Grand remplacement en Europe : la Hongrie à l’avant-poste de la résistance

Orban Poutine

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède puis l’inquiétante submersion démographique de la Belgique, l’espoir d’une réaction politique au Danemark, le désastre multiculturel britannique, le suicide de l’Allemagne, les tentatives de résistances de l’Autriche, l’espoir naissant en Italie, la spirale infernale en Espagne, l’islamisation galopante des Pays-Bas, le bon élève portugais, la lente chute de la Suisse, la crise migratoire en Grèce et la situation catastrophique de la France… Paul Tormenen s’intéresse à la Hongrie, pays qui envoie un signal d’espoir à tous les défenseurs de leur identité en Europe.

Un pays européen peut-il maîtriser les flux migratoires au lieu de les subir ? Jusqu’où peut-il aller pour affirmer sa souveraineté en la matière dans le cadre de l’Union européenne ? Ces questions importantes méritent d’être posées, car des réponses qui y sont apportées dépend le sort des pays européens soumis au droit communautaire. L’exemple de la Hongrie montre à la fois la détermination de ses dirigeants à rester maîtres chez eux et la difficulté à faire reconnaître une véritable autodétermination en la matière au sein de l’Union européenne.

La Hongrie, au cours de son histoire, a subi le joug de différentes puissances étrangères. Parmi celles-ci, l’Empire ottoman puis l’Union soviétique sont encore dans les mémoires. Depuis que ce pays a recouvré son indépendance, son gouvernement refuse de se faire dicter sa politique migratoire par une puissance étrangère, fût-elle une organisation bureaucratique comme l’est l’Union européenne. Ces dernières années, les Hongrois ont dû lutter pied à pied pour ne pas subir la submersion migratoire à laquelle la situation géographique du pays les prédisposait.

Des flux migratoires plus que modérés

Les récentes déclarations de l’ambassadeur de Hongrie à Paris résument la position du gouvernement hongrois vis-à-vis de l’immigration subie : « Les flux migratoires ne doivent pas être gérés, ils doivent être arrêtés » (1).

Cette volonté de ne pas subir une invasion migratoire se traduit dans les chiffres : la Hongrie n’accepte qu’une immigration extrêmement modérée et essentiellement européenne.
Durant la dernière décennie, les entrées annuelles d’étrangers ont oscillé entre 23 000 en 2010 et 55 000 en 2019.
Les Européens constituent le plus gros contingent des nouveaux arrivés : ils étaient 37 000 en 2019.
En retranchant les sorties, le solde migratoire net du pays est dérisoire. Il s’élevait à 27 200 en 2019.
Le nombre d’immigrés originaires d’Afrique arrivant en Hongrie est très faible : alors qu’il était de 500 en 2010, il est à peine plus important en 2019, 1 400 (2).

Les Hongrois sont de plus en plus nombreux à émigrer à l’étranger. Ce phénomène, assez difficile à quantifier compte tenu de la libre circulation dans l’Union européenne, concernerait plusieurs dizaines de milliers de Hongrois par an, ce qui, avec la faible natalité que connaît la Hongrie, a eu un impact négatif sur l’évolution de la population (3).

La Hongrie connaît également des flux en sens inverse : elle apparaît comme un refuge pour des citoyens européens qui ne supportent plus la transformation accélérée de leur pays, comme en témoigne l’installation d’une communauté d’expatriés venus d’Allemagne, de France, de Belgique, etc.

Le dispositif de l’asile en Hongrie n’est pas, comme en France, une nouvelle voie d’immigration clandestine : le gouvernement n’accorde qu’au compte-gouttes le statut de réfugié et il ne laisse pas les déboutés s’installer sur le territoire national.
La Hongrie a connu une très forte poussée du nombre des demandeurs d’asile au milieu des années 2010, qui a culminé avec l’annonce inconsidérée par la chancelière Merkel de l’ouverture des frontières allemandes en 2015. Entre 2014 et 2016, pas moins de 249 000 personnes ont fait une demande d’asile dans le pays. Mais cela n’a pas poussé les autorités à être plus permissives : seules 540 personnes se sont vu reconnaître le statut de réfugié dans la période (4). Les migrants ont donc pour beaucoup continué leur chemin vers d’autres pays européens beaucoup plus laxistes en la matière.

En 2019, alors que le pays recensait 500 demandes d’asile, 22 personnes ont été admises au statut de réfugié et 31 à la protection subsidiaire.

Tant en matière d’asile que d’immigration au sens large, on est donc loin des chiffres stratosphériques de la France, un pays dont le gouvernement ne cherche ni à réguler les flux délirants qui y arrivent, ni à garder sa cohésion sociale.

La population étrangère en Hongrie

La Hongrie a une population de 9,7 millions d’habitants, un chiffre en baisse légère mais constante depuis plusieurs années (5). Les habitants du pays sont très majoritairement d’origine magyare. Le pays compte plusieurs minorités ethniques dont les Roms sont les plus nombreux.
La population étrangère représente 2 % de la population totale, soit 199 000 habitants en 2020. Ce nombre a faiblement progressé depuis 2008, alors qu’il atteignait 174 000.
Parmi les résidents étrangers, les Européens sont très majoritaires (131 000). Les Chinois forment la communauté extra-européenne la plus importante, avec près de 19 000 personnes (6).

Le gouvernement est de plus en plus restrictif en matière d’acquisition de la nationalité. En 2019, seules 3 200 étrangers sont devenus Hongrois par décision administrative.

Face à la baisse du nombre des naissances que connaît le pays depuis quelques années, le gouvernement hongrois mène surtout depuis 2016 une politique nataliste très volontariste. Le Premier ministre Viktor Orbán résumait en février 2019 la politique en la matière :

« Il y a de moins en moins d’enfants nés en Europe. Pour l’Occident, la réponse (à ce problème) est l’immigration. Pour chaque enfant manquant, il devrait en arriver un et ainsi les chiffres seront bien […]. Mais nous n’avons pas besoin de chiffres. Nous avons besoin d’enfants hongrois »

(7).

Les mesures pour créer un environnement favorable à la vie de famille ont déjà un impact sur le nombre de mariages et de naissances dans le pays (8). En refusant de compenser la baisse de la population par l’immigration, le gouvernement hongrois entend préserver la cohésion sociale et l’identité culturelle du pays. Cette préoccupation est largement partagée dans la population, pour laquelle la situation dans certains pays d’Europe de l’Ouest, traversés par le terrorisme, l’islamisme, la délinquance et les revendications incessantes des minorités, agit contre un contre-exemple à ne pas suivre.

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Thibaud Gibelin : « Le rôle de Viktor Orban a été de dire non » à Bruxelles

15/12/2020 – EUROPE (NOVOpress)
La fracture est consommée entre Viktor Orban et l’Union européenne. Même si les Hongrois et les Polonais devraient parvenir à un compromis sur le gigantesque plan de relance de 750 milliards, les divergences restent profondes. Épaulé par Varsovie, le Premier ministre hongrois a rejeté le critère du respect de l’état de droit, condition des subventions européennes.

Dans le collimateur de Bruxelles depuis la crise migratoire, le populisme de Viktor Orban prend-il sa revanche sur l’Europe occidentale et libérale? L’analyse pour Sputnik de Thibaud Gibelin, doctorant, diplômé en histoire et en sciences politiques, auteur de l’essai «Pourquoi Viktor Orban joue et gagne», publié aux éditions Fauves.


Viktor Orbán : “L’Europe occidentale souhaite un monde métissé et vivre ensemble avec des étrangers. Nous préférons rester hongrois”

Dix ans de gouvernements Orbán en Hongrie

Il y a dix ans, le 29 mai 2010, Viktor Orbán et son parti, le Fidesz, formaient un gouvernement après huit ans passés dans l’opposition. Auparavant, Orbán avait déjà occupé le poste de Premier ministre pendant quatre ans, de 1998 à 2002. Le tournant qui conduisit à la victoire éclatante du Fidesz en 2010 s’opéra en 2006, quand, un mois après les élections à nouveau remportées par la gauche et les libéraux, un enregistrement du Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsány fut diffusé à la radio dans lequel on entendait cet ex-communiste devenu oligarque dire : « Nous n’avons rien fait pendant quatre ans. Rien. Vous ne pouvez pas me citer un seul exemple d’une action sérieuse du gouvernement dont nous pourrions être fiers, si ce n’est que nous avons repris le pouvoir avec de la merde. […] Depuis un an et demi, nous mentons matin, midi et soir. » S’ensuivirent des manifestations qui furent brutalement réprimées par les autorités et tournèrent à l’émeute, conduisant même à l’assaut d’une foule excédée contre le siège de la télévision publique. Puis vint la crise financière de 2007 alors que la Hongrie affichait déjà un déficit budgétaire de 9,6 % du PIB en 2006, année électorale oblige, et ensuite les plans de rigueur sous la coupe du FMI.

Arrivés au pouvoir avec une majorité constitutionnelle des deux tiers au Parlement, le Fidesz et son chef allaient mener les réformes au pas de charge, ce qui leur vaudra très rapidement les attaques de l’UE et des médias européens. Cela commença par une nouvelle constitution pour remplacer celle rédigée par Staline en personne, toujours en vigueur sous une forme modifiée. Le préambule de la nouvelle constitution commençant par les mots « Dieu, bénis les Hongrois », la mention du mariage en tant qu’union d’un homme et d’une femme, et le rappel de la présence de Hongrois au-delà des frontières de la Hongrie – héritage du traité de Trianon – suffirent pour que la nouvelle loi fondamentale fût considérée comme imprégnée de cléricalisme, d’homophobie et de nationalisme.

Evitant toujours la confrontation frontale, sachant reculer d’un pas après avoir avancé de trois, fort de ses excellentes relations avec des personnalités européennes de premier plan, Viktor Orbán s’est montré un adversaire redoutable et il a jusqu’ici remporté toutes les manches. Lui et son parti, le Fidesz, ont su, à partir de la défaite de 2002 et après le retour au pouvoir en 2010, imposer un vrai pluralisme médiatique – chose insupportable pour les partisans de la pensée unique et du politiquement correct – et modifier ainsi durablement le rapport de force. Affichant de bons résultats économiques avec des déficits en baisse malgré des politiques natalistes très volontaristes, ayant réduit le chômage à presque rien et redonné à la Hongrie une des plus fortes croissances du continent avant la crise sanitaire actuelle, ayant su également défendre les frontières contre l’assaut migratoire en 2015-2016, l’homme d’Etat hongrois a conduit son parti conservateur et ses alliés chrétiens-démocrates à deux nouvelles victoires écrasantes, en 2014 et 2018.

En 2012, venu répondre aux reproches du Parlement européen, Orbán avait résumé ainsi son programme : « Nos idéaux sont chrétiens. Ils s’appuient sur la responsabilité de l’individu, les sentiments nationaux positifs sont pour nous importants et nous considérons la famille comme le fondement de l’avenir. » Lucide, il avait encore ajouté : « Peut-être sommes-nous minoritaires en Europe, mais nos convictions sont malgré tout européennes et nous avons le droit de les défendre. » Les défendre, c’est ce qu’il fait depuis maintenant dix ans avec le soutien d’une large majorité d’électeurs hongrois.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 28 mai 2020

Viktor Orban : “Il est interdit de le dire en Europe, mais la migration est une invasion organisée”

24/02/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jeudi 13 février, venu inspecter la barrière frontalière de la Hongrie avec son homologue slovaque Peter Pellegrini, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclaré :

Il est interdit de le dire en Europe, mais la migration est une invasion organisée

S’adressant aux journalistes il ajoute que 95% des migrants arrivant à la frontière sont des « hommes en âge de porter leurs armes », ce qui ne colle pas avec les descriptions de la situation à la frontière hongroise dans les médias internationaux. Viktor Orban a tenu à remercier le Gouvernement slovaque pour l’aide qu’il fournit dans la protection des frontières.

Il insiste sur le fait que les migrants sont soutenus par des organisations se disant des ONG et qui fonctionnent comme les groupes de passeurs. Il ajoute que ces organisations disposent de ressources financières importantes.

Viktor Orban à Salvini : “Nous n’oublierons jamais que vous avez été le tout premier dirigeant d’Europe occidentale à mettre un terme à l’afflux d’immigrants clandestins en Europe”

Dans une lettre rendue publique, Viktor Orban rend hommage à Salvini à l’heure où tout le monde se ligue en Italie pour exercer le pouvoir contre la volonté du peuple italien (alliance parlementaire entre le centre gauche et le Mouvement 5 Étoiles) :

Monsieur le secrétaire de Parti!

Cher Matteo!

Par la présente lettre, permettez-moi de vous exprimer ma grande considération et mes remerciements pour le travail que vous avez mené ces derniers temps en faveur de l’Italie et de l’Europe toute entière, y compris de la Hongrie.

Je vous assure que nous, les Hongrois, n’oublierons jamais que vous avez été le premier dirigeant d’Europe de l’Ouest ayant voulu empêcher l’afflux de migrants vers l’Europe à travers la mer Méditerranée.

Indépendamment des évolutions futures de la politique intérieure italienne et du fait que nous appartenons à des familles de parti européennes différentes, nous vous considérons comme étant un camarade de combat dans la lutte pour la préservation de l’héritage chrétien de l’Europe et de l’arrêt de l’immigration.

Je vous souhaite dans vos prochaines tâches beaucoup de succès et une bonne santé.

Avec mes salutations respectueuses

Viktor Orbán

Texte repris du site lesalonbeige.fr

Matteo Salvini et Viktor Orban partenaires dans la lutte contre l’invasion migratoire

Salvini Orban

03/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Matteo Salvini et Viktor Orban se sont retrouvés le long de la barrière anti-migrants dressée par Budapest il y a bientôt 4 ans. Des images qui illustrent bien ce qui unit la Hongrie et l’Italie : la lutte contre l’immigration. Les deux hommes entendent monter une alliance de partis anti-immigration en Europe après les élections européennes.

Matteo Salvini a ainsi redit son souhait de travailler avec le Premier ministre hongrois sur l’immigration :

Le problème n’est pas de redistribuer les migrants en Europe, le problème est d’avoir une Europe qui protège ses frontières terrestre et maritimes.

Viktor Orban a même ajouté qu’il serait difficile à son parti, le Fidesz, de trouver sa place au parlement européen si le PPE n’allait pas dans le sens d’une collaboration avec des partis comme la Ligue du nord. La semaine prochaine, il doit recevoir le vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, président du FPÖ, le parti de la Liberté d’Autriche.



Viktor Orban lance sa campagne pour les Européennes

09/04/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est dans un discours offensif que le premier ministre Hongrois a lancé campagne pour les élections européennes de son parti le Fidesz. Pour lui, « Les millions de clandestins arrivés en Europe menacent la sécurité et l’identité chrétienne des Européens. Les Anglais s’en vont, et les migrants sont là. »

Mais que propose-t-il ?

Il a listé sept mesures d’urgences parmi lesquelles « Retirer la gestion de l’immigration aux bureaucrates bruxellois et la rendre aux gouvernements nationaux » ou « Que les instances compétentes – essentiellement le Parlement européen et le Conseil européen – placent des dirigeants opposés à l’immigration à la tête des institutions de l’Union ». Il charge encore le président de la fondation Open Society, Georges Soros, qu’il accuse régulièrement de favoriser et même d’organiser l’immigration. Mais Viktor Orban ne propose pas seulement des choses contre les immigrés clandestins mais propose aussi des mesures pour la défense des siens. Il propose notamment « Personne ne devra faire l’objet de discrimination négative en Europe pour s’être affirmé chrétien ».

Que disent les sondages ?

Ils donnent le parti au pouvoir largement en tête. Il faut dire que la position forte et assumée de Viktor Orban plaît à son peuple. Issu de la campagne, il est encore lié à son peuple dont il comprend l’attente la plus importante : rester hongrois. C’est pourquoi Marine Le Pen, Mattéo Salvini cherche à se rapprocher de lui.

Cependant, avec seulement 22 sièges pour la Hongrie contre 79 pour la France ou 96 pour l’Allemagne cela ne devrait pas trop changer la donne au Parlement européen.

En effet. Il faut que nos auditeurs se rendent compte que depuis les premières élections en 1979 le groupe à droite traditionnelle où siègent Les Républicains aujourd’hui et le groupe de gauche où siège le PS se partagent la présidence du parlement. Il faudrait donc plus de 354 députés européens populistes pour renverser l’ordre établi des copinages entre la droite et la gauche européenne.

La droite européenne suspend le Fidesz, le parti de Viktor Orban

21/03/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le Parti populaire européen (PPE) a voté le 20 mars la suspension avec effet immédiat du parti du Premier ministre Hongrois Viktor Orban, le Fidesz.

En cause, une campagne jugée diffamatoire du Fidesz envers l’Union Européenne et Jean-Claude Juncker et diffusée en Hongrie le 19 février dernier.

Cette exclusion du parti hongrois Fidesz, présidé par Viktor Orban, pourrait ainsi entraîner une diminution de l’influence globale du PPE, car l’homme fort de la Hongrie ne compte pas en rester là. Ce dernier pourrait se tourner vers le parti polonais ultraconservateur « Droit et Justice » dans l’optique de former un nouveau groupe autour de valeurs communes. Cela créerait un appel d’air pour tous les partis conservateurs qui, au sein du Parlement, sont fatigués de composer sans cesse avec le politiquement correct de leurs groupes. L’exclusion de Viktor Orban pourrait donc marquer le début d’un renouveau du conservatisme européen, au cœur des institutions de l’Union.


Jean Messiha : «Le Parti populaire européen n’a pas intérêt politiquement à se séparer de Viktor Orban»

04/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean Messiha, délégué national aux études du Rassemblement national, était l’invité de RT France.

Il est notamment intervenu au sujet de la potentielle exclusion du Premier ministre hongrois Viktor Orban du Parti populaire européen (PPE).


[reportage] Hongrie : le refus du Grand remplacement

11/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Affichant un des taux de natalité les plus bas d’Europe, la Hongrie est confrontée à une pénurie de main-d’œuvre et au départ de ses jeunes actifs, attirés par des salaires plus élevés à l’étranger.

Mais pour le Premier ministre Viktor Orbán, il est hors de question d’avoir recours aux migrants pour occuper les postes restés vacants et faire tourner l’économie. Sous son impulsion, la Hongrie a mis en place une politique nataliste volontariste.

Les familles nombreuses sont chouchoutées et les Hongrois sont incités à faire plus d’enfants, le tout dans le respect des valeurs traditionnelles.


La politique nataliste ambitieuse d’Orban pour remédier au déclin démographique hongrois

06/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Viktor Orban nous montre un exemple de mesures pour augmenter la natalité de son pays sans avoir recours à l’immigration ! Ainsi, la Hongrie met en place la gratuité des crèches, ainsi qu’une prime à la construction de leurs maisons pour les couples qui s’engagent à avoir des enfants.

De cette façon, un couple peut s’engager à avoir trois enfants en dix ans afin de toucher la prime d’état maximale.

Pour le secrétaire d’État hongrois à la Famille, « En Hongrie, nous pensons que l’immigration ne devrait pas être une solution aux défis démographiques. […] Il s’agit de notre avenir, nous demeurons des Hongrois en Hongrie ou nous cessons d’exister ».

Le gouvernement d’Orbán boycotte le Parlement européen, par Olivier Bault

Enième débat sur la Hongrie au Parlement européen mercredi dernier. Le gouvernement hongrois avait cette fois refusé d’y participer. Et pour cause, les reproches adressés à Budapest par les députés des groupes de gauche et de la fausse droite sont les mêmes que depuis huit ans alors que les électeurs hongrois ont déjà eu l’occasion de faire connaître leur propre opinion majoritaire dans les urnes en reconduisant Viktor Orbán en 2014 et 2018 (49 % des voix pour la coalition Fidesz-KDNP aux élections d’avril 2018).

L’autre raison du boycott du gouvernement d’Orbán était l’intervention du premier vice-président de la Commission, le travailliste néerlandais Frans Timmermans dont le parti a en revanche été durement sanctionné aux dernières élections législatives dans son pays, avec seulement 5,7 % des voix contre 24,8 % en 2012. Ne pouvant plus espérer se faire élire chez lui, reste à M. Timmermans l’espoir d’une nomination au poste de président de la prochaine commission. Selon le mécanisme du Spitzenkandidat non prévu dans les traités mais inauguré pour la nomination de Jean-Claude Juncker en 2014, le Parlement européen propose au Conseil européen son candidat à ce poste, et M. Timmermans est le candidat proposé par le groupe socialiste. La Hongrie, comme la Pologne, reproche au vice-président de la Commission chargée de l’amélioration de la législation, des relations interinstitutionnelles, de l’Etat de droit et de la charte des droits fondamentaux de mener sa campagne politique sur son dos.

Pendant la discussion de mercredi au Parlement européen, le Néerlandais a en effet à nouveau lancé ses accusations, toujours populaires auprès de la majorité des députés au Parlement européen qui supportent mal les gouvernements conservateurs, d’atteintes aux droits fondamentaux en Hongrie, de mauvais traitements à l’égard des Roms, de violation de l’indépendance du système judiciaire, d’influence excessive du gouvernement sur les médias, etc.

La Commission a d’ailleurs lancé une procédure contre la Hongrie qui devrait bientôt aboutir devant la Cour de justice de l’UE à propos des fameuses lois « anti-Soros » adoptées l’année dernière afin de lutter contre ces ONG qui favorisent l’immigration illégale.

Commission et députés ont appelé les Etats membres à se saisir de la procédure de sanctions contre la Hongrie lancée en septembre dernier par le Parlement européen, ce que les gouvernements nationaux ne sont pas pressés de faire. Il est vrai que pour lancer cette procédure sans disposer de la majorité des deux tiers prévue dans les traités, la présidence du Parlement avait choisi, en toute illégalité, de ne pas compter les abstentions. Quand on veut faire respecter l’Etat de droit chez les autres, il faut commencer par soi-même !

Pour le gouvernement hongrois, les vraies motivations de ce énième « débat » sont ailleurs. Il s’agit de maintenir les pressions sur un pays qui refuse d’ouvrir ses frontières à l’immigration. Zoltán Kovács, secrétaire d’Etat pour les communications et les relations internationales, l’a exprimé très clairement : « la gauche et les partisans d’une politique d’immigration libérale » ont « kidnappé » les institutions européennes, et le débat de mercredi est « de toute évidence une campagne politique ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er février 2019

Les élections au Parlement européen en mai 2019 seront décisives

22/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Selon Viktor Orban, les élections européennes à venir au mois de mai seront l’occasion pour les États membres d’évoquer leurs points de vues sur le problème de l’immigration.

Le Premier ministre hongrois, lors d’une conférence de presse la semaine dernière, a dit que « jusqu’à présent le seul pays qui a eu la chance d’exprimer ses opinions sur le problème de l’immigration était la Hongrie. Les élections au Parlement européen en mai seront une grande occasion pour les européens d’exprimer leurs opinions ».

Orban a dit que la Hongrie visait à former une coalition de forces anti-immigration dans les institutions européennes, d’abord au Parlement, puis à la Commission européenne et enfin au Conseil de l’Europe.

Le Premier ministre hongrois a insisté sur le fait que la Hongrie était le premier pays à démontrer que les migrations peuvent être arrêtées pour une longue période. Il a salué au passage les efforts du ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini notamment les liens étroits qu’il a tissés avec le parti polonais au gouvernement récemment.

L’immigration a profondément changé l’avenir de l’Europe. Les pays avec une forte immigration n’ont pas d’autre choix que de discuter du seul problème de coexistence.

Manifestations en Hongrie et mensonges des médias

Les grands médias français, qui reprennent sans hésiter les éléments de communication du ministère français de l’Intérieur quand il s’agit de parler des manifestations des Gilets jaunes, font tout le contraire pour évoquer des manifestations en Pologne et en Hongrie : ils se transforment alors en caisse de résonance de l’opposition la plus radicale à des gouvernements pourtant issus d’élections plus démocratiques que les dernières élections présidentielles françaises caractérisées par l’intervention du parquet financier socialiste et de juges d’instruction connus pour leur affiliation à gauche.

Il n’en est pas autrement en ce qui concerne les actuelles manifestations contre le gouvernement de Viktor Orbán qui se déroulent en ce moment à Budapest. Si ces manifestations sont réelles, l’image qui en est donnée par les médias mainstream occidentaux est fortement déformée. Mais c’est normal, puisque en Hongrie ceux qui protestent contre le gouvernement sont les adeptes de la gauche et de l’idéologie progressiste, c’est-à-dire les amis de Macron appuyés par les ONG financées, entre autres, par l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros. Et s’ils étaient une bonne dizaine de milliers dimanche dernier, dont moins de 3 000 ont poursuivi leur mouvement en se rendant à la télévision publique, leurs actions violentes sont rejetées par 80 % de la population. C’est donc la situation inverse de celle observée ces derniers temps en France.

Les médias français mentent aussi sur la loi à l’origine de ces manifestations. Tout est parti de l’adoption par le parlement hongrois, le 12 décembre, d’une loi sur le travail qui fait passer de 250 à 400 le nombre d’heures supplémentaires qu’un employeur peut exiger de ses salariés. Cela ne concernera qu’une petite minorité de travailleurs, et c’est pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre : peu d’immigration, natalité en hausse mais toujours très faible, avec en moyenne 1,45 enfant par femme, chômage à 3,6 % de la population active, croissance du PIB supérieure à 4 %… La nouvelle loi permet aussi aux conventions collectives d’autoriser un calcul du temps de travail hebdomadaire (40 h) sur une période de 36 mois au lieu de 12, pour plus de flexibilité. Les médias français et européens, tels BFM TV et Euronews, prétendent, en reprenant les bobards diffusés par l’opposition hongroise la plus radicale, que les heures supplémentaires seront désormais payées au bout de trois ans, ce qui est faux ainsi que nous l’apprend depuis Budapest le correspondant du Visegrád Post, le site de réinformation sur l’Europe centrale, dans une analyse détaillée de la situation publiée jeudi matin.

Le Visegrád Post publie aussi les vidéos dévoilant les manipulations opérées par les députés de l’opposition qui se sont volontairement couchés à terre sur le ventre, les mains derrière la nuque, pour filmer les « répressions » du « régime » d’Orbán. Des mises en scène plutôt grossières, mais qui marchent quand on peut compter sur la collaboration des grands médias étrangers. Ces députés refoulés par le service d’ordre de la télévision publique prétendaient faire irruption dans le direct pour y lire leurs demandes : l’annulation de la loi « esclavagiste » sur les heures supplémentaires, moins d’heures supplémentaires pour les policiers et les fonctionnaires, des tribunaux indépendants, l’adhésion par la Hongrie au Parquet européen et des médias publics indépendants (alors que les médias privés restent majoritairement antigouvernementaux en Hongrie). La pétition porte le logo du parti libéral-libertaire et eurofédéraliste Momentum qui avait obtenu moins de 3% des voix aux élections législatives d’avril.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 20 décembre 2018

Reportage : Viktor Orban, l’enfant terrible de la droite européenne

09/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Pour Euronews, le parti au pouvoir en Hongrie, le Fidesz du Premier ministre Viktor Orban, inquiète le PPE, le Parti populaire européen. La formation a soutenu au Parlement le recours à l’article 7 du traité sur le fonctionnement de l’Union qui peut entrainer des sanctions contre Budapest. Désormais la droite européenne s’interroge sur l’expulsion du parti hongrois.

La première force politique au sein de l’hémicycle a adopté une résolution qui appelle au respect des valeurs et des libertés européennes. La résolution ne mentionne jamais directement la Hongrie mais le message est bel et bien à destination du Premier ministre hongrois, présent à Helsinki pour le congrès du PPE. Face aux critiques Viktor Orban maintient son discours de fermeté à l’approche des élections européennes.

Mais Viktor Orban reste clair sur ses positions :

Pour notre victoire, retrouvons nos racines et parlons de la renaissance de la démocratie chrétienne.


Éric Zemmour : “Salvini n’est pas Mussolini. Orban n’est pas Hitler”

07/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Dans une interview donnée au journal Ouest-France, publiée mercredi 31 octobre, le président de la République s’est dit frappé par la ressemblance “entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres”.

Quand j’ai entendu ça, j’ai hésité entre deux réactions : d’abord, le côté dubitatif devant un coup tactique, que je voyais venir gros comme une maison, et en même temps, l’effarement devant tant d’ignorance“, explique Éric Zemmour.

Il n’y a pas les méchants et il n’y a pas les gentils“, martèle Éric Zemmour.

Salvini n’est pas Mussolini. Orban n’est pas Hitler. On sait très bien ce que veut viser Macron. C’est faux. Ils sont élus démocratiquement. Hitler a fait 30% aux élections de 1932. Si la gauche s’était alliée, Hitler n’aurait pas été appelé chancelier par le président Hindenbourg. Mussolini non plus. Staline encore moins. Je ne vois pas la comparaison. Il y a d’autres problèmes, qui peuvent se référer à d’autres situations historiques mais pas aux années 30.