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Clandestins : depuis mai, la Méditerranée est moins meurtrière

01/08/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Le renforcement des moyens de la mission de surveillance « Triton » conduit à sauver plus de clandestins en mer… et donc à en encourager encore plus de tenter leur chance.

Routine : chaque jour, les autorités italiennes annoncent le sauvetage de migrants repêchés en Méditerranée. Des centaines de vies ont été sauvées depuis le renforcement des moyens de la mission « Triton ». La zone d’intervention de la mission a alors été élargie pour se rapprocher des côtes libyennes, et son budget, revu à la hausse.
Le nombre de morts est en net recul, à en croire un rapport publié le 1er juillet par l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) : si ce flux ne cesse de croître – 150 000 personnes sont arrivées sur les côtes européennes par la Méditerranée depuis le début de l’année, dont la moitié en Italie – , le nombre d’individus décédés ou portés disparus a diminué de manière spectaculaire. 12 victimes ont été identifiées au mois de juin, contre plus de 1 750 entre janvier et avril 2015.
Outre la météo plus favorable,

Les opérations de recherche et de sauvetage menées par les Européens depuis mai ont eu un impact immédiat et positif

note le HCR. Officiellement mission de surveillance, « Triton » s’est muée en opération humanitaire. Résultat : depuis le renforcement de la mission, 1 migrant sur 427 embarqué en Méditerranée a perdu la vie en mer contre 1 sur 16 en début d’année.

Techniquement, Frontex est une agence de protection des frontières, mais dans la pratique nous sauvons des individus et les ramenons en Italie, donc notre action ne diffère en rien de celle de « Mare Nostrum » »

reconnaît Ewa Moncure, porte-parole de l’agence européenne de protection des frontières, Frontex.
Ambiguïté entretenue à l’endroit des opinions publiques européennes, mais qui ne trompe pas les passeurs, lesquels envoient de plus en plus de clandestins en mer.
Si l’on ne peut que se féliciter des vies sauvées, il est en revanche tragique de constater l’appel d’air à l’immigration clandestine que constitue « Triton » tant que les responsables de Frontex ne reconduiront pas les naufragés à leur point de départ au lieu de les acheminer sur le sol européen.

Le Plan B de Varoufakis : piratage contre coup de force ?

29/07/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Yanis Varoufakis avait étudié la mise en place d’un système bancaire parallèle en cas d’échec des négociations avec l’UE. Un piratage pour contrer un coup de force, en somme.

L’ex-ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, est sous le coup de plusieurs plaintes après la révélation de son « plan B », étudié en cas d’échec des négociations avec les créanciers de la Grèce. Il s’agissait de créer un système bancaire parallèle afin de permettre à la Grèce de continuer à disposer de fonds en cas d’exclusion de la zone euro et de fermeture prolongée des banques.
La fin justifie-t-elle mes moyens ? Pour mettre en œuvre son plan, Varoufakis devait faire pirater la plateforme de la direction des impôts pour récupérer les adresses fiscales des contribuables et leur permettre, le moment venu, d’utiliser le nouveau système de paiement.
Cerise sur le gâteau, la promesse (difficile à prouver) du Président Russe Vladimir Poutine d’une aide financière massive pour subventionner les importations nécessaires, pour faire fonctionner l’administration et soutenir les investissements du pays.

Nous ne sommes pas loin des meilleurs thrillers de politique-fiction et pourtant les faits semblent avérés, ils sont issus d’une téléconférence le 16 juillet avec des responsables du Forum officiel des institutions financières et monétaires (OMFIF), qui a été enregistrée. Reste que leur présentation pour discréditer l’ex-cauchemar des négociateurs de la Troïka a poussé Varoufakis à en diffuser l’intégralité.

Nous envisagions de créer clandestinement des comptes secrets reliés au numéro fiscal de chaque contribuable grec

avait expliqué l’ex-ministre lors de la conférence. Les contribuables auraient ainsi pu utiliser ce « système de paiement parallèle » pour régler « ce qu’ils doivent ou pour payer leurs impôts à l’État ». Libellé en euro, ce système de paiement « aurait pu à tout moment être converti en une nouvelle drachme » en cas de « Grexit », une sortie de la Grèce de la zone euro.
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[À lire] Yanis Varoufakis sur l’Eurogroupe et sur sa démission

Source : blogs.mediapart.fr
Une passionnante interview-fleuve de l’ex-ministre des Finances Grec, qui donne un éclairage précieux car vraiment renseigné sur le fonctionnement dictatorial de l’eurogroupe et la volonté allemande de casser la Grèce. A lire, puis enchainer sur sa tribune expliquant pourquoi il a voté “non” à “l’accord” entre la Grèce et l’Eurogroupe et le même accord annoté par lui (liens dans les tweets ci-dessous).

Interview de Yanis Varoufakis (traduit par MONICA M. pour Mediapart) accordée à la revue Newstatesman avant que Tsakalotos et Tsipras ne partent à Bruxelles négocier avec les créanciers de la Grèce.
Cette interview est édifiante et instructive à plusieurs égards. Elle montre le fonctionnement proprement insupportable de l’UE et de la Zone Euro, et elle révèle que Varoufakis avait un autre plan que la majorité du gouvernement pour affronter l’Hydre, ce qui l’a conduit à démissionner après le référendum.

Harry Lambert : Alors comment vous sentez-vous ?

Yanis Varoufakis : Je me sens au dessus du monde – Je n’ai plus à vivre à travers un agenda de folie, qui est absolument inhumain, juste incroyable. J’ai dormi deux heures par jour pendant cinq mois. Je suis aussi soulagé de ne plus avoir à subir cette incroyable pression de devoir négocier pour une position que je trouve difficile à défendre, même si je me suis arrangé pour forcer l’autre partie à acquiescer, si vous voyez ce que je veux dire.

HL : A quoi cela ressemblait-il ? Aimiez-vous quelque aspect de tout ça ?

YV : Oh oui beaucoup de choses. Mais l’information qui arrive, qui confirme vos pires craintes…voilà qu’il est en votre “pouvoir” que cela vous soit dit directement, et que ce soit comme vous le redoutiez – la situation était pire que vous l’imaginiez ! Ainsi, ce fut bon après de n’être plus aux premières loges.

HL : De quoi parlez-vous ?

YV : L’absence complète de tous scrupules démocratiques, de la part des supposés défenseurs de la démocratie européenne. La très claire compréhension d’autre part que nous sommes sur la même course analytiquement – bien sûr cela n’arrivera plus à présent. Avoir ces vraies figures de pouvoir qui vous regardent dans les yeux et disent “Vous avez raison dans ce que vous dites, mais nous allons vous croquer de toute façon.”

HL : Vous avez dit que les créanciers vous contestaient parce que vous avez parlé économie dans l’Eurogroupe, ce que personne ne fait. Qu’est-il arrivé lorsque vous l’avez fait ?

YV : Ce n’est pas que ça n’allait pas – c’est qu’il y avait un refus total de s’engager dans des argumentations économiques. Refus total. … Vous avancez un argument sur lequel vous avez réellement travaillé – pour être sûr que c’est logiquement cohérent – et vous rencontrez des regards vides. C’est comme si vous n’aviez pas parlé. Ce que vous dites est indépendant de ce qu’ils disent. Vous auriez pu aussi bien chanter l’hymne national suédois – vous auriez eu la même réponse. Et c’est saisissant, pour quelqu’un qui est habitué aux débats académiques. … D’ordinaire l’autre partie participe toujours et là il n’ y avait aucune participation du tout… Ce n’était même pas de l’ennui, c’est comme si personne n’avait parlé.

HL : Quand vous êtes arrivé, début février, il n’a pas pu y avoir une position commune ?

YV : Il y avait des personnes qui étaient sympathiques à un niveau personnel – ainsi, vous savez, derrière les portes fermées, sur une base informelle, notamment avec le FMI [HL : “Aux plus hauts niveaux ?” YV : ” Aux plus hauts niveaux, aux plus hauts niveaux “]. Mais ensuite dans l’Eurogroupe, quelques mots gentils et c’est tout, retour derrière le parapet de la version officielle.
[Mais] Schäuble était d’une grande cohérence. Son option était “Je ne suis pas en train de discuter le programme – il a été accepté par le précédent gouvernement et nous ne pouvons pas permettre à une élection de changer quoi que ce soit. Parce que nous avons tout le temps des élections, nous sommes 19, si à chaque fois qu’il y a une élection quelque chose change, les contrats entre nous ne voudraient plus rien dire”.
Aussi à ce point il ne me restait plus qu’à me lever et à dire : “Bon peut-être que nous ne devrions plus jamais organiser des élections dans les pays endettés”, et il n’y a pas eu de réponse. La seule interprétation que je puisse donner c’est “Oui, ce serait une bonne idée, mais elle serait difficile à mettre en application. Donc soit vous signez sur la ligne en pointillé, soit vous sortez.”

HL : Et Merkel ?

YV : Vous devez comprendre que je n’ai jamais rien eu à faire avec Merkel, les ministres des finances parlent aux ministres des finances, les premiers ministres parlent aux chanceliers. De ce que je comprends, elle était très différente. Elle tentait d’apaiser le Premier Ministre (Tsipras) – elle disait “Nous trouverons une solution, ne vous inquiétez pas, je ne veux pas qu’il arrive quelque chose de d’horrible, faites juste votre travail et travaillez avec les institutions, travaillez avec la Troïka ; il ne peut pas y avoir d’impasse ici.”

Ce n’est pas ce que j’entendais de la part des mes interlocuteurs – à la fois de la tête de l’Eurogroupe et du Dr Schäuble, ils étaient très clairs. A un certain point il me fut signifié sans équivoque “C’est un cheval et soit vous l’enfourchez, soit il est mort”.

HL : Quand était-ce ?

YV : Au début, au tout début (ils se sont rencontrés la première fois début février)
Crédit photo : EFFER LECEBE via Flickr (CC) = Yanis Varoufakis persona non grata

Source : Lire la suite sur Mediapart


 

 

Tribune. Hollande, deux ans pour quoi faire ?

Europe : la fuite en avant de François Hollande

20/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
L’Union européenne ne marche pas, la monnaie unique tue l’économie de la plupart des pays de la zone euro. La solution de Hollande ? Plus d’Europe, plus d’euro !

Après avoir joué les supplétifs de l’Allemagne dans la mise à mort économique de la Grèce et démontré par l’absurde la nocivité de la construction européenne, Hollande s’est trouvé un nouveau cheval de bataille : plus d’Europe !
Tandis que même parmi les europhiles les plus enthousiastes, le doute s’insinue quant à la pertinence de l’euro et des instances bruxelloises, Hollande en demande toujours plus à l’occasion des 90 ans de Jacques Delors, l’un des artisans de l’Union européenne.

Sa tribune publiée hier propose l’instauration d’un « gouvernement de la zone euro », avec son propre budget, qui aurait un pouvoir de décision plus important que l’actuel Eurogroupe (la réunion des ministres des Finances de la zone euro). L’Europe fonctionne mal, souligne le président, car face aux difficultés, « les 28 gouvernements peinent à s’accorder pour aller de l’avant ». La solution, donc, c’est, à l’instar des Chinois qui étaient au bord du gouffre, de faire le « Grand Bond En Avant ».
Ce qui nous menace, ce n’est pas l’excès d’Europe, mais son insuffisance.
Et l’on peut compter sur lui pour guider les moutons de Panurge avec fierté, puisque dans sa vision de l’Europe et de l’euro, la France ferait partie d’une « avant-garde », avec naturellement l’Allemagne. Illusion toujours entretenue du train à deux locomotives, alors que chacun voit bien qu’il n’y en a qu’une, l’Allemagne, et un tender, la France.
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Négociations Grèce contre Allemagne et reste de l’eurozone – Victoire allemande par KO

Source : Le Noeud Gordien
L’Allemagne gagne sur tous les fronts, mais les conséquences en termes de relations entre les peuples européens menacent d’être très graves.

Le marathon de réunions de l’Eurogroupe puis du Conseil européen, 31 heures au total du samedi 11 au lundi 13 juillet, a abouti à un résultat qui se présente comme définitif. Même si la crise grecque connaîtra à coup sûr dans les mois et les années qui viennent de nouveaux rebondissements, il est possible d’ores et déjà de tirer un bilan.

Si on résume le résultat de la séquence février — juillet 2015 du point de vue grec :
— La Grèce doit continuer la stratégie faillie appelée « austérité » c’est-à-dire dévaluation interne et libéralisation, malgré son échec catastrophique des cinq dernières années
— Elle n’a obtenu en échange aucun programme d’investissement significatif — les « 35 milliards » déjà cités par Jean-Claude Juncker sont des fonds structurels et autres mesures déjà prévues
— Elle n’a obtenu en échange aucun engagement que ce soit ni en faveur d’une décote ni même en faveur d’une simple restructuration de la dette. La déclaration des créanciers comme quoi une restructuration pourrait être envisagée ultérieurement n’a aucune valeur d’engagement, une telle déclaration avait déjà été faite en 2012 sans être suivie du moindre effet
— Le vote de son peuple a été purement et simplement annulé
— La stratégie d’austérité a été encore durcie, poussée à un extrême pour raison évidemment politique, constituant une véritable punition de la Grèce pour son « mauvais » vote lors du référendum du 5 juillet.
Bref, la Grèce est totalement vaincue, l’échec de la tentative de changer la stratégie économique imposée à la Grèce par la Troïka est complet.
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Grèce : Hollande, l’exécutant de Merkel (Présent 8396)

15/07/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

François Hollande est donc content de lui ! Il a réussi. Non pas à être le médiateur entre la Grèce et l’Allemagne, celui qui apaise, concilie et réconcilie mais l’homme qui a tenu la tête de Tsipras sur le billot pendant que Merkel procédait à son exécution, une sorte de bourreau auxiliaire. Il a fait sien ce que Der Spiegel appelle « le catalogue des horreurs » pour « humilier la Grèce ».
Lors de son interview du 14 juillet, il a voulu faire croire que la France et l’Allemagne étaient deux partenaires égaux dans cette crise alors que le chef d’État français n’était que l’exécutant de la vraie patronne de l’Europe, Angela Merkel. Lui, l’homme de gauche, impose une vie encore plus dure pour les Grecs, une austérité accrue et la mise sous tutelle de l’État grec, son gouvernement, son parlement qui ne pourra légiférer sans l’aval de Bruxelles.
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On va donc continuer à appliquer, en les aggravant, les recettes qui ont échoué depuis cinq ans. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la Grèce s’enfoncera un peu plus dans la crise et son peuple dans le désespoir. C’est pourquoi Tsipras n’y croit pas, a-t-il dit, c’est le couteau sous la gorge qu’il a signé sa reddition. Mais le FMI, non plus n’y croit pas, vient-il de faire savoir, inapplicable, ce plan de « sauvetage » restera inappliqué.

Tout ça pour ça ! Pourquoi, au fait ? Pour sauver l’euro, c’était l’unique obsession du président français, mais c’est également la volonté sans cesse affichée du gouvernement grec de ne pas quitter la zone euro et l’Union européenne. C’est la démonstration in vivo que si l’on veut échapper aux prétendus remèdes de Bruxelles, il faut quitter l’Union européenne et renoncer à l’euro. Nous en avons la preuve, la preuve par Tsipras, qui s’imaginait pouvoir conserver l’euro et appliquer la politique voulue par ses électeurs. Une monnaie unique implique des économies homogènes et pour qu’elles le soient il faut faire rentrer dans le rang, par la force, celles qui ne correspondant pas à l’épure bruxelloise incarnée par la vertueuse Allemagne.

Comme lors de toutes les crises, la conclusion des eurocrates est qu’il faut renforcer l’unité de l’Europe, ce qui se traduit par plus de coercition pour les États membres. C’est pourquoi Hollande a appelé de ses vœux un gouvernement économique avec un budget commun. Bien entendu, il n’a pas suggéré, un seul instant, qu’on puisse solliciter l’avis du peuple : il sait mieux que lui ce qui est bon pour nous.

Cette gouvernance économique, ce sera, en réalité, la tutelle des plus forts sur les plus faibles, comme en Grèce. À cause des socialistes, notre pays reste dans les derniers de la classe européenne, François Hollande n’a pas encore pris conscience que le traitement infligé à la Grèce peut nous frapper un jour, avec ou sans gouvernement économique. Son amie Merkel lui demandera alors pourquoi ce qui est bon pour la Grèce, et qu’il a approuvé, ne le serait-il pas pour la France qui, elle aussi, ploie sous les déficits et voit croître tous les jours sa dette abyssale ?

Guy Rouvrais

TAFTA : Le scandaleux forcing du président Schulz au Parlement européen

Source : ilFattoQuotidiano.fr

Cette fois, Martin Schulz n’y est pas allé par quatre chemins. Il ne lui a pas suffi de faire le forcing pour reporter le vote sur le TTIP (Grand Traité transatlantique, ou TAFTA) le mois dernier. Aujourd’hui, interprétant librement le règlement, le président du Parlement européen est allé jusqu’à interdire le vote d’un amendement contre la clause des tribunaux arbitraux privés proposée par le Mouvement 5 Étoiles. Le plan des grandes multinationales et des lobbies a donc réussi au sein du parlement de Bruxelles et de Strasbourg. En un mois, ils sont parvenus à convaincre la majorité des eurodéputés indécis, surtout italiens. Ceux qui, jusqu’au mois dernier, auraient voté contre la clause de la discorde.
Dans cette vidéo, l’eurodéputée Tiziana Beghin, porte-parole du Mouvement 5 Étoiles, nous explique ce que signifie ce vote du 8 juillet 2015.

Crédit photo : Capture d’écran de l’intervention de Tiziana Beghin – porte-parole du Mouvement 5 Étoiles, traduite en Français par ilFattoQuotidiano.fr



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Nucléaire iranien : un accord après 12 ans de tensions

14/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
12 ans de tractations et de volte-face, un dernier round de négociations prolongé plusieurs fois, auront finalement abouti à un compromis sur le nucléaire iranien. Celui-ci pourra être développé à des fins civiles, l’occident lève les sanctions économiques.

Au terme de 21 mois de négociations et d’un round final de plus de 17 jours, un accord a été finalement trouvé entre et les pays du « P 5+1 » (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et l’Iran sur le nucléaire, ce matin à Vienne. Si tout se déroule sans obstacle, le texte de Vienne doit maintenant être approuvé par le Congrès américain et par le Parlement iranien.
Les Iraniens ont accepté plusieurs points cruciaux aux yeux de grandes puissances dans l’optique de cantonner strictement leur programme nucléaire à des fins civiles. Les diplomates citent notamment un régime renforcé d’inspections des installations nucléaires (parc de centrifugeuses, production de concentré d’uranium — « Yellow cake » —…). L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aura ainsi le droit de procéder à des inspections intrusives. De même, l’enrichissement d’uranium et la production de plutonium seront encadrés afin de rester dans des normes civiles.
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Tous Grecs un jour ! (Présent 8395)

13/07/2015 – EUROPE (NOVOpress)

C’est maintenant un problème de confiance ! Il y a quelques jours, la question pour l’Eurogroupe était de savoir si Tsipras céderait à leurs pressantes exigences. La réponse est oui. Pressé par la nécessité, il consent à accepter, la mort dans l’âme, ce qu’il refusait jusqu’ici. Même quand Merkel en rajoute toujours un peu plus. C’est bon alors ? Les fonds européens vont être débloqués pour enrayer la ruine de l’économie et la misère du peuple ? Nullement !

Au moins la moitié de ses interlocuteurs n’a pas confiance dans le gouvernement et les élus hellènes, ils ont si souvent promis sans jamais tenir, une fois la manne recueillie ! Ne pouvant sonder ni le cœur ni les reins de Tsipras, nous ignorons s’il tiendra parole. En revanche, nous savons, par expérience, que nous ne pouvons pas faire confiance aux dirigeants européens, ceux d’hier et d’aujourd’hui. Ils n’ont pas honoré leurs promesses, ils ont abusé de la confiance des peuples, ils n’ont pas respecté leurs engagements.
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Qu’on se souvienne de la campagne en faveur du traité de Maastricht, fondateur de leur Europe, et ce qu’ils nous promettaient si nous votions oui. Rocard : « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie ». Giscard : « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » Michel Sapin : « Le traité d’Union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » Pour ceux que ces arguments-là ne convainquaient pas, on employa la peur, dans Le Monde, Jacques Lesourne, son directeur d’alors écrivait : « Un non au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir. » Nous pourrions encore ajouter à ce florilège dont la lecture rétrospective est accablante. Malgré cette débauche de propagande, ils n’obtinrent qu’un oui du bout des lèvres, à 51 %.

Si les promesses avaient été tenues, si donc l’Europe connaissait la croissance et le plein emploi, si ses citoyens étaient prospères, jamais il n’y aurait eu de crise grecque. Elle est le fruit de leurs mensonges et de leurs trahisons.
Mais c’est aux peuples de régler la lourde note de leur impuissance et de leur incompétence ! Et les eurocrates s’obstinent : si ça ne marche pas, c’est qu’il n’y pas assez d’Europe, il faut aller plus loin ! Aujourd’hui, 64 % des Français voteraient non. Peu importe à nos dirigeants, la marche en avant vers l’abîme doit continuer. À chaque fois qu’on leur laisse la parole, les électeurs, en Grèce, en France, en Europe expriment un refus grandissant d’une Europe qui les a appauvris. Alors, à Bruxelles, on entend bien leur insuffler l’obéissance, à défaut de la confiance, à coups de trique humiliante.

Un jour, nous serons tous des Grecs.

Guy Rouvrais

Vu sur Twitter

Sanctions anti-Russie : l’effet boomerang en chiffres

09/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les USA font tout pour pousser leurs “partenaires” à poursuivre les sanctions contre la Russie. des pressions à bon compte, puisque le volume d’affaire entre ces deux pays a augmenté (partant d’un niveau très bas), tandis que les pays européens souffrent de ces sanctions, comme le montre l’infographie de l’institut autrichien WIFO

Publié le

Mineurs, une filière d’immigration clandestine en pleine croissance

08/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les structures d’accueil d’urgence pour mineurs sont à saturation dans les Alpes-Maritimes. Éric Ciotti demande des tests osseux pour identifier les clandestins vraiment mineurs.

On ne refoule pas les mineurs, c’est sur la base de cette disposition de Schengen que l’Italie demande à la France d’accueillir de plus en plus de jeunes clandestins.
Depuis le début du mois de juin, 170 migrants mineurs isolés ont ainsi été recueillis par des infrastructures du Foyer départemental de l’enfance chargé de l’accueil d’urgence, soit autant que pour l’ensemble de l’année 2014.

Le Foyer de l’enfance est désormais totalement saturé et des migrants mineurs isolés sont accueillis dans des structures hôtelières

a précisé le député Éric Ciotti, qui refuse d’assumer cette charge supplémentaire. Si la protection de l’enfance est l’une des compétences du département, le président du Conseil général des Alpes-Maritimes estime que ce phénomène en progression relève de la lutte contre l’immigration clandestine, du ressort de l’État, qui devrait en assumer le coût.

Éric Ciotti souhaite, avec la police de l’Air et des Frontières, mettre en place des tests osseux par radiographie, à réaliser durant les quatre heures de rétention des clandestins, afin de déterminer s’ils ont plus de 21 ans.
Le député craint que les filières de passeurs exploitent ce filon en séparant les mineurs de leurs familles lorsqu’elles passent la frontière.

Crédit photo : Marco Bernardini via Flickr (CC) = Menton


Sarkozy fait la leçon à Tsipras (Présent 8389)

04/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Avec lui, ça ne se passerait pas comme ça ! Sarkozy ne laisserait pas le Premier ministre grec organiser un référendum pour approuver ou non les propositions bruxelloises. Il vient de rappeler qu’en 2011, Papandréou avait eu la même idée que Tsipras et pour le même motif. Ça n’a pas traîné, avec sa complice, Angela, Sarkozy a convoqué l’impertinent, à Cannes, pour lui remettre les idées en place. Décider un référendum, sans demander poliment la permission, mais où va-t-on !
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Et Papandréou céda à l’injonction du duo Sarkozy-Merkel, mettant son référendum dans la poche et son mouchoir par-dessus, il est reparti, tête basse ! Or, voilà qu’aujourd’hui, s’indigne l’ex-chef d’Etat, Tsipras, lui, ne veut pas faire « le choix de la raison ». Car, pour lui, demander au peuple son avis sur ce qui le regarde n’est pas le choix de la raison, c’est de la folie. Dans son aveuglement, l’ancien président ne se demande même pas si son attitude, en 2011, à l’égard de Papandréou, n’est pas la cause lointaine de la révolte du peuple grec, en 2015, las de voir son pays traité comme une colonie bruxelloise et même pire, puisqu’on reconnaît aux nations colonisées le droit de disposer d’elles-mêmes… par référendum.

Nicolas Sarkozy, quoique se réclamant du gaullisme, n’aime pas ce type de consultation. Quand il ne peut pas l’empêcher, il en bafoue le résultat. Ainsi, il fit adopter par la fenêtre du Parlement ce que les Français avaient mis dehors par la porte du référendum : leur non à la Constitution européenne devint oui par la grâce du traité de Lisbonne, grand-œuvre sarkozyste.

Notre homme s’en prend à Alexis Tsipras en termes vifs, et même insultants. C’est « un Premier ministre qui a menti au peuple grec, qui a promis des choses qu’il savait ne pas pouvoir tenir ». Quoi ? Il a osé faire cela ? Est-ce que le candidat Sarkozy, lui, a promis ce qu’il savait ne pas pouvoir tenir ? Par exemple : « Si je suis élu, d’ici à deux ans, il n’y aura plus un seul SDF dans les rues », celles de Paris, pas d’Athènes. Tsipras, lui, ne l’a jamais annoncé. Sarkozy avait promis, en 2007, qu’il allait nettoyer les cités au Kärcher, promouvoir le plein emploi, tandis que le pouvoir d’achat des Français allait tutoyer les sommets. En 2012, ce sont ces promesses non tenues, ces mensonges électoraux que les électeurs ont sanctionnés. Ce politicien exténué est le dernier à pouvoir faire la leçon à Tsipras ou à quiconque.

Bien entendu, son propos vise Hollande. Sarkozy entend montrer combien il est nul, tandis que lui a fait merveille hier et qu’il fera encore mieux demain. Il est vrai que le chef de l’Etat donne des verges pour se faire battre : tandis que l’Europe brûle, il se précipite en Afrique… Sans doute parce qu’avec ses lunettes il voit mieux de loin. Or, pas plus que Hollande n’a fustigé la corruption et les falsifications de ses camarades socialistes au pouvoir sous Papandréou, Sarkozy n’a dénoncé les mêmes vices pratiqués par ses amis libéraux sous Caramanlis. Entre eux, c’est toujours l’hôpital qui se moque de la charité.

Guy Rouvrais

Jacques Sapir : référendum en Grèce, le retour de la démocratie en Europe

Source : FigaroVox – Selon l’économiste Jacques Sapir, la Grèce a été victime d’un coup de force de la part de l’eurogroupe. Son appel au peuple est la seule réponse digne face à la tyrannie européenne.

Dans une tribune publiée dans le FigaroVox, Jacques Sapir démonte la propagande européenne qui fait porter la responsabilité de la rupture des négociations sur la dette grecque et souligne l’importance de la décision de Tsipiras de recourir au référendum.

Ce qui se joue désormais n’est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C’est la question de l’Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

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Grèce : l’Europe coupable (Présent 8387)

01/07/2015 – MONDE (NOVOpress)

La Grèce n’a donc pas remboursé, mardi, au FMI, le 1,5 milliard prévu, et n’a pas l’intention de le faire. Commentaire de notre ministre des Finances, Michel Sapin : « C’est sans grande conséquence. » Ah, bon ? Tout ça pour ça ! Ce terrible suspens entretenu par Bruxelles et la presse : la Grèce osera-t-elle faire défaut ? Les conséquences en seraient redoutables, quoiqu’encore inconnues, nous disait-on. Tout peut arriver, surtout le pire pour les Grecs. Finalement, non, ce n’est qu’une péripétie sans grand intérêt. Mme Lagarde, qui menaçait hier, n’a même pas fait les gros yeux aujourd’hui.
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Michel Sapin a ajouté que le plus important, maintenant, c’est le référendum annoncé par Tsipras pour dire oui ou non aux propositions bruxelloises. Et la fausse dramatisation recommence. Selon que le oui ou le non l’emporte, la face de la Grèce, de l’Europe, du monde en seront changées ! La commission de Bruxelles, Junker en tête, est en campagne électorale, elle milite pour le oui et, bien entendu, menace en cas de non : Athènes sera bannie, chassée, excommuniée. Jean-Claude Junker a même eu l’audace de proposer de nouveaux crédits contre l’engagement signé d’Alexis Tsipras de se prononcer pour le oui, cela s’appelle du chantage.

Lui et les autres, Merkel, Hollande, qui se mêlent d’un scrutin dans un État souverain, veulent mettre le peuple grec sous tutelle politique après l’avoir mis sous son joug économique. Leur espoir, si le oui l’emporte ? Tsipras démissionnera, il y aura sans doute de nouvelles élections à la faveur desquelles libéraux et socialistes reviendront aux affaires et, comme avant, ils appliqueront les diktats européens. L’ordre bruxellois régnera de nouveau à Athènes.
On nous dit que la situation actuelle est due au jusqu’au-boutisme du Premier ministre. Certes, ce gauchiste n’est pas notre tasse de thé, qui veut reconquérir la souveraineté nationale piétinée par Bruxelles et la laisse bafouer par les immigrés, légaux et clandestins auxquels il ouvre les portes du pays. Mais la responsabilité principale incombe à l’Europe dès l’origine.

On savait dès le début que l’économie de la Grèce, sans industrie, ne pouvait lui permettre de rejoindre la CEE ancêtre de l’Union. La décision fut politique, il s’agissait de saluer le retour de ce pays dans le giron démocratique après la chute du « régime des colonels ». Et à ceux qui regimbaient, Giscard, alors aux affaires, lançait « On ne ferme pas la porte à Platon ! » De même, en 2004, le pays ne remplissait pas les conditions pour adhérer à l’euro. À Bruxelles, on a fermé les yeux sur les chiffres falsifiés présentés par Athènes prétendant que le déficit public était de 2,5 %, alors qu’en réalité il était de 4,3 %, et ainsi des autres critères. Mais on pensait que la dynamique européenne et la croissance effaceraient tout cela. Il n’en a rien été. C’est le rejet des remèdes cruels imposés par la troïka au peuple grec qui a conduit Tsipras au pouvoir. L’Union européenne récolte les fruits de son irresponsabilité.

Guy Rouvrais

Commission européenne

Clandestins : L’UE abandonne les quotas obligatoires

26/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Au terme de négociations marathon, les Etats membres ont abandonné les quotas obligatoires pour les remplacer par des quotas volontaires.

Demi-victoire des anti-immigrationnistes : c’est sur la base du volontariat et non de quotas obligatoires que se fera la répartition des clandestins au sein des États membres de l’Union européenne.
Le sommet de Bruxelles consacré à l’accueil de 40.000 demandeurs d’asile actuellement en Grèce et en Italie et de 20.000 autres clandestins réfugiées hors des frontières de l’UE s’est clos ce matin après sept heures de négociation très tendues. La Hongrie, qui avait qualifié le plan d’absurde, la Bulgarie, l’un des États membres les plus pauvres, sont d’ores et déjà exemptés de ce dispositif. Pour les autres, les clefs de répartition volontaire en fonction de l’économie ou de la population de chaque État seront finalisées d’ici juillet.

Un dispositif volontaire ne peut pas être une excuse pour ne rien faire

a averti le président du Conseil européen Donald Tusk.

Le camp des immigrationnistes affiche sa déception, à l’instar du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a regretté un plan à « l’ambition modeste » ou du chef du gouvernement italien Matteo Renzi qui a tancé ses collègues :

Ou vous êtes solidaires, ou vous ne nous faites pas perdre notre temps

Bien sûr, il n’a guère été question de traiter le problème à la source, hormis par le lancement d’une opération navale destinée à combattre les réseaux de passeurs en mer Méditerranée, qui se limitera pour le moment à une mission d’observation. On prédit déjà qu’elle servira d’appel d’air aux candidats à l’immigration clandestine, le surcroît de forces navales au large de la Libye forcée de secourir les naufragés ne pouvant qu’inciter les passeurs à leur jeter dans les bras plus d’embarcations.
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