac. Pour se venger, les Tchétchènes auraient alors mobilisé des membres de leur communauté dans toute la France, et même en Belgique, pour mener une vaste expédition punitive contre les Maghrébins de Dijon. C’est ainsi que, vendredi soir, quelque 150 Tchétchènes, encagoulés et armés pour certains de kalachnikovs, pour d’autres de barres de fer, couteaux et autres battes de baseball, ont pris d’assaut un bar à narguilé du centre-ville, lors d’une descente qui a fait pas moins de dix blessés ! Mais l’affaire ne s’arrête pas là : la police ayant mis fin aux affrontements, Tchétchènes et Maghrébins se donnaient rendez-vous le lendemain à proximité du quartier ethnique des Grésilles, où des échanges de tirs de kalachnikov ont blessé grièvement le gérant d’une pizzeria. Dimanche, alors que près de 200 Tchétchènes avaient à nouveau investi le quartier des Grésilles, un Maghrébin au volant de sa voiture fonçait sur le groupe, faisait un tonneau et était grièvement blessé. Enfin, lundi soir, 60 gendarmes mobiles, 40 CRS et des renforts de la BAC, ainsi que du RAID, étaient mobilisés pour disperser aux Grésilles un attroupement de quelque 150 Maghrébins cagoulées et armées, qui avaient tiré en l’air, détruit des caméras de vidéoprotection, incendié des poubelles et plusieurs véhicules, dont celui d’une équipe de France 3…

Vers la « libanisation » de la France

De façon assez révélatrice, on notera que tous ces « braves gens », bien conscients de l’impunité totale dont bénéficient les criminels dans notre pays, n’hésitent pas à se bousculer devant les médias pour expliquer, à visage découvert, les motifs de leur colère. C’est ainsi que, parmi les nombreuses interviews de ceux-ci circulant sur Internet, on a même pu voir un Tchétchène déplorer que « la loi française ne [leur permette] pas de tirer sur des gens » ! Face à ces incidents très graves et au silence observé jusque-là par l’Etat, l’opposition n’a pas tardé à dénoncer vivement l’inaction du gouvernement. Ainsi, s’est indignée Marine Le Pen sur Twitter, « notre pays sombre dans le chaos […], des bandes se livrent une guerre ethnique, arme automatique à la main » et « que fait Castaner » ? Une indignation partagée par Dupont-Aignan, qui a observé de son côté : « Pendant que les bien-pensants veulent abattre les statues de ceux qui ont fait l’histoire de France pour se coucher devant le communautarisme, une guerre urbaine fait rage à Dijon entre communautés de Maghrébins et de Tchétchènes. » Avant d’ajouter : « En Marche vers la libanisation de la France ! » Ainsi interpellé, l’Intérieur a tout de même fini par réagir lundi en publiant un communiqué dénonçant « les violents troubles à l’ordre public et les actes d’intimidation survenus dans l’agglomération dijonnaise ». Les qualifiant d’« inadmissibles », il a même promis d’y apporter « une réponse ferme ». Une menace qu’il aura cependant du mal à mettre à exécution au moment où, précisément, il fait tout pour désarmer sa police et où la justice a pour consigne de limiter au maximum les incarcérations… •

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 juin 2020

Confinement, violences, haine anti-flics : Comment les banlieues font leur loi

Banlieues : au diable la tiédeur – Confinez-moi ça !

Depuis l’accident ayant causé une fracture ouverte à un multirécidiviste à Villeneuve-la-Garenne, les banlieues s’embrasent à nouveau. Le feu ultra communicant touche une liste non négligeable de communes dans le 92 et le 93. Montreuil, Aulnay-sous-Bois, Villeneuve-la-Garenne, Nanterre, Gennevilliers, Asnières, Meudon, Clichy, Rueil-Malmaison, Saint-Denis, Clichy-sous-Bois, Drancy, Neuilly-sur-Marne, Montreuil, La Courneuve, Bobigny, Bondy, Villepinte, Fontenay-sous-Bois, Orly, Champigny, Boissy-Saint-Léger… Toute la litanie des cloaques, pardon des territoires perdus de la République, pardon à nouveau, des territoires en reconquête républicaine comme le dirait Christophe Castaner, se dévide sous les yeux impuissants des policiers, hallucinés des patriotes, sous le regard veule des politiques et biaisé des journalistes.

Alors que notre pays traverse la plus importante crise depuis la Seconde Guerre mondiale, alors que tous font preuve d’abnégation héroïque pour la surmonter, que nos personnels soignants en première ligne tombent comme des mouches, l’insupportable cohorte de sauterelles s’abat dans les champs de nos renoncements.

En première ligne, les politiques. Elus locaux compromis avec la racaille par électoralisme, maires compromissionnaires qui pour assurer la paix sociale, délèguent leurs pouvoirs régaliens à des grands frères de cité qui sont occasionnellement dealers ou corrompus. Ministres aux vaines rodomontades, accrochés à la menace d’un karcher qu’ils promettaient et que plus personne n’attend jusqu’au préfet de police Lallement qui roulait des mécaniques devant des familles parisiennes en vacances ou qui sortait les blindés devant une poignée de Gilets jaunes mais qui s’aplatit devant la racaille comme écrasé sous le poids de sa casquette.

En seconde ligne les journalistes, triste cortège de faux-semblants et de vrais couards. Tel France Inter titrant sur le terroriste de Romans-sur-Isère qu’il « supportait mal le confinement » et inventant du même coup le « terroriste claustrophobe », l’heure était à la diminution et à l’excuse : un commissariat flambe à Strasbourg ? « Tensions » pour France Bleue, jusqu’aux planqués de Rue 89 qui nous expliquaient benoîtement que « non, mais ce n’était pas le commissariat qui était visé mais bien le bâtiment limitrophe » alors que tous les documents relatifs à cette attaque démontrent le contraire. La cause de ces émeutes ? La faim pour un élu local repris en boucle par la majorité de nos médias.

Quand le sujet n’est pas tout bonnement écarté ou nié par la plupart des journalistes, il est minoré, amendé, excusé, osons le dire, absous. Comme un dommage collatéral inévitable, comme si leur sacro sainte république était habituée à avoir la tunique couverte d’accrocs et son indigence étalée sur la place publique plus sûrement qu’une lèpre.

Et que serait ce triste panthéon sans les habituels gauchistes de salon et d’amphis bourgeois ? Ces tristes révolutionnaires qui canonisent la racaille et la population des banlieues quand elle sert leurs rêves de cerisiers qui fleurissent ? Tous ces bourgeois confits dans les duplex germanopratins qui ne voient la banlieue que comme une source d’expériences sociologiques ? Osent-ils en sortir et prendre le parti des forces de l’ordre, ils seront traités de bounty, de nègres de maison ou de traîtres. Les Abdoulaye Kant, Linda Kebbab, Noam Anouar sont hais par ces idéologues ratés parce qu’ils ont osé s’extraire de leurs quartiers pour croire en autre chose que la victimisation qu’on leur proposait. Cette crise sanitaire est le dernier avertissement. Au diable les tièdes, il est temps de réagir tant que cela demeure encore possible.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 22 avril 2020

Les 3 raisons de l’embrasement dans les banlieues, par Clément Martin (Les Identitaires)

Samedi 18 avril à Villeneuve-la-Garenne, un multirécidiviste percute une voiture de police banalisée et se blesse à la jambe. Aussitôt, des rumeurs de « bavure policière » et de « jambe coupée » envahissent les réseaux sociaux avant d’être rapidement infirmées, comme d’habitude…

Immédiatement, les racailles du quartier du délinquant attaquent la police et les affrontements tournent à l’émeute.

Le lendemain, d’autres quartiers de la région parisienne s’embrasent.

Le 20 avril, les violences urbaines font tâche d’huile. A Strasbourg, Lyon, Toulouse ou Rouen, des bandes de racailles brûlent des véhicules, lancent des projectiles sur la police et les pompiers et tentent d’incendier des commissariats.

Si la réponse étatique n’est pas à la hauteur, la situation pourrait rapidement dégénérer.

Depuis les émeutes de 2005, nous assistons pour la première fois à une contagion dans toute la France.

Pour quelles raisons ?

Le trafic de drogue en panne

Le confinement met à mal l’économie criminelle dans les banlieues. Les dealers rencontrent des difficultés à s’approvisionner à cause de la fermeture des frontières. Les consommateurs sortent moins de chez eux. « Les trafiquants sont donc sur les dents, et ils entendent faire passer un message fort pour se réapproprier le contrôle de certains quartiers et rassurer ainsi leurs clients. Leur but est d’éliminer toute présence policière dans ces zones afin de continuer à mener leurs activités sans être gênés dans leur business » (Le Figaro, 20/04/2020).

Le séparatisme se traduit dans les faits

Depuis le début de l’épidémie du Coronavirus, plus de 20 000 Français sont décédés. Mais comme tous les drames que nous vivons, l’union nationale ne concerne qu’un seul peuple : le nôtre. Incendie de Notre-Dame, mort de Johnny Hallyday, mobilisation des Gilets Jaunes, respect du confinement, attentats islamistes…à chaque fois que la France se réunit ou pleure ses morts, les banlieues immigrées affichent ostensiblement leur indifférence voire leur hostilité.

Nous vivons dans le même pays mais n’avons rien en commun. Nous ne partageons rien. Nous n’obéissons pas aux mêmes lois. Pour eux, le confinement, c’est « pour les blancs ». Ils ne veulent rien changer à leurs habitudes et se moquent de nos interdictions. Contexte sanitaire ou non, ils continuent de casser, de détruire et d’attaquer la police.

La haine de la France à son paroxysme

Ces émeutes n’ont rien à voir avec une quelconque « question sociale » comme le pense naïvement une partie de la gauche. Elles ne trouvent pas non plus leur origine dans de pseudos violences policières (l’affaire Théo devrait pourtant les inciter à la prudence…). Elles ne sont que l’expression d’une haine totale et absolue de notre pays et de ses institutions.

Ils nous haïssent. Cette vérité brute est toujours tue. Pourtant, il s’agit du moteur principal de leurs actions. Tant qu’on ne possède pas cette grille de lecture, on ne peut rien comprendre à ces événements.

Lors des manifestations des Gilets Jaunes, Christophe Castaner avait mobilisé les blindés de l’armée pour faire face aux émeutiers dans les rues de Paris. Qu’attend-il pour les envoyer en banlieue ?

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les zones de non-droit en confinement décomplexé – Emeutes anti-flics à Villeneuve-la-Garenne et ailleurs, par Franck Deletraz

En se félicitant encore dimanche du « bon respect » des mesures de confinement en France, le Premier ministre s’est évidemment bien gardé d’évoquer la situation dans les zones de non-droit, où ledit confinement est systématiquement violé par les bandes ethniques, qui y voient même une occasion supplémentaire de « casser du flic ». C’est ainsi que samedi soir, après qu’un « jeune » a fait une chute à moto en tentant d’échapper à un contrôle routier, la patrouille de la BAC qui voulait le contrôler a manqué de peu de se faire lyncher par les voyous d’un quartier ethnique de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

A l’origine de ce nouveau week-end d’échauffourées, un scénario devenu, hélas, d’une banalité déconcertante. Vendredi soir, vers 22 heures, alors qu’un équipage de la BAC du 92 embarqué à bord d’une voiture banalisée patrouille avenue de Verdun, il voit arriver derrière lui à très vive allure un individu circulant sans casque sur une mini-moto non homologuée et donc interdite à la circulation. Le véhicule de police étant arrêté à un feu rouge, les policiers en uniforme sont alors descendus de ce dernier pour ordonner au conducteur de s’arrêter et procéder à un contrôle. Or, celui-ci, refusant d’obtempérer, a cherché à forcer le passage en passant sur la droite du véhicule de police et a percuté la portière dudit véhicule, entraînant ainsi sa chute et se fracturant le fémur en heurtant un poteau. Alors que les agents de la BAC lui prodiguaient immédiatement les premiers soins, ils allaient rapidement se retrouver encerclés par une cinquantaine de « jeunes » du quartier criant à la « bavure », les insultant copieusement et les menaçant de mort. C’est ainsi que sur les nombreuses vidéos mises en ligne à la suite de cet accident, on voit très nettement plusieurs « jeunes » provoquer les agents en les bousculant et les menacer en criant « vous allez le payer ! ». Des « jeunes » qui, au passage, allaient également ameuter leurs camarades en multipliant les appels sur les réseaux sociaux, faisant même croire aux internautes que l’accidenté avait… la jambe arrachée ! Ces appels à l’émeute, voire au meurtre, ont immanquablement entraîné des échauffourées dans la nuit de samedi à dimanche, les « jeunes » s’étant peu à peu ameutés pour caillasser les forces de l’ordre.

Notons que, parmi les quelque 150 000 messages anti-flics échangés ce soir-là sur les réseaux sociaux, devait notamment figurer celui du président de SOS Racisme Dominique Sopo, que l’on n’entend pourtant jamais protester quand des policiers ou des pompiers sont pris dans des guets-apens, évoquant de façon mensongère une course-poursuite et réclamant que « toute la lumière [soit] faite » sur cette affaire. Ou encore la réaction de la militante antiraciste Assa Traoré, du Comité Adama, estimant que cet événement illustrait un « confinement [qui] se transforme en déchaînement de violences policières dans les quartiers populaires » !

Le motard a foncé délibérément sur l’agent

Pour tenter de mettre fin aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux et, hélas, reprises par certains grands médias, la préfecture de police a publié dimanche un communiqué officiel indiquant que, si les policiers avaient remarqué l’homme à mini-moto « une première fois en sens opposé », non seulement il n’y avait pas eu de course-poursuite mais qu’en outre le « jeune » avait délibérément foncé sur la voiture de police. En effet, a-t-elle indiqué, « voulant procéder à son contrôle, l’équipage a ouvert la portière avant droite pour sortir du véhicule. Le motard a foncé sur le chef de bord qui se trouvait en dehors du véhicule, il a percuté la portière et a fini sa course dans un poteau. » Une version d’ailleurs confirmée par certains témoins, ainsi que par un policier qui a expliqué dans Le Parisien que, « de toute évidence, [le motard] voulait l’éviter au dernier moment, mais n’a pas réussi ».

En même temps, on apprenait (sans grande surprise) que la pauvre « victime de bavure » était loin d’être un enfant de chœur : âgé de 30 ans, ce délinquant multirécidiviste aux « antécédents longs comme le bras », dont « violences, stups, agression sexuelle », était sous contrôle judiciaire depuis le 16 mars pour « menaces de mort et doit être jugé en juillet » ! Enfin, le parquet annonçait l’ouverture d’une première enquête pour des faits de « rodéo urbain » et de « mise en danger d’autrui » à l’encontre de ce délinquant, afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident, et d’une deuxième enquête visant cette fois les auteurs des outrages et des menaces de mort perpétrés samedi soir à l’encontre des policiers de la BAC. De son côté, Me Gas, avocat de ce délinquant d’origine maghrébine, annonçait son intention de déposer ce lundi deux plaintes pour « blessures avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique » : la première auprès du parquet de Nanterre et la seconde auprès de l’IGPN. Bref, la situation reste très tendue à Villeneuve-la-Garenne, où il a fallu déployer un important dispositif policier et où des heurts ont encore eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, au cours de laquelle du mobilier urbain et plusieurs voitures ont été incendiés.

Une guérilla anti-flics qui touche tous les quartiers ethniques

Une guérilla anti-flics qui, rappelons-le, est très loin de se limiter aux Hauts-de-Seine. Depuis le début du confinement, en effet, c’est dans l’ensemble des zones de non-droit présentes sur le sol français que se multiplient les guets-apens et autres émeutes anti-police (voir Présent daté du 24 mars). Si la Seine-Saint-Denis et ses cités abandonnées à l’immigration et à l’islam occupent bien sûr une place de choix dans ces incidents, les Yvelines tendent de plus en plus à lui faire concurrence et il n’est quasiment pas un jour qui s’écoule sans que les bandes ethniques s’attaquent aux policiers à Trappes, Mantes-la-Jolie, Sartrouville, Chanteloup-les-Vignes, ou encore aux Mureaux. La situation est devenue à ce point catastrophique qu’il y a quelques jours, Steve Pozar, délégué UNSA Police, appelait l’Etat à mettre en œuvre « tous les moyens […] pour faire cesser ces actes qui, malheureusement, ont tendance à se reproduire de plus en plus fréquemment dans les Yvelines ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 20 avril 2020

Pour quelle raison la gare de Lyon devrait-elle flamber en victime expiatoire du régime congolais ?

Les chaînes d’information permanente tournaient en boucle sur le coronavirus quand la nouvelle est tombée : un incendie ravageait les abords de la gare de Lyon, une épaisse fumée noire obscurcissait le ciel de l’est parisien et le métro avait dû être évacué. Après l’épidémie, l’incendie… à quand, la nuée de sauterelles ? Il est des moments où même les plus optimistes sentent furtivement sonner au loin le gong du prophète Philippulus.

Cette fois, pas de conjectures discordantes, pas d’hypothèse polémique ni d’enquête laborieuse sur le départ de feu, la cause est connue, ce n’est pas un mystérieux accident : des « militants de la diaspora congolaise », comme les appelle Le Parisien, avaient appelé à venir à Bercy pour s’opposer à la tenue du concert de Fally Ipupa et, comme on dit, « cela a dégénéré ». Vous ne connaissiez pas ce brave homme ? Moi non plus. Il s’agit, paraît-il, d’un rappeur congolais réputé soutenir le gouvernement en place.

Pour quelle raison la gare de Lyon devrait-elle flamber en victime expiatoire du régime congolais ? On l’ignore. En quoi cela nous concerne-t-il ? En rien. Enfin jusqu’à ce soir, parce qu’évidemment, puisque des voitures, des scooters ont brûlé, c’est, d’un coup, devenu le problème de plusieurs braves Français qui ne demandaient rien à personne, n’ont pas le début du commencement d’un avis sur la situation au Congo, encore moins une responsabilité dans celle-ci, et qui vont pourtant entamer leur week-end privé de leur véhicule parce que la situation politique en Afrique en a décidé ainsi. Bienvenue en Absurdie. Sans compter les pompiers – caillassés ordinairement en banlieue, ils l’ont été aujourd’hui en plein Paris – et les policiers qui, épuisés par des mois de conflits sociaux français, sont réquisitionnés pour tenter de mettre bon ordre aux conflits congolais.

À qui le tour ? Mais ne vous gênez pas, les amis, venez tous, donc, régler vos histoires à Paris ! C’est grand, c’est pratique, c’est joliment décoré et cela économise les forces de l’ordre – qui ont sans doute la matraque plus facile – de vos propres pays. Puis, évidemment, cela épargne aussi les véhicules de vos compatriotes que vos assurances n’auront pas à remplacer.

Notez que l’on pourrait tenter la réciprocité. Envoyer la CGT manifester à Kinshasa contre la réforme des retraites. Le climat lui semblerait autrement plus clément que la pluie fine et froide sur le pavé parisien, les Black Blocs seraient bien forcés de tomber la capuche et de troquer le paletot noir contre le caleçon à palmiers.

Cela ferait, on s’en doute, un incident diplomatique, les Congolais se chargeraient de leur faire passer l’envie de recommencer… qui pourrait les en blâmer ? Il n’y a que nous autres pour tout endurer, tout accepter, tout tolérer. C’est le « nimportequoavirus », et pas la peine, cette fois, d’accuser les Chinois, celui-ci est franco-français.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire


Une politique migratoire de plus en plus critiquée en Norvège

09/12/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Selon le journal australien Quillette, la Norvège subit une vague de violence depuis plusieurs semaines au sein de sa capitale, Oslo.

Ces attaques prenant pour cibles des hommes norvégiens « de souche » se multiplient à une vitesse inquiétante. En Norvège les politiciens n’aiment pas se prononcer sur ce sujet, néanmoins un rapport sur les corrélations entre criminalité et pays d’origine des délinquants suscite l’inquiétude : d’après le bureau des statistiques nationales, les non-norvégiens sont surreprésentés dans 65 des 80 catégories criminelles existantes.

De plus, les immigrés de certaines origines, notamment les Palestiniens, Irakiens et Afghans seraient plus susceptible de commettre un crime violent que le reste de la population. Le consensus pro-immigration semble se fragiliser, mais la gauche norvégienne garde la tête haute, « Ces chiffres ne m’intéressent pas […]. Nous n’avons pas besoin de monter les gens les uns contre les autres » a réagit la maire-adjoint d’Oslo dans le quotidien norvégien Dagbladet.

Explosion de la violence en Suède, par Franck Deletraz

Le Danemark se protège en rétablissant sa frontière

Voilà une décision pleine de bon sens dont notre gouvernement, qui admire tant le modèle social nordique, ferait bien aujourd’hui de s’inspirer : excédées par l’accumulation des crimes et autres règlements de comptes entre bandes « suédoises » opérant sur leur sol, les autorités de Copenhague ont en effet décidé de rétablir temporairement mardi le contrôle de leur frontière avec la Suède et d’intensifier le travail de la police danoise le long de celle-ci.

Prévu dans un premier temps pour une durée de six mois, et visant tout particulièrement le pont de l’Oresund, entre Copenhague et la ville suédoise en perdition de Malmö, ainsi que plusieurs ports danois, ce renforcement des contrôles, a expliqué Lene Frank, de la police danoise, se concentrera « en particulier sur la criminalité transfrontalière impliquant des explosifs, des armes et des drogues ». Il faut dire que, depuis février, les autorités danoises ont enregistré une véritable explosion de violences dans et à proximité de leur capitale (dont pas moins de treize attentats !) qui sont principalement le fait de bandes en provenance de Suède. Ainsi, le 25 juin, une confrontation entre gangs suédois rivaux donnait lieu au meurtre de deux citoyens suédois dans la banlieue de Copenhague. Le 6 août, suite à une explosion visant l’administration fiscale danoise, la police interpellait encore deux criminels suédois qui avaient franchi la frontière pour commettre leur crime. Une situation totalement inadmissible pour le ministre de la Justice, Nick Haekkerup, qui devait avertir le mois dernier : « nous n’accepterons pas cela » !

D’autant que, côté suédois, la situation est très loin de s’arranger. Samedi encore, un mineur de 15 ans était tué par balle et un autre grièvement blessé à Malmö, lors d’une fusillade survenue après une explosion à la bombe ayant détruit plusieurs véhicules dans un autre quartier de la ville. Dernier règlement de comptes en date d’une troisième ville de Suède dont des quartiers entiers sont tombés sous la coupe des gangs et de l’immigration, comme l’a lui-même reconnu le ministre suédois de la Justice, en déclarant récemment que les immigrés étaient « surreprésentés dans les statistiques de la criminalité ». Une situation tellement catastrophique que le Premier ministre suédois, Stefan Lofven, a avoué de son côté : « nous vivons une situation grave »…

La fermeté danoise porte ses fruits

Un fatalisme auquel refuse pour sa part de céder le gouvernement danois. C’est ainsi qu’en annonçant le renforcement des contrôles aux frontières de son pays, Nick Haekkerup a précisé que cette mesure visait à protéger le Danemark non seulement « contre les étrangers qui pourraient avoir l’intention de commettre de graves actes de criminalité organisée ou du terrorisme au Danemark », mais aussi tous ceux « qui ne remplissent pas les critères d’entrée ». C’est que, au pays d’Andersen et de la Petite Sirène, on n’entend pas se laisser envahir sans réagir. Et l’on n’hésite pas à rétablir régulièrement les contrôles aux frontières. Comme en janvier 2016, où le Danemark, au grand désespoir de Merkel, avait rétabli pour une période de dix jours des contrôles à sa frontière avec l’Allemagne afin de faire face au déferlement migratoire de centaines de milliers de clandestins. Surtout, dans ce pays où le gouvernement (quelle que soit sa tendance) ne reste pas sourd aux avertissements du Parti du peuple danois, on n’a pas peur d’adopter des lois restrictives en matière d’immigration. Comme cette règle dite « des 24 ans », votée en 2002, qui n’autorise les Danois à se marier avec des étrangers que si les deux fiancés ont plus de 24 ans et remplissent un ensemble de conditions drastiques. Ou la loi dite de « confiscation », en vertu de laquelle les demandeurs d’asile peuvent se faire saisir leur argent liquide et leurs objets de valeur pour financer le coût de leur séjour pendant l’examen de leurs demandes. Ou, plus récemment encore, l’autorisation donnée en 2018 par le Parlement danois de transformer la petite île de Lindholm en un centre de rétention à ciel ouvert pour les étrangers non expulsables condamnés à une peine de prison. Le résultat ? En 2019, les demandes d’asile au Danemark ont atteint leur plus bas niveau depuis 2008…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 novembre 2019

Ce que dit la guérilla de Mantes-la-Jolie – par Alain Sanders

Un clou chasse l’autre. Les gesticulations de Macron tous azimuts, celles d’Edouard Philippe en Seine-Saint-Denis, le papy flingueur de Bayonne, le service public façon CGT à la SNCF, les petites lâchetés de Blanquer, etc. ont remisé les actes de guerre perpétrés le 25 octobre dernier à Mantes-la-Jolie (sic) au rayon des faits divers « trois p’tits tours et puis s’en vont ». Et pourtant…

Ce n’est pas la première fois que Mantes-la-Jolie, située à une encablure de Magnanville où a été égorgé par un islamiste (avec de nombreuses complicités dans le coin) un couple de policiers, tristement connue pour son quartier ethnique du Val Fourré (sur lequel des millions d’euros ont été déversés depuis vingt ans), défraie la chronique.

Mais dans le contexte préinsurrectionnel actuel où l’on voit les quartiers dits « sensibles » s’enflammer au moindre prétexte (Les Mureaux, Trappes, Limeil-Brévannes, Etampes, Chanteloup-les-Vignes, etc.), les scènes de guerre de Mantes-la-Jolie et, plus récemment encore, celles de Béziers, sont le signe très fort de ce qui nous pend au nez – et plus seulement dans les zones de non-droit – si on n’y répond pas autrement qu’en faisant du bruit avec la bouche. Le coup du karcher sarkozien et les rodomontades du kéké marseillais Castaner, personne n’y croit plus depuis longtemps.

« Des actes de guerre civile », a dit Gilbert Collard au lendemain des « heurts » (comme ont dit les médias de la dhimmitude). Il n’a pas tort. Sauf que le mot civile est de trop. Les racailles ont attaqué avec des mortiers et des cocktails Molotov aux cris de « Tuez-les, tuez-les tous ! Tuez les flics de l’Etat colonial ! » : on est au-delà de l’habituel racisme anti-flics. Ils ne se sentent pas Français – ce qui accréditerait, si tel était le cas, l’appellation « guerre civile » – mais comme des « colonisés » en guerre, une guerre assumée et revendiquée, contre l’Etat français étiqueté « colonial ».

On ne va donc pas régler tout ça à la Castaner ou à la Nuñez, féroces contre les Gilets jaunes (le « de souche », ça se trique sans états d’âme), mais tétanisés face aux « d’origine ». Ils se gardent d’ailleurs bien d’aller au-delà de la condamnation (manquerait plus qu’ils les approuvent…) de ce qu’ils appellent des « violences ». Au Val Fourré, les émeutiers sont chez eux, comme des poissons dans l’eau, protégés, inassimilés et fiers de l’être, comme dirait Yassine Belattar (cet « humoriste » très proche de Macron). Ce n’est pas un hasard si l’une des aventures du Hussard, Le Hussard fonce dans le tas (Auda Isarn), commence devant la gare de Mantes-la-Jolie, un véritable caravansérail qui provoque cette réaction d’un des personnages : « Je vous écoute. Mais je ne vais pas rester seule dans un quartier qui ferait passer la casbah d’Alger pour la promenade des Anglais… »

Le guet-apens (mashadat apens en arabe), qui est le b.a.-ba de la guérilla, est devenu tellement habituel que les pompiers, comme cela a été le cas à Mantes-la-Jolie, ne se dérangent plus quand on les appelle pour des voitures en feu. Des policiers entraînés qui reculent (faute d’ordres musclés, il faut bien le dire) devant des assaillants prêts à tout, alors des pompiers armés de leurs lances à eau, macache…

En 1364, Du Guesclin fit rentrer Mantes (maintes fois pillée et occupée par les Anglais) sous la domination du roi de France. La ville doit son surnom de « jolie » à Henri IV qui y retrouvait Gabrielle d’Estrées. Mon Dieu, rendez-nous Du Guesclin et ses fidèles Bretons ! Pour faire le job qui s’impose et que leur République est incapable de faire…

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 4 novembre 2019

Général Bertrand Soubelet : « Nous devons prendre conscience que certains de ces jeunes ne se sentent pas Français ! »

Boulevard Voltaire a publié cet entretien très intéressant avec le Général Bertrand Soubelet qui revient sur les violences commises par les supporters algériens sur le sol français.

Vous avez réagi de façon vigoureuse sur les réseaux sociaux pour condamner les violences et dégradations commises à l’issue du match de foot impliquant l’équipe d’Algérie. Vous avez notamment écrit : « Quand on aime et on célèbre un pays, on y reste et on y vit. Ras le bol de ces faux Français. » Coup de sang, cri du cœur, dérapage ?

Le tweet que j’ai publié en réaction aux événements qui se sont déroulés dans certaines de nos grandes ville (Paris, Lyon, Marseille, notamment) le jour du 14 Juillet à l’occasion de la victoire de l’équipe de foot de l’Algérie n’est ni un coup de sang ni un cri du cœur et encore moins un dérapage.
Notre vie publique et nos médias sont beaucoup trop marqués par les réactions à chaud, excessives et passionnelles et j’évite de rentrer dans cette logique.
Mais il est nécessaire de dire les choses clairement lorsque tout est fait pour lisser et trouver des circonstances atténuantes là où il n’y en a pas.
J’ai exprimé simplement un sentiment partagé par au moins 80 % des Français.
Dire que des jeunes nés sur notre territoire qui ne respectent pas la France en paradant avec un drapeau étranger et en semant violence et destruction sur leur passage n’est pas acceptable, je ne vois pas où est le dérapage.
Je sais que le terme de « faux Français » a gêné, mais je l’assume. Tout d’abord parce qu’en 280 caractères il n’est pas possible d’être exhaustif ou nuancé et parce que je crois que nous devons prendre conscience que certains de ces jeunes ne se sentent pas Français et, dans l’esprit, ils ne le sont pas. J’ai déjà expliqué à de maintes reprises ce phénomène dans les colonnes du Figaro ou dans mon livre Sans autorité, quelle liberté ?
Nos gouvernants et nos élus ont évidemment une part de responsabilité. Est-ce une raison pour tout admettre et ne pas réagir ? Il n’est pas possible d’être Français à géométrie variable : oui quand c’est avantageux, et se réclamer d’un autre pays dans certaines circonstances. Ceux qui ne respectent pas les lois et les règles en dénigrant le pays dans lequel ils vivent doivent être sévèrement sanctionnés. Je vais même plus loin : pour ceux qui disposent de la double nationalit, on doit introduire une disposition législative pour qu’ils choisissent définitivement leur camp avec toutes les conséquences que cela comporte. La vie est une succession de choix et chacun doit assumer.

Quand je tiens de tels propos il n’est pas question d’extrémisme ni de racisme. C’est simplement du pragmatisme, du bon sens, et cette clarté permettra à la France de traiter dans de meilleures conditions tous les migrants légaux et les réfugiés vis-à-vis desquels nous avons des devoirs que nous ne sommes plus en mesure de remplir par faiblesse, par lâcheté ou par démagogie.
Le concept de nationalité française doit être revu et associé à des exigences et des devoirs. Nous avons trop longtemps négligé nos symboles.
Il est encore temps de réagir, mais le pouvoir actuel ne prend pas le bon chemin.

Réaction à ces réactions, vous avez déclaré, je crois, dans Ouest-France : « Dans notre pays, il semblerait qu’on ne puisse pas dire les choses sans être considéré comme un membre du camp du Mal… » Qu’est-ce pour vous, aujourd’hui, le camp du Bien, le camp du Mal ?

Il est vrai que, dans notre pays, la dictature de la pensée a empiré, depuis deux années. De manière schématique, la gauche a perverti le système pendant quatorze ans et, ensuite, la droite a renié son identité inhibée par des lobbies intellectuels « droits-de-l’hommistes » totalement déconnectés de la réalité. Désormais, il n’est plus possible de s’exprimer en dehors du prêt-à-penser validé par le pouvoir en place.
Soit on se situe dans la mouvance bien-pensante de la majorité présidentielle, soit on est taxé des pires maux de la Terre et soupçonné de volontés totalitaires.
Les camps du Bien et du Mal n’existent pas dans un débat démocratique et cette vision de la politique beaucoup trop présente pour les élections européennes est extrêmement dangereuse.

Donnez-nous, quand même, des raisons d’espérer, vous qui avez servi sous nos trois couleurs pendant près de quarante ans

Il y a toujours des raisons d’espérer dans un pays comme le nôtre.
La première raison, c’est que notre jeunesse est formidable.
Bien sûr, elle n’est pas uniforme et beaucoup reste à faire, mais je rencontre des jeunes d’âges différents, de régions et d’origine diverses, et ils ont pour la plupart envie de se réaliser et de prendre leur part du fardeau. Il suffit simplement de leur faire confiance, de leur montrer le chemin et de les accompagner.
Lorsque je vois ces jeunes des écoles militaires et ces engagés qui défendent notre pays sous des formes diverses, lorsque j’échange avec ces jeunes de centres d’apprentissage, ceux qui sont en alternance dans des entreprises ou de jeunes enseignants, je lis dans leur regard l’envie d’avancer et de montrer ce dont ils sont capables.
La deuxième raison est que notre pays a connu plusieurs révolutions, des périodes très difficiles, parfois très sombres, et la grandeur de la France a toujours resurgi.
Je crois que le peuple français a compris certaines choses depuis quelques mois et il se recentre sur l’essentiel : qui sommes-nous ? Que voulons-nous pour nos enfants ? Sur quels fondements notre société doit reposer ?
Les exigences collectives manifestées par l’opinion publique en termes d’écoute, d’exemplarité, de retour à l’ordre et à l’autorité sont un indicateur.
Il ne restera plus qu’à convaincre la moitié du corps électoral de retourner s’exprimer pour mettre en œuvre ce projet
Je suis un éternel optimiste car la France est encore un grand pays, mais ne tardons pas trop.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Violences à Paris, Lyon, Marseille : l’État ne fait plus peur, par Philippe Bilger

Bien sûr, l’effet est facile qui consiste à coaguler tout ce qui s’est passé de gravement transgressif durant la nuit du 14 juillet.

Mais la réalité ne ment pas qui, notamment à Paris, à Lyon et à Marseille, montre que l’État ne fait plus peur parce que son autorité est non seulement défaillante mais, pire, absente.

Certes, ce ne sont pas les déclarations qui manquent et on peut être assuré, sur ce plan, que le verbe politique largement entendu dénoncera le présent et fera espérer pour l’avenir une France enfin apaisée, qui saura se tenir comme on peut le dire d’un enfant bien éduqué.

La pire des attitudes serait une résignation citoyenne s’habituant à cet état de choses et l’expression d’une lassitude à force d’interpeller, de semoncer l’État pour rien.

J’ose cette banalité : il n’est pas normal qu’à Paris, on frappe et dégrade, qu’à Lyon, on incendie des voitures et qu’à Marseille, on s’en prenne aux CRS.

Ou bien doit-on admettre le triste constat d’un pouvoir qui a accepté que, dans notre pays, il y ait un niveau inévitable et irrésistible de désordres et d’atteintes aussi bien humaines que matérielles et que, donc, il se laverait les mains face à cette prétendue inéluctabilité ?

Faudra-t-il finir par penser que nos gouvernants ne sont pas capables de mener de front dans notre République une double démarche : faire respecter la morale publique par certains d’entre eux et en tirer les conséquences, faire respecter l’ordre sans cesse perturbé par une minorité de nos concitoyens ici ou là, quelle que soit leur origine, et par des étrangers sans droit ni titre.

Christophe Castaner est un bouc émissaire commode. On ne peut plus se voiler la face. Quand tout va mal sur le plan de la sécurité, il ne s’agit plus seulement d’incriminer la police, le ministre, mais le Premier ministre et le président de la République. Quand un chaînon a durablement craqué, c’est à eux qu’on doit demander des comptes et de l’action.

Pour avoir l’honneur de se faire passer pour Jupiter, il convient au moins de pacifier notre quotidien. Sauf à considérer que les échecs sont pour les uns et l’impunité pour les autres. Je ne vois pas au nom de quoi, sinon par une révérence de principe mais absurde à l’égard de ce petit monde qui dirige et administre, on arrêterait notre indignation au milieu du gué au lieu de la laisser aller plus haut.

Nulle part l’incompétence, l’impéritie ne seraient ainsi tolérées.

J’ai évoqué Christophe Castaner. Quand il y a eu récemment « la dérive violente de certains supporteurs algériens » se comportant chez nous comme pas une seconde ils n’auraient pu le faire chez eux, tout ce qu’a su proposer l’intéressé a été un tweet : « Ceux qui se sont livrés à cela méprisent à la fois […] les valeurs du football mais aussi le pays dont ils ont célébré la victoire » (Le Figaro).

Je devine les fauteurs de troubles terrorisés après une telle analyse qui n’est qu’un commentaire, une réaction molle et explicative alors que la France attendait une réaction forte !

On ne peut pas à la fois donner à la France des leçons de morale républicaine, du genre répétitif, contre le clivage et l’exclusion, pour la générosité à l’égard des migrants de moins en moins politiques, de plus en plus économiques, pour l’Europe qui nous protège, bref, le discours habituel contre le RN, et tout laisser faire pour que celui-ci monte, monte…

Ce dessein, ce cynisme seraient scandaleux mais je ne suis même pas sûr qu’il y ait une telle intelligence perverse derrière ce « foutoir » et ces débordements telles une lamentable habitude, une déplorable impuissance ?

S’il y avait seulement de l’incurie, un amateurisme qui valide passivement ce qu’il n’a plus envie d’empêcher, ce qu’il ne sait plus réprimer ?

Philippe Bilger

Tribune reprise de Boulevard Voltaire