COVID-19 : la mairie taxe les terrasses éphémères

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Ce n’est un secret pour personne : avec les socialo-communistes et autres écolos, très rares sont les activités humaines qui échappent au racket fiscal municipal. Dernier exemple en date : alors que restaurateurs et autres patrons de bars parisiens, après des mois de fermeture obligatoire de leurs établissements pour cause de COVID-19, reprennent espoir à l’idée d’une possible réouverture à la mi-mai, la mairie socialiste a prévu de se doter d’un nouveau « Règlement des étalages et des terrasses » (RET) prévoyant la taxation dès le 1er juillet des terrasses éphémères…

Les virtuoses du racket fiscal à l’œuvre

On se souvient que, au lendemain du premier confinement, au printemps 2020, la Ville de Paris, consciente semble-t-il à l’époque de la situation financière dramatique dans laquelle se trouvent nombre de restaurateurs, avait autorisé ces derniers à étendre gratuitement, de manière temporaire, leurs terrasses sur la voie publique afin de ne pas entraver le redémarrage économique de ce secteur très important de la capitale. A ce titre, la mairie avait ainsi délivré 9 800 autorisations, mobilisant près de 9 000 places de stationnement sur les quelque 146 000 que compte la ville. Une mesure qui avait évidemment été bien accueillie par les professionnels, qui comptaient bénéficier cette année encore de ce dispositif à l’occasion de la réouverture annoncée pour la mi-mai. Sauf que, entre temps, la mairie socialiste, aux prises avec une dette pharaonique, a eu l’idée de profiter un peu de la situation. C’est ainsi que, dans son nouveau « Règlement des étalages et des terrasses », destiné à remplacer celui de 2011, celle-ci prévoit la pérennisation des « terrasses éphémères » mais en les soumettant au « droit de terrasses », dont le prix médian est de 425 euros par an. Une mesure qui devrait prendre effet dès le 1er juillet prochain et qui, en cas de non-respect, pourrait valoir aux contrevenants des amendes allant jusqu’à 500 euros.

La colère des restaurateurs

Bref, à l’heure où nombre de professionnels du secteur sont à la limite du dépôt de bilan, voire au bord du suicide pour certains, cette nouvelle a, à fort juste titre, été perçue comme « une terrible injustice » et un véritable coup de poignard dans le dos par ces derniers. D’autant que, comme le soulignait récemment l’un d’entre eux, « en cas d’intempérie inopinée, (il est) impossible de rapatrier les clients à l’intérieur de l’établissement ». La section Paris-Ile-de-France de l’UMIH, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, n’a d’ailleurs pas tardé à monter au créneau. « Nous sommes vent debout contre cette décision, a en effet averti son président Frank Delvau. Et nous demandons le prolongement de la gratuité des terrasses éphémères jusqu’à la fin de l’année, car les professionnels de la restauration sont encore trop fragiles. » En même temps, et en prévision d’une éventuelle levée du couvre-feu à 19 heures, les restaurateurs proposent un arrêt de leur service dès 22 heures en semaine et 23 heures le samedi pour satisfaire les riverains qui ont pu se plaindre de nuisances sonores. Des propositions qui devraient être débattues ces jours-ci puisque le nouveau RET de la Ville de Paris fait en ce moment même l’objet d’« ateliers de concertation » entre les syndicats patronaux de l’hôtellerie-restauration (UMIH, GNI, SNEG), les associations de riverains (Vivre Paris) et les maires d’arrondissement.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2021

Les 10 subventions les plus extravagantes de la Ville de Paris

Miège Subventions

27/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : L’association Contribuables associés a dressé le palmarès des 10 subventions les plus ahurissantes, et extravagantes, accordées par la Ville de Paris lors du dernier Conseil de Paris, fin mars. Le voici :

1.3 500 euros pour le « Festival international du film lesbien ». L’an dernier, cette cérémonie proposait notamment un « tutoriel Crash Pad’s Guide to Fisting », présenté comme une « rencontre entre le porno queer et l’éducation sexuelle dans ce premier « guide filmé » du fist ».

2. 30 000 euros à l’Unef (Union nationale des étudiants de France). A savoir : Bruno Julliard, premier adjoint du maire de Paris, a été président de ce mouvement se définissant comme « ancré à gauche » et « internationaliste » de 2005 à 2007.

3. 13 000 euros pour l’association « Les Ami-e-s du Mage » pour des colloques et débats sur les « questions de genre et du travail ».

4. 4 000 euros à SOS Racisme pour « lancer des campagnes de mobilisation des Parisien-ne-s ainsi que des actions de proximité ou de terrain pour enclencher des dynamiques citoyennes autour du combat pour l’égalité ».

5. 10 000 euros à l’association Ki Production pour le projet « Aqua Foot », afin de réaliser un « film subaquatique s’inspirant des plus beaux gestes et passes de football ». Le maire de Paris s’agite à donner des coups de pieds dans l’eau… avec notre argent !

6. 20 000 euros à l’association « Les dégommeuses » pour faire participer « 15 joueur-se-s et activistes LGBT » à des tournois de foots. ( LGBT = Lesbiens Gays Bisexuels et Transexuels).

7. 44 500 euros à l’association Hip-Hop citoyens pour le « développement de la citoyenneté dans le mouvement Hip-Hop »

8. 5 000 euros pour « Les amis des combattants en Espagne républicaine ». Rappelons que les grands-parents d’Anne Hidalgo sont des exilés républicains de la guerre civile espagnole.

9. 5 000 euros à l’association Pèlerinage en décalage pour l’organisation d’un « festival artistique israélo-palestinien ».

10. 10 000 euros pour l’organisation du « Festival Sarajevo-sur-Seine » à Paris par l’association « European Grassroots Antiracist Movement ».

 

Les socialos s’engraissent sur les logements sociaux

01/02/2016 – SOCIÉTÉ (Présent 8536)

Salaires exorbitants, primes à gogo, congés interminables… À l’heure où la plupart des Français sont contraints de se serrer la ceinture et peinent à boucler leurs fins de mois, les salariés de Paris Habitat (organisme gérant les logements sociaux de la ville de Paris, ndlr), organisme d’État, eux, ne connaissent pas la crise.
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Avantages en pagaille

À l’origine de ce scandale qui éclabousse plusieurs socialistes, dont Roger Madec, président de Paris Habitat, Pascal Cherki, membre du conseil d’administration, ou encore Patrick Doutreligne, de la Fondation Abbé-Pierre, deux rapports cités par Le Parisien. Le premier, émanant de l’Inspection générale de la Ville de Paris et daté de 2014 ; le second, rendu par la Mission interministérielle d’inspection du logement social début 2013, mais resté jusque-là confidentiel. Et l’on comprend pourquoi.

Selon ces rapports, en effet, le premier bailleur social d’IDF se montrerait particulièrement généreux avec ses 3 000 salariés, qui émargeraient en moyenne à 3 170 euros par mois et auraient vu leurs payes augmenter de 20 % en six ans. Des salaires auxquels il faudrait encore ajouter 13e mois, primes d’objectifs, primes d’intéressement et autres récompenses.
Et ce n’est pas fini : de nombreux employés pourraient même gagner près d’un mois de salaire supplémentaire en se voyant racheter jusqu’à sept jours de congé sur les sept semaines dont ils bénéficient dans l’année !

Une direction qui se gave

Mais la gabegie atteindrait surtout des sommets avec la direction : pas moins de 7 000 euros par mois pour un directeur, autour de 9 000 pour un directeur général, et entre 9 000 et 10 000 pour les directeurs généraux adjoints.
Ainsi Stéphane Dambrine, directeur général depuis 2011, aurait-il obtenu une rémunération de 14 000 euros nets par mois, en plus des avantages octroyés au reste du personnel, jusqu’à ce que la MIILOS déclare son contrat de travail « irrégulier » en 2013. Ce qui ne l’a pas empêché de conserver son parachute doré de 500 000 euros !
Quant à son adjoint Gilles Romano, rémunéré 9 000 euros par mois, il logerait tranquillou depuis 2000 dans un F4 du XIIe considéré comme un logement « intermédiaire » avec un loyer d’environ… 1 000 euros.

Franck Delétraz