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Tatyana Festerling Fortress Europe

Tatyana Festerling (Fortress Europe) : « Il faut d’urgence reconstruire le rideau de fer »

13/09/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : Tatjana Festerling a été la porte-parole de Pegida à Dresde, avant de se lancer en 2016 dans une tournée européenne avec le projet Fortress Europe (« Europe Forteresse »). Dans un entretien pour TV Libertés réalisé par Nicolas de Lamberterie, elle relate ses expériences sur la crise migratoire en Bulgarie avec les volontaires qui défendent la frontière, mais aussi à Calais ou en Sicile. Elle dresse un portrait au vitriol d’Angela Merkel, mais aussi d’une partie des Allemands qui acceptent les différents volets de sa politique. Elle en arrive même à la conclusion provocante de souhaiter le retour d’une forme de rideau de fer pour préserver l’Europe centrale et orientale et des dérives de l’Europe occidentale.

Chard Immigration UE

Fracture Est/Ouest dans l’Union européenne sur l’immigration

Pour Viktor Orbán, il est clair que la résolution votée le 17 mai par le Parlement européen (393 voix pour, 221 contre et 64 abstentions) pour demander le déclenchement de l’article 7 contre son pays est principalement motivée par son refus des quotas d’immigrants clandestins. L’article 7, qui peut priver un pays membre de ses droits en cas de violation des principes fondamentaux de l’UE, nécessitera toutefois l’unanimité de tous les autres gouvernements. La Pologne a déjà promis qu’elle s’y opposerait.

Le 16, c’était le commissaire européen chargé des Affaires intérieures, le Grec Dimitris Avramopoulos, qui menaçait de sanctions la Pologne, la Hongrie et l’Autriche pour n’avoir encore accueilli aucun immigrant clandestin dans le cadre du fameux système de relocalisation. Le 18, les députés au Parlement européen demandaient l’accélération de la relocalisation des immigrants clandestins. Hormis Nadine Morano, tous les députés LR français ont voté pour, démontrant ainsi qu’en dépit du programme de François Fillon pour la présidentielle, ils continuent de soutenir l’immigration de masse.

Dans leur résolution de mercredi contre la Hongrie, les députés européens demandaient d’ailleurs entre autres choses « l’abrogation, par le gouvernement hongrois, des lois restreignant les règles pour les demandeurs d’asile et les organisations non gouvernementales ». Ces lois, alliées à la double clôture frontalière édifiée à grands frais par la Hongrie, permettent justement à Budapest de lutter efficacement, pour le plus grand bien de tous les Européens, contre l’immigration illégale, ce qu’Athènes et Rome refusent de faire.

On le sait, la tâche des pays chargés de surveiller les frontières extérieures de l’UE a été rendue particulièrement ardue par la chancelière allemande Angela Merkel qui a ouvert en grand les portes de l’Allemagne en 2015. C’est justement la raison pour laquelle le Polonais Jarosław Kaczyński a répondu lundi aux eurocrates que c’est l’Allemagne, et non la Pologne, qui doit en supporter les conséquences aujourd’hui.

A l’opposé de la Pologne, de la Hongrie et de la plupart des pays d’Europe centrale et orientale, Autriche comprise, qui demandent une politique à l’australienne pour stopper l’immigration illégale, le nouveau président français a promis ce week-end au Premier ministre italien Paolo Gentiloni que Paris allait désormais faire preuve d’une plus grande solidarité avec Rome dans l’accueil des « migrants ». Une solidarité qui ne peut qu’inciter toujours plus de « migrants » à tenter leur chance.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 24 mai 2017

George Soros

Nouvelles lois anti-Soros en Hongrie

Le président hongrois, Janos Ader, a signé lundi la nouvelle loi hongroise sur l’éducation supérieure. Pour qu’une université étrangère puisse avoir un campus et délivrer des diplômes en Hongrie, il faudra à partir du 1er janvier 2018 qu’elle ait aussi un campus dans son pays d’origine et qu’elle fasse l’objet d’un accord intergouvernemental.

CEU SorosCette loi est accusée de viser tout particulièrement l’université d’Europe centrale (Central European University, CEU) fondée en 1991 à Budapest à l’initiative du financier américain d’origine juive hongroise George Soros (photo). La CEU, toujours financée par le progressiste libéral-libertaire Soros, est une université anglophone accueillant plus de 1 500 étudiants d’une centaine de pays différents et dont l’objectif est de promouvoir les Droits de l’homme, la bonne gouvernance et l’Etat de droit tels que les conçoit le milliardaire américain dont Viktor Orban dénonce régulièrement l’influence néfaste et le rôle dans l’invasion migratoire actuelle.

Le département d’Etat américain s’est dit inquiet de l’impact de cette nouvelle législation sur une université dont il vante les compétences et les mérites tandis que la Commission européenne a annoncé vouloir s’assurer que la nouvelle loi n’est pas contraire aux valeurs fondamentales de l’UE. Malgré les manifestations qui se déroulent depuis quelques semaines en Hongrie, un sondage publié le 13 avril par le groupe de réflexion Szazadveg montre que 70 % environ des Hongrois sont favorables à la nouvelle loi.

Parallèlement, le gouvernement hongrois a adopté un autre projet de loi pour obliger les ONG financées depuis l’étranger de déclarer ce fait aux autorités et de l’indiquer sur leur site internet et leurs publications.

Olivier Bault

Article publié dans Présent daté du 15 avril 2017

Hongrie frontièrre clandestins

Immigration : la Hongrie double sa barrière face aux clandestins

07/03/2017 – HONGRIE (NOVOpress) : Après avoir été le premier pays de l’Union européenne à prendre des dispositions significatives contre les flux migratoires de masse en 2015, la Hongrie poursuit ses efforts de protection de sa frontière. Car si la route des Balkans a été partiellement délaissée au profit de la route migratoire de l’Italie, la pression est toujours forte, en raison des dizaines de milliers de migrants qui se trouvent toujours entre la Grèce et la Serbie.

Pour ne plus être surpris comme en 2014-2015, le gouvernement hongrois a donc décidé de renforcer les mesures matérielles et législatives, dans la perspective potentielle d’une rupture de l’accord euro-turc sur les migrants et de l’arrivée massive de millions de migrants par la porte des Balkans.

TV Libertés propose des images aériennes exclusives de la frontière hungaro-serbe, et a interrogé Zoltán Kovács, porte-parole du gouvernement hongrois, et László Toroczkai, maire de la commune frontalière de Ásotthalom.

La Hongrie ferme ses camps de migrants pour éloigner les renards du poulailler…

18/02/2017 – HONGRIE (NOVOpress)
La Hongrie a donc bien confirmé son intention de fermer tous ses camps de migrants et de transférer leurs occupants dans deux ou trois nouveaux emplacements à la frontière Sud du pays. L’idée est d’y retenir les immigrants illégaux le temps que leur demande d’asile soit étudiée.

Ils sont actuellement près de 600 en Hongrie à attendre le traitement de leur dossier.

Le Premier ministre Viktor Orban a défendu cette décision en expliquant :

Les renards sont librement accueillis dans le poulailler, et personne ne peut empêcher les renards de gagner à tous les coups.

Il a en revanche offert d’ouvrir son pays aux vrais réfugiés, ceux qui cherchent refuge sous la contrainte des politiques libérales de l’Europe occidentale, journalistes ou politiciens effrayés, chrétiens qui ont dû fuir leur propre pays et tous ceux qui veulent trouver en Hongrie l’Europe qu’ils ont perdue chez eux.

Chard Hongrie réfugiés

La Hongrie ouvre ses portes aux réfugiés… d’Europe occidentale

Dans son discours annuel à la nation hongroise, vendredi, le premier ministre Viktor Orban s’est dit prêt à accueillir « les vrais réfugiés : Allemands, Hollandais, Français et Italiens, politiciens et journalistes terrorisés, tous ceux qui veulent retrouver ici en Hongrie l’Europe qu’ils ont perdue dans leur patrie ». Une note d’humour, sans doute, mais qui pourrait bientôt devenir réalité à cause de cette « très curieuse coalition de passeurs, militants des droits de l’homme et élites politiques européennes » qui, comme le dénonçait Orban dans le même discours se sont entendus pour « amener délibérément des millions de migrants en Europe ». Mais, a-t-il encore clamé, les peuples se soulèvent : vote pour le Brexit, victoire de Donald Trump, éjection du gouvernement italien, tels étaient les exemples cités par le chef du gouvernement hongrois.

Une révolte des peuples causée par l’imposition de la « société ouverte » de l’empire Soros, nommément accusé dans le discours de Viktor Orban, et par le remplacement de la « démocratie du débat » par une « démocratie du politiquement correct ». Et, a-t-il encore expliqué à ses concitoyens, si les habitants des pays dominés par l’idéologie libérale-libertaire résistent, « ils sont inondés par des millions de migrants qui ont une religion et des habitudes différentes ». Oui, c’est bien le Grand Remplacement à l’œuvre dans les sociétés occidentales que dénonce le courageux leader hongrois, à propos de la stratégie adoptée par les élites libérales-libertaires face à ceux qui, en Europe, « ne veulent pas se libérer de leurs racines chrétiennes et de leurs sentiments patriotiques ».

Pour Viktor Orban, les « seigneurs de la politique mondialiste » n’ont en effet pas abandonné leur lutte, et si des élections ne sont pas gagnées par les libéraux, ils proclament que le pays concerné n’est plus une démocratie, ils proclament que « le peuple est un danger pour la démocratie ». Le Hongrois en sait quelque chose, lui dont le gouvernement est régulièrement accusé depuis 2010 par les élites médiatiques européennes d’avoir mis en place une « démocrature », sorte de régime à mi-chemin entre une démocratie et une dictature. Et pourtant, s’est encore moqué Orban, ce sont « ceux qui exprimaient des craintes hystériques pour la liberté de la presse » qui exigent aujourd’hui que des restrictions soient imposées sur les médias et sur internet.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus
dans Présent daté du 16 février 2017

La Hongrie de Viktor Orban placera les migrants dans des centres fermés

18/01/2017 – HONGRIE (NOVOpress) : Le premier ministre hongrois Viktor Orban n’a que faire des oukases de Bruxelles comme du politiquement correct. Son seul souci : épargner à la Hongrie les ravages de l’invasion migratoire. Désormais, les demandeurs d’asile, qu’ils soient rentrés légalement ou bien illégalement, ne pourront plus se déplacer librement sur le territoire hongrois. Ils seront systématiquement placés dans des centres fermés. Cela était le cas jusqu’en 2013, mais la Cour européenne des droits de l’homme et l’Union européenne avaient fait fermer ces camps au nom de leur conception des droits de l’homme.

Orban se justifie d’une manière simple :

« Tout règlement juridique qui facilite les actes de terrorisme, doit être modifié dans l’intérêt de notre propre légitime défense. »

Les camps d’internement vont donc être rouverts rapidement et c’est un défi lancé aux institutions prônant l’immigration massive qui pourrait faire office de jurisprudence. En effet, d’autres pays comme la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque pourraient suivre l’exemple hongrois.


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La NRH salue la longue et riche histoire de la Hongrie

08/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans son numéro 87, daté de novembre et décembre, la NRH salue « la longue et riche histoire de la Hongrie », titre de l’éditorial de son directeur, Philippe Conrad, que nous publions ci-dessous. Le dossier de ce numéro de la Nouvelle Revue d’Histoire, fondée par Dominique Venner, est en effet consacré à l’« Indomptable Hongrie », et comporte un entretien avec le premier ministre hongrois, Viktor Orban, titré : « Contre Bruxelles, pour l’Europe des nations ». Voici l’éditorial :

nrh-hongrie-couv« Les Hongrois viennent d’approuver, à 98 % des suffrages exprimés, la décision prise par leur Premier ministre de refuser les quotas de répartition des réfugiés qu’entendent leur imposer Angela Merkel et les technocrates bruxellois. Les médias du système n’en ont pas moins chanté victoire, le quorum de participation nécessaire à la validation de ce choix n’ayant pas été atteint. Amère victoire pour les tenants de la pensée unique, incapables de comprendre que les peuples ne sont pas des agrégats informes d’individus interchangeables, privés de racines et de mémoire. Le gouvernement hongrois a de plus aggravé son cas en faisant école. La Slovaquie, la République tchèque et la Pologne, réunies au sein du groupe de Visegrad opposent un front commun aux diktats de Bruxelles. La perspective de voir l’Autriche rejoindre la dissidence fait craindre le pire… Les performances électorales des partis « populistes » dans d’autres pays européens ne font qu’accroître les inquiétudes des tenants d’un mondialisme déconnecté du réel.

L’histoire demeure heureusement ouverte et l’avenir n’est écrit nulle part, les dernières décennies l’ont largement confirmé mais, quelles que soient les perspectives d’un sursaut salvateur face à la société marchande planétaire déculturée en cours de formation, il convient de s’interroger quant aux raisons qui ont fait qu’un petit pays de dix millions d’habitants porte aujourd’hui, par l’exemple qu’il donne, les espoirs de bon nombre d’Européens.

L’esprit de résistance et la résilience dont ont su faire preuve les Hongrois au cours de leur histoire millénaire trouvent sans aucun doute leur source dans les siècles d’épreuves qu’ils ont dû traverser pour maintenir une identité constamment menacée. Née de la fusion de l’élément magyar issu des steppes orientales avec des populations slaves puis germaniques, la population hongroise, réunie et christianisée par saint Étienne au tournant de l’an 1000, connaît d’abord les luttes opposant les Grands à l’autorité royale. en 1242, les tatars envahissent le royaume qui perd le tiers de sa population.

Il faut, au XIVe siècle, l’avènement de la dynastie d’Anjou pour que le royaume de la sainte Couronne renoue avec la puissance. Le retour de l’instabilité dynastique favorise les entreprises des Ottomans et le roi Sigismond est vaincu en 1396 à Nicopolis. L’irruption de Tamerlan en Asie mineure laisse un sursis à l’Europe balkanique et danubienne mais les exploits de Jean Hunyadi n’ont qu’un effet retardateur. En 1526, la défaite de Mohacs signe la fin de la Hongrie médiévale, occupée désormais en majeure partie par les turcs jusqu’à la fin du XVIIe siècle, quand les victoires de Charles de Lorraine et du prince Eugène ouvrent le temps du repli ottoman.

Intégrés à l’empire Habsbourg en y conservant nombre de leurs libertés traditionnelles, les Hongrois resteront fidèles à François Ier quand Napoléon tentera de les entraîner contre leur souverain légitime. Mais le printemps des peuples de 1848 les voit se dresser contre Vienne et réclamer en vain leur indépendance. ils sauront au moins se garantir une large autonomie dans le cadre du compromis de 1867, fondateur de la double Monarchie austro-hongroise qui les fait participer au concert européen jusqu’à la guerre de 1914-1918 dont l’issue se révèle pour eux épouvantable.

Vaincus, ils voient leur territoire largement amputé et nombre de leurs nationaux constituer des minorités dans les pays voisins. Contraints de se rallier au camp de l’axe au cours de la deuxième Guerre mondiale, ils basculent ensuite pour près d’un demi-siècle dans la nuit communiste. En 1956, ils manifestent leur soif de liberté avant de la conquérir en 1990 lorsque s’effondre le bloc soviétique. L’oligarchie qui s’installe alors a vite fait de décevoir. Les émeutes de 2006 réveillent l’esprit de rébellion d’un peuple qui refuse de subir, une révolte qui fait écho à celles de 1848 et de 1956.

Le secret de cette résistance réside peut-être simplement dans le fait que les Hongrois sont les héritiers d’une longue et riche histoire dont ils ont conservé la mémoire, source indispensable au maintien de leur identité, la meilleure des défenses contre le nivellement mortifère engendré par le mondialisme libéral.

Philippe Conrad

Chard Natalité

Face au Grand Remplacement, les politiques natalistes polonaise et hongroise

31/03/2016 – VARSOVIE (NOVOpress avec PrésentA compter du 1er avril, les familles polonaises vont percevoir une allocation de 500 zlotys (environ 120 euros) par enfant, à partir du deuxième enfant, sans condition de revenu. Depuis la chute du communisme en 1989-1990, c’est la première fois que la Pologne met en place des allocations familiales. Le but déclaré est d’encourager les Polonais à faire plus d’enfants. Cette allocation sera également versée à partir du premier enfant aux familles dans lesquelles le revenu par tête est inférieur à 800 zlotys (ou à 1200 zlotys en cas d’enfant handicapé). Il s’agissait d’une mesure phare du programme électoral du PiS, qui a gagné les élections législatives le 25 octobre dernier. Car les Polonaises ont un taux de fécondité de 1,3 enfant par femme et différentes études ont montré que les contraintes financières sont un obstacle majeur à partir du deuxième enfant. 

En Pologne, le salaire moyen net de charges et d’impôt sur le revenu est de seulement 2800 zlotys (environ 670 euros), et un quart des familles avec quatre enfants ou plus vivent dans une extrême pauvreté. Du coup, certains juges retiraient la garde d’enfants à leurs parents pour cause de conditions de vie jugées insuffisantes. Grâce à une nouvelle loi votée en mars, ils ne pourront plus le faire.

La Pologne suit ainsi la voie prise par la Hongrie en 2010 avec l’arrivée du Fidesz au pouvoir. Viktor Orban avait alors fait adopter plusieurs mesures de soutien aux familles, avec des allègements fiscaux dont l’importance s’accroît en proportion du nombre d’enfants, indépendamment du niveau de revenus. La Hongrie a aussi mis en place de nombreuses aides financières et matérielles, ainsi que des prêts préférentiels pour l’accès au logement des familles avec trois enfants ou plus. Les premiers effets se font déjà sentir : le taux de fécondité est remonté de 1,23 enfant par femme en 2011 à 1,44 en 2014 (chiffres Eurostat).

« Une communauté qui ne peut se maintenir biologiquement est vouée à la disparition. L’immigration n’est pas une réponse. C’est un piège, un bluff. Nous devons reconnaître les politiques familiales motivées par la démographie comme essentielles et légitimes », expliquait Viktor Orban en octobre 2013 dans un discours prononcé à Londres devant le think-tank de politique étrangère Chatham House.

Olivier Bault

Texte paru dans Présent n° 8579 daté du 2 avril 2016

Europe centrale : durcissement des mesures contre l’immigration

17/02/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que la Commission européenne prévoit l’arrivée d’au moins 3 millions d’immigrés supplémentaires dans l’Union européenne, d’ici 2017, les pays d’Europe centrale se montrent de plus en plus réticents à l’idée d’en accueillir chez eux.

Dernièrement, l’Autriche s’est ajoutée à la liste…
Hier, le ministre de l’Intérieur autrichien conservateur, Johanna Mikl-Leitner, a, en effet, annoncé le rétablissement des contrôles aux frontières avec la Slovénie, la Hongrie et l’Italie ainsi que l’instauration de diverses mesures. Parmi ces dernières, la mise en place de grillages dans le but d’endiguer l’arrivée de clandestins. Toutefois, pour le moment, il est difficile de dire si ces annonces relèvent d’un coup de communication ou d’une volonté politique de mettre fin à l’immigration.

Les pays du groupe de Visegrád se montrent quant à eux de plus en plus offensifs…
Ils envisagent, en effet, de fermer leurs frontières dans les Balkans. Le groupe de Visegrád regroupe 4 pays, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie. Lundi, ses dirigeants se sont réunis, à Prague, pour notamment examiner la crise migratoire. La Bulgarie et la Macédoine étaient également invitées pour la première fois à cette rencontre. La réunion avait pour but d’appuyer une fermeture des frontières dans les Balkans pour afin de bloquer l’arrivée de clandestins venant de Grèce en direction vers l’Allemagne ou la Suède. Viktor Orbán a annoncé que la Hongrie était prête « à fournir des gardes-frontières et d’autres ressources humaines et matérielles aux pays qui seraient prêts à bâtir une deuxième ligne de défense au sud de la Hongrie ».

Au cœur des Balkans : l’invasion migratoire « tranquille » de l’Europe

22/01/2016 (TV LIBERTÉS) – L’Allemagne est en émoi après les agressions sexuelles de Cologne. De son côté, l’Autriche vient d’annoncer un rétablissement du contrôle aux frontières. Toutefois, cela ne signifie pas le blocage à la frontière autrichienne du flux de migrants qui continue d’arriver à raison de plusieurs milliers de personnes par jour.

En amont, malgré la fermeture de la frontière hongroise, malgré l’hiver et malgré le silence médiatique, le flux migratoire continue de transiter par les Balkans avant d’arriver en Autriche et en Allemagne.
Une équipe de TV Libertés, conduite par Nicolas de Lamberterie, s’est rendue sur place pour étudier la façon dont les pays des Balkans s’organisent pour gérer ce phénomène. Un document exclusif que nous vous invitons à découvrir et à faire connaitre.

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La Grèce construit une barrière anti-migrants sur sa frontière avec la Turquie

En Europe, les attentats de Paris incitent à un resserrement de la politique migratoire

19/11/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Peut-être les attentats de Paris sont-ils une guerre, ou l’épisode d’une guerre, mais ils sont d’abord une crise nouvelle pour l’Union européenne.

La Pologne s’oppose d’ores et déjà à l’accueil des réfugiés
Le nouveau gouvernement polonais issu des élections de la fin octobre est de forte tendance nationaliste à la suite de la victoire du P I S de Jaroslaw Kaczynski.
Le ministre des Affaires européennes, Konrad Szymanski, a dans un premier temps annoncé que les décisions du Conseil européen sur la relocalisation des réfugiés et immigrés vers tous les pays de l’UE ne pourraient pas être respectées. Avant de se montrer plus prudent.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a quant à lui fait une sortie remarquée dans le même axe
Le chef du gouvernement très conservateur, patron du parti Fidesz Union civique hongroise, a estimé avant hier devant son parlement que les terroristes s’étaient mélangés aux migrations de masse. Il a également encouragé “le droit à l’auto défense” des Européens comme « plus fort que tous les autres droits ».

Quant à Angela Merkel, elle est sous pression, y compris dans son propre camp et est pressée de reconnaître que sa politique a des failles
Pour le ministre bavarois des Finances Markus Soder, « Paris change tout ». Même le directeur du renseignement intérieur allemand a tiré la sonnette d’alarme en plaidant pour « des procédures rigoureuses » dans la gestion des milliers de réfugiés entrant quotidiennement dans le pays.
Il n’est cependant pas certain que la France suive la même voie. François Hollande a en effet insisté sur le fait que, je cite : « Ce sont des Français qui ont tué vendredi d’autres Français ».

Quelques déclarations entendues à la manif du SIEL en soutien à la Hongrie

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Manif du Siel en Soutien à Orban. Plus de gens que devant l’ambassade d’Allemagne. Bravo.

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Le rassemblement de soutien à la Hongrie va bientôt commencer.

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László Kövér: «Les Hongrois ne veulent pas être complices de la destruction de l’Europe»

05/11/2015 – EUROPE (NOVOpress)
László Kövér, président du Parlement hongrois, défend la politique migratoire menée par la Hongrie et dénonce « la dictature du politiquement correct » en Europe.

László Kövér, président du Parlement hongrois, membre du Fidesz, est un des plus anciens compagnons du Premier ministre Viktor Orbán. Interrogé par le quotidien autrichien Die Presse, il confirme que son pays est déterminé à résister à l’immigrationnisme de l’Union européenne.

Les Hongrois ne veulent pas être complices de la destruction de l’Europe. […] Par opposition à d’autres États, le pays ne veut pas être une agence de voyages pour immigrés.

Kövér lance une mise en garde aux partis de centre-droit d’Europe occidentale, tels les conservateurs autrichiens de l’ÖVP, engagés dans une politique immigrationniste que rejettent beaucoup d’électeurs. « Si les partis de centre-droit d’Europe ne sont pas capables de se libérer de l’emprisonnement où les enferment les partis de gauche, ils ouvrent un espace à droite pour des forces radicales et anti-système ».
C’est ce qui vient de se produire aux élections municipales de Vienne, où l’ÖVP a subi de lourdes pertes au profit de la FPÖ de Heinz-Christian Strache. Aux yeux de Kövér, du reste, la FPÖ n’est pas un parti extrémiste. « Quand la FPÖ obtient plus de 30 % des voix à Vienne et qu’on la traite d’extrémiste, cela veut dire qu’on traite d’extrémistes un tiers des électeurs. Ou alors on les traite d’imbéciles, parce qu’ils ne comprennent pas pour qui ils votent. » En réalité, les électeurs ne font que « se défendre contre le mépris qu’ont les grands partis pour leurs préoccupations ».

Le problème de fond, selon Kövér, c’est que les hommes politiques veulent gouverner selon les normes du politiquement correct,

c’est-à-dire imposer leurs propres opinions à la majorité. Mais cela c’est dictatorial. Nous l’avons déjà eu durant la dictature brune puis la dictature rouge. Aujourd’hui, c’est la dictature du politiquement correct.

Il existe aujourd’hui, en effet, « une censure morale invisible, une terreur spirituelle en Europe ». Kövér croit que l’actuelle crise migratoire

inaugure la fin de cette dictature du politiquement correct. Les gens la rejettent. Vous pouvez voir sur internet comment les lecteurs, dans les commentaires des journaux, rejettent les opinions officielles. Ils protestent dans les rues, en Allemagne aussi. Et ils ne protestent pas seulement à cause de la politique migratoire, mais aussi à cause de la manière opaque dont est négocié le traité de commerce entre l’Europe et les États-Unis.

Victor Orban : « nous ne voulons pas d'immigrés en Hongrie »

Orban accuse Soros de déstabiliser l’Europe en aidant les réfugiés

Source : Le Saker francophone
Prise de bec entre deux éminences hongroises : le Premier ministre hongrois Viktor Orban accuse George Soros d’alimenter la crise des migrants en Europe.

Viktor Orban, le premier ministre hongrois n’est pas vraiment un pro-migrant.
Il a même fait tout son possible pour faire savoir à toute l’Europe que Budapest n’est absolument pas intéressée à accueillir les centaines de milliers de migrants fuyant un Moyen-Orient déchiré pas la guerre. Et voici ce qui arrive lorsque des réfugiés osent tester la résolution d’Orban à défendre la nouvelle barrière anti migrants :

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Comme nous le savons déjà, la Hongrie a fermé ses frontières avec la Croatie et la Serbie, ce qui a entraîné une véritable bataille aux frontières dans laquelle personne ne sait plus trop comment diriger des centaines de milliers de réfugiés vers l’Allemagne sans transformer son propre pays en une autoroute de migrants.

De son côté, le marionnettiste ukrainien, fraudeur fiscal, milliardaire philanthrope et hongrois de naissance Georges Soros a déclaré que la politique d’Orban empêchait l’Union européenne de répondre efficacement au défi.
Voici un extrait d’une analyse de Project Syndicate [le groupe de réflexion financé par Soros, NDT] dont nous avions déjà parlé ce mois-ci :

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, vient de sortir un plan en six points pour résoudre la crise. Mais son plan, qui place les droits humains des demandeurs d’asile et des migrants sous la responsabilité des gardes-frontières, menace de diviser et de détruire l’Union européenne en la faisant renoncer aux valeurs sur lesquelles elle a été construite et viole les lois qui sont censées la gouverner.

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Complément d’Enquête : un « reportage » à charge contre la Hongrie [Tribune]

Complément d’Enquête: un «reportage» à charge contre la Hongrie [Tribune]

Ferenc Almássy, franco-hongrois vivant à Budapest, est traducteur et journaliste indépendant. Il a suivi tout l’été la « crise des migrants » en Hongrie et revient dans cette tribune sur le travail de désinformation des médias français, un de ses sujets de prédilection.

Alors que l’Europe est en train de vivre un tsunami migratoire inédit dans toute son Histoire, la préoccupation principale des élites dirigeantes et des médias aux ordres est portée sur la tolérance et l’accueil de l’Autre. Au point que ça semble devenir non plus une priorité, mais bien le seul élément important, la clef de voûte de la réussite du monde multiculturel, qui avait pourtant été verbalement déclaré comme mort par Angela Merkel il y a cinq ans.

Ce comportement que certains spécialistes jugeraient sans détour, s’il apparaissait chez un individu donné, comme étant une forme d’obsession maladive qui se caractérise par un déni de réalité et une crispation hystérique, semble atteindre le corps fébrile d’une certaine caste aujourd’hui.

Aussi, lorsque des pays d’Europe Centrale au passé, aux problématiques et aux défis différents de ceux d’Europe de l’Ouest disent non au fatalisme, cela ne manque-t-il pas de déclencher un véritable branle-bas de combat aux QG des rédactions subventionnées. « Comment ces gueux a qui ont a fait la grâce de rentrer dans notre Union Européenne osent nous dire non, à nous, les patrons ? »

Une correction, d’abord verbale, s’impose. Et ce sera par voix de presse.
La détérioration dans la presse occidentale de l’image de Viktor Orbán depuis sa réélection en 2010 – puis son maintien en 2014 – en sont symptomatiques. Oui, nous sommes en démocratie, et les dirigeants des États membres sont indiscutablement souverains en leur pays. Enfin, tant qu’ils s’alignent sur Bruxelles…

Le sujet est passionnant et pour un œil avisé, la guerre médiatique à l’encontre de la Hongrie qui s’opère aujourd’hui est un phénomène tout sauf anodin (je vous invite pour en savoir plus à se sujet à vous reporter à ma conférence du 14 septembre 2015 donnée au Cercle Aristote, trouvable sur YouTube : « Hongrie : Paroles de médias et réalités »).

Mais ce qui m’a poussé à réagir aujourd’hui est l’émission « Complément d’enquête » de France 2 récemment diffusée, hallucinante attaque non seulement contre Viktor Orbán, mais contre la Hongrie et son peuple dans son ensemble. On ne s’y prit pas autrement pour mettre de son côté l’opinion publique — ou tenter de le faire — avant d’attaquer, bombarder ou mettre sous blocus économique certains pays par le passé… la technique est rodée, connue, mais toujours aussi infecte.

Passons donc ensemble au crible cette pièce à conviction qu’est ce reportage intitulé de façon neutre et journalistique : « La parano hongroise ».

Je vous invite, si ce n’est pas déjà fait, à visionner ce torchon audiovisuel avant de continuer, il dure un quart d’heure.

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