Dégradations sur les Champs-Élysées: “On était en mesure d’intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire”

21/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Revenant sur les dégradations commises à Paris pendant l’acte XVIII des Gilets jaunes, Philippe Capon, le secrétaire général de l’Unsa Police a déclaré :

On était en mesure d’intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire

Le policier a mis en cause un « double commandement entre la Direction de l’ordre public et la Direction de la sécurité publique » qui expliquerait ce dysfonctionnement dans le maintien de l’ordre.

Cependant, Philippe Capon précise aussi que « C’est un choix, on a laissé casser un certain nombre de choses, je pense qu’il y a des responsabilités »

Le problème invoqué de gouvernance de maintien de l’ordre pourrait ainsi dissimuler une volonté délibérée du gouvernement de laisser pourrir le mouvement des Gilets jaunes.


Violences sur les Champs-Élysées – Dysfonctionnement : le mot est faible, par Jean-Gilles Malliarakis

Depuis maintenant quatre mois, le pouvoir jupitérien, tous ministres confondus, n’est pas parvenu à déjouer la montée des violences anarchiques inadmissibles développées à la faveur des manifestations des gilets jaunes.

La première s’analyse à l’évidence en termes d’incompétence et de légèreté. Les deux ne se combinent pas toujours. Mais elles se conjuguent brillamment chez l’actuel ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Ses talents existent, comme souvent chez les politiciens méridionaux hâbleurs et roublards. Mais cela ne suffit pas plus aux métiers du maintien de l’ordre qu’à ceux de l’industrie lourde. Parler de dysfonctionnements paraît, une fois de plus, bien indulgent pour les hommes de l’État.

À un tel niveau l’erreur de distribution des rôles relève, au-delà même du Premier ministre, supposé seulement proposer la composition de son gouvernement, mais au chef de l’État qui en nomme les membres, et auquel on ne peut en imposer aucun. Ceci fonctionne même dans les périodes dites de cohabitation[1].

Une caricature impitoyable illustrait ce 19 mars, l’article de Jean-Dominique Merchet dans L’Opinion[2]. On hésite à la paraphraser.

Député de droite de la bonne ville de Cahors Aurélien Pradié rappelait au président, ce 19 mars, son exclamation du 25 juillet dernier “Ce n’est pas la République des fusibles ! Le responsable c’est moi !“.

Par surcroît, il existe incontestablement une inhibition politique. Notre précédente chronique évoquait le complexe de Malik Oussékine. Freud définissait l’hystérique comme un malade souffrant de réminiscence. Celle-ci paralyse depuis 30 ans les pouvoirs publics. Thibault de Montbrial va plus loin, qui souligne à juste titre : “On paye deux mois de critiques sur la violence des policiers”. Deux mois seulement, cher Thierry de Montbrial ? N’oublions pas, dans ce registre, le rôle, délétère et destructeur en toutes circonstances, du très chiraquien Défenseur des droits[3] Jacques Toubon.

Or, à la suite des critiques à l’encontre de l’emploi des LBD, les syndicats de police se plaignent à leur tour des nouvelles munitions, moins puissantes, livrées à la veille du 16 mars et ils déplorent surtout les “consignes inappropriées”.

Face à la violence inouïe des agressions antipolicières, un officier ajoute même : “par prudence, on se retient par rapport à ce que le Droit nous autoriserait à faire, face à des émeutiers”.

Nul ne doit minimiser enfin, dans ce processus paralysant, le rôle de la magistrature syndiquée. Que Mme Belloubet ait été épargnée jusqu’ici par les médias relève d’une indulgence inexplicable.

Répétons-nous : le mot dysfonctionnement paraît bien faible.

[1] Il fallut une longue négociation pour faire accepter à François Mitterrand la nomination de Charles Pasqua en 1986 lors de la constitution du gouvernement Balladur.
[2] article “Sécurité: les dessous d’un échec”
[3] Invention de la réforme constitutionnelle de 2008, sous la présidence Sarkozy.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Violences à Paris : l’Etat faible et incompétent, par Ivan Rioufol

Les lampistes paieront, après le saccage des Champs-Elysées, samedi, lors de la 18e mobilisation des Gilets jaunes. Le préfet de Paris pourrait notamment y laisser des plumes. Toutefois, Emmanuel Macron et Christophe Castaner ne s’en tireront pas à si bon compte. Ils ont eux aussi à répondre devant l’opinion de leur légèreté. L’amateurisme du ministre de l’Intérieur est devenu une risible curiosité devant tant de maladresses accumulées. Il y a une semaine, Castaner se laissait voir dans une boite de nuit branchée de la capitale en train de siffler des verres de vodka. Samedi matin, il estimait devant des télévisions que les Gilets jaunes avaient perdu : une auto-persuasion visiblement insufflée par le chef de l’Etat, parti skier pour le week-end avec son épouse dans les Pyrénées, à La Mongie. Le retour précipité de Macron, samedi soir, dit à lui seul l’imprévoyance du pouvoir et sa constante incapacité à mesurer la gravité de la révolte populaire. Avant de faire le procès des Gilets jaunes, il faut s’arrêter sur l’incompétence des plus hauts dirigeants.

Macron, qui prétend représenter le parti de l’Ordre, se montre aux yeux du monde comme le président d’un Etat incroyablement fragile. Samedi, 1 500 casseurs ont été laissés en paix pour mettre à sac durant 10 heures plus de 90 commerces le long de l’avenue. Une banque a été incendiée, mettant en péril les habitants des étages supérieurs. Le Fouquet’s, célèbre restaurant, a été vandalisé. Quatre kiosques à journaux ont été brûlés. Ce lundi sur RTL, Laurent Munez, bras droit de Castaner, a estimé que tous les Gilets jaunes présents samedi à Paris (10.000) étaient des “ultras”, sans “aucune distinction”. Pour sa part, le premier ministre avait tenu à distinguer entre les manifestants et les incendiaires.

Cette faiblesse de l’Etat est aggravée par son aveuglement idéologique. Depuis le début, Macron met en garde contre la “lèpre qui monte” avec les nationalistes, tandis que des ministres alertent sur la ‘peste brune’, qu’ils assimilent aux citoyens en colère. Or la plupart des observateurs s’accordent à reconnaître que l’extrême droite n’a tenu qu’un rôle marginal, sinon inexistant, dans les dernières violences. Seule Anne Hidalgo, maire de Paris, assure avoir vu, ce week-end, “des groupes d’extrême droite” à côté des pilleurs. En réalité, ce sont 1 500 black-blocs, antifas, anarchistes, zadistes, islamo-gauchistes qui ont librement semé la terreur en signant leurs actes. Parmi les tags tracés sur les Champs-Elysées : “Intifada partout”. La plaque en mémoire du capitaine Xavier Jugelé, assassiné par un terroriste islamiste le 20 avril 2017, a été recouverte du sigle de l’anarchisme.

Ces faits, observables depuis longtemps, devraient inviter les autorités à nommer les vrais coupables. Or il n’en est rien. Il y a bien eu la désignation d’un commission d’enquête parlementaire, à la demande de la France Insoumise (extrême gauche), mais elle vise…l’extrême droite : une tartufferie parmi d’autres. Reste aussi cette autre constatation inquiétante : il est exact que des Gilets jaunes excédés commencent à se laisser eux-mêmes gagner par la violence. Certains d’entre eux ont prêté main forte aux casseurs professionnels. Or cette banalisation de la brutalité risque de s’aggraver si le pouvoir persiste à jouer la montre tout en insultant quiconque lui tient tête, quitte à laisser le chaos s’installer pour décrédibiliser le mouvement. La France malade attend toujours, en urgence, un médecin. Elle n’entend pas croupir dans l’oubli. Faudra-t-il qu’elle hurle ?.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 mars 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Acte 18 des Gilets jaunes : l’opposition politique au gouvernement dénonce un laxisme policier volontaire

18/03/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Alors que certains policiers se révoltent contre des mises en garde à vue arbitraires, l’opposition au gouvernement critique de son côté un laxisme policier volontaire.

Le taureau racaillo-gauchiste lâché dans Paris

L’ultragauche révolutionnaire casse, la racaille issue des quartiers de l’immigration pille derrière. A défaut de pouvoir vivre ensemble, il est possible de détruire ensemble. Ce samedi, lors de la manifestation des Gilets jaunes, le taureau racaillo-gauchiste a fait de nombreux ravages dans la capitale : magasins saccagés, la célèbre brasserie du Fouquet’s vandalisée, affrontements avec la police, magasins pillés…

Certaines personnalités médiatiques commencent à faire la différence entre les Gilets jaunes et la gauche révolutionnaire

Dans un tweet remarqué, Marine Le Pen, photo à l’appui, a dénoncé les black blocs. « À Paris, les cagoules noires ont remplacé les Gilets jaunes. Les black blocs détruisent, brûlent, violentent toujours en toute impunité ».

La plupart des politiques et des médias ont crié au bobard de Marine Le Pen

Cependant, certains journalistes, comme Natasha Polony, ont admis qu’il existe une différence entre les Gilets jaunes et l’ultragauche qui tente de récupérer le mouvement. « A un moment, il va peut-être falloir cesser d’appeler ces personnes des Gilets jaunes ».

Pour l’opposition politique, le gouvernement ferait preuve d’un laxisme volontaire

Depuis le début des Gilets jaunes, les stratégies du gouvernement ont été nombreuses pour discréditer le mouvement : répression policière, diabolisation… La corrida racaillo-gauchiste ne serait qu’un moyen comme un autre pour faire sortir les Gilets jaunes de la place publique. Le gouvernement compterait officieusement sur la violence de l’islamo-gauchisme pour faire taire une parole démocratique qui n’a pu être réduite au silence depuis maintenant quatre mois.

Face à la vague patriotique, la violence « démocratique » ?, par Franck Deletraz

A l’heure où nous assistons au réveil tant attendu des peuples européens et à une heureuse dynamique de rapprochement entre des grandes figures patriotiques du vieux continent dans le but de secouer le joug bruxellois, les enragés de l’Europe technocratique et du système moribond n’ont-ils pour seul et dernier argument que celui de la barre de fer ? C’est en tout cas ce que tend à démontrer la sauvage agression dont a été victime en Allemagne Frank Magnitz, d’Alternative für Deutschland.

La piste politique privilégiée

Lundi dernier, le député du parti de la droite souverainiste allemande, responsable de l’AfD pour le land de Brême, était en effet retrouvé allongé et grièvement blessé par deux ouvriers du bâtiment. Violemment passé à tabac « avec un morceau de bois » par trois hommes encagoulés qui ont pris la fuite, Magnitz, transféré en urgence à l’hôpital, a heureusement pu rentrer chez lui mercredi, avec néanmoins d’importantes séquelles. Une agression pour laquelle le parquet et la police ont ouvert une enquête et lancé un appel à témoins. Selon Der Spiegel, les policiers, qui privilégient logiquement le « mobile politique », éplucheraient actuellement les images d’une caméra de vidéosurveillance ayant enregistré la totalité de la scène et devraient progresser assez vite. Cependant, comme l’a déclaré Alexander Gauland, vice-président de l’AfD, il est d’ores et déjà évident que cette « tentative d’assassinat […] résulte de l’ostracisme et de l’agitation auxquels l’AfD fait face » depuis des mois, notamment de la part des antifas. Lors de son audition, Magnitz a d’ailleurs expliqué être passé, quelques minutes avant son agression, « à proximité d’une manifestation antiraciste »…

« Un nouveau printemps européen »

Il faut dire que le grand réveil patriotique auquel nous assistons en Europe suscite une vive panique dans les rangs des ennemis de la patrie, qu’ils soient europhiles ou d’extrême gauche. A mesure que les peuples reconquièrent leur liberté et que l’édifice se fissure, les prétendus « démocrates » de tout poil donnent libre cours à leur haine et à leur violence. Ce qui n’empêche pas ce vent de liberté de souffler.

Mercredi encore, la visite de Salvini à Varsovie, pour discuter de la coopération et d’un programme commun entre la Ligue et les patriotes polonais du parti Droit et justice en vue des élections européennes de mai, a en effet été fructueuse. A l’issue de sa rencontre avec Mateusz Morawiecki, le Premier ministre polonais, Salvini a ainsi expliqué que si « l’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre » et que « la Pologne et l’Italie seront les protagonistes de ce nouveau printemps européen ». Une coopération qui, concrètement, pourrait prendre la forme d’une extension du groupe Europe des nations et des libertés, où siègent notamment la Ligue, le RN et le FPÖ, au Parlement européen. Un projet de pacte salué jeudi par Orbán, qui a accueilli en août dernier Salvini avec une même volonté de coopération.

Le réveil de l’Andalousie

Un vent de liberté qui souffle également sur l’Espagne grâce au parti Vox qui, rappelons-le, a fait son entrée le 2 décembre dernier au Parlement andalou en remportant 12 sièges lors des élections régionales, mettant ainsi fin à la domination de la gauche dans la région la plus peuplée du pays.

Désormais politiquement incontournable, Vox seul a permis la formation mercredi d’un gouvernement de coalition entre le Parti populaire et Ciudadanos, qui dirigera l’Andalousie à droite pour la première fois depuis 36 ans. Une belle victoire pour ce parti qui a pris pour slogan « Nous ne jurons que par l’Espagne », et dont le numéro deux, Javier Ortega Smith, a averti mercredi soir, à Séville : « Aujourd’hui, les lois liberticides, l’immigration illégale, la corruption ont perdu » et « le pré carré de la gauche en Andalousie est enfin terminé » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2019

Les Gilets jaunes – La « peste brune » était rouge, par Francis Bergeron

Nous avons tous vu ces photos et ces films de monuments taggés, de magasins pillés, de voitures et scooters incendiés. Ils ont fait le tour du monde. Ces saccages, ces violences, sont signés. Ils sont signés par les inscriptions à la bombe à peinture qui ont été laissées par les voyous.

Elles nous enseignent une première chose : Darmanin souffre de daltonisme. Il avait identifié la « peste brune ». Or il s’agit bel et bien d’une peste rouge, comme d’habitude. Une peste rouge qui s’appelle Black Blocs, et autres groupuscules « antifascistes », composés de bastonneurs, du même genre que ceux qui avaient attaqué les malheureux Morillo et Fournier, récemment condamnés. Regardez les inscriptions sur l’Arc de Triomphe : ce « A » dans un cercle est le symbole des anarchistes. Les modèles des anarchistes s’appellent Ravachol, la bande à Bonnot et les tueurs de la FAI, la Fédération anarchiste ibérique de la guerre d’Espagne. Avec de tels « héros », il n’est pas étonnant qu’ils tentent, quand l’occasion se présente, de « terroriser le bourgeois », de voler et de piller. Regardez cette seconde inscription : « l’ultradroite perdra ». Dans l’esprit de Darmanin, les jeunes militants d’ultradroite, ces fameuses « pestes brunes », auraient taggé l’espoir de leur propre perte ?

Adama Traoré, peste brune ?

Et encore cette inscription : « Justice pour Adama ». Adama Traoré est une sorte d’icône pour l’extrême gauche : ce voyou avait fait l’objet d’un contrôle de police, en même temps que son frère, ce dernier étant poursuivi pour « extorsion de fonds avec violence ». Adama avait pris la fuite. Rattrapé, il est mort dans un commissariat de police. L’autopsie et l’enquête ont montré que sa mort a découlé d’un grave problème de santé, sa course effrénée pour échapper à la police lui ayant été fatale. Sauf si Darmanin parle de peste brune par racisme pur (Adama Traoré était noir), on ne voit pas de rapport entre ce mort, pour lequel les taggeurs de l’Arc de triomphe demandaient justice, et des mouvements de droite. L’homme ne faisait pas de politique. Il ne se serait intéressé, à la rigueur, qu’aux poches de ces Gilets jaunes… C’était simplement un délinquant, dont l’extrême gauche a entendu faire un symbole, pour mettre en accusation la police. A l’époque, Hollande, en véritable provocateur, est allé rendre hommage à la famille, laissant ainsi entendre que les policiers avaient commis un crime.

Dès jeudi, Présent, comme toutes les rédactions, savait que les Black Blocs s’infiltreraient dans la manifestation des Gilets jaunes. C’est facile : il suffit d’enfiler un gilet jaune. Qui plus est, à la différence des partis politiques traditionnels et des syndicats, les Gilets jaunes n’ont pas de service d’ordre organisé.

Deux coupables : les anarchistes masqués et Castaner

Mais pire encore, selon des syndicats de police, les forces de l’ordre, très nombreuses aux abords des Champs Elysées et de l’Arc de triomphe, avaient reçu consigne de rester passives. Dans quel but ? Créer une psychose anti-Gilets jaunes, éloigner la droite et la gauche modérée de cette révolte antifiscale. Ce genre de pratique pouvait fonctionner à l’époque de Gaston Defferre. Aujourd’hui, l’exercice est plus difficile. Photos, messages, documents, témoignages, enregistrements, circulent à la vitesse de la lumière, et les pitoyables manœuvres du ministre de l’Intérieur sont vouées à l’échec.

Il y a donc deux coupables : les anarchistes masqués (300, peut-être, face à 4 600 policiers), et le ministre Castaner. Il faut néanmoins que les Gilets jaunes trouvent de nouvelles formes d’action, car ils ne peuvent pas prendre le risque que leur action soit salie par des casseurs usurpant simplement un gilet jaune.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2018

Le défaitisme de l’Etat est le premier scandale…, par Philippe Bilger

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner nous déclare “qu’il y a eu une centaine d’interpellations pour la nuit d’Halloween avec un nombre d’incidents largement inférieur à celui des années précédentes et des dégâts bien moindres même s’ils demeurent totalement anormaux et scandaleux” (Le HuffPost).

Et je parie qu’il nous tiendra les mêmes propos pour la nuit de la Saint-Sylvestre à venir.

Pourquoi s’accommode-t-on du pire au prétexte qu’on a connu pire ?

A cause du défaitisme de l’Etat qui n’envisage même plus que les atmosphères festives puissent se dérouler paisiblement, normalement.

Dans l’univers pénitentiaire, le grand débat porte sur l’installation et l’usage de téléphones alors que la condition des personnels et les violences qu’ils subissent sont préoccupantes au plus haut point et que les condamnés n’ont pas à être consolés pour leur enfermement.

Pourquoi se détourne-t-on du pire au prétexte qu’il y aurait mieux, et du plus facile, à faire ?

A cause du défaitisme de l’Etat qui n’a même plus le courage d’assumer les légitimes conséquences d’une justice pénale qui n’est de loin pas la plus sévère en Europe.

Depuis plusieurs années, un basculement grave s’est opéré qui ne confronte plus seulement la société à des transgressions et malfaisances délictuelles ou criminelles mais à d’insupportables violences contre ceux qui ont pour mission d’assurer l’ordre, de relayer l’autorité des pouvoirs publics et de veiller à la tranquillité de tous. Auparavant on frappait, on blessait, on tuait bien sûr hélas mais le nouveau sport national est de frapper, blesser et tuer les gardiens de notre paix. De s’en prendre à la police.

Pourquoi accepte-t-on le pire au point de favoriser, dans certains lieux et certaines cités, une appropriation, par des minorités sûres de leur impunité, de l’espace et du sort des honnêtes gens impuissants et désarmés ?

A cause du défaitisme de l’Etat qui n’ose même plus rêver d’une France vigoureuse et redressée parce qu’il serait épuisant d’exercer son autorité partout et toujours.

Pourquoi ne s’émeut-on qu’à la suite d’un incident plus grave que d’autres de ce qui se déroule dans les établissements scolaires, de ce qui mine l’enseignement, et parfois le fait ressembler à un parcours du combattant, et de la lâcheté des hiérarchies ?

A cause du défaitisme de l’Etat qui a abandonné sa mission et ainsi amplifié une culture de l’irresponsabilité générale consistant, pour les familles défaillantes, à tout attendre de l’école, elle-même espérant en l’institution judiciaire, clairement en crise de légitimité et d’autorité, pour en définitive incriminer la société, ce qui revient à ne plus rien faire.

Pourquoi, contre l’exigence de la morale publique qui appellerait impartialité et efficacité, trop souvent le pouvoir donne-t-il l’impression de faire preuve d’indulgence pour ses amis et de sévérité pour ceux qui ne le sont pas ?

A cause du défaitisme de l’Etat qui s’est résigné à ne percevoir l’éthique politique et ses dérives plus comme un thème de discours et une dénonciation opportuniste que pour un combat sans merci à mener au nom de la démocratie.

Je pourrais continuer sur cette veine et il me serait facile d’égrener tout ce qui dans notre République transmet aux citoyens un message délétère : l’Etat ne croit plus à ce qu’il raconte puisqu’il se garde bien, avec une énergie paradoxale, de tenter d’incarner ces valeurs et ces principes d’ordre, d’autorité et de justice.

Ce serait tellement compliqué. Et il faut dire que de tous les côtés on avalise son incurie.

Les sociologues patentés nous affirment que c’était beaucoup plus grave avant et donc il ne faut surtout pas se plaindre.

Les humanistes compulsifs alertent sur le fait qu’une démocratie vigoureuse et se faisant respecter deviendrait du fascisme, du populisme à la mode française. Comme paraît-il le choix ne serait qu’entre une République molle et un Rassemblement national “non républicain”, il serait seulement décent de prendre parti pour la première sans s’aventurer à rêver d’une démocratie miraculeusement vertébrée pour tous et à tout instant.

Le défaitisme de l’Etat est en effet le premier scandale mais qu’importe puisque rien ne viendra rompre le cours de notre chute, aussi accablés que nous soyons mais ceux qui nous gouvernent étant tellement résignés qu’ils s’accommodent tristement, pour la France, du moins pire.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

La « Purge », quand la réalité des banlieues dépasse la fiction

Connaissez-vous le film « American Nightmare », intitulé « The Purge » dans sa version anglaise ? Le scénario est simple : dépassé par la violence et la délinquance, le gouvernement américain décrète une fois par an une nuit de la « Purge ». Pendant une nuit, droit et justice sont suspendus, permettant ainsi aux gangs de s’entretuer joyeusement sans craindre la moindre poursuite ni intervention policière.

Or, il y a quelques jours, est apparu sur le réseau social « Snapchat », un appel à la purge (selon le principe du film) à Corbeil-Essonnes tout d’abord. « Soyez aussi nombreux que possible, toutes les armes sont autorisées, la purge commence à 20h dans tous les quartiers, les forces de l’ordre devront être attaquées au mortier… » Il y en a toute une liste. Et le principe a largement dépassé l’Essonne puisque de tels appels ont été relayés à Paris, Grenoble, Genève et Lyon notamment. Devant l’ampleur du phénomène, le diffuseur de ce post, basé à Grenoble, s’est rendu au commissariat isérois ou il fut placé en garde à vue. Admettant « une blague », il s’est retrouvé dépassé par les évènements selon ses dires. Un peu plus tôt, le jeune homme avait posté des messages sur Twitter pour expliquer que cet appel était « une énorme blague et une invention » de sa part. « Elle a pris une trop grande ampleur alors j’ai décidé d’annoncer […] que c’était une blague ! Il n’y aura ni purge à Grenoble, Paris, Genève, Lyon etc… », avait-il ajouté. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé lundi avoir porté plainte après la diffusion de cet appel.

La raison de cet appel ? Le tournage d’un clip de rap sauvage a été interrompu par les policiers de Corbeil-Essonnes ce dimanche dans le quartier chaud des Tarterets d’après le syndicat Unité SGP Police relayé par Le Parisien. A la suite de cela entre-autres, la cité de la Nacelle de Corbeil-Essonnes s’était enflammée dimanche soir. Caillassage et incendies de voitures étaient de mise.

Ce sinistre épisode qui se conclut avec la mise en garde à vue de trois individus dont un mineur pose évidemment la question des réseaux sociaux par une population ensauvagée. Viols filmés en direct, appels à la haine et au meurtre… Snapchat et Twitter sont souvent le terrain de jeu des racailles qui en viendraient à perdre le sens de la réalité. De plus, le 31 octobre est également la nuit d’Halloween, propice à ce genre de débordements et d’exactions. Pour un syndicaliste policier cité par Le Figaro : il est évident que ces appels créeront des émules un peu partout et que cela va contribuer à aggraver le chaos ambiant.

Comme en écho à ce jeu barbare, nos collègues de Valeurs Actuelles sortent ce jeudi un entretien fleuve avec Gérard Collomb dont voici un extrait : « D’ici à 5 ans, la situation deviendra irréversible. Je crains la sécession. Les gens ne veulent plus vivre ensemble. » Ou encore : « Ce que je lis tous les matins dans les notes de police reflète une situation très pessimiste. »

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 31 octobre 2018

Les professeurs dénoncent sur Twitter l’abandon de leur hiérarchie face aux violences

23/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis la fin de la semaine dernière, de nombreux enseignants décrivent sur le réseau social Twitter les violences qu’ils subissent régulièrement dans l’exercice de leur métier ainsi que l’abandon de leur hiérarchie.

Comment est né cet élan de protestations du corps enseignant ?

Le mot-dièse #Pasdevague a été relayé par plusieurs centaines de professeurs souhaitant dénoncer le manque de soutien de leur hiérarchie lorsqu’ils subissent des violences de la part des élèves ou de leurs proches.

Le mouvement a pris de l’ampleur suite à la diffusion la semaine dernière d’une vidéo d’un lycéen braquant un professeur à l’aide d’une réplique d’arme à feu. La scène, surréaliste, se déroulant dans un lycée de Créteil, avait provoqué la réaction de l’ensemble de la classe politique.
Ces témoignages seraient révélateurs d’une véritable « politique de l’autruche » pratiquée dans certains établissements ?

Tout à fait, ces protestations condamnent l’omerta entretenue par l’institution scolaire et les chefs d’établissement face à la dégradation des conditions d’enseignement et à l’augmentation des violences en milieu scolaire.

Les élèves responsables de ces violences seraient « rarement renvoyés ». De plus, les directions reprocheraient aux professeurs d’être « trop susceptibles » ou de « prendre les choses trop à cœur ».

Les enseignants dénoncent aussi l’inutilité des conseils de disciplines. Ceux-ci, lorsque les établissements ne parviennent pas à les éviter, ne mèneraient que trop rarement à des exclusions qui seraient pourtant largement méritées selon eux.

Le comportement des proches des élèves fait aussi l’objet de ces témoignages. Ces derniers seraient nombreux à s’offusquer des sanctions et à faire pression parfois violemment sur les équipes pédagogiques.

Comment a réagi le gouvernement face à cette nouvelle vague de protestations ?

Interrogé sur BFM TV le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a assuré : « Je sais bien qu’il y a des réalités qui sont parfois masquées dans la vie quotidienne de nos élèves ou de nos professeurs. Il est tout à fait normal qu’elles s’expriment. Ça ne me gêne pas qu’aujourd’hui des gens disent ce qui leur arrive sur le terrain. On se plaint suffisamment des effets négatifs des réseaux sociaux, pour ne pas se plaindre quand les réseaux sociaux permettent justement de prendre conscience d’un phénomène ».


Allemagne : Les violences contre les migrants, un mensonge des médias ?

19/09/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Arnaud Dotézac, géopolitologue, décrypte la fracture politique grandissante en Allemagne et notamment les déclarations contradictoires sur des violences contre des migrants lors de manifestations à Chemnitz et Köthen.


Violences après la victoire des Bleus : pour Eddy Sid, les autorités doivent sortir de l’«angélisme»

18/07/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Sur le plateau de RT France, réagissant aux débordements qui ont eu lieu en marge des célébrations de la victoire de la France lors de la Coupe du monde de football, Eddy Sid – porte-parole de l’unité SGP Police – estime que les moyens de la police sont insuffisants.

Il exhorte les autorités à sortir de l’«angélisme» et souhaite des condamnations «exemplaires», ces personnes ayant «sali l’image de la France».


Violences : comment Nantes s’est libanisée, par Ivan Rioufol

Nantes, la belle alanguie, est devenue une poudrière. Trente ans à peine auront suffi pour fracturer culturellement la Cité des Ducs de Bretagne et la rendre méconnaissable. Cette nuit, trois quartiers “sensibles” ont été le théâtre d’une insurrection urbaine : au Breil, à Malakoff, aux Dervallières. Les émeutes ont été déclenchées, dans le quartier du Breil, après la mort d’un jeune voyou touché par le feu d’un policier qui tentait de protéger son collègue d’une manoeuvre d’écrasement lors d’un contrôle. L’homme était sous le coup d’un mandat d’arrêt. Dans ces trois endroits, des voitures et des locaux ont été rapidement incendiés, dont un centre paramédical, une mairie annexe, une maison de la justice et du droit. Ce mercredi, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a “condamné avec la plus grande fermeté” ces actes.

Il a rappelé que le Breil faisait l’objet d’un dispositif de sécurisation renforcée à la suite de plusieurs incidents violents survenus depuis le 28 juin. Malakoff et les Dervallières ont été retenus pour être des “quartiers de reconquête républicaine” dès septembre. Ayant été longtemps journaliste à Nantes (à Presse-Océan, de 1976 à 1984), je connais bien cette ville où je suis né. Quand je l’ai quittée en 1984, elle était la tranquillité même, y compris dans les quartiers traditionnellement plus populaires, dont Les trois sites devenus explosifs. Les immigrés y étaient minoritaires. Les foyers Sonacotra hébergeaient les travailleurs venus du Maghreb ou d’Afrique noire. Aujourd’hui, Nantes s’est libanisée. Son histoire est celle de la France.

Ma dernière enquête pour Presse-Océan, en 1984, avait été consacrée à la petite et alors unique mosquée du quartier Malakoff, située en face du vieux stade Marcel Saupin. Cette ancienne chapelle Saint-Christophe, construite après-guerre, avait été donnée par l’évêché au culte musulman en 1980. A l’époque j’y avais révélé le lien qu’entretenait ce discret lieu de culte avec l’Iran. Depuis, la mosquée de Malakoff a pris une toute autre envergure : reconstruite un peu plus loin, elle compte 1200 places et a érigé un minaret de 17 mètres. A cette “mosquée cathédrale” s’ajoutent quatre autres mosquées pour la ville, sans parler de celles des communes voisines. Cette emprise de l’islam a accompagné le nouveau peuplement des quartiers populaires, sous les encouragements des municipalités socialistes successives.

Des “figures” locales ont vite émergé, comme le “Nantais” Lies Hebbadj, cet islamiste polygame qui s’était fait connaitre il y a quelques années pour mettre ses femmes sous des draps noirs et militer pour la construction de dizaines de mosquées dans la cité du muscadet, des luttes ouvrières et du surréalisme. A Nantes comme ailleurs, l’indifférence des autorités publiques a permis à une contre-société, majoritairement islamique, de se consolider sur ses territoires. Breil, Malakoff, Dervallières sont les noms des places fortes en rupture avec la république. Les policiers et les gendarmes qui s’y risquent y sont vus le plus souvent comme des forces d’occupation. Merci qui ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 juillet 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Bagnolet tenu par la drogue, par Caroline Parmentier

Trois semaines de violences, trois blessés par balle, des dizaines de voitures incendiées dans des règlements de comptes liés au point de « deal » de la Capsulerie, l’un des principaux de la Seine-Saint-Denis. Le maire socialiste ainsi que le député de la France Insoumise Alexis Corbière appellent l’Etat à l’aide et réclame des renforts de police.

« 308 Noire CD », « Mondéo Bleu nuit EC »… à l’entrée de la cité, un aide-mémoire pour les guetteurs, tagué sur les murs, recense les plaques des voitures de police. Les habitants des immeubles qui s’aventurent encore dans le coin sont contrôlés et fouillés par… les dealers. Vous êtes à la Capsulerie, à Bagnolet. A deux stations de métro de Paris. Le quartier est tenu en coupes réglées par les trafiquants de drogue.

L’escalade de la violence et de l’impunité inquiète les élus et les habitants, qui supplient les autorités d’agir avant qu’il n’y ait un « mort » ou une « balle perdue ». « Je n’ai pas le souvenir d’avoir connu une telle situation dans notre ville », déclare le maire en évoquant la « guerre de territoires » entre trafiquants.
La France Insoumise aime la police quand ça l’arrange.

Le point de drogue de la Capsulerie est connu depuis des années pourtant pour être le Pôle emploi de la cité. Les « blédards » qui dirigent les trafics emploient des rabatteurs, souvent mineurs, qui guident les consommateurs du métro jusqu’au « Plan », le point de vente de la Capsulerie. Pendant ce temps les guetteurs surveillent et les ravitailleurs réapprovisionnent le trafic. Certains sont même chargés d’apporter des rafraîchissements l’été ou des boissons chaudes l’hiver. Toute une petite entreprise qui tourne à flux tendu et emploie des milliers de jeunes en majorité issus de l’immigration âgés de 16 ans à 24 ans, au pied des barres d’immeubles.

Brusquement Alexis Corbière, nouveau député du 93, généralement plus enclin à soutenir les antifas et à considérer qu’« un bon flic est un flic mort », déplore une « présence policière insuffisante », et « un seul commissariat subdivisionnaire dans la ville ». Il réclame l’ouverture de commissariats permanents et des renforts sécuritaires… La France Insoumise aime la police quand ça l’arrange. Ses représentants qui demandent aujourd’hui à être protégés contre le banditisme communautariste, sont les mêmes qui ont longuement travaillé et qui continuent à travailler à son implantation.

Tony Di Martino et Alexis Corbière ont demandé une audience au ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, pour « lui montrer l’étendue de la situation » et des violences des dernières semaines, trois jours après la remise au gouvernement du rapport Borloo promettant de nouveaux milliards pour les banlieues. Les élus de Seine-Saint-Denis ne sont pas les seuls dans cette situation. Stéphane Gatignon, maire de la commune de Sevran, avait démissionné le 27 mars, « usé » par le mépris de l’Etat. Depuis, les maires de plus d’une dizaine de villes, de Grigny (Essonne) à Vaulx-en-Velin (banlieue de Lyon), en passant par Roubaix (Nord) ou Allonnes (Sarthe), dénoncent à l’unisson un « abandon de l’Etat ».

Commençons par faire cesser les trafics et par rétablir l’Etat de droit. Ensuite on pourra discuter d’y allouer plus de moyens !

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 30 avril 2018

On fait la guerre des gangs de plus en plus jeune en Seine-Saint-Denis

21/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Les faits concernent deux collèges de Seine-Saint-Denis, dans lesquels se multiplient depuis le début de l’année scolaire les agressions, bagarres et autres violences venant perturber le bon déroulement des cours.

À l’origine de tels événements, la rivalité tribale entre deux cités : Allende et Saussaie Floréal La Courtille, dont les douces appellations contrastent avec la situation actuelle.

On ne compte plus les cas d’adolescents ayant introduit des armes blanches dans l’enceinte du collège, ni les cas d’agressions en groupe d’élèves sous le seul prétexte de leur provenance de l’une ou l’autre cité.

Plusieurs adolescents refusent désormais de se rendre en cours. La solution envisagée pour tous ces problèmes : l’augmentation des effectifs de surveillants, mais surtout la mise en place de médiateurs dans les rues pour sécuriser le trajet quotidien des collégiens.


En Allemagne, la violence des immigrants s’affiche encore une fois

12/09/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress)

Dans le centre de Berlin, au cours du week-end dans le cadre de deux bagarres de masse, 16 clandestins ont été arrêtés. Le journaliste allemand ajoute que la baston impliquait probablement des bandes d’Afghans et de Syriens, armés de couteaux et de gaz lacrymogènes. La rixe aurait fait au moins six blessés dont un homme poignardé dans le dos.

Toujours en Allemagne, en marge d’une fête foraine à Hirschaid, la soirée s’est terminée par une rixe opposants « migrants » et visiteurs de la fête foraine. A cette occasion, plusieurs clandestins syriens et irakiens ont agressé sexuellement trois mineures dont la plus jeune avait 13 ans. Trois agresseurs ont pu être arrêtés, mais plusieurs se sont échappés et sont encore recherchés.


Violences de l’extrême-gauche à Nantes : Marine Le Pen ou le chaos

Imagine-t-on une seconde les meetings de Macron ou d’Hamon attaqués par des militants d’extrême droite ? Et ce que serait la réaction du gouvernement, des médias et de la Justice, les consignes données à la police ? Eux qui ne cessent de nous répéter que le danger, que le chaos, que la guerre civile, c’est le FN.

Dans la plus totale impunité et avec les encouragements du système, Bernard Cazeneuve annonçant qu’il va « entrer en guerre contre le Front national », le meeting de Marine Le Pen à Nantes a été la cible d’attaques extrêmement violentes. 2 000 personnes avaient défilé samedi dans le centre-ville, à l’appel de la CGT, de plusieurs partis politiques et d’associations d’extrême gauche. Des manifestants encagoulés ont saccagé des abribus, dévasté et pillé des commerces et fait onze blessés parmi les forces de l’ordre dont un gendarme, la jambe en feu, grièvement brûlé par un cocktail molotov. Un commerçant nantais écœuré, en pleurs au milieu des débris de verre de sa vitrine fracassée, s’inquiétait que cette chienlit incite d’autant plus les Nantais à voter pour Marine Le Pen…

Le lendemain sur la nationale N 137 reliant Rennes à Nantes, des cars de militants FN se rendant au Zénith ont été attaqués à coup de barres de fer et de peinture par une centaine d’activistes masqués, « mode attaque de diligence » selon un témoin. Des départs de feu ont également été signalés sur la route que les autocars empruntaient, les antifas enflammant des pneus pour bloquer la circulation.

A quelques semaines de l’échéance et tandis que les sondages ne l’ont jamais donnée aussi haut, ils lâchent les chiens et jouent sur toutes les peurs. Devant une salle comble, Marine Le Pen a rappelé qu’elle ne cédait et ne reculait sur rien et qu’elle remettrait la France en ordre.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 28 février 2017

Après Cologne, les conséquences d’une insécurité culturelle devenue réalité