Les martyrs de l’ensauvagement. Le cri de détresse des sacrifiés de l’insécurité

I-Média – Obono VS Valeurs actuelles : la liberté d’expression enchaînée

04/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant.

Obono VS Valeurs actuelles : cette liberté d’expression qu’on enchaîne

Retour du blasphème
Insupportable 2 poids 2 mesures médiatique
Unanimisme politico-médiatique totalitaire
Attaques massives des « confrères » journalistes
Geoffroy Lejeune écarté de l’antenne de LCI
Menaces physiques des militants anti-français de la LDNA à l’encontre des journalistes de Valeurs actuelles…

Retrouvez une analyse complète et sans concession de l’affaire politico-médiatique de la semaine.


Elisabeth Lévy – Concours de beauté morale contre « Valeurs Actuelles »

Polémique Obono-Valeurs Actuelles : parce que ce ne sont pas des négriers noirs qui ont vendu leurs « frères » noirs aux négriers blancs ?, par Bernard Lugan

Quelle insolite et même « surréaliste » polémique pour un simple pastiche ! A travers la personne de Danielle Obono, porte-parole de la France Insoumise, l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » a en effet mis en évidence sous une forme se voulant humoristique, le rôle de certains peuples Africains dans la vente des esclaves noirs aux négriers européens. Présentée comme une victime de cette traite, Madame Obono a, parait-il, été ulcérée de ce qui pourrait s’apparenter à une « réponse du berger à la bergère ». Au mois de juin 2020, devant le Parlement européen, n’est-ce pas le groupe LFI qui a en effet déposé un amendement visant à ne reconnaître comme « crime contre l’humanité » que la Traite européenne, la seule traite européenne, et non « la traite des esclaves » en général, comme cela était prévu dans le texte initial ?

Cette polémique illustre en réalité le niveau d’abêtissement et, plus grave encore, de dhimitude intellectuelle du monde politique français. Trémolos dans la voix, la main sur le cœur, Rassemblement national compris, tous les partis politiques ont en effet réagi par réflexe pavlovien et dans l’ignorance » bétonnée de la question. Au pays de Descartes, l’émotionnel semble donc avoir définitivement pris le pas sur la Raison…

Or, par-delà les stupides invectives, les consensuelles indignations et les lâches prises de position de responsables politiques devenus les « baise-cul » du fait accompli, la vérité historique existe. Elle fait consensus chez les universitaires spécialistes de la question : une partie de l’Afrique s’est enrichie en vendant l’autre partie. Les captifs n’apparaissaient en effet pas par enchantement sur les sites de traite car ils étaient capturés, transportés, parqués et vendus par des négriers noirs aux négriers européens. Comme ces derniers attendaient sur le littoral que leurs partenaires africains leur y livrassent les captifs, il dépendait donc in fine des négriers africains d’accepter ou de refuser de leur vendre leurs « frères » noirs.

Cette coresponsabilité dans l’ignoble commerce négrier a d’ailleurs été clairement mise en évidence par les évêques africains :

« Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir… Nos pères ont pris part à l’histoire d’ignominie qu’a été celle de la traite et de l’esclavage noir. Ils ont été vendeurs dans l’ignoble traite atlantique et transsaharienne » (Déclaration des évêques africains réunis à Gorée au mois d’octobre 2003).

Or, à travers l’artificielle polémique Obono-Valeurs Actuelles, la vérité historique est une fois de plus effacée au profit d’une fausse histoire peu à peu imposée par des méthodes terroristes et lâchement acceptée par tous les partis politiques français.

Ceux qui ne voudront pas être emportés par la tempête médiatique trouveront dans mon livre Esclavage l’histoire à l’endroit, l’argumentaire détaillé leur permettant de réfuter cette histoire devenant insidieusement officielle et dont la finalité est de faire de l’homme blanc un coupable éternel[1].

[1] Le numéro du mois d’octobre de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront en fin de semaine prochaine sera un numéro spécial en totalité consacré à la question des traites esclavagistes.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Obono en esclave – L’odieux lynchage de “VA”, par Franck Deletraz

Depuis vendredi, élus de tous bords, professionnels de l’« antiracisme » et autres grands médias n’en finissent plus de hurler au scandale ni de déverser leur bile sur les journalistes de Valeurs actuelles. Leur « crime » ? Avoir osé représenter le député racialiste et indigéniste Danièle Obono (LFI) en victime de la traite négrière dans un roman fiction se déroulant en Afrique au XVIIIe siècle. En réalité, un prétexte. Car ce que ne pardonnent pas les « bonnes consciences » de notre pays à nos confrères, c’est surtout d’avoir osé toucher à un tabou : celui de l’écrasante responsabilité des Africains eux-mêmes dans la traite des Noirs.

Rappelons d’abord que cette fiction, au texte et aux illustrations nullement racistes, s’inscrivait dans une série d’été proposant de plonger une personnalité contemporaine dans une période du passé. C’est ainsi que, avant Obono, Zemmour avait été projeté en pleine bataille de Waterloo et Didier Raoult dans les tranchées de 14-18… Bref, une idée plutôt amusante et, surtout, comme l’a souligné Tugdual Denis, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, dénuée de toute malveillance et de méchanceté. Mais, dans un pays où il n’est permis d’évoquer la traite que pour se flageller et dénoncer le prétendu « passé criminel » des Français blancs, cette initiative a évidemment suscité un tollé général immédiat. De Roussel (PCF) à Saint-Just (RN), en passant par Mélenchon (LFI), Ferrand (LREM), Abad (LR), Castex, Darmanin, ou encore Dupond-Moretti, chacun y est allé de sa condamnation plus ou moins violente. Et les mêmes qui, hier encore, riaient aux éclats devant les caricatures de Plantu représentant Le Pen en uniforme nazi se sont subitement indignés devant cette « représentation abjecte d’une élue de la République ». Mieux : Macron lui-même, que l’on pensait accaparé par des sujets plus sérieux, s’est fendu d’un coup de téléphone à Obono pour lui exprimer son soutien.

La conséquence directe de ce déchaînement ? Des suprémacistes noirs de la Ligue de défense noire africaine se sont crus autorisés à s’introduire en force samedi soir dans les locaux de Valeurs actuelles pour y venger l’élue LFI… Laquelle, après avoir qualifié élégamment vendredi ce roman fiction de « merde raciste dans un torchon », a dit samedi réfléchir à intenter une action en justice contre Valeurs actuelles, en expliquant très sérieusement : « Aujourd’hui, j’ai mal à ma République, j’ai mal à ma France. » Une confidence pour le moins surprenante de la part d’une élue qui, en 2012, prenait fait et cause pour le groupe ZEP et sa chanson « Nique la France », au nom de… la « liberté d’expression » (cf. l’article de Caroline Parmentier, Présent du 27 juin 2017) ! Quoi qu’il en soit, devant le scandale suscité par sa fiction, la direction de Valeurs actuelles a cru bon de présenter à Obono des excuses officielles. Tout en précisant, et sans doute est-ce là son plus gros « péché », que cette histoire avait pour but de montrer une « terrible vérité que les indigénistes [dont Danièle Obono] ne veulent pas voir » : celle « des horreurs de l’esclavage organisé par des Africains au XVIIIe siècle ». Un tabou que les tenants de l’histoire officielle falsifiée et autres adeptes de la repentance permanente ne pardonnent à personne de bousculer, comme l’a appris – entre autres – à ses dépens l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau lors la publication de son livre il y a quelques années.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 31 août 2020

“Le grand renversement” ou les leçons géopolitiques et philosophiques des affaires Floyd-Traoré

Dans nos sociétés ouvertes à tous les vents incapables de juguler sur leur propre sol l’islamisme et l’immigration illégale, dans nos démocraties “libérales” gagnées par la novlangue cosmopolitiquement correcte, l’Homme blanc occidental-judéo-chrétien, l’Etat-Nation régalien et sa police incarnent le camp du Mal absolu tandis que le non-occidental, les forces révolutionnaires violentes ou les bandes criminelles incarnent celle du Bien : c’est le Grand Renversement selon Alexandre del Valle.

Dans notre formidable époque « post-Moderne », un « monochrome » blanc sur fond blanc est présenté comme une « oeuvre d’art », parfois vendue à un prix exorbitant. Les nouveaux féministes manifestent en faveur du port du voile islamique. Le principe de « tolérance » est devenu la plus puissante arme de conquête des ennemis de la Tolérance. Les nouveaux et pires racistes s’expriment au nom de l’antiracisme, les CRS sont des SS, les minorités tyranniques pèsent plus que la majorité autochtone, le « migrant » illégal arrivé par les réseaux des passeurs mafieux mérite autant de « droits » que l’immigré légalement installé, les juifs « sionistes » sont dépeints comme des « nazis », et à peu près TOUTES les inversions sont devenues possibles.

En l’occurrence, pour nombre de jeunes blacks-blancs-beurs radicalisés qui ont grossi ces derniers jours les rangs des manifestants anti-flics et dénoncé le « racisme structurel » de l’Etat français ou les « sales juifs sionistes » et leurs complices « souchiens » gaulois, la police, l’Etat, la légalité et les autochtones qui leur sont loyaux incarnent assurément le camp du Mal, tandis que la voyoucratie, les malfrats/caïds, les rebelles et autres casseurs-braqueurs (figures du héros dans moult série de Netflix notamment) incarnent de plus en plus celui du Bien dès lors qu’une posture victimaire est adoptée.

Orwell avait bien illustré dans son ouvrage 1984 la loi de l’inversion des valeurs qui va d’ailleurs de pair avec la novlangue, deux principes qui n’appartiennent plus seulement à la science-fiction et qui ne sont plus réservés au cas soviéto-communiste car ils caractérisent nos démocraties de moins en moins libérales et de moins en moins démocratiques. La compréhension de loi de l’inversion d’Orwell (« la guerre c’est la paix », « la liberté c’est l’esclavage », « l’ignorance c’est la force »), analysée à la fois en psychologie sociale ou individuelle, permet de comprendre comment et pourquoi nos sociétés en sont arrivées à criminaliser la police et victimiser des criminels.

Dans tout phénomène manipulatoire, en effet, l’inversion des valeurs (et sa conséquence le renversement des rôles) est essentielle car permet aux prédateurs (individuel = pervers narcissique, ou collectif = minorités tyranniques) de se déculpabiliser et de justifier leurs agressions en convainquant la cible de la haine et des violences ainsi que son entourage qu’elle est la vraie responsable de ce qui lui arrive. Orwell nous permet de rendre décryptable cette époque d’inversion qui fait qu’en Occident, un « antiraciste » peut être le plus haineux des racistes, un islamiste anti-mécréants défenseur de la « vraie laïcité », une féministe défenseur du voile islamique et des adeptes de la charia invoquant la « tolérance »…

L’extrême actualité d’Orwell les « armes de distraction de masse »

En fait, si Orwell paraît si actuel, c’est parce qu’il dénonçait dans son oeuvre prémonitoire tant la dictature prolétaire chez Marx et le mensonge permanent du totalitarisme soviéto-bolchévique que l’hyper-traçage actuel qui compense le déclin de l’Etat régalien. L’affaire Traoré illustre parfaitement ce principe orwellien d’inversion que nous avons renommé « Grand renversement ». Contrairement à ce qu’affirment certains, le phénomène d’ensauvagement de la société qui permet de faire d’une famille de délinquants un clan de victimes ne date pas de l’ère Macron, accusé de tous les maux, ni même de ses ministres les moins compétents.

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Virginie Despentes : une honte française, par Jean Messiha

Le délégué national du Rassemblement national Jean Messiha revient sur la lettre ouverte que l’écrivaine Virginie Despentes a écrit à ses “amis blancs”, dans laquelle elle s’attaque au “privilège” d’avoir la peau blanche.

Dans une missive intitulée Lettre à mes amis blancs, lue à l’antenne de France Inter, plus grand média anti-français du pays, puis largement reprise, l’écrivaine Virginie Despentes nous livre un de ces grands moments d’ignominie qui ont le mérite de nous faire réfléchir sur ce que nous sommes devenus et ce vers quoi nous nous dirigeons.

Examinons tout d’abord la biographie de cette « intellectuelle » censée nous inspirer. Internée en hôpital psychiatrique à 15 ans puis déscolarisée, elle vagabonde à travers la France… A 17 ans, elle est malheureusement violée au cours d’un voyage à Londres. Alcoolique, prostituée, squatteuse, meneuse de bande violente, elle est aussi branchée porno et écrit un bouquin intitulé Baise-moi, qui excite beaucoup un certain Thierry Ardisson, grand amateur des bas-fonds, qui en fait la promo. La suite de sa carrière sera à peu près du même tonneau.

Ce qui définit le mieux cette femme, ce sont ces lignes qu’elle écrira dans Les Inrockuptibles le 17 janvier 2015, quelques jours après le massacre à Charlie Hebdo : « J’ai été Charlie, le balayeur et le flic à l’entrée. Et j’ai été aussi les gars qui entrent avec leurs armes. Ceux qui venaient de s’acheter une kalachnikov au marché noir et avaient décidé, à leur façon, la seule qui leur soit accessible, de mourir debout plutôt que vivre à genoux. J’ai aimé aussi ceux-là qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. J’ai aimé aussi leur désespoir. Je les ai aimés dans leur maladresse – quand je les ai vus les armes à la main hurler ‘on a vengé le Prophète’ et ne pas trouver le ton juste pour le dire. Jusque dans leur acte héroïque, quelque chose qui ne réussissait pas ».

Virginie Despentes a donc « aimé » les frères Kouachi et a considéré « héroïque » l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et du malheureux flic français d’origine maghrébine, Ahmed Merabet, qui s’est trouvé sur leur chemin. A-t-elle été pour autant condamnée pour apologie du terrorisme ? Que nenni ! La France de Hollande n’allait tout de même pas inquiéter une intellectuelle progressiste, féministe et, de surcroît, LGBT. Mieux, elle la récompense. Elle est nommée membre du jury du prix Femina en juin 2015 et élue à l’académie Goncourt en 2016 !

Mais revenons à ses « amis blancs ». Que leur dit-elle au juste ? En premier lieu, qu’elle ne se souvient pas d’avoir vu, en France, d’homme noir ministre. Ah bon ? A-t-elle vraiment oublié ces nombreuses femmes « noires », « arabes » ou métisses qui se sont vues confiées des maroquins ministérielles ces dernières années ? Alors rafraîchissons-lui la mémoire. La première femme ministre maghrébine fut Nafissa Sid Cara, nommée… en 1959. Ça ne date donc pas d’hier. Vint ensuite Tokia Saïfi, nommée secrétaire d’État chargée du Développement durable en 2002. Sans parler de la pléthore d’autres que nous citons aussi dans le désordre chronologique : Lucette Michaux-Chevry, Margie Sudre, Marie-Luce Penchard, Christiane Taubira, George Pau-Langevin, Ericka Bareigts, Hélène Geoffroy, Rachida Dati à la tête d’un ministère, Fadela Amara, Rama Yade, Jeanette Bougrab, Nora Berra, Najat Vallaud-Belkacem. Quant aux hommes issus de la diversité, ils ne sont pas en reste. Virginie Despentes ne sait-elle donc pas qui est Azouz Begag homme et « arabe » nommé ministre en 2005 ? A-t-elle vraiment oublié le métis Harlem Désir également ministre et qui sera aussi nommé premier secrétaire du PS ?

Madame Despentes tonne par ailleurs que les Arabes et les Noirs sont surreprésentés dans les prisons. Tiens c’est marrant, quand c’est le Rassemblement National qui le dit on nous répond : « fantasme d’extrême-droite », « racisme », « stigmatisation », etc. Venant d’une femme de gauche, prenons donc ce constat pour une donnée fiable. Nous serions donc racistes car nous condamnons davantage les hommes de couleur que les autres. Connaissant la forte inclinaison à gauche de notre magistrature, comment peut-on croire une telle ânerie ? Et si la vérité de cette surreprésentation des Noirs et des Arabes dans nos prisons ne s’expliquait tout simplement pas par le fait que les Noirs et les Arabes sont surreprésentés dans la criminalité et la délinquance en France ? Il ne faut évidemment y voir aucun déterminisme génétique. Juste une réalité sociologique.

Viennent ensuite, dans cette lettre à ses « amis blancs » des affirmations parfaitement invérifiables : « La dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un Arabe ». Ah oui ? C’était où ? C’était quand ? Et pourquoi ne cite-t-elle pas l’adresse de cet affreux antre du racisme ? Le racisme étant puni par la loi, que n’a-t-elle porté plainte ? Autre fadaise : « La dernière fois qu’on m’a demandé mes papiers, j’étais avec un Arabe ». Très bien. Là encore peut-on savoir où et quand était-ce et surtout, l’identité de cet « Arabe » qui accompagnait Madame Despentes et qui pourrait, le cas échéant, corroborer ses dires ? Là encore, on est obligé de la croire sur parole, c’est-à-dire sur des élucubrations fantasmatiques.

Et ça n’est pas fini. Plus loin dans sa « lettre », l’auteur écrit : « La dernière fois, la personne que j’attendais a failli rater le train parce qu’elle se faisait contrôler par la police dans la gare car elle était Noire ». Là encore on hésite entre la colère ou l’éclat de rire. Dans les gares françaises, c’est bien connu, on contrôle systématiquement les Noirs. Qui n’a pas vu ces queues immenses de « Blacks » en train d’attendre de présenter leurs papiers à de patibulaires et pâles Tontons Macoutes hurlant « ausweis schnell » ? Ils ne doivent, le cas échéant, pas tous le rater vu leur nombre dans les trains de banlieue ! On nage en plein délire…

Poursuivons avec « les mères de famille, qu’on a vues se faire taser au motif qu’elles n’avaient pas le petit papier par lequel on s’auto-autorisait à sortir, étaient des femmes racisées, dans des quartiers populaires. » Faites une recherche Google et vous trouverez une femme tasée. Il s’agit d’une certaine Madame Ramatoulaye qui s’est embrouillée avec les policiers à Aubervilliers au début du confinement alors qu’elle était dehors sans son justificatif.

En revanche, c’est le « racisme anti-blanc » qui fait dire à Virginie Despentes que « le taux de mortalité en Seine-Saint-Denis (due au COVID-19) était de 60 fois supérieur à la moyenne nationale. » Chiffre totalement dingue qui n’est corroboré par aucune statistique. Paris et sa petite couronne ont effectivement connu un taux de mortalité très élevé mais pas spectaculairement plus en Seine-Saint-Denis.

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Des policiers répondent à Camélia Jordana, par Charlotte d’Ornellas

Sur le plateau de Laurent Ruquier, la chanteuse Camélia Jordana a accusé les flics de « massacrer » des gens en raison de leur couleur de peau. Côté police, l’accusation passe mal.

« Qu’est-ce que vous voulez répondre à de telles inepties ? » Au premier abord, la réponse des policiers est assez unanime à l’évocation des récents propos tenus par Camélia Jordana sur le plateau de Laurent Ruquier. Certains craignent de ne « pas rester polis très longtemps », la majorité est surtout « affligée ». Samedi dernier, invitée sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, la chanteuse s’illustrait par une rhétorique indigéniste anti-flic assez caractéristique. Alors qu’elle évoque les violences commises par certains policiers, la jeune femme tient à préciser qu’elle ne parle pas des manifestants en tous genres mais « des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau ». Sur le plateau, aucune autre réaction que celle de l’écrivain Philippe Besson qui tente alors timidement de rappeler que le rôle des policiers est d’abord de protéger la population. Mais Camélia Jordana insiste : « il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic. Et j’en fais partie. Aujourd’hui j’ai les cheveux défrisés; quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France. »

Catéchisme indigéniste

Rien de très surprenant dans la bouche de cette jeune femme déjà connue pour ses exagérations sur le sujet, dans ses clips ou des tribunes publiées ou relayées. « On connaît ce discours par coeur désormais, il est utilisé par tout un courant indigéniste sans limite. Mais le plus grave, c’est qu’il soit pris au sérieux et repris quasiment sans nuances par des hommes politiques et des journalistes », développe un jeune flic de banlieue. Lui tient quand même à rappeler l’évidence : « face à des minorités qui alimentent les trafics et la violence dans les banlieues, beaucoup de gens sont heureux d’avoir encore une présence policière. Et ces gens sont majoritairement noirs et arabes eux aussi ! » Ailleurs dans le département de la Seine Saint Denis, une policière s’amuse presque du « ridicule » des propos. Elle est elle-même mate de peau, et arbore une fière chevelure bouclée : « faut-il vous dire que je n’ai pas spécialement peur de la police ? » s’amuse-t-elle, précisant n’avoir pas grand chose de plus à dire devant « tant de calomnie et de bêtise ».

Lorsqu’il a entendu les propos de la chanteuse pour la première fois, Mathieu était justement entrain de patrouiller avec ses collègues de la BAC. Il est comme tous les policiers, « conscient que certains peuvent déconner », mais reste bouche-bée devant « une telle connerie ». L’agacement cède vite la place à la sidération : « j’espère que cette petite bourgeoise sera fidèle à ses principes le jour où elle se sentira en danger, et qu’elle n’appellera donc pas la police… je ne voudrais pas qu’elle ait peur en nous voyant arriver ! » Un collègue complète : « si elle doit un jour composer le 17, elle comprendra qu’il existe des policiers ou des gendarmes, toutes couleurs de peau confondues, qui sont capables de mettre en jeu leur intégrité physique et même leur vie pour lui venir en aide, sept jours sur sept, et 24h sur 24. »

Abattement et colère des fonctionnaires de police

Mais chez certains fonctionnaires, les accusations commencent à peser très lourd sur le moral. D’abord pour une raison évoquée par plusieurs d’entre eux : « le mot massacrer a un sens. Et si cette jeune femme veut l’utiliser, qu’elle se souvienne que ces dernières années, nous avons plusieurs de nos collègues qui ont été massacrés simplement parce qu’ils étaient flics. Chez eux, à la préfecture, sur les Champs-Élysées, devant Charlie Hebdo… »

La colère est profonde, notamment chez ceux qui essuient régulièrement des violences dans ces quartiers difficiles, et qui tentent pourtant de poursuivre le travail pour le reste de la population. « Qu’elle vienne dans ces cités avec ses cheveux et sa robe, elle verra que ce n’est pas la police qu’elle aura le plus à craindre », entame l’un d’entre eux, passablement exaspéré.

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Michel Onfray et la longue marche vers la diabolisation

Quelques semaines après avoir lancé sa revue Front populaire, de nombreux contributeurs sont venus apporter leur soutien à Michel Onfray. Pour le journal Le Monde, dans ces soutiens figurent des individus proches de l’extrême-droite, ce qui ferait de Michel Onfray une personnalité d’extrême-droite. Une stratégie de diabolisation qui dure pourtant depuis des années.

« C’est dans l’inconcevable conviction d’incarner la guerre contre le Mal que s’est constituée la gauche d’aujourd’hui », disait Philippe Muray. Depuis quelques jours, certains médias mainstream mènent une campagne de diabolisation à l’égard de la nouvelle revue – pas encore sortie – Front populaire, et plus particulièrement son fondateur Michel Onfray, coupable d’errer dans les méandres de l’extrême droite.

C’est notamment le cas du Monde, qui publie un papier titré « Avec sa nouvelle revue « Front populaire », Michel Onfray séduit les milieux d’extrême droite ». Une analogie saisissante qui montre une fois de plus la stratégie sectaire de la gauche bien-pensante. De plus, Le Monde fait étalage dans son papier de plusieurs personnalités plus ou moins proches de l’extrême-droite. Mais les personnes citées ne sont que des contributeurs et non des auteurs. Stéphane Simon, le producteur de la revue Front populaire, dénonce un « papier abject et malhonnête. Ce n’est pas du journalisme mais de la police politique ». Le journaliste et écrivain André Bercoff tire lui aussi à boulets rouges sur le quotidien : « Le Monde il y a quarante ans était un journal de référence, ensuite il est devenu un journal de déférence et aujourd’hui c’est une feuille d’indifférence, à quelques talentueuses exceptions près ».

« Débattre du souverainisme en 2020 avec Jean-Pierre Chevènement et Philippe de Villiers. L’affiche poussiéreuse pourrait presque faire sourire », lit-on dans le quotidien du soir. Il est vrai que publier des tribunes anti-consumériste signés par les représentants de ce même consumérisme, ça n’est pas « poussiéreux », mais ça fait sourire. « Le Monde juge le journal non pas sur son contenu mais sur ses abonnés, souligne Stéphane Simon. C’est une vraie chasse aux sorcières ». A croire qu’être souverainiste est devenu un gros mot. Julien Aubert, député souverainiste Les Républicains fustige ces méthodes : « On peut vouloir être indépendant et maître de sa destinée sans être fasciste. Cette caricature, qui aurait fait de Charles Pasqua ou Philippe Seguin de dangereux extrémistes, profite à tous les adversaires de la Nation ».

Jamais avare de grandes homélies bien-pensantes, Laurent Joffrin n’a pas tardé à réagir, dans une énième tribune à l’encontre de Michel Onfray. Le directeur de la publication de Libération dit avoir « naguère rompu les lances » avec Onfray « qui tenait déjà des propos proches des thèses du RN ». Cette diabolisation, caricaturale soit dit en passant, ne date pas d’aujourd’hui et montre les lacunes du système idéologique dominant depuis le début de XXIe siècle. « La petite coterie médiatique croit qu’en affaiblissant la Nation elle est dans le camp du Bien », analyse le député Les Républicains Julien Aubert. De son côté, Jean Messiha, membre du bureau national du RN, tance ce système qui « vise à excommunier et ostraciser les gens ».

La longue marche vers la diabolisation

En 2010, le philosophe publiait Le Crépuscule d’une idole, livre dans lequel il s’attaquait à Freud, et notamment à sa manière de faire de la science. Dans une tribune dans Le Monde (déjà), la psychanalyste Elisabeth Roudinesco avait accusé Michel Onfray de réhabiliter « un discours d’extrême-droite ». Après cette tribune, Michel Onfray fut même qualifié d’antisémite. Modèle d’« hitlerisation de l’adversaire », comme l’expliquait Murat, dans lequel on décrédibilise quelqu’un car il “pense mal”. Pourtant, le livre d’Onfray avait été salué par bons nombres de psychanalystes.

Ce pamphlet contre Freud n’avait pas plu à certains. Gérard Miller, psychanalyste médiatique, n’a sans doute pas digéré cette remise en cause du « père de la psychanalyse ». Dans un tweet posté il y a quelques jours, il a fustigé Michel Onfray, ce « Zemmour de gauche » devenu la « coqueluche de l’extrême-droite ». En bref, la gauche bien-pensante persiste à distribuer les étiquettes de bons et mauvais élèves. A croire que s’interroger sur l’islam et l’immigration fait de vous un partisan du RN. Onfray en est pourtant bien éloigné, lui qui a créé l’université populaire de Caen après le “choc” du 21 avril 2002.

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Philippe de Villiers : “Nous ne laisserons pas les confineurs du vide massacrer le rêve du Puy du Fou”

Villiers Grand Remplacement

Alors que les parcs zoologiques et les châteaux de la Loire s’apprêtent à rouvrir leurs portes, Philippe de Villiers s’insurge contre la fermeture prolongée du Puy du Fou.
Découvrez des extraits de cet entretien par sur le site de Valeurs actuelles.

Valeurs actuelles. Quelles informations avez-vous sur la réouverture du Puy du Fou ?
Philippe de Villiers. Aucune. Nous ne parvenons pas à obtenir de calendrier. On nous maintient dans un flou cynique mâtiné de mépris. Les autorités baladent le brochet dans l’étang. Il arrive parfois qu’ils nous donnent une date à laquelle ils nous promettent une date pour une visioconférence qui accoucherait d’une date dans l’été. Mais on ne sait pas encore de quelle année ! Nous vivons un supplice chinois. Chaque jour passe sans que nous sachions quoi que ce soit sur la réouverture du Puy du Fou. L’hémorragie est quotidienne, nous perdons un million d’euros par jour. Notre désarroi les indiffère.

Nous ne savons absolument rien malgré les promesses qui nous avaient été faites. Il nous faut trois semaines pour préparer l’ouverture, et nous nous heurtons au mur du silence. Emmanuel Macron nous avait assuré à plusieurs reprises que nous allions rouvrir au début du mois de juin, en même temps que les parcs zoologiques. On ne nous disait pas autre chose du côté de Matignon. Aussi bien à Matignon qu’à l’Elysée, les autorités sanitaires et politiques saluaient le dossier de 50 pages que nous avions envoyé pour présenter nos mesures sanitaires. On nous disait même que notre dossier faisait référence en la matière, et que certaines mesures étaient plus rigoureuses encore que celles du gouvernement ! Il faut dire que nous sommes des professionnels de l’accueil et de la gestion de flux, tous ceux qui sont déjà venus au Puy du Fou le savent parfaitement. L’Elysée l’avait compris. Mais, dans une volte-face stupéfiante qui date du 13 mai, le Premier ministre a refusé que le Puy du Fou rouvre malgré les supplications insistantes de Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’état au Tourisme.

La discrimination dont nous sommes victimes, à l’heure où l’on annonce la réouverture des parcs zoologiques et des châteaux de la Loire, est parfaitement incompréhensible et répond à des logiques illisibles dont le mystère nous échappe. On avance les « dangers du brassage » à cause de la circulation du virus, mais ce problème n’existe pas pour nous. En effet, en juin, nous n’accueillons que des gens de la zone verte, qui sont à moins de 100 kilomètres du Puy du Fou. La Vendée n’a pas connu l’épidémie, elle est le département le plus vert de tous les départements verts et nous sommes au coeur d’une immense zone verte où le Covid s’est fait le plus souvent porté pâle. Nous avons proposé une ouverture progressive qui assure les autorités sanitaires que tout risque de contagion est rendu impossible. Je pose une question : si la carte du gouvernement zones rouges/ zones vertes ne sert à rien, pourquoi amuser la galerie tous les soirs avec la carte à deux couleurs ? Si j’ai bien compris, on interdit le déconfinement dans la zone rouge parce qu’elle est rouge, et on reconfine le confinement dans la zone verte parce qu’elle est verte.

Avez-vous une idée du raisonnement qui conduit le Premier ministre à cette décision ?
Je n’ai pas la réponse. Est-ce parce que notre situation est considérée avec attention par le Président de la République ? Nous avons en tous cas l’impression d’être au coeur d’une querelle qui nous dépasse. Mais il est choquant que le Puy du Fou serve de champ de bataille !

Ce que je vois aujourd’hui, c’est que les animaux exotiques des parcs zoologiques semblent plus importants que les gaulois réfractaires du Puy du Fou qui vivent d’émotions, de poésie et d’amour des patries charnelles… Nous sommes très heureux pour ceux qui vont rouvrir leurs portes, nous souhaiterions simplement être traités de la même manière.

(…)

Dans votre dernier tweet, vous en appelez à la mobilisation générale. Qu’entendez-vous par là ?
Cela veut dire d’abord que tous les Français qui sont attachés au Puy du Fou sont invités à signer la pétition du maire des Herbiers. Nous allons vers un record de signatures qui prépare la deuxième phase, celle de l’action. Précisément, la mobilisation générale suppose un plan stratégique. Comme dirait mon frère, le grand soldat que tous les Français connaissent, un chef de guerre ne livre jamais à l’adversaire ses plans secrets avant le combat. Le moment va venir où le virus ayant confirmé son absence, les Français vont tomber le masque. Ils vont se redresser et sortir de cette situation ubuesque : nos gouvernants nous obligent maintenant à porter des masques alors que c’est de moins en moins nécessaire pour faire oublier qu’ils nous refusaient le droit d’en porter quand c’était absolument nécessaire. Le moment va venir où il faudra sortir de la psychose. Nous ne laisserons pas les goujats chamarrés et les confineurs du vide massacrer le rêve du Puy du Fou. Je me battrai jusqu’à ma mort pour cette oeuvre qui est toute ma vie et celle des Français de tendresse.

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En plein confinement, la CGT joue (encore) les boutefeux en banlieue

L’effondrement d’un monde, par Charlotte d’Ornellas

Les frontières se ferment, les nations devancent l’Union européenne, la souveraineté est louée, les services publics sont encensés, la libre circulation des personnes est contestée, la famille plébiscitée… Le coronavirus impose une remise en cause.

«Hormis un conflit planétaire majeur, que nous jugeons improbable, une pandémie serait l’autre évènement de grande échelle qui, selon nous, pourrait stopper ce processus». En 2005, l’expert en politique internationale Alexandre Adler signait un livre à partir d’un rapport de la CIA. Un paragraphe intitulé « Qu’est-ce qui pourrait faire dérailler la mondialisation ? » donnait cette réponse. Nous y sommes. Quinze ans plus tard, Emmanuel Macron donne raison à la prévision alors que frappe le coronavirus : « Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie au fond, à d’autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle. » Finie la mondialisation heureuse, place à l’éloge de la souveraineté et du protectionnisme ! La remise en cause est brutale.

L’UE elle-même a fini par succomber au “repli”

Mais l’aveuglement idéologique est tenace : impossible de parler de frontières sans provoquer des ricanements particulièrement condescendants. Jusqu’au chef de l’État tenté par un bon mot très sophistique : « Ce virus n’a pas de passeport. » Et pourtant, les frontières ont commencé à se fermer un peu partout dans le monde, jusqu’au cœur de l’Europe, pour une raison simple évoquée par le directeur général de la santé, Jérôme Salomon : « Le virus ne circule pas en France, ce sont les hommes et les femmes qui le font circuler. » Et eux ont un passeport.

L’Union européenne elle-même a fini par succomber au “repli” en proposant la fermeture de l’espace Schengen. Mais la proposition était bien tardive, et le rêve européen s’est à nouveau étiolé au fil de la crise, se transformant une fois de plus en cacophonie. Chaque pays a pris les décisions qui s’imposaient à son échelle, indépendamment de ses voisins. Certains ont fermé leurs frontières, pris des mesures de confinement plus ou moins rapides et fermes, tandis que l’Italie se voyait obligée de faire appel à la Chine pour obtenir une aide sanitaire que l’Europe semblait incapable de lui fournir. Notons que la France faisait partie des pays qui ont refusé l’exportation du matériel médical nécessaire ailleurs : même la préférence nationale se refaisait une santé dans l’urgence !

La résistance active a déjà ses héros

Quelques jours plus tard, un autre tabou sautait. Il aurait été malin de stopper les porteurs de virus dès les premiers jours, mais rien ne se prévoit mieux que le passé… Résultat, c’est la libre circulation des personnes qui fut sacrifiée sur l’autel de la réalité sanitaire. Confinement pour tous.

Bars, restaurants et commerces avaient quelques heures pour fermer leurs portes. Puis vint l’heure des hommes : chacun était prié de rester chez soi. Et le chef de l’État poussa, par ses annonces, les Français dans les bras du cœur nucléaire de la nation : la famille. Cette famille maltraitée par idéologie, par économies et par individualisme apparaît, depuis lors, comme ce qu’elle aurait dû rester : une sécurisante stabilité. L’exode fut cette fois-ci urbain, et chacun se précipita auprès des siens.

Et s’il est de bon ton de vilipender l’inconscience du pays, c’est oublier trop vite ces internes qui viennent en renfort, ces infirmiers et médecins qui vont à domicile, ces familles qui s’entraident, ces élèves policiers et militaires qui répondent à la mobilisation, ces gardes d’enfants qui s’organisent… La résistance active a déjà ses héros.

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Laurent Obertone : “Cette crise sanitaire est un parfait révélateur de ce qu’est réellement le ‘vivre ensemble’ multicommunautaire”

Le journaliste et essayiste, Laurent Obertone, offre une analyse sans tabou de la crise sanitaire actuelle. L’État, les quartiers “sensibles”, la police… L’auteur de La France Orange Mécanique, La France Big Brother et Guérilla passe au crible ce qui pourrait devenir le premier chapitre d’une anarchie à la française. Découvrez un extrait de cet entretien paru sur le site de Valeurs Actuelles.

Valeurs actuelles. Comment analysez-vous cette crise sanitaire ? Que représente-t-elle de la situation du monde actuel ?
Laurent Obertone. Ce genre d’épisodes épidémiques semblent inévitables, compte tenu de la démographie mondiale et de la circulation massive et continue des personnes autour du globe. Un monde ainsi ouvert à la circulation, sans frontières ni quarantaines, aura toujours un coup de retard sur les épidémies. Nos sociétés complexes ne sont pas immortelles, au contraire, elles sont extrêmement vulnérables, à la merci d’une réaction en chaîne.

Quel regard portez-vous sur l’action du gouvernement ? Échec ? Réussite ? Symptomatique d’un Etat vacillant ?
L’irresponsabilité collective est la définition de l’État français. À chaque crise, on joue un rôle, on communique, on s’illusionne, et on finit par mettre de l’argent partout. Ça suffit en général à calmer la foule. Mais cet argent souvent hors sujet n’est pas le leur, et les désillusions seront supportées par le contribuable. Ces gens ne sont pas formés pour agir, ni pour penser, mais pour dépenser l’argent public et communiquer. Par ailleurs, nos concitoyens sont tellement habitués à leur prise en charge totale qu’ils semblent incapables de faire preuve de bon sens, d’autonomie intellectuelle, de responsabilité individuelle. Ils vont accorder encore plus de pouvoirs à cette classe politique d’amateurs, exiger encore plus d’État, de moyens, d’argent, sans se rendre compte qu’ils creusent leur propre tombe.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de vidéos des quartiers sensibles (Barbès, La Goutte d’Or, Aubervilliers,…) circulent et nous montrent une population qui piétine les règles de confinement avec des policiers désœuvrés incapables de faire respecter l’ordre, n’est-ce-pas le début de l’anarchie que vous décrivez dans certains de vos romans ?
Cette crise est un parfait révélateur de ce qu’est réellement le « vivre ensemble » multicommunautaire. L’effondrement du capital social et du civisme élémentaire sont brutalement mis en lumière par les mesures de confinement. Nombre de quartiers mènent une perpétuelle guérilla contre la société, n’en acceptent ni les mœurs ni la loi, et soudain nul ne peut plus l’ignorer. Les policiers ne peuvent rien faire de plus que contrôler et arrêter des gens que la justice ne punit pas. Le fait que les tribunaux soient fermés pour cause de virus ne risque pas d’accroître leur civisme…

Que peut-on redouter socialement ? Une explosion de violence ? Y’a-t-il un risque d’embrasement ?
Plus que jamais ! Les caïds et les « jeunes » regardent la télé, savent bien que les forces de l’ordre sont très occupées. La crise va créer des opportunités. Le confinement, pour les quartiers, ça veut dire zoner à plusieurs. L’inoccupation de centaines de milliers de jeunes va se transformer en tentation de la délinquance « ludique ». On assiste déjà à de nombreux guet-apens visant pompiers et policiers. Les bagarres de « bandes » sont innombrables. De plus, le crime organisé doit compenser le recul du trafic et des cambriolages. C’est une économie très retorse, elle sait parfaitement s’adapter. Braquage d’infirmières, trafic de matériel médical… Le contexte va renforcer leur sentiment d’immunité face à une police débordée et une justice en dérangement… Tous savent qu’en plein confinement on met dehors les clandestins, on relâche les prévenus parce que les tribunaux sont fermés, et on parle de procéder à des libérations massives de prisonniers…

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Censure : les nouveaux enragés !, par Etienne Defay

Hasard du calendrier ou non, alors que des centaines voire quelques milliers de Français commémoraient l’exécution de Louis XVI, d’autres perpétuaient la tradition des coupeurs de tête idéologiques. A Sciences Po Lille, une conférence incluant Geoffroy Lejeune et Charles Consigny, respectivement directeur de la rédaction de Valeurs actuelles et ancien chroniqueur à l’émission « On n’est pas couché » a été tout bonnement annulée sous la pression d’activistes. En cause, le fait que Geoffroy Lejeune dirige Valeurs actuelles, un média qualifié par eux de nauséabond et le fait que Consigny soit réputé de droite et libéral. Une curieuse conception du débat qui hélas ne surprend plus. On ne dénombre plus les annulations, agressions et happenings qui rythment la vie de nos universités. Universités qui deviennent des pépinières à Fouquier-Tinville et à Carier. Universités qui jettent insoumis et esprits libres dans la Loire.

Une initiative pluri-syndicale qui illustre parfaitement cette « convergence des luttes » qui n’est qu’un vernis illusoire, une initiative qui a été encouragée par le directeur de Sciences Po, Pierre Mathiot. Haute figure de la lutte locale contre le Rassemblement national. Une gauche qui se pare de neutralité mais qui sombre dans le militantisme le plus radical. Une gauche culturelle dont les racines philosophiques sont bien connues.

C’est cette gauche de la déconstruction, cette gauche des Deleuze, des Bourdieu, des Derrida et des Foucauld. Cette gauche pour qui tout dogme, toute loi, toute tradition et tout bon sens ne sont qu’une norme sociale à détruire. Cette gauche qui a créé ceux qui aujourd’hui les mettent sur l’échafaud tel Robespierre guillotinant Danton. Les révolutionnaires d’hier deviennent les mencheviks d’aujourd’hui.

En bref, s’installe en France un climat de défiance et de fracture intellectuelle majeure. S’il était encore possible de discuter avec leurs aînés quitte à s’affronter et se diaboliser, les enfants de ces derniers remplacent aisément la vindicte par la guillotine. Et ils n’hésitent pas à s’en prendre à leur propre camp. François Hollande lui-même en avait fait les frais après avoir vu sa conférence interrompue violemment par une bande d’enragés. Gauche, tes enfants te condamneront aussi sûrement que tu nous as condamnés. Tes philosophes ont promulgué le chaos, ton éducation nationale génère des autodafés, tes politiques organisent la submersion migratoire.

Qu’importe au fond que Lejeune ait été censuré ? Son hebdomadaire se vend mieux que les tiens et nos idées progressent aussi sûrement que les tiennes s’autodétruisent. Il ne te reste plus que le plafond de verre et le judiciaire pour te défendre. Mais le premier sautera et le deuxième ne fera taire personne. Il y aura d’autres juges, d’autres procureurs, d’autres avocats. Et cette guillotine intellectuelle que tu as patiemment érigée sur les décombres de Mai 68 se retourne déjà contre toi. Nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire de naissance d’un grand penseur issu de tes rangs mais qui n’est lu que par tes adversaires tant tu te méfies des penseurs libres. Ce penseur s’appelait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître et c’est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres ».

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 22 janvier 2020

Sleeping Giants vs Valeurs Actuelles : face aux pressions de l’extrême-gauche, la droite contre-attaque ! – Clément Martin (Les Identitaires)

Le 2 décembre, le collectif d’extrême-gauche « Sleeping Giants » a lancé une vaste offensive avec le hashtag #opVA à destination de tous les annonceurs présents sur le site web de Valeurs Actuelles. Ceci dans le but de les informer de qui ils financent : « Cela fait maintenant quelques années que Valeurs Actuelles a quitté la simple ligne politique très, très à droite, pour s’embourber de plus en plus dans le discours purement idéologique, intolérant, anxiogène, complotiste et victimaire, qu’on croyait l’apanage des blogs les plus nauséabonds de l’Internet de la haine », peut-on lire dans un texte diffusé par le collectif jeudi sur son compte Twitter.

Le groupuscule « Sleeping Giants » veut interdire la liberté d’expression

Leur objectif est clair : faire pression sur le financement de Valeurs Actuelles via la publicité pour couler cet hebdomadaire. Rappelons qu’en 2015, ce même collectif s’était déjà illustré en organisant une campagne de pression contre Génération Identitaire afin de lui couper l’accès à ses sources de financement.

Un événement imprévu a tout chamboulé

Mais cette fois, tout ne s’est pas passé comme prévu. Alors que la droite et une grande partie des acteurs institutionnels (entreprises, grandes marques, etc.) ont eu l’habitude de courber l’échine face aux harcèlements des tenants du politiquement correct, une riposte s’est organisée.

Valeurs Actuelles a ainsi créé « Le Mur de la Honte » en affichant les noms de nombreux annonceurs ayant cédé aux injonctions des Sleeping Giants. Cette réplique a rapidement porté ses fruits : Red by SFR et Frichti, après avoir initialement décidé de boycotter Valeurs Actuelles ont finalement renoncé. Dans les médias, plusieurs journalistes ont apporté leur soutien au journal attaqué (Carole Barjon dans l’Obs, Jérôme Béglé du Point, etc) et enfin, un compte Twitter « Watching Giants » a vu le jour, reposant sur le même mode d’action mais souhaitant défendre les “consommateurs patriotes”. Le succès est d’ores et déjà au rendez-vous avec plus de 5 000 abonnés au compteur.

Quelle conclusion en tirer ?

La leçon à retenir de cet épisode est simple : il n’y a pas de fatalité. Nos opposants ne sont forts que de notre faiblesse. Avec un minimum d’organisation et de volonté, il est possible de faire reculer nos ennemis et parfois même de les faire plier. Mais avant tout, nous devons passer à l’acte. Celui qui agit se rend toujours maître de celui qui ne fait que penser. Au IVe siècle avant notre ère, Aristote nous avait déjà indiqué le chemin à suivre : « La politique a pour fin, non pas la connaissance, mais l’action » (֤Éthique à Nicomaque). Il ne tient qu’à nous de renverser la vapeur. Agissons !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

I-Média – Zemmour et Valeurs Actuelles attaqués : guerre totale contre la liberté d’expression

06/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les censeurs ont décidé de lancer toutes leurs forces contre les rares voix de droite dans les médias.

Eric Zemmour est bien évidemment visé, tout comme Valeurs Actuelles qui subit une campagne hallucinante de pression de la part des « Sleeping Giants ».