Slovaquie : la solidarité européenne remise en cause

Slovaquie: la solidarité européenne remise en cause

15/08/11 – 14h40
BRATISLAVA (NOVOpress)
– La profonde crise économique que traverse actuellement l’Europe suscite de nombreuses contestations et des tentations de replis nationaux.

Ainsi, Richard Sulik, président du Parlement slovaque a-t-il déclaré, à propos du mécanisme de renflouement des pays défaillants de la zone euro auquel tous les pays membres doit participer :

« C’est comme l’Union soviétique. Mais nous n’avons jamais adhéré à une telle union. Personne, avant notre référendum d’adhésion, ne nous a dit que la Slovaquie devrait payer des milliards et des milliards pour les retraites des Grecs et je ne sais quoi des Italiens. »

L’homme politique slovaque a également affirmé que cette procédure de « solidarité forcée » était contraire à la lettre comme à l’esprit du Traité de Lisbonne.

Les Slovaques sont d’autant plus critiques face à cette situation qu’il y a une dizaine d’années ils ont surmonté une grave crise financière (accompagnée d’une chute de plus de 12 points de PIB) sans aucune aide européenne.

Londres d’accord pour une intégration plus poussée des pays de la zone euro

Londres d'accord pour une intégration plus poussée des pays de la zone euro

08/08/2011 – 11h20
LONDRES (NOVOpress) –
A la veille du « lundi noir », le Royaume-Uni donne son feu vert à une intégration plus poussée des pays de la zone euro

Dans un article publié le 7 août dans les colonnes du quotidien The Telegraph, le ministre des finances britannique George Osborne a appelé ses voisins continentaux à prendre l’initiative pour résoudre la crise des dettes souveraines.

Rompant avec une tradition bien établie, le ministre anglais en appelle à une plus grande intégration fiscale des pays de la zone euro et annonce que le Royaume Uni ne s’opposera pas à une modification des traités existants en ce sens.

Pour l’avenir de l’Union européenne cette prise de position est capitale. Elle implique que Londres n’exigera pas de référendums pour bloquer l’évolution vers une plus grande intégration des nations du continent qui adhèrent à l’euro.

En annonçant qu’elle allait acheter de la dette espagnole et italienne, la Banque centrale européenne a la première répondu favorablement à l’invitation de George Osborne et pris des libertés avec le carcan réglementaire qui lui interdit d’agir avec la même liberté que la Réserve fédérale américaine.

Ce « lundi noir » que redoutent les analystes financiers pour aujourd’hui va mettre les autorités politiques monétaires devant leurs responsabilités. Il faut espérer qu’ils soient à la hauteur des défis qu’ils auront à faire face.

[box class=”warning”]Photo : le London Stock Exchange (Bourse de Londres)[/box]

Propagande : le concours de l’Eurovision a une “dimension politique”

Propagande : Le concours de l'Eurovision a une "dimension politique"

03/08/2011 – 09h00
STRASBOURG (NOVOpress) – Les déclarations de Bruno Berbères, chef de la délégation française à l’Eurovision au site Mediaunautreregard.com, devront faire réfléchir les personnes qui ne voient derrière l’Eurovision qu’un simple concours de chansons entre pays européens. Bruno Berbères a l’honnêteté de l’avouer : “ce concours a aussi une dimension politique ce qui est très sain.”

Quitte à redessiner les contours de l’Union Européenne ou de l’Europe, car même s”il “y a bien Europe dans le nom UER (1) cet organisme est avant tout une centrale d’achat à laquelle peut adhérer n’importe quel pays. C’est ainsi que l’Australie pourrait participer au concours. Le Maroc aussi et ce pays l’a déjà fait et je pense qu’il viendra l’année prochaine” continue Bruno Berbères .

Une dimension politique couplée à une centrale d’achat, l’Eurovision ressemble parfaitement à l’Union Européenne. Et il ne faut pas s’y tromper, pour ses dirigeants l’UE comme l’Eurovision a vocation à accueillir tout le monde !

(1) Le Concours Eurovision de la Chanson est organisé par l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER).

[box class=”info”] Photo : La chanteuse israélienne transsexuelle “Dana International” qui a représenté Israël à l’Eurovision. [/box]

L’augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l’immigration !

L'augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l'immigration ! crédit photo : Ross Becker

01/08/2011 – 20h30
LUXEMBOURG (NOVOpress) –
Les statistiques officielles de l’office statistique de l’Union Européenne, Eurostat, publiées la semaine dernière, montrent l’ampleur de la substitution de population que connaît l’Europe. Selon Eurostat, “en 2010, les mouvements migratoires ont expliqué plus de 60% de l’augmentation de la population” dans les 27 pays de l’Union Européenne ! En clair, l’augmentation de 1,4 million de personnes dans l’UE27 résulte “d’un accroissement naturel de la population de 0,5 million (+1,0‰) et d’un solde migratoire de 0,9 million (+1,7‰).”

Des chiffres ahurissants mais sûrement sous-estimés, car selon les statisticiens de l’Union Européenne, le solde migratoire de la France serait seulement de 75 000 nouveaux immigrés pour l’année 2010 ! Et en outre dans la substitution de population ces chiffres ne tiennent pas compte de la natalité plus forte des nombreux immigrés déjà sur place.

[box]Crédit photo : Ross Becker – vendeurs ambulants dans les rues d’Athènes. Cliché pris le 19/04/2007[/box]

La Serbie à la croisée des chemins (2/2), par Alexis Troude [vidéo]

La Serbie à la croisée des chemins (2/2), par Alexis Troude

Alexis Troude, spécialiste des Balkans, traite dans cette deuxième partie de “La Serbie par rapport à l’UE”.

Dans une première partie il avait traité du repositionnement diplomatique du gouvernement serbe par rapport à ses voisins balkaniques.

A propos de l’auteur, Alexis Troude. Chargé de cours de géographie à l’Université de St Quentin-Versailles, Directeur du Département d’études balkaniques à l’Académie internationale de Géopolitique. Thèmes de recherche : géostratégie, frontière, identité et régions, géo économie, histoire des Balkans, territoires européens.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv.[/box]

Turquie / UE : gel des relations pendant la présidence chypriote de l’UE

La "ligne verte" de démarcation au nord de Nicosie - crédit photo : Matthias Kabel

20/07/11 – 11h35
PARIS (NOVOpress)
– La position du gouvernement turc sur la question chypriote est sans appel : le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan envisage de geler les relations de son pays avec l’Union européenne, quand Chypre assumera la présidence de l’Union Européenne au second semestre 2012. « Pendant six mois, il n’y aura pas de relations entre la Turquie et l’UE », a déclaré hier R. T. Erdogan.

Les relations entre la Turquie et l’Île de Chypre, coupée au Nord avec une “République turque de Chypre du Nord” uniquement reconnue par la Turquie, se posent donc clairement comme un obstacle à la poursuite du rapprochement entre la Turquie et l’UE.

La recherche d’un « accord global »

Selon le droit international, si Chypre est membre de l’Union européenne depuis 2004, les règles de l’Union ne s’appliquent pas actuellement à la partie nord de l’île, occupée par la Turquie. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a donc exigé qu’un « accord global » sur les modalités d’une réunification de l’île soit trouvé d’ici la fin de l’année. L’objectif est que Chypre puisse assumer la présidence de six mois de l’Union européenne comme un État unifié en juillet 2012.

Si les résolutions de l’ONU exigent la réunification de l’île comme un État fédéral « bi-zonal et bi-communautaire », le responsable de la partie turque exige quant à lui une « confédération de deux États » plus souple.