Manifestations en France – La mobilisation contre l’extension du pass sanitaire ne faiblit pas

pass sanitaire

02/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La mobilisation contre l’extension du pass sanitaire ne faiblit pas. Environ 204 090 personnes (sic) ont manifesté samedi 31 juillet à travers la France, selon le ministère de l’Intérieur, dont 14 250 à Paris. Au total, 184 actions ont été recensées. Le samedi précédent, ces manifestations avaient réuni 161 000 personnes, dont 11 000 dans la capitale, toujours selon la place Beauvau. Lors du premier samedi de mobilisation, le 17 juillet, 114 000 personnes avaient manifesté.

Ces chiffres sont bien évidemment sous-évalués. Mais une chose est sure : les opposans au pass sanitaire sont déterminés à poursuivre la mobilisation.

Regroupée autour des hashtags #manif31juillet et #PassDeLaHonte sur les réseaux sociaux, l’opposition aux mesures pour lutter contre le Covid-19 fédère des manifestants anti-pass sanitaire, anti-vaccins ou anti-confinement, aux revendications protéiformes. Dans les cortèges, où figurent également de nombreux « gilets jaunes », les manifestants fustigent un pass sanitaire « liberticide » et affirment marcher « contre la dictature ».



Plusieurs arguments factuels contre le passe sanitaire et la vaccination générale

vaccin covid

Sur son site, Nicolas Faure – qui est aussi très actif sur Twitter – présente les principaux arguments à opposer à la folie du passe sanitaire. Un long texte très factuel à diffuser au maximum, depuis le site de Nicolas Faure.
À noter que l’auteur présente plutôt positivement la balance bénéfice/risque des vaccins pour les personnes à risque. C’est un parti pris qui peut être discuté mais qui a le mérite d’être assumé.

Le passe sanitaire est un instrument si liberticide qu’il ne peut être accepté sans discussion et réflexion.
On ne peut pas violemment marginaliser des millions de Français sans que cette décision soit proportionnelle à un péril d’une gravité gigantesque. On ne peut pas contraindre une population entière à la vaccination obligatoire – de manière plus ou moins déguisée – sans agir sur des bases solides.
Or, dans ce texte, je vais tenter de vous démontrer pourquoi je pense que l’idée d’une vaccination générale est mauvaise.

Pour résumer en quelques points :

– Depuis le début de cette crise, il est devenu clair que le Gouvernement est composé de menteurs ou d’incapables, au moins sur les sujets sanitaires. Il ne faut pas oublier tous leurs mensonges et toutes leurs errances, surtout sur un sujet aussi grave. Leurs avis et leurs ordres doivent donc être analysés avec beaucoup de distance et de prudence.
– Le Covid-19 n’est pas une maladie anodine mais n’est pas non plus une maladie dramatique qui nécessite des mesures aussi drastiques que celles prises ces derniers mois, sans même parler du passe sanitaire !
– Les vaccins actuels semblent très efficaces mais ont été conçus de manière extrêmement rapide par des entreprises aux comportements parfois troubles qui se sont exonérées de presque toute responsabilité en cas d’effets secondaires.
– L’esprit d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle d’un produit dont les phases de test ne sont pas terminées ne semble pas compatible avec l’idée d’une vaccination générale.
– La balance bénéfice/risque des vaccins disponibles semble positive pour les personnes à risque mais reste impossible à mesurer pour les personnes jeunes en bonne santé.
– Il est impensable d’imposer à des jeunes un vaccin aux conséquences incertaines, alors même que la maladie n’est pas une Grande Peste et que les vaccins sont efficaces pour protéger les populations à risque.
– La vaccination générale a plusieurs désagréments possibles qu’il faut absolument étudier avant toute obligation.
– En attendant l’arrivée d’un vaccin classique et parfaitement testé, la vaccination ne devrait pas être généralisée mais proposée aux personnes à risque volontaires.
– Si l’on s’en tient à la vaccination des personnes à risque, la dangerosité du Covid-19 devient semblable à celle d’une grosse grippe, ce qui rend absurde l’idée de vaccination générale et bien entendu celle de passe sanitaire.

Pour le détail du raisonnement, c’est parti !

À noter que ce texte se veut un complément à cette vidéo, publiée il y a quelques jours

Pour lire la suite, c’est ici !

Vaccination exigée et pass sanitaire discriminant – Les députés divisés, par Francis Bergeron

Assemblée nationale

L’extension du pass sanitaire devait être débattue à partir de mardi. Officiellement il s’agit de contrer au plus vite le variant Delta, en forte progression. Mais il faut aussi sans doute prendre de vitesse les opposants à la dictature sanitaire qui, après la mobilisation réussie de samedi, donnent partout de la voix.

Lundi : présentation au conseil des ministres. Le même jour : validation du Conseil d’Etat. Dès mercredi : débats parlementaires. Jeudi débat sénatorial. Enfin quasi-certitude d’une saisine du Conseil constitutionnel. Si le processus d’adoption des nouvelles dispositions est trop long, la 4e vague pandémique se sera généralisée, et surtout les positions se seront crispées, et les voix des opposants satureront les médias. Le gouvernement craint un mois d’août agité, une ébullition qui alors, ne retombera pas d’ici la présidentielle mais polarisera au contraire les débats sur cette question.

En théorie, il devrait y avoir deux camps : le camp de la liberté d’un côté, le camp des étatistes, des adeptes de la tentation totalitaire, de l’autre.

Mais à y regarder de près, la géographie des forces en présence est plus complexe.

Pour passer en force, l’équipe gouvernementale classe tous les opposants au pass sanitaire imposé et à la vaccination obligatoire dans le camp des antivaccins. Or les positions sont souvent plus nuancées : on peut être pro-vaccin mais refuser une vaccination imposée par exemple au-delà du personnel soignant. Sans remettre en cause les mesures de lutte contre le Covid, on peut contester un pass sanitaire qui crée effectivement deux catégories d’habitants, des citoyens à part entière et de nouveaux îlotes, à droits réduits. Par sa stratégie extrémiste, le gouvernement favorise les radicalisations des positions.

Fort de sa (courte) majorité au Parlement, l’exécutif espère un ralliement général au « courant progressiste ».

Bien entendu le consensus existe pour combattre la pandémie. Mais le vrai débat sur le degré acceptable de renoncement à nos libertés pour combattre le fléau sera bref. Tout est joué d’avance, la dictature sanitaire – qui n’a pas que des inconvénients, vu de la macronie – forme un bloc.

Le RN a réaffirmé son attachement à la liberté et ses quelques députés s’opposeront donc au texte gouvernemental. Les mélenchonistes aussi, mais essentiellement en raison de la dérive monarchiste qu’ils croient identifier dans le processus gouvernemental : « le monarque décide seul et compte que sa majorité parlementaire applique sans discuter les ordres présidentiels », explique LFI dans un communiqué, qui voit dans ces mesures « la décision d’un seul homme ».

Pour le PC, il faut « rendre le vaccin obligatoire »

Les écologistes tentent de faire dévier le problème sur une supposée inégalité d’accès aux soins, qui serait à résoudre avant la question de la lutte contre la propagation du virus. Ils citent en particulier le fait que « la carte de la vaccination recoupe (…) celle des inégalités, de la fracture numérique ». Mais que faire ? Vacciner de force les « prolétaires » et pas les autres ?

Le PC reste fidèle à l’approche communiste classique : l’Etat faisant plier le peuple…pour son bien. « Rendre le vaccin obligatoire serait pour moi une avancée » a déclaré l’ancienne ministre communiste Buffet. Le PS est plutôt sur cette ligne, également.

En revanche l’extension du pass sanitaire pourrait être combattue tant par le PS que par LR et les centristes. Mais le consensus espéré ne sera pas au rendez-vous.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 21 juillet 2021

Répression des non-vaccinés : un « remake » des Gilets jaunes

gilets jaunes non-vaccinés

La macronie a décidé de faire la guerre aux non-vaccinés, de leur rendre la vie sociale impossible, comme hier elle faisait la guerre aux Gilets jaunes, cette « foule haineuse » qui faisait tant peur au forum de Davos et donc à Emmanuel Macron. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Les nouveaux Gilets jaunes

Les non-vaccinés sont à la dictature sanitaire ce que les Gilets jaunes étaient à la mondialisation heureuse : un front du refus qui s’installe en dehors de tout appareil partisan. Puisque pour l’essentiel tous les partis institutionnels se sont ralliés aux mots d’ordre de la dictature sanitaire. Ce sont les nouveaux Gilets jaunes, mais invisibles cette fois et qu’il faut pour cette raison désigner à la vindicte.

Les non-vaccinés, comme les Gilets jaunes, ne croient pas à la propagande du pouvoir et donc de Big Pharma. Ils se méfient de vaccins aux effets d’autant mal maîtrisés que les laboratoires qui les ont mis sur le marché ont décliné par avance toute responsabilité, avec la complicité de l’Union européenne et des gouvernants !

Ils ne comprennent pas que l’on veuille les vacciner de force : car, si le vaccin est aussi efficace qu’on le dit, en quoi des personnes non vaccinées constitueraient-elles une menace ? Et si le vaccin n’est pas si efficace que cela, alors pourquoi l’imposer à toute la population ? Ou pourquoi préconiser déjà une troisième injection ?

Les non-vaccinés ne font plus confiance, comme les Gilets jaunes, à des institutions et des médias qui depuis le début de la « pandémie » disent tout et son contraire, et donc mentent en permanence.

Comme les Gilets jaunes, ils ne veulent pas être traités comme du bétail que l’on vaccine ou que l’on marque à la chaîne, sous prétexte de protéger les « personnes fragiles » c’est-à-dire en réalité pour l’essentiel les vieux baby-boomers qui nous ont légué, en toute irresponsabilité, un monde invivable et qui votent pour Macron.

La macronie : répression et propagande toujours

Face aux non-vaccinés, comme hier face aux Gilets jaunes, la macronie a choisi la diabolisation, la propagande et la répression. Chassez le naturel, il revient au galop, dit-on.

Les médias mainstream, une nouvelle fois, ont joué leur rôle de relais du pouvoir et de préparation de l’opinion, comme on parle de préparation d’artillerie avant une offensive. En diffusant en boucle la peur de la quatrième vague. Et en lançant la chasse aux non-vaccinés, ouverte symboliquement par un autre Emmanuel : Emmanuel Lechypre, le 29 juin sur RMC.

Et, comme pour les Gilets jaunes, toute l’oligarchie et la bien-pensance politique, de Bernard Kouchner à Éric Ciotti, se sont rangées du côté du pouvoir, laissant éclater une nouvelle fois leur haine de classe en toute impunité. Comme lors des élections régionales et départementales, elles n’avaient pas de mots assez durs contre le RN et ses électeurs.

Pas de liberté pour les ennemis de la vaccination !

Salaud de non-vacciné !

On croyait jusque-là que la pandémie avait pour origine le petit pangolin ou le laboratoire de Wuhan. Mais non : pour nos maîtres piqueurs, le vrai coupable, c’est désormais le… non-vacciné !

Ce galeux irresponsable à cause de qui on risque d’être confiné de nouveau et qui va empêcher la relance de notre belle économie. Ou qui provoque la suspension de la braderie de Lille.

Salaud de pauvre ! Salaud de non-vacciné ! Salaud qui porte son masque en dessous du nez ! Salaud qui roule au diesel en fumant des clopes ! Salaud incivique qu’il faut dénoncer à la nouvelle Kommandantur médiatique !

France macronisée, France muselée

L’offensive politico-médiatique lancée contre les non-vaccinés démontre une nouvelle fois que la macronie n’est forte que pour taper sur les Français, que pour semer la discorde et la haine.

Car, quand il s’agit d’affronter les racailles de banlieue, l’explosion de la délinquance et de la toxicomanie, les zones de non-droit, les islamistes, l’Union européenne ou les bellicistes de l’OTAN, il n’y a plus personne en effet.

La France macronisée devient le seul pays occidental à se voir imposer la vaccination obligatoire de sa population et, comme au temps de l’URSS, le passeport intérieur (baptisé « passe sanitaire ») pour les actes quotidiens de l’existence. Un pays qui va donc imposer à chaque patron, à chaque commerçant, et finalement à chacun de contrôler ses salariés, ses clients ou ses voisins : il faudra montrer son passe sanitaire comme hier son Ausweis.

Quel symbole de la dérive liberticide et dictatoriale de la macronie !

Il est vrai que, compte tenu de son impopularité abyssale, Emmanuel Macron ne peut espérer une réélection qu’en muselant le peuple français, en truquant les élections et en fliquant tous ses opposants. Pour ce faire, la quatrième vague tombe à point ; en attendant la cinquième, qui permettra d’imposer le vote électronique et le vote par correspondance pour l’élection présidentielle de 2022…

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Pass sanitaire, la fracture des générations, par Maxime Tandonnet

pass sanitaire

Voici un sondage intéressant IFOP-JDD. Contrairement aux analyses dithyrambiques des médias radio-télé et de la classe politique (presque unanime), la France profonde ne suit pas le pouvoir macronien dans ses dérives post libertés et post démocratiques. Le président perd 2 points de confiance (38%) ce qui est sans précédent dans les situations de panique (qui généralement profitent à la popularité des dirigeants). Le mythe d’un peuple apeuré et conformiste prend sérieusement l’eau. Où sont passés les supposés 62% de satisfaits à l’issue des mesures annoncées par le pouvoir la semaine dernière? Le suivisme de l’immense majorité des politiciens (de l’extrême droite à l’extrême gauche incluses) est ainsi battu en brèche.

Le peuple (globalement) semble plus attaché à sa liberté et à sa démocratie que les dites « élites » (dirigeantes, politiques, médiatiques et intellectuelles) supposées le diriger ou le guider. Par ailleurs cette même enquête montre une relative satisfaction des personnes âgées et vaccinées et une révolte des jeunes non vaccinés. Nous ne le répèterons jamais assez: les personnes âgées ou malades sont en principe protégées dès lors qu’elles sont vaccinées. Les jeunes ne sont pas menacés gravement par le covid19. Le vaccin protège contre les formes graves mais n’empêche pas la contagion. Dès lors, les jeunes non vaccinés ne menacent en aucun cas les anciens par le fait qu’ils ne sont pas vaccinés.

Forcer les jeunes par des mesures liberticides et discriminatoires, relevant du chantage, à se faire vacciner dans l’urgence est non seulement inepte mais inutile. Transformer les restaurateurs, gens du spectacle, commerçants, en une sorte de police parallèle chargée de faire respecter l’identité des personnes et la détention d’un laisser-passer sous la menace de 45 000 € d’amende et un an de prison est totalement invraisemblable et il est encore plus invraisemblable que si peu de voix se soient fait entendre pour le dénoncer. C’est encore la logique du coup de menton: montrer les muscles pour donner l’illusion de la fermeté et gagner des points dans les sondages: heureusement c’est l’effet inverse qui se produit…. En accablant les jeunes, on passe du jeunisme et de la démagogie absolue (MacFly et Carlito) au souverain mépris de ces derniers.

La France se fracture dangereusement comme nous l’avions prévu (Figaro Vox) dès le début, par la faute de ses dirigeants politiques. Le pouvoir tente déjà de reculer à toute vitesse (évidemment, il fallait s’y attendre) après ses annonces invraisemblables. Mais il est bien tard, le mal est fait. C’est tout un système de pouvoir qui frôle la démence: l’annonce autocratique de mesures non réfléchies sans débat, sans réflexion et sans discussion, dans le mépris de la représentation parlementaire. Tout cela est absolument lamentable et tout cela ne peut que mal finir.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Le sans-papiers sera mieux traité que le sans-vaccin, par Christian Vanneste

vaccin soignant

Lorsqu’un pouvoir érige la vaccination comme seule solution pour circonscrire la pandémie, épargner un certain nombre de victimes et, surtout, retrouver « la vie normale » avec l’hédonisme inscrit au cœur de notre civilisation actuelle, il use d’un argument efficace. Quand il brandit « en même temps » les peines qui frapperaient les récalcitrants au passeport sanitaire prouvant la vaccination, les amendes énormes que risqueraient les commerçants, les privations et discriminations qui toucheraient les non-vaccinés – les « sans-vaccin », en somme, comme on dit les « sans-papiers » -, il ne faut pas s’étonner que la majorité se précipite vers les centres de vaccination.

En face, les appels à la résistance ponctués de termes souvent excessifs, de comparaisons saugrenues, et parfois aussi d’actes irréfléchis, comme le saccage d’un centre de vaccination à Lans-en-Vercors, sont aussitôt qualifiés d’extrémistes, complotistes, conspirationnistes, totalement inconscients. Les statistiques affichées par le gouvernement indiquent que 96 % des personnes infectées récemment ne sont pas vaccinées : ces chiffres associés à l’idée d’une vie plus facile par l’obtention d’un passeport sanitaire grâce au vaccin pèsent plus lourd que la défense d’une liberté plus abstraite.

Cette bataille de la résistance à la vaccination semble perdue, à moins d’une censure de la loi par le gouvernement des juges. Cette défaite risque de masquer des déboires bien plus considérables. D’abord, ce qui se passe dans notre pays correspond au phénomène décrit par La Boétie, la servitude volontaire. Appliqué à notre époque, ce concept indique qu’un régime non démocratique bénéficie toujours de la complicité de ceux qui le subissent. « Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres », disait La Boétie. Mais libres de quoi, répondront en chœur les Homo festivus d’aujourd’hui. C’est pourquoi il convient d’élargir le front du combat, de ne pas le limiter au champ de ce virus qui, quelle que soit sa dangerosité réelle, a surtout été une excellente occasion, pour une idéologie, de rétablir sa domination, et même de l’accentuer.

Le Président élu en 2017 va évidemment tenter de maintenir la peur obsessionnelle renouvelée par les variants jusqu’à l’élection présidentielle. Son implication dans ce qu’il avait qualifié de guerre sera son argument de campagne décisif. Quand un pays subit un fléau, celui qui aura paru l’en protéger apparaîtra comme le sauveur. C’est pourquoi, plutôt que de se mobiliser sur le vaccin, il est essentiel de faire le bilan global d’un mandat présidentiel calamiteux : la gestion de la crise sanitaire a été une suite d’échecs, de mensonges, de contradictions et décisions biscornues. Les frontières laissées ouvertes, les masques inutiles, parce qu’inexistants, puis obligatoires sous peine d’amendes, les tests insuffisants, l’absence de vaccin français, la pesanteur des confinements et des couvre-feux, la discrimination des lieux et des personnes, au détriment des commerçants indépendants, de la culture et du tourisme, le tout accompagné de sanctions absurdes, constituent un réquisitoire que le succès de la vaccination ne saurait annuler.

L’état d’urgence permanent, la multiplication des contrôles et leur cible, à savoir la population globalement conformiste, auraient un objectif de dressage du peuple après la mésaventure des gilets jaunes que l’on ne s’y serait pas pris autrement. D’ailleurs, il est paradoxal qu’un pouvoir dont l’idéologie prétend lutter contre les discriminations que subissent des minorités en introduit au sein même de la majorité. Le « sans-vaccin » sera plus mal traité que le « sans-papiers ».

En opposant le vaccin à la liberté, on se trompe de cible, car les vaccinés se diront libres de vivre en consommateurs sans avoir fait usage de leur libre-arbitre. C’est triste, mais c’est ainsi. En revanche, en visant dans sa totalité un règne désastreux, commencé par une mise en examen organisée et qui va s’achever avec la mise en examen d’un ministre de la Justice nommé avec une incroyable légèreté, on dressera le réquisitoire nécessaire pour libérer la France d’un pouvoir peu légitime et dangereux pour elle.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Un soignant témoigne : « Si la vaccination devient vraiment obligatoire, nous rendrons la blouse » [vidéo]

soignant

20/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le compte à rebours est lancé pour le personnel soignant. Médecins, infirmiers ou pompiers ont tous jusqu’au 15 septembre pour se faire vacciner. Au risque d’être licenciés, a prévenu le ministre de la Santé, Olivier Véran. Certains n’entendent pourtant pas céder à la menace et envisagent de démissionner.

C’est le cas de Donovan Granger, agent d’aide à la personne en Ehpad. Agacé par les dernières mesures annoncées par le Président de la République, il réfléchit à rendre la blouse. Il est l’invité de Sputnik donne la parole.


Covid-19 : les Français anti-vaccin et anti-pass ont manifesté dans tout le pays

pass sanitaire

19/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ils se sont exprimés un peu partout en France le samedi 17 juillet. Les “anti-vax” et “anti-pass” étaient un peu plus de 100 000 dans les rues, selon le ministère de l’Intérieur.

Des Français ont manifesté dans plusieurs villes de France, samedi 17 juillet, contre l’extension du pass sanitaire et l’obligation vaccinale. À Paris, les manifestants ont convergé, comme un symbole, vers le ministère de la Santé. Ils redoutent une réduction de leurs droits. Des personnalités politiques ont également rejoint le cortège, comme Florian Philippot ou Nicolas Dupont-Aignan, tout comme des figures du mouvement des Gilets Jaunes.

À Montpellier (Hérault), 2 000 personnes se sont retrouvées place de la Comédie. “Il y a un danger pour mes droits, je vais rester enfermée chez moi”, estime une femme. À Toulouse (Haute-Garonne), les doutes persistent concernant le vaccin. “Ce vaccin il est nouveau, on a une grande base de données sur les effets à court terme, (…) par contre on n’a absolument aucun recul sur le long terme”, estime une manifestante.


Allocution d’Emmanuel Macron – Pour l’analyste politique Mathieu Slama, «Le pass sanitaire introduit une rupture fondamentale dans notre contrat social»

macron pass sanitaire

Alors que le chef de l’État a annoncé, lundi, l’obligation vaccinale pour les personnels de santé et l’extension du pass sanitaire à de nombreuses activités, l’analyste politique Mathieu Slama estime que ces nouvelles mesures sont une aberration éthique, juridique et démocratique.

« Partout, nous aurons la même démarche : reconnaître le civisme et faire porter les restrictions sur les non vaccinés plutôt que sur tous ».

Cette phrase sidérante a été prononcée par Emmanuel Macron lors de son allocution d’hier soir, qui marque une étape supplémentaire dans le délitement démocratique de notre pays. L’extension du pass sanitaire, en particulier, constitue une atteinte essentielle non seulement à nos libertés, mais à notre contrat social et au concept même de citoyenneté tel qu’il s’est imposé depuis Rousseau.

En étendant le pass sanitaire à tous les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, en l’élargissant aux cafés, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux ainsi qu’aux trains et aux cars pour les trajets de longue distance, le gouvernement rend de facto la vie des non-vaccinés impossible, ou très difficile. En faisant cela, il instaure une inégalité de fait entre le vacciné et le non-vacciné et introduit donc une rupture fondamentale dans notre contrat social, fondé sur l’adhésion rationnelle du citoyen à l’intérêt général, son consentement libre et éclairé et l’égalité devant le droit. Tous ces principes fondateurs de notre démocratie sont réduits en morceaux.

Cette phrase sidérante a été prononcée par Emmanuel Macron lors de son allocution d’hier soir, qui marque une étape supplémentaire dans le délitement démocratique de notre pays. L’extension du pass sanitaire, en particulier, constitue une atteinte essentielle non seulement à nos libertés, mais à notre contrat social et au concept même de citoyenneté tel qu’il s’est imposé depuis Rousseau.

En étendant le pass sanitaire à tous les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, en l’élargissant aux cafés, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux ainsi qu’aux trains et aux cars pour les trajets de longue distance, le gouvernement rend de facto la vie des non-vaccinés impossible, ou très difficile. En faisant cela, il instaure une inégalité de fait entre le vacciné et le non-vacciné et introduit donc une rupture fondamentale dans notre contrat social, fondé sur l’adhésion rationnelle du citoyen à l’intérêt général, son consentement libre et éclairé et l’égalité devant le droit. Tous ces principes fondateurs de notre démocratie sont réduits en morceaux.

Que dire, d’autre part, de la manière dont cette décision gravissime est prise ? Depuis le début de la crise sanitaire, le Parlement est réduit à une chambre d’enregistrement et toutes les décisions sont prises par un homme seul, le chef de l’État, assisté par un Conseil scientifique non élu et délibérant au sein du Conseil de Défense dans la plus grande opacité. Il n’en va pas différemment de la décision d’hier soir, où Macron a annoncé les nouvelles mesures sanitaires sans la consultation du Parlement, qui sera sommé de voter le texte de loi en urgence et sans réel débat démocratique. Cette crise majeure de nos institutions parlementaires et démocratiques devrait interroger quiconque se soucie de l’équilibre de nos institutions.

Il y a ensuite, dans ces annonces, des problèmes juridiques immenses. Le Conseil d’État avait validé le pass sanitaire le 6 juillet dernier au motif qu’il ne concernait pas les activités quotidiennes, tandis que la CNIL donnait également son feu vert parce que la version initiale du pass sanitaire excluait « les activités de la vie courante (lieux de travail, restaurants, commerces…) ». Comment ces institutions, censées nous protéger de l’arbitraire et des atteintes à nos libertés fondamentales, justifieront leur (probable) validation de la nouvelle mouture du pass ? Vont-elles se dédire ? Justifier ce durcissement par la remontée du variant Delta ? Depuis le début de la pandémie, le Conseil d’État et le Conseil Constitutionnel n’ont cessé de légitimer les mesures les plus attentatoires à nos droits fondamentaux et à notre Constitution. Il n’y a plus, aujourd’hui, de garde-fous juridiques contre les excès du pouvoir sanitaire.

Ces annonces signifient aussi que nous entrons dans une société répressive, où la police pourra, comme l’a rappelé Gabriel Attal après l’intervention du chef de l’État, effectuer des contrôles à l’aveugle des pass et réprimer les récalcitrants ; une société où les Français eux-mêmes pourront vérifier le QR Code de leurs concitoyens et ainsi jouer un rôle de police ; une société où chaque action de la vie quotidienne sera soumise à des règles disciplinaires strictes et contrôlées. Bref, le pass sanitaire généralisé, c’est tout un système répressif et disciplinaire qui se met en marche subrepticement, aux antipodes des principes démocratiques qui ont fondé notre République.

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Plusieurs mobilisations contre le pass sanitaire organisées dans toute la France [vidéo]

manif pass sanitaire

15/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
A travers le pays, où se déroulaient 53 rassemblements, les manifestants se sont mobilisés «contre la dictature» et «contre le pass sanitaire».

Ils étaient plus de 20 000 Français à manifester leur mécontentement, ce mercredi 14 juillet, contre le pass sanitaire et l’obligation de se faire vacciner.

Un millier de manifestants à Marseille (Bouches-du-Rhône), des soignants, mais aussi des anonymes sont venus dénoncer une atteinte à leur liberté. “On ne va plus avoir de liberté. Il va y avoir une espèce de ségrégation entre les Français”, estime une manifestante. Une liberté réclamée aussi à Annecy (Haute-Savoie). Des soignantes sont prêtes à perdre leur emploi. À

À Paris, des heurts ont éclatés aujourd’hui en début d’après-midi. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour répondre à des jets de projectile.

Yann Fontaine, clerc de notaire de 29 ans, est venu du Berry pour manifester à Paris. Rejetant l’étiquette de «complotiste», il a expliqué à l’AFP que «le pass sanitaire, c’est de la ségrégation». «Macron joue sur les peurs, c’est révoltant. Dans mon entourage, je connais des gens qui vont se faire vacciner juste pour pouvoir emmener leurs enfants au cinéma, pas pour protéger les autres de formes graves du Covid», a-t-il regretté.

A Lyon, où 1400 personnes ont manifesté, des tensions ont éclaté dans le centre-ville. Un groupe d’opposants à la vaccination a aussi forcé le portail de la préfecture de Haute-Savoie à Annecy, sans commettre d’autres dégradations.


17 réflexions en vrac sur les mesures sanitaires, par Maxime Tandonnet

Macron anarcho-tyrannie

Peu de temps pour faire des phrases et des paragraphes, alors quelques réflexions dans le plus grand désordre sur les mesures annoncées par l’occupant de l’Elysée prononçant l’exclusion prochaine des « non vaccinés » de l’accès aux restaurants, aux bars, centres commerciaux, aux lieux de spectacle ou sportifs, aux transports, etc.

– Une épidémie de peste bubonique ou de choléra, fauchant des millions de vies en France, justifierait de telles mesures d’exception. Cela arrivera peut-être un jour mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. Traiter l’épidémie actuelle comme une épidémie de peste bubonique ou de choléra relève de la mystification (réussie).

– Le dispositif annoncé repose sur une incohérence : le covid 19 est réputé dangereux principalement pour les personnes âgées, ou fragiles, les malades atteints de comorbidité ; l’immense majorité de ces personnes ont déjà été vaccinées; dès lors, si le vaccin est efficace, le risque d’une vague de mortalité en est fortement réduit et la menace exagérée.

– Aberration fondamentale: certains vaccinés accusent hargneusement les non vaccinés de mettre leur vie et celle des autres vaccinés en danger. Mais de quoi ont-ils peur dès lors que vaccinés, ils sont supposés être à l’abri des formes graves? Et d’ailleurs le fait d’être vacciné n’empêcherait pas (semble-t-il) de porter et transmettre la maladie.

– 62% des Français approuveraient (selon un sondage) les mesures discriminatoires et d’exclusion de la vie sociale prises envers les non vaccinés. 38% de « Gaulois réfractaires » (incluant sans doute des vaccinés comme des non vaccinés), c’est beaucoup dans un tel contexte. D’ailleurs, un basculement de l’opinion peut intervenir à tout moment.

– Les non vaccinés justifient leur réticence à la vaccination par la peur du vaccin, notamment en raison des immenses scandales sanitaires qui ont bouleversé le pays ces dernières décennies. Que leur peur soit considérée comme méprisable, en tout cas moins respectable que d’autres peurs et indigne d’être écoutée, est à mes yeux incompréhensible.

– Plutôt que le dialogue et l’explication, comme souvent en France, la caricature et la moquerie: il y aurait les « provax », modernes et ouverts au progrès face aux « antivax » complotistes et obscurantistes, comme si nous revivions sous un angle sanitaire la guerre de la France « éclairée » contre les Gilets jaunes. Ce pays déchiré ne changera donc jamais…

– De fait, les mesures annoncées par le pouvoir ne seront jamais – jamais – appliquées pour la plupart : il est inconcevable, irréaliste de vouloir obliger les restaurateurs, barmen, commerçants, agents des lieux de spectacle ou de transports, à contrôler l’identité et le pass de chacun de leurs clients et se faire ainsi les auxiliaires de la police dans une société d’autosurveillance et de délation. Qui ne le sent pas?

– En vérité, tout ceci relève avant tout du spectacle, d’une posture politique, autour d’une mise en scène (hallucinante) d’autorité et de fermeté dans une perspective électoraliste. Mais il faut reconnaître que cela fonctionne assez bien.

– Eternelle et lamentable préférence française pour les contraintes bureaucratiques, les mesures verticales, policières et les sanctions au détriment de la liberté, du dialogue, du respect et de la confiance.

– L’esprit de ces mesures exprime un phénomène d’anomie ou de disparition des repères intellectuels et moraux. Sidérante démonstration d’un déni de solidarité face à l’exclusion et la mise au ban d’une partie de la population (les non vaccinés). Vertigineux renoncement collectif au respect de la vie privée et du secret médical, au principe d’égalité, au droit à disposer de son corps et à la liberté individuelle.

– Le climat général, ce mélange de soumission à la figure du chef paternaliste, autoritaire et protecteur, de servitude dans l’acceptation passive des contraintes et de chasse aux sorcières ou rage collective et méprisante de certains « vaccinés » envers les « non vaccinés », ce mélange a quelque chose de profondément malsain qui échappe aujourd’hui au sens commun.

Pour lire la suite, c’est ici !

Florian Philippot : « Je suis sidéré par ce que je viens d’entendre, c’est d’une violence inouïe »

Florian Philippot

Florian Philippot réagit aux annonces d’Emmanuel Macron faites ce 12 juillet soir (vaccination obligatoire pour les professionnels au contact des personnes fragiles, pass sanitaire obligatoire dans les prochains jours pour accéder aux restaurants, aux cafés, aux trains, aux centres commerciaux, fin du remboursement des tests, dès septembre, pour inciter les gens à se faire vacciner…).

Le chef de l’État vient d’imposer le pass sanitaire et d’autres mesures liberticides. On vous imagine vent debout contre ces mesures.

Je suis sidéré par ce que je viens d’entendre, c’est d’une violence inouïe. L’extension du pass sanitaire aux trains, aux restaurants, aux centres commerciaux aux hôpitaux etc., c’est unique au monde. Il a également clairement dit qu’il y aurait la vaccination obligatoire pour certaines professions, la prochaine étape ce sera pour tout le monde. Il y aura également une troisième dose au mois de septembre. Ceux qui disent aujourd’hui qu’on n’est pas dans une dictature, ce sont des sots. On est dans une dictature très violente.

J’ai vu ce soir non pas un président de la République, mais un psychopathe. Son regard, ses annonces… J’ai vu un fou furieux, inquiétant et dangereux. Nous basculons dans autre chose. Je connais des gens très en colère, sidérés et en pleurs. Je leur dis : « ne sombrez pas ».

Se faire vacciner pour faire reculer l’épidémie, ce n’est peut-être pas une mauvaise idée…

On parle maintenant d’une troisième dose, et pourquoi pas un abonnement vaccinal ? On nous avait promis l’inverse. Le 24 novembre dernier, Emmanuel Macron avait dit qu’il n’y aurait pas d’obligation vaccinale. On nous nous annonce maintenant une restriction sanitaire pour aller au restaurant ou prendre un train ou un bus.

Les gens qui trouvent cela normal sont comme la grenouille dans l’eau que l’on fait bouillir, ils ont été ramollis. C’est anormal et cela doit appeler à la plus vive résistance, par le boycott. Je n’ai rien contre les restaurateurs, mais tant pis on n’ira plus. Et les restaurateurs se retourneront contre l’État, pour se débarasser de ce pass sanitaire.

Pensez-vous que le conseil constitutionnel pourrait s’opposer à cette décision ?

Ni le conseil d’État ni le conseil constitutionnel ne peuvent valider ne serait-ce qu’un dixième de ces annonces folles. Les principes les plus fondamentaux de liberté et d’égalité sont battus en brèche. Malheureusement le conseil constitutionnel et le conseil d’État ont trahi ces derniers mois. Mais il faudra tout de même les saisir. Normalement ils devraient mettre cela à la poubelle, mais ils sont sous pression et sont plutôt enclins à valider ce que propose le pouvoir.

C’est au peuple français de se libérer par lui-même.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’annonce choc d’Olivier Véran après l’allocution de Macron : “A partir du 15 septembre, les soignants non vaccinés ne pourront plus travailler et ne seront plus payés”

Covid : bientôt la vaccination pour tous ?

vaccination obligatoire

A cor et à cri, ils réclament la vaccination obligatoire. Pour tout le monde. Ou presque. On notera ces derniers jours la multiplication des appels à une vaccination plus intense. Comme ces médecins qui, dans les colonnes du Journal du dimanche, appellent à rendre obligatoire la vaccination pour les soignants des hôpitaux et des EHPAD « avant le début du mois de septembre ». Ce qui suppose une contrainte vu l’échéance assez brève…

Mais, dans ce concours du discours catastrophiste, ce sont surtout les politiques qui réclament les mesures les plus radicales. Comme François Bayrou, qui estime que tout cela finira « par la décision collective de rendre la vaccination obligatoire ». Sans dire qu’il vise tout le monde – il parle des médecins –, le président fondateur du MoDem et maire de Pau se permet de comparer l’obligation vaccinale avec les onze vaccins obligatoires que tous les enfants reçoivent après leur naissance. Anne Hidalgo, maire de Paris, estime que l’« on a trop souvent attendu […]. Aujourd’hui, ne tardons pas ». L’édile de Paris laisse planer ce spectre d’une vaccination obligatoire en agitant la menace du variant… Bref, un collectivisme vaccinal qui ne veut pas dire son nom.

C’est surtout au sommet de l’Etat que la vaccination obligatoire est envisagée sur fond de scénario catastrophe pour la rentrée. Le 1er juillet dernier, le Sénat préconisait à ce titre une vaccination obligatoire. Ainsi, le sénateur Jomier (apparenté socialiste) estime qu’« une quatrième vague est probable d’ici deux à trois mois et elle sera alimentée par la contagiosité plus importante du variant Delta […]. Dans l’hypothèse moyenne, cette vague provoquera un afflux dans les hôpitaux tout à fait comparable à celui de l’automne dernier. Ce ne sera pas une vague de cas bénins ». C’est au niveau des solutions que les sénateurs sont radicaux. Ainsi, ils jugent « insuffisant » le nombre de vaccinés : « il en faut 10 millions de plus », selon Bernard Jomier qui souhaite vacciner prioritairement les 24-59 ans. Il faudrait également une décision mi-juillet. Mais surtout, les sénateurs n’hésitent pas à reconnaître que « la question de l’obligation vaccinale n’est pas un tabou, et n’est pas une atteinte aux libertés individuelles ». Dixit, Bernard Jomier…

Quant au gouvernement, il reste prudent, même s’il envisage la vaccination obligatoire des soignants. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé mercredi dernier que les élus locaux et les présidents des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat devaient être consultés. Mais Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, n’a pas exclu la vaccination obligatoire pour se rendre au restaurant ou au musée, même s’il a posé des conditions : l’efficacité de la mesure et sa faisabilité. Le ministre préconise d’abord de « convaincre ceux qui ne sont pas vaccinés » par la mobilisation des « médecins traitants » ou en rendant payants les tests. Avant la manière forte ?

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 5 juillet 2021

[vidéo] Malgré les réticences, l’Académie de médecine préconise de rendre la vaccination obligatoire

vaccin AstraZeneca


L’Académie de médecine s’est prononcée pour la vaccination obligatoire, remettant sur la table une idée que l’exécutif excluait encore récemment.

Plusieurs spécialistes sont montés au créneau pour s’opposer à cette proposition, soulignant d’une part le faible nombre de doses disponibles, et de l’autre l’opposition d’une grande partie des français à cette idée.


Algérie : les clandestins « amènent le crime, la drogue et plusieurs autres fléaux »

Ahmed Ouyahia Clandestins

11/07/2017 – ALGERIE (NOVOpress) : C’est le directeur de cabinet du président algérien Abdelaziz Bouteflika qui l’a affirmé : « Ces étrangers en situation irrégulière amènent le crime, la drogue et plusieurs autres fléaux. » Ahmed Ouyahia (photo), ancien premier ministre et secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) visait explicitement les migrants subsahariens se trouvant clandestinement en Algérie.

Ces propos ayant suscité quelques remous, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, est venu à sa rescousse, affirmant que le pays devait prendre « des mesures urgentes » face au « flux en Algérie de migrants subsahariens » :

« Ces mesures sont devenues urgentes parce que derrière ce flux massif en Algérie de migrants subsahariens, il y a des réseaux très organisés qui entretiennent et facilitent ce trafic humain. »

Et Abdelkader Messahel d’ajouter :

« Notre obligation en tant qu’Etat, c’est d’abord de sauvegarder la souveraineté et la sécurité nationale, c’est notre droit. »

Le très officiel quotidien El Moudjahid s’indigne lui aussi… de l’indignation que les propos d’Ahmed Ouyahia ont suscité, écrivant en éditorial :

« Les déclarations du secrétaire général du RND n’ont rien de stigmatisant ou de “choquant“, mais expriment une réalité malheureusement peu brillante. »

Quant à Farouk Ksentini, ancien président de la Commission nationale consultative de protection et de promotion des droits de l’Homme, il a abondé auprès de Tout sur l’Algérie (TSA) :

« Dans toute immigration, il faut un minimum de contrôle. Sans porter atteinte à la dignité de ces migrants, il faut les contrôler médicalement et socialement parce qu’ils portent avec eux des maux sociaux. »

Et de livrer cette feuille de route du bon comportement face aux migrations :

« II faut prévenir, contrôler, organiser et prendre en charge le problème de manière rationnelle de façon à ce que l’immigration ne soit pas ressentie par la population comme une espèce de fléau qui vient s’ajouter aux problèmes du citoyen. »

Encore ! Encore !