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Dans l’Oregon, des citoyens patriotes défient l’Etat fédéral

07/01/2016 – MONDE (NOVOpress)
En butte à l’arbitraire de l’Etat fédéral, des citoyens de l’Oregon (USA) sont entrés en résistance, pacifique pour le moment. ils occupent un bâtiment fédéral au coeur d’un parc national.

Tout est parti samedi d’une manifestation pour la libération de deux fermiers. Ces derniers sont accusés d’avoir provoqué un incendie. Maîtrisé, le feu s’était pourtant propagé à des terres fédérales. Ils ont déjà fait de la prison pour cet incendie mais un juge a estimé que la peine n’avait pas été assez sévère. Une milice composée de 100 à 150 hommes lourdement armés s’est emparée d’un bâtiment public au cœur d’un parc régional de l’Oregon. Ils affirment vouloir rester plusieurs années. Outre la libération des deux fermiers ils veulent rendre cette terre aux éleveurs, bûcherons et mineurs. Le shérif a annoncé que plusieurs agences cherchaient une solution. Les médias américains restent pour l’instant étrangement silencieux. Alors que des miliciens locaux occupent pour la troisième journée consécutive le parc national en Oregon, un journaliste a visité les lieux et s’est entretenu avec les activistes.


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L’État islamique menace la Grande-Bretagne

05/01/2016 – MONDE (NOVOpress)
Une vidéo postée par l’État Islamique met en scène l’exécution de cinq espions britanniques et des menaces contre l’Angleterre et David Cameron.

Les cinq victimes de Daesh confessent leurs activités : transmission de documents sur les conditions de vie à Raqqa, ou d’informations sur les déplacements de l’État islamique. Vêtus de la fameuse tenue orange, ils attendent leur exécution d’une balle dans la tête pendant le discours d’un des djihadistes. Celui-ci s’adresse en anglais au Premier ministre britannique. Il le menace d’envahir la Grande-Bretagne pour instaurer la charia. Il met également en garde les militaires anglais qui viendraient combattre l’État islamique.


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Ukraine : les services secrets français dénoncent les mensonges de l’OTAN

23/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les services secrets français n’ont constaté aucun préparatif militaire de la Russie en vue d’un invasion de l’Ukraine, contrairement aux allégations de l’OTAN et notamment les américains. Ces mensonges visaient en fait à justifier la montée en puissance diu dispositif américaine en Europe de l’Est.

Le directeur du renseignement militaire français, le général Christophe Gomart, a critiqué la prépondérance américaine sur l’OTAN dans les questions relatives aux informations militaires. Il contredit aussi la doctrine officielle de l’OTAN, selon laquelle la Russie aurait fait des préparatifs massifs pour envahir l’Ukraine. Gomart explique textuellement : « En réalité nous avons constaté que les Russes n’ont ni installé des centres de commandement, ni pris des mesures logistiques, comme par exemple l’installation d’hôpitaux de campagne. Il n’y a eu aucune activité qu’on aurait dû trouver dans le cas de préparatifs pour une invasion militaire. Dans le deuxième rang du commandement il n’y a pas eu non plus d’ordres donnés dans ce sens. »

On ne saurait être plus clair.

Offensive américaine sur les données françaises

10/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La firme américaine Palantir technologies a été créée en 2004 avec le soutien de In-Q-tel, le fonds d’investissement de la CIA, d’après Faits & Documents.
Cette société est en passe de remporter deux marchés en France. Le premier, proposé par la direction générale des finances publiques, concerne le traitement des données propres à l’administration fiscale.
Le second, émanant du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, touche l’exploitation « des données publiques, ouvertes ou non ».
De quoi être inquiet pour la souveraineté numérique de la France. On ne voit pas bien, comment la maintenir si des données essentielles sont traitées par des entreprises liées à ce point au gouvernement et aux services de renseignement américain.
Cette interrogation était déjà valable, il y a vingt ans quand déjà, les entreprises du CAC 40 confiaient aux grands cabinets de consultants anglo-saxons leurs audits financiers et stratégiques…

La Russie emploie des sous-marins contre l’État Islamique

09/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Après les missiles de croisière tirés depuis des navires et les bombardiers stratégiques, la Russie a frappé Daesh avec des missiles tirés depuis un sous-marin. Un arsenal qui envoie des messages clairs.

Pour la première fois, l’armée russe a frappé des cibles en Syrie avec des missiles de croisière tirés depuis un sous-marin en Méditerranée.
« Toutes les cibles ont été détruites », a déclaré e ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, indiquant que des infrastructures pétrolières, des dépôts de munitions et une fabrique de mines avaient été visés.
Les observateurs militaires avaient déjà été frappés (eux aussi…) par la précision à longue distance et la puissance des missiles de croisière « Kalibr », déjà tirés depuis des croiseurs stationnés en mer Caspienne et à nouveau lancés, depuis le sous-marin de dernière génération Rostov-sur-le-Don.

Avec des hélicoptères, des avions d’attaque au sol et des chasseurs-bombardiers, la Russie déployait déjà un arsenal aérien complet contre l’État Islamique. S’y sont ajoutés des bombardiers stratégiques et des missiles de croisière.
L’emploi de ces systèmes d’armes n’a rien d’innocent. De fait, le « boulot » pourrait être aussi bien fait avec des bombardements aériens classiques, mais l’efficacité opérationnelle n’est pas le seul facteur qui rentre en ligne de compte. Tout d’abord, cela permet aux différentes composantes militaires russes d’acquérir de l’expérience et de tester en conditions réelles les armes et les hommes.

Mais surtout, cela envoie des signaux clairs aux autres intervenants sur le terrain, notamment les Américains et les Turcs. Après l’affaire du TU-24 descendu par la chasse turque dans un véritable guet-apens et le bombardement d’installations de l’armée régulière syrienne par les avions de la « coalition » (démenti par les USA), la Russie a montré les muscles et fait passer un message.
Les États-Unis et Israël avaient été prévenus en amont des frappes russes effectuées depuis un sous-marin ; les Russes n’étaient pas tenus de le faire selon l’accord du 21 octobre destiné à éviter les incidents entre avions, aux termes duquel la Russie communique ses plans de vol en Syrie. Cette « mesure supplémentaire de précaution » des Russes a été « appréciée », selon le porte-parole du Pentagone Peter Cook.

Pentagone qui aura certainement aussi apprécié à sa juste valeur la déclaration de Vladimir Poutine, qui notait en passant que les missiles de croisière Kalibr pouvaient être équipés de têtes nucléaires, tout en espérant que l’usage de la force nucléaire « ne sera jamais nécessaire dans la guerre contre le terrorisme ».
Les états-majors occidentaux étant parfaitement au courant des capacités atomiques de ces missiles de croisière, les relever dans une déclaration publique revient en langage diplomatique à mettre en gras, souligné en rouge et surligné en jaune le message sous-jacent : « nous restons calmes, mais cessez de nous casser les… pieds, maintenant. »

Charles Dewotine

États-Unis : Donald Trump et Barak Obama, deux conceptions de l’islam aux antipodes l’une de l’autre

09/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Donald Trump a de nouveau fait parler de lui récemment en prônant la fermeture totale des États-Unis aux musulmans en attendant que le Congrès prenne les mesures adéquates. La Maison-Blanche s’est aussitôt insurgée, affirmant qu’un tel discours était contraire aux valeurs américaines puisque la liberté de religion est inscrite dans la Déclaration des droits. Visiblement, elle n’a pas compris que c’était justement parce que l’islam est par nature politique et totalitaire que Donald Trump demande qu’aucun musulman ne rentre sur le territoire américain !

Tout ceci pendant qu’une étude menée dans 100 mosquées du pays montrait que – 51 % possèdent des textes dans leur bibliothèque justifiant la violence. – 30 % ont des textes prônant « modérément » la violence ; — 19 % n’avaient pas de textes violents du tout.

Crédit photo : Gage Skidmore via Flickr (CC) = Donald Trump

Tout sauf des islamistes !

04/12/2015 – MONDE (Présent 8497)

Ils sont indécrottables. Ils seront en train de se faire égorger aux cris d’« Allah Akbar » qu’ils continueront de gargouiller : « Pas de conclusions hâtives, pas d’amalgame »… Mercredi soir vers 22 heures, les journalistes de France Info commentant la tuerie de San Bernardino qui a fait 14 morts et 21 blessés dans un centre pour handicapés en Californie, s’empressaient, se précipitaient pour raconter vite, vite, que l’on était « presque sûr », « à confirmer néanmoins » que les tireurs étaient des « Blancs », « de race blanche » et le motif « personnel », « un coup de rage au cours d’un banquet » ! Et d’embrayer sur leur propagande habituelle contre la vente libre des armes aux États-Unis. Bientôt ils nous diront que la hausse des attentats est liée au réchauffement climatique.
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Dès le lendemain, comme tout le monde l’avait pensé en entendant l’analyse de France Info, tout désignait un attentat terroriste islamiste. La nature planifiée de l’attentat, le profil du couple (abattu par les policiers au cours d’un échange de plus d’une centaine de tirs), leurs liens avec des réseaux terroristes islamistes en Amérique et à l’étranger. Le FBI déclarant qu’il préférait avancer « lentement, mais en donnant des informations correctes ». Spéciale dédicace à nos confrères de France Info.

Syed Rizwan Farook, Américain d’origine pakistanaise de 28 ans, inspecteur sanitaire et sa femme Tashfeen Malik, 27 ans, également d’origine pakistanaise et pharmacienne, tous deux équipés comme des sections d’assaut, étaient un couple de musulmans. Ils ont fait irruption en plein déjeuner de Noël et commis cet acte atroce après avoir embrassé une idéologie islamiste radicale.
« Il était très religieux », dit de lui le père de Syed Rizwan Farook. Un « fervent musulman » qui priait deux à trois fois par semaine à la mosquée, jusqu’à ce qu’il arrête de s’y rendre il y a quelques semaines, symptôme caractéristique d’un agent dormant. Sa femme Malik était voilée de noir des pieds à la tête. Le FBI s’intéresse à un pèlerinage à La Mecque à l’été 2014 au cours duquel ils se seraient mariés après s’être rencontrés sur internet. Le couple venait de passer un mois en Arabie saoudite.

Un arsenal de guerre (douze engins explosifs artisanaux et des milliers de munitions) a été retrouvé au domicile des deux tueurs. Farook avait été en contact avec cinq individus sur lesquels le FBI avait enquêté pour terrorisme, dont l’un lié aux islamistes somaliens Shebab et une autre au front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda.

On le voit, c’est une grande incertitude qui pèse sur les motifs du massacre…

Caroline Parmentier

Massacre de San Bernardino : la piste djihadiste est probable

04/12/2015 – MONDE (NOVOpress)

Au surlendemain de la tuerie de San Bernardino, en Californie, qui a fait 14 morts et 17 blessés, la piste djihadiste est privilégiée par les autorités. Au moment du massacre, Sayed Farouk et son épouse, Tashfeen Malik, tous deux d’origine pakistanaise, étaient lourdement armés et en tenues paramilitaires. « Il s’agit au minimum d’une attaque de l’ordre du terrorisme intérieur », a estimé hier le chef de la police locale, qui a précisé que le couple s’était récemment radicalisé.


 

 

L’Égypte soutient l’initiative russe en Syrie

06/10/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que Barack Obama et François Hollande critiquent l’intervention russe en Syrie, l’un de leurs principaux alliés dans la région, l’Égypte soutient cette opération contre l’État islamique. Depuis mercredi dernier, l’armée russe entame une campagne de bombardement aérien en Syrie.

Quelles sont les critiques à l’encontre de cette initiative ?
Les Occidentaux prétendent que ces frappes aériennes ne sont pas conduites contre l’État islamique. Elles permettraient à Vladimir Poutine d’apporter une aide militaire à son allié, Bachar El Assad. L’objectif serait d’affaiblir les mouvements rebelles opposés au gouvernement syrien. La coalition internationale menée par les États Unis a fait part dans un communiqué de sa, je cite : « Profonde préoccupation face au déploiement militaire russe en Syrie et en particulier face aux attaques de l’armée de l’air russe contre Hama, Homs et Idlib, qui ont fait des victimes civiles et n’ont pas visé Daech ». Fin de citation.

La position de l’Égypte est-elle vraiment surprenante ?
Depuis les accords de Camp David, l’armée égyptienne est subventionnée à hauteur de plusieurs milliards de dollars. Contre cette aide, les Égyptiens ont abandonné une grande partie de leur souveraineté en politique étrangère et adopté la position de leurs bienfaiteurs. Seulement depuis l’arrivée du général Al Sissi au pouvoir, les grands principes de la diplomatie égyptienne semblent évoluer. L’Égypte s’est rapprochée de la Russie pour conclure des accords alimentaires et a même signé un accord sur le partage des eaux du Nil avec l’Éthiopie, ce qui était impensable à l’époque de Nasser et même de Mohamed Morsi.

Discours de Poutine à l’ONU : l’art du parler cash

30/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’aréopage de diplomates onusiens aux propos feutrés n’entend pas tous les jours un orateur de la trempe de Poutine. Dans les drames qui agitent la planète – Syrie, Libye, Ukraine… —, pointer du doigt la responsabilité américaine ne gêne pas le président russe. Retrouvez l’intégralité de son discours, suivi de l’interview qu’il a accordé au journaliste américain Charlie Rose pour les chaînes CBS et PBS.

L’intervention de Vladimir Poutine à la tribune de l’ONU

Le 70e anniversaire de l’ONU est l’occasion d’évoquer le passé et de réfléchir à l’avenir. En 1945, les pays ont uni leurs efforts pour penser à l’après-guerre, et c’est dans notre pays, à Yalta, que se sont réunis les chefs de la coalition anti-hitlérienne.
Les différends à l’ONU ont toujours existé et le droit de veto a toujours été appliqué par tous les membres du Conseil de Sécurité. C’est normal. Au moment de la création de l’ONU, on ne comptait pas sur l’unanimité, mais sur la recherche de compromis.

Nous savons tous qu’à la fin de la Guerre froide, il n’y a plus eu qu’un centre de domination. Ceux qui se trouvaient au sommet ont pensé qu’il ne fallait plus tenir compte de l’ONU, que l’organisation ne mettait que des bâtons dans les roues. Des rumeurs ont surgi : l’organisation était devenue obsolète et avait rempli sa mission originale.
Mais si l’ONU disparaît, cela peut conduire à l’effondrement de l’architecture mondiale et du droit international. C’est la raison du plus fort et l’égoïsme qui vont primer. Il y aura moins de libertés, plus d’États indépendants, mais des protectorats gérés de l’extérieur. L’État, c’est la liberté de chacun. Dans les affaires internationales, chacun doit être clair et transparent. Nous sommes tous différents, il faut en tenir compte. Personne ne doit adopter un seul modèle de développement reconnu par un seul. Nous devons nous rappeler le passé, l’expérience de l’URSS.
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Traité transatlantique : même le « TAFTA-boy » du gouvernement français est contre !

29/09/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Mieux vaut tard que jamais. Matthias Fekl, secrétaire d’État au commerce extérieur très en colère, menace les États-Unis de suspendre les négociations du Traité transatlantique.

C’est l’histoire d’un rond de cuir qui avait tout pour lui, mais qui va mal finir si ça continue.
A 37 ans, en 2014, Matthias Fekl, brillant élément de père allemand et de mère Française, qui a enchaîné Normale Sup, Science Po et l’ENA, entre autres diplômes, est nommé secrétaire d’État au commerce extérieur. Il faut dire qu’entre son histoire familiale et ses convictions européistes, le couple franco-allemand, la négociation, tout ça, il connaît. Il est même, honneur insigne pour un mondialiste dynamique comme lui, intégré au programme « Young Leaders » de la French-American Foundation.

Mais alors qu’est-ce qui lui prend, au petit ? Il avait été mandaté pour négocier au nom de la France le Traité transatlantique, ce machin qui vise à broyer ce qui reste de nation, d’État et d’identité au plus grand profit des firmes transnationales. Bref, il devait faire comme son grand « patron » (on hésite à employer ce mot en parlant de Hollande, avec lequel Matthias Fekl partage un petit air de famille bonhomme), suivre le mouvement bien gentiment, sortir une blaguounette de temps en temps et tâcher de ne pas trop se prendre les pieds dans le tapis pour ne pas contrarier les grands frères américains. Et on pensait qu’avec son parcours, « libre-échange », « croissance », « consommation », tout cela sonnerait doux à ses oreilles, comme à celles de Hollande quand il y a six mois à peine, il appelait à une accélération du processus et souhaitait une signature « le plus vite possible ».

Mais voilà-t’y pas qu’il nous pique sa crise, l’ado attardé ! Dans une interview parue lundi 28 septembre dans Sud-Ouest, Fekl menace les États-Unis de suspendre les négociations du TAFTA/TTIP si nos amis américains ne montrent pas un peu plus de bonne volonté.

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C’est que voilà, il a des choses à dire et personne ne l’écoute (un peu comme Hollande, en somme). L’accès des marchés publics américains fermé aux entreprises européennes , on en parle dans le traité de libre-échange ? s’époumone-t-il. Et pour le marché agricole US tout verrouillé, on fait quoi, déjà ? Rien ? On peut au moins protéger nos indications géographiques, comme les appellations « Champagne » ou « Camembert de Normandie » ? Non, pas de réponse non plus ?
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Bouleversement géopolitique : Obama prêt à travailler avec la Russie et l’Iran pour combattre l’État Islamique

29/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Avec une certaine réticence, Barack Obama a accepté à la tribune des Nations Unies l’idée de travailler avec l’Iran, la Russie – et donc Bachar El-Assad — pour lutter contre Daesh. Le résultat d’un bouleversement des équilibres géostratégiques majeur… et lourd de menaces. Par Charles Dewotine

C’est un revirement qui laisse – une fois de plus — la diplomatie française sur le carreau.
Obama a admis l’idée de travailler avec la Russie et l’Iran et donc avec leur allié Bachar El-Assad, contre l’État Islamique en Syrie. Bien sûr, le président américain a dénoncé le président syrien, traité de « tyran » et accusé de « massacrer des enfants innocents », mais le Département d’État a déjà accepté de revoir « le calendrier de son départ ». En clair, le renversement d’Assad n’est plus à l’ordre du jour… Sauf pour Hollande, ce dont tout le monde se moque.

Obama, en avalant des couleuvres de la taille d’un boa constrictor – collaborer avec la Russie, Grand méchant devant l’éternel et l’Iran, naguère encore sur la liste des États-voyous — répondait ainsi au vœu de Poutine, formulé le jour même, à la même tribune des Nations Unies.
Le président russe plaidait la nécessité de former une vaste coalition anti-djihadiste qui serait « semblable à celle contre Hitler » dans laquelle Russie, Iran, États-Unis, mais aussi pays arabes et le gouvernement légal syrien auraient tous un rôle à jouer. Il a insisté sur le fait que refuser de coopérer avec le gouvernement syrien et son armée dans cette lutte serait « une énorme erreur » et a sévèrement taclé -sans les nommer bien sûr- les USA, leurs alliés et leur politique de «révolutions démocratiques» dont on subit les conséquences :

Sous la forme de vagues de migrants fuyant les régions ravagées par la guerre et cherchant une vie meilleure en Europe.
[…]
Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ? Personne n’y répondra. Au lieu du triomphe de la démocratie, nous voyons la violence et le désastre social, personne ne pense aux droits de l’Homme et aux droits à la vie.

Au vu des résultats bien minces de l’US Air Force dans la lutte contre l’État islamique… et des preuves du soutien yankee, turc et saoudien – au grand minimum passif ou involontaire — à ce même « Califat » qui s’accumulent, Obama n’avait d’autre choix que de manger son chapeau. Il ne peut en effet laisser la situation pourrir ou lui échapper totalement alors que l’opinion américaine pense à près de 70 % que l’EI est la principale menace pour leur pays et que les élections présidentielles approchent. Même s’il ne sera pas candidat, Obama doigt en tenir compte.

Pourtant, les enjeux de ce spectaculaire rebondissement vont toutefois bien au delà du sort de Daesh ou d’Assad. Il suffit pour s’en convaincre de regarder de plus près les acteurs en scène.
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Après l'Egypte, un deuxième contrat pour le Rafale ?

Syrie : l’aviation française a frappé L’État Islamique

27/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les Rafale de l’armée de l’Air française ont frappé des sanctuaires de Daesh, a annoncé un communiqué de l’Élysée. « Nous frapperons à chaque fois que notre sécurité nationale sera en jeu », ajoute la présidence.

La France « a frappé en Syrie », a annoncé la présidence de la République ce dimanche dans un communiqué officiel. « Nos forces ont atteint leurs objectifs », a ajouté le chef de l’Etat, précisant que six avions avaient été utilisés, et assurant qu’il n’y avait pas eu de pertes civiles.

Nous l’avons fait sur la base de renseignements collectés au cours des opérations aériennes engagées depuis plus de deux semaines, dans le respect de notre autonomie d’action, en coordination avec nos partenaires de la coalition.

Décryptage : la France a demandé aux États-Unis la permission de lancer ses raids.
Dans la matinée, Manuel Valls a précisé que ces frappes ont été menées contre « les sanctuaires de Daech où sont formés ceux qui s’en prennent à la France ».

Nous frappons Daech en Syrie, car cette organisation terroriste prépare les attentats vers la France depuis ces sanctuaires, a poursuivi Manuel Valls. Nous agissons en légitime défense.

Le Premier ministre ne précise pas comment les reconnaissances aériennes qui ont servi de « préalable » à ces frappes – selon la communication officielle — ont permis de déterminer que les terroristes formés dans ces camps d’entraînement visaient spécifiquement la France. Il s’agit donc soit de frappes décidées sur la foi de renseignement humain… soit d’une action décidée sur des motifs plus politiques que militaires.
L’annonce intervient opportunément à la veille de l’ouverture officielle de l’Assemblée générale de l’ONU, où la Syrie va constituer un sujet majeur. Il s’agit de marquer des points et d’affirmer le rôle de la France alors que, sur le dossier syrien, celle-ci se trouve de plus en plus isolée sur le plan diplomatique.
Angela Merkel a rejoint le camp de ceux qui prônent un dialogue avec Bachar el-Assad pour combattre Daesh, aux côtés de la Russie. Même les États-Unis semblent peu à peu accepter cette idée.
François Hollande maintient de son côté le cap -pour une fois…- du ni-ni (ni l’État islamique, ni Assad)

Plus que jamais, l’urgence est à la mise en place d’une transition politique, qui associe des éléments du régime et de l’opposition modérée, conformément au communiqué de Genève. La France y est engagée.

explique le communiqué élyséen, se gardant bien de définir ce qu’est « l’opposition modérée » en Syrie, à peu près aussi facile à trouver que le dahu dans les Alpes ou le Yéti dans l’Himalaya. Pas très grave, car vu le climat entre la France et la Russie, il est peu probable que Poutine fasse rentrer Hollande dans le jeu d’une solution au conflit. Moscou a fait une croix sur Hollande, régulièrement humilié sur la scène internationale, trop souvent accusé d’être le toutou des Américains. Une opération de communication qui risque de se retourner contre la France ? Probablement…



Les États-Unis provoquent une nouvelle escalade nucléaire

Source : Russie politics
En annonçant leur volonté de déployer en Allemagne des armes atomiques nouvelle génération, les États-Unis provoquent une rupture de l’équilibre des forces dans la région. La réaction russe est attendue et la réponse américaine est prête. Simplement, personne ne sait où cela va s’arrêter.

Les médias allemands, la chaîne ZDF en tête, lâchent l’info qui surprend le pays entier : les États-Unis vont déployer très prochainement sur une base navale allemande des missiles nucléaires américains nouvelle génération, qui rompent la frontière entre armes tactiques et stratégiques.
Cette décision surprenant d’autant plus que, même si des armes nucléaires américaines sont toujours sur le territoire allemand depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la décision avait été prise en 2009 de les faire sortir du pays. Le Parlement allemand ayant pris la décision que le pays ne serait pas en possession d’armes nucléaires. La décision n’a toutefois jamais été appliquée.
Il semblerait que cela ne dérange pas les plans américains dans un pays souverain, car en fait ce pays, aussi fort et puissant semble-t-il vu depuis la France, n’est qu’un pion de plus dans un jeu qui le dépasse.

Car la réaction attendue est celle de l’autre grande puissance, qui malheureusement n’est plus l’Europe et ne peut être l’UE. La Russie annonce que si une telle violation de l’équilibre des forces est réalisée par les États-Unis sur le territoire européen, dans ce cas, elle se doit de sortir

Champignon nucléaire

Champignon nucléaire

du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.

Rappelant avec le réalisme brut qui est parfois le sien, que tout pays qui possède l’arme nucléaire risque une réponse nucléaire !
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Armés et entrainés par les USA, ils rejoignent aussitôt Al-Qaeda

24/09/2015 – MONDE (traduction NOVOpress d’un article de The Telegraph)
Les rebelles modérés formés par le Pentagone en Syrie ont trahi leurs bailleurs de fonds américains et remis leurs armes au front Jabhat al-Nusra, la branche d’al-Qaïda en Syrie immédiatement après être retournés dans leur pays.

Les Combattants de la Division 30, la division de rebelle « modérée » soutenue par les États-Unis, se sont rendus au Jabhat al-Nusra affilié à al-Qaïda, ont affirmé plusieurs sources lundi soir. Cette unité été la première faction dont les combattants ont bénéficié d’un programme de formation dirigé par les États-Unis en Turquie dans le but est de forger une force de terrain en Syrie pour lutter contre l’État islamique en Irak et dans le Levant (EI – Daesh).
Dans une déclaration sur Twitter par un homme se désignant comme Abu Fahd al-Tunisi, un membre du Jabhat al-on peut lire :

Une gifle pour l’Amérique… le nouveau groupe Division 30 a donné l’ensemble de ses armes à Jabhat al-Nusra après avoir obtenu un droit de passage en Syrie.

« Ils nous ont remis une très grande quantité de munitions et des armes lourdes avec de nombreux véhicules tout terrain. »
Abu Khattab al-Maqdisi, qui prétend aussi être un membre de Jabhat al-Nusra, a ajouté que le commandant de la Division 30, Anas Ibrahim Obaid, a expliqué aux dirigeants de Jabhat al-Nusra qu’il avait trompé la coalition parce qu’il avait besoin d’armes.

Il a promis de publier une déclaration… où il répudierait la Division 30, la coalition et ceux qui l’ont formé.

L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (OSDH), un groupe non gouvernemental, a signalé que soixante-quinze combattants de la Division 30 avaient pénétré en Syrie à partir de la Turquie la veille avec « 12 véhicules 4×4 équipés de mitrailleuses et de munitions ». Le U.S. Central Command a confirmé qu’environ 70 hommes brevetés du programme « train and equip » en Syrie avaient rejoint la Syrie avec leurs équipements et agissaient comme une nouvelle Force Syriennes aux côtés des Kurdes et des Arabes sunnites contre l’EI.

Si cette désertion est authentifiée, ce sera le second échec de ce programme. Le mois dernier, un premier groupe de combattants avait été attaqué et mis en déroute par Jabhat al-Nusra, qui a pris d’assaut son QG et enlevé un certain nombre de ses membres. Ce week-end, le chef d’état-major de ce groupe a démissionné en déclarant que le programme de formation n’était « pas sérieux ».
Le lieutenant-colonel Mohammad al-Dhaher s’est plaint d’un nombre insuffisant de stagiaires et combattants, de fournitures inadéquates et même

D’un manque de méthode dans la sélection des cadres de la Division 30.

Les derniers développements ne font qu’ajouter aux critiques sur ce programme de 500 millions de dollars – 450M Euro — qui vise à établir une force de 5 400 hommes de rebelles « modérées » pour lutter contre l’EI.

Les dissensions sont apparues dès le début de la mise en place de la formation avec la sélection es volontaires. Le plus gros point de discorde est qu’ils ne sont autorisés qu’à se battre l’EI et pas le régime d’Assad, qui est l’ennemi principal de la plupart des groupes d’opposition.

Mercredi dernier, général Lloyd Austin, chef du commandement Central Américain, a choqué les dirigeants de la Commission des armées du Sénat américain quand il a annoncé qu’il n’y avait seulement qu’une poignée de combattants entraînés par ce programme qui continuaient de se battre à l’intérieur de la Syrie. « Nous parlons quatre ou cinq hommes », a-t-il dit.

Crédit photo : Patrick Wells via WikiMedias (CC) = A Syrian rebel sniper in Khan al-Assal, Aleppo province.


La Russie entre en guerre contre l’État islamique

22/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Des rapports concordants attestent du renforcement de la présence Russe en Syrie aux côtés de Bachar el-Assad. S’il est trop tôt pour parler d’engagement direct, il est certain que Poutine entend soutenir autant que possible le régime syrien face aux terroristes de l’État islamique.

Les USA ont annoncé que la Russie avait envoyé des avions de chasse et d’attaque au sol en Syrie. Les derniers rapports font état de 28 appareils, une douzaine de bombardier SU-24 et une douzaine d’avions d’attaque au sol SU-25, ainsi que 4 chasseurs, basés sur un terrain d’aviation dans la province de Lattaquié, dans l’Ouest du pays, un fief de Bachar el-Assad. Un autre responsable américain, qui confirme ce chiffre de 28 avions, parle également de drones et d’hélicoptères russes, une vingtaine selon lui, des appareils voués au transport et au combat.

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Au delà des appareils de combat, la Russie serait en train de déployer en Syrie des hélicoptères de combat, d’artillerie ainsi que 500 hommes de l’infanterie de marine.
Ces troupes seraient en cours de déploiement et feraient donc partie des célèbres unités de « la Mort Noire ». Les fusiliers marins russes sont des troupes de choc pouvant être rapidement déployées dans le but de s’emparer de points stratégiques avant d’être soutenues par des renforts conventionnels. Rien n’indique pour le moment leur déploiement offensif, leur mission étant pour l’instant orientée vers la défense des installations russes en Syrie. Cependant,

Ils ont mis la capacité de faire des bombardements. Où, quand, et en appui de qui nous ne savons pas.

a résumé l’un des responsables américains. « Ils ne vont pas se contenter de rester assis à défendre l’aéroport », a renchéri auprès de l’AFP l’analyste Jeffrey White, du Washington Institute for Near East Policy. « Avec ces avions, les Russes “peuvent aller frapper loin en Syrie, même en territoire tenu par l’EI ».
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La France prête à soutenir la levée des sanctions contre la Russie

17/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
La France reprendrait elle une certaine indépendance vis à vis de Washington ? Le ministre des Affaires étrangères semble esquisser un revirement de position sur le dossier russe. Et de déclarer, après un entretien avec ses homologues russe, allemand et ukrainien, que la France soutiendra la levée des sanctions occidentales contre la Russie, si cette dernière applique les accords de Minsk.

Ces accords prévoyaient le cessez-le-feu, le retrait des armes lourdes et la restauration des frontières de l’Ukraine
Après avoir été brièvement respectés, les belligérants ont eu tôt fait de reprendre les hostilités, sans que l’on puisse clairement déterminer à qui la faute incombait. Mais c’est véritablement l’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie en mars 2014 qui a poussé les Occidentaux à prendre un train de mesures hostiles à Moscou.

Quel est le but de ces sanctions ?
Officiellement, l’Union européenne et les États Unis essaient de faire plier la Russie en l’encerclant, et ce dans le noble but de faire respecter les droits de l’homme.
Mais l’Europe aura beau se draper des beaux habits de l’humanisme, elle apparaît encore une fois comme la victime consentante de sa docilité vis à vis des Américains.
Pendant que la France refuse de vendre ses Mistrals, les États Unis, qui pourtant s’inquiétaient de la livraison de ces derniers, ont par exemple signé cet été un gigantesque partenariat aéronautique avec la Russie. Plus cocasse encore est la proposition de l’Élysée de revendre lesdits Mistrals à l’Arabie saoudite.

Il y a donc véritablement deux poids/deux mesures
Cette proposition est d’autant plus incompréhensible que l’Arabie saoudite a déjà exécuté plus de 100 personnes cette année, alors que la peine de mort ne s’applique plus en Russie. La première a toutefois l’immense avantage d’être l’alliée historique de Washington dans la région, et bénéficie de l’influence de son protecteur.

La décision de Laurent Fabius est donc courageuse
Le soutien de Paris à la levée des sanctions ne pourra être obtenu qu’à deux conditions : un cessez le feu et la tenue d’élections dans le Donbass. Toute la question est de savoir si, dans le cas où le résultat de ces élections ne plairait pas au ministre, sa promesse tiendrait encore.

Crédit photo : NICO VENDOME55 via Flickr (CC) = Scène de rue dans le Donbass


Bachar el-Assad : «Si vous vous inquiétez des réfugiés, arrêtez le soutien aux terroristes»

16/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Dans un long entretien accordé aux médias russes, le président syrien Bachar el-Assad donne une leçon de realpolitik à l’occident. L’occasion de revenir sur la situation dans la région et les prises de position de nos hommes politiques sur le sujet.

Certes, le régime de Bachar el Assad n’a rien de sympathique : c’est une dictature d’un modèle assez « traditionnel », qui a conduit son lot de guerres d’agression, de répression brutale et, à une époque, a soutenu des mouvements terroristes au Moyen-Orient.
C’est aussi un régime qui permet à ses ressortissants une certaine liberté, notamment religieuse, et qui assurait à son peuple un certain bien-être matériel avant le déclenchement de la guerre.
C’est surtout actuellement le seul rempart à l’État Islamique sur le terrain et à, ce titre, un acteur incontournable de la région.
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