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Eric Zemmour : « Emmanuel Macron ne sait pas que l’Histoire est tragique »

17/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Comme 9,5 millions de Français, Eric Zemmour a suivi l’entretien télévisé d’Emmanuel Macron sur TF1 et LCI dimanche soir. Il a été bluffé : « C’était clair et net. De l’excellent travail. Sans notes et sans bavures. Tout dans la tête et rien dans les mains. Pendant une heure, on comprenait mieux pourquoi Emmanuel Macron avait tant séduit nos élites, de Jacques Attali à François Hollande. À la fois rapide et limpide. Une Ferrari de l’intelligence à la française. »

Trêve de plaisanterie. En fait, a poursuivi Eric Zemmour ce matin sur RTL, Emmanuel Macron « rappelait irrésistiblement aux plus vieux Giscard » :

« Macron, c’est Giscard avec des cheveux et sans chuintement auvergnat. »

« Si Macron a les qualités de Giscard, a poursuivi l’éditoraliste, il en a aussi les défauts et les lacunes. » Ainsi « au bout de 50 minutes consacrées à l’économie, on en avait assez d’être à Bercy en compagnie du directeur du Budget ».

« Comme Giscard, Macron est un moderne, c’est-à-dire qu’il pense que nous sommes dans un âge de l’humanité où tout se règle par l’économie et le droit. La négociation et le deal », continue Eric Zemmour :

« On songeait encore à Giscard et à la fameuse sentence de Raymond Aron sur l’ancien président : il ne sait pas que l’Histoire est tragique. »

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Zemmour : « La vente de Solferino, c’est la revanche de Giscard sur Mitterrand »

21/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La vente du siège du Parti socialiste, rue de Solferino à Paris, a inspiré ce matin Eric Zemmour sur RTL. « On ne dira plus “la rue de Solferino pense que“. Comme on ne dit plus depuis longtemps “la place du colonel Fabien“ ou “la rue de Valois“ ou “la rue de Lille’“. Un parti politique est mort quand il n’arrive plus à ancrer son existence dans la topographie parisienne. Le Parti communiste, le Parti radical, le parti gaulliste sont morts même si certains croient encore parler en leur nom. » Pour Eric Zemmour, le Parti socialiste « est entré en agonie en 1983, lorsqu’il s’est soumis à la doxa libérale au nom de l’Europe ».

« La gauche n’est pas morte, tempère toutefois Eric Zemmour : elle vit sa vie, de gauche libérale avec Macron, et de gauche anti-libérale avec Mélenchon […] » :

« En revanche, les adversaires du PS, eux, vont tomber avec leur vieil ennemi. Laurent Wauquiez va s’emparer d’un fantôme, et Marine Le Pen s’accroche à une chimère qui se désagrège dans sa main. Tous font partie d’un ancien monde. »

Pour l’éditorialiste, « Giscard, qui avait quarante ans d’avance, fut Macron avant Macron » : « La vente de Solférino, c’est en quelque sorte la revanche de Giscard sur Mitterrand. »

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Eric Zemmour : « Bayrou est le chaînon manquant entre Giscard et Macron »

20/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Par la grâce du pacte conclu entre Emmanuel Macron et François Bayrou, le MoDem va disposer d’un groupe d’une cinquantaine de députés à l’Assemblée nationale. Une grande première, sous la supervision d’un vieux cheval de retour béarnais, qui a inspiré ce matin Eric Zemmour sur RTL :

« Les Trois mousquetaires étaient des Béarnais, comme François Bayrou. Il en a conservé le caractère, le goût des duels, à fleurets pas toujours mouchetés ; mais aussi un penchant irrésistible pour la vantardise. »

Car « quand Bayrou déclare que “c’est le groupe MoDem historiquement le plus fort qu’on ait connu“, il oublie seulement de préciser qu’il n’y a jamais eu de groupe MoDem à l’Assemblée nationale. » Eh oui ! Bayrou a dû confondre avec le groupe UDF, qu’il était parvenu en un rien de temps à ramener de 100 députés… à un seul !

Toujours est-il, estime Zemmour, que « pour le mousquetaire Bayrou, c’est Vingt Ans après. Pour le parti centriste, c’est une résurrection. Bayrou vous expliquera qu’il n’a jamais cessé de croire cette résurrection possible, ce qui est somme toute normale pour un démocrate-chrétien. […] Ce retour en majesté des centristes à l’Assemblée sonne comme le retour du comte de Monte-Cristo à Paris. […] Monte-Cristo tue tous ceux qui l’ont trahi, Bayrou aura plaisir à se venger de ses anciens amis centristes en les accueillant dans la nouvelle majorité. Tous ceux qui s’appellent “Les Constructifs“ et qui sont surtout Les Inutiles. Bayrou les embrassera pour mieux les tuer. »

Plus profondément, analyse l’éditorialiste, « Macron a réalisé le rêve qu’a porté Bayrou pendant vingt ans : celui d’une coalition mariant enfin le centre-droit et le centre-gauche. Ce que n’avait pas osé Jacques Delors dans les années 1990 et ce qu’avait raté Giscard dans les années 1970. Une France gouvernée au centre qui se fond dans une Europe fédérale. »

Eric Zemmour explique :

« Macron reprend le manche à l’endroit exact où Giscard l’a laissé il y a quarante ans. Un manche technocratique très français, mais paré des oripeaux de libéralisme anglo-saxon ou de social-démocratie à la scandinave. »

Et dans ce cadre,

« Bayrou est le chaînon manquant entre Giscard et Macron. Celui qui signale que Macron a un passé idéologique et sociologique ancré dans cette droite orléaniste qui a toujours rêvé de se réconcilier avec la démocratie-chrétienne partie à gauche. »

Mais attention aux conséquences, met en garde Eric Zemmour :

« Bayrou est un homme de l’ancien monde. Bayrou est la preuve qu’il y a de la politique ancienne dans Macron alors que le nouveau président surjoue l’homme neuf et que ses députés sont sans histoire ni mémoire. »

Conclusion, pas encore en forme d’épitaphe mais cela ne saurait peut-être tarder :

« Bayrou est le carbone 14 de Macron. C’est la force et la faiblesse de Bayrou. Une mémoire, on la célèbre ou on l’efface, selon les besoins et les intérêts du moment… »

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Eric Zemmour : « Brigitte Macron fut un grand professeur de théâtre »

30/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Brigitte Macron fut un grand professeur méconnu. Mais pas de français, non, de théâtre. » C’est ce qu’explique Eric Zemmour, pour qui « Emmanuel Macron est capable de tout jouer avec un égal bonheur », du moins, pour ce qu’on en a vu pour le moment, sur la scène des relations internationales. Avec Donald Trump, il est un héros de western. Avec Angela Merkel, il est le beau et jeune Werther du roman de Goethe. Avec Vladimir Poutine, « il est l’enfant-roi en son habit de lumière et tel Louis XV il y a trois siècles, il [le] reçoit en son château de Versailles ».

« Les médias français et internationaux, déplore Eric Zemmour, sont emplis de gestes de notre nouveau président. Comme les alchimistes transformaient le plomb en or, les journalistes ont été transformés en historiographes du roi. Leur seule mission est désormais de louer et de glorifier le jeune monarque qu’ils se sont donnés ».

Pourtant, poursuit-il, « on n’a jamais vu un chef d’Etat manquer un G7 ou un G8 ou un G20. Même les plus gaffeurs des présidents américains ou les plus insignifiants des premiers ministres italiens s’en sortent toujours très bien. »

Mais « dans les grandes conférences internationales du passé, congrès de Vienne, de Versailles ou conférence de Yalta, les dirigeants des grands pays se partageaient le monde. Lors des sommets d’aujourd’hui, leurs lointains successeurs se partagent seulement les caméras. C’est d’ailleurs fait pour ça […] C’est le principe même de la politique-spectacle ».

Pour Zemmour, « rien ne sort ni ne peut sortir de concret de ces réunions », de ces « raouts diplomatiques » inventés par Valéry Giscard d’Estaing il y a quarante ans. « Giscard, c’était Macron avant Macron, sauf que l’un parle en chuintant et l’autre en zézayant. » Et il conclut en ces termes :

« On ne discourt plus, on calcule. On ne tranche plus, on coopère. On met en scène le pouvoir dont il ne reste que l’image. Une belle image avec un bel acteur pour un beau film. »

L’UDI de Borloo sous de mauvais auspices

L’UDI de Borloo sous de mauvais auspices

23/10/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) – Après le MoDem de François Bayrou, Jean-Louis Borloo (photo ci-dessus) a lancé dimanche à la Mutualité (Vème arrondissement de Paris), un nouveau parti centriste, l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants). L’ex-ministre de l’Ecologie n’a pas caché son ambition d’en faire « l’UDF du XXIème siècle » et de le transformer en « premier parti de France ». « L’UDI est née, c’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent une France ouverte sur l’Europe, le monde, pour les libertés et l’humanisme », a déclaré Jean-Louis Borloo.

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