Matteo Salvini et Viktor Orban partenaires dans la lutte contre l’invasion migratoire

Salvini Orban

03/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Matteo Salvini et Viktor Orban se sont retrouvés le long de la barrière anti-migrants dressée par Budapest il y a bientôt 4 ans. Des images qui illustrent bien ce qui unit la Hongrie et l’Italie : la lutte contre l’immigration. Les deux hommes entendent monter une alliance de partis anti-immigration en Europe après les élections européennes.

Matteo Salvini a ainsi redit son souhait de travailler avec le Premier ministre hongrois sur l’immigration :

Le problème n’est pas de redistribuer les migrants en Europe, le problème est d’avoir une Europe qui protège ses frontières terrestre et maritimes.

Viktor Orban a même ajouté qu’il serait difficile à son parti, le Fidesz, de trouver sa place au parlement européen si le PPE n’allait pas dans le sens d’une collaboration avec des partis comme la Ligue du nord. La semaine prochaine, il doit recevoir le vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, président du FPÖ, le parti de la Liberté d’Autriche.



Viktor Orban lance sa campagne pour les Européennes

09/04/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est dans un discours offensif que le premier ministre Hongrois a lancé campagne pour les élections européennes de son parti le Fidesz. Pour lui, « Les millions de clandestins arrivés en Europe menacent la sécurité et l’identité chrétienne des Européens. Les Anglais s’en vont, et les migrants sont là. »

Mais que propose-t-il ?

Il a listé sept mesures d’urgences parmi lesquelles « Retirer la gestion de l’immigration aux bureaucrates bruxellois et la rendre aux gouvernements nationaux » ou « Que les instances compétentes – essentiellement le Parlement européen et le Conseil européen – placent des dirigeants opposés à l’immigration à la tête des institutions de l’Union ». Il charge encore le président de la fondation Open Society, Georges Soros, qu’il accuse régulièrement de favoriser et même d’organiser l’immigration. Mais Viktor Orban ne propose pas seulement des choses contre les immigrés clandestins mais propose aussi des mesures pour la défense des siens. Il propose notamment « Personne ne devra faire l’objet de discrimination négative en Europe pour s’être affirmé chrétien ».

Que disent les sondages ?

Ils donnent le parti au pouvoir largement en tête. Il faut dire que la position forte et assumée de Viktor Orban plaît à son peuple. Issu de la campagne, il est encore lié à son peuple dont il comprend l’attente la plus importante : rester hongrois. C’est pourquoi Marine Le Pen, Mattéo Salvini cherche à se rapprocher de lui.

Cependant, avec seulement 22 sièges pour la Hongrie contre 79 pour la France ou 96 pour l’Allemagne cela ne devrait pas trop changer la donne au Parlement européen.

En effet. Il faut que nos auditeurs se rendent compte que depuis les premières élections en 1979 le groupe à droite traditionnelle où siègent Les Républicains aujourd’hui et le groupe de gauche où siège le PS se partagent la présidence du parlement. Il faudrait donc plus de 354 députés européens populistes pour renverser l’ordre établi des copinages entre la droite et la gauche européenne.

La droite européenne suspend le Fidesz, le parti de Viktor Orban

21/03/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le Parti populaire européen (PPE) a voté le 20 mars la suspension avec effet immédiat du parti du Premier ministre Hongrois Viktor Orban, le Fidesz.

En cause, une campagne jugée diffamatoire du Fidesz envers l’Union Européenne et Jean-Claude Juncker et diffusée en Hongrie le 19 février dernier.

Cette exclusion du parti hongrois Fidesz, présidé par Viktor Orban, pourrait ainsi entraîner une diminution de l’influence globale du PPE, car l’homme fort de la Hongrie ne compte pas en rester là. Ce dernier pourrait se tourner vers le parti polonais ultraconservateur « Droit et Justice » dans l’optique de former un nouveau groupe autour de valeurs communes. Cela créerait un appel d’air pour tous les partis conservateurs qui, au sein du Parlement, sont fatigués de composer sans cesse avec le politiquement correct de leurs groupes. L’exclusion de Viktor Orban pourrait donc marquer le début d’un renouveau du conservatisme européen, au cœur des institutions de l’Union.


Jean Messiha : «Le Parti populaire européen n’a pas intérêt politiquement à se séparer de Viktor Orban»

04/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean Messiha, délégué national aux études du Rassemblement national, était l’invité de RT France.

Il est notamment intervenu au sujet de la potentielle exclusion du Premier ministre hongrois Viktor Orban du Parti populaire européen (PPE).


[reportage] Hongrie : le refus du Grand remplacement

11/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Affichant un des taux de natalité les plus bas d’Europe, la Hongrie est confrontée à une pénurie de main-d’œuvre et au départ de ses jeunes actifs, attirés par des salaires plus élevés à l’étranger.

Mais pour le Premier ministre Viktor Orbán, il est hors de question d’avoir recours aux migrants pour occuper les postes restés vacants et faire tourner l’économie. Sous son impulsion, la Hongrie a mis en place une politique nataliste volontariste.

Les familles nombreuses sont chouchoutées et les Hongrois sont incités à faire plus d’enfants, le tout dans le respect des valeurs traditionnelles.


La politique nataliste ambitieuse d’Orban pour remédier au déclin démographique hongrois

06/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Viktor Orban nous montre un exemple de mesures pour augmenter la natalité de son pays sans avoir recours à l’immigration ! Ainsi, la Hongrie met en place la gratuité des crèches, ainsi qu’une prime à la construction de leurs maisons pour les couples qui s’engagent à avoir des enfants.

De cette façon, un couple peut s’engager à avoir trois enfants en dix ans afin de toucher la prime d’état maximale.

Pour le secrétaire d’État hongrois à la Famille, « En Hongrie, nous pensons que l’immigration ne devrait pas être une solution aux défis démographiques. […] Il s’agit de notre avenir, nous demeurons des Hongrois en Hongrie ou nous cessons d’exister ».

Le gouvernement d’Orbán boycotte le Parlement européen, par Olivier Bault

Enième débat sur la Hongrie au Parlement européen mercredi dernier. Le gouvernement hongrois avait cette fois refusé d’y participer. Et pour cause, les reproches adressés à Budapest par les députés des groupes de gauche et de la fausse droite sont les mêmes que depuis huit ans alors que les électeurs hongrois ont déjà eu l’occasion de faire connaître leur propre opinion majoritaire dans les urnes en reconduisant Viktor Orbán en 2014 et 2018 (49 % des voix pour la coalition Fidesz-KDNP aux élections d’avril 2018).

L’autre raison du boycott du gouvernement d’Orbán était l’intervention du premier vice-président de la Commission, le travailliste néerlandais Frans Timmermans dont le parti a en revanche été durement sanctionné aux dernières élections législatives dans son pays, avec seulement 5,7 % des voix contre 24,8 % en 2012. Ne pouvant plus espérer se faire élire chez lui, reste à M. Timmermans l’espoir d’une nomination au poste de président de la prochaine commission. Selon le mécanisme du Spitzenkandidat non prévu dans les traités mais inauguré pour la nomination de Jean-Claude Juncker en 2014, le Parlement européen propose au Conseil européen son candidat à ce poste, et M. Timmermans est le candidat proposé par le groupe socialiste. La Hongrie, comme la Pologne, reproche au vice-président de la Commission chargée de l’amélioration de la législation, des relations interinstitutionnelles, de l’Etat de droit et de la charte des droits fondamentaux de mener sa campagne politique sur son dos.

Pendant la discussion de mercredi au Parlement européen, le Néerlandais a en effet à nouveau lancé ses accusations, toujours populaires auprès de la majorité des députés au Parlement européen qui supportent mal les gouvernements conservateurs, d’atteintes aux droits fondamentaux en Hongrie, de mauvais traitements à l’égard des Roms, de violation de l’indépendance du système judiciaire, d’influence excessive du gouvernement sur les médias, etc.

La Commission a d’ailleurs lancé une procédure contre la Hongrie qui devrait bientôt aboutir devant la Cour de justice de l’UE à propos des fameuses lois « anti-Soros » adoptées l’année dernière afin de lutter contre ces ONG qui favorisent l’immigration illégale.

Commission et députés ont appelé les Etats membres à se saisir de la procédure de sanctions contre la Hongrie lancée en septembre dernier par le Parlement européen, ce que les gouvernements nationaux ne sont pas pressés de faire. Il est vrai que pour lancer cette procédure sans disposer de la majorité des deux tiers prévue dans les traités, la présidence du Parlement avait choisi, en toute illégalité, de ne pas compter les abstentions. Quand on veut faire respecter l’Etat de droit chez les autres, il faut commencer par soi-même !

Pour le gouvernement hongrois, les vraies motivations de ce énième « débat » sont ailleurs. Il s’agit de maintenir les pressions sur un pays qui refuse d’ouvrir ses frontières à l’immigration. Zoltán Kovács, secrétaire d’Etat pour les communications et les relations internationales, l’a exprimé très clairement : « la gauche et les partisans d’une politique d’immigration libérale » ont « kidnappé » les institutions européennes, et le débat de mercredi est « de toute évidence une campagne politique ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 1er février 2019

Les élections au Parlement européen en mai 2019 seront décisives

22/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Selon Viktor Orban, les élections européennes à venir au mois de mai seront l’occasion pour les États membres d’évoquer leurs points de vues sur le problème de l’immigration.

Le Premier ministre hongrois, lors d’une conférence de presse la semaine dernière, a dit que « jusqu’à présent le seul pays qui a eu la chance d’exprimer ses opinions sur le problème de l’immigration était la Hongrie. Les élections au Parlement européen en mai seront une grande occasion pour les européens d’exprimer leurs opinions ».

Orban a dit que la Hongrie visait à former une coalition de forces anti-immigration dans les institutions européennes, d’abord au Parlement, puis à la Commission européenne et enfin au Conseil de l’Europe.

Le Premier ministre hongrois a insisté sur le fait que la Hongrie était le premier pays à démontrer que les migrations peuvent être arrêtées pour une longue période. Il a salué au passage les efforts du ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini notamment les liens étroits qu’il a tissés avec le parti polonais au gouvernement récemment.

L’immigration a profondément changé l’avenir de l’Europe. Les pays avec une forte immigration n’ont pas d’autre choix que de discuter du seul problème de coexistence.

Manifestations en Hongrie et mensonges des médias

Les grands médias français, qui reprennent sans hésiter les éléments de communication du ministère français de l’Intérieur quand il s’agit de parler des manifestations des Gilets jaunes, font tout le contraire pour évoquer des manifestations en Pologne et en Hongrie : ils se transforment alors en caisse de résonance de l’opposition la plus radicale à des gouvernements pourtant issus d’élections plus démocratiques que les dernières élections présidentielles françaises caractérisées par l’intervention du parquet financier socialiste et de juges d’instruction connus pour leur affiliation à gauche.

Il n’en est pas autrement en ce qui concerne les actuelles manifestations contre le gouvernement de Viktor Orbán qui se déroulent en ce moment à Budapest. Si ces manifestations sont réelles, l’image qui en est donnée par les médias mainstream occidentaux est fortement déformée. Mais c’est normal, puisque en Hongrie ceux qui protestent contre le gouvernement sont les adeptes de la gauche et de l’idéologie progressiste, c’est-à-dire les amis de Macron appuyés par les ONG financées, entre autres, par l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros. Et s’ils étaient une bonne dizaine de milliers dimanche dernier, dont moins de 3 000 ont poursuivi leur mouvement en se rendant à la télévision publique, leurs actions violentes sont rejetées par 80 % de la population. C’est donc la situation inverse de celle observée ces derniers temps en France.

Les médias français mentent aussi sur la loi à l’origine de ces manifestations. Tout est parti de l’adoption par le parlement hongrois, le 12 décembre, d’une loi sur le travail qui fait passer de 250 à 400 le nombre d’heures supplémentaires qu’un employeur peut exiger de ses salariés. Cela ne concernera qu’une petite minorité de travailleurs, et c’est pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre : peu d’immigration, natalité en hausse mais toujours très faible, avec en moyenne 1,45 enfant par femme, chômage à 3,6 % de la population active, croissance du PIB supérieure à 4 %… La nouvelle loi permet aussi aux conventions collectives d’autoriser un calcul du temps de travail hebdomadaire (40 h) sur une période de 36 mois au lieu de 12, pour plus de flexibilité. Les médias français et européens, tels BFM TV et Euronews, prétendent, en reprenant les bobards diffusés par l’opposition hongroise la plus radicale, que les heures supplémentaires seront désormais payées au bout de trois ans, ce qui est faux ainsi que nous l’apprend depuis Budapest le correspondant du Visegrád Post, le site de réinformation sur l’Europe centrale, dans une analyse détaillée de la situation publiée jeudi matin.

Le Visegrád Post publie aussi les vidéos dévoilant les manipulations opérées par les députés de l’opposition qui se sont volontairement couchés à terre sur le ventre, les mains derrière la nuque, pour filmer les « répressions » du « régime » d’Orbán. Des mises en scène plutôt grossières, mais qui marchent quand on peut compter sur la collaboration des grands médias étrangers. Ces députés refoulés par le service d’ordre de la télévision publique prétendaient faire irruption dans le direct pour y lire leurs demandes : l’annulation de la loi « esclavagiste » sur les heures supplémentaires, moins d’heures supplémentaires pour les policiers et les fonctionnaires, des tribunaux indépendants, l’adhésion par la Hongrie au Parquet européen et des médias publics indépendants (alors que les médias privés restent majoritairement antigouvernementaux en Hongrie). La pétition porte le logo du parti libéral-libertaire et eurofédéraliste Momentum qui avait obtenu moins de 3% des voix aux élections législatives d’avril.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 20 décembre 2018

Reportage : Viktor Orban, l’enfant terrible de la droite européenne

09/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Pour Euronews, le parti au pouvoir en Hongrie, le Fidesz du Premier ministre Viktor Orban, inquiète le PPE, le Parti populaire européen. La formation a soutenu au Parlement le recours à l’article 7 du traité sur le fonctionnement de l’Union qui peut entrainer des sanctions contre Budapest. Désormais la droite européenne s’interroge sur l’expulsion du parti hongrois.

La première force politique au sein de l’hémicycle a adopté une résolution qui appelle au respect des valeurs et des libertés européennes. La résolution ne mentionne jamais directement la Hongrie mais le message est bel et bien à destination du Premier ministre hongrois, présent à Helsinki pour le congrès du PPE. Face aux critiques Viktor Orban maintient son discours de fermeté à l’approche des élections européennes.

Mais Viktor Orban reste clair sur ses positions :

Pour notre victoire, retrouvons nos racines et parlons de la renaissance de la démocratie chrétienne.


Éric Zemmour : “Salvini n’est pas Mussolini. Orban n’est pas Hitler”

07/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Dans une interview donnée au journal Ouest-France, publiée mercredi 31 octobre, le président de la République s’est dit frappé par la ressemblance “entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres”.

Quand j’ai entendu ça, j’ai hésité entre deux réactions : d’abord, le côté dubitatif devant un coup tactique, que je voyais venir gros comme une maison, et en même temps, l’effarement devant tant d’ignorance“, explique Éric Zemmour.

Il n’y a pas les méchants et il n’y a pas les gentils“, martèle Éric Zemmour.

Salvini n’est pas Mussolini. Orban n’est pas Hitler. On sait très bien ce que veut viser Macron. C’est faux. Ils sont élus démocratiquement. Hitler a fait 30% aux élections de 1932. Si la gauche s’était alliée, Hitler n’aurait pas été appelé chancelier par le président Hindenbourg. Mussolini non plus. Staline encore moins. Je ne vois pas la comparaison. Il y a d’autres problèmes, qui peuvent se référer à d’autres situations historiques mais pas aux années 30.


La Hongrie, partenaire-clé pour la Russie

19/09/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Sourire et poignée de mains chaleureuse entre Vladimir Poutine et le Premier ministre hongrois Viktor Orban. C’est la 7e fois que les deux hommes se rencontrent depuis 2014. L’occasion d’échanger sur l’état de leur relations bilatérales, ainsi que sur l’impact des sanctions de l’UE contre Moscou.

“La Hongrie est sans aucun doute l’un de nos partenaires principaux en Europe. Nos relations se développent dans tous les domaines. Les commissions intergouvernementales de nos deux pays travaillent activement ensemble, des relations inter-régionales se développent aussi, les liens économiques et commerciaux montrent des dynamiques positives”, estime Vladimir Poutine le président russe.

Viktor Orban a remercié le président russe pour le maintien de relations bilatérales solides entre leurs deux pays.

La Hongrie a besoins de partenaires bons et capables. Je suis très content que nos relations soient stables et équilibrées depuis des années. On ne peut pas dire que les conditions internationales soient toujours favorables à notre coopération mais toutes les choses désagréables existent pour que nous les combattions ensemble. Et nous avons réussi.

Viktor Orban fait partie de ces politiciens qui réclament la levée des sanctions contre la Russie.


Vote du Parlement Européen contre Victor Orban après le rendu du rapport Sargentini

14/09/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le Parlement européen a voté des sanctions contre la Hongrie d’Orban. Et ce, en suivant les recommandations d’un rapport qui selon les autorités hongroises étaient remplies d’imprécisions et de contre-vérités. En effet, pour ne citer que quelques exemples il est reproché au gouvernement hongrois que les nouveaux manuels scolaires dépeignent principalement les femmes comme des mères et des épouses, ou bien il est reproché aux autorités hongroises un manque de prudence en plaçant dans le même centre de migrants un migrant LGBT et d’autres migrants

Quelles sont les leçons du vote ?

Ce vote était pour activer l’article 7 afin supprimer le droit de vote de la Hongrie dans les institutions européennes. Clairement il y a un éclatement du groupe Parti Populaire Européen (PPE) soit la droite classique dans laquelle siège les députés Les Républicains pour la France. Concernant les députés français de ce groupe, dont la consigne était de voter contre le rapport, ils sont seulement trois dont Nadine Morano à avoir suivi la consigne. Avec pour le groupe seulement les deux tiers votant en faveur du rapport contre la Hongrie, le bloc se fissure un peu. La consigne pour les Français et le résultat du vote sont donc inversés. Fait notable de cette séance de vote c’est l’abandon par Sebastian Kürz de la Hongrie, sûrement dû a des intérêts énergétiques.

La fracture idéologique pour les européennes de juin 2019 serait elle donc posée ?

Absolument. Après le déplacement de Viktor Orban en Italie et sa bonne entente avec Matteo Salvini, ils avaient déjà dénoncé ensemble l’Europe de Macron. Si le PPE éclate et que la partie votant contre lui rejoint les centristes et les libéraux, alors le Parlement sera majoritairement sur la ligne Macron, pro mondialisation et immigration. Si au contraire c’est la ligne Orban-Salvini-Le Pen-Seehoofer qui l’emporte, alors tout sera différent. Si vous voulez plus de détails n’hésitez pas à consulter l’excellent site de réinformation le Visegrad

Orban face au Parlement européen : David contre Goliath ?

12/09/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Chef d’un petit pays européen, Viktor Orban a une nouvelle fois démontré qu’il n’est pas homme à battre en retraite et à s’aplatir devant les grands de ce monde au cours d’un long débat, de près de trois heures, qui s’est tenu hier dans l’hémicycle de Strasbourg en amont d’un rapport voté ce jour. Un vote qui revêt un enjeu majeur justifiant le déplacement du chef de gouvernement hongrois, venu défendre sa politique et à sa vision de l’avenir de l’Europe.

Quels sont les enjeux de ce rapport ?

Pour résumer succinctement, il s’agit pour le Parlement européen de dire si l’UE doit agir pour prévenir du « risque de violation grave de ses valeurs » en Hongrie. C’est la première fois que le Parlement fait usage de son droit d’initiative en la matière. La validation du lancement de la procédure dite de l’article 7 se fait selon des règles contraignantes : outre la simple majorité des voix (376), la résolution doit recueillir au moins les deux-tiers des suffrages exprimés. Un résultat d’autant plus difficile à obtenir que le principal groupe politique au Parlement européen, le Parti Populaire Européen (PPE, droite, 218 eurodéputés), accueille en son sein le Fidesz, le parti de Viktor Orban (12 représentants dans l’hémicycle). Si le président du groupe, l’allemand Manfred Weber qui se verrait bien président de la Commission l’année prochaine, s’est montré distant avec la politique d’Orban, il a néanmoins été contraint à l’issue d’une réunion de ses troupes à leur laisser la liberté de vote.

En attendant le résultat de vote de ce jour, quelles conclusions peut-on déjà tirer du débat de la veille ?

Loin d’être intimidé, Viktor Orban a pris la parole au début et à la fin du débat sans jamais se conformer au politiquement correct et aux attaques de ses adversaires politiques. Face au rapporteur Sargentini qui accusait le gouvernement hongrois de violer le droit des migrants, celui-ci a répliqué avec fermeté qu’il : « n’accepterait pas que les forces pro-immigration nous menacent, fassent un chantage et calomnient la Hongrie sur la base de fausses accusations ». Le vote de demain est crucial : il conditionne l’avenir du Fidesz au niveau européen (pourra-t-il rester dans le groupe majoritaire dominé par l’Allemagne de Merkel ?) ; il sera une heure de vérité pour les Républicains et son chef Laurent Wauquiez plus que jamais divisés ; il sera enfin révélateur des fractures existantes au sein même des gouvernements autrichien et italien puisque l’OVP de Sebastian Kurtz ainsi que le Mouvement Cinq Etoiles de Di Maio devraient voter contre la Hongrie, contrairement a la Lega de Salvin et au FPÖ de Strache qui ont réaffirmé leur plein soutien à la politique de Viktor Orban tout comme le RN et l’UKIP.

L’identité, clef d’explication principale des bouleversements politiques en Europe – Thierry Dubois (Les Identitaires)

Le 28 août, le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le Vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini, se sont rencontrés à Milan. Issus de deux tendances politiques initialement différentes, ils ont su, face au péril commun à toute l’Europe, se rejoindre sur les thématiques identitaires : « Nous voulons protéger nos frontières. Nous allons lutter contre les politiques pro-immigration d’Emmanuel Macron ».

Le Président français s’en est immédiatement gobergé : « Salvini et Orban ont raison de me désigner comme leur opposant principal », a-t-il déclaré lors de sa visite au Danemark, pendant laquelle il s’est moqué des « Gaulois réfractaires » et a déclaré que « le vrai Danois n’existe pas ».

Jamais le clivage n’avait été aussi clair. D’un côté les progressistes, qui prônent l’ouverture en tout (frontières, économie, mœurs…), qui détestent les identités, les peuples et les traditions. De l’autre les populistes, qui ont compris que la parenthèse de l’idéologie du vivre-ensemble s’était refermée. Sont revenues les limites, claires et précises, qui permettent aussi bien de désigner l’ennemi que de savoir qui nous sommes.

Si Macron accepte avec autant d’empressement ce statut d’opposant principal, c’est parce qu’il est déjà à bout de souffle. En France, il a réussi l’exploit de battre le record d’impopularité de Hollande à la même période. Sur la scène européenne, ses alliés se font bien rares : Merkel, qui a ouvert son pays à plus d’un million de migrants, directement responsable des viols de Cologne, de l’attentat du marché de Noël à Berlin, du meurtre de Chemnitz, et le nouveau Premier ministre espagnol socialiste Pedro Sanchez, qui ne résistera pas bien longtemps à la pression migratoire qui s’intensifie.

Car le fait est que la ligne pro-immigration est devenue intenable. Dans les pays scandinaves, même la gauche souhaite arrêter les frais. À l’Est, les dirigeants, Orban en tête, sentent le vent tourner et, soit par opportunisme, soit par conviction – qui était auparavant indicible à cause du politiquement correct –, adoptent de plus en plus librement un discours identitaire. Au Sud, le charismatique Salvini a pris la tête du mouvement populiste, porté par le réveil des peuples.

Outre-Atlantique, c’est Trump qui a été élu, contre 15 autres candidats républicains puis contre Hillary Clinton, sur un programme fermement identitaire, anti-immigration et refusant de céder à la gauche en s’excusant. En Australie, Scott Morrison vient de devenir Premier ministre : il est l’homme qui a mis en place la politique du NO WAY, contre les vagues de clandestins débarquant sur son sol. Son concurrent direct pour le poste n’était autre que le Ministre en poste de l’immigration.

La semaine dernière encore, le ministre de l’Intérieur allemand a déclaré que « l’immigration était la mère de tous les problèmes ». Hier, c’était le parti des Démocrates Suédois qui réalisait une forte progression en obtenant 17,8 % des voix. L’année qui vient de s’écouler montre que le populisme identitaire n’est pas un accident fait de cas isolés, mais bien une tendance, une lame de fond, qui s’inscrit dans la durée.

Macron se fait le chef d’un camp qui a déjà perdu. Si l’on ne peut pas dire que l’Histoire a un sens, elle connaît en tout cas des phases, et, comme l’a prédit le géopolitologue Samuel Huntington, le XXe siècle était celui des idéologies, le XXIe sera celui des identités.

Thierry Dubois

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pour Alba Ventura : “Salvini et Orban ont désigné Macron comme leur cible”

30/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Une course contre la montre se joue en Europe. Dans 9 mois ont lieu les élections européennes, avec en toile de fond le dossier sur les migrants, les dirigeants du continent s’affrontent. Notamment avec Emmanuel Macron d’un côté et de l’autre l’italien Salvini et le hongrois Orban.

On se rappelle que Matteo Salvini avait traité Emmanuel Macron d’”arrogant” qui avait qualifié les partis populistes de “lèpre nationaliste“.

Matteo Salvini a donc reçu le premier ministre hongrois Victor Orban à Milan. Les deux leaders ont accusé le président français d’être le “chef de file des partis pro-migrants“. Mais surtout ils ont ni plus ni moins désigné Emmanuel Macron comme leur “cible“.


“Matteo Salvini est mon héros” déclare le Premier ministre hongrois Viktor Orban

29/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est mon héros et aussi mon compagnon de voyage“, a déclaré Viktor Orban à propos de Matteo Salvini avant une rencontre avec ce dernier.

Viktor Orban et Matteo Salvini apparaissent aujourd’hui comme les partisans d’une ligne dure contre les migrants arrivant en Europe. Et ils le prouvent par les actes.

D’ailleurs, le Premier ministre hongrois a également déclaré : “La Hongrie est la preuve que les migrants peuvent être arrêtés sur la terre ferme” tout en ajoutant : “C’est là que débute la mission de Salvini. Il devrait démontrer que ces migrants peuvent être arrêtés également sur les mers“.