Se vacciner pour protéger les autres, c’est fini !

Martin Blachier,

On les aura donc insultés, traités d’égoïstes, de négationnistes suicidaires, méprisés, sermonnés, licenciés, évincés des salles de classe ou des lieux de culture pour rien. Depuis des mois, le matraquage bourre les crânes de sa formule pseudo-altruiste « se vacciner, c’est protéger les autres », à la télé, à la radio, dans les journaux, dans la rue, en classe, en famille, au cinéma ou au bureau. Personne n’aura échappé à ce mantra appris par cœur et répété à son voisin. Le pape François l’aura enjolivé en parlant d’acte d’amour et de participation au bien commun.

On aurait presque commencé à culpabiliser, à se demander si, comme tout le monde, il ne faudrait pas finir par y passer, que sans la piqûre, on ne pourrait plus vivre en société, tels des parias.

À quelques jours de la rentrée, on commençait à refaire peser la pression de la vaccination sur les plus jeunes dès douze ans et pourquoi pas trois ou même bébé ? Mais, enfin, les langues commencent à se délier et le temps donner un peu de recul. La bombe vient de tomber et nous vient de Martin Blachier, cet épidémiologiste star des plateaux télé toujours prompt à militer pour la vaccination obligatoire. Il y a deux mois, il affirmait, sur CNews : « Vous devez vous faire vacciner pour les autres […] S’il y a une petite vague épidémique en septembre ou octobre, ces gens que vous fustigez feront refermer le pays et ils y arriveront. »

Et ce mercredi, volte-face, il reconnaît que « l’immunité collective dont on nous parle est quasiment inatteignable » et, maigre consolation sur la « vie de merde » qu’on nous avait promise, « vacciner les gens pour protéger les autres, c’est fini ». Martin Blachier ne devrait pas tarder à être rappelé à l’ordre, puisqu’il contredit le fameux mantra.

Ce gouvernement aura définitivement faux sur toute la ligne. Ce qui était inédit, outre le fait qu’on ne devrait pas vacciner en pleine épidémie, c’était la vaccination pour les autres, mais le vaccin n’empêche pas la transmission. Et l’on recommence à évoquer la fameuse balance bénéfice/risque individuelle… Jean-Michel Blanquer osera-t-il encore évincer des classes les élèves non vaccinés ? Les soignants seront-ils encore accusés de contaminer leurs patients ? Vraisemblablement. Mais alors que, chaque jour, le passe sanitaire témoigne de son inutilité voire de sa dangerosité, il devient définitivement caduc. Il faudra faire le dos rond jusqu’au quinze novembre à coups de cotons-tiges dans le nez, mais le maintenir au-delà de cette date sans aucune justification sanitaire s’avérerait encore plus totalitaire.

Iris Bridier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

3e dose, 4e confinement – Qui arrêtera le docteur Knock ?

vaccin

Elle arrive, la troisième dose de vaccin ! Pour les plus vieux, pour les plus jeunes, pour les « comorbides ». La boîte à piqûres des docteurs Knock et Diafoirus a été ouverte en 2020, et n’est pas près de se refermer, sous la menace d’un quatrième confinement. Qui peut mettre un terme au toujours plus médical, qui peut oser nous dire simplement : on ne sait pas, on cherche, on tente, au lieu d’asséner de nouvelles règles, sous la contrainte ?

La surenchère médicale brouille les messages. Les deux piqûres vaccinales nous avaient été présentées comme la solution, la planche de salut. Mais voilà qu’elles s’avèrent insuffisantes, voire inopérantes dans certains cas. Du coup nous est annoncée une troisième dose, du moins pour les plus de 65 ans, et aussi pour les enfants, nouvelle cible du virus.

Compte tenu des innombrables situations de conflit d’intérêts entre politiques, experts scientifiques et haute administration, on ne pourra pas empêcher une partie des Français d’imaginer qu’un booster, un nouveau levier de croissance commerciale, a été sciemment mis en action au profit de l’industrie pharmaceutique. Pourtant il est probable que cette théorie, pour séduisante qu’elle soit, soit fausse. Ce ne sont pas les laboratoires qui poussent à la roue. Ou plus exactement ce ne sont pas eux qui peuvent infléchir la politique gouvernementale sur ce point, ce sont bel et bien les politiques, les hommes du pouvoir actuel. Certains tentent même d’attirer la lumière sur eux, en prenant de vitesse les experts, en tirant parti de la grande peur virale.

Nous en avons encore eu un exemple cette semaine : la Haute Autorité de santé a officiellement préconisé mardi une troisième dose, en ciblant les plus de 65 ans, mais dès lundi soir le ministre de la santé Véran, pourtant très décrédibilisé (ou parce qu’il se sait contesté), n’a pu s’empêcher de court-circuiter l’HAS, pour être le premier à annoncer cette mesure aux Français, sur BFM TV, principal média privé de relais de la parole gouvernementale.

Véran s’en prend à Philippot

En fait l’industrie pharmaceutique est à la remorque des politiques et pas le contraire puisque, à tout moment, les politiques peuvent couper ou réduire le robinet qui relie la Sécurité sociale aux entreprises du secteur pharmaceutique.

Annonçant cette troisième dose, Véran s’en est pris à ceux qui instrumentalisent la peur du virus : « Quand vous n’avez de cesse de souffler sur les braises pour essayer de faire monter la peur, la crainte et d’essayer de faire monter l’animosité et la tension dans la société, ce n’est pas responsable. » Sans doute visait-il Philippot et quelques autres. Mais lui-même fait en premier chef partie de ceux qui alimentent la grande peur.

Cette troisième dose annoncée pourrait être couplée avec la vaccination antigrippe, ce qui serait un moindre mal. Le vaccin contre la grippe saisonnière n’est pas obligatoire, mais il est encouragé, chaque année avant l’hiver, par des méthodes non coercitives et non discriminantes, et il a prouvé son utilité.

La troisième dose concernerait donc les plus de 65 ans (au lieu des plus de 80 ans, comme envisagé) ; cette dose serait à recevoir au moins six mois après la deuxième, et la mesure serait ensuite étendue aux enfants, mais pas avant 2022.

Un épidémiologiste expliquait néanmoins lundi sur France Inter (autre radio gouvernementale) que, face au virus, « personne n’a de recette miracle ». Un relativisme et une modestie que ferait bien de s’appliquer notre « élite » politique.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 25 août 2021

Pour un vaccin contre l’hystérie hygiéniste, par Ivan Rioufol

L’hystérie hygiéniste gagne les esprits, jusqu’au sommet de l’Etat. « Notre croissance dépendra de la vaccination », estime Bruno Le Maire, samedi dans Le Parisien. Pour le ministre de l’Economie, seule la vaccination « nous permettra de retrouver le plus rapidement une vie normale, de la croissance, des emplois et de l’activité ». Dimanche, sur RTL, François Bayrou se prononce en faveur d’une vaccination obligatoire. « Depuis le premier jour de l’épidémie (…) j’ai pensé que la seule issue était la vaccination (…) J’ai toujours pensé que ça finirait par la décision collective de rendre la vaccination obligatoire ».

Le Haut-commissaire au plan craint qu’un nouveau variant finisse par être « particulièrement nocif pour les enfants en bas âge ». Dans le JDD, Laurent Berger (CFDT) et Geoffroy Roux de Bézieux (Medef) expliquent : « Nous appelons solennellement les salariés à se faire vacciner ». Dans ce même journal, Alain Fischer, responsable de la stratégie vaccinale, affirme: « Ceux qui attendent commettent une erreur », tandis que 96 médecins exigent la vaccination obligatoire pour les soignants. Pour sa part, le directeur de l’Agence régionale de santé de Nouvelle Aquitaine, Benoît Elleboode, prévient : « Personne n’y échappera. Toute personne non vaccinée sera contaminée ».

Une fois de plus, le pouvoir est le premier à alimenter la panique sanitaire. Il a réduit sa politique à sa capacité de convaincre les récalcitrants. Or cette stratégie devient un prétexte à ne rien voir hormis le Covid. Quand Le Maire fait dépendre la reprise de l’économie du vaccin, il se décharge commodément de ses responsabilités. Cela fait un an et demi que le pays s’est immobilisé, tétanisé par des discours apocalyptiques qui se sont révélés faux. La raison a été évacuée au profit de la croyance.

Celui qui argumente sur le manque de recul sur les vaccins ARN, et qui observe les réserves de médecins ou de scientifiques, est désigné par les fanatiques de la vaccination comme un danger en puissance. Le « virus chinois » a exporté avec lui un arsenal répressif qui autorise à dénoncer le sous-citoyen, sinon à le sanctionner. Plutôt que de vouloir forcer le personnel hospitalier à se faire vacciner, les pouvoirs publics feraient mieux de s’interroger sur ces refus venant de professionnels qui côtoient les malades.

Il est permis également de s’étonner que les deux pays (la Grande-Bretagne et Israël) qui connaissent la plus forte recrudescence des contaminations sont ceux qui ont le plus vacciné.
N’en déplaise à Bayrou, la question se pose aussi de savoir si les variants ne seraient pas liés aux vaccins eux-mêmes. A quand un vaccin contre la peur moutonnière ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 juillet 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[vidéo] Malgré les réticences, l’Académie de médecine préconise de rendre la vaccination obligatoire

vaccin AstraZeneca


L’Académie de médecine s’est prononcée pour la vaccination obligatoire, remettant sur la table une idée que l’exécutif excluait encore récemment.

Plusieurs spécialistes sont montés au créneau pour s’opposer à cette proposition, soulignant d’une part le faible nombre de doses disponibles, et de l’autre l’opposition d’une grande partie des français à cette idée.


Vacciner n’est pas libérer ?

vaccination

L’expression « tricher n’est pas jouer » s’entendait beaucoup autrefois dans les cours de récréation. Au sujet de la pandémie, le gouvernement triche souvent avec la vérité, les chiffres, la communication, changeant les règles d’un jeu qui, de toutes les façons, n’est pas clair tant les règles en sont incompréhensibles. « Tricher n’est pas jouer » ? « Vacciner, n’est pas libérer » non plus, semble-t-il.

Saisi par un octogénaire vivant dans l’un des premiers départements concernés par les mesures de restriction maintenant étendues à tout le pays, le Conseil d’Etat a débouté sa demande. Que voulait-il ? Etre libre de se déplacer car il a reçu ses deux doses de vaccin. Problème réglé ? Non. Malgré les multiples affirmations des divers membres du gouvernement, être vacciné contre le coronavirus ne permet pas de se déplacer en France. Dans son ordonnance rendue le vendredi 2 avril, la plus haute juridiction administrative française indique que « les personnes vaccinées peuvent demeurer porteuses du virus et ainsi contribuer à la diffusion de l’épidémie ». La même ordonnance précise que le vaccin contre le Covid-19 « n’élimine pas complètement » le risque de contamination et que cette « atteinte à la liberté individuelle […] ne peut en l’état, au regard des objectifs poursuivis, être regardée comme disproportionnée en tant qu’elle s’applique aux personnes vaccinées ». Olivier Véran a confirmé le rejet de la requête. Etre vacciné ne rend donc pas plus libre.

La France est ainsi devenue le territoire d’Ubu roi. Les personnes vaccinées sont considérées comme ne l’étant pas puisque, à l’opposé de ce que répètent les mantras gouvernementaux, elles ne bénéficient pas d’une amélioration de leur situation quotidienne personnelle. Il n’y aurait pas encore assez de vaccinés, malgré la campagne de propagande d’un exécutif qui affirme le contraire tous les jours. Beaucoup pensaient que, une fois vaccinés, une fois franchi le cap de la peur de vaccins dont on ignore beaucoup sinon que les effets secondaires sont nombreux et dangereux, ils pourraient se déplacer librement sous réserve de bien appliquer les gestes barrières. Que nenni ! Vaccinés mais (faussement) confinés, comme tout le monde ! Une question vient évidemment à l’esprit : si cela ne permet pas la liberté de déplacement, autrement dit si cela ne protège ni ceux qui sont vaccinés ni les autres, à quoi bon aller se faire vacciner ? Une autre question : pourquoi annoncer une vaccination prochaine des enseignants s’ils ne peuvent pas aller enseigner ? Un nouveau mensonge pourrait bien se profiler : le vaccin ne conduira pas forcément à la sortie de la crise sanitaire.

Ce que le gouvernement confirme par défaut, selon l’avocat de l’octogénaire, en motivant son refus par le fait que les vaccins « ne fonctionnent pas à 100 % » et qu’il y a « une incertitude sur ces vaccins ». Ce sont les mots de deux mémoires communiqués par le ministère de la Santé. La vaccination à grande échelle démarrerait-elle avec des vaccins qui ne fonctionnent pas vraiment ?

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 6 avril 2021

Le vrai vaccin sera celui qui chassera le Covid des esprits

Le vrai vaccin sera celui qui chassera le Covid des esprits. Depuis un an, date du premier confinement (17 mars 2020), les Français ne cessent de se contaminer par le virus de la peur.
Celui-ci, parce qu’il asphyxie le pays, est bien plus mortel que tous les variants. Or l’angoisse est quotidiennement alimentée par les discours anxiogènes de l’Etat et de ses experts scientifiques et médicaux. « Le moment est venu », a dit ce mercredi, sur RTL, Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance-Publique-Hôpitaux de Paris, plaidant pour un retour rapide au confinement en Ile-de-France, au moins le week-end. Cela fait douze mois que des garde-chiourmes en blouse blanche monopolisent la parole. Le patron de l’AP-HP, enivré de son pouvoir terrorisant, est celui qui, en décembre, a mis fin aux fonctions du professeur Christian Perronne, chef de service à l’hôpital de Garches, au motif que ce spécialiste des maladies infectieuses proposait de soigner les patients atteints du Covid avec de vieilles molécules (l’hydroxychloroquine notamment) non agrées par la science. L’Ordre sanitaire a imposé un despotisme hygiéniste sans commune mesure avec la létalité du virus. Jamais le raisonnement « bénéfices-risques », appliqué aux vaccins, n’a été retenu pour évaluer les conséquences, désastreuses, d’un pays mis sous cloche. La panique doit trouver urgemment son antidote.

La raison, dès le départ, a cédé la place face à l’émotion et au mimétisme. Ce sont ces deux travers qui ont conduit, lundi, le chef de l’Etat à suspendre brutalement le vaccin anglo-suédois AstraZeneca, dans la foulée de l’Allemagne et d’autres pays européens. Ce même l’affolement avait initialement poussé les Etats – et pas seulement la France – à faire pression sur les laboratoires pharmaceutiques afin qu’ils accélèrent leurs productions vaccinales. Israël a été jusqu’à accepter de donner (anonymement) les données personnelles de ses habitants-cobayes à Pfizer. La Commission européenne s’est elle-même engagée auprès d’AstraZeneca et d’autres fabricants à « couvrir financièrement certains risques des entreprises, pour garantir que les vaccins sont effectivement disponibles pour les citoyens de l’UE afin de protéger la santé publique ».

En fait, AstraZeneca a expérimenté en direct un vaccin potentiellement aléatoire. Le « risque zéro », qui motive les adeptes du confinement, a été ici contourné. Comprenne qui pourra ce monde devenu fou. Reste à trouver la bonne issue. Elle a été esquissée, après d’autres, par le professeur Eric Caumes, lundi sur Europe 1 : « La réponse a cette épidémie est plus philosophique » que médicale, a-t-il dit. Oui, la vie c’est aussi la mort. Y réfléchir, enfin, ne pourra nuire à la santé mentale de nous autres, frères humains infantilisés…

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 mars 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’ambolie vaccinale – La France suspend à son tour le vaccin AstraZeneca

vaccin AstraZeneca

Poussée par le nombre sans cesse grandissant de pays ayant décidé ces derniers jours de stopper provisoirement leurs injections de doses d’AstraZeneca et par le doute croissant quant à la dangerosité de ce vaccin, la France, emboîtant lundi le pas à l’Allemagne, a tout de même fini par annoncer sa décision de suspendre elle aussi ses injections. Cette suspension, décidée évidemment « par précaution », dans l’attente d’un avis de l’Agence européenne des médicaments, soit jusqu’à ce jeudi au plus tard, a quand même fait hurler les adeptes de la piqûre à tout prix, qui se plaignent aujourd’hui du retard que va entraîner cette décision dans la campagne de vaccination.

Le plus élémentaire principe de précaution

Pourtant, on ne peut guère accuser Macron d’avoir ici fait preuve de précipitation : alors que le Danemark, premier Etat à suspendre ses injections, rapportait dès le 11 mars « des cas graves de formation de caillots sanguins » chez des personnes vaccinées, et que l’Autriche signalait la mort de l’une de ses infirmières à la suite de « graves problèmes de coagulation sanguine » quelques jours à peine après avoir été vaccinée, il a en effet fallu attendre que près d’une douzaine de pays européens, et notamment l’Allemagne, suspendent leurs injections ou retirent un lot de ce vaccin de la circulation pour que le chef de l’Etat français se décide enfin à appliquer le plus élémentaire principe de précaution ! Une décision d’autant plus justifiée que, lundi encore, les pompiers des Bouches-du-Rhône annonçaient officiellement leur décision de suspendre la vaccination de leurs personnels après l’hospitalisation d’un de leurs collègues pour une arythmie cardiaque survenue 48 heures après la première injection d’AstraZeneca. D’autre part, si l’Agence nationale de sécurité du médicament ne fait aujourd’hui état que « de syndromes pseudo-grippaux » nullement inquiétants, elle recensait quand même, dans le 4e rapport de son « Enquête de pharmacovigilance du vaccin AstraZeneca », dix cas hématologiques, dont trois graves, dans le pays.

Vacciner à tout prix ?

Des motifs d’inquiétude qui, cependant, ne semblent pas peser bien lourd aux yeux des partisans de la vaccination à tout prix. A commencer par le Premier ministre lui-même, qui s’est empressé de déclarer sur Twitch dimanche : « A ce stade, il faut avoir confiance dans ce vaccin et se faire vacciner, je le dis de la façon la plus solennelle, sinon on aura des retards dans la vaccination, les Françaises et Français seront moins protégés et la crise sanitaire durera longtemps. » De façon tout aussi solennelle, Macron a donc suspendu les injections du même vaccin, moins de 24 heures après cette déclaration, ce qui illustre parfaitement la gestion, calamiteuse, qui est la nôtre depuis le début de la pandémie.

Ce refrain pour le moins catastrophiste – le vaccin ou l’apocalypse – avait pourtant été entonné en chœur depuis lundi par la plupart des médecins qui se bousculent sur les plateaux de télévision, et dont il serait au passage intéressant de connaître les liens avec l’industrie pharmaceutique… Mais aussi par la responsable scientifique de l’OMS, Soumya Swaminathan, qui, malgré la très vive inquiétude suscitée par les effets secondaires de ce vaccin, a quand même encouragé lundi les grands pays de la planète à poursuivre leurs injections de doses d’AstraZeneca.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 mars 2021

Immigration, Covid-19, vaccin… Jean-Yves Le Gallou face à Thomas Guénolé sur Sud Radio

Jean-Yves Le Gallou

05/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Yves Le Gallou était l’invité d’André Bercoff ce lundi 4 janvier 2021 sur Sud Radio.

Confronté à Thomas Guénolé, politologue et ancien membre de La France Insoumise, il a abordé de nombreux sujets liés à la crise du Covid-19.


Vaccin à petites doses, incompétence en surdose

vaccin covid

Tout a commencé comme une vraie course à l’échalote : tout le monde voulait son vaccin tout de suite pour pouvoir vacciner un maximum de personnes le plus rapidement possible. Il faut dire que le vaccin est vu comme LA solution et le remède à tous nos maux, le sésame qui nous permettra de retrouver une vie normale. Ou presque. A chaque pays, sa stratégie. La France a opté pour la vaccination des plus fragiles, notamment dans les Ehpad, et des personnels soignants.

On pouvait légitimement penser que la vaccination débuterait sur les chapeaux de roues. Sans compter que le gouvernement nous avait bien dit que tout était prêt, annonçant que des super-congélateurs n’attendaient plus que les vaccins – mais en janvier nous étions prêts aussi, paraît-il, à faire face au coronavirus. Une fois de plus, le verbiage gouvernemental vient s’écraser contre le mur de la réalité : la vaccination démarre plus que lentement et suit son petit rythme d’escargot. Le 1er janvier, seulement 330 personnes s’étaient fait vacciner en France, contre 78 000 en Allemagne, alors que les deux pays ont commencé leur campagne de vaccination le même jour : le 27 décembre.

Pourtant, d’après les dires de nos politiques, ce vaccin est LA solution. Qu’en aurait-il été s’il n’avait pas eu cette importance ? La question de la gestion de cette politique vaccinale – que l’on soit pour ou contre – aura, comme celle des masques, montré l’incapacité de notre gouvernement à gouverner. Et l’impréparation crasse de ses équipes. D’autant que, à cause de cette lenteur, entre 25 et 30 % des doses de vaccin pourraient être perdues… Pendant ce temps-là, on apprend dans la presse que des dizaines de super-congélateurs attendent bien sagement d’être validés par le ministère pour pouvoir être utilisés.

Ce retard fait tâche à l’échelle européenne et gêne manifestement notre président qui s’est épanché, en off, au JDD. Emmanuel Macron est en colère et « tape du poing sur la table », fustigeant une « lenteur injustifiée ». Evidemment ce n’est pas de sa faute si tout cafouille. Ses ordres sont mal exécutés. Voilà qui doit faire chauffer les oreilles du ministre de la Santé, Olivier Véran, lequel soutient mordicus que tout va s’accélérer et que cette lenteur n’est due qu’au recueil du consentement – une spécificité française – et au scepticisme de nos compatriotes. Promis, à l’été, 26 millions de Français seront vaccinés.

Car, oui, malgré toute la publicité qui est faite autour du vaccin – il n’est question que de cela sur les ondes –, de plus en plus de Français se montrent réticents à l’idée de le recevoir. Et ce n’est pas le cafouillage de nos politiques ni toutes les annonces sur la non-responsabilité des médecins et des laboratoires qui vont les rassurer. Pour y remédier, le gouvernement a sorti de son chapeau un énième machin inutile : le collectif citoyen. Ce dernier rassemblera 35 Français tirés au sort ce lundi, qui seront chargés de suivre la campagne de vaccination et pourront poser toutes les questions qu’ils souhaitent. On a du mal à imaginer plus démagogique. On se demande bien à quoi servent ces Français désignés via les urnes, les élus, qui sont censés nous représenter.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 4 janvier 2021

Récalcitrants au vaccin du Covid : fichés en Espagne… et ailleurs ?

vaccin covid fichage

31/12/2020 – EUROPE (NOVOpress)
En Espagne, le ministre de la Santé a annoncé prévoir un registre pour inscrire les « non-vaccinés ». Une mention qui ne sera pas publiée mais partagée avec les États européens.

Tandis qu’en Chine est incarcérée une journaliste coupable d’avoir enquêté à Wuhan lors de l’épidémie de coronavirus. Va-t-on vers une restriction généralisée de nos libertés fondamentales ?


Piqûre de rigueur – Une obligation de vaccination qui ne dit pas son nom, par Etienne Lafage

vaccin obligatoire

L’idée vient tout droit d’Israël et a été importée en France par plusieurs députés de l’UDI. Mettre en place un passeport sanitaire pour permettre aux futurs vaccinés « d’avoir le droit de vivre normalement ». L’idée fait son chemin.

En plein débat sur les vaccins liés au Covid-19, alors que l’Union européenne a donné son aval pour celui de Pfizer-BioNTech, et que le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a indiqué que la campagne de vaccination allait commencer en France « dès la fin de semaine », des députés proposent d’instaurer un « passeport vert » pour les personnes vaccinées.

Une idée portée par Jean-Christophe Lagarde, député et président du groupe UDI au Palais-Bourbon. Concrètement, ce certificat pourrait permettre aux patients vaccinés « d’avoir le droit de vivre normalement », précise-t-il, à savoir retourner dans les restaurants, les bars, les musées ou encore certains commerces. Un outil pour « faire comprendre aux Français que se faire vacciner est un acte citoyen », explique le député, Valérie Six, un des auteurs de la proposition. Ce passeport vert est déjà mis en place en Israël où il entrera en vigueur au début de l’année prochaine. Une fois vaccinés, les Israéliens n’auront plus besoin de s’isoler.

Qui en sortira gagnant ?

Du côté des grands gagnants d’une possible instauration d’un passeport sanitaire, les établissements du secteur de la culture, de la restauration, qui pourraient à nouveau recevoir du public et ne plus être confrontés aux fermetures administratives. Dans l’aéronautique, un passeport sanitaire pourrait être bien vu. Les compagnies aériennes réfléchissent au développement d’un écosystème permettant le partage d’informations avec les autorités sanitaires des différents pays, afin de retrouver une activité quasi normale. L’application IATA Travel Pass devrait entrer en vigueur.

Ce « laissez-passer de santé numérique », comme il se présente, doit permettre de « gérer et vérifier les informations nécessaires sur les tests ou les vaccins entre les gouvernements, les compagnies aériennes, les laboratoires et les voyageurs ». D’autres projets sont en cours de réflexion, comme l’application CommonPass de l’ONG Commons Project. Le nouveau passeport pourrait fonctionner de la même manière que les certifications actuelles contre la fièvre jaune, instaurées dans 200 pays depuis 2005. Plusieurs pays d’Afrique exigent ce carnet lors de la demande de visa ou à l’entrée sur leur territoire. Les autorités pourraient décliner ce dispositif et ajouter le coronavirus à la liste des vaccins exigés.

Une vaccination non obligatoire mais indispensable ?

Si le président de la République a dans un premier temps assuré que la vaccination contre le Covid-19 ne sera pas obligatoire pour les Français, différentes idées émergent pour inciter les Français à se vacciner. La proposition de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires, déposée lundi 21 décembre en procédure accélérée par le Premier ministre Jean Castex, devrait permettre de « subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transport ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’admission d’un vaccin », précise le texte.

L’instauration de ce passeport sanitaire pourrait poser des questions constitutionnelles et de principes démocratiques. A l’international, si un pays exige que sa population soit vaccinée, les voyageurs devront recevoir le vaccin à l’entrée sur le territoire. Mais en France, tant que le gouvernement ne revient pas sur sa décision, en matière d’obligation, ce passeport sanitaire pourrait faire l’objet d’une discrimination. De nombreuses personnalités politiques se sont soulevées contre l’idée du passeport vert. Marion Maréchal dénonce « la transformation des non-vaccinés en citoyen de seconde zone ». De son côté, le président des Patriotes, Florian Philippot, désigne « une fausse liberté vaccinale, clairement un totalitarisme ». Marine Le Pen appelle « à ramener le gouvernement à la raison ». •

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 22 décembre 2020

Mesures de rétorsion envers ceux qui refusent le vaccin : Marion Maréchal met en garde contre le projet liberticide du gouvernement

Dans un tweet publié lundi 21 décembre au soir, la directrice l’ISSEP Lyon a partagé le projet de loi de l’Assemblée nationale présenté par Jean Castex.

Un « projet de loi instaurant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires ». C’est le titre du projet de loi enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale lundi 21 décembre au soir. Long de plusieurs pages et riche de nombreux articles, il prévoit de se substituer à la « caducité » du cadre législatif instauré en théorie jusqu’au 1er avril 2021 et semble-t-il de « faire face à l’épidémie de Covid-19 avec un système pérenne dotant les pouvoirs publics de moyens adaptés pour répondre à l’ensemble de situations sanitaires exceptionnelles ».

Un texte dénoncé ardemment par la présidente de l’ISSEP-Lyon (Institut de Sciences Sociales Economiques et Politiques), Marion Maréchal, dans un tweet lundi soir : « Un véritable scandale se passe sous nos yeux. Le gouvernement fait voter en procédure accélérée la pérennisation de l’état d’urgence sanitaire et permet de transformer les non vaccinés en citoyens de seconde zone », s’alarme-t-elle.

Mesures liberticides

L’ancienne députée vise en particulier l’Article L. 3131‑9, n°6 de la section 2 de ce projet de loi consacré à l’état d’urgence sanitaire où il est inscrit : « Le Premier ministre peut, le cas échéant dans le cadre des mesures prévues, subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif. »

Une nouvelle qui n’a pas manqué de faire réagir les internautes qui dénoncent déjà une « dictature » et se demandent comment le gouvernement « a osé dire que le vaccin ne serait pas obligatoire ». D’autres soulignent qu’une nouvelle fois, le gouvernement fait exactement « l’opposé de ses annonces ». Dans ce projet de loi, le Premier ministre Jean Castex prévoit également une refonte des systèmes d’information et une modification du Code de Santé publique.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

[vidéo] Vaccin contre le Covid-19: une surenchère de l’efficacité, non prouvée

vaccin covid-19

19/11/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
En moins d’un an, des résultats probants sur un futur vaccin contre le Covid-19 ont déjà été annoncés. Pfizer, Spoutnik V ou encore Moderna: tous surenchérissent sur le taux d’efficacité de leur vaccin, rassurant à la fois les populations mais surtout leurs actionnaires.

Une avancée en matière de recherche scientifique indéniable, mais en trompe-l’œil: les résultats ne sont pas définitifs et les vaccins présentent de véritables défis. Pourtant, des pays – dont la France – se préparent déjà à une campagne massive de vaccination, malgré la défiance de la population.

Des experts appellent à la prudence et surtout à ne pas relâcher les efforts pour lutter contre l’épidémie, car la bataille est loin d’être gagnée.

Bernard Bégaud, docteur en médecine et professeur de pharmacologie à l’université de Bordeaux, analyse ces annonces pour Sputnik.


Le vaccin contre le cancer du poumon nous vient de Cuba

Le vaccin contre le cancer du poumon nous vient de Cuba

21/12/11 – 10h15
La Havane (NOVOpress)
– La nouvelle pourrait faire grand bruit : les chercheurs cubains ont en effet annoncé que le CIMAVAX EGF, un vaccin cubain contre le cancer du poumon aurait prouvé son efficacité. Depuis 25 ans, la recherche contre le cancer était une priorité de Cuba. Il se pourrait que des millions de personnes dans le monde puissent ainsi être sauvées

Le cancer du poumon est considéré comme l’un des cancers les plus graves, fréquents et mortels au monde. L’Organisation mondiale de la santé a fait savoir que cette maladie tue chaque année 5 millions de personnes, et que la tendance est à la hausse. On estime qu’en 2030 8 millions de personnes mourront par an de cette maladie. A Cuba, ce sont 20 000 personnes qui en meurent chaque année.Le vaccin thérapeutique Cimavax EGF est ainsi le résultat de 25 ans de recherche sur les maladies associées au tabagisme.

Le docteur Gisela Gonzalez qui a dirigé l’équipe de chercheurs de La Havane pense que grâce à ce médicament le cancer du poumon pourrait devenir une maladie chronique contrôlable, car le vaccin favorise la génération d’anticorps contre les protéines qui déclenchent la prolifération sans contrôle des cellules cancérigènes.

Le vaccin est appliqué chez des patients souffrant de cancer du poumon très avancé ( stade 3 et 4) qui n’ont pas de réponse positive à d’autres traitements comme la chimiothérapie et la radiothérapie. Il améliore de façon significative la qualité de la vie des patients en stade terminal. Ce vaccin sera prochainement administré dans quelques jours à un groupe de patients britanniques.

Crédit photo : National Cancer Institute/Wikipédia sosu licence Creative Common

Santé : la vaccination contre « le cancer du col de l’utérus » contestée

Santé : la vaccination contre « le cancer du col de l’utérus » contestée

13/07/11 – 14h30
PARIS (NOVOpress)
– Les campagnes médiatiques en faveur de nouvelles vaccinations sont-elles une avancée pour la santé publique ou simplement pour les finances des groupes pharmaceutiques ?
C’est la question que l’on peut se poser à la vue des récurrentes contestations médicales des bienfaits supposés de vaccinations toujours plus nombreuses.

Ainsi, un collectif de médecins praticiens, emmenés par le Dr Philippe de Charzournes, président de Med’Ocean, se sont déclarés fortement préoccupés par les campagnes de vaccination contre le « cancer du col de l’utérus ».

Dans une lettre adressée au ministre de la Santé Xavier Bertrand, le collectif estime que ces campagnes sont basées sur une « peur injustifiée » et que l’efficacité de l’un des deux vaccins commercialisés en France, le Gardasil, (Sanofi Pasteur MSD) doit être mise en doute.

Pour ces médecins, la meilleure des préventions contre le cancer du col de l’utérus reste et restera le frottis.

« On assiste depuis 1980 à une baisse régulière du nombre de nouveaux cas et de la mortalité liée à cette affection. Le dépistage régulier par un frottis est la “seule et unique” cause de cette baisse », note notamment le collectif dans sa lettre ouverte.

Les médecins remettent également en cause l’efficacité du vaccin Gardasil, expliquant que les notifications Afssaps montrent qu’il faut impérativement enjoindre les médecins prescripteurs de procéder à un interrogatoire précis concernant les antécédents familiaux ou personnels de leurs patientes avant des vacciner.

Pour le collectif, non seulement l’efficacité du vaccin Gardasil est loin d’être démontrée, mais il suggère aussi de reconsidérer l’autorisation de mise sur le marché au niveau européen et de suspendre le remboursement en attendant de disposer de preuves solides de cette efficacité.