Manifestations en Hongrie et mensonges des médias

Les grands médias français, qui reprennent sans hésiter les éléments de communication du ministère français de l’Intérieur quand il s’agit de parler des manifestations des Gilets jaunes, font tout le contraire pour évoquer des manifestations en Pologne et en Hongrie : ils se transforment alors en caisse de résonance de l’opposition la plus radicale à des gouvernements pourtant issus d’élections plus démocratiques que les dernières élections présidentielles françaises caractérisées par l’intervention du parquet financier socialiste et de juges d’instruction connus pour leur affiliation à gauche.

Il n’en est pas autrement en ce qui concerne les actuelles manifestations contre le gouvernement de Viktor Orbán qui se déroulent en ce moment à Budapest. Si ces manifestations sont réelles, l’image qui en est donnée par les médias mainstream occidentaux est fortement déformée. Mais c’est normal, puisque en Hongrie ceux qui protestent contre le gouvernement sont les adeptes de la gauche et de l’idéologie progressiste, c’est-à-dire les amis de Macron appuyés par les ONG financées, entre autres, par l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros. Et s’ils étaient une bonne dizaine de milliers dimanche dernier, dont moins de 3 000 ont poursuivi leur mouvement en se rendant à la télévision publique, leurs actions violentes sont rejetées par 80 % de la population. C’est donc la situation inverse de celle observée ces derniers temps en France.

Les médias français mentent aussi sur la loi à l’origine de ces manifestations. Tout est parti de l’adoption par le parlement hongrois, le 12 décembre, d’une loi sur le travail qui fait passer de 250 à 400 le nombre d’heures supplémentaires qu’un employeur peut exiger de ses salariés. Cela ne concernera qu’une petite minorité de travailleurs, et c’est pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre : peu d’immigration, natalité en hausse mais toujours très faible, avec en moyenne 1,45 enfant par femme, chômage à 3,6 % de la population active, croissance du PIB supérieure à 4 %… La nouvelle loi permet aussi aux conventions collectives d’autoriser un calcul du temps de travail hebdomadaire (40 h) sur une période de 36 mois au lieu de 12, pour plus de flexibilité. Les médias français et européens, tels BFM TV et Euronews, prétendent, en reprenant les bobards diffusés par l’opposition hongroise la plus radicale, que les heures supplémentaires seront désormais payées au bout de trois ans, ce qui est faux ainsi que nous l’apprend depuis Budapest le correspondant du Visegrád Post, le site de réinformation sur l’Europe centrale, dans une analyse détaillée de la situation publiée jeudi matin.

Le Visegrád Post publie aussi les vidéos dévoilant les manipulations opérées par les députés de l’opposition qui se sont volontairement couchés à terre sur le ventre, les mains derrière la nuque, pour filmer les « répressions » du « régime » d’Orbán. Des mises en scène plutôt grossières, mais qui marchent quand on peut compter sur la collaboration des grands médias étrangers. Ces députés refoulés par le service d’ordre de la télévision publique prétendaient faire irruption dans le direct pour y lire leurs demandes : l’annulation de la loi « esclavagiste » sur les heures supplémentaires, moins d’heures supplémentaires pour les policiers et les fonctionnaires, des tribunaux indépendants, l’adhésion par la Hongrie au Parquet européen et des médias publics indépendants (alors que les médias privés restent majoritairement antigouvernementaux en Hongrie). La pétition porte le logo du parti libéral-libertaire et eurofédéraliste Momentum qui avait obtenu moins de 3% des voix aux élections législatives d’avril.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 20 décembre 2018

Reportage : Viktor Orban, l’enfant terrible de la droite européenne

09/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Pour Euronews, le parti au pouvoir en Hongrie, le Fidesz du Premier ministre Viktor Orban, inquiète le PPE, le Parti populaire européen. La formation a soutenu au Parlement le recours à l’article 7 du traité sur le fonctionnement de l’Union qui peut entrainer des sanctions contre Budapest. Désormais la droite européenne s’interroge sur l’expulsion du parti hongrois.

La première force politique au sein de l’hémicycle a adopté une résolution qui appelle au respect des valeurs et des libertés européennes. La résolution ne mentionne jamais directement la Hongrie mais le message est bel et bien à destination du Premier ministre hongrois, présent à Helsinki pour le congrès du PPE. Face aux critiques Viktor Orban maintient son discours de fermeté à l’approche des élections européennes.

Mais Viktor Orban reste clair sur ses positions :

Pour notre victoire, retrouvons nos racines et parlons de la renaissance de la démocratie chrétienne.


Éric Zemmour : “Salvini n’est pas Mussolini. Orban n’est pas Hitler”

07/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Dans une interview donnée au journal Ouest-France, publiée mercredi 31 octobre, le président de la République s’est dit frappé par la ressemblance “entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres”.

Quand j’ai entendu ça, j’ai hésité entre deux réactions : d’abord, le côté dubitatif devant un coup tactique, que je voyais venir gros comme une maison, et en même temps, l’effarement devant tant d’ignorance“, explique Éric Zemmour.

Il n’y a pas les méchants et il n’y a pas les gentils“, martèle Éric Zemmour.

Salvini n’est pas Mussolini. Orban n’est pas Hitler. On sait très bien ce que veut viser Macron. C’est faux. Ils sont élus démocratiquement. Hitler a fait 30% aux élections de 1932. Si la gauche s’était alliée, Hitler n’aurait pas été appelé chancelier par le président Hindenbourg. Mussolini non plus. Staline encore moins. Je ne vois pas la comparaison. Il y a d’autres problèmes, qui peuvent se référer à d’autres situations historiques mais pas aux années 30.


La Hongrie, partenaire-clé pour la Russie

19/09/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Sourire et poignée de mains chaleureuse entre Vladimir Poutine et le Premier ministre hongrois Viktor Orban. C’est la 7e fois que les deux hommes se rencontrent depuis 2014. L’occasion d’échanger sur l’état de leur relations bilatérales, ainsi que sur l’impact des sanctions de l’UE contre Moscou.

“La Hongrie est sans aucun doute l’un de nos partenaires principaux en Europe. Nos relations se développent dans tous les domaines. Les commissions intergouvernementales de nos deux pays travaillent activement ensemble, des relations inter-régionales se développent aussi, les liens économiques et commerciaux montrent des dynamiques positives”, estime Vladimir Poutine le président russe.

Viktor Orban a remercié le président russe pour le maintien de relations bilatérales solides entre leurs deux pays.

La Hongrie a besoins de partenaires bons et capables. Je suis très content que nos relations soient stables et équilibrées depuis des années. On ne peut pas dire que les conditions internationales soient toujours favorables à notre coopération mais toutes les choses désagréables existent pour que nous les combattions ensemble. Et nous avons réussi.

Viktor Orban fait partie de ces politiciens qui réclament la levée des sanctions contre la Russie.


Vote du Parlement Européen contre Victor Orban après le rendu du rapport Sargentini

14/09/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le Parlement européen a voté des sanctions contre la Hongrie d’Orban. Et ce, en suivant les recommandations d’un rapport qui selon les autorités hongroises étaient remplies d’imprécisions et de contre-vérités. En effet, pour ne citer que quelques exemples il est reproché au gouvernement hongrois que les nouveaux manuels scolaires dépeignent principalement les femmes comme des mères et des épouses, ou bien il est reproché aux autorités hongroises un manque de prudence en plaçant dans le même centre de migrants un migrant LGBT et d’autres migrants

Quelles sont les leçons du vote ?

Ce vote était pour activer l’article 7 afin supprimer le droit de vote de la Hongrie dans les institutions européennes. Clairement il y a un éclatement du groupe Parti Populaire Européen (PPE) soit la droite classique dans laquelle siège les députés Les Républicains pour la France. Concernant les députés français de ce groupe, dont la consigne était de voter contre le rapport, ils sont seulement trois dont Nadine Morano à avoir suivi la consigne. Avec pour le groupe seulement les deux tiers votant en faveur du rapport contre la Hongrie, le bloc se fissure un peu. La consigne pour les Français et le résultat du vote sont donc inversés. Fait notable de cette séance de vote c’est l’abandon par Sebastian Kürz de la Hongrie, sûrement dû a des intérêts énergétiques.

La fracture idéologique pour les européennes de juin 2019 serait elle donc posée ?

Absolument. Après le déplacement de Viktor Orban en Italie et sa bonne entente avec Matteo Salvini, ils avaient déjà dénoncé ensemble l’Europe de Macron. Si le PPE éclate et que la partie votant contre lui rejoint les centristes et les libéraux, alors le Parlement sera majoritairement sur la ligne Macron, pro mondialisation et immigration. Si au contraire c’est la ligne Orban-Salvini-Le Pen-Seehoofer qui l’emporte, alors tout sera différent. Si vous voulez plus de détails n’hésitez pas à consulter l’excellent site de réinformation le Visegrad

Orban face au Parlement européen : David contre Goliath ?

12/09/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Chef d’un petit pays européen, Viktor Orban a une nouvelle fois démontré qu’il n’est pas homme à battre en retraite et à s’aplatir devant les grands de ce monde au cours d’un long débat, de près de trois heures, qui s’est tenu hier dans l’hémicycle de Strasbourg en amont d’un rapport voté ce jour. Un vote qui revêt un enjeu majeur justifiant le déplacement du chef de gouvernement hongrois, venu défendre sa politique et à sa vision de l’avenir de l’Europe.

Quels sont les enjeux de ce rapport ?

Pour résumer succinctement, il s’agit pour le Parlement européen de dire si l’UE doit agir pour prévenir du « risque de violation grave de ses valeurs » en Hongrie. C’est la première fois que le Parlement fait usage de son droit d’initiative en la matière. La validation du lancement de la procédure dite de l’article 7 se fait selon des règles contraignantes : outre la simple majorité des voix (376), la résolution doit recueillir au moins les deux-tiers des suffrages exprimés. Un résultat d’autant plus difficile à obtenir que le principal groupe politique au Parlement européen, le Parti Populaire Européen (PPE, droite, 218 eurodéputés), accueille en son sein le Fidesz, le parti de Viktor Orban (12 représentants dans l’hémicycle). Si le président du groupe, l’allemand Manfred Weber qui se verrait bien président de la Commission l’année prochaine, s’est montré distant avec la politique d’Orban, il a néanmoins été contraint à l’issue d’une réunion de ses troupes à leur laisser la liberté de vote.

En attendant le résultat de vote de ce jour, quelles conclusions peut-on déjà tirer du débat de la veille ?

Loin d’être intimidé, Viktor Orban a pris la parole au début et à la fin du débat sans jamais se conformer au politiquement correct et aux attaques de ses adversaires politiques. Face au rapporteur Sargentini qui accusait le gouvernement hongrois de violer le droit des migrants, celui-ci a répliqué avec fermeté qu’il : « n’accepterait pas que les forces pro-immigration nous menacent, fassent un chantage et calomnient la Hongrie sur la base de fausses accusations ». Le vote de demain est crucial : il conditionne l’avenir du Fidesz au niveau européen (pourra-t-il rester dans le groupe majoritaire dominé par l’Allemagne de Merkel ?) ; il sera une heure de vérité pour les Républicains et son chef Laurent Wauquiez plus que jamais divisés ; il sera enfin révélateur des fractures existantes au sein même des gouvernements autrichien et italien puisque l’OVP de Sebastian Kurtz ainsi que le Mouvement Cinq Etoiles de Di Maio devraient voter contre la Hongrie, contrairement a la Lega de Salvin et au FPÖ de Strache qui ont réaffirmé leur plein soutien à la politique de Viktor Orban tout comme le RN et l’UKIP.

L’identité, clef d’explication principale des bouleversements politiques en Europe – Thierry Dubois (Les Identitaires)

Le 28 août, le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le Vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini, se sont rencontrés à Milan. Issus de deux tendances politiques initialement différentes, ils ont su, face au péril commun à toute l’Europe, se rejoindre sur les thématiques identitaires : « Nous voulons protéger nos frontières. Nous allons lutter contre les politiques pro-immigration d’Emmanuel Macron ».

Le Président français s’en est immédiatement gobergé : « Salvini et Orban ont raison de me désigner comme leur opposant principal », a-t-il déclaré lors de sa visite au Danemark, pendant laquelle il s’est moqué des « Gaulois réfractaires » et a déclaré que « le vrai Danois n’existe pas ».

Jamais le clivage n’avait été aussi clair. D’un côté les progressistes, qui prônent l’ouverture en tout (frontières, économie, mœurs…), qui détestent les identités, les peuples et les traditions. De l’autre les populistes, qui ont compris que la parenthèse de l’idéologie du vivre-ensemble s’était refermée. Sont revenues les limites, claires et précises, qui permettent aussi bien de désigner l’ennemi que de savoir qui nous sommes.

Si Macron accepte avec autant d’empressement ce statut d’opposant principal, c’est parce qu’il est déjà à bout de souffle. En France, il a réussi l’exploit de battre le record d’impopularité de Hollande à la même période. Sur la scène européenne, ses alliés se font bien rares : Merkel, qui a ouvert son pays à plus d’un million de migrants, directement responsable des viols de Cologne, de l’attentat du marché de Noël à Berlin, du meurtre de Chemnitz, et le nouveau Premier ministre espagnol socialiste Pedro Sanchez, qui ne résistera pas bien longtemps à la pression migratoire qui s’intensifie.

Car le fait est que la ligne pro-immigration est devenue intenable. Dans les pays scandinaves, même la gauche souhaite arrêter les frais. À l’Est, les dirigeants, Orban en tête, sentent le vent tourner et, soit par opportunisme, soit par conviction – qui était auparavant indicible à cause du politiquement correct –, adoptent de plus en plus librement un discours identitaire. Au Sud, le charismatique Salvini a pris la tête du mouvement populiste, porté par le réveil des peuples.

Outre-Atlantique, c’est Trump qui a été élu, contre 15 autres candidats républicains puis contre Hillary Clinton, sur un programme fermement identitaire, anti-immigration et refusant de céder à la gauche en s’excusant. En Australie, Scott Morrison vient de devenir Premier ministre : il est l’homme qui a mis en place la politique du NO WAY, contre les vagues de clandestins débarquant sur son sol. Son concurrent direct pour le poste n’était autre que le Ministre en poste de l’immigration.

La semaine dernière encore, le ministre de l’Intérieur allemand a déclaré que « l’immigration était la mère de tous les problèmes ». Hier, c’était le parti des Démocrates Suédois qui réalisait une forte progression en obtenant 17,8 % des voix. L’année qui vient de s’écouler montre que le populisme identitaire n’est pas un accident fait de cas isolés, mais bien une tendance, une lame de fond, qui s’inscrit dans la durée.

Macron se fait le chef d’un camp qui a déjà perdu. Si l’on ne peut pas dire que l’Histoire a un sens, elle connaît en tout cas des phases, et, comme l’a prédit le géopolitologue Samuel Huntington, le XXe siècle était celui des idéologies, le XXIe sera celui des identités.

Thierry Dubois

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pour Alba Ventura : “Salvini et Orban ont désigné Macron comme leur cible”

30/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Une course contre la montre se joue en Europe. Dans 9 mois ont lieu les élections européennes, avec en toile de fond le dossier sur les migrants, les dirigeants du continent s’affrontent. Notamment avec Emmanuel Macron d’un côté et de l’autre l’italien Salvini et le hongrois Orban.

On se rappelle que Matteo Salvini avait traité Emmanuel Macron d’”arrogant” qui avait qualifié les partis populistes de “lèpre nationaliste“.

Matteo Salvini a donc reçu le premier ministre hongrois Victor Orban à Milan. Les deux leaders ont accusé le président français d’être le “chef de file des partis pro-migrants“. Mais surtout ils ont ni plus ni moins désigné Emmanuel Macron comme leur “cible“.


“Matteo Salvini est mon héros” déclare le Premier ministre hongrois Viktor Orban

29/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est mon héros et aussi mon compagnon de voyage“, a déclaré Viktor Orban à propos de Matteo Salvini avant une rencontre avec ce dernier.

Viktor Orban et Matteo Salvini apparaissent aujourd’hui comme les partisans d’une ligne dure contre les migrants arrivant en Europe. Et ils le prouvent par les actes.

D’ailleurs, le Premier ministre hongrois a également déclaré : “La Hongrie est la preuve que les migrants peuvent être arrêtés sur la terre ferme” tout en ajoutant : “C’est là que débute la mission de Salvini. Il devrait démontrer que ces migrants peuvent être arrêtés également sur les mers“.


Macron dépassé par la Hongrie d’Orban, par Ivan Rioufol

Le sol se dérobe sous Emmanuel Macron et Angela Merkel. Leurs voix ne portent plus, à force de rester dans l’entre-soi des encouragements mutuels. La chancelière est, ce lundi, à la merci de son ministre de l’intérieur, Horst Seehofer (CSU) : il menace de faire éclater l’alliance historique (1949) avec la CDU s’il n’obtient pas d’ici mercredi des engagements sur un revirement de la politique migratoire. Lors de l’émouvant hommage rendu, dimanche, à Simone Veil avant son entrée au Panthéon avec son mari Antoine, le président a évoqué “les vents mauvais (qui) à nouveau se lèvent”. Macron visait-là les mouvements populistes.

Or, ce sont eux qui résistent au nouvel antisémitisme porté par l’islam politique en Europe. La “France des collabos”, évoquée par Macron pour se réhausser, est aujourd’hui celle qui se tait ou pactise devant la “peste verte”. Dans une note confidentielle écrite il y a deux semaines, l’ambassadeur de France en Hongrie, Eric Fournier, a fustigé “la presse française et anglosaxonne” : le diplomate soupçonne les médias, qui accusent la Hongrie d’antisémitisme, de vouloir détourner l’attention du “véritable antisémitisme moderne”, celui des “musulmans de France et d’Allemagne”. Pour avoir osé écrire cette vérité interdite, l’ambassadeur a été limogé samedi par Macron. Parlant de Orban le 15 avril lors d’un entretien télévisé, le chef de l’Etat avait déjà dit : “Je ne partage rien de ses valeurs”. Mais c’est le premier ministre hongrois qui trouve, de plus en plus, l’écoute de ceux qui s’inquiètent de leur survie dans un monde ouvert et relativiste.

Le 15 mars, Orban a déclaré ceci, en désignant Bruxelles et les mondialistes : “Ils veulent qu’en quelques décennies, de notre propre gré, nous donnions notre pays à d’autres : des étrangers venus d’autres coins du monde, qui ne parlent pas notre langue, ne respectent pas notre culture, nos lois ni nos modes de vie, qui veulent remplacer les nôtres par les leurs (…) Bruxelles ne défend pas l’Europe (…) Nous avons renvoyé le sultan et ses janissaires, nous avons renvoyé l’Empereur Habsbourg et ses soldats, les Soviets et leurs camarades et maintenant nous allons renvoyer George Soros et ses réseaux. Nous lui demandons de retourner en Amérique“.

Au prétexte que Soros est Juif, le procès en antisémitisme est ouvert contre Orban par ceux qui ne veulent surtout pas l’entendre. Or c’est Orban qui, en avril dernier, a déclaré à l’adresse de Benyamin Netanyahou, premier ministre d’Israël et soutien du Hongrois : “La Hongrie fera preuve de tolérance zéro contre l’antisémitisme (…) La Hongrie a commis un crime durant la seconde guerre mondiale en échouant à protéger les Juifs, mais cela n’arrivera plus”. En considérant la Hongrie comme un “modèle” dans sa “gestion des mouvements migratoires illégaux”, l’ambassadeur Fournier n’a certes pas craint d’aller à contre-courant du récit macronien. La réponse brutale du chef de l’Etat est conforme à ce qu’il a déjà montré de son autoritarisme mal venu. Mais c’est lui, Macron, qui est en train de perdre pied.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 juillet 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Hongrie : Viktor Orban cible les ONG pro-immigration

21/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
La nouvelle loi hongroise criminalisant les ONG qui aident les migrants a été critiquée mercredi à Bruxelles.

En Hongrie, les ONG sont désormais pénalement et financièrement menacées. Les immigrationnistes y voient une nouvelle provocation de Budapest en pleine journée internationale des réfugiés.

Iverna McGowan, Amnesty international-Europe, a ainsi déclaré :

Les peuples sont confrontés a des facteurs complexes dans toute l’Europe. Or, ils essaient de trouver un bouc émissaire à tous ces problèmes, d’autant que le problème est inexistant en Hongrie. Il s’agit donc d’une campagne de propagande qui vise à stigmatiser les personnes qui défendent les droits, qui défendent la justice, qui défendent ce qui est juste.


“Anti-Soros” : le slogan électoral qui veut devenir loi en Hongrie

04/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban vient d’entamer son troisième mandat. Le Fidesz, son parti conservateur, a obtenu lors des récentes législatives la majorité qualifiée au Parlement, où il contrôle désormais 67 % des sièges.

Pièce centrale de cette campagne électorale victorieuse : une virulente rhétorique “anti-Soros”, du nom de ce milliardaire américain d’origine hongroise favorable à l’invasion migratoire de la Hongrie.

Alors que les ONG soutenues par la fondation Soros sont sous pression, la rhétorique “anti-Soros” pourrait bientôt devenir une loi du même nom, sur fond de mise au pas des médias et des voix discordantes.


Hongrie : l’inflexibilité de Viktor Orban provoque la départ de la fondation pro-immigration de Georges Soros

16/05/2018 – EUROPE (NOVOpress)
La fondation du milliardaire américain d’origine hongroise George Soros va quitter la Hongrie où elle est présente depuis plusieurs décennies.

Une décision en réaction aux politiques “répressives” du gouvernement de Viktor Orban, le premier ministre hongrois qui a élevé George Soros au rang d’ennemi numéro un du pays.

Viktor Orban accuse – à juste titre – le milliardaire de vouloir inonder la Hongrie et l’Europe d’immigrants. Le parlement hongrois doit aussi examiner un paquet législatif baptisé “Stop Soros” qui prévoit de taxer les ONG “qui soutiennent l’immigration”.


[Vidéo] Ferenc Almássy : “Viktor Orbán a montré que la crise migratoire n’est pas une fatalité”

Hongrie viktor-orban

19/04/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Viktor Orbán, l’une des bêtes noires de Bruxelles, vient d’être réélu pour un troisième mandat consécutif à la tête de la Hongrie. Avec, de nouveau, la super-majorité des 2/3 pour son parti le Fidesz, ce qui lui donne le droit de modifier la Constitution seul.

Cette victoire, menée au terme d’une campagne très rude et d’une focalisation du débat public sur la thématique migratoire et sur les agents d’influence de la société civile (réseaux Soros), a des échos qui vont au-delà des frontières de la Hongrie.
Depuis plusieurs années, Orbán est devenu un modèle pour des responsables politiques comme Matteo Salvini (Italie) ou le gouvernement autrichien, et constitue la locomotive politique du groupe de Visegrád qui regroupe la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie et la Hongrie.

Qui est Viktor Orbán? Comment ce jeune démocrate libéral anti-communiste et proche de George Soros dans les années 1980 a-t-il basculé dans l’illibéralisme et la dénonciation des réseaux Soros? Comment a-t-il construit sa victoire sans pâtir de l’usure du pouvoir?

Comment ce brillant stratège politique est-il parvenu à dompter ses opposants et les enfermer dans le camp des partisans de l’immigration?

Pour décrypter ces événements en échappant aux caricatures des médias mainstream occidentaux, Ferenc Almássy – rédacteur en chef du Visegrád Post www.visegradpost.com – a accordé un long entretien à TV Libertés, sur les rives du Danube.


De Pernaut à Orban : la revanche des pestiférés, par Ivan Rioufol

Les “populistes” seraient-ils vraiment d’affreux fachos ? Il a toujours été de bon ton, dans le petit monde médiatique, de mépriser Jean-Pierre Pernaut, trop franchouillard et provincial pour ne pas être suspecté d’être d’extrême droite. Quant à Viktor Orban, le premier ministre hongrois, il est d’usage dans les salles de rédaction de le considérer comme un autre pestiféré. Oui, mais voilà. Jeudi à midi, c’est le présentateur du journal de 13 h de TF1 qu’Emmanuel Macron a choisi pour l’interviewer durant une heure. L’entretien se déroulera dans une salle de l’école de Berd’huis, petit village de l’Orne.

Quant à Orban, il vient pour la troisième fois de remporter une victoire triomphale aux législatives qui se déroulaient hier (son parti, le Fidesz, a récolté près de 49% de voix). Ces deux faits ont en commun de mettre en scène deux acteurs, l’un médiatique l’autre politique, en prise directe avec leur société. C’est à la France périphérique des Oubliés, qui pâtit autant des grèves des cheminots que de la politique de l’Elysée, que le chef de l’Etat va tenter de s’adresser à travers le public de Pernaut. Avoir choisi ce “populiste” est un premier aveu de la fausse route prise jusqu’à présent par Macron, prisonnier de la France élitiste, mondialiste et urbaine qui lui ressemble trop. Pour sa part, Orban devient l’expression d’une résistance à la crise identitaire qui parcourt l’Europe et qui mine notamment la France. Ce qu’il dit aux Hongrois est de plus en plus audible aux Français.

Ceux qui croient défendre la France et son “modèle de société” en cherchant à maintenir coûte que coûte des services publics fonctionnarisés se trompent de priorités. Que cela plaise ou non, la préservation de la nation est mieux posée par Orban quand il assure : “Bruxelles ne défend pas l’Europe” et quand il désigne le multiculturalisme comme le danger. Voilà ce qu’il a déclaré, le 15 mars : “Ils veulent qu’en quelques décennies, de notre propre gré, nous donnions notre pays à d’autres : des étrangers venus d’autres coins du monde, qui ne parlent pas notre langue, ne respectent pas notre culture, nos lois et nos modes de vie, et qui veulent remplacer les nôtres par les leurs. Ceux qui n’arrêtent pas l’immigration à leurs frontières disparaissent (…) Nous avons renvoyé le sultan et ses janissaires, nous avons renvoyé l’Empereur Habsbourg et ses soldats, les Soviets et leurs camarades et maintenant nous allons renvoyer Georges Soros et ses réseaux.

Nous lui demandons de retourner en Amérique”. Ce lundi, le ministre allemand de l’Intérieur a invité l’Union européenne à cesser de se montrer “arrogante et condescendante” avec les “petits” pays membres comme la Hongrie. Ce conseil, Macron devrait aussi l’entendre s’agissant des Français du “monde ancien”, qu’il méprise tant. Non seulement ils n’ont pas disparu, mais il m’étonnerait qu’ils restent longtemps silencieux.

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 avril 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Éric Zemmour : “Viktor Orban est désormais l’opposant numéro 1 à Bruxelles”

Hongrie viktor-orban

10/04/2018 – HONGRIE (NOVOpress)
Le parti national-conservateur de Viktor Orban frôle les 50% aux élections législatives en Hongrie, alors même que le scrutin du dimanche 8 avril a connu une très forte participation. Le premier ministre pourra tranquillement entamer son troisième mandat consécutif.

Pour Éric Zemmour, il s’agit d’une leçon pour tous les partis de droite :

Le triomphe de Viktor Orban va bien au-delà de la petite Hongrie. C’est une nouvelle victoire électorale de ce que les élites occidentales appellent avec mépris le populisme.

C’est une leçon pour tous les partis de droite : le parti d’Orban, qui est toujours membre du PPE, qui rassemble les Républicains français et la CDU allemande, gagne haut la main en assumant la lutte contre le grand remplacement et les racines chrétiennes de l’Europe, et en donnant en contre-exemple les pays multiculturels comme la France.

Après l’Autriche, la Slovaquie, l’Italie et la Pologne, le mouvement parti de Hongrie est revenu à la case départ. C’est la moitié du continent qui, désormais, s’oppose à Bruxelles et aux deux patrons de l’Europe, le Français et l’Allemand. C’est la moitié de l’Europe, y compris l’Italie du nord, qui fait sienne l’illibéralisme théorisé par Viktor Orban.


Selon le Premier ministre hongrois, l’Europe occidentale baisse les bras face à l’invasion en provenance du tiers monde

19/03/2018 – HONGRIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lu sur le site du the New Observer Online, selon le Premier ministre Viktor Orban qui s’adressait à un demi million de ses partisans lors de la fête national hongroise la semaine dernière : « l’Europe a déposé les armes face à l’invasion migratoire venant d’Afrique et du moyen Orient. (…) La plus grande des batailles est devant nous, il y a des gens qui veulent prendre notre pays. Non pas par un trait de plume, comme ça s’est passé à Trianon il y a cent ans, mais que nous cédions notre pays à d’autres sur une période de quelques décennies. »

Des paroles très dures contre l’oligarchie mondiale

« Leurs visages ne sont pas invisibles, mais cachés ; ils ne se battent pas à la loyale, mais emploient la ruse ; ils ne sont pas respectables et sans principe, ils ne sont pas nationaux, mais internationaux ; ils ne croient pas au travail, mais à la spéculation ; ils n’ont pas de patrie, mais pensent que le monde entier leur appartient ».

C’est l’Europe de Bruxelles qui est visée en filigrane

Avec un discours fustigeant la politique européenne de l’immigration d’origine extra-européenne soumis à la doxa de l’oligarchie mondiale, Orban se dresse en porte parole des pays sceptiques au regard des institutions de l’Union européenne. La crise de fonctionnement de ces institutions ne fait que se confirmer.