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Les pays de Visegrád ont boycotté le mini-sommet de Bruxelles sur la crise migratoire

25/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les pays de Visegrád, Hongrie, Pologne, Slovaquie et Tchéquie, ont boycotté le mini-sommet européen qui s’est tenu hier dimanche à Bruxelles.

Le chancelier autrichien Kurz, qui doit prendre la présidence de l’Union européenne en juillet prochain pour six mois, s’est rendu à ce sommet pour faire entendre la position des pays d’Europe centrale : un meilleur contrôle des frontières et un renforcement de la lutte contre les réseaux de passeurs.

Macron, en colère a fustigé « des pays qui bénéficient massivement de la solidarité européenne et qui revendiquent massivement leur égoïsme national ».

Au moment où le navire de l’ONG allemande Lifeline, chargé de 239 violeurs de frontière potentiels, s’est vu refuser l’accostage en Italie, il y a peu de chances qu’un consensus sur la crise migratoire soit trouvé entre les différents membres de l’Union Européenne.

Migrants : les pays de Visegrad boycottent le mini-sommet

22/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Jeudi, à Budapest, les quatre pays de l’Est européen les plus hostiles aux quotas de migrants ont de nouveau affiché leur unité. Pas question pour eux de se répartir des réfugiés. Les pays du groupe de Visegrad se sont réunis à la veille d’un mini sommet européen consacré à la question migratoire. Un mini sommet qu’ils ont décidé de boycotter.

Viktor Orban, Premier ministre hongrois, a notamment déclaré :

Cela ne vaut pas la peine d’insister sur les questions qui ne font pas l’objet d’un accord, je veux parler des quotas de migrants, parce que ces questions ne déboucheront pas sur une coopération, cela finit toujours en confrontation.

Et Sebastian Kurz, Premier ministre autrichien, d’ajouter :

L’agence (des frontières européennes) Frontex doit être renforcée non seulement en nombre et financièrement mais aussi en terme de pouvoir. Frontex doit être en mesure de lutter contre les passeurs dans un pays tiers pour empêcher les navires de contrebande de quitter les côtes pour se rendre en Europe.


Quelles sont les différences de politiques migratoires entre les pays de l’Union européenne ?

20/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
En 2017, 534.000 demandes d’asile ont été refusées par les pays européens, soit 100.000 de plus qu’en 2016.

Pour les deux tiers des pays européens, il y a moins de 5 réfugiés pour 1.000 habitants. ce sont les pays du Nord, et notamment la Suède, qui seraient moins hostiles à l’accueil des réfugiés.

L’Espagne affiche elle un ratio de 0,38 réfugié pour 1.000 habitants. La France accueille elle 5 réfugiés pour 1.000 habitants.


Bruxelles ou la citadelle assiégée, par Guy Rouvrais

Bruxelles a les yeux fixés sur l’Italie et la « crise » qu’elle engendre au niveau européen. Que faire ? Que faire des « migrants » ? Comment mettre Rome à la « raison » ? C’est là vision de myope. Car au-delà du cas italien, c’est l’ensemble de l’Union européenne qui se délite. C’est la crise d’un système en bout de course. De l’est à l’ouest de l’Europe, monte la marée de ce que les bien-pensants appellent le « populisme » mais qui n’est autre que le sain réflexe des nations pour leur survie, celles qui refusent que des peuples étrangers colonisent leur territoire, y apportant leurs mœurs et leur religion.

Hier, c’était la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, maintenant c’est l’Autriche qui rejoint le camp du non à la politique migratoire bruxelloise. Et même l’Allemagne de Merkel est touchée, qui doit tenir compte de la progression sans cesse croissante des nationaux de l’AfD. Angela Merkel ne pourrait plus laisser les frontières ouvertes à un million de prétendus « réfugiés » sans provoquer une crise grave dans le pays et au sein du gouvernement où le ministre de l’Intérieur a déjà exprimé son désaccord avec celle qui en est le chef.

Bruxelles est une citadelle assiégée mais continue de tancer les uns, d’exercer des représailles financières sur les autres, ou d’en déférer certains autres devant la justice européenne. Le sol se dérobe sous leurs pieds et nos eurocrates font comme si de rien n’était, comme si les peuples restaient partisans d’une « union toujours plus étroite », selon Maastricht, et subissaient dans la joie ce que Jacques Delors, dans ses Mémoires, appelait « une sorte de doux despotisme éclairé » qui est celui de la Commission européenne. Non seulement le despotisme est toujours là, mais, loin d’être éclairé, il est aveugle et, s’il est doux aux « migrants », il est dur aux autochtones.

Il n’y a pas de sens de l’Histoire. Ou, plutôt, il est celui que font les hommes, ce n’est pas une fatalité commandée par l’économie, mais le fruit d’agents libres. Or, si l’on voit tous les signes qui s’accumulent depuis quelques décennies, ils vont tous dans le même sens, celui d’une décomposition de l’Union européenne.

Du referendum sur la ratification du traité de Maastricht, présenté comme fondateur mais qui n’a été approuvé que de justesse, au retrait de la Grande-Bretagne, en passant par le non à la constitution européenne, toutes les consultations signent le désenchantement puis le rejet engendrés par cette Europe. De même, les élections dans les pays de l’Est et de l’Ouest voient soit la victoire de ceux qui refusent cette Europe soit leur progression spectaculaire. Ce qui est arrivé en Italie s’inscrit dans cette dynamique-là. On ne voit pas ce qui peut l’arrêter, Bruxelles n’ayant remédié à aucun des maux que dénoncent les souverainistes. Le principal étant son incapacité à protéger les frontières de l’Union européenne de ceux qui veulent s’y installer sans demander notre avis. Au Parlement de Strasbourg, il y a déjà un quart des députés qui mettent l’intérêt national au-dessus de ceux de l’UE. Il se peut que l’année prochaine ils soient la majorité et donnent ainsi le coup de grâce à une Union agonisante.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 15 juin 2018

eric-zemmour

Éric Zemmour : “Immigration, PAC : le système européen ne fonctionne plus”

07/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Après l’échec du sommet au Luxembourg de l’Europe sur les migrants, l’Europe semble en panne sèche. Mais il y a d’autres sujets de discorde, assure le polémiste Éric Zemmour.

On nous avait dit “l’Europe protège”. On nous avait dit “l’union fait la force”. On nous avait dit “la France est notre patrie, l’Europe est notre avenir”. Pas un jour où tous ces beaux slogans ne montrent pas leur inanité. Migrants, agriculture, euro, défense, Gafa, Iran, Russie, commerce international. Pas un sujet, où l’Europe ne déploie pas son incapacité à tenir ses promesses.

Europe bloquée, Europe divisée, Europe impuissante. Ce n’est plus une simple crise, mais une crise du système. Ce ne sont plus des limites ou des insuffisances, mais un vice de fabrication. Un péché originel.
L’Europe s’est bâtie sur deux piliers, le marché et le droit. Le marché concurrentiel pour faire prospérer les européens ; le droit pour réguler une société ouverte et démocratique. Ces deux piliers de la construction européenne sont aujourd’hui défaillants.


La parole libérée affole l’Union européenne, par Ivan Rioufol

L’Union européenne creuse sa tombe. De la même manière que la glasnost avait précipité la chute de l’Union soviétique, la libération de la parole des peuples ébranle la citadelle bruxelloise. La pression exercée par l’UE sur le président italien, Sergio Mattarella, pour qu’il s’oppose au gouvernement choisi par les populistes vainqueurs des élections législatives a toutes les caractéristiques d’un coup de force. Le déni de la démocratie est flagrant, d’autant que Mattarella avait été désigné par l’ancienne majorité du parti démocrate, battue le 4 mars. Le comble de la provocation a été atteint avec la nomination comme président du Conseil de Carlo Cotharelli, ancien membre du FMI.

Les Italiens, qui ont donné la majorité parlementaire à deux formations antisystème (La Ligue, le Mouvement 5 étoiles) vont donc être dirigés… par ce que le Système peut produire de plus caricatural. La trahison est tellement énorme qu’elle laisse deviner la panique qui s’empare du pouvoir européen. Ceux qui lui reprochaient, notamment sur ce blog, d’être coupé des gens et des nations n’ont plus à démontrer l’accusation. L’Union européenne a déclaré la guerre aux souverainetés nationales. Et Emmanuel Macron a apporté, avec Angela Merkel, son soutien au coup d’Etat légal du président italien. Ce ruissellement de fautes bouscule l’histoire.

La dérive autoritaire et anti-démocratique de l’UE risque d’accélérer sa chute ou du moins sa refondation. C’est cette pente qu’a imprudemment prise Mattarella : il peut très bien se retrouver demain dans la situation du président français Patrice de Mac Mahon en 1877, sommé par le vainqueur des législatives, Léon Gambetta, de “se soumettre ou se démettre”. Reste cette autre infâmie qui se profile chez les populophobes, qui laissent déjà entendre qu’un néo fascisme se dissimulerait derrière la nouvelle peuplocratie, ce monde de demain que Macron ne veut pas suivre.

Parce que des manifestations de protestations sont prévues le 2 juin en Italie, des commentateurs veulent y voir un parallèle avec la Marche sur Rome de 1922 organisée par les faisceaux de Mussolini. Or les mouvements souverainistes, qui s’accroissent partout en Europe, sont tout au contraire en demande de démocratie directe, alimentée par les référendums d’initiative populaire et les réseaux sociaux. Le Mouvement 5 étoiles est lui-même l’expression novatrice de ce pouvoir de l’internet, qui permet de soutenir que le roi est nu. Il est peu probable que cette libération de la parole, que cherche à entraver l’UE aussi bien que la macrocrature, se laisse docilement canaliser. Face au camp du rappel à l’ordre, celui de la liberté a tout mon soutien.

Ivan Rioufol

Texte daté du 30 mai 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Eric-Zemmour

Éric Zemmour : “L’Italie, plutôt barbare qu’asservie”

22/05/2018 – EUROPE (NOVOpress)
La nouvelle coalition au pouvoir en Italie, entre les deux partis qualifiés de populistes (la Ligue et le M5), effraye les capitales européennes et les milieux économiques.

C’est un échange de mots aigre-doux qui en dit long. Sur l’Italie, sur l’Europe et sur l’état de nos régimes démocratiques. Il y a quelques jours, le Financial Times, le grand journal britannique des milieux d’affaires et de la finance internationale, a dénoncé le nouveau pouvoir qui s’installe en Italie en le qualifiant de “nouveaux barbares”. Le patron de la Ligue, Matteo Salvini, a sèchement répliqué du tac au tac : “Je préfère être un barbare qu’un serf”.

Salvini connait le sens des mots et des symboles politiques. Un serf, ce n’est pas tout à fait un esclave, mais ce n’est surement pas un citoyen. Un serf, au Moyen-Àge, a contracté des liens d’allégeance avec son seigneur qui lui permettent de vivre, mais font qu’il n’est pas un homme libre. Ce régime s’appelle la féodalité.

Et les seigneurs sont des féodaux. Salvini a employé le mot juste. Officiellement, le peuple italien est un peuple libre puisqu’il vote et choisit ses dirigeants.


[Vidéo] Fake news, désinformation et Union européenne

07/05/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le Brexit, l’élection américaine, l’affaire Cambridge Analytica ont dévoilé des pratiques d’influence jusqu’alors inconnues sur les réseaux sociaux.

Pour en débattre, Rachel Marsden de Radio Sputnik recevait François-Bernard Huyghe, spécialiste de communication et de cyberstratégie à l’IRIS.


Vu sur Twitter

Hubert Védrine : «Les Européens ont peur de la puissance»

Publié le

L’Union européenne félicite Twitter pour sa politique de censure

Jusqu’en novembre 2017 Twitter attribuait aux « bons » comptes (ceux des journalistes officiels et des politiques mainstream) un petit rond bleu avec un V majuscule au milieu, V comme Vérifié. Si la plupart des anciens comptes avec un V ont été maintenus, un certain nombre se sont vus supprimer leur V, principalement dans les rangs de la droite conservatrice américaine. Miracle de Noël, le compte Twitter de Julien Assange a mystérieusement disparu puis s’est retrouvé rétabli la nuit de Noël 2017.

L’UE satisfaite

L’Union européenne a félicité les entreprises américaines pour leur loyauté dans leur programme de « lutte contre les contenus haineux ». Traduction : tout compte sur un réseau social s’exprimant d’un ton un peu vif contre l’Union européenne et sa politique pourra – pardon devra – être supprimé.

Dans un communiqué de la Commission européenne du 20 janvier 2018, le Vice Président de la Commission européenne pour le marché numérique, Andrus Ansip (photo), s’est félicité des progrès :

« Les résultats d’aujourd’hui montrent clairement que les plateformes en ligne prennent au sérieux leur engagement d’examiner les notifications et de supprimer dans la journée les discours haineux illégaux »

Mais veut aller plus loin

Mais « d’autres défis demeurent malgré tout, notamment l’absence de retour systématique d’informations aux utilisateurs ». La rééducation des utilisateurs est considérée comme insuffisante car un tiers d’entre eux ne sont pas avertis. « Le retour d’informations aux utilisateurs fait toujours défaut pour près d’un tiers des signalements en moyenne, les taux de réaction variant d’une entreprise des technologies de l’information à l’autre ». Fort heureusement « 70% des messages haineux dénoncés sont supprimés …grâce aux signalements par les ONG et instances publiques participant à l’évaluation ». Big Brother et Big Other ont de beaux jours devant eux.

Article paru sur le site Ojim

L’adhésion de la Turquie à l’UE, un « objectif stratégique » pour Erdogan

28/03/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Recep Tayyip Erdogan s’est rendu avant-hier en Bulgarie pour un sommet avec les dirigeants des institutions européennes.

Avant de quitter le sol turc pour ce sommet à Varna, il a assuré à la presse que l’adhésion de son pays à l’Union européenne restait un « objectif stratégique ».

Il a ainsi affirmé : « Ce que nous attendons, c’est que les obstacles (…) aux négociations soient levés et que le processus d’adhésion soit revitalisé. »

Le Président turc a ajouté qu’il ne tolérerait pas le « deux poids, deux mesures » à l’égard de son pays. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et celui du Conseil européen Donald Tusk se sont par la suite entretenu avec M. Erdogan lors d’un dîner de travail dans la station balnéaire bulgare.

Ivan Rioufol parle de certains “pays d’Europe plus attirés par la virilité de Poutine que par la féminité de Bruxelles”

Quand l’Occident dénonce la propagande du régime russe, le moralisateur oublie de se regarder lui-même dans la glace. Vladimir Poutine peut dire merci à ses procureurs et à leurs gros sabots : les accusations portées par la Grande-Bretagne, qui a désigné sans preuve “le Kremlin de Poutine” dans l’empoisonnement d’un agent double à Salisbury, a eu pour effet de mobiliser l’électorat russe autour de son leader. Dimanche, Poutine a été plébiscité pour un 4e mandat présidentiel avec 76,7% des voix et une participation de 64,7%. Les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et l’Union européenne, qui ont cru bon d’appuyer la dénonciation non étayée de Londres, doivent aujourd’hui faire face à un monde russe légitimement excédé d’être ainsi diabolisé par les donneurs de leçons loin d’être vertueux. Les soupçons de bourrages d’urnes, que relatent ce lundi les médias français, passent sous silence le pénible bourrage de crâne de la propagande occidentale. La Russie de Poutine est encore loin d’être une démocratie véritable.

Mais l’autoritarisme du tsar vaut celui du petit Bonaparte. Dominique de Villepin a d’ailleurs dénoncé, dimanche, “la tentation autoritaire” d’Emmanuel Macron (Le grand Jury RTL-LCI-Le Figaro). C’est Macron qui se réclame d’une position jupitérienne, après avoir fait croire qu’il serait à l’écoute de la société civile. Sa haute idée de lui-même s’ajoute à son mépris des corps intermédiaires, à son désir de limiter le droit d’amendement des parlementaires, ou à sa volonté de mettre l’internet sous surveillance au prétexte de traquer les propos racistes. La macrocrature dissimule un despotisme qu’il serait temps de regarder de plus près.

Cette coalition occidentale contre Poutine est d’autant plus absurde que l’homme fort de Moscou est celui qui est venu en aide aux Chrétiens d’Orient, lâchés par l’Europe pusillanime et menacés d’éradication par l’Etat Islamique. Ceux qui accablent le président russe sont les mêmes qui viennent de se soumettre honteusement au président turc Recep Erdogan, dont les troupes sont entrées victorieuses, dimanche, dans l’îlot kurde d’Afrine (Syrie). Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Union européenne, oubliant leurs grands principes, ont abandonné à son sort leur allié kurde, pour ne pas fâcher le sultan Erdogan qui menace de pousser vers l’Europe les réfugiés qu’il retient encore sur son territoire.

L’Occident a un ennemi mortel, représenté par l’islam totalitaire. C’est contre lui que les belles âmes se devraient d’être intransigeantes. En réalité, le camp occidental devrait regarder derrière lui : il s’apercevrait que personne ne le suit plus dans ses déclamations narcissiques et hautaines. Son mépris pour la Russie de Poutine est en train de pousser ce continent, par dépit, vers des alliés dangereux comme la Chine, la Turquie ou l’Iran.

Jeudi dernier, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a déclaré : “Bruxelles ne défend pas l’Europe (…) Ceux qui n’arrêtent pas l’immigration à leurs frontières disparaissent”. Pour l’Occident sermonnaire mais tremblant, la politique du pire serait de pousser dans les bras d’une Russie amère et revancharde des pays d’Europe dégoûtés, plus attirés par la virilité de Poutine que par la féminité de Bruxelles.

Ivan Rioufol

Texte daté du 19 mars 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’Union européenne toujours sourde et aveugle, par Guy Rouvrais

Les Italiens ont toujours été les plus europhiles des Européens, y compris au sein des pays fondateurs. Eh bien, « ils » auront réussi à décourager et même à écœurer jusqu’à ceux-là ! « Ils » ce sont nos européistes, technocrates bruxellois et les dirigeants politiques dont ils sont les exécutants zélés.

Le vote « antisystème » qui s’est exprimé par le soutien massif à la droite nationale et au Mouvement 5 étoiles est, d’abord, contre cette Union européenne qui les a laissés seuls face à l’invasion des « migrants » dont la misère rend négligeable celle des Italiens qui doivent en subir les conséquences financières, les nuisances diverses et la délinquance violente. Ils ont voulu aussi sanctionner celui qui était le factotum de Bruxelles, l’ancien président du Conseil, Matteo Renzi, pour lequel tout le gratin européen avait les yeux de Chimène et dont la formation a lamentablement mordu la poussière. C’était un Macron avant la lettre, qui, comme lui, devait terrasser ce qu’ils appellent le « populisme », en réalité le cri du peuple que ceux d’en-haut ne veulent pas entendre parce qu’il met en cause leurs chimères et leur pouvoir.

Lorsque que s’écarte momentanément la victoire de la droite nationale ou souverainiste dans un pays de l’Union, Bruxelles pousse un long soupir de soulagement, ce fut le cas en Autriche quand la présidence de la République échappa d’un rien au candidat du Fpö au profit de celui des Verts ou quand Macron fut élu au détriment de Marine Le Pen. Et, prenant leurs désirs pour la réalité, les européistes annoncent alors la fin du populisme. Sourds et aveugles volontaires, ils font fi de la colère qui montent des peuples d’Europe. Ils essaient de mater la dissidence des pays de l’Est, à coups d’objurgations, menaces juridiques et sanctions financières qui ne font que renforcer le sentiment anti-bruxellois. A l’Est, ils évoquent le terroir, le respect, de la nation et de ses frontières, de sa culture, de sa foi, de ses traditions et de son âme, Bruxelles répond « fonds structurels européens » ! Emmanuel Macron a proposé que ces fonds ne leur soient dispensés qu’en fonction du « respect des valeurs européennes », sans d’ailleurs les définir plus avant.

Mais la valeur européenne fondamentale n’est-ce pas le respect de la démocratie et du suffrage universel dont l’Europe voudrait exporter le modèle partout ? Quand des électeurs dans un scrutin loyal expriment librement leur choix, nos européistes ne devraient-ils pas tous se réjouir, quel que soit ce choix ? Comment le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, peut-il se dire « inquiet » du résultat du scrutin en Italie puisque le peuple a parlé ? L’inquiétude devrait être pour un peuple bâillonné, auquel la voie des urnes est interdite, comme en Chine, ce dont Bruxelles s’accommode sans états d’âme, car les affaire sont les affaires.

Comme à chaque fois qu’une élection désavoue leur Europe, il se trouve un de ses représentants pour assurer que la leçon est comprise et que cela va changer. Cette fois, c’est le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, qui s’y colle, déclarant que ce vote « est un appel au sursaut de l’UE qui doit en tirer la leçon. » Et comme précédemment après ça, rien ne changera !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 8 mars 2018

Angela Merkel

Angela Merkel et son nouveau gouvernement veulent sauver l’Union Européenne

07/03/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Angela Merkel s’est exprimée publiquement ce lundi au lendemain de l’annonce de l’accord de coalition de son parti avec les sociaux démocrates. Les résultats du référendum interne des adhérents du parti social démocrate annoncés ce dimanche ont ouvert la voie à cette alliance, plus de deux tiers des votants se prononçant en faveur de cet accord. Presque six mois après les élections le gouvernement allemand est donc formé, ce dont Madame Merkel s’est réjouie. Elle a assuré que ce gouvernement se mettrait rapidement au travail, et s’est également prononcée sur l’avenir de l’Union Européenne.

La chancelière a affirmé qu’une voix forte de l’Allemagne aux côtés de la France et d’autres États membres serait nécessaire. Elle a notamment énuméré trois points qu’elle qualifie de défis européens. Ceux-ci sont la montée des nationalismes, illustrée parfaitement par l’Italie ce dimanche, le commerce international et notamment les États Unis qui renforcent leurs barrières douanières, ainsi que le conflit en Syrie, dans lequel l’Europe n’a pour ainsi dire aucun poids alors qu’elle en subit de plein fouet les conséquences migratoires.

Mais il apparaît que ces défis ne sont pas tous à ranger sous la même appellation. En effet la montée des nationalismes ne met en péril que l’Union Européenne si chère aux yeux de Madame Merkel et son parti. Elle semble au contraire même être une solution aux deux autres points qui eux sont des défis pour les pays européens eux-mêmes. En effet le défi du commerce international incarné par le protectionnisme des États-Unis pourrait être contré par un nationalisme économique similaire. Quand au conflit en Syrie, il n’est un défi européen qu’au niveau de la crise migratoire qui en découle. Et celle-ci est évitable pour un pays n’ayant pas à suivre à la politique migratoire suicidaire de l’Union Européenne et pouvant donc contrôler ses frontières, preuve en est donnée par Israël et dans une moindre mesure la Hongrie.

Alors que l’alliance au sein même de son gouvernement est précaire, madame Merkel aura donc également fort à faire pour sauver une Union Européenne plus encore vacillante, dont les pays se dirigent peu à peu vers un retour au nationalisme.

Invasion migratoire : Lancement de l’opération “Themis” pour secourir les migrants en Méditerranée

02/02/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Ne l’appelez plus “Triton” mais “Themis”. C’est le nom de la nouvelle opération de l’agence européenne Frontex en Méditerranée. Une mission destinée à secourir en premier lieu les migrants. “Themis” entre en action ce 1er février avec un mandat plus large.

Sa nouveauté ? La fin de l’obligation de débarquer les migrants uniquement en Italie. Ceux qui seront secourus en mer, seront déposés dans la zone de sécurité la plus proche, que ce soit en Italie, en Grèce, en Espagne, en Libye ou à Malte.

Par cette initiative, l’Union européenne va donc continuer à inciter les migrants à quitter leur pays pour tenter de s’installer en Europe.


La Pologne critique l’Union européenne responsable de “la désillusion”

12/01/2018 – EUROPE (NOVOpress)
En plein bras de fer avec les dirigeants européens, le président polonais a lancé un appel aux institutions européennes les invitant à être plus attentives aux besoins des nations membres.

Andrzej Duda s’est exprimé lors d’une réception du Nouvel An pour les ambassadeurs étrangers qu’il a accueillis au palais présidentiel dans la capitale, Varsovie :

Les institutions européennes devraient prendre leur part de responsabilité dans la désillusion qui est apparue à l’égard de l’intégration sociale et devrait en tirer les leçons. C’est le rôle des institutions de l’union de construire une politique européenne harmonieuse et non de stigmatiser, diviser et opposer les nations européennes.


Le retrait du droit de vote de la Pologne dans l’Union Européenne

21/12/2017 – EUROPE (NOVOpress)
L’Union Européenne a annoncé mercredi qu’elle avait déclenché une procédure inédite contre la Pologne, qui pourrait aller jusqu’à priver le pays de ses droits de vote au sein de l’Union Européenne. Cette procédure fait suite à la réforme controversée qui a été approuvée par le Sénat polonais en fin de semaine dernière.

Cette réforme vise en particulier à instaurer un contrôle politique plus étroit sur l’institution judiciaire. La Commission Européenne a hier conclu à la présence « d’un risque de violation grave de l’Etat de droit ».
Cependant, d’éventuelles sanctions comme le retrait du droit de vote ne pourront intervenir que si Varsovie n’effectue pas de changements dans un délais de trois mois. Puis elle nécessite un vote à l’unanimité des pays européen.

Or, la Hongrie de Viktor Orban, contre laquelle une procédure similaire n’est d’ailleurs pas exclue, a déjà annoncé qu’elle se rangera dans le camp de la Pologne. Le nouveau Premier ministre polonais a annoncé sa venue à Bruxelles le 9 janvier prochain afin d’améliorer l’image de la Pologne et de défendre ces réformes. C’est en tout cas la preuve qu’un rapport de force politique nouveau est en train d’émerger, au coeur même de la machine européenne.


Drapeau européen à l’Assemblée : pour Marine Le Pen, « Macron agit en valet de l’UE »

11/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron a donc annoncé hier qu’il souhaitait officiellement reconnaître le drapeau européen au prochain sommet de l’Union européenne afin qu’il ne puisse plus être « enlevé de l’hémicycle » de l’Assemblée nationale. Une réponse à la polémique lancée par la France Insoumise au sujet de la présence de ce drapeau au côté de celui tricolore au sein de l’Assemblée nationale.

Plusieurs députés comme Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont déjà fait part de leur opposition à la présence du drapeau de l’UE dans l’hémicycle de l’Assemblée. La présidente du Front national a ainsi tweeté le message suivant :

La reconnaissance officielle du drapeau européen est le dernier clou sur le cercueil du « Non » de 2005. #Macron agit en valet de l’UE !

De son côté, pour Nicolas Dupont-Aignan, « vouloir reconnaître ce drapeau » revient à « tuer la liberté du peuple français de choisir son destin, puisqu’il n’y a aucune démocratie au niveau européen ». Tout en ajoutant : « C’est un véritable coup d’État symbolique. C’est la fin de la démocratie nationale​​​​​​. »

Pour Nicolas Dupont-Aignan, il est nécessaire d’organiser un référendum sur cette question :

Seul le peuple peut défaire ce qu’il a tranché.