Immigration illégale : le gouvernement ouvre grand les vannes

Source : Boulevard Voltaire
L’État, toujours moins exigeant avec les nouveaux arrivés, illégaux et toujours plus nombreux, s’acheminerait vers la dissolution du peuple français qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

« Nous ne pouvons pas accueillir plus de réfugiés », affirmait, martial, Manuel Valls, en Allemagne, le 13 février 2016. Cinq jours plus tard, l’Assemblée nationale votait une loi qui rend définitivement illusoire la maîtrise de l’immigration… illégale.

Ainsi, pendant que les médias bramaient à l’unisson, nous intoxiquant avec la déchéance de la nationalité, et que Manuel Valls faisait diversion devant Angela Merkel, son gouvernement, en cachette, s’appliquait à transformer l’actuel système de l’immigration, déjà guère dissuasif pour les immigrés entrés illégalement sur notre territoire, en un système toujours plus laxiste renforçant leurs droits.

Adoptée, la carte de séjour pluriannuelle de quatre ans, obtenue au bout d’un an de présence, à la place de celle d’un an renouvelable cinq ans, jugée trop contraignante. Obliger les étrangers à montrer leur volonté d’intégration, quel vilain message enverrait donc la France, n’est-ce pas ?

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I-Media : Baylet, patron de presse, qui paye, commande !

21/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Séance Hebdomadaire de décryptage de la propagande médiatique. Avec le remaniement et Baylet, patron de presse entré au gouvernement, Jean-Yves Le Gallou et Hervé Garrigou s’en donnent à cœur joie pour dénoncer la collusion, les conflits d’intérêt et l’entre-soi de la gauche au pouvoir.

01:51 – Le jeudi 11 février, Hollande a remanié son gouvernement. Une occasion pour faire rentrer comme ministre de l’aménagement du territoire, Jean Michel Baylet : Un baron Local et un patron de presse
09:05 – Le zapping d’I-média
17:09 – Un mois après la Saint Sylvestre et les agressions sexuelles de Cologne, l’enquête avance tant bien que mal.
La désinformation continue tout comme elle continue sur les conditions de la noyade du petit Aylan Kurdi. I-média décrypte et réinforme.
25:59 – Les tweets d’I-média
30:59 – A l’occasion de la sortie de son dernier livre, l’esprit du judaïsme, BHL était l’invité politique dans l’émission on n’est pas couché, portrait d’un squatteur des écrans, c’est la posture de l’imposteur.
38:20 – Le bobard d’I-média

https://www.youtube.com/watch?v=vRX9fB7yeRI

Loi El Khomri : la réforme du Code du travail ne passe pas à gauche

19/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le MEDEF en a rêvé, Myriam El Khomri l’a fait, c’est le sentiment d’une bonne partie de la gauche, qui se braque à l’idée d’un passage en force de la réforme du Code du travail.

Le projet de loi de Myriam El Khomri sur la réforme du Code du travail braque la gauche. Alors que le texte n’est même pas arrivé sur les pupitres des députés, les frondeurs du PS – et pas qu’eux — mettent en garde le gouvernement tant sur le fond du texte que sur la forme.

Pour la forme, Myriam El Khomri a menacé d’emblée de recourir au 49.3. « Nous voulons convaincre les parlementaires de l’ambition de ce projet de loi. Mais nous [avec le Premier ministre] prendrons nos responsabilités. » Cette phrase, prononcée par le ministre du Travail a mis le feu aux poudres. Elle porte bien la patte de la méthode Valls, habitué à mettre une pression maximale en début de négociation et à ne pas lâcher par la suite, comme l’a montré l’adoption sans vote de la loi Macron, une grosse arête qui est restée coincée dans la gorge des députés socialistes.

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À bout de souffle

12/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8545)

Cet ensemble baroque qu’est le nouveau gouvernement est donc censé porter le chef de l’État dans sa campagne électorale ! Car, quoiqu’il ait assuré que le moment de décider de sa candidature n’est pas encore venu, l’enseignement que l’on peut tirer de ce remaniement-là est que François Hollande compte bien se lancer dans la bataille.
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Pour cela, il lui faut neutraliser une candidature écologiste et faire taire ceux qui pourraient lui savonner la planche par leurs critiques. D’où la distribution de pourboires à des écolos qui piaffaient d’impatience aux portes du gouvernement. D’où, également, le retour de Jean-Marc Ayrault, qui, toujours soutenu par une quarantaine de députés, commençait à élever la voix, critiquant les choix du pouvoir. Ne parlons pas de ce pauvre Baylet, des radicaux de gauche, qui espérait un grand ministère régalien et qui devra jouer les utilités dans un simple ministère.

Les chantres socialistes tentent d’expliquer que, ce faisant, le chef de l’État a élargi la base politique du futur candidat. Il n’a rien élargi du tout, il a débauché quelques individus dont l’ambition est plus forte que les convictions. Ainsi de la patronne des Verts, Emmanuelle Cosse, qui, aussitôt nommée ministre, est exclue de sa formation, ne représente plus qu’elle-même. En tant que ministre du Logement, elle reprend le portefeuille abandonné par Cécile Duflot, Manuel Valls ayant démonté ce qu’elle avait décidé et qui fut catastrophique pour le secteur du bâtiment.
Emmanuelle Cosse va donc continuer à piétiner ce que sa camarade avait bâti. Que ne faut-il pas faire pour l’amour d’un maroquin ! Quant à Ayrault, toute honte bue, il va se trouver sous la tutelle agressive de Valls qui n’a eu de cesse d’avoir sa peau pour le remplacer à Matignon puis de détruire ce qu’il avait fait dans le domaine fiscal, notamment. Bonjour l’ambiance au Conseil des ministres !

François Hollande a donné trois consignes à ses ministres : « agir, réformer, avancer » autour de trois exigences, la sécurité, l’emploi et l’environnement. N’était-ce donc pas déjà la feuille de route des précédents gouvernements ? À quoi la satisfaction de l’ambition des uns, le retour d’un autre, le don de quelques hochets à des anonymes, sous forme de secrétariats d’État bidon, peut-il servir ? À amuser la galerie des commentateurs pendant 48 heures sans que cela serve le pays ni n’intéresse les Français en quoi que ce soit. C’est le gouvernement d’un Hollande à bout de souffle et d’imagination.

On notera que François Hollande, à défaut d’inverser la courbe du chômage, a enfin créé des emplois : le nombre des ministres passe de 32 à 38, certains postes n’ayant été créés que pour obtenir un gouvernement paritaire. Ainsi ce saugrenu secrétariat d’État « à l’égalité réelle », confiée à une certaine Ericka Bareigts, élue de la Réunion. Dans sa première interview, elle a tenu à préciser : « L’égalité réelle ne concerne pas que les Réunionnais, mais l’ensemble des Français. » Encore heureux ! On peut tout de suite l’inviter à se pencher sur ce cas qui bafoue « l’égalité réelle » : les millions d’électeurs du Front national ne sont toujours représentés que par deux députés. Au travail, Mme Bareigts !

Guy Rouvrais

Remaniement : bras cassés et fonds de tiroirs

12/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande vient de se livrer au seul exercice dans lequel il excelle : les magouilles d’appareil. Problème : ce remaniement n’intéresse ni les Français, ni même la classe politique.

Chaises musicales, petits calculs politiciens coups de comm » aussi percutants que des pétards mouillés lancés un jour de bruine à Brest, voici venu le tout nouveau gouvernement Hollande. Prions qu’il s’agisse du dernier.
L’homme dont la seule compétence aura toujours été la magouille d’appareil, la « synthèse » de « courants » divers au sien du PS a donc remis ça. Il fallait (mais le fallait-il ??) élargir la base du gouvernement en s’ouvrant aux écolos (Emmanuelle Cosse), à l’UDE (Jean-Vincent Placé) et au PRG (Jean-Michel Baylet, qui apporte en plus quelques titres de presse dans al corbeille), ne pas donner trop de gages à Valls (pas de nouveau poulain de Manu la tremblote dans l’équipe), caser quelques copains (Jean-Marc Ayrault, Audrey Azoulay…).
Le seul intérêt – tactique — d’un remaniement aurait été de mettre quelques figures connues, mais pas folles, les personnalités approchées ont refusé sèchement : pressentis respectivement au Quai d’Orsay et à l’Écologie, Martine Aubry et Nicolas Hulot ont démenti avec une rapidité et une force de conviction qui en disent long. Ils sent bien, eux que le « président » est quand même un peu contagieux.
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Nous nous retrouvons donc avec une équipe de bras cassés, de troisièmes couteaux (les seconds couteaux étaient déjà dans l’équipe précédente), soit aveuglés par leurs petites ambitions qu’ils sont prêts à tous les reniements pour un maroquin et les avantages afférents, soit tellement égarés dans leurs petits calculs d’appareils qu’ils s’imaginent que cela fera une différence, ce qui est presque pire.

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Colère de Gilbert Collard a l’assemblée nationale

10/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
C’est sous les rires de la gauche que Gilbert Collard expliquait à ses collègues que « dans l’indifférence générale, l’État islamique vient de faire du Front national sa cible de choix ». un comportement indigne des parlementaires qui a suscité la colère du député RBM. « Si quand l’État islamique vise des Français et les frappe cela vous fait rire, je ne peux avoir pour vous que mépris ! ». Il a rappelé les douteux amalgames faits entre Daesh et le Front National, y compris au sein de l’hémicycle, lançant auyx députés de gauche “S’il nous arrive quelque chose vous êtes complices!”

Calais, ou la colère des « braves gens »

Source : Boulevard Voltairee
Lorsque la colère devient générale, elle peut devenir révolution. La colère des honorables citoyens, des « braves gens », n’est peut-être qu’à son début…

Une fois de plus, donc, Manuel Valls a sauvé la République. Et un 6 février, en plus : on ne pouvait pas mieux rêver pour tous ceux qui fantasment à longueur de journée sur le supposé péril de l’extrême droite dans ce pays. Un général de corps d’armée, retraité, âgé de 75 ans, sera jugé en comparution immédiate pour avoir participé à une manifestation interdite à Calais. Qu’on aimerait la même réactivité à l’égard des zadistes et autres anarchistes ou de ces migrants qui se font de plus en plus agressifs !

Il fallait entendre et voir samedi soir le directeur de cabinet du préfet du Pas-de-Calais débiter son discours devant les caméras : un discours sorti du congélateur de Sciences Po et passé au micro-ondes socialiste. Un directeur de cabinet qui doit avoir l’âge que le jeune Piquemal avait lorsqu’il crapahutait à la tête de ses paras pour défendre nos couleurs. Un directeur de cabinet qui a dû se prendre pendant cinq minutes pour Jean Moulin, le ridicule ne tuant plus dans ce pays.

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La popularité de Hollande dans le gouffre

04/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Ce qu’il y a de bien avec les effets « attentats », « Charlie », etc. sur la popularité des politiques, c’est qu’ils sont de courte durée. Hollande et Valls ont chuté respectivement à 19 et 25 % d’opinion favorable.

Est-ce l’influence de la visite successive des dirigeants iraniens et cubains en France ? On a l’impression d’assister à un de ces votes de République populaire ou de dictateur africain… mais à l’envers ! Selon les derniers sondages, Hollande rassemble en effet 74 % des Français contre lui et Valls 66 %. Le gouvernement dans son ensemble bat tous les records d’impopularité avec 76 % d’avis négatifs sur son action.
Le « président » retrouve ses niveaux historiquement bas d’avant les attentats de novembre, preuve que les Français retrouvent leurs esprits après le drame qui a frappé la nation.
On se perd en conjectures sur les 19 %, 25 % et 16 % qui ont encore respectivement une opinion favorable de Hollande, Valls et du gouvernement. Même en additionnant tous les membres de cette fine équipe, leurs familles, leurs amis et leurs débiteurs, le compte n’y est pas.
Naturellement, les rumeurs de remaniement ministériel et le nom de Nicolas Hulot, personnalité populaire, murmuré avec insistance, n’y sont pour rien. Mais attention Nicolas, selon la faculté de médecine, l’impopularité de Hollande ne serait pas vraiment contagieuse, il suffit de pas trop s’approcher… 

C.D.


L’état d’urgence borné ?

27/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Après avoir laissé entendre qu’il pourrait durer aussi longtemps que la menace de l’État islamique, Valls a tenu à préciser que l’état d’urgence serait nécessairement « borné ». Venant de lui… pourtant, il peine à convaincre.

On appelle ça un ballon d’essai. Lors d’une interview à la BBC, Valls a répondu « Jusqu’à ce qu’on puisse, évidemment, en finir avec Daech » à la journaliste qui lui demandait si l’état d’urgence pouvait durer « éternellement ». Si le propos n’avait pas suscité trop de réactions, il aurait tenté de pousser le bouchon un peu plus loin…
Heureusement, c’est une levée de boucliers qui a accueilli les propos du Premier ministre, l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot y voyant par exemple « la fin de l’état de droit ». Il faut dire que l’inscription de ce régime exceptionnel dans la Constitution et sa prolongation programmée suscitent bien des craintes, alors que le pouvoir est aux abois et pourrait être tenté de détourner les pouvoirs qu’il lui donne pour défendre l’ordre « républicain » (c’est-à-dire leurs intérêts politiciens et leur idéologie, par opposition à la démocratie, terme qu’ils n’emploient plus, et pas par hasard).

Aussi, alors le « président » Hollande a officialisé sa volonté de prolonger jusqu’à fin mai l’état d’urgence instauré en France, Valls a tenu à préciser qu’il restera un « régime d’exception » qui sera « nécessairement borné dans le temps ». Il a aussi soutenu l’amendement consistant à mettre dans la Constitution le contrôle parlementaire de l’application de l’état d’urgence.

Pour autant, le Premier ministre a pris soin de ne prendre aucun engagement quant à la durée dudit état d’exception, se laissant une grande porte ouverte en déclarant que « Personne ne peut préjuger des événements à venir et nous voyons bien l’état de la menace avec la diffusion de la vidéo de l’État islamique, de Daech. » Il s’est aussi montré plus que réservé sur l’éventuelle interdiction, dans la Constitution, de la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République pendant l’état d’urgence. Donc selon lui, l’assemblée pourrait contrôler l’application de l’état d’urgence… sous la menace d’une éventuelle dissolution. Visiblement, Valls pense à l’avenir et à se laisser les mains aussi libres que possible… Déjà que comme Premier ministre, il fait frémir, comme président de a République…

C.D.

Forces de l’ordre, 90 agressions par jour

20/01/2016 – FRANCE (Présent 8528)

Plus de 30 000 agressions par an contre les forces de l’ordre. Un chiffre jamais atteint qui évoque en effet celui d’un pays en guerre. 32 964 faits de « violences à dépositaires de l’autorité » ont été signalés en 2015 d’après les chiffres (officiels) du ministère de l’Intérieur. Soit 90 agressions par jour contre les gendarmes et les policiers. Une violence en hausse par rapport à 2014 et multipliée par trois depuis 2012.
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Le secrétaire général de Synergie Officiers Patrice Ribeiro l’avait déclaré à Présent la veille de la manifestation des policiers sous les fenêtres de Taubira : « Les policiers sont à bout et ne sont plus en mesure d’assurer au quotidien leurs missions. Là-dessus sont venues s’ajouter des charges particulièrement lourdes comme les attentats et les migrants avec tout ce que cela implique. »

Tout ce que cela implique de rixes, de fusillades, de lynchages, de voitures qui foncent sur les flics, d’attentats à coups de hachoir aux cris d’« Allah Akbar »… Le quotidien des policiers dans la France de 2016, c’est celui-là. Avec des effectifs tellement réduits face à une situation qui s’aggrave chaque jour et des sollicitations en hausse constante que cela pose un problème majeur : « Quand les gens appellent la police, elle ne vient plus » (Présent du 14 octobre).

« Le problème de fond est celui de l’autorité de l’État, car celle-ci n’est pas affirmée par une réponse pénale adaptée », déclare Patrice Ribeiro.
Les syndicalistes policiers dénoncent tous cette absence de réponse pénale et l’impunité généralisée qu’elle entraîne. Lors de la grande manif des policiers pour réclamer la démission de Taubira, la patronne du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), Céline Berthon, avait décrit « les couacs procéduraux et les libérations intempestives s’enchaînant avec une déconcertante régularité alors qu’augmente chaque jour dans nos rangs le nombre des blessés ».

L’autre problème de fond dont ne vous parleront jamais les syndicats de police, c’est celui de l’origine des agresseurs. Soigneusement dissimulée. Éternellement. Pire qu’en Allemagne. Aussi instructive et dévastatrice si on la révélait, que celle des agresseurs de Cologne.

Caroline Parmentier

Corse : Valls recule

19/01/2016 – POLITIQUE (Présent 8527)

Lundi, Valls recevait à Matignon les deux indépendantistes Simeoni et Talamoni, respectivement présidents du « conseil exécutif de Corse » et de « l’Assemblée de Corse », afin de discuter d’une éventuelle révision de la Constitution qui permettrait à l’île d’acquérir l’autonomie. Une rencontre lors de laquelle le Premier ministre, tout en affichant son désaccord, a quand même concédé la création de trois « groupes de travail » portant sur la langue corse, les questions foncières et les institutions de l’île.
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Provocations incessantes

Une décision qui constitue une première victoire pour ces gens qui, même s’ils s’en défendent officiellement, visent ni plus ni moins que l’indépendance de l’île et multiplient depuis des semaines les provocations à l’égard de la capitale. On se souvient en effet que, le 17 décembre dernier, lors de la double élection du président de « l’Assemblée de Corse » et du patron du « conseil exécutif », Talamoni n’avait pas hésité à prononcer une bonne partie de son discours en corse et avait évoqué le « premier gouvernement national depuis le XVIIIe ».
Invité lundi matin sur France Info, il est revenu à la charge, expliquant tranquillement à des milliers d’auditeurs que la France est… « un pays ami » ! Et au journaliste qui lui demandait s’il n’était pas un élu de la République française, Talamoni, qui a retiré le drapeau français de son bureau, de répondre : « Je suis un élu de la Corse. »

Une reculade de plus

Bref, venus lundi avec des revendications auxquelles l’exécutif avait déjà dit non, Simeoni et Talamoni auraient, selon toute logique, dû se voir opposer une fin de non-recevoir de la part de Valls qui rappelait, pas plus tard que le 30 décembre, qu’« il n’y a qu’une seule nation, la nation française » et qu’« il est hors de question de revenir là-dessus ».

Or, non content d’accorder près de deux heures d’entretien à ces compagnons de route des assassins du préfet Erignac, Valls est donc allé jusqu’à accepter la création de trois groupes de travail devant marquer « l’ouverture d’un dialogue ».

Les fameuses « lignes rouges » qui « ne peuvent pas être discutées » évoquées par le Premier ministre lors de son passage sur TF1 le 23 décembre dernier semblent donc bien parties pour l’être. Et les indépendantistes l’ont bien compris, qui avertissent déjà que, si l’amnistie de leurs terroristes n’est pas accordée, ils s’adresseront directement à Bruxelles.

Franck Delétraz

Moirans : 3 mois après, 14 interpellations

18/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Trois mois après les vioences qui ont embrasé Moirans, une opération de police aboutit à 14 interpellation parmi les vandales Roms.

Quatorze personnes ont été interpellées lors d’une vaste opération menée lundi matin par 300 gendarmes autour d’un camp de « gens du voyage » à Moirans (Isère). Il y a trois mois, ces Roms avaient saccagé la ville pour obtenir une permission de sortie pour qu’un détenu de 24 ans puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d’une voiture volée après avoir commis un cambriolage.
L’absence de réaction des autorités, après une série d’incidents du même ordre, notamment le blocage de l’autoroute A1 par des Roms à Roye (Somme), fin août, avait été vertement critiqué de toutes parts.
Ce matin, Valls, s’est félicité sur twitter de la «fermeté républicaine» : ce gouvernement semble tellement peu habitué à faire respecter les lois que quand cela lui arrive, il lui monte des bouffées d’orgueil.


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Inversion de la courbe du chômage : la valse hésitation de Myriam El Khomri

15/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

« C’est le propre des hypocrites de parler, ruser et se contredire avec tant d’imagination » disait Théophraste Renaudot
Myriam El Khomri semble être une parfaite illustration de cet aphorisme. Le samedi 9 janvier dernier, notre ministre du Travail expliquait ainsi sur France Inter que la hausse de la croissance attendue pour 2016 serait faible, de l’ordre de 1,5 %, ce qui, selon elle, serait insuffisant pour faire reculer le chômage. Il y a chaque année entre 800 000 et 850 000 entrées sur le marché du travail pour environ 700 000 départs à la retraite, rappelait-elle. Or sur l’année 2015, si les services ont gagné 75 000 postes et l’intérim 49 200, les usines ont en revanche détruit 41 400 emplois et le bâtiment 45 200. Soit un solde négatif compris entre 60 000 et 100 000 emplois. Une tendance lourde qui devrait perdurer, voire s’aggraver, en 2016.

Des propos en totale contradiction avec les déclarations du premier ministre quelques jours avant
Mercredi avant-dernier, sur BFMTV, Manuel Valls n’avait il pas affirmé qu’il « croyait » à la baisse du chômage. « 2016 doit être l’année qui poursuit le travail contre le chômage, a-t-il déclaré. Avec la situation économique que nous avons, même s’il faut faire attention au contexte, tout ce que nous faisons, oui, ça créera plus d’emplois », a martelé le premier ministre. Apparemment, Myriam El Khomri ignorait ces déclarations.

Deux jours plus tard, sur Europe 1, revirement total de la ministre…
Sans doute, sommée par son patron de retourner au charbon, Mme El Khomri nous explique alors qu’on l’avait mal comprise, et que la courbe du chômage s’inverserait bien, en 2016. « Le chômage des jeunes a diminué de 25 000 sur la dernière année, affirme-t-elle et donc la politique que nous menons produit des résultats », affirme-t-elle avec aplomb. Et la ministre de bien préciser que nous sommes dans une « phase de stabilisation ». Elle en rajoute en déclarant « compter sur la réforme du code du travail » prévu en mars, ainsi que sur le « plan d’urgence » annoncé par François Hollande.

Mme El Khomri n’en est pas à sa première bourde
Le 5 novembre dernier, devant un Jean-Jacques Bourdin goguenard, la ministre du Travail avait avoué ignorer le nombre de renouvellements possibles d’un CDD. Dans la perspective d’un remaniement gouvernemental, Myriam El Khomri n’est peut-être pas le moindre des boulets dont Hollande souhaiterait se défaire.

Déchéance de nationalité : Taubira placardisée, toujours pas virée

12/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Manuel Valls a annoncé aux députés PS qu’il présenterait lui-même la révision constitutionnelle au Parlement, sans Christiane Taubira. Sous ses air de matador, il n’est même pas capable d’assurer un minimum de cohésion gouvernementale et doit avaler une couleuvre de plus de la part de la Garde (?) des Sceaux et du « président » qui la protège. Quant à Taubira, elle assume tranquillement le déshonneur d’être en désaccord profond avec le gouvernement (?), mais de conserver son poste. Lamentable.

Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne, Mme Taubira !

09/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
En continuant à affirmer son désaccord avec la réforme constitutionnelle, Taubira ne fait que souligner l’incurie du gouvernement qui la tolère et son propre manque d’honneur.

Elle avait affirmé à Alger que la déchéance des binationaux nés français ne se ferait pas, avant d’être démentie dès le lendemain en Conseil des Ministres. Comme si de rien n’était, comme si elle n’avait rien dit, même pas le plus petit rappel à l’ordre. Une bonne claque à la crédibilité de ce gouvernement. Il faut dire que l’on est habitué aux dérapages plus ou moins contrôlés et jamais sanctionnés du Garde (?) des Sceaux.
Alors, tant qu’elle gagne, elle joue. Elle a donc remis ça jeudi, réaffirmant sa conviction que “la déchéance de nationalité n’est pas souhaitable” pour les Français binationaux, critiquant une mesure à l’efficacité “absolument dérisoire”. Mais c’est bien elle qui devra défendre ce projet qu’elle estime contraire à ses valeurs.

Elle a beau se cacher derrière une supposée loyauté au président de la République en réaffirmant que sa parole était “la première et la dernière”, on ne peut s’empêcher de se dire que si elle était loyale, elle fermerait sa gueule ou que si elle avait des convictions, elle démissionnerait. Jean-Pierre Chevènement avait pour lui cette droiture et ce sens de l’État, que l’on est bien en peine de trouver dans l’actuel ministre de la Justice (?).

Quant au gouvernement de fantoches qui tolère toutes ses frasques, au « président » qui lui conserve une place près de lui pour ne pas l’avoir contre lui aux prochaines élections, ils font preuve -mais en était-il besoin ?- de leur lâcheté et de leur sens navrant des priorités. Le calcul politicien avant les convictions et les convictions contre l’intérêt de la France…
On n’y croit pas, bien sûr, mais ce serait tellement bien qu’elle se taise… ou démissionne !

Charles Dewotine


Déchéance de la nationalité : quand le débat se complique

L'Assemblée a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014

06/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La question avait été lancée par François Hollande, dans son intervention devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles, le 16 novembre 2015. Dans ses vœux du 31 décembre dernier, il avait appelé à inscrire cette question dans la Constitution. Le débat fait rage et divise les différentes familles politiques.

Justement que se passe-t-il ?
Certains se réjouissent de cette annonce, y compris le FN. Pour Florian Philippot, la déchéance de la nationalité doit être envisagée pour des motifs autres que le terrorisme. Mais il existe des divisions aussi bien au PS que chez les Républicains. Des associations proches du PS comme SOS racisme ont appelé à manifester contre ce projet. Le planning familial s’est même prononcé contre la déchéance de nationalité sans que l’on voie le rapport avec ses actions. Les Républicains n’ont toujours pas pris position et doivent se réunir aujourd’hui en bureau politique. Ils semblent désunis. On peut se demander si la démarche n’aura pas pour effet de diviser la droite parlementaire, de rendre Sarkozy inaudible et de satisfaire François Hollande. Le refus des centristes et des Républicains pourrait se retourner contre eux dans la mesure où l’opinion publique est pour la déchéance de nationalité. Rappelons qu’une révision de la Constitution suppose notamment une majorité de trois cinquièmes des parlementaires, ce que François Hollande pourrait obtenir en raison du contexte.

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Déchéance de nationalité : le pouvoir déchu de toute crédibilité

23/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
La déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux nés français. Annoncée au congrès, puis remise en cause, enterrée depuis l’Algérie par Taubira, elle est finalement maintenue. Le pouvoir n’en peut plus de se contredire. Nous non plus.

Les rumeurs allaient toutes dans le même sens : Hollande enterrait la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux nés français. Après tout, l’effet d’annonce avait joué à plein avant les régionales pour séduire la droite, il était temps maintenant de donner des gages à à gauche, que la mesure faisait grincer des dents.
Et ça s’est précisé. Taubira, en visite en Algérie, donne lundi une interview à une radio locale. Au sujet de cette déchéance, elle annonce

je vous indique que le projet de révision constitutionnelle qui sera présenté en Conseil des ministres ne retient pas cette disposition

Elle avait d’ailleurs estimé, à titre personnel, que cette réforme « posait un problème de fond sur le principe fondamental qu’est le droit du sol », auquel elle est « profondément attachée ».

Donc, non. Et puis si. Pour une fois, le « président » Hollande a décidé de ne pas se dédire. La déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux nés français figure bien à l’article II du projet de loi de révision constitutionnelle présenté ce matin en conseil des ministres.
Exercice de style compliqué pour Valls, qui confiait le 15 décembre : «  Est-ce que le symbole en vaut la peine ? ». Sous-entendu : non. Et puis si, rétropédalage dans la semoule pour annoncer que la disposition controversée est « une mesure hautement symbolique » que M. Hollande s’est engagé à prendre devant le Parlement, et dont « l’efficacité n’est pas l’enjeu premier ».

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Déchéance de nationalité, Hollande se dégonfle

22/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8509)

Il l’avait annoncé très sérieusement en novembre, devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, faisant frémir au passage les journalistes des gros médias qui, tous, s’étonnaient de la « très grande fermeté » et de la « détermination » affichées par le Président contre l’islamo-terrorisme. Une « fermeté » et une « détermination » qui n’auront duré que le temps d’un suffrage : un mois après et les régionales passées, le projet d’inscrire la déchéance de nationalité française dans la Constitution a été enterré mardi matin par le Conseil des ministres.
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Fronde à gauche

Souvenez-vous, c’était le 16 novembre dernier, au lendemain des terribles attentats qui venaient de frapper la France. Devant des parlementaires stupéfaits réunis à Versailles, François Hollande annonçait officiellement son intention de modifier la loi afin qu’elle permette dorénavant de retirer la nationalité française aux binationaux nés Français, en plus des binationaux naturalisés.
Ainsi, lançait-il solennellement, « Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né Français, je dis bien même s’il est né Français, dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité. »
Une mesure principalement défendue par le Front national ainsi qu’une partie de la droite LR et qui faisait grincer bien des dents à gauche. À commencer par celles du Premier ministre lui-même, qui confiait encore récemment aux journalistes que « la déchéance de nationalité n’est pas une arme contre le terrorisme » et que « l’on a pris [cette mesure] parce que c’était une proposition de la droite ». Il faut dire qu’il y a un mois, les élections régionales n’avaient pas encore eu lieu, et l’on annonçait alors une cuisante défaite pour les socialistes…

« Une cynique annonce de campagne »

Au final, la réforme constitutionnelle devrait donc se limiter à constitutionnaliser l’état d’urgence. Une reculade de plus, aujourd’hui saluée par nombre de parlementaires de gauche, qui menaçaient de mettre en difficulté le projet de loi constitutionnel si le gouvernement ne renonçait pas à la déchéance de nationalité. Ainsi Benoît Hamon, qui avait alerté il y a une quinzaine de jours le secrétaire général de la présidence d’une fronde au sein du PS, se félicitait-il mardi que l’Élysée ait « pris conscience du schisme que cela créerait non seulement au sein du PS, mais dans la gauche tout entière ».
Une « nouvelle pantalonnade », vivement dénoncée par le Front national, qui a d’ores et déjà annoncé que, si la déchéance de nationalité ne figurait plus dans le projet de loi du gouvernement destiné à réformer la Constitution, ses élus voteraient contre. « Nous avions encore raison, expliquait en effet lundi Marine Le Pen, ils ne feront rien de durable et de construit contre le fondamentalisme islamiste. Il s’agissait d’une cynique annonce de campagne. »

Franck Delétraz