Tag Archives: Union Européenne

27 milliards d'euros rien que pour eux ! L’argent coule à flots pour les Roms !

27 milliards d’euros rien que pour eux ! L’argent coule à flots pour les Roms !

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a levé certaines restrictions pesant sur l’emploi des Roms en France, qui seraient aux alentours de 15 000, suscitant la joie de la Commission européenne. Et pour cause : c’est elle qui l’exigeait ! Le plus ahurissant est encore ailleurs : dans les 27 milliards d’euros que l’Union européenne met à disposition des pays de l’UE pour « insérer » les Roms ! En pleine crise économique et financière, les Roms ont priorité sur « les non-Roms » !
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Incapacité gouvernementale : les vols vers la Syrie fonctionnent toujours

Incapacité gouvernementale : les vols vers la Syrie fonctionnent toujours

29/07/12 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– Le gouvernement socialiste de François Hollande se révèle incapable de faire appliquer l’embargo décrété par l’Union européenne contre la Syrie. En effet, les avions de la Syrian Arab Airlines (SAA) ne devraient plus décoller ni atterrir sur le sol français, la compagnie aérienne étant considérée comme une « entreprise publique contrôlée par le régime et apportant un soutien financier à celui-ci».

Pourtant, comme le révèle le quotidien Le Parisien, des Syriens de France continuent à regagner leur pays via les vols de la Syrian Arab Airlines.

Quoi que l’on puisse penser des mesures de rétorsions prises contre le régime de Bachar El-Assad, l’impéritie du gouvernement, totalement inapte à les faire appliquer sur son propre sol, se révèle particulièrement inquiétante.

Extrêmement embarrassé, le ministère des Affaires étrangères n’est parvenu jusqu’à présent qu’à balbutier de piètres excuses, arguant que « ces décisions sont complexes à mettre en œuvre sur le plan technique, et qu’elles seront appliquées dans quelques jours. »

Crédit photo Deanster1983 via Flickr (cc)

[Lu sur le Net] “Vers un monde sans Union européenne ?” par Alexandre Latsa

[Lu sur le Net] “Vers un monde sans Union européenne ?” par Alexandre Latsa

19/07/2012 — 10h00
via RIA NOVOSTI Les Espagnols auront entendu au moins une bonne nouvelle durant cette année 2012: ils ont bien la meilleure équipe de football d’Europe. Mais une sombre coïncidence se confirme: les derniers vainqueurs de l’euro de la décennie sont dans une situation proche de la faillite économique, Grèce (2004) et Espagne (2008 et 2012).

En Europe, pas un mois sans une “réunion de la dernière chance”, pas un jour sans que les mots “marchés financiers” ou “crise financière” ne viennent inquiéter la grande majorité des européens quand à leur avenir proche. Mois après mois ces réunions entre membres de l’Union Européenne construisent toutes des solutions provisoires, pour éviter l’éclatement de la zone Euro, et peut être celui de l’Union Européenne. Pour les citoyens des pays de l’union, le spectacle devient tragique : les pays à bout de souffle demandent comment emprunter encore plus, les autres donnent des conseils : travailler plus et gaspiller moins.

Les mauvais élèves de la classe (“les médiocres” dirait le politologue Biélorusse Vadim Gigin) espèrent que les élections en Allemagne en 2013 verront la chute politique du système Merkel, afin de permettre la mise en place d’euro-bonds destinés à mettre en commun (mutualiser) les dettes d’états via des euro-obligations. Ce système d’euro-bonds aurait pour conséquence directe qu’en cas de faillite d’un Etat les autres seraient “tenus” de rembourser sa dette. Autrement dit, il s’agit de faire payer l’ensemble des états encore relativement sains en jouant sur le principe de “solidarité financière”. Et peut être un choc psychologique pour les marchés, destinée à aider les derniers de la classe, en faisant baisser les taux d’intérêts spéculatifs.

(…)

La crise vient d’outre-Atlantique, c’est une crise de tout le système occidental, et l’Europe paye aujourd’hui très cher les conséquences en chaine de la crise des subprimes américaines. Le monde a changé à une vitesse fulgurante. L’opposition des idéologies communiste et libérale/occidentale avait au moins le mérite de structurer la planète. Lors de la victoire de l’idéologie libérale, une idée nouvelle est apparue : un accord planétaire, autour d’un modèle économique et politique, idéal et unique, serait peut être possible. La victoire du modèle capitaliste paraissait définitive, et on pensait généralement que l’idéologie du vainqueur serait fonctionnelle, peut être pour toujours. On a même rêvé à cette époque de la fin historique des idéologies. Pour Francis Fukuyama par exemple, l’Histoire devait en effet s’achever le jour où un consensus universel sur la démocratie mettrait un point final aux conflits idéologiques.

Or, 23 ans seulement après la parution de la thèse de Fukuyama, ce système “global-occidental” (globalitariste disent ses détracteurs) parait de moins en moins fonctionnel, et ce consensus universel sur la démocratie plus vague que jamais.

Où est passé l’optimisme qui régnait en occident au moment de la disparition de l’URSS? Et cette idéologie libérale démocratique mondialiste idéale qui allait enrichir tous les peuples de la planète? On comprend peu à peu que si l’idéologie libérale a accéléré la globalisation, cette globalisation a sans doute directement contribué à la destruction de la domination occidentale, via l’affaiblissement de son idéologie bien sur, mais aussi via l’apparition de nouveaux modes de gouvernance politico-économiques, et de nouveaux systèmes de valeurs.

On peut aujourd’hui se poser la question suivante: et si c’était finalement le système d’exploitation du monde occidental (politique, économique et moral) qui ne fonctionnait plus ?

Crédit photo Une : Florian K./Wikipédia sous licence CC

Cecilia Malmström: la "madame plus" de l'immigration

Cecilia Malmström: la “madame plus” de l’immigration

17/07/2012 — 17h40
BRUXELLES (NOVOpress) —
Mais qui est donc Cecilia Malmström (photo) ? Derrière son air d’institutrice revêche et ses lèvres pincées, se profile la Commissaire européenne (1) en charge de la coopération policière, des contrôles aux frontières, de l’asile et de l’immigration. Une femme visiblement pleine de contradictions qui se sent « responsable de la lutte contre les formes graves de criminalité internationale et la traite des êtres humains », mais qui professe une vision purement comptable et utilitaire des affaires des européens de souche. Le dit programme de Stockholm qu’elle vise à mettre en œuvre a pour but le maintien des bons résultats économiques européens sur le long terme, en faisant une fois encore appel non à la natalité des autochtones, mais à l’immigration pour résoudre les problèmes démographiques. Et ce programme prétend bien sûr garantir un niveau uniforme de droits et de devoirs tant pour les immigrés légaux que pour les citoyens européens, le regroupement familial, l’adoption de règles communes, afin que l’UE puisse bénéficier pleinement des effets positifs de cette immigration !

Le credo de madame la Commissaire : la liberté de circulation. Voilà qui ne fait pas bon ménage avec la tentation d’un rétablissement des contrôles -forcément stigmatisants…- , même passager, aux frontières des États, et elle n’hésite pas à se déclarer « déçue par le manque d’ambition européenne » sur ce point. Soyons clairs, pour elle, le contrôle aux frontières est inacceptable, n’étant pas un mécanisme européen ! Le lecteur comprendra dès lors facilement que « les 25 000 immigrants tunisiens arrivés en Italie (avec la volonté affichée de se rendre en France) ne sont pas un flux migratoire énorme justifiant la mise en œuvre de mesures exceptionnelles » ; mais aussi que les 400 000 entrées illégales dans l’UE et les 4 millions de clandestins qui peuplent l’espace Schengen (chiffres fournis par Claude Guéant alors encore Premier ministre) sont juste un problème de bonne gestion, et accessoirement un thème électoraliste…

Dans sa biographie madame Malmström indique: « j’ai grandi en partie en France et vécu et travaillé à Stuttgart et Barcelone. Ces expériences ont éveillé mon intérêt pour les autres cultures et pour la politique européenne ». Une exceptionnelle ouverture au monde donc, et une preuve de plus, s’il était nécessaire, de la totale déconnexion de la réalité du terrain et du vécu des Européens, de la part de ceux qui règnent sur leurs destinées à Bruxelles. Et en passant aussi du caractère foncièrement anti-européen de l’actuelle machinerie communautaire pour qui tout ce qui évoque l’identité des Européens de souche, apparaît comme foncièrement malsain.

 

(1) Étonnante mécanique que cette Europe, aux multiples rouages avec souvent des noms très proches (transparence?): il ne faut ainsi pas confondre le Conseil Européen (les chefs d’État des 27), le Conseil qui est celui des ministres des mêmes états, et le Conseil de l’Europe qui représente… 47 États, y compris les USA et Israël. Seul le Parlement européen est élu, mais il sert prioritairement à ratifier les décisions des autres instances, dont la fameuse Commission.
Des 27 membres de la Commission, seul le président est ” élu “, c’est-à-dire approuvé par le Parlement après nomination par le Conseil de l’Europe. Chaque Commissaire est désigné par son État membre originaire et le président de la Commission, et est censé œuvrer au bien commun de l’Europe.
Un fonctionnement dont la légitimité devient problématique dès lors que des chefs d’État élus (et même s’ils ne représentent pas automatiquement la majorité de leur peuple..) doivent céder aux injonctions de Commissaires non élus.

Crédit photo : Baltic Development Forum, via Flckr, licence CC.

L’Union européenne encourage la politique pro immigration de François Hollande

L’Union européenne encourage la politique pro immigration de François Hollande


13/06/2012 – 12h30
BRUXELLES (NOVOpress) – L’Union européenne (UE) salue les efforts du pouvoir socialiste en France afin de favoriser une immigration débridée. Ainsi, Bruxelles vient de souligner un « changement d’attitude sur des dossiers tels que la politique d’asile et Schengen, sur lesquels le ministre Valls a montré plus d’ouverture et de flexibilité », a déclaré Michele Cercone, porte-parole de la commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström.

L’Union européenne encourage la politique pro immigration de François HollandeLa commissaire européenne aux Affaires intérieures de l’UE a d’ailleurs estimé que « l’immigration sera nécessaire pour l’Europe ». Pour Ivan Rioufol, cette prise de position « exprime parfaitement l’aveuglement des élites face au multiculturalisme. Celui-ci est pourtant en train de bouleverser les équilibres identitaires et d’attiser les tensions au cœur de la plupart des nations ouvertes ». Le journaliste regrette que « l’Europe est vue par elle comme un immense hôtel, un hall d’aéroport où chacun aurait sa place en fonction de sa seule utilité technique, économique, reproductrice. C’est un monde plat, indifférencié et inhumain que défend, avec sa règle à calcul, ses statistiques et ses certitudes, Madame la commissaire ».

Crédit photo : Cicilie Fagerlid+, via Flickr, licence CC.

Hervé Juvin : la question du coût de l’Europe

Hervé Juvin : la question du coût de l’Europe

Après l’Irlande, après le Portugal, après la Grèce, l’Espagne est sous le feu des projecteurs. De la situation espagnole, nous pouvons dire beaucoup de choses.

[box class=”info”] Des considérations bien argumentées mais inhabituelles, décapantes et qui feront probablement polémique, sur ce sujet.

A certaines heures, l’hébergeur de cette vidéo (Dailymotion) ne délivre qu’un flux très lent. [/box]

 

À propos de l’auteur

Hervé Juvin

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Bilan Sarkozy + promesses Hollande = encore plus de clandestins

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

Pour les étrangers clandestins entrés en France en ayant violé ses lois, les bonnes nouvelles s’accumulent : suppression des gardes à vue, opportunités nouvelles pour les Maliens, gratuité totale des soins, nouvelle circulaire rendant la régularisation plus favorable. Andrea Massari fait un point technique de la situation.
Polémia

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Des incitations ?

1 La Cour de cassation a tranché dans le même sens que la Cour de justice européenne : il est désormais interdit de retenir plus de quatre heures les étrangers clandestins interpellés, ce qui rendra leur expulsion quasiment impossible. D’autant que les pays d’émigration se pressent rarement pour accorder des visas de retour à leurs ressortissants en coquetterie avec les lois françaises. Il est vrai qu’ici les juges ne font qu’interpréter une directive européenne adoptée par le conseil des ministres de l’Union européenne (et donc par le ministre français) et par le Parlement européen (avec le vote des députés UMP, à la suite d’une initiative prise en 2007 par la présidence française (Nicolas Sarkozy).

2 L’opération conduite en Libye par Sarkozy n’en finit pas d’avoir des conséquences déplorables sur la situation migratoire. Les désordres dans le nord du pays, les troubles dans le sud et les persécutions ethniques ou religieuses ouvrent potentiellement la voie du statut de réfugié politique à de nombreux Maliens, arrivés, ou arrivant en France pour des raisons d’opportunité économique ou sociale.

3 D’autant que le gouvernement Ayrault lance des signes d’encouragement aux clandestins et rétablit la gratuité totale des soins pour les clandestins bénéficiaires de l’Aide médicale d’Etat (AME). Là aussi un bien mauvais message.

4 Enfin le ministre de l’Intérieur prépare une nouvelle circulaire définissant des « critères objectifs » pour les régularisations. Ceci appelle deux observations. Il existait déjà une circulaire retenant des « critères objectifs » : la nouvelle circulaire devra donc être plus laxiste encore pour satisfaire les clientèles électorales du PS et notamment les associations immigrationnistes. Dans ces conditions les annonces de Manuel Valls selon lesquelles les régularisations ne dépasseront pas les 30.000 cas sont sujettes à caution. En 2010 et 2011 les 30.000 régularisations se répartissaient ainsi : 15.000 régularisations pour des regroupements familiaux « anticipés » ou pour l’obtention de statuts de réfugiés politiques ; 15.000 dépendant des critères supplémentaires définis par la circulaire. Il y a tout lieu de craindre que ce dernier chiffre ne s’accroisse encore.

5 Toute régularisation apporte de nouveaux flux migratoires de deux manières : en encourageant de nouveaux immigrés à rejoindre l’eldorado ; en encourageant les patrons peu scrupuleux à remplacer une main-d’œuvre stabilisée par une nouvelle main-d’œuvre hyper-précaire et donc plus… soumise.

6 Tout cela coûte cher : 100.000 € par immigré supplémentaire. Il est clair que la France n’en a plus les moyens !

Andrea Massari

Voir articles Polémia :

Le coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d’euros
L’économie de l’immigration

[box class=”info”] Source : Polémia – 8/07/2012 [/box]

Image : bateau de clandestins arrivant dans le sud de l’Italie qui franchiront joyeusement les Alpes.

L’Europe vole au secours de l’Espagne et de Chypre

L’Europe au secours de l’Espagne et de Chypre, mais pas sans contrepartie

28/06/2012 — 17h00
BRUXELLES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) —
Les demandes d’aide financière de l’Espagne et de Chypre ont été approuvées mercredi par les ministres des Finances de la zone euro.

Comment seront réglées les difficultés espagnoles ?

S’agissant de l’Espagne, le gouvernement n’appelle pas formellement à l’aide pour combler son déficit public mais pour recapitaliser ses banques, dont la situation est très fragile. Sur la base de rapports d’experts, le premier ministre Mariano Rajoy a chiffré le besoin de ces dernières entre 51 et 62 milliards d’euros. Entre les lignes, le communiqué de Bruxelles laisse comprendre que le montant pourrait être supérieur, sans dépasser toutefois les 100 milliards d’euros.

Par quel moyen l’argent sera‑t‑il versé ?

La somme sera d’abord fournie par le fonds européen de solidarité financière (FESF), avant la mise en place du mécanisme européen de solidarité (MES), qui doit encore être ratifié. Les partenaires européens auront ainsi un droit de regard sur l’utilisation des fonds par le gouvernement espagnol, qui se porte seul garant de leur remboursement. Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) ne prêtera pas d’argent à l’Espagne.

Qu’en est‑il du cas chypriote ?

Alors que Chypre prendra la présidence de l’Union européenne le 1er juillet prochain, le pays va être directement placé sous tutelle financière de la troïka (Union européenne, BCE, FMI) comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal. Confronté à un secteur bancaire en détresse et des déséquilibres macroéconomiques majeurs, le pays n’a pas encore chiffré précisément ses besoins, même si des journaux locaux évoquent un montant de 10 milliards d’euros, soit la moitié du PIB de l’île. En contrepartie de cette aide dont le FMI déterminera le montant, Chypre devra procéder à des ajustements budgétaires et à des réformes structurelles, tout comme à un renforcement de son secteur bancaire et financier.

Crédit photo : MPhotographe via Flickr, licence CC.

« Faut-il sortir de l’euro ? » de Jacques Sapir

« Faut-il sortir de l’euro ? » de Jacques Sapir

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.[/box]

[box class=”info”] Au fil des jours, la question posée par certains politiques et de nombreux économistes devient de plus en plus cruciale : « Faut-il sortir de l’Euro ? ». Jacques Sapir, économiste, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et à l’Université de Moscou, auteur de nombreux ouvrages qui font école, en a fait le titre de son dernier livre paru en janvier dernier aux éditions du Seuil.
Les experts s’accordent pour reconnaître que la monnaie unique se révèle aujourd’hui un piège dangereux, néanmoins très peu disent avec conviction ce qu’il en sera pour les pays concernés si la zone euro, dont on dévoile les défauts structurels, devait disparaître.
Michel Leblay, économiste connu de nos lecteurs par ses articles mis en ligne sur le site de Polémia, vient de lui remettre une synthèse fort documentée du livre de Jacques Sapir. C’est un véritable cours d’économie et d’histoire financière européennes. Nous la soumettons à leur appréciation. Ils trouveront le texte dans son intégralité en version PDF, en cliquant en fin d’article.

Polémia [/box]

« Faut-il sortir de l’euro ? » de Jacques SapirDans son essai, Faut-il sortir de l’euro ? , Jacques Sapir, comme a son habitude, présente une argumentation économique, intelligible et étayée, assortie de données statistiques, approfondissant les causes, exposant les solutions. L’un des éléments clés de la démonstration est la mise en exergue du rôle central occupé par l’Allemagne dans la mise en place de la monnaie unique et des règles définissant son fonctionnement dont elle a été le principal bénéficiaire. Il expose tout l’intérêt, notamment pour la France, d’une sortie de l’euro en termes de compétitivité retrouvée et de restauration d’une base industrielle substantielle. Abandonner l’euro, dans sa forme actuelle, la monnaie unique, ne signifie pas, pour autant, un renoncement à un étalon monétaire européen. L’auteur préconise, comme d’autres, l’adoption d’une monnaie commune dans laquelle seraient libellés les échanges extérieurs des Etats membres de la zone monétaire de l’euro ainsi redéfini.

A propos de la distinction entre la monnaie unique et la monnaie commune, il faut préciser que la première se substitue aux monnaies nationales, devenant le seul étalon monétaire pour tous les pays de la zone l’ayant adopté. Au contraire, la monnaie commune ne remplace pas les monnaies nationales qui demeurent pour toutes les transactions internes aux Etats. Par contre, ces monnaies nationales ne sont convertibles, selon une parité préalablement fixée, que dans la monnaie commune, unité de compte dans laquelle sont réalisés tous les échanges internationaux. Seule cette monnaie commune est cotée sur le marché libre des changes.

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Dans une première étape, l’économiste, après un panorama historique et théorique, établit un ensemble de constats qui tendent à démontrer l’échec de la voie choisie. La présentation de cette analyse a été ainsi ordonnée :

  • les fondements de l’euro
  • un bilan négatif
  • des réponses inadéquates

Jacques Sapir examine, ensuite, les conséquences de la situation présente et les options possibles. Cette partie est agencée de la manière suivante :

  • la défaillance des décideurs politiques
  • le coût d’un sauvetage des pays en risque de défaut
  • les options pour la sauvegarde de l’euro
  • les bénéfices pour la France d’une monnaie dévaluée
  • en l’absence d’alternative, sortir de l’euro

L’essai s’achève sur quatre remarques :

  • la résolution de la crise est d’essence politique
  • l’abandon de l’euro n’est pas la fin de l’Europe
  • une nouvelle monnaie de réserve à définir
  • la coordination monétaire plutôt que la coopération

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Si elle survient dans un contexte économique et financier dégradé après la crise dite des « subprimes » intervenue aux Etats-Unis en 2007 – 2008 et la perte par ceux-ci de leur note AAA, la crise qui affecte la zone euro a, d’abord, un caractère spécifique avec la conjonction de trois phénomènes :

  • « l’étranglement de certaines économies d’Europe par le montant des dettes tant publiques que privées » dû au seul financement possible par les marchés financiers (les avances des banques centrales ou la détention obligatoire par les banques commerciales d’un montant de dettes publiques en proportion de leurs actifs étant exclues) et à un taux de change unique qui altère fortement la compétitivité ;
  • une croissance des pays de la zone inférieure à celle des pays développés du fait des taux d’intérêt élevés imposés par la BCE et de la surévaluation de la monnaie qui en résulte ;
  • l’absence d’unification des politiques budgétaires et économiques et des réglementations bancaires ; cette unification supposant un Etat fédéral et « les puissants mécanismes de transferts associés », prohibés par les traités. Les conditions d’un fédéralisme n’étant en aucune manière réunies, Jacques Sapir souligne que les dirigeants des différents pays ont ainsi cédé à « l’idéologie européiste et au mythe des Etats-Unis d’Europe ».

Les fondements de l’euro

Esprit tourné vers l’analyse économique approfondie, l’auteur met en évidence deux théories censées justifier la création d’une monnaie unique. Il retrace aussi l’historique de cette construction monétaire avant de préciser les conditions de sa mise en place.

Les références théoriques

Elles touchent à deux arguments. L’un justifiant, par la nécessité, la création d’une monnaie unique, l’autre postulant, par principe, que cette création engendrerait « une unification rapide des mécanismes économiques » des pays attachés à cette monnaie.

La nécessité a pour fondement un article de Robert Mundell, publié en 1961, selon lequel « une économie, en régime de libre échange et de libéralisation des capitaux, ne pouvait plus avoir de politique monétaire indépendante si l’on était en présence d’une mobilité parfaite – ou quasi parfaite – des capitaux ». L’essayiste observe que, dans le contexte de l’époque, la position de Mundell ne relevait que d’un « préjugé normatif libéral » visant à rapprocher l’économie du cadre théorique de « l’équilibre général » défini par Léon Walras .

Le principe est celui de « l’essentialisme monétaire », selon la dénomination de Jacques Sapir. Suivant cette théorie, recourant aux sciences sociales, la monnaie serait l’institution centrale des économies capitalistes. Par son existence même, cet instrument d’échange commun créerait les conditions d’un fonctionnement cohérent de l’économie. L’euro devait donc engendrer une homogénéité économique entre les pays l’ayant adopté.

L’historique

La volonté d’ordonner l’espace monétaire propre aux pays membres de la Communauté économique européenne, devenue l’Union européenne, le 1er novembre 1993, date du début des années soixante-dix à la suite du rapport « Werner ». Ce fut d’abord le « Serpent monétaire européen », instauré par l’accord de Bâle du 10 avril 1972, qui limita, dans un premier temps à plus ou moins 1,5 % les marges de fluctuations entre les monnaies des pays signataires, ces marges furent portées à plus ou moins 2,5 % en mars 1973. L’accord faisait suite aux bouleversements intervenus sur le marché des changes après la décision du Président des Etats-Unis, le 15 août 1971, de suspendre la convertibilité-or du dollar. La chute des cours de la livre sterling, de la lire, du franc français par rapport au Deutsche Mark obligea la Grande Bretagne et l’Italie à quitter définitivement le dispositif et la France, temporairement, à deux reprises. Cette situation amena le président de la Commission européenne, Roy Jenkins, à faire, le 27 octobre 1977, une première proposition de création d’une monnaie unique, assortie d’un budget communautaire représentant une contribution de 10 % du produit intérieur brut de chacun des pays. Finalement, il est décidé de créer, le 13 mars 1979, le Système monétaire européen fondé sur une valeur de référence, l’ECU , avec une marge de fluctuation de plus ou moins 2,25 % des monnaies participantes par rapport à cette valeur de référence. Le système, dans son existence, sera marqué par plusieurs ajustements de parité dont trois dévaluations françaises.

Jacques Sapir remarque que « cet échec fut largement perçu comme le produit d’une spéculation que l’on ne pouvait empêcher et traduisant l’inanité de demi-mesures ». La monnaie unique paraissait alors comme le seul moyen de s’affranchir de la spéculation. En fait, cette monnaie instaurée, la spéculation, aux premiers signes d’incertitude allait se porter des taux de change aux taux d’intérêt. L’auteur considère qu’au travers de ces expériences c’est la notion même d’une liberté de mouvement des capitaux qui est en cause, idée régulièrement reprise dans l’essai.

La création de l’euro et le rôle de l’Allemagne

Selon l’auteur, loin d’être pour l’Allemagne réunifiée le « sacrifice » présenté, l’union monétaire répondait, en réalité, dans les conditions de sa mise en œuvre, à ses intérêts bien compris. L’effondrement démographique de la première puissance économique du continent supposait pour le paiement des retraites futures l’accumulation et la capitalisation d’une richesse patrimoniale. Il en découlait deux exigences :

  • « l’accès sans restrictions, qu’elles soient tarifaires (principe du Marché unique) ou monétaires (impossibilité de dévaluer) aux principaux marchés de ses voisins (la France, l’Italie, l’Espagne) » ;
  • « une soumission accrue à la logique des marchés financiers » afin de placer de la manière la plus judicieuse les revenus tirés de la position commerciale. De ce point de vue, Jacques Sapir observe qu’il découle « de la prise de conscience de la crise démographique » en Allemagne une importance croissante du secteur financier. A l’examen des statistiques économiques, il apparaît que le secteur industriel est en rétraction depuis une vingtaine d’années.

En contrepartie d’une ouverture totale de leurs marchés, les partenaires de l’Allemagne bénéficiaient, au travers de l’euro, de taux d’intérêt très bas leur permettant par un endettement à « bon compte » d’acheter ses produits.

Cependant, le système comportait de fortes contraintes :

  • les Etats ne pouvaient emprunter qu’auprès des seuls marchés financiers, la première puissance économique de l’Union y voyait le moyen de les obliger à des politiques économiques rigoureuses ;
  • le principe d’une mutualisation de la dette était exclu, jugé « anticonstitutionnel » par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe ;
  • l’absence d’une solidarité fiscale et budgétaire.

Or, concernant ce dernier point, Jacques Sapir souligne que « pour fonctionner, la monnaie unique suppose que l’on puisse transférer des ressources vers les régions qui seraient indûment pénalisées lors d’un choc asymétrique ou qui s’appauvriraient car la productivité y serait plus faible que dans d’autres régions ». Un monopole monétaire dans une économie hétérogène implique « un volet important de redistribution » selon la situation des territoires, faute de quoi, comme c’est le cas entre les pays de la zone euro, les écarts de productivité et de coût salarial réel sont accrus.…

Michel Leblay

Pour accéder au texte intégral, cliquer ici.

– Jacques Sapir, Faut-il sortir de l’euro ?, éditeur Seuil, 12/01/2012, 204 pages

[box class=”info”] Source :  Polémia – 4/06/2012 [/box]

Capitalisme rhénan, politique industrielle et préférence communautaire pour sauver l’euro et l’emploi ! Tribune libre de Marc Rousset

Capitalisme rhénan, politique industrielle et préférence communautaire pour sauver l’euro et l’emploi ! Tribune libre de Marc Rousset

Les rafistolages monétaires de la BCE, quelques «obligations projet » et des interventions ponctuelles de la BEI ne serviront qu’à reporter l’éclatement de la zone euro si des mesures structurel les à long terme porteuses d’avenir, de croissance et d’emploi ne sont pas mises en place immédiatement. Le » Ministère du redressement productif « ne doit pas devenir l’ambulancier de service des seules entreprises en difficulté avec des mesures électoralistes aussi démagogiques et inefficaces que coûteuses.

Fin de la logique financière anglo-saxonne de la primauté de l’actionnaire et retour au capitalisme industriel rhénan ainsi qu’à la préférence communautaire

Il faut en finir avec les profits à court terme, les stock options et opposer à la la logique de l’actionnaire, la logique à long terme des parties prenantes de l’entreprise (« stakeholders » ). L’entreprise doit penser avant tout à son développement et à sa survie à long terme. La finalité de l’entreprise n’est pas de satisfaire les intérêts immédiats des actionnaires, mais de prendre aussi en compte les attentes de tous ses ayants droits et plus particulièrement de son innovation, de sa recherche, de ses investissements et de la stabilité de son personnel. Cette contradiction avec les intérêts de l’actionnaire et la pression des analystes financiers est en partie responsable de la désindustrialisation française. Mais la cause première est bel et bien le libre échange mondialiste qui ne met pas en place des droits de douane pour compenser les bas salaires, les coûts sociaux et les charges environnementales , ce qui oblige les entreprises à délocaliser . Le retour à la préférence communautaire est impératif pour la France !

Pour une politique industrielle de la France sous peine d’éclatement de la zone euro

IL faut tout d’abord poser en préambule que sans diminution des coût salariaux français et des prélèvements fiscaux dans les entreprises , sans redressement de la compétitivité, toute politique industrielle est vouée à l’échec car cela équivaudrait à des postures électorales , à élaborer en fait des stratégies industrielles reposant sur du sable.

Une politique industrielle doit contribuer essentiellement à produire des biens sur le territoire national en choisissant des créneaux judicieux afin de les exporter. C’est tout à fait le contraire de ce que vient de faire Renault qui avec son usine de Tanger et sans protection douanière européenne a contribué à la politique industrielle marocaine, mais en aucun cas à une stratégie volontariste industrielle française . Pendant ce temps, les Etats-Unis imposent des droits de douane pour les cellules photovoltaïques provenant de la Chine dont le montant varie de 31% à 250% sur les entreprises !

La France ne pourra pas faire non plus l’économie d’une nouvelle politique énergétique en développant son industrie nucléaire, tout en s’intéressant à quelques énergies renouvelables. IL importera aussi de se poser t sérieusement la question de l’exploitation ou non du gaz de schiste, après avoir engagé toutes les études nécessaires préalables et investi dans des programmes de recherche et de développement sans a priori, comme cela avait été fait avec succès pour de nombreuses réalisations françaises pendant les « trente glorieuses ».

Améliorer l’avantage compétitif français ne signifie pas embaucher des fonctionnaires inutiles pour palabrer sur le sujet avec empilement des fonctions au niveau de l’Etat, des régions, des départements, des communautés urbaines, des villes , et des chambres de commerce et d’industrie. Mais bien de prendre des mesures incitatives et d’apporter des aides efficaces et concrètes aux PME et PMI. IL faut en terminer avec les hôtels de région à 200 millions d’euros, les 22 ambassades inutiles des régions à l’étranger, et les 700 000 fonctionnaires territoriaux tout récemment recrutés !Cela signifie aussi réduire les charges inadmissibles de 76 milliards d’euros par an du coût de l’immigration dont personne ne parle jamais dans le monde politiquement correct.IL importe également de diminuer les prestations sociales laxistes en se limitant aux seules prestations justes ,équitables et nécessaires ! L’Allemagne a donné l’exemple avec son remède de cheval Hartz IV qui , au-delà de sa très grande dureté, montre à la France la direction à prendre sur le chemin du bon sens et du redressement !

L’idée de TVA sociale, au lieu d’être abandonnée pour des raisons démagogiques de diminution du pouvoir d’achat et de la demande devrait au contraire être reprise pour encourager l’offre et la compétitivité des entreprises fabriquant sur le territoire national.

Le risque du décrochage de la France par rapport à l’Allemagne

Le capitalisme rhénan allemand donne des résultats intelligents car les syndicats allemands ne cherchent pas à mettre en danger la croissance et la productivité. Les dernières augmentations accordées en Allemagne, après dix années d’efforts et de vaches maigre devraient encourager la France à limiter au contraire les salaires pour se donner un peu d’oxygène compétitif !

Les creusements des déficits commerciaux français aboutiront sinon à une crise sans précédent avec l’Allemagne qui ébranlera les fondements mêmes de la construction européenne, tout éclatement de l’UE devant au contraire aboutir à une refondation France/Allemagne sur une base carolingienne !

La Chine est en passe de ravir à la France la place de premier partenaire commercial de l’Allemagne. En 2007, les ventes allemandes à la Chine (30 milliards d’euros) ne représentaient qu’un tiers des ventes allemandes à la France(91 milliards).En quatre ans, le commerce avec la France a peu évolué. En revanche les ventes allemandes à la Chine (machines outils et voitures de luxe) ont dépassé les 60 milliards et les importations allemandes de Chine (appareils électroniques et vêtements) les 75 milliards d’euros.

Le déséquilibre franco-allemand de 35 milliards d’euros a représenté la moitié du déficit global français en 2011. Si rien ne change, des ratés inéluctables apparaitront dans le couple franco-allemand soi-disant moteur de l’Europe tandis que le Lombard Mario Monti montre l’exemple des mesures structurelles à prendre pour améliorer la nécessaire et insuffisante compétitivité française !

En conclusion, la France s’installe dans un déficit structurel créé par sa désindustrialisation et son manque de compétitivité. La France et l’Allemagne doivent faire émerger un nouveau modèle industriel avec une harmonisation fiscale et sociale. Un rapprochement et une collaboration avec la Russie s’impose également. Rien ne résistera à long terme aux pays émergents, aux Etats-Unis et à la Chine, pas même l’Allemagne, si la préférence communautaire n’est pas rétablie et si la France ne met pas en place immédiatement une politique industrielle tout en s’inspirant davantage des vertus du capitalisme rhénan .

Marc Rousset, économiste, écrivain, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou »

Image en Une : logo fait d’après le modèle de celui de la douane allemande.
Référendum sur le Pacte budgétaire européen : les Irlandais hésitent mais n’ont guère le choix

Référendum sur le Pacte budgétaire européen : les Irlandais hésitent mais n’ont guère le choix

24/04/2012 – 10h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Les Irlandais vont-ils approuver le Pacte budgétaire européen lors du référendum qui aura lieu le 31 mai prochain ? La plus grande incertitude semble régner aujourd’hui quant au résultat du scrutin.

Signé par 25 des 27 Etats-membres de l’Union européenne, la ratification du Pacte budgétaire européen par le Parlement irlandais doit être préalablement approuvée par référendum. Cette procédure démocratique, prévue par la Constitution irlandaise, provoque de vives inquiétudes à Bruxelles qui n’oublie pas que l’’Irlande avait rejeté le traité de Nice en 2001 et celui de Lisbonne en 2008. Ce n’est en effet qu’après avoir obtenu de nouvelles concessions que ces traités avaient finalement été ratifiés.

Selon un sondage réalisé par l’institut IPSOS/MRBI publié la semaine dernière par l’Irish Times, si 30% des personnes interrogées se sont déclarées en faveur du «oui» contre 23% en faveur du «non», 39% des électeurs irlandais n’ont pas encore arrêté leur position.

Le principal syndicat irlandais, le SIPTU, vient d’annoncer de son côté qu’il n’appellera à voter « oui » que si le traité inclut un engagement de créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois. Forte de 200.000 membres, cette organisation, qui avait contribué au rejet du Traité de Lisbonne en 2008, pense en effet que le pacte impose « une approche à sens unique sur l’austérité qui ne fonctionnera pas ».

Le président du SITPU, Jack O’Connor, a affirmé dans un communiqué que si le gouvernement acceptait cette proposition, son organisation appellerait à voter en faveur du Pacte « parce qu’il nous donnera à tous une chance de sortir de ce cauchemar ».

Nombreux sont en réalité les Irlandais qui craignent que leur pays – qui a déjà reçu une aide financière de 85 milliards d’Euros – se retrouve dans une position difficile si le traité était rejeté. Cela aurait en effet pour conséquence de barrer l’accès de l’Irlande au Mécanisme européen de stabilité, au cas où elle aurait besoin de faire appel à une nouvelle aide internationale. La Troïka tient bien en laisse le Tigre celtique.

Crédit photo : Informative, via Flickr, licence CC
Les européistes veulent interdire le financement européen des eurosceptiques

Les européistes veulent interdire le financement européen des eurosceptiques

06/04/2012 – 15h30
BRUXELLES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Le 29 mars, le Parlement européen a voté un texte par lequel, « il se dit inquiet du fait que les principes sur lesquels l’Union européenne est fondée, à savoir les principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ainsi que de l’État de droit ne sont pas totalement respectés ».

Il est également souligné qu’une subvention du Parlement ne devrait être octroyée qu’aux partis qui respectent scrupuleusement les principes fondateurs de l’Union ainsi que la charte des droits fondamentaux. « De fait le Parlement demande par conséquent que ce règlement soit révisé en conséquence ».

Tout esprit curieux aura compris que la modification des règles conduira à la non reconnaissance de l’Alliance européenne des mouvements nationaux, regroupant neuf partis dont le Front national afin qu’elle ne puisse plus bénéficier d’un financement. Cela sur un critère idéologique.

Crédit photo : JFLogan/Wikipédia sous licence CC

Les pays européens devront accueillir toujours plus de réfugiés

Les pays européens devront accueillir toujours plus de réfugiés

31/03/2012 – 10h15
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) – 
Le programme adopté avant hier par le parlement européen a pour but d’installer dans l’Union européenne les personnes qui ont reçu le statut de réfugiés. Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 172 000 personnes devront être « réinstallées » (c’est le terme consacré) en 2012.

Les priorités couvriront les réfugiés irakiens en Turquie, en Syrie, au Liban en Jordanie ; les réfugiés afghans en Turquie, au Pakistan, en Iran ; les réfugiés congolais au Burundi, au Malawi, au Rwanda, en Zambie ; les réfugiés somaliens en Éthiopie ; les réfugiés birmans au Bengladesh, en Malaisie, en Thaïlande, les réfugiés érythréens dans l’est du Soudan, etc.

Le « Fonds européen pour les réfugiés », financé par les Etats de l’Union, déboursera entre 4000 et 6000 euros par réfugié.

Photo : Parlement européen à Strasbourg. Crédit photo : JLogan, domaine public.
Bruxelles maintient sous perfusion le régime vietnamien

Bruxelles maintient sous perfusion le régime vietnamien

30/03/2012 – 08h00
HANOI (NOVOpress) –
Selon le site internet du Courrier du Vietnam, édité par l’agence vietnamienne d’information, le vice-Premier ministre Hoàng Trung Hai a « apprécié les bonnes relations entre le Vietnam et l’UE ces derniers temps ». Et pour cause ! L’Union européenne (UE) est l’un des plus importants bailleurs de fonds du régime vietnamien avec 754 millions d’euros octroyés en 2012.

En déplacement à Hanoi le 28 mars, Andris Piebalgs, commissaire au développement de l’Union européenne, a confirmé que Bruxelles renforcerait sa coopération économique avec le Vietnam. En janvier dernier, l’Union Européenne avait aussi manifesté son désir d’inaugurer avec Hanoi « un dialogue de haut niveau sur les droits de l’Homme », tandis que la répression contre la dissidence s’est aggravée depuis 2009.

Mais dans le même temps, l’UE maintient sous perfusion l’une des dernières dictatures communistes au monde. Un nouvel exemple du double discours très prisé par les technocrates bruxellois. A l’image de tout l’argent européen détourné par des pouvoirs corrompus en Afrique depuis des décennies, qui bénéficiera réellement de ces centaines de millions d’euros dans ce pays d’Asie du sud-est : le peuple vietnamien ou les dirigeants à la tête d’une dictature vieille de près de 40 ans ?

Photo : drapeau du Vietnam. Crédit photo : buck82 via Flickr, licence CC.
Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

[Tribune libre] Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

Bonne nouvelle : les instances européennes ont été obligées de reconnaître le statut de parti politique de l’Alliance européenne des mouvements nationaux, dirigée par le Français Bruno Gollnisch.

Cette formation a reçu une dotation de 300 000 euros pour l’année 2012, afin de valoriser les idées patriotiques au niveau européen.

L’information est passée relativement inaperçue : lors de la session plénière du Parlement européen de la semaine du 13 février 2012, les instances européennes ont reconnu le statut de « parti politique au niveau européen » à l’AEMN (Alliance européenne des mouvements nationaux), présidée par le député européen du FN Bruno Gollnisch. Ceci, car elle est parvenue à atteindre le quota nécessaire d’élus de plusieurs Etats membres de l’Union. Bonne nouvelle : elle recevra désormais une dotation annuelle de près de 300 000 euros !

Il ne faut toutefois pas confondre un groupe parlementaire au Parlement européen (les élus FN y siègent actuellement comme non-inscrits) avec un parti politique européen, qui peut regrouper des formations politiques, des élus européens, nationaux ou régionaux. Les financements obtenus par un parti politique au niveau européen ne peuvent en aucun cas servir à financer les partis nationaux qui les constituent, mais uniquement à diffuser en Europe les idées et programmes de ce parti.

Cette petite victoire a principalement été obtenue grâce à la persévérance de Bruno Gollnisch, de Béla Kovács, député européen et responsable des affaires extérieures du parti populiste hongrois Jobbik, trésorier de l’AEMN, et de Nick Griffin, député européen et président du British National Party (BNP).

Les européistes grincent des dents

L’AEMN a été constituée à Budapest le 24 octobre 2009, lors du congrès du Jobbik. Elle rassemble principalement le FN, le Jobbik, le BNP, ainsi que plusieurs petits partis nationalistes en Europe (tels Fiamma Tricolore en Italie, l’ex-FN belge ou le parti nationaliste ukrainien Svoboda).

L’association AEMN a ensuite été constituée de façon informelle à Strasbourg, en tant qu’association de droit local alsacien-mosellan, mais n’a pas su remplir, entre 2009 et 2011, les critères nécessaires à sa reconnaissance par les instances européennes. L’adhésion d’un député lituanien a toutefois permis de franchir les critères nécessaires pour l’année 2012.

Début 2011, après son accession à la présidence de son parti, Marine Le Pen a toutefois quitté l’AEMN, pour mettre en œuvre une stratégie européenne différente et se rapprocher des partis qui sont davantage dans la mouvance « populiste », tels le FPÖ autrichien, le Vlaams Belang flamand ou la Lega Nord italienne.

En tout état de cause, ce n’est pas avec le sourire que les dirigeants européens se sont vus contraints d’entériner la reconnaissance de l’AEMN. Le député socialiste britannique (d’origine indienne) Claude Moraes a tout simplement appelé au boycott de cette formation ! Quant à Edward McMillan-Scott, vice-président du Parlement, il s’est publiquement inquiété du fait que les différents partis qui constituent cette alliance coopèrent entre eux (bigre ! Des élus de même sensibilité politique coopérant entre eux !) et qu’ils constituent une plateforme commune en vue des élections européennes de 2014.

La troisième force européenne

Bruno Gollnisch peut cependant rassurer ces esprits frileux, contrairement à ce que l’on pouvait supposer, il ne sera pas question de coalition européenne : « Nous sommes des nationaux conséquents et chacun dans son pays a vocation à être souverain. La dénomination “parti politique européen” peut être trompeuse, mais nous sommes surtout une alliance de patriotes et de souverainistes ». Quant aux fonds alloués pour l’année 2012, « ils seront principalement utilisés pour l’organisation de colloques et l’ouverture de sites Internet d’information sur les ravages du mondialisme sur nos identités. Nous voulons aussi lutter contre la diabolisation dont nous sommes l’objet. Nous tiendrons une réunion, début mars, pour décider de la façon dont nous ferons usage de ces fonds ». Quant aux critiques du vice-président McMillan, « le véritable scandale n’est pas que nous récupérions quelques miettes des subventions accordées aux partis politiques européens, mais que certains prétendent en avoir le monopole : le Parti populaire européen touche près de 6 millions d’euros annuellement, et le Parti socialiste européen près de 5 millions ! »

Gollnisch regrette également que l’ensemble des élus et des formations anti-mondialistes, souverainistes et populistes ne coopèrent pas ensemble : « Nous pourrions alors constituer la troisième force politique européenne, après les chrétiens-démocrates – qui n’ont de chrétien que leur nom –, les socialistes et devant les libéraux ».

L’accession au statut de parti politique européen de l’AEMN marque en tout cas une nouvelle étape de la contestation souverainiste qui grandit au sein des élus européens. En effet, depuis 2009, on trouve à la droite du PPE deux groupes parlementaires au Parlement européen : les Conservateurs et réformistes européens, constitués principalement des partis conservateurs britannique et tchèque ; le Groupe Europe libertés démocratie dans lequel on retrouve la Lega Nord, le LAOS grec, ou le MPF de Philippe de Villiers. Et en périphérie, plusieurs partis politiques, dont désormais l’AEMN. Au vu des évolutions politique et économique actuelles et à venir, cette dernière tendance pourrait se renforcer considérablement lors du scrutin européen de 2014.

Philippe Derricks

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 7 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Photo en Une : Parlement européen à Strasbourg. Crédit photo : JLogan, domaine public.

Europe : nationalistes de tous les pays unissez-vous ! Par Philippe Derricks

A la différence des Français, les Irlandais vont être appelés à se prononcer par référendum sur le traité européen de stabilité

A la différence des Français, les Irlandais vont être appelés à se prononcer par référendum sur le traité européen de stabilité

03/03/2012 – 08h30
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Les Irlandais devront se prononcer par référendum sur le Traité relatif à la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG). C’est ce qu’a annoncé mardi en fin d’après-midi le Premier ministre Enda Kenny. Un recours au référendum écarté, en France, par Nicolas Sarkozy.

« Le peuple irlandais sera invité à autoriser par référendum la ratification du traité de stabilité européen », a déclaré au parlement Enda Kenny (photo), qui a affirmé sa conviction que c’est l’intérêt de son pays d’approuver ce traité signé fin janvier, destiné à renforcer la discipline budgétaire des Etats signataires. «Au bout du compte, cela reviendra à voter pour la stabilité économique et la reprise» a conclu le Premier ministre.

Une victoire du « non » aurait pour conséquence de réduire à néant l’unanimité de la zone euro concernant le dispositif de redressement mis au point conjointement par la Chancelière allemande et Nicolas Sarkozy : la fameuse «règle d’or» de retour à l’équilibre budgétaire qui s’imposerait à tous les Etats concernés, assortie de sanctions automatiques en cas de dépassement des plafonds. En cas de rejet du traité par les Irlandais, le pacte s’appliquerait quand même aux seize autres membres de la zone euro, avec la conséquence de créer un nouvel ensemble au sein d’une Union européenne à multiples vitesses.

Le résultat de la consultation s’annonce incertain. Si les Irlandais sont très soucieux de leur souveraineté – ils n’entendent pas remettre en question leur « particularisme » fiscal contesté par la France et l’Allemagne – ils savent aussi qu’en rejetant le traité ils perdraient le bénéfice des fonds de secours auxquels Dublin avait dû faire appel en 2010.

Ce recours au référendum semble exclu en France. « On peut parfaitement imaginer un référendum sur l’Europe, sur la monnaie unique par exemple (…), parce que la question est parfaitement claire : Voulez-vous échanger le franc contre l’euro ? » a déclaré Nicolas Sarkozy, qui estime que le TSCG ne comporte pas d’abandon de souveraineté. « S’agissant d’un traité avec 200 ou 250 articles, je ne vois pas la question claire qu’il y aurait », a-t-il enfin affirmé.

« Ce n’est pas une arme. Le référendum est une méthode qui présente un autre avantage qui consiste à dire à cette France qui souffre du fait de la crise (…) qu’elle aura la parole, qu’elle n’est pas exclue du débat et qu’elle peut trancher un certain nombre de sujets quand il y a blocage manifeste ». Depuis l’annonce de sa candidature Nicolas Sarkozy a pourtant affirmé haut et fort son intention de recourir au référendum.

A la différence des Irlandais, «la France qui souffre » ne saurait donc être autorisée à se prononcer sur un traité européen qui comporte, non pas comme l’affirme le Président de la République « 200 ou 250 articles », mais en tout et pour tout… 16 articles. Donner la parole au peuple ? Il ne faut rien exagérer.

Crédit photo : Seán licence CC.

Le maïs OGM Monsanto va-t-il être commercialisé ?

Le maïs OGM Monsanto va-t-il être commercialisé ?

25/02/11 – 12h00
PARIS (NOVOpress)
– Le 20 février dernier, les ministres de l’Écologie et de l’Agriculture ont demandé à la Commission européenne de suspendre la mise en culture du maïs transgénique MON 810.
Parallèlement à cette démarche, les autorités françaises se préparent à prendre une mesure conservatoire en cas de refus européen.

Mais dans l’attente de cette mesure, quid du maïs OGM MON810 à nouveau autorisé par les instances européennes (et le Conseil d’Etat français pour non-respect des procédures) et de sa diffusion sur notre sol ?

Face à cette question, les associations environnementalistes sont inquiètes et demandent à ce que ce maïs ne puisse pas être commercialisé durant le laps de temps nécessaire à l’Etat français pour prendre une nouvelle mesure légale d’interdiction. Cette interdiction est d’autant plus urgente que la période des semis approche.

Dans l’attente d’une mesure gouvernementale, les associations écologistes et environnementalistes « appellent au bon sens et à la responsabilité des coopératives et des agriculteurs et leur demandent de ne pas vendre ni semer ce maïs transgénique lors de la prochaine campagne ».

Elles invitent par ailleurs la population à participer à la consultation publique ouverte sur ce sujet : http://agriculture.gouv.fr/consultation-mesure-d-urgence-MON810

Crédit photo : kmillard92 via Flickr (cc).

Mondialisation : les plus pauvres règleront la facture

Mondialisation : les plus pauvres règleront la facture

13/02/2012 – 08h00
BRUXELLES (NOVOpress) — Sans doute trop occupés par la crise, le pseudo débat électoral ou les petites phrases des uns ou des autres, nos médias semblent bien avoir passé sous silence un événement pourtant de premier plan : le sommet euro-indien de vendredi dernier. Pourtant ce dernier ne visait rien moins qu’à donner une impulsion décisive à l’accord de libre-échange sur lequel l’Inde et l’UE planchent en toute discrétion déjà depuis 2007. Le porte parole du commerce de l’UE John Clamcy estimait même que cette rencontre pourrait être décisive « pour aboutir à un accord dans les meilleurs délais ».

Selon Bruxelles, les négociations seraient déjà en phase finale, et les discussions porteraient principalement encore sur l’automobile et les pièces détachées, ainsi que les vins et spiritueux. L’accord de libre-échange vise une très large ouverture du marché, la libéralisation de presque l’ensemble des échanges commerciaux entre l’EU et l’Inde, et concerne outre les marchandises et les services, également les marchés publics et la propriété intellectuelle. Les entreprises européennes bénéficieront ainsi d’un accès illimité au marché indien (1,2 milliards d’habitants), où la présence d’une classe moyenne en forte croissance et avide de produits de consommation, laisse augurer de juteuses affaires et encore plus de perspectives d’expansion. En échange, l’Inde demande en plus de droits de douane européens réduits, que l’on supprime également des critères non monétaires, comme la conformité à des normes et d’autres règlements régissant l’importation dans les pays européens.

Le secteur agroalimentaire espère des profits considérables grâce à ce nouveau et vaste marché. Les producteurs de volailles allemands qui peinent à écouler tout ce qui n’est pas blanc de poulet, pourront enfin expédier massivement par bateau tout ce que le consommateur européen boude, tout en s’épargnant d’onéreux frais de retraitement de déchets. Et les producteurs laitiers sont également dans les starting-blocks. Les seulement 4000 tonnes de lait en poudre et 15 tonnes de fromage expédiés par les Allemands entre janvier et novembre 2011 laissent espérer une marge de croissance potentielle colossale. Sans compter que comme croit le savoir Michael Lohse, porte-parole de l’Union des agriculteurs allemands, la classe moyenne indienne est friande de charcuterie et l’alimentation made in Germany bénéficie d’une excellente réputation aussi en Inde.

Pourtant, avec sa production estimée à 112,5 millions de tonnes, l’Inde est un des premiers producteurs laitiers mondiaux. Mais presque les trois quarts de ses 70 millions de vaches appartiennent à des petits ou très petits paysans, dont la survie tient aux fortes taxes sur les importations. Un récent essai de suppression des taxes douanières à la demande de l’OMC en 1999, avait abouti à une multiplication par quarante des importations de petit-lait en un an, puis à une remise en place dans l’urgence de taxes à hauteur de 60 %.

De même, l’importation massive de cuisses de poulets européennes pourrait casser les prix et menacer la survie de millions de ces petits producteurs qui élèvent leurs volailles dans les arrière-cours.

Des ONG européennes et indiennes soulignent le fait que 90% de la population travaille dans des secteurs non structurés, et que près de 800 millions d’Indiens survivent encore avec moins de 3 Dollars par jour. Cet accord de libre-échange laisse craindre un phénomène de déclassement social massif et l’ouverture de chaines d’hypermarchés occidentales risque de ruiner des millions de commerçants des rues, de marchands forains et de propriétaires de petits commerces de toute sorte, qui en l’absence d’autre formation n’auront guère de chances de trouver un autre gagne-pain.

Il y a certes une résistance à ce projet qui cherche à s’organiser sur place et appelle à des manifestations de protestation. Chez nous une bonne vingtaine de députés européens verts et de gauche ont adressé un courrier au Commissaire du commerce de l’UE Karel De Gucht, pour le mettre en garde devant les conséquences probables de cette brutale ouverture des frontières, en réclamant une pause des négociations et une analyse des conséquences prévisibles sur des groupes de population fragiles comme les pêcheurs et les agriculteurs. Et ils protestent également contre le fait que de nombreux documents de ces négociations soient systématiquement dissimulés aux représentants de la société civile.

Mais toutes ces considérations n’intéresseront sans doute guère la masse des députés européens appelés un jour prochain à se prononcer sur cet accord.

Crédit photo : McKay Savage via Flickr (cc)