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Bruxelles maintient sous perfusion le régime vietnamien

Bruxelles maintient sous perfusion le régime vietnamien

30/03/2012 – 08h00
HANOI (NOVOpress) –
Selon le site internet du Courrier du Vietnam, édité par l’agence vietnamienne d’information, le vice-Premier ministre Hoàng Trung Hai a « apprécié les bonnes relations entre le Vietnam et l’UE ces derniers temps ». Et pour cause ! L’Union européenne (UE) est l’un des plus importants bailleurs de fonds du régime vietnamien avec 754 millions d’euros octroyés en 2012.

En déplacement à Hanoi le 28 mars, Andris Piebalgs, commissaire au développement de l’Union européenne, a confirmé que Bruxelles renforcerait sa coopération économique avec le Vietnam. En janvier dernier, l’Union Européenne avait aussi manifesté son désir d’inaugurer avec Hanoi « un dialogue de haut niveau sur les droits de l’Homme », tandis que la répression contre la dissidence s’est aggravée depuis 2009.

Mais dans le même temps, l’UE maintient sous perfusion l’une des dernières dictatures communistes au monde. Un nouvel exemple du double discours très prisé par les technocrates bruxellois. A l’image de tout l’argent européen détourné par des pouvoirs corrompus en Afrique depuis des décennies, qui bénéficiera réellement de ces centaines de millions d’euros dans ce pays d’Asie du sud-est : le peuple vietnamien ou les dirigeants à la tête d’une dictature vieille de près de 40 ans ?

Photo : drapeau du Vietnam. Crédit photo : buck82 via Flickr, licence CC.
Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

[Tribune libre] Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

Bonne nouvelle : les instances européennes ont été obligées de reconnaître le statut de parti politique de l’Alliance européenne des mouvements nationaux, dirigée par le Français Bruno Gollnisch.

Cette formation a reçu une dotation de 300 000 euros pour l’année 2012, afin de valoriser les idées patriotiques au niveau européen.

L’information est passée relativement inaperçue : lors de la session plénière du Parlement européen de la semaine du 13 février 2012, les instances européennes ont reconnu le statut de « parti politique au niveau européen » à l’AEMN (Alliance européenne des mouvements nationaux), présidée par le député européen du FN Bruno Gollnisch. Ceci, car elle est parvenue à atteindre le quota nécessaire d’élus de plusieurs Etats membres de l’Union. Bonne nouvelle : elle recevra désormais une dotation annuelle de près de 300 000 euros !

Il ne faut toutefois pas confondre un groupe parlementaire au Parlement européen (les élus FN y siègent actuellement comme non-inscrits) avec un parti politique européen, qui peut regrouper des formations politiques, des élus européens, nationaux ou régionaux. Les financements obtenus par un parti politique au niveau européen ne peuvent en aucun cas servir à financer les partis nationaux qui les constituent, mais uniquement à diffuser en Europe les idées et programmes de ce parti.

Cette petite victoire a principalement été obtenue grâce à la persévérance de Bruno Gollnisch, de Béla Kovács, député européen et responsable des affaires extérieures du parti populiste hongrois Jobbik, trésorier de l’AEMN, et de Nick Griffin, député européen et président du British National Party (BNP).

Les européistes grincent des dents

L’AEMN a été constituée à Budapest le 24 octobre 2009, lors du congrès du Jobbik. Elle rassemble principalement le FN, le Jobbik, le BNP, ainsi que plusieurs petits partis nationalistes en Europe (tels Fiamma Tricolore en Italie, l’ex-FN belge ou le parti nationaliste ukrainien Svoboda).

L’association AEMN a ensuite été constituée de façon informelle à Strasbourg, en tant qu’association de droit local alsacien-mosellan, mais n’a pas su remplir, entre 2009 et 2011, les critères nécessaires à sa reconnaissance par les instances européennes. L’adhésion d’un député lituanien a toutefois permis de franchir les critères nécessaires pour l’année 2012.

Début 2011, après son accession à la présidence de son parti, Marine Le Pen a toutefois quitté l’AEMN, pour mettre en œuvre une stratégie européenne différente et se rapprocher des partis qui sont davantage dans la mouvance « populiste », tels le FPÖ autrichien, le Vlaams Belang flamand ou la Lega Nord italienne.

En tout état de cause, ce n’est pas avec le sourire que les dirigeants européens se sont vus contraints d’entériner la reconnaissance de l’AEMN. Le député socialiste britannique (d’origine indienne) Claude Moraes a tout simplement appelé au boycott de cette formation ! Quant à Edward McMillan-Scott, vice-président du Parlement, il s’est publiquement inquiété du fait que les différents partis qui constituent cette alliance coopèrent entre eux (bigre ! Des élus de même sensibilité politique coopérant entre eux !) et qu’ils constituent une plateforme commune en vue des élections européennes de 2014.

La troisième force européenne

Bruno Gollnisch peut cependant rassurer ces esprits frileux, contrairement à ce que l’on pouvait supposer, il ne sera pas question de coalition européenne : « Nous sommes des nationaux conséquents et chacun dans son pays a vocation à être souverain. La dénomination “parti politique européen” peut être trompeuse, mais nous sommes surtout une alliance de patriotes et de souverainistes ». Quant aux fonds alloués pour l’année 2012, « ils seront principalement utilisés pour l’organisation de colloques et l’ouverture de sites Internet d’information sur les ravages du mondialisme sur nos identités. Nous voulons aussi lutter contre la diabolisation dont nous sommes l’objet. Nous tiendrons une réunion, début mars, pour décider de la façon dont nous ferons usage de ces fonds ». Quant aux critiques du vice-président McMillan, « le véritable scandale n’est pas que nous récupérions quelques miettes des subventions accordées aux partis politiques européens, mais que certains prétendent en avoir le monopole : le Parti populaire européen touche près de 6 millions d’euros annuellement, et le Parti socialiste européen près de 5 millions ! »

Gollnisch regrette également que l’ensemble des élus et des formations anti-mondialistes, souverainistes et populistes ne coopèrent pas ensemble : « Nous pourrions alors constituer la troisième force politique européenne, après les chrétiens-démocrates – qui n’ont de chrétien que leur nom –, les socialistes et devant les libéraux ».

L’accession au statut de parti politique européen de l’AEMN marque en tout cas une nouvelle étape de la contestation souverainiste qui grandit au sein des élus européens. En effet, depuis 2009, on trouve à la droite du PPE deux groupes parlementaires au Parlement européen : les Conservateurs et réformistes européens, constitués principalement des partis conservateurs britannique et tchèque ; le Groupe Europe libertés démocratie dans lequel on retrouve la Lega Nord, le LAOS grec, ou le MPF de Philippe de Villiers. Et en périphérie, plusieurs partis politiques, dont désormais l’AEMN. Au vu des évolutions politique et économique actuelles et à venir, cette dernière tendance pourrait se renforcer considérablement lors du scrutin européen de 2014.

Philippe Derricks

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 7 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Photo en Une : Parlement européen à Strasbourg. Crédit photo : JLogan, domaine public.

Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

A la différence des Français, les Irlandais vont être appelés à se prononcer par référendum sur le traité européen de stabilité

A la différence des Français, les Irlandais vont être appelés à se prononcer par référendum sur le traité européen de stabilité

03/03/2012 – 08h30
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Les Irlandais devront se prononcer par référendum sur le Traité relatif à la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG). C’est ce qu’a annoncé mardi en fin d’après-midi le Premier ministre Enda Kenny. Un recours au référendum écarté, en France, par Nicolas Sarkozy.

« Le peuple irlandais sera invité à autoriser par référendum la ratification du traité de stabilité européen », a déclaré au parlement Enda Kenny (photo), qui a affirmé sa conviction que c’est l’intérêt de son pays d’approuver ce traité signé fin janvier, destiné à renforcer la discipline budgétaire des Etats signataires. «Au bout du compte, cela reviendra à voter pour la stabilité économique et la reprise» a conclu le Premier ministre.

Une victoire du « non » aurait pour conséquence de réduire à néant l’unanimité de la zone euro concernant le dispositif de redressement mis au point conjointement par la Chancelière allemande et Nicolas Sarkozy : la fameuse «règle d’or» de retour à l’équilibre budgétaire qui s’imposerait à tous les Etats concernés, assortie de sanctions automatiques en cas de dépassement des plafonds. En cas de rejet du traité par les Irlandais, le pacte s’appliquerait quand même aux seize autres membres de la zone euro, avec la conséquence de créer un nouvel ensemble au sein d’une Union européenne à multiples vitesses.

Le résultat de la consultation s’annonce incertain. Si les Irlandais sont très soucieux de leur souveraineté – ils n’entendent pas remettre en question leur « particularisme » fiscal contesté par la France et l’Allemagne – ils savent aussi qu’en rejetant le traité ils perdraient le bénéfice des fonds de secours auxquels Dublin avait dû faire appel en 2010.

Ce recours au référendum semble exclu en France. « On peut parfaitement imaginer un référendum sur l’Europe, sur la monnaie unique par exemple (…), parce que la question est parfaitement claire : Voulez-vous échanger le franc contre l’euro ? » a déclaré Nicolas Sarkozy, qui estime que le TSCG ne comporte pas d’abandon de souveraineté. « S’agissant d’un traité avec 200 ou 250 articles, je ne vois pas la question claire qu’il y aurait », a-t-il enfin affirmé.

« Ce n’est pas une arme. Le référendum est une méthode qui présente un autre avantage qui consiste à dire à cette France qui souffre du fait de la crise (…) qu’elle aura la parole, qu’elle n’est pas exclue du débat et qu’elle peut trancher un certain nombre de sujets quand il y a blocage manifeste ». Depuis l’annonce de sa candidature Nicolas Sarkozy a pourtant affirmé haut et fort son intention de recourir au référendum.

A la différence des Irlandais, «la France qui souffre » ne saurait donc être autorisée à se prononcer sur un traité européen qui comporte, non pas comme l’affirme le Président de la République « 200 ou 250 articles », mais en tout et pour tout… 16 articles. Donner la parole au peuple ? Il ne faut rien exagérer.

Crédit photo : Seán licence CC.

Le maïs OGM Monsanto va-t-il être commercialisé ?

Le maïs OGM Monsanto va-t-il être commercialisé ?

25/02/11 – 12h00
PARIS (NOVOpress)
– Le 20 février dernier, les ministres de l’Écologie et de l’Agriculture ont demandé à la Commission européenne de suspendre la mise en culture du maïs transgénique MON 810.
Parallèlement à cette démarche, les autorités françaises se préparent à prendre une mesure conservatoire en cas de refus européen.

Mais dans l’attente de cette mesure, quid du maïs OGM MON810 à nouveau autorisé par les instances européennes (et le Conseil d’Etat français pour non-respect des procédures) et de sa diffusion sur notre sol ?

Face à cette question, les associations environnementalistes sont inquiètes et demandent à ce que ce maïs ne puisse pas être commercialisé durant le laps de temps nécessaire à l’Etat français pour prendre une nouvelle mesure légale d’interdiction. Cette interdiction est d’autant plus urgente que la période des semis approche.

Dans l’attente d’une mesure gouvernementale, les associations écologistes et environnementalistes « appellent au bon sens et à la responsabilité des coopératives et des agriculteurs et leur demandent de ne pas vendre ni semer ce maïs transgénique lors de la prochaine campagne ».

Elles invitent par ailleurs la population à participer à la consultation publique ouverte sur ce sujet : http://agriculture.gouv.fr/consultation-mesure-d-urgence-MON810

Crédit photo : kmillard92 via Flickr (cc).

Mondialisation : les plus pauvres règleront la facture

Mondialisation : les plus pauvres règleront la facture

13/02/2012 – 08h00
BRUXELLES (NOVOpress) — Sans doute trop occupés par la crise, le pseudo débat électoral ou les petites phrases des uns ou des autres, nos médias semblent bien avoir passé sous silence un événement pourtant de premier plan : le sommet euro-indien de vendredi dernier. Pourtant ce dernier ne visait rien moins qu’à donner une impulsion décisive à l’accord de libre-échange sur lequel l’Inde et l’UE planchent en toute discrétion déjà depuis 2007. Le porte parole du commerce de l’UE John Clamcy estimait même que cette rencontre pourrait être décisive « pour aboutir à un accord dans les meilleurs délais ».

Selon Bruxelles, les négociations seraient déjà en phase finale, et les discussions porteraient principalement encore sur l’automobile et les pièces détachées, ainsi que les vins et spiritueux. L’accord de libre-échange vise une très large ouverture du marché, la libéralisation de presque l’ensemble des échanges commerciaux entre l’EU et l’Inde, et concerne outre les marchandises et les services, également les marchés publics et la propriété intellectuelle. Les entreprises européennes bénéficieront ainsi d’un accès illimité au marché indien (1,2 milliards d’habitants), où la présence d’une classe moyenne en forte croissance et avide de produits de consommation, laisse augurer de juteuses affaires et encore plus de perspectives d’expansion. En échange, l’Inde demande en plus de droits de douane européens réduits, que l’on supprime également des critères non monétaires, comme la conformité à des normes et d’autres règlements régissant l’importation dans les pays européens.

Le secteur agroalimentaire espère des profits considérables grâce à ce nouveau et vaste marché. Les producteurs de volailles allemands qui peinent à écouler tout ce qui n’est pas blanc de poulet, pourront enfin expédier massivement par bateau tout ce que le consommateur européen boude, tout en s’épargnant d’onéreux frais de retraitement de déchets. Et les producteurs laitiers sont également dans les starting-blocks. Les seulement 4000 tonnes de lait en poudre et 15 tonnes de fromage expédiés par les Allemands entre janvier et novembre 2011 laissent espérer une marge de croissance potentielle colossale. Sans compter que comme croit le savoir Michael Lohse, porte-parole de l’Union des agriculteurs allemands, la classe moyenne indienne est friande de charcuterie et l’alimentation made in Germany bénéficie d’une excellente réputation aussi en Inde.

Pourtant, avec sa production estimée à 112,5 millions de tonnes, l’Inde est un des premiers producteurs laitiers mondiaux. Mais presque les trois quarts de ses 70 millions de vaches appartiennent à des petits ou très petits paysans, dont la survie tient aux fortes taxes sur les importations. Un récent essai de suppression des taxes douanières à la demande de l’OMC en 1999, avait abouti à une multiplication par quarante des importations de petit-lait en un an, puis à une remise en place dans l’urgence de taxes à hauteur de 60 %.

De même, l’importation massive de cuisses de poulets européennes pourrait casser les prix et menacer la survie de millions de ces petits producteurs qui élèvent leurs volailles dans les arrière-cours.

Des ONG européennes et indiennes soulignent le fait que 90% de la population travaille dans des secteurs non structurés, et que près de 800 millions d’Indiens survivent encore avec moins de 3 Dollars par jour. Cet accord de libre-échange laisse craindre un phénomène de déclassement social massif et l’ouverture de chaines d’hypermarchés occidentales risque de ruiner des millions de commerçants des rues, de marchands forains et de propriétaires de petits commerces de toute sorte, qui en l’absence d’autre formation n’auront guère de chances de trouver un autre gagne-pain.

Il y a certes une résistance à ce projet qui cherche à s’organiser sur place et appelle à des manifestations de protestation. Chez nous une bonne vingtaine de députés européens verts et de gauche ont adressé un courrier au Commissaire du commerce de l’UE Karel De Gucht, pour le mettre en garde devant les conséquences probables de cette brutale ouverture des frontières, en réclamant une pause des négociations et une analyse des conséquences prévisibles sur des groupes de population fragiles comme les pêcheurs et les agriculteurs. Et ils protestent également contre le fait que de nombreux documents de ces négociations soient systématiquement dissimulés aux représentants de la société civile.

Mais toutes ces considérations n’intéresseront sans doute guère la masse des députés européens appelés un jour prochain à se prononcer sur cet accord.

Crédit photo : McKay Savage via Flickr (cc)

La Russie critique l’embargo pétrolier contre l’Iran

La Russie critique l’embargo pétrolier contre l’Iran

25/01/12 – 16h50
MOSCOU (NOVOpress) –
« Une erreur », « des mesures contre-productives »… la diplomatie russe n’a pas mâché ses mots pour qualifier les nouvelles sanctions européennes contre l’Iran.

« Les nouvelles sanctions européennes contre l’Iran risquent de saper les efforts diplomatiques internationaux visant à régler le problème nucléaire iranien » a notamment déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

Pour la Russie, cette « pression » visant à « punir » le manque supposé de collaboration de l’Iran est une politique « totalement erronée qui n’aboutira à aucune concession. »

Le Conseil de l’Union Européenne a approuvé lundi l’adoption d’un embargo sur les livraisons de brut iranien lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27 à Bruxelles.

Crédit photo : dioplamtiefrance via Flickr, licence CC.

L'Union européenne : la prison des peuples européens - Par Michel Geoffroy

L’Union européenne : la prison des peuples européens – Par Michel Geoffroy

L’Union européenne était autrefois un espoir pour les jeunes Européens. Mais cet espoir reposait sur un malentendu.

Pour beaucoup d’Européens il s’agissait du rêve d’un continent unifié, « de l’Atlantique à l’Oural », libéré du communisme comme de l’atlantisme, débarrassé des querelles nationales, mais aussi indépendant et prospère : une Europe solidaire et puissante, ouverte sur le monde. Au moment du lancement de l’euro, certains y croyaient encore.

Mais ce rêve a fait long feu. L’idée européenne a tourné au cauchemar. La construction européenne que promeut l’oligarchie, consiste justement à déconstruire la puissance et l’identité des Européens : l’Union européenne se construit désormais contre les Européens. Ceux ci n’auront bientôt plus d’alternative que la révolte.

Le cauchemar européen

Car la chute du communisme soviétique, qui était une bonne nouvelle en soi, n’a pas fait avancer l’Europe dans le sens de la puissance et de l’indépendance. Au contraire, l’idée européenne a régressé.

L’atlantisme s’est renforcé : l’Europe n’est plus conçue que comme un espace libre-échangiste, aux frontières floues et qui ne se définirait que par une adhésion à ses prétendues  valeurs, auxquelles tous les peuples pourraient donc finir par se rattacher, au moins sur le pourtour de la méditerranée. Dans cette Europe là, la préférence communautaire qui figurait à l’origine du marché commun, est devenue un délit.

L’Union européenne, grenouille qui veut devenir bœuf à 27, à 28 ou au-delà , est restée un nain politique, une soft power  dans l’orbite du grand frère américain et cela, conformément aux intérêts de ce dernier.

Contrairement à ce que prétend la propagande de l’oligarchie, l’Union européenne ne protège plus personne, sinon les riches et les allogènes.

Il n’y a pas de défense européenne, on se remet en tout à l’OTAN, c’est-à-dire à une organisation dirigée par les Etats-Unis. L’alignement atlantiste de la France conduit par Nicolas Sarkozy et la réduction continue des budgets militaires sur le continent, ont détruit tout espoir de construire une Europe indépendante tant au plan diplomatique que militaire.

Les Yankees ont gagné !

Les frontières de l’union, économiques ou autres, sont des passoires qui ne nous protègent pas. L’euro surévalué nuit à la croissance et à l’emploi des Européens ; en outre, il ne peut survivre qu’en limitant toujours plus la souveraineté budgétaire et financière des Etats, voire la souveraineté politique comme l’a montré la façon dont la gouvernance européenne veut traiter la question des dettes souveraines des Etats membres.

Les Européens minoritaires en Europe ?

Rome n’est plus dans Rome. A Bruxelles, épicentre du cauchemar européen, 30% de la population est désormais musulmane : tout un symbole !

Les flux migratoires à destination de l’Europe occidentale et de la France en particulier ne cessent pas et sont en train d’initier un mouvement de changement de population.

Toute tentative, même modeste, de réguler plus fortement les entrées, se heurte aux décisions des juges européens et aux pressions continues du patronat et des associations. L’immigration n’est donc nullement choisie, mais en réalité imposée aux peuples européens, qui doivent au surplus se plier de plus en plus aux mœurs exotiques des nouveaux arrivants.

Car l’oligarchie nous explique maintenant que pour ne pas heurter la sensibilité de leurs hôtes si généreux, il faut que les Européens mettent en veilleuse leurs convictions : par exemple ne plus fêter Noël (on dit « bonne fin d’année » en novlangue), ne pas décorer de sapins, ne pas manger de porc, accepter les femmes voilées, les crimes d’honneur, les mosquées et les lieux de prière, ne pas caricaturer Mahomet etc. Bref renier notre histoire et nos origines chrétiennes, qui ne figurent d’ailleurs plus dans les valeurs de l’union européenne.

Il suffit de se promener dans les rues de nos villes pour se rendre compte que l’immigration, notamment africaine, s’installe partout. Or plus le nombre de personnes d’origine immigrée augmente, plus elles ont tendance à se regrouper en communautés : c’est une loi de la nature. L’assimilation fonctionne donc en proportion inverse du nombre de personnes à assimiler.

La constitution de communautés d’origine étrangère est lourde de conséquences pour la paix civile comme le démontrent d’ores et déjà les émeutes ethniques que les pays européens connaissent tour à tour et qui se ressemblent toutes dans leur déroulement puisque leur cause est identique.

Avec sa politique migratoire démente, l’oligarchie de l’Union européenne a donc recréé en Europe un problème des minorités qui avait pourtant déjà empoisonné la première moitié de notre XXe siècle et qui avait par deux fois conduit à la guerre. Comme si cela ne suffisait pas, l’oligarchie y a ajouté au surplus un problème religieux –celui de l’Islam- et un problème noir.

La prison des peuples européens

L’Union européenne ressemble chaque jour un peu plus à l’Empire autrichien vieillissant, que l’on surnommait la prison des peuples : une juxtaposition de communautés et de « minorités » rivales, imbriquées les unes dans les autres, sous la domination d’une administration tatillonne et d’une aristocratie cosmopolite. Mais l’Empire autrichien a duré plusieurs siècles. Le machin de Bruxelles, comme disait avec mépris le général De Gaulle, n’aura sûrement pas cette longévité !

Car l’Union européenne se présente aujourd’hui aux peuples européens sous le seul visage du fardeau et de la contrainte : toujours plus de règles, de normes, de jugements, de prélèvements, de sanctions, de boycottages contre les gouvernements, les peuples et les nations, et toujours plus de privilèges pour les allogènes.

Ainsi cette Europe s’est construite en passant outre à la volonté des peuples européens, en foulant aux pieds cette démocratie que l’on se targue pourtant d’incarner et que l’on a voulu imposer par les armes aux Libyens et sans doute demain aux Syriens. Son fondateur, le Français Jean Monnet ne s’est d’ailleurs jamais présenté à une seule élection.

Quand un pays vote mal, on le fait revoter : comme en Irlande. Quand les peuples refusent de ratifier la constitution européenne, on leur impose le traité de Lisbonne via les parlements. Quand un premier ministre grec envisage de soumettre à référendum le plan de rigueur imposé par la zone euro, on menace de lui supprimer toute aide économique. Quand le gouvernement hongrois issu des urnes révise les pouvoirs de la banque centrale, on le menace de sanctions.

L’Union européenne est une construction oligarchique qui tient les peuples européens en suspicion. Comme le déclarait significativement un ministre du nouveau gouvernement italien, « le populisme est l’un des principaux ennemis aujourd’hui en Europe » (Les Echos du 9 janvier 2012) ; ennemi, vous avez bien lu : cette oligarchie considère son propre peuple comme un ennemi !

Le moulag

L’Union européenne est un tyran mou, mais ombrageux, d’autant plus redoutable qu’il est sans visage. Nous vivons dans une sorte de goulag mou, sans barbelés, avec des supermarchés et des chômeurs. Mais nous sommes aussi soumis à une police de la pensée, chaque jour plus intolérante.

Ce n’est plus un ectoplasme comme dans les années 60 : c’est malheureusement devenu une métastase, qui risque de tuer l’Europe.

Car les prétendues valeurs européennes sont en réalité mortelles pour ceux qui y croient.

Ainsi ces valeurs nous recommandent d’accueillir toujours plus d’immigrés, d’ouvrir toutes grandes nos frontières aux marchandises et aux hommes étrangers. Elles nous imposent de ne discriminer personne, sauf les Européens ! On a découvert à propos de la Hongrie que l’indépendance de la Banque centrale était aussi une valeur : la finance libre et les Européens asservis aux impôts et aux dettes : voilà le vrai programme de l’oligarchie!

L’Union européenne n’offre en outre qu’une seule option : se soumettre à ses diktats ou bien se trouver exclu, sanctionné, ou privé de ses droits de vote (comme dans les futurs traités européens souhaités par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy en cas de dérive budgétaire), mais sans avoir le droit de se retirer… Hier les Autrichiens étaient coupables de déviance politique pour avoir introduit au gouvernement le FPÖ ; puis les grecs ont été coupables de déviance budgétaire. Aujourd’hui on diabolise les Hongrois coupables sur les deux plans. A qui le tour demain ?

Tant que la prospérité était tant bien que mal assurée, on pouvait le tolérer. Mais à l’heure de la récession, le caractère insupportable de la contrainte européenne apparaît de plus en plus.

De la récession à la sécession ?

La situation de l’Europe n’est pas sans rappeler malheureusement celle qui a conduit à la guerre civile américaine au XIXe siècle.

Derrière le pathos de l’antiesclavagisme, cette guerre civile a en effet opposé les Etats du Sud –c’est-à-dire pour l’essentiel les Etats fondateurs des Etats-Unis qui étaient libres, échangistes car dénués d’industrie– aux Etats du Nord qui étaient protectionnistes et industriels. Les Etats du Nord entendaient imposer leurs tarifs douaniers au Sud agricole qui était importateur net, et cela, tout en lui déniant le droit de se retirer de l’Union. Une situation intenable pour les sudistes (qualifiés de rebelles par les Etats du Nord) qui n’avaient alors plus d’autre choix que la sécession, et bientôt celui de défendre leurs droits par les armes.

Comme au temps d’Abraham Lincoln aujourd’hui en Europe un front sépare de plus en plus profondément les libre-échangistes de ceux qui veulent protéger leur économie, leurs emplois, leur identité et leur culture. Ces derniers sont aussi des rebelles -on dit  populistes  de nos jours- aux yeux de l’oligarchie libre-échangiste et des entreprises transnationales.

Comme au temps d’Abraham Lincoln, l’Union européenne est devenue un carcan : elle ne conçoit pas qu’on puisse souhaiter la quitter pour retrouver sa souveraineté.

Comme au temps d’Abraham Lincoln, l’immigration a pris la place de l’esclavage pour servir de justification morale aux intérêts économiques les plus sordides. Elle pourrait aussi servir demain de prétexte à des mesures violentes à l’encontre des peuples rebelles. N’a-t-on pas fait la guerre à la Serbie pour lui imposer la partition ethnique du Kosovo, au mépris de tous les principes du droit européen ?

Comme au temps d’Abraham Lincoln, enfin, les peuples n’ont plus que leur courage et leur détermination à opposer à ceux qui violent leurs droits.

Michel Geoffroy

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Chypre claquera-t-elle enfin la porte d’entrée européenne à la Turquie ? Par “Politically Incorrect”

Chypre claquera-t-elle enfin la porte d’entrée européenne à la Turquie ? Par “Politically Incorrect”

Après le Danemark qui vient tout juste d’accéder à la présidence européenne pour six mois, ce sera le tour de Chypre -la Chypre grecque, partie sud de l’ile séparée de la partie nord agressée en 1974 par la Turquie, et occupée depuis de manière illégale. Cette présidence est une provocation pour la Turquie, mais il est aussi question de gaz.

Serait-ce au titre d’une solidarité entre orthodoxes que Chypre, qui fait partie des états en faillite de l’UE, vient de bénéficier d’un crédit de 2,5 milliards d’euros de la part de la Russie? Pas seulement, car d’énormes gisements de gaz y ont été découverts, et l’agresseur et conquérant turc aimerait pouvoir unilatéralement décider du tracé des frontières et du partage de cette manne!

Le différent sera de taille. Et ils s’y rajouteront les élections qui auront lieu l’an prochain à Chypre, où aucun candidat ne pourra se permettre de faire cadeau aux Turcs de champs pétrolifères. Il y a donc de fortes chances pour que ce conflit se durcisse et tant que rien ne changera, la Turquie ne pourra pas adhérer à l’UE.

Ceci est évidemment connu à Ankara, où l’on cherche à définir une stratégie pour la suite. La partie nord de l’ile et la Turquie doivent-elles à nouveau se montrer aimables avec les Grecs, ou au contraire durcir sensiblement le ton pour intimider l’UE ? Tous s’interrogent pour savoir quelle sera la meilleure façon de procéder et le quotidien Hürriyet pose la question du remariage ou du divorce, sans apporter de réponse. Politically Incorrect est pour le divorce, pour la bonne raison que nous ne voulons pas accueillir encore 10 ou 15 millions de Turcs en Allemagne. Les chances sont donc bonnes cette année, pour que Chypre mette des obstacles sérieux à l’adhésion de la Turquie à l’UE.

[box class=”info”] Source en allemand : Politically Incorrect [/box]

Ecosse

La question écossaise préoccupe vivement le gouvernement britanique

30/12/2011- 14h00 LONDRES (NOVOpress Breizh) –  Depuis que les nationalistes du Scottish Nationalist Party ont remporté une éclatante victoire aux élections écossaises en mai dernier, le Premier ministre David Cameron (conservateur) a promis de se battre « jusqu’à la limite de ses forces » pour conserver l’Ecosse dans l’Union. Son gouvernement travaille maintenant d’arrache-pied en vue de s’attaquer à une anomalie longtemps restée en suspens depuis la création du parlement écossais : ce qu’on appelle la « West Lothian Question » (question du Lothian occidental).

Cette question se rapporte au fait que les députés de circonscriptions écossaises peuvent voter à Westminster sur des sujets tels que la santé et l’éducation en Angleterre, tandis que les députés anglais n’ont pas voix au chapitre sur les sujets similaires en Ecosse… Après des ajournements répétés, le gouvernement a confirmé cette semaine qu’une commission destinée à examiner la West Lothian Question sera mise sur pied en février afin de remettre ses conclusions en 2013. Cela pourrait conduire au premier changement des droits de vote des députés depuis l’Acte d’union de 1707. Une commission de révision dirigée par Kenneth Clarke, secrétaire d’Etat à la Justice, a ainsi élaboré un plan visant à restreindre le droit des députés écossais à voter des lois qui concernent seulement l’Angleterre.

Les défenseurs de l’Union ont également longuement débattu à propos de la réponse à donner au Premier ministre écossais M. Salmond et à ses projets de référendum. Celui-ci a suggéré qu’il pourrait organiser un referendum proposant trois options aux Ecossais, à savoir celle du statu quo, celle de l’indépendance pure et simple ou celle de rester dans le Royaume-Uni, mais en accroissant les pouvoirs dévolus au parlement écossais.

De son côté, M. Cameron a créé récemment une sous-commission ministérielle, rattachée aux principaux ministres, afin de réfléchir à l’approche que le gouvernement doit adopter vis-à-vis d’un référendum en Ecosse. Certains membres du cabinet britannique se sont déclarés en faveur de la troisième option, celle qui consiste à donner davantage de pouvoir à Holyrood. Mais d’autres sont d’avis que l’attribution de davantage de pouvoirs à M. Salmond ne pourrait en définitive que conduire à l’indépendance pleine et entière de l’Ecosse ; ils veulent donc changer la loi afin de limiter le référendum à une question « oui ou non ».

Les partis unionistes sont également divisés quant à la question de savoir qui devrait décider du référendum et quand. De hauts responsables du Parti conservateur voudraient que M. Cameron prenne l’agenda en main et convoque lui-même un référendum écossais. Cela lui permettrait de dicter le calendrier et les termes du débat. Une hypothèse que réfute le ministre du travail, estimant qu’une telle initiative pourrait déclencher une réaction négative de la part des électeurs écossais.

Quel que soit le moment choisi pour le vote, les unionistes sont confrontés à un immense défi face à la campagne solidement argumentée et bien organisée de M. Salmond en faveur de l’indépendance. Ce dernier, qui vient de désigner Angus Robertson, le chef du groupe parlementaire du SNP à Westminster, comme directeur de sa campagne en faveur de l’indépendance, entend bien en effet réussir son pari. La marche de l’Ecosse vers l’indépendance semble très bien partie.

CeCrédit photo : Finlay McWalter Wikipedia licence CC

 

Le chiffre du jour : Le Mécanisme européen de stabilité coûtera 80 milliards !

Le chiffre du jour : Le Mécanisme européen de stabilité coûtera 80 milliards !

16/12/2011 – 14h45
PARIS (NOVOpress) –
Les instances de l’Union Européenne ont vu les choses en grand : le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui sera mis en place en juillet 2012, sera ainsi doté d’un capital de 80 milliards d’euros, financé évidemment par les contribuables des Etats‑membres. Le MES succèdera au Fonds européen de stabilité financière qui ne bénéficiait pas de garanties publiques sur ses émissions.

Du coup, le MES, nouvelle écharde financière, va grever le budget de la France de seize milliards d’euros et corrélativement alourdir la dette publique mais pas le déficit public selon les très hypocrites critères de Maastricht.

Malgré un échelonnement des versements initialement prévu sur cinq ans, le Premier ministre François Fillon faisant montre de volontarisme ou jouant les mouches du coche, nul ne sait trop, a laissé entendre que les délais seraient beaucoup plus courts, avec l’adoption début 2012 d’une loi de finances rectificative.

Le président turc Abdullah Gül très inquiet des tendances “islamophobes” en Europe

Le président turc Abdullah Gül très inquiet des tendances “islamophobes” en Europe

[box class=”info”] Le président turc Abdullah Gül a parlé de l’Europe lors de son intervention vendredi dernier à la « World Policy Conference » de Vienne.
Le site internet autrichien SOS – Österreich a rendu compte de cette intervention. [/box]

A la « World Policy Conference » de Vienne, le “savoir-faire” turc était invité.

« L’Union Européenne rencontre des difficultés à prendre des décisions et à progresser ». C’est ce qu’à déclaré le président turc Abdullah Gül ce vendredi, lors du discours d’ouverture de la WPC. « L’ignorance de ses propres critères économiques a conduit à la difficile situation actuelle » a-t-il déclaré.

Avions-nous besoin du président turc pour faire cette découverte ? Pas vraiment -mais Gül a d’autres conseils à donner à nous autres européens :

Le président turc Abdullah Gül très inquiet des tendances “islamophobes” en Europe

Abdullah Gül et Condoleezza Rice pendant qu'elle était secrétaire d'État des États-Unis.

Pour Gül maintenant, l’Union Européenne est en danger, du fait du partage de l’UE entre la zone euro et les autres pays. Il espère que des décisions courageuses seront prises, car selon lui elles intéressent tous les pays.

Mais il a surtout fait part de son inquiétude face aux conséquences de la crise économique européenne sur la vie politique. « Il y a des manifestations croissantes d’intolérance et de discrimination dans la plupart des pays d’Europe, ainsi qu’une approbation de plus en plus importante pour des partis pour qui l’immigration serait la principale responsable de l’insécurité, de la criminalité, de la pauvreté et des problèmes sociaux » a continué Gül.

« Nous sommes extrêmement inquiets face à la recrudescence de tendances xénophobes et islamophobes », a-t-il insisté. En guise d’exemples, il a évoqué le massacre de cette année en Norvège, ainsi que les récents meurtres attribués à des néo nazis en Allemagne. « Il y a une grande inquiétude dans toutes les communautés immigrées d’Europe », a-t-il rajouté.

 

L’hôte de cette conférence, le président [autrichien] Heinz Fischer, s’est également exprimé: « j’espère que le résultat des discussions actuelles aboutira à plus d’Europe, et non à moins ».

 

Nous ne sommes qu’un modeste blog autrichien, mais nous voudrions également dire quelque chose à monsieur Gül.

Ces « tendances islamophobes » seraient faciles à endiguer si l’on mettait immédiatement un terme à l’immigration musulmane. Cela freinerait la croissante criminalité liée à l’immigration et diminuerait des frais d’intégration colossaux; cela mettrait un terme à l’aliénation de notre pays natal, de notre culture et des valeurs occidentales !

Ci-dessus monsieur Gül ne peut évoquer que deux exemples [qui l’inquiètent]. Nous lui conseillons de visiter quotidiennement notre site : d’innombrables exemples qui NOUS inquiètent l’y attendent.

Dans notre pays cela se nomme de l’outrecuidance, quand un président qui est co-responsable d’une immigration massive en Europe, qui dans son propre état suit un cours islamo-nationaliste, se plaint ensuite de « phobies » en Europe, et reproche de l’intolérance.

Visiblement il n’y avait à cette « World Policy Conference » pas un seul individu suffisamment courageux pour répliquer à ces constantes insultes.

[box class=”info”] Source : SOS – Österreich (en allemand). [/box]

Crédit photo : U.S. federal government, domaine public.

La mondialisation à la source de l’endettement : l’heure de vérité !

La mondialisation à la source de l’endettement : l’heure de vérité !

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la fondation Polémia.

[box class=”info”] « Crise de l’euro », « crise de la dette » : les débats politiques et médiatiques passent à côté de l’essentiel. Il n’y a pas de crise de l’euro, il y a une crise de la dette. Et cette crise de la dette est due à la mondialisation sauvage. L’enjeu est simple : baisser massivement le niveau de vie des Européens ou bien réindustrialiser le continent européen en rétablissant des frontières. Un point de vue de François Thuillier pour Polémia. [/box]

Crise de l’euro, crise de la dette, crise économique, tout le monde y va de son analyse, de ses pronostics, de ses solutions. Et chacun, qu’il soit politique, journaliste ou économiste, de nous faire part de ses inquiétudes, de ses commentaires ou de ses recommandations, quand il ne s’agit pas d’ouvrir une polémique sur les responsabilités des uns ou des autres. Pourtant, dans cette abondance de débats rien de clair n’émerge, ni sur la nature réelle du problème ni sur les remèdes à y apporter.

L’euro est en crise mais son cours reste élevé

Première incohérence : on nous parle d’une crise de l’euro. Or il n’y a pas de crise de l’euro. Certes, la monnaie européenne gêne aujourd’hui des pays comme la Grèce qui ne peuvent plus dévaluer pour redresser leur économie. Mais l’euro en tant que tel reste une monnaie forte. Si l’euro n’inspirait plus confiance, personne n’en voudrait plus et son cours s’effondrerait. Ce qui est loin d’être le cas.

En revanche, il y a bien une crise de la dette due à des niveaux d’endettement auxquels beaucoup d’Etats européens ne peuvent plus faire face. Mais rares sont les observateurs qui avancent des explications convaincantes sur l’origine de cet endettement généralisé. On laisse entendre que cette dérive serait due au laxisme de nos dirigeants. Sans doute y a-t-il là une part de vérité, mais peut-on réellement expliquer un phénomène aussi généralisé et aussi continu par une simple dérive des comportements politiques ?

L’endettement des pays européens, conséquence de la mondialisation sauvage

En réalité, l’endettement massif des pays européens est principalement la conséquence de la mondialisation sauvage et du soutien idéologique indéfectible qu’elle reçoit des dirigeants du système. La mondialisation a en effet provoqué, avec la désindustrialisation, un transfert de richesse des pays européens vers les pays émergents, qui se traduit par un appauvrissement relatif de l’Europe. Or, nos gouvernants, qui n’ont cessé de vanter les mérites de cette mondialisation, n’ont jamais voulu admettre cette terrible vérité. Et pour supprimer les effets désastreux qui en résultent, ils ont cherché, malgré l’appauvrissement de notre nation, à maintenir le niveau de vie et de protection des citoyens en recourant massivement à l’emprunt. Pour ne pas avoir à réduire les prestations sociales, le service public et le pouvoir d’achat, ils ont fait vivre notre pays au-dessus de ses moyens.

Il faut donc le dire haut et fort : la crise de l’endettement est la conséquence directe de la mondialisation sauvage. Comment expliquer autrement que l’endettement débute dans les années soixante-dix et aille croissant à mesure que les droits de douane sont supprimés et que la dérégulation commerciale se généralise ? Comment expliquer autrement que les pays européens soient tous largement endettés alors que les pays émergents disposent tous de larges excédents ?

Il n’est plus possible de camoufler les effets néfastes de la mondialisation

C’est donc clair : la crise que nous connaissons aujourd’hui vient du fait que la politique de camouflage des effets néfastes de la mondialisation est devenue impossible dès lors que le niveau d’endettement a atteint son seuil maximum.

Si l’on comprend cela, on comprend pourquoi aucun gouvernement n’a jamais pu apporter une solution véritable à ce problème et pourquoi aucun des partis en présence ne peut résoudre cette crise. Attachés aveuglément à l’idéologie de la mondialisation, liés par les propos idylliques qu’ils tenaient il y a peu de temps encore sur ses supposés bienfaits, ils ne voudront jamais se déjuger et, en refusant de s’attaquer aux causes profondes de la crise, ils ne pourront qu’en développer les conséquences funestes.

Mondialisation sauvage ou régulation aux frontières ?

Nous sommes donc à la croisée des chemins, car quel que soit le discours de nos dirigeants il nous faut maintenant revenir à la réalité. Dès lors, deux voies et deux voies seulement nous sont ouvertes. Ou bien on remet en cause la mondialisation sauvage par une régulation réelle aux frontières de l’Europe qui permettrait de réindustrialiser notre continent et de retrouver une prospérité suffisante pour résorber nos dettes. Ou bien on laisse les frontières grandes ouvertes et il faudra alors se résoudre, contraint et forcé, à réduire le niveau de vie et de protection de nos compatriotes et à organiser l’appauvrissement et donc la régression inexorable des nations européennes.

Tel est le véritable enjeu. Un enjeu que personne hélas ne présente clairement aux Français.

François Thuillier

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 28/11/2011 [/box]

[Tribune libre] L'Union européenne contre l'Europe, par Andrea Massari

[Tribune libre] L’Union européenne contre l’Europe, par Andrea Massari

[box class=”warning”]Tribune libre publiée avec l’aimable autorisation de Polémia.[/box]

Le sentiment européen a pris son essor après 1945. L’Union européenne s’est alors construite autour d’un slogan : « L’Europe c’est la paix ». Aujourd’hui le souvenir des guerres entre Européens s’efface au moment où l’Union européenne multiplie les causes de friction entre Etats et entre peuples. « L’Europe c’est la paix » mais l’Union européenne c’est une source de multiples conflits. Explications.

La confusion entre l’Union européenne (institution politico-bureaucratique politiquement correcte) et l’Europe (héritage culturel et mythologique) est un mensonge qui fait beaucoup de mal. Car ce qui va de travers est attribué à l’Europe alors que ce qui est en cause, c’est l’Union européenne et son idéologie néfaste.

Destruction des frontières et conflits de frontières

En fait, la destruction des frontières et la volonté générale de normalisation et de centralisation dressent les Européens les uns contre les autres :

– ce sont l’Irlande et la Pologne qui s’opposent à propos des immigrés polonais en Irlande ; ou la Roumanie qui entre en conflit avec les autres pays à propos des Roms ;
– ce sont l’Italie et la France qui se chamaillent à propos des migrants clandestins de Lampedusa ;
– c’est le Danemark qui se fait gourmander quand il rétablit des contrôles à ses frontières ;
– ce sont les pays du nord qui ne veulent pas payer pour les pays du sud, appelés avec mépris les pays de « Club Méd » ;
– ce sont les pays du sud qui se sentent humiliés par les pays du nord qui veulent racheter leurs îles et leurs côtes ;
– ce sont les petits pays qui regimbent devant les diktats des plus grands.

« L’Europe c’est la paix » est un slogan qui parle encore aux générations qui ont connu la guerre. Mais dans la réalité d’aujourd’hui, c’est de la novlangue, car l’Union européenne – qui n’est pas l’Europe – est un multiplicateur de conflits entre Européens.

L’euro et le retour de la germanophobie

Billets eurosL’euro a imposé une monnaie unique à des pays qui ne constituaient pas une zone monétaire optimale. L’euro a imposé le même carcan monétaire à des pays de culture économique et monétaire différente. La monnaie commune était une idée heureuse, la monnaie unique une idée dangereuse.

Aujourd’hui les craquements de l’euro – sorte de mark continental – développent l’acrimonie entre Européens. Les Allemands se plaignent de l’irresponsabilité et de la nonchalance de leurs voisins. La France et les pays du sud répondent que le modèle allemand n’est pas généralisable : pour une raison simple, l’Allemagne réalise ses excédents commerciaux non sur le reste du monde (elle a eu, en 2009, 19 milliards de déficit commercial sur la Chine) mais sur les autres pays européens. Si les voisins de l’Allemagne s’alignaient sur le modèle allemand, l’Allemagne plongerait dans la déflation.

Cette analyse objective s’accompagne souvent de commentaires germanophobes : sur le site Atlantico, l’essayiste Jean-Luc Schaffauser, qui se présente comme « Alsacien, Germain et Français », écrit : « Il revient à la France, avec l’appui de l’Espagne et l’Italie, et d’autres pays de l’Europe du Sud, de contenir le démon allemand. A défaut, l’Europe n’aura aucune chance de survie. Nous sommes, en effet, en train d’aller vers une Europe allemande, c’est-à-dire vers plus d’Europe du tout ! L’Allemagne, après avoir détruit deux fois l’Europe, risque fort de la détruire une troisième fois par la guerre des temps modernes, la guerre économique. L’Allemagne a besoin d’une correction ; sa correction, c’est la vérité sur sa politique ! ». « Europe allemande », « démon », « correction » : derrière une analyse économique rationnelle, c’est le retour d’un vocabulaire stigmatisant, culpabilisant et diabolisant, peu propice à l’amitié entre les peuples.

Dans le même esprit un auteur des Echos avait sérieusement envisagé que l’Allemagne prenne en charge la dette grecque au titre de « réparations » dues pour la Seconde Guerre mondiale pourtant officiellement terminée il y a… deux tiers de siècle.

La faute de l’Union européenne : ne pas s’être (op)posée face au reste du monde

L’Union européenne a un marché unique et une monnaie unique mais elle n’a pas de politique commerciale face au reste du monde. L’Union européenne est la zone économique la plus ouverte du monde ; son déficit commercial n’est pas dû à ses faiblesses économiques mais à ses faiblesses politiques. Son tort est d’accepter le dumping social et environnemental des pays émergents ; son tort est d’accepter les pratiques commerciales déloyales de ses principaux concurrents ; son tort est d’accepter sans réagir la politique mercantiliste de la Chine qui impose un yuan sous-évalué tout en exigeant des exportateurs européens qu’ils transfèrent leur technologie et abandonnent, de facto, leurs droits de propriété intellectuelle.

Hémicycle du parlement européen

Hémicycle du parlement européen

L’Union européenne a une monnaie unique mais elle n’a pas de politique financière commune. Elle se trouve donc exposée aux pratiques prédatrices de la finance anglo-saxonne. Les déficits budgétaires américains et britanniques sont supérieurs à ceux de l’Italie et de la France ; leur endettement public et privé est aussi supérieur : pourtant la spéculation (« les marchés ») s’attaque à l’Italie et à la France, non, pour le moment du moins, aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. La raison en est simple : les banques centrales anglo-saxonnes rachètent la dette des Etats anglo-saxons ; la Banque centrale européenne ne rachète pas (elle n’en a d’ailleurs pas le droit) les dettes des Etats européens. Résultat : la masse monétaire créée par les Anglo-Saxons est disponible pour spéculer sur les dettes européennes. Inspiré par l’Allemagne, le modèle monétaire de la BCE est sans doute vertueux mais il n’est pas tenable dans un monde complètement ouvert. L’Union européenne devra choisir : réglementer et protéger son marché financier ou faire, comme les autres, fonctionner la planche à billets.

L’Union européenne cherche à construire un gouvernement économique commun mais les personnalités mises en avant appartiennent toutes à la superclasse mondiale : le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, est un homme du Bilderberg et de la Trilatérale ; comme l’est Mario Monti, le nouveau premier ministre italien, par ailleurs ancien de Goldman Sachs ; tout comme Mario Draghi, le nouveau président de la BCE. Ce qu’on appelle la « gouvernance européenne » est de fait au service de la finance mondialisée.

L’Europe, une figure singulière face aux trois impérialismes : américain, musulman, chinois

Les peuples et les nations européennes sont en train de reprendre leurs chicaneries.
Pour deux raisons :
– l’Union européenne veut leur imposer des règles communes qui ne leur conviennent pas ;
– et dans le même temps l’Union européenne les livre pieds et poings liés à trois impérialismes :
•l’impérialisme financier des Etats-Unis et de la superclasse mondiale ;
•l’impérialisme commercial des Chinois ;
•l’impérialisme migratoire et civilisationnel des musulmans.
En face de cela, l’Europe ne peut survivre qu’en retrouvant le sens de son identité, de ses frontières et de ses intérêts. L’Europe a des concurrents, des adversaires, des prédateurs et même des ennemis. Son problème c’est que l’Union européenne ne veut pas en tenir compte.

[box class=”info”]Crédit photo : Nasa/Wikipédia sous licence Creative Common, DR, Alina Zienowicz/Wikipédia sous licence Creative Common. [/box]

L’autorité européenne de contrôle des aliments à la botte de l’industrie agro-alimentaire

L’autorité européenne de contrôle des aliments à la botte de l’industrie agro-alimentaire

16/11/11 – 15h00
PARIS (NOVOpress)
– Sale temps pour les autorités sanitaires européennes, secouées par plusieurs scandales (comme celui du Médiator pour l’agence de contrôle des médicaments) et de plus en plus mises en causes pour leurs collusions avec les intérêts financiers des grands groupes multinationaux.
Ainsi, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui décide de ce qui est autorisé dans les assiettes des consommateurs de l’Union européenne, est aujourd’hui fortement contestée en raison des liens étroits qu’elle entretient avec l’industrie agro-alimentaire.

Sensée protéger les consommateurs, l’agence semble en effet bien plus au service des intérêts commerciaux des industriels de l’agro-alimentaire.

Les exemples de collusions et de conflits d’intérêts sont si nombreux et choquants qu’on ne peut que s’étonner qu’ils soient si longtemps passés inaperçus.

Ainsi, le président du groupe scientifique de l’EFSA, Albert Flynn, est personnellement employé par le géant américain de l’agro-alimentaire Kraft, tandis que Jiri Ruprich, membre du conseil d’administration de l’EFSA, a travaillé jusqu’en mars 2011 pour Danone et que Carlo Agostini, membre du groupe de travail de l’EFSA, est très régulièrement, et grassement, rémunéré pour des conférences commandées par Nestlé, Danone, Heinz, Hipp, Humana et Mead Johnson à titre de conférencier.

Avec ce genre de personnel et de fonctionnement, il n’est pas étonnant que les scandales alimentaires se multiplient et que la santé des européens se détériore (multiplication des allergies, des cancers, baisse de la fécondité, développement des névroses, des troubles psychologiques…) parallèlement à la hausse des bénéfices des entreprises de l’agro-alimentaire.

Crédit photo : Magharebia via Flickr, licence CC.

Pour entrer dans l'Union Européenne, la Serbie doit accepter la submersion migratoire

La Serbie doit accepter la submersion migratoire, pour entrer dans l’Union Européenne

13/11/11 – 19h00
BELGRADE (NOVOpress) –
La Serbie subit depuis deux ans une submersion migratoire sans précédent. Le nombre de demandeurs d’asile a été multiplié par 35 depuis 2008 et compte désormais 2 700 demandeurs d’asile (selon le ministère de l’Intérieur, en 2008, ils étaient 77, en 2009, 275, en 2010, 522 ) ! Evidemment les deux seuls centres d’accueil des réfugiés sont débordés face à cet afflux massif d’immigrés en provenance d’Afghanistan, du Pakistan ou d’Afrique. D’ailleurs, un rassemblement a été organisé à proximité de l’un des centres d’accueil, dimanche dernier, réunissant environ 2.000 personnes à Banja Koviljača afin de protester contre cet afflux sans précédent de demandeurs d’asile et de réfugiés clandestins (vidéo ci-dessous). Car depuis plusieurs semaines les habitants de cette paisible ville ont peur, le 27 octobre dernier, une ressortissante britannique, de passage en Serbie, a porté plainte après avoir été victime d’un viol collectif de la part de cinq afghans. Un seul de ces agresseurs présumés, un Afghan de 25 ans a été arrêté et identifié. Les 4 autres sont pour l’instant recherchés.

Selon Miroslava Jelačić, de l’ONG Grupa 484, rapporté par le Courrier des Balkans, “les immigrés clandestins venus d’Afghanistan ou du Pakistan passent par la Turquie, la Grèce et la Macédoine. Leur voyage est organisé par des mafias régionales qui travaillent à la manière d’une chaîne, d’un pays à l’autre. Certains ne font que transiter par la Serbie, espérant rejoindre la zone Schengen, d’autres souhaitent s’y installer. Peu importe la manière dont ils sont entrés dans le pays. Ce qui compte, une fois sur le territoire, c’est de régulariser leur situation”.

Face au mécontentement de la population serbe, le gouvernement n’a aucune envie de réagir, bien au contraire. Afin de complaire à l’Union Européenne, l’adjointe du Défenseur des citoyens, Tamara Lukšić Orlandić a annoncé que la Serbie devait être prête à accueillir un nombre accru de demandeurs dans les mois qui suivent. « En tant que pays qui prétend obtenir l’adhésion à l’Union européenne, nous devons respecter les standards européens et assurer les conditions de logement pour les demandeurs d’asile, en consacrant une attention toute particulière aux mineurs. »








Crise économique : quand les Américains n'assument pas leurs responsabilités

Crise économique : quand les Américains n’assument pas leurs responsabilités

[box class=”info”] Faire fonctionner l’Europe des 27 (Union européenne) ou celle des 17 (Eurogroupe, c’est-à-dire les pays membres de la zone euro) n’est pas chose aisée. Les sommets se suivent et montrent les limites d’une organisation dépourvue de colonne vertébrale. En effet l’Europe souffre de n’être pas d’abord politique ; c’est ce qu’avait compris le général de Gaulle en signant avec le chancelier Adenauer le traité d’ « amitié et de coopération franco-allemand » – plus communément appelé « Traité de l’Elysée » – le 22 janvier 1963. Ce texte prévoyait trois grands domaines d’action : la politique étrangère, la défense et les mesures concernant la culture, l’éducation et la jeunesse (avec la création d’un Office franco-allemand de la jeunesse). [/box]

De Gaulle et Adenauer : une volonté politique commune

Malheureusement Jean Monnet – l’homme des Américains – parvint à torpiller cette avancée politique en manœuvrant, lors de la ratification, pour que ses amis du Bundestag vident le préambule du traité de sa substance et en fassent une profession de foi atlantiste. Le rêve de l’Europe politique, tel que le voyait Charles de Gaulle, s’évanouissait donc. Le chancelier Adenauer démissionnait le 15 octobre 1963 et était remplacé par un ami des Etats-Unis, Ludwig Erhard.

L’Union européenne, entre replâtrages et expédients

En l’absence de cette colonne vertébrale politique, ça tire à hue et à dia. Difficile qu’il en soit autrement tellement les intérêts économiques et financiers apparaissent divergents. Quels points communs présente l’économie allemande – essentiellement industrielle et fortement exportatrice – avec celle de la Grèce– fort peu industrielle et axée principalement sur le tourisme ? Aucun. On fonctionne donc au jour le jour, les replâtrages succédant aux expédients.

Il est vrai que la partie ne semble pas facilitée par l’existence de trois catégories de pays qui ne jouent pas dans la même cour. Les « grands » (Allemagne, Royaume-Uni et France) qui affichent encore quelques prétentions – économiques et militaires – à exister dans le concert des nations et à jouer un rôle mondial. Ce qui n’est plus tout à fait le cas des « moyens » (Italie, Espagne, Pologne) qui se contentent de jouer les forces d’appoint au sein de l’Union. Quant aux « petits » (Portugal, Danemark, Belgique, Pays-Bas…) il y a bien longtemps qu’ils sont sortis de l’histoire, leur participation à la construction européenne s’expliquant uniquement par des considérations purement mercantiles. On sert de tête de pont aux entreprises américaines soucieuses de pénétrer le marché européen dans le cas de l’Irlande qui offre aux « envahisseurs » un impôt sur les sociétés particulièrement compétitif : 12,5%, alors que les taux allemands, français et britanniques dépassent en moyenne les 30%.

La production agricole danoise (élevage intensif de porcs) utilise le marché allemand comme débouché principal. En Flandre, Anvers offre un énorme quai de déchargement aux marchandises chinoises qui vont, ensuite, inonder l’Europe. Bref ces « petits » ne voient dans l’Union européenne qu’un simple marché qu’ils utilisent au mieux de leurs intérêts économiques. Ayant renoncé à toute ambition géopolitique, l’idée d’investir dans des dépenses de souveraineté (défense, affaires étrangères) leur est devenue complètement étrangère. Dans ce domaine – et dans d’autres – ils s’en remettent au bon vouloir de Washington et de l’OTAN.

Jean Monnet, l'homme des Américains

Pour toutes ces raisons, il est impossible à cette mosaïque biscornue de tenir la dragée haute aux Etats-Unis ; la soumission constitue la règle et le renoncement la philosophie. Pourtant les chiffres de la zone euro sont « bien meilleurs » que ceux de l’Etat fédéral américain ; c’est ce qu’aimaient à rappeler Christine Lagarde, quand elle était ministre, et Jean-Claude Trichet, ardent défenseur de l’euro, il y a quelques mois. Pour le déficit public en pourcentage de budget, on note 4,4% pour la première et 10,8% pour le second. Pour la dette publique en pourcentage du PIB, en 2010, la première affiche 85.1%, le second 92.9%. Rien n’autorise donc les Etats-Unis à nous donner des leçons.

C’est pourtant ce qu’ils ont entrepris de faire le 16 septembre dernier à Wroclaw (Pologne) à l’occasion d’une rencontre des dix-sept membres de l’Eurogroupe (pays de la zone euro). S’étant invité à cette réunion, Timothy Geithner, secrétaire américain au Trésor, a indiqué que la « division » des Européens fait peser « un risque catastrophique » à l’économie mondiale.

Une Europe qui posséderait une certaine consistance politique aurait rappelé à Monsieur Geithner quelques vérités

Mercredi 3 août 2011

La dette publique américaine dépasse le seuil des 100% du PIB et atteint 14.580,7 milliards de dollars, après que le gouvernement Obama a emprunté 238 milliards sur une seule journée. Ce jour-là, la dette a dépassé le PIB de 2010 (14.526,5 milliards de dollars).

Vendredi 5 août 2011

Sans-abri à Los Angeles (USA)

L’agence de notation Standard & Poor’s retire aux Etats-Unis le prestigieux triple A qu’elle accordait à la dette fédérale ; l’Etat fédéral jouera désormais en « seconde division » avec la note inférieure AA+. Standard & Poor’s accompagne sa décision du maintien d’une « perspective négative » : elle n’exclut pas une dégradation supplémentaire dans les dix-huit prochains mois. Les raisons apparaissent indiscutables : « le plan de rééquilibrage du budget sur lequel le Congrès et l’administration se sont récemment mis d’accord, mardi 2 août, est insuffisant par rapport à ce qui serait nécessaire pour stabiliser la dynamique à moyen terme de la dette publique ». Notons au passage, qu’à fin 2010, l’exposition des banques européennes à la dette publique américaine s’élevait à 752 milliards de dollars (dont 25 pour BNP Paribas), d’aprèsla BRI(Banque des règlements internationaux).

Jamais autant de pauvres recensés aux USA

On pourrait également remettre les Américains à leur place dans d’autres secteurs où ils ne brillent pas particulièrement. C’est le cas pour le déficit commercial qui affiche 497,82 milliards de dollars en 2010 contre 374,9 en 2009.

« Depuis la crise financière de 2008 qui a détruit plus de huit millions d’emplois, quatorze millions de personnes sont sans travail aux Etats-Unis, dont six millions sont des chômeurs de longue durée (…) Le taux de chômage était de 9,1% au mois d’août. Mais si on prend en compte toute la population, y compris celle qui a renoncé à chercher un emploi, le taux de chômage s’établit en fait à 16,2%, selon le Labor Department. » (Les Echos, 19/09/11).

Nicolas Sarkozy : une habitude de soumission face aux USA

Comme cela fait plus de trois ans que ce chômage de masse perdure, il a un impact désastreux sur la pauvreté. « Le Census Bureau a dénombré ainsi 46,2 millions de pauvres en 2010, 2,6 millions de plus qu’en 2009. Un record depuis cinquante ans que cette statistique existe. Malgré la loi sur l’assurance santé adoptée fin 2009, le pourcentage des Américains non couverts s’est accru passant de 16,1% en 2009 à 16,3% en 2010. » (Alternatives économiques, octobre 2011).

Enfin, conséquence des fameux subprimes (prêts hypothécaires à risque) qui ont déclenché la crise de 2008, « près de onze millions de procédure de saisie ont été lancées par les organismes prêteurs depuis le début 2008. Plus de vingt millions de personnes sont concernées, dont 2,8 millions à ce jour ont perdu leur logis » (le Monde, 12 octobre 2010). Déjà 7,6 millions de familles ont été dessaisies de leurs logements, faute de pouvoir honorer leurs échéances bancaires, et 7,4 millions supplémentaires devraient être délogés d’ici à 2016, selon le consultant Housing Predictor. Un désastre qui incombe assurément aux établissements financiers qui ont fait miroiter à leurs clients des crédits hypothécaires devenus insupportables quand les taux d’intérêts se sont mis à grimper. Au troisième trimestre 2011, 610 000 propriétés ont encore été saisies par les banques auprès d’emprunteurs incapables d’honorer leurs échéances depuis des mois.

Les mauvaises habitudes ont la vie dure

Cette situation pour le moins peu brillante n’a pas empêché le président des Etats-Unis, lors d’une conférence de presse donnée à l’issue du sommet du G20 qui vient de se tenir à Cannes, de donner une nouvelle fois son avis sur la crise que traverse l’Union européenne : « En ce qui concerne l’Europe, nous sommes venus à Cannes pour discuter avec nos amis européens de la façon dont ils pouvaient partir du plan sur lequel ils se sont mis d’accord la semaine dernière pour résoudre cette crise, a-t-il déclaré avant de condescendre à donner un satisfecit : « Après avoir écouté nos partenaires européens ces deux derniers jours, je suis certain que l’Europe est à la hauteur de ces difficulté ».

Les dirigeants européens, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy, se sont par contre bien gardés de demander à M. Obama quelles mesures il entend prendre pour tenter de résoudre la crise dans son propre pays. Les mauvaises habitudes – notamment de soumission face aux USA – ont décidément la vie dure.

Crédit photos : Ludwig Wegmann, licence CC ; Chris Sansenbach Flickr ; Pete Souza licence CC.

Un parlementaire européen peut gagner plus que la chancelière Angela Merkel

Un parlementaire européen peut gagner plus que la chancelière Angela Merkel [vidéo]

Expulsion manu militari d’un journaliste, panique de députés se sentant “gênés dans leurs combines” , vous ne rêvez pas, bienvenue au parlement européen.

Ce reportage montre comment il est possible en tant que député européen de venir très tôt le matin “pointer” pour faire acte de présence et ainsi empocher une allocation journalière conséquente, tout en repartant dans la foulée sans assister aux séances parlementaires.

A l’heure où la crise s’étend à tous les états européens, il serait temps de s’interroger sur les agissements des élus censés représenter les peuples européens.

"L'Europe en questions" avec la rédaction d’Éléments et Georges Feltin-Tracol

“L’Europe en questions” avec la rédaction d’Éléments et Georges Feltin-Tracol [audio]

“L’Europe en questions” avec la rédaction d’Éléments et Georges Feltin-Tracol La rédaction de la revue Éléments et Georges Feltin-Tracol se sont réunis le 16 octobre de 23h00 à 0h30 pour aborder sur la webradio Méridien Zéro un thème capital pour nous, celui de l’Europe.

Union Européenne, bonne Fée et seul gage de survie pour nos Peuples et notre Culture pour certains, mauvais Génie pour d’autres !

Europe, entité abstraite allant à l’encontre de l’inaltérable ligne bleue des Vosges ou espoir d’un Empire de l’Atlantique à Vladivostok ?

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