Samedi 7 novembre: Manifestation en soutien à Orban et contre la submersion migratoire

02/11/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

C’est une date à noter dans vos agendas, samedi 7 novembre à 15 h, le SIEL, parti politique allié au Rassemblement Bleu marine, invite tous les patriotes à dire NON à la politique d’accueil inconsidérée des immigrés clandestins. Le président du parti Karim Ouchikh a déclaré :

Nous devons soutenir Viktor Orban, son combat est le nôtre. Comme la Hongrie, la France, doit restaurer ses frontières, comme la Hongrie la France doit conserver son identité.

Le RDV est donné devant l’ambassade de Hongrie située 5 Square de l’Avenue Foch, 75116 Paris


Invasion migratoire: un sommet européen ferme… en façade

26/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Réunion au sommet pour les Etats des Balkans, convoqués par Jean-Claude Juncker pour parler invasion migratoire. Un sommet de plus avec fermeté affichée face à la crise migratoire… un sommet de plus qui montre qui est à la manœuvre en Europe.

Nouveau sommet de la dernière chance pour arrêter le flux migratoire. Dix jours après un Conseil européen déjà consacré au sujet, qui n’a donc pas eu le temps de produire le moindre résultat, cette édition rassemblait hier tous les pays concernés de près ou de loin par la « route des Balkans ». Ceux qui sont en première ligne -Bulgarie, Croatie, Grèce, Hongrie, Roumanie, Slovénie- mais aussi les pays de destination : Allemagne, Autriche, Pays-Bas et Suède. De plus, trois pays non membres (Albanie, Macédoine et Serbie) étaient conviés. Notons l’absence de la France, le pays étant juste bon à accueillir les réfugiés de second ordre dont l’Allemagne ne veut pas, il est logique que le vice-chancelier n’aie pas été convié.

A croire que l’invasion migratoire finit par affoler Angela Merkel, qui a convoqué ce sommet par l’intermédiaire de son homme lige, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et non par Donald Tusk, le président du Conseil, habituel maître de cérémonie des réunions de leaders européens. Dans des cénacles aussi épris de protocoles et de procédures, le procédé cavalier en dit long…
Peut-être Merkel est-elle d’accord avec la prophétie du Premier ministre slovène Miro Cerar : « Si nous ne prenons pas d’actions immédiates et concrètes sur le terrain dans les jours et semaines à venir, je pense que l’UE va commencer à s’effondrer »

Convocation qui sera d’ailleurs la principale mesure de fermeté que l’on retiendra de ce sommet… animé par les querelles entre pays se renvoyant la responsabilité de la crise : la Slovénie, qui a vu affluer plus de 60.000 réfugiés en quelques jours, accuse la Croatie de laisser passer tout le monde sans contrôle. De leur côté, la Serbie, la Roumanie et la Bulgarie ont menacé de fermer leurs frontières si l’Allemagne ou l’Autriche faisaient de même sur une longue période. Personne n’a toutefois eu l’outrecuidance de pointer du doigt la responsable majeure, Angela Merkel, pour avoir ouvert la boîte de Pandore que tout le monde s’efforce maintenant de refermer, avec le succès que l’on sait.

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Submersion migratoire : le PPE entre « politiquement correct » et « realpolitik »

23/10/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le « problème migratoire », au menu du PPE, réunit mercredi et jeudi à Madrid pour son congrès
Le Parti populaire européen (PPE) est une large coalition des droites européennes. On y retrouve aussi bien Les Républicains, autour d’un Sarkozy qui redécouvre la « chienlit » gaullienne après les violences perpétrées cette semaine par les « gens du voyage », la CDU d’Angela Merkel qui accueillera deux millions d’immigrés sur le sol allemand, en 2015, que le Parti nationaliste hongrois présidé par Viktor Orban, aux positions anti-immigrationnistes tranchées. L’intervention mercredi du Premier ministre hongrois a été saluée par Nadine Morano, je cite, comme « Le meilleur discours [qu’elle ait] entendu pour l’instant au congrès du PPE ».

On notera aussi l’intervention de Joseph Daul
Président du PPE, et membre des « Républicains » présidé par Nicolas Sarkozy, Joseph Daul a adopté une position très hostile à l’accueil des clandestins déclarant « Nous ne pouvons pas en accepter encore des millions et des millions, que nous ne saurions pas gérer, et en plus qui déstabiliseraient beaucoup de pays et beaucoup de régions (…) Nous ne pouvons pas accepter l’ensemble de la misère du monde ». Cette dernière phrase reprend quasiment mot pour mot la célèbre sortie de Michel Rocard dans son discours du 6 juin 1989 devant l’Assemblée nationale. Le Premier ministre d’alors ajoutait sans ambages, « Il y a, en effet, dans le monde trop de drames, de pauvreté, de famine pour que l’Europe et la France puissent accueillir tous ceux que la misère pousse vers elles (…) [Il faut] résister à cette poussée constante. »

Face à la submersion migratoire, le PPE a finalement adopté une « résolution d’urgence » particulièrement inconsistante
Cette résolution insiste en effet sur le renforcement des contrôles aux frontières, tout en recommandant une accélération des procédures d’asile et une amélioration de l’accueil des réfugiés. Un double langage qui montre l’embarras du PPE, pris entre le « politiquement correct » et le souci de ne pas braquer des opinions publiques de plus en plus ouvertement hostiles à l’immigration.


Pour Viktor Orban, «l’islam n’a jamais appartenu à l’Europe, il s’y est invité»

16/10/2015 – HONGRIE (NOVOpress)
Dans un entretien publié dans l’hebdomadaire allemand Focus, Viktor Orban estime que « spirituellement, l’islam n’appartient pas à l’Europe. C’est un corpus de règles d’un autre monde».

Le dirigeant hongrois précise :

L’islam n’a jamais appartenu à l’Europe, il s’y est invité


La Macédoine doit faire face à un énorme afflux de clandestins

09/10/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que le 11 septembre dernier, la Macédoine enregistrait un pic de 7 600 clandestins, ce sont hier jeudi quelque 10 000 clandestins qui sont arrivés sur son sol. Cet afflux massif provient principalement de Grèce, après avoir traversé la mer Égée depuis la Turquie. La masse de ces « réfugiés » (guillemets de rigueur) vise ensuite la Serbie, puis la Hongrie, laquelle est rattachée à l’espace Schengen.

Mais la Hongrie a rendu ses frontières quasiment hermétiques…
À l’heure actuelle, entre 3 000 et 5 000 clandestins en moyenne pénètrent quotidiennement en Macédoine. Selon Mitko Chavkov, le ministre de l’Intérieur macédonien, les futures vagues pourraient atteindre 10 000 par jour. Face à ces dizaines de milliers de « migrants », les scènes de chaos se multiplient, et la Macédoine est désemparée. Dans une vidéo tournée par une chaîne allemande, on peut voir les forces de l’ordre macédoniennes diriger les clandestins vers la Serbie, sans la moindre vérification.

Crédit photo : Capture d’écran d’un reportage de la RTBF en Macédoine

Invasion migratoire : la Bavière préfère Orbán à Merkel

Source : Boulevard Voltaire

Il s’est passé un événement majeur le 24 septembre 2015 en Bavière. Horst Seehofer, ministre-président du Gouvernement bavarois, a officiellement reçu Viktor Orbán – l’homme d’État qui a tenté d’appliquer les accords de Schengen (eh oui !) en contrôlant les frontières extérieures de l’Europe grâce à la construction d’un mur de protection.
En Allemagne, et devant les alliés de Merkel, le Premier ministre hongrois s’est présenté comme « le capitaine garde-frontière » et a fustigé « l’impérialisme moral » de Merkel.
Horst Seehofer lui a répondu qu’il n’avait « pas de critique » à faire sur la politique hongroise et qu’elle avait gagné « le soutien du gouvernement bavarois ».

En clair : le land le plus puissant d’Allemagne est entré en dissidence du gouvernement fédéral ; et Merkel risque de perdre le soutien des 56 députés de la CSU, alliée bavaroise de la CDU.

L’événement est d’importance : il a fait l’objet de 83.700 occurrences sur Google. Les presses allemande et anglo-saxonne ont largement commenté l’événement. Certes, d’un point de vue critique, mais ils en ont parlé !

À l’heure où j’écris (dimanche 27 septembre au matin), pas un seul article français postérieur à l’événement n’était répertorié sur Google. Les médias de propagande français ne se contentent pas de désinformer. Ils ont purement et simplement cessé d’informer. Ils sont devenus autistes.

Pourtant, il deviendra de plus en plus difficile de cacher l’opposition des peuples européens et de certains de leurs gouvernements à la folle politique migratoire de la Troïka Merkel/Juncker/Hollande.

Jean-Yves Le Gallou
Ancien député européen, essayiste, Président de Polémia.


La Hongrie d’Orban se tourne vers Poutine

La Hongrie d'Orban se tourne vers Poutine

08/02/2014 – BUDAPEST (NOVOpress/Kiosque courtois)
Il y a deux semaines, la Hongrie et la Russie ont signé un accord prévoyant l’extension de l’unique centrale nucléaire hongroise, au détriment d’Areva. Un prêt russe sur 30 ans à des taux avantageux a été accordé à la Hongrie. De son côté Viktor Orban (photo) – premier ministre – a appuyé le projet de gazoduc South Stream.

Les sondages donnent le parti Fidesz de Viktor Orban, gagnant avec une large avance pour les élections législatives de début avril. La reprise économique hongroise participe à son maintien au gouvernement.

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“Les enfants terribles de la grande Europe” – Ce vendredi soir sur Méridien Zéro

"Les enfants terribles de la grande Europe" - Ce vendredi soir sur Méridien Zéro

10/05/2013 – 14h00
PARIS (NOVOpress) –
Ce vendredi 10 mai de 21h à 23h, la webradio Méridien Zéro vous propose, avec son invité Georges Feltin-Tracol, de découvrir plus avant et sans tabous les figures des deux enfants terribles de la grande Europe : Viktor Orban, premier ministre hongrois et Alexandre Loukachenko, président de la Biélorussie.

A la barre PGL. A la technique lord Tesla.

À écouter sur le site :
http://meridienzero.hautetfort.com/

La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patrimoine Magyar (3/3)

La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patrimoine Magyar (3/3)

Troisième et dernière partie de l’article « La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patriotisme Magyar », par Éric Timmermans.

III. La Hongrie face à l’UE (2010-2014) ou le retour des Croix-Fléchées ?

Budapest : l’improbable retour à l’ « ère Horthy »

Orban est-il Horthy ? Le Jobbik est-il le parti des Croix-Fléchées ? A la lecture des faits historiques susmentionnés, on comprend mieux le but poursuivi par nombre d’opposants, notamment européens, au gouvernement de Viktor Orban, à savoir établir, non sans une certaine démagogie, un lien entre la situation de la Hongrie actuelle et celle de la seconde guerre mondiale. Ainsi donc l’« autocrate » Orban révisant la Constitution, muselant les médias, offrant la citoyenneté hongroise aux Magyars des pays voisins, ne serait autre que l’émule de l’oligarque Miklos Horthy, chantre de la Grande Hongrie.

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La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patriotisme Magyar (2/3)

La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patriotisme Magyar (2/3)

Seconde partie de l’article « La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patriotisme Magyar », par Éric Timmermans.

II. La Grande Hongrie, entre fantasmes et réalités

Le spectre de Trianon

Fort de sa majorité des deux tiers, Viktor Orban a désormais les mains libres pour faire adopter ses réformes. L’une de ses premières mesures sera d’octroyer le droit à la nationalité et à un passeport hongrois à la diaspora magyare, décision qui devait provoquer un véritable tollé en Slovaquie et les plus vives critiques européennes. De fait, cette manœuvre aurait pour but d’attirer vers la Fidesz les voix d’environ 500.000 Magyars de l’étranger. Dès janvier 2011, Budapest introduisait une procédure simplifiée pour l’obtention d’un passeport hongrois, une procédure selon laquelle il n’est plus nécessaire aux citoyens magyars de résider sur le territoire de la Hongrie pour obtenir ce passeport. Or, 370.000 demandes de citoyenneté ont ainsi été déposées par les Hongrois des pays voisins et plus de 320.000 candidats ont d’ores et déjà prêté serment de citoyenneté hongroise. Quelques rappels historiques et géopolitiques s’imposent ici. A l’issue de la première guerre mondiale, l’Empire austro-hongrois, allié des autres empires dits « centraux », prussien et ottoman, se voit complètement démembré.par le traité de Saint-Germain-en-Laye (1919).

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La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patriotisme Magyar (1/3)

La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patrimoine Magyar (1/3)

« De 1998 à 2002, la presse occidentale a dit que je faisais penser à Hitler et au duce (Benito Mussolini). A présent, elle me compare à Poutine et au président bélarusse. Je vous laisse juger s’il s’agit ou non d’un progrès. » (Viktor Orban, le 5 janvier 2012 – « La Hongrie prend la tête de l’UE dans un climat délétère » – 07/01/2012).

I. L’ascension de Viktor Orban et de la Fidesz (1993-2010)

Budapest sous la pression de l’Union européenne

Dans un article consacré au parti ultranationaliste grec « Aube dorée », le quotidien belge La Libre Belgique cite la vice-présidente du Parlement européen, également belge, Isabelle Durant (Ecolo). En visite à Athènes et au cours d’une discussion avec des membres du parti vert grec par lequel elle était invitée, Madame Durant exprima dans les termes suivants son inquiétude face à la montée en puissance d’ « Aube dorée » : « C’est un phénomène très inquiétant. L’injustice, la dureté des coupes dans les salaires, etc., est de nature à créer une déstabilisation politique extrêmement grave. L’Union ne mesure pas à quel point il faut aussi se préoccuper de l’évolution démocratique de la Grèce. On doit en faire une vraie question politique, comme avec Viktor Orban en Hongrie. »

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L’UE s’insurge contre une modification de la constitution hongroise

L’UE s’insurge contre une modification de la constitution hongroise

18/03/2013 – 18h00
BRUXELLES (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
L’adoption, le 1er janvier 2012, de la nouvelle constitution hongroise avait déjà fait grincer des dents à l’Union Européenne. Il lui était reproché, pêle-mêle, d’institutionnaliser le mariage entre un homme et une femme, de sacraliser la vie humaine dès sa conception ou de faire référence aux racines chrétiennes du pays.

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Hongrie : le Premier ministre Viktor Orban (Fidesz) nationalise la Banque centrale

Hongrie : le Premier ministre Viktor Orban (Fidesz) nationalise la Banque centrale

05/03/2013 – 20h00
BUDAPEST (NOVOpress avec le blog de Valentin Beziau) – Le choix du premier ministre Viktor Orbán (Fidesz, droite) de nationaliser la Banque centrale de Hongrie (MNB) déchaîne les foudres de la presse internationale et des technocrates de l’Union europénne.

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Budapest : démonstration massive de soutien à Viktor Orban [vidéos]

Budapest : démonstration massive de soutien à Viktor Orban

23/01/2012 – 18h00
BUDAPEST (NOVOpress) –
Dans certains pays d’Europe, les peuples soutiennent leurs gouvernants surtout lorsqu’il s’agit d’affirmer le sentiment d’appartenance nationale, d’inscrire les racines chrétiennes au sein de la constitution et de s’opposer au diktat des Eurocrates.

Exemple, avec cette manifestation de soutien au premier ministre hongrois Viktor Orban malmené par les Torquemada de Bruxelles, manifestation qui a été couronnée de succès en attirant des centaines de milliers de personnes à Budapest ce week-end. Une manifestation monstre qui n’a bénéficié pratiquement d’aucun écho médiatique en France tant il est vrai que les prises de position subversive d’Orban hérissent le poil des médias du système ayant en horreur les politiques insoumis et fiers de leurs racines.

La manifestation a été organisée par des proches du parti Fidesz de Viktor Orban pour montrer à l’Union Européenne que la Hongrie ne se laissera pas intimider par les technocrates de Bruxelles et qu’elle est capable de rassembler en masse dans les rues de Budapest. Cette manifestation fait suite à celle ayant réunit difficilement 70.000 personnes qui désapprouvaient l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution hongroise. A la suite de cette mobilisation, le ministre des Affaires étrangères Janos Martonyi avait déclaré que le gouvernement pouvait « faire sortir dix fois plus de personnes dans les rues ». Et les faits lui ont donné en partie raison.

Ces très nombreux sympathisants du gouvernement Orban se sont rassemblés dans la capitale hongroise et se sont déplacés en silence de la Place des Héros au Parlement sur la place Kossuth. Dans le cortège fleurissaient de nombreux messages d’admiration au premier Ministre et d’amour de la Hongrie. Chose impensable en France !

Budapest : démonstration massive de soutien à Viktor Orban

Budapest : démonstration massive de soutien à Viktor Orban

Budapest : démonstration massive de soutien à Viktor Orban

Plusieurs grandes vues panoramiques sont visibles ici.

La Hongrie veut faire plier les banques

La Hongrie veut faire plier les banques

13/10/2011 – 17h30
BUDAPEST (NOVOpress) – Une information que la grande presse aux mains des groupes financiers ne risque pas de diffuser. Le gouvernement hongrois a décidé de faire plier les établissements bancaires !

En effet, une loi très importante a été adoptée par le parlement hongrois en septembre dernier. Comme le rapporte le journal Minute, cette loi permet désormais aux Hongrois ayant souscrit des crédits en francs suisses, euros ou yens, via des produits financiers complexes de banques étrangères, à effectuer leur remboursement en forints, la monnaie nationale ! Les ménages pourront donc rembourser à un taux de change fixe préférentiel. Les Hongrois ont donc jusqu’au 30 décembre prochain pour déposer leur demande auprès des banques et disposeront ensuite de 60 jours pour effectuer leur remboursement. Les endettés pourraient avoir accès à des crédits en forints pour financer leurs transactions, ce qui reviendra à reconvertir ces crédits dans la monnaie hongroise. Ce sont donc les établissements de crédits qui devront éponger la différence.

Taxe exceptionnelle sur les banques

Depuis sa nomination, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban (photo ci-dessus) a décidé de « mettre fin à l’ère des banquiers » afin de « protéger les gens dupés par une pratique qui leur fait porter tous les risques et toutes les pertes ». Comme l’indique le journal Minute, depuis mai 2010, le gouvernement Orban a imposé une taxe exceptionnelle aux banques et aux multinationales étrangères. Le gouvernement hongrois a même réussi a rapatrié 11 milliards d’euros accumulés dans les fonds de pensions étrangers vers les caisses de l’Etat.

Des décisions qui déclenchent la fureur des banques

Cette loi a suscité une vive réaction de la part des banques autrichiennes très impliquées en Hongrie. Et évidemment ce que le système bancaire veut, l’Union européenne (UE) obtempère. L’UE a prévenu que ce projet de loi pourrait être illégal, déséquilibrer le marché du crédit et freiner la faible croissance économique de la Hongrie. Pour l’instant aucune mesure de rétorsion n’a été annoncée par l’UE, mais il y a fort à parier qu’elle devrait arriver dans un deuxième temps.

L’Union européenne et les banques ne veulent pas que cette loi fasse tâche d’huile en Europe

L’UE et les banques n’ont qu’une peur : que les peuples européens prennent conscience que de simples mesures sont en capacité de changer les choses. Avec cette question : qui doit gouverner la destinée d’un Etat, les banques ou le peuple ? Les Hongrois ont choisi de prendre leur destin en mains.

[box class=”info”]Photo : Viktor Orban, Premier ministre hongrois. Crédit : OCDE/Flickr sous licence creative common[/box]