Covid-19 : vaccination et contamination médiatique

vaccins covid

Les médias sont indignés. Les Français sont de plus en plus réticents à la vaccination. Mais les médias en sont justement les principaux responsables. Il ne s’agit pas ici de rentrer dans le débat pro ou anti vaccin, mais de constater le rôle des médias dans l’évolution de l’opinion. 15 % de convaincus et 15 % d’irréductibles réfractaires. Et une immense majorité qui hésite. Or, le vaccin a été traité — comme tout le reste — par les médias sur le mode anxiogène car il s’agit de faire de l’audience, plus que d’informer objectivement.

Journalistes ou influenceurs ?

Ainsi, à l’approche de la vaccination, se sont multipliées d’interminables mises en garde. Sur la rapidité de conception du vaccin, le manque de recul, son efficacité et le risque d’effets secondaires inconnus mais forcément tapis dans l’ombre. Comment ne pas déstabiliser le téléspectateur qui, pour nos informateurs se voulant avant tout influenceurs, ne sera jamais ni adulte ni vacciné ? Et la preuve est évidente : nous ne sommes pas vaccinés, enfin pas tous, contre la contamination médiatique. Il n’est pas encore prêt, le vaccin contre la manipulation de l’opinion qui pourrait déboucher sur une immunité collective !

Pour autant, il est évident que la santé des Français n’est qu’un moyen d’assurer la santé économique des chaines télés en continu en prolongeant à l’infini le confinement de l’intelligence et de l’esprit critique. Sur le Covid-19, il faudra un jour juger le rôle des médias dans notre soumission à l’épidémie et à ceux qui l’ont si mal gérée et en sont finalement si fiers.

Comment ne pas se rendre compte que les médias ont sélectionnés leurs spécialistes, toujours les mêmes qui se multiplient sur les plateaux plus vite que le virus mutant ? Comment ne pas s’étonner que l’on nous dise tous les jours ce que l’on doit faire ou ne pas faire et que ces leçons de civisme sanitaire soient rabâchées à longueurs de journées dans les mêmes termes par des donneurs de leçons avec carte de presse ? Comme ci la carte de presse garantissait l’omniscience et la crédibilité !

L’inquiétude est réelle. On ne fait plus confiance aux politiques ni aux médecins. Les journalistes font l’objet d’une défiance générale peut-être encore plus forte. Et pourtant, ils continuent à peser sur l’opinion. On peut même dire que l’épidémie leur a rendu une influence qu’ils étaient en train de perdre. Ils n’ont aucun intérêt idéologique à la fin de l’épidémie. Ils n’aiment donc pas le vaccin… Ce qui ne les empêche d’ailleurs pas de sermonner et de culpabiliser ceux qui les écoutent et n’en veulent pas.

Faire confiance à son libre-arbitre

Pro ou anti-vaccin, soyez-le donc en fonction de vos idées et de votre esprit critique. Sans vous laisser effrayer ou convaincre par des gens dont la directive première est de faire de l’audience et donc de s’assurer un public captif par la peur.

La vaccination reste donc en question pour certains, mais la contamination médiatique du libre-arbitre vaccin ou non continue.

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Piqûre de rigueur – Une obligation de vaccination qui ne dit pas son nom, par Etienne Lafage

vaccin obligatoire

L’idée vient tout droit d’Israël et a été importée en France par plusieurs députés de l’UDI. Mettre en place un passeport sanitaire pour permettre aux futurs vaccinés « d’avoir le droit de vivre normalement ». L’idée fait son chemin.

En plein débat sur les vaccins liés au Covid-19, alors que l’Union européenne a donné son aval pour celui de Pfizer-BioNTech, et que le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a indiqué que la campagne de vaccination allait commencer en France « dès la fin de semaine », des députés proposent d’instaurer un « passeport vert » pour les personnes vaccinées.

Une idée portée par Jean-Christophe Lagarde, député et président du groupe UDI au Palais-Bourbon. Concrètement, ce certificat pourrait permettre aux patients vaccinés « d’avoir le droit de vivre normalement », précise-t-il, à savoir retourner dans les restaurants, les bars, les musées ou encore certains commerces. Un outil pour « faire comprendre aux Français que se faire vacciner est un acte citoyen », explique le député, Valérie Six, un des auteurs de la proposition. Ce passeport vert est déjà mis en place en Israël où il entrera en vigueur au début de l’année prochaine. Une fois vaccinés, les Israéliens n’auront plus besoin de s’isoler.

Qui en sortira gagnant ?

Du côté des grands gagnants d’une possible instauration d’un passeport sanitaire, les établissements du secteur de la culture, de la restauration, qui pourraient à nouveau recevoir du public et ne plus être confrontés aux fermetures administratives. Dans l’aéronautique, un passeport sanitaire pourrait être bien vu. Les compagnies aériennes réfléchissent au développement d’un écosystème permettant le partage d’informations avec les autorités sanitaires des différents pays, afin de retrouver une activité quasi normale. L’application IATA Travel Pass devrait entrer en vigueur.

Ce « laissez-passer de santé numérique », comme il se présente, doit permettre de « gérer et vérifier les informations nécessaires sur les tests ou les vaccins entre les gouvernements, les compagnies aériennes, les laboratoires et les voyageurs ». D’autres projets sont en cours de réflexion, comme l’application CommonPass de l’ONG Commons Project. Le nouveau passeport pourrait fonctionner de la même manière que les certifications actuelles contre la fièvre jaune, instaurées dans 200 pays depuis 2005. Plusieurs pays d’Afrique exigent ce carnet lors de la demande de visa ou à l’entrée sur leur territoire. Les autorités pourraient décliner ce dispositif et ajouter le coronavirus à la liste des vaccins exigés.

Une vaccination non obligatoire mais indispensable ?

Si le président de la République a dans un premier temps assuré que la vaccination contre le Covid-19 ne sera pas obligatoire pour les Français, différentes idées émergent pour inciter les Français à se vacciner. La proposition de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires, déposée lundi 21 décembre en procédure accélérée par le Premier ministre Jean Castex, devrait permettre de « subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transport ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’admission d’un vaccin », précise le texte.

L’instauration de ce passeport sanitaire pourrait poser des questions constitutionnelles et de principes démocratiques. A l’international, si un pays exige que sa population soit vaccinée, les voyageurs devront recevoir le vaccin à l’entrée sur le territoire. Mais en France, tant que le gouvernement ne revient pas sur sa décision, en matière d’obligation, ce passeport sanitaire pourrait faire l’objet d’une discrimination. De nombreuses personnalités politiques se sont soulevées contre l’idée du passeport vert. Marion Maréchal dénonce « la transformation des non-vaccinés en citoyen de seconde zone ». De son côté, le président des Patriotes, Florian Philippot, désigne « une fausse liberté vaccinale, clairement un totalitarisme ». Marine Le Pen appelle « à ramener le gouvernement à la raison ». •

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 22 décembre 2020

Comment la peste noire, venue d’Asie, a décimé la population européenne…

Peste noire

12/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Venue d’Asie, débarquée en Sicile, la peste noire frappa aux portes de l’Europe au milieu du XIVe siècle. Quelques années suffirent à décimer une grande partie de la population du continent : 30 à 50 %, disent les historiens, soit près de 25 millions de personnes, en moururent. Des années de désolation, d’horreur, qui transformèrent profondément les mentalités, les croyances, les systèmes politiques et religieux. Malgré tout, et c’est bien la grande leçon de cet épisode tragique : l’Europe s’est relevée, renforcée. Retour, avec Christopher Lannes, sur le plus grand fléau de notre histoire.