Tag Archives: Union Européenne

Mineurs, une filière d’immigration clandestine en pleine croissance

08/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les structures d’accueil d’urgence pour mineurs sont à saturation dans les Alpes-Maritimes. Éric Ciotti demande des tests osseux pour identifier les clandestins vraiment mineurs.

On ne refoule pas les mineurs, c’est sur la base de cette disposition de Schengen que l’Italie demande à la France d’accueillir de plus en plus de jeunes clandestins.
Depuis le début du mois de juin, 170 migrants mineurs isolés ont ainsi été recueillis par des infrastructures du Foyer départemental de l’enfance chargé de l’accueil d’urgence, soit autant que pour l’ensemble de l’année 2014.

Le Foyer de l’enfance est désormais totalement saturé et des migrants mineurs isolés sont accueillis dans des structures hôtelières

a précisé le député Éric Ciotti, qui refuse d’assumer cette charge supplémentaire. Si la protection de l’enfance est l’une des compétences du département, le président du Conseil général des Alpes-Maritimes estime que ce phénomène en progression relève de la lutte contre l’immigration clandestine, du ressort de l’État, qui devrait en assumer le coût.

Éric Ciotti souhaite, avec la police de l’Air et des Frontières, mettre en place des tests osseux par radiographie, à réaliser durant les quatre heures de rétention des clandestins, afin de déterminer s’ils ont plus de 21 ans.
Le député craint que les filières de passeurs exploitent ce filon en séparant les mineurs de leurs familles lorsqu’elles passent la frontière.

Crédit photo : Marco Bernardini via Flickr (CC) = Menton


Sarkozy fait la leçon à Tsipras (Présent 8389)

04/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Avec lui, ça ne se passerait pas comme ça ! Sarkozy ne laisserait pas le Premier ministre grec organiser un référendum pour approuver ou non les propositions bruxelloises. Il vient de rappeler qu’en 2011, Papandréou avait eu la même idée que Tsipras et pour le même motif. Ça n’a pas traîné, avec sa complice, Angela, Sarkozy a convoqué l’impertinent, à Cannes, pour lui remettre les idées en place. Décider un référendum, sans demander poliment la permission, mais où va-t-on !
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Et Papandréou céda à l’injonction du duo Sarkozy-Merkel, mettant son référendum dans la poche et son mouchoir par-dessus, il est reparti, tête basse ! Or, voilà qu’aujourd’hui, s’indigne l’ex-chef d’Etat, Tsipras, lui, ne veut pas faire « le choix de la raison ». Car, pour lui, demander au peuple son avis sur ce qui le regarde n’est pas le choix de la raison, c’est de la folie. Dans son aveuglement, l’ancien président ne se demande même pas si son attitude, en 2011, à l’égard de Papandréou, n’est pas la cause lointaine de la révolte du peuple grec, en 2015, las de voir son pays traité comme une colonie bruxelloise et même pire, puisqu’on reconnaît aux nations colonisées le droit de disposer d’elles-mêmes… par référendum.

Nicolas Sarkozy, quoique se réclamant du gaullisme, n’aime pas ce type de consultation. Quand il ne peut pas l’empêcher, il en bafoue le résultat. Ainsi, il fit adopter par la fenêtre du Parlement ce que les Français avaient mis dehors par la porte du référendum : leur non à la Constitution européenne devint oui par la grâce du traité de Lisbonne, grand-œuvre sarkozyste.

Notre homme s’en prend à Alexis Tsipras en termes vifs, et même insultants. C’est « un Premier ministre qui a menti au peuple grec, qui a promis des choses qu’il savait ne pas pouvoir tenir ». Quoi ? Il a osé faire cela ? Est-ce que le candidat Sarkozy, lui, a promis ce qu’il savait ne pas pouvoir tenir ? Par exemple : « Si je suis élu, d’ici à deux ans, il n’y aura plus un seul SDF dans les rues », celles de Paris, pas d’Athènes. Tsipras, lui, ne l’a jamais annoncé. Sarkozy avait promis, en 2007, qu’il allait nettoyer les cités au Kärcher, promouvoir le plein emploi, tandis que le pouvoir d’achat des Français allait tutoyer les sommets. En 2012, ce sont ces promesses non tenues, ces mensonges électoraux que les électeurs ont sanctionnés. Ce politicien exténué est le dernier à pouvoir faire la leçon à Tsipras ou à quiconque.

Bien entendu, son propos vise Hollande. Sarkozy entend montrer combien il est nul, tandis que lui a fait merveille hier et qu’il fera encore mieux demain. Il est vrai que le chef de l’Etat donne des verges pour se faire battre : tandis que l’Europe brûle, il se précipite en Afrique… Sans doute parce qu’avec ses lunettes il voit mieux de loin. Or, pas plus que Hollande n’a fustigé la corruption et les falsifications de ses camarades socialistes au pouvoir sous Papandréou, Sarkozy n’a dénoncé les mêmes vices pratiqués par ses amis libéraux sous Caramanlis. Entre eux, c’est toujours l’hôpital qui se moque de la charité.

Guy Rouvrais

Jacques Sapir : référendum en Grèce, le retour de la démocratie en Europe

Source : FigaroVox – Selon l’économiste Jacques Sapir, la Grèce a été victime d’un coup de force de la part de l’eurogroupe. Son appel au peuple est la seule réponse digne face à la tyrannie européenne.

Dans une tribune publiée dans le FigaroVox, Jacques Sapir démonte la propagande européenne qui fait porter la responsabilité de la rupture des négociations sur la dette grecque et souligne l’importance de la décision de Tsipiras de recourir au référendum.

Ce qui se joue désormais n’est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C’est la question de l’Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

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Grèce : l’Europe coupable (Présent 8387)

01/07/2015 – MONDE (NOVOpress)

La Grèce n’a donc pas remboursé, mardi, au FMI, le 1,5 milliard prévu, et n’a pas l’intention de le faire. Commentaire de notre ministre des Finances, Michel Sapin : « C’est sans grande conséquence. » Ah, bon ? Tout ça pour ça ! Ce terrible suspens entretenu par Bruxelles et la presse : la Grèce osera-t-elle faire défaut ? Les conséquences en seraient redoutables, quoiqu’encore inconnues, nous disait-on. Tout peut arriver, surtout le pire pour les Grecs. Finalement, non, ce n’est qu’une péripétie sans grand intérêt. Mme Lagarde, qui menaçait hier, n’a même pas fait les gros yeux aujourd’hui.
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Michel Sapin a ajouté que le plus important, maintenant, c’est le référendum annoncé par Tsipras pour dire oui ou non aux propositions bruxelloises. Et la fausse dramatisation recommence. Selon que le oui ou le non l’emporte, la face de la Grèce, de l’Europe, du monde en seront changées ! La commission de Bruxelles, Junker en tête, est en campagne électorale, elle milite pour le oui et, bien entendu, menace en cas de non : Athènes sera bannie, chassée, excommuniée. Jean-Claude Junker a même eu l’audace de proposer de nouveaux crédits contre l’engagement signé d’Alexis Tsipras de se prononcer pour le oui, cela s’appelle du chantage.

Lui et les autres, Merkel, Hollande, qui se mêlent d’un scrutin dans un État souverain, veulent mettre le peuple grec sous tutelle politique après l’avoir mis sous son joug économique. Leur espoir, si le oui l’emporte ? Tsipras démissionnera, il y aura sans doute de nouvelles élections à la faveur desquelles libéraux et socialistes reviendront aux affaires et, comme avant, ils appliqueront les diktats européens. L’ordre bruxellois régnera de nouveau à Athènes.
On nous dit que la situation actuelle est due au jusqu’au-boutisme du Premier ministre. Certes, ce gauchiste n’est pas notre tasse de thé, qui veut reconquérir la souveraineté nationale piétinée par Bruxelles et la laisse bafouer par les immigrés, légaux et clandestins auxquels il ouvre les portes du pays. Mais la responsabilité principale incombe à l’Europe dès l’origine.

On savait dès le début que l’économie de la Grèce, sans industrie, ne pouvait lui permettre de rejoindre la CEE ancêtre de l’Union. La décision fut politique, il s’agissait de saluer le retour de ce pays dans le giron démocratique après la chute du « régime des colonels ». Et à ceux qui regimbaient, Giscard, alors aux affaires, lançait « On ne ferme pas la porte à Platon ! » De même, en 2004, le pays ne remplissait pas les conditions pour adhérer à l’euro. À Bruxelles, on a fermé les yeux sur les chiffres falsifiés présentés par Athènes prétendant que le déficit public était de 2,5 %, alors qu’en réalité il était de 4,3 %, et ainsi des autres critères. Mais on pensait que la dynamique européenne et la croissance effaceraient tout cela. Il n’en a rien été. C’est le rejet des remèdes cruels imposés par la troïka au peuple grec qui a conduit Tsipras au pouvoir. L’Union européenne récolte les fruits de son irresponsabilité.

Guy Rouvrais

Commission européenne

Clandestins : L’UE abandonne les quotas obligatoires

26/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Au terme de négociations marathon, les Etats membres ont abandonné les quotas obligatoires pour les remplacer par des quotas volontaires.

Demi-victoire des anti-immigrationnistes : c’est sur la base du volontariat et non de quotas obligatoires que se fera la répartition des clandestins au sein des États membres de l’Union européenne.
Le sommet de Bruxelles consacré à l’accueil de 40.000 demandeurs d’asile actuellement en Grèce et en Italie et de 20.000 autres clandestins réfugiées hors des frontières de l’UE s’est clos ce matin après sept heures de négociation très tendues. La Hongrie, qui avait qualifié le plan d’absurde, la Bulgarie, l’un des États membres les plus pauvres, sont d’ores et déjà exemptés de ce dispositif. Pour les autres, les clefs de répartition volontaire en fonction de l’économie ou de la population de chaque État seront finalisées d’ici juillet.

Un dispositif volontaire ne peut pas être une excuse pour ne rien faire

a averti le président du Conseil européen Donald Tusk.

Le camp des immigrationnistes affiche sa déception, à l’instar du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a regretté un plan à « l’ambition modeste » ou du chef du gouvernement italien Matteo Renzi qui a tancé ses collègues :

Ou vous êtes solidaires, ou vous ne nous faites pas perdre notre temps

Bien sûr, il n’a guère été question de traiter le problème à la source, hormis par le lancement d’une opération navale destinée à combattre les réseaux de passeurs en mer Méditerranée, qui se limitera pour le moment à une mission d’observation. On prédit déjà qu’elle servira d’appel d’air aux candidats à l’immigration clandestine, le surcroît de forces navales au large de la Libye forcée de secourir les naufragés ne pouvant qu’inciter les passeurs à leur jeter dans les bras plus d’embarcations.
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Le mur de l’ouest n’est pas tombé [Livre]

24/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
L’économiste Hervé Juvin publie un essai-choc aux éditions Pierre Guillaume de Roux dans lequel il observe que l’Europe soumise d’aujourd’hui n’est pas loin de l’Europe occupée de naguère, celle que la chute du Mur de l’Est a libérée.

Le mur de l'ouest n'est pas tombé. Editions Pierre Guillaume de Roux

Le mur de l’ouest n’est pas tombé. Editions Pierre Guillaume de Roux

Les États-Unis ont donné l’ordre à l’Est européen d’empêcher le passage du gazoduc Southstream, abandonné en décembre 2014. Des appels quotidiens du département d’État à l’ambassade de France à Washington ont donné l’ordre à la France de bloquer la livraison des deux navires « Mistral » à la Russie. Les lobbyistes américains ont donné l’ordre à leurs collaborateurs de la Commission et du Parlement européens d’autoriser la culture des plantes OGM sur les terres de l’Union européenne, et l’ont obtenue (sauf décision contraire des États, depuis décembre 2014). Le 18 février 2015, le secrétaire d’État américain aux Finances, Jacob Lew, a donné l’ordre au ministre grec de l’Économie de trouver un accord avec l’Union européenne et le FMI. Le spectacle que donne l’Europe n’est pas celui d’une Europe libre.
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U.E. L’opération anti-passeurs de clandestins pourrait créer un appel d’air

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Grèce : journée de négociations marathon avec les créanciers

23/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les négociations entre le gouvernement grec et ses créanciers ont mis en émoi toute la journée d’hier les milieux boursiers, les milieux politiques et… les journalistes
Une énième réunion de la dernière chance. C’est ce que les médias ont répété toute la journée d’hier, comme pour la dernière réunion européenne sur la Grèce. Les ministres des Finances de la zone euro et les chefs d’État de l’Eurogroupe ont ouvert un sommet hier tourné autour du remboursement de la dette grecque. Au moment où nous publions, aucun accord n’a été trouvé.
Toutefois, tous les acteurs semblent noter une progression avec de nouvelles propositions de la part d’Athènes.

Le contexte devrait en effet pousser à la rapidité
La Grèce doit rembourser avant le 30 juin 1,5 milliard d’euros au FMI. Pour pouvoir les rembourser, ils doivent réussir à débloquer la dernière tranche d’aide de l’Union européenne d’un montant de 7,2 milliards d’euros. Si cette aide n’est pas débloquée, la Grèce serait en faillite. Ce qui pourrait entraîner une sortie de la Grèce de la zone euro et de l’Union européenne. Toutefois, la Grèce refuse d’accepter les conditions exigées par l’Union européenne, jugées trop austères.

La France essaye d’adopter une position médiane dans les négociations. Une position qui reflète en partie l’impuissance de l’Élysée dans ce dossier
François Hollande a affirmé « La position de la France est que tout soit fait pour que, du côté grec et du côté européen, il puisse y avoir une plus forte cohésion encore de la zone euro ». De nombreuses voix à gauche critiquent de plus en plus durement les exigences demandées par les créanciers de la Grèce. Une défense du gouvernement grec à laquelle se joint parfois Marine Le Pen, au grand dam d’un grand nombre de ses soutiens.

De grandes manifestations ont eu lieu hier en Grèce. Les Grecs s’opposent de plus en plus durement aux mesures d’austérité demandées par les créanciers de la Grèce
Pendant ce temps, la Bourse d’Athènes connaissait une envolée, avec une augmentation de plus de 9 %…
Les négociations doivent se poursuivre toute la semaine. Un nouveau sommet aura lieu Jeudi.

Crédit photo : Open_Europe (CC)

Islam et immigration : réveil des nations européennes

22/06/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Dominique Venner a-t-il été entendu ? Serait-ce enfin l’heure du réveil après tant d’années de dormition ? Dans la lignée des rassemblements Pegida en Allemagne, des milliers de personnes ont manifesté samedi à Bratislava, capitale de la Slovaquie, contre les quotas d’immigrants que l’Union européenne envisage de répartir entre les pays-membres. On pouvait lire entre autres sur les banderoles le slogan « Multiculturalisme = génocide ». Au Danemark, les dernières élections législatives ont placé en 2e la droite anti-immigration avec 21,1 % des voix. Cette percée spectaculaire a obligé le Premier ministre socialiste-démocrate à démissionner.

La Suisse connaît, elle aussi une forte mobilisation contre l’immigration…
En effet. La Suisse, connue pour son référendum anti-minaret, voit les lignes bouger sur la question migratoire. La journaliste genevoise Mireille Vallette, issue de la gauche, dont elle dénonce la bien-pensance, lance une plate-forme nommée l’Association Suisse Vigilance Islam. Il s’agira, je cite : « De défendre nos valeurs et notre civilisation, menacées par une religion totalitaire ». Fin de citation. Des gauchistes comme elle, on en redemanderait plus souvent.
Par ailleurs, le chef du gouvernement du Tessin souhaite fermer les frontières face à l’afflux des demandeurs d’asile. En première ligne face à l’Italie, Norman Gobbi membre de la Lega s’inspirant de la Ligue du Nord entend ainsi préserver la Suisse.

Les Européens prennent-ils enfin conscience de la fragilité de leur destin ?
Il semblerait. Partout en Europe, les esprits éclairés sont conscients qu’une société multiculturelle est par nature multi-conflictuelle. L’Autriche vient encore de nous en fournir la preuve. Un automobiliste a tué samedi trois personnes et blessé 36 autres en lançant son véhicule à pleine vitesse dans la foule. Présenté par les autorités et la presse complice comme un déséquilibré, Aymeric Chauprade a quant à lui dénoncé un attentat islamiste sur Twitter. Difficile en effet de ne pas faire le lien avec les événements similaires en France de décembre dernier. L’État islamique avait préconisé ce mode opératoire pour frapper l’Occident. Précisons à toutes fins utiles que le forcené ayant sévi en Autriche est d’origine bosniaque et n’était sous l’emprise d’aucune drogue ni alcool.

Crédit photo : Stefan W via Flickr (CC) = Bratislava

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L’UE a dépensé 11,3 milliards d’euros depuis 2000 pour renvoyer les clandestins

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Le FN annonce la création d’un groupe au Parlement européen

16/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Tout vient à point… c’est ce que se disent les députés FN au parlement européen, qui ont enfin pu créer un groupe parlementaire avec leurs homologues patriote de 7 nationalités différentes.

Marine Le Pen a annoncé hier soir par voie de communiqué que le Front National allait enfin pouvoir créer un groupe au Parlement européen intitulé «Europe des Nations et des Libertés». Après avoir assuré, en 2014, que l’arrivée massive au Parlement d’eurodéputés frontistes entraînerait la création d’un groupe, le projet avait été repoussé. En effet, pour constituer un groupe, il faut pouvoir réunir au moins 25 eurodéputés de 7 nationalités différentes. Les eurodéputés du Front National et leurs alliés traditionnels du PVV néerlandais, du FPÖ autrichien, du Vlaams Belang flamand et de la Ligue du Nord italienne, leur permettaient de réunir 37 députés, un nombre non négligeable. Néanmoins, cette coalition ne dépassait pas 5 nationalités et ne permettait donc pas de créer un groupe. Après de nombreuses tractations, Marine Le Pen devrait annoncer aujourd’hui lors d’une conférence de presse la création du groupe « Europe des Nations et des Libertés ».

Sait on qui va les rejoindre dans ce groupe ?
La rumeur à Bruxelles hier soir annonçait que le groupe serait complété par deux eurodéputés du KNP polonais et une eurodéputée récemment exclue de l’UKIP britannique. Ces mêmes informations parlaient également de l’absence notable de Jean-Marie Le Pen et de Bruno Gollnisch au sein de ce groupe. Si ces informations se révèlent exactes et se trouvent confirmées par la conférence de presse qui aura lieu dans la matinée, le Front National se retrouvera meneur d’un groupe important de patriotes européens.

La création d’un groupe ouvrirait de nouveaux horizons aux patriotes européens
Ce groupe permettra à ses membres et à leur agenda politique d’avoir une plus grande visibilité, il leur ouvrira aussi les portes des présidences des commissions ou des sous commissions et leur donnera accès à des subventions dont le montant pourrait s’élever jusqu’à 30 millions d’euros sur cinq ans. Forts de ce nouvel outil de travail, le Front National et ses alliés européens pourraient enfin commencer à réellement influencer les politiques européennes et porter la voix des patriotes européens face aux folies bruxelloises.

Crédit photo : Claude TRUONG-NGOC via WikiMedias (CC) = Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch au Parlement européen de Strasbourg le 10 décembre 2013


L’Europe veut la PMA pour tous (Présent 8374)

12/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)

Le 8 juin, le Parlement européen a voté par 321 voix pour et 281 contre, une résolution qui entre autres, vise à « encourager les états membres à promouvoir la PMA » (procréation médicalement assistée) en l’étendant à tous, dont les homosexuelles. L’assemblée de Strasbourg apparaît une nouvelle fois comme le principal foyer de subversion des mœurs et de la loi naturelle dans l’espace européen.
La résolution Noichl, du nom de l’élue sociale-démocrate qui l’a déposée, viole également le principe de subsidiarité qui, officiellement du moins, est celui de l’Union européenne. La famille, l’éducation, la santé, restent de la compétence des États, la PMA ne devrait donc pas être traitée par l’Europe, mais celle-là le fait quand même grâce au cheval de Troie de l’égalité entre les sexes et au nom de la lutte contre les discriminations. Le rapport s’intitule : « la stratégie de l’Union européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes pour 2015-2020. »8374-P1
En réalité, ce que l’on veut imposer, c’est l’égalité de genres. Le mot « genre » revient 83 fois dans la résolution qui exhorte les États à développer « une stratégie anti-discrimination plus vaste et à établir une feuille de route distincte pour les personnes LGBTI », c’est-à-dire homosexuelles et transsexuelles. En conséquence, elle incite « à promouvoir la procréation médicalement assistée et à mettre un terme à la discrimination dans l’accès au traitement favorisant la fertilité et à l’aide à la procréation ».
Certes, une résolution parlementaire n’est pas contraignante juridiquement, mais elle est fortement incitative, elle indique aux États ce qu’ils devraient faire, sous peine de déroger à l’égalité et à se rendre coupables de « discrimination » : c’est le chantage au politiquement correct. C’est aussi un appui pour fonder les réclamations éventuelles de particuliers devant la Cour européenne des droits de l’homme.
Le gouvernement français, lui, est acquis ! Il soutient à Strasbourg ce qu’officiellement il refuse à Paris ! En effet, Manuel Valls, par l’intermédiaire du Secrétariat général du gouvernement, a demandé, dans un courriel du 30 mars, aux députés européens français de voter en faveur de la résolution de Maria Noichl, alors que François Hollande a annoncé qu’il attendait, pour se prononcer sur la PMA pour les célibataires, l’avis du Comité consultatif national d’éthique !
La résolution demande également de « remettre en question les stéréotypes et les structures, ainsi qu’à partager les exemples de bonnes pratiques visant à vérifier si le matériel pédagogique utilisé jusqu’à présent représente les rôles des femmes et des hommes de manière stéréotypée ». Les bonnes pratiques ayant remplacé les bonnes mœurs, il s’agit sans doute de censurer, d’expurger, d’interdire les livres scolaires qui ne seraient pas conformes à l’idéologie du genre. L’Église catholique ayant renoncé à l’index, les élus européens vont-ils en restaurer un autre qui condamnera les instruments pédagogiques jugés sexistes ? Là-dessus, Marie Noichl peut compter sur Najat Vallaud-Belkacem qui est déjà à l’ouvrage.

Guy Rouvrais

Quelques jours pour contrer TAFTA

07/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Mercredi prochain, le parlement européen va voter l’approbation du traité de libre-échange transatlantique, la plus grande menace actuelle sur notre indépendance, notre système économique, social et politique. une pétition circule pour signifier l’opposition des peuples à ce traité. Signez !

Voici le texte de la pétition :

Nous vous demandons de mettre fin aux négociations avec les États-Unis au sujet du traité de libre-échange transatlantique (TAFTA) et de ne pas ratifier l’Accord économique et commercial global (CETA) avec le Canada. Ces accords comportent des clauses telles que les règles de résolution des différents entre les États et les investisseurs ou de coopération réglementaire qui représentent un risque réel pour notre démocratie et l’état de droit. Nous voulons éviter la dégradation de nos normes sociales et environnementales, du droit du travail, de la protection des consommateurs et du respect de la vie privée. Nous nous opposons au démantèlement des services publics et de l’exception culturelle lors de négociations secrètes. Nous sommes en faveur d’un traité favorisant le commerce et l’investissement en Europe.

Crédit photo : CHRISTOPHER DOMBRES via Flickr (CC) = TAFTA (pochoir) 2013 Logo réalisé à la demande d’un collectif français concernant le grand marché transatlantique, TAFTA

Réformer l’Union européenne ? (Présent 8364)

29/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)

Actuellement en tournée européenne pour tenter de convaincre les responsables des États membres de la nécessité de réformer l’UE, le Premier ministre britannique a fait escale jeudi à Paris où il s’est longuement entretenu avec le président Hollande. Un entretien au cours duquel David Cameron, qui n’hésite pas à brandir la menace d’un retrait britannique de l’Union à l’occasion du référendum prévu d’ici à 2017, a réaffirmé sa volonté de voir l’Europe et ses membres se montrer plus « flexibles et imaginatifs ». Deux qualificatifs qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ne font pas vraiment partie du répertoire bruxellois.8364-Une

Le spectre du « Brexit »
« Ma priorité, a ainsi expliqué le Premier ministre britannique, est de réformer l’Union européenne pour la rendre plus compétitive et répondre aux inquiétudes des Britanniques quant à notre appartenance (à l’UE). Le statu quo n’est pas suffisant, des changements peuvent être faits et bénéficier pas seulement à la Grande-Bretagne, mais aussi au reste de l’Europe. […] Nous voulons aider la zone euro à mieux fonctionner et nous ne voulons pas faire obstacle à une plus grande intégration. Ce qui est important, c’est que l’UE et ses 28 membres soient flexibles et imaginatifs pour répondre à ces enjeux et travaillent ensemble à trouver les réponses qui conduiront l’Union européenne à plus de réussite. » Des propos auxquels Hollande a répondu en réaffirmant le souhait de la France « que la Grande-Bretagne reste dans l’Union ».
C’est que, derrière cette tournée, se profile le spectre du « Brexit » ou « British Exit » : la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, sur laquelle devraient se prononcer les Britanniques par voie de référendum d’ici à 2017. Une décision qui, à coup sûr, provoquerait un véritable séisme et suscite l’inquiétude de Bruxelles, qui craint qu’une sortie des Britanniques de l’Union n’entraîne une réaction en chaîne.

Un levier pour réformer l’Europe ?
Certains, d’ailleurs, se demandent si le moment n’est pas venu de profiter de l’initiative de Cameron pour « changer l’Europe ». Ainsi l’UMP Hervé Mariton expliquait-il jeudi, dans un entretien accordé au FigaroVox, que si « nous ne souhaitons pas quitter l’Union européenne, (…) nous exprimons des critiques et des propositions sur son évolution ». Or, poursuivait-il, « le débat provoqué par les Anglais peut être une occasion exceptionnelle de les faire avancer ». Et il ajoutait : « La France doit protéger ses intérêts, particulièrement en Europe. Nous devons donc défendre la vision de l’Europe que nous voulons. Sans leur donner nécessairement raison, il faudrait se servir de leur demande comme d’un levier pour réformer l’Europe dans le sens que nous voulons. »
Pas bête. Mais reste à savoir si cette Europe que Vladimir Boukovsky qualifiait très justement de « nouvelle URSS » est vraiment réformable ou si, à l’instar du Moloch soviétique, elle est vouée à l’implosion.

Franck Delétraz

Immigration : L’UE toujours plus complice de l’afflux de clandestins en Europe

29/05/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
La Commission européenne vient de demander aux États de prendre en charge sous deux ans 40 000 candidats à l’asile, arrivés en Grèce et Italie, après le 15 avril. Ces derniers viennent essentiellement de Syrie et d’Érythrée.

Bruxelles demande à la France d’en accueillir 6 750 !
Selon les quotas… pardon les « clés de répartition de Bruxelles ». Il s’agit, selon le commissaire européen à l’immigration Dimitris Avramopoulos « D’assurer un minimum de solidarité » au sein de l’Union européenne, face à l’afflux de migrants en Méditerranée.
La Commission européenne a aussi appelé les États à accueillir dans le même délai 20 000 personnes bénéficiant du statut de réfugiés et installés actuellement hors d’Europe. Cela représenterait 2 375 candidats à l’asile pour la France !

Ni les États ni les populations n’y sont très favorables…
Ces mesures doivent être approuvées par les États, plutôt réticents. Faute de base juridique, cela se ferait sur une base volontaire.
Quant aux populations, ce n’est pas l’enthousiasme. En France, selon un sondage OpinionWay datant de février, 69 % des Français pensent « qu’il y a trop d’immigrés », ou encore « qu’on en fait plus pour les immigrés que pour eux ».
Conséquence : par exemple, en banlieue de Rome, dans la nuit du 21 au 22 mai, des Italiens excédés ont détruit plusieurs logements destinés à des migrants. Forcés de cohabiter avec eux, ils craignent pour la sécurité de leurs familles.
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Europe : l’échec de la stratégie du « containment »

28/05/2015 – EUROPE (La Tribune, édité par NOVOpress)
La ligne dure contre la Grèce n’était pas qu’intransigeance financière, mais traduisait la volonté des créanciers de faire un exemple. Echec : après le succès de Syriza en Grèce, ce sont maintenant la Pologne et l’Espagne qui basculent, au moins partiellement, dans le camp des eurosceptiques. Extraits de l’analyse de Romaric Gaudin.

L’intransigeance des créanciers vis-à-vis de la Grèce ne peut s’expliquer par le désir de recouvrer les créances dues.
Assure-t-on un tel remboursement en menant un pays au bord du défaut, en réduisant les moyens d’action de son gouvernement et en faisant peser sur sa croissance la menace d’un défaut et d’une sortie de la zone euro ?
La raison eût voulu dans cette affaire que les créanciers, tout en prenant des garanties que les Grecs étaient prêts à leur donner, laissent travailler le gouvernement grec. L’accord du 20 février, où Athènes acceptait de payer son dû et se reconnaissait liée par les « accords existants ».
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TAFTA : L’UE aurait renoncé à interdire 31 pesticides pour faciliter les négociations

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La Grèce annonce qu’elle pourrait refuser de rembourser sa dette

21/05/2015 – MONDE (NOVOpress avec le Bulletin de Réinformation)
Le gouvernement d’Alexis Tsipras s’est depuis le début montré très critique envers ses différents créanciers. Mais pour la première fois, un des ministres au pouvoir a annoncé ouvertement que le gouvernement ne rembourserait pas ses dettes contractées envers le FMI.

C’est Nikos Voutsis, le ministre de l’Intérieur qui a fait cette déclaration fracassante à la télévision grecque. Il a été très clair :

La Grèce ne paiera pas la prochaine tranche au FMI de 1.6 milliard d’euros, entre les 5 et 19 juin.

Selon diverses analystes politiques, ce ministre tient une place de choix dans le dispositif d’Alexis Tsipras. Il est en effet l’un des membres du cercle rapproché du Premier ministre grec. Le porte-parole du gouvernement a nuancé en affirmant que la Grèce rembourserait ses obligations dans la mesure où « Il serait en mesure de payer ». Or il semblerait que les caisses de l’État hellène soient définitivement vides. Sans l’aide financière internationale, bloquée depuis l’été, le gouvernement serait dans l’incapacité de payer ses fonctionnaires en juillet.
Il se pourrait que ces déclarations soient aussi un moyen de pression pour les négociations en cours.

Alexis Tsipras a rencontré François Hollande et Angela Merkel jeudi dernier, et serait sorti satisfait de ce rendez vous. Par ailleurs, il semblerait que le Premier ministre grec ait appelé le secrétaire du Trésor américain pour intercéder pour lui auprès du FMI. Mais ces déclarations pourraient aussi viser à calmer l’aile gauche de Syriza, de plus en plus vociférante. Cette aile gauche représenterait 1/3 du parti, ce qui lui donne un poids de plus en plus important.
Affaire à suivre donc. Vous pouvez compter sur votre équipe de réinformateurs pour surveiller les finances valétudinaires de la Grèce !

Crédit photo : capture d’écran de d’un journal télévisé grec, repris et sous-titré par le figaro.tv durant lequel Nikos Voutsis (moustache) annonce que son pays ne paiera pas la prochaine tranche de remboursement au FMI