Thierry Mariani : « Bruxelles est une vaste comédie : Bellamy, Gluksmann et Loiseau sont dans la même coalition ! »

Nouvellement élu au Parlement européen, le député RN Thierry Mariani revient sur les récentes nominations de Christine Lagarde à la BCE, d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission et de David Sassoli à la présidence du Parlement.

Il dénonce, en outre, « des petits arrangements » et des « règlements de comptes minables » dans l’élection des vice-présidents.

Les top jobs de l’Union européenne commencent à se préciser. Christine Lagarde à la tête de la banque centrale européenne et Ursula Von der Leyen, inconnue en France, à la Commission ont été nommées.
Que pensez-vous de ces deux nominations ?

Je regarde leurs idées. Quand j’entends dire en France que ces deux femmes sont extraordinaires. Très franchement, je pense qu’on nomme les gens parce qu’ils sont compétents.
Le problème n’est pas de savoir si ce sont des femmes ou des hommes ou s’ils sont européens ou d’une origine plus lointaine.
Quels sont les deux profils ?
On connaît bien Christine Lagarde en France. Elle est compétente et personne ne pourra dire le contraire. C’est la représentante type de la finance mondialiste. Or on a besoin de personnes compétentes qui défendent l’intérêt des États et notamment l’intérêt des pays du Sud dans cette Europe. Je pense que c’est une très bonne technicienne, mais j’aurais préféré un politique qui soit attaché à rééquilibrer l’Europe. Je ne suis pas du tout persuadé que madame Lagarde ait ce profil.
La future présidente de la Commission a été ministre de la Défense en Allemagne. Quand on regarde son bilan, elle était plutôt sur une voie de garage. Madame Merkel ne l’avait pas promue pour ses résultats extraordinaires dans son ministère. Il est vrai qu’elle parle parfaitement français. Je m’en souviens puisque je l’avais rencontrée en tant que parlementaire.
Ce n’est pas non plus ce que j’attendais quant à sa vision de l’Europe. C’est une vision sur les États-Unis d’Europe.
Au-delà de l’aspect ‘’on a deux femmes pour les top jobs’’, regardons les compétences et les profils. Les profils sont pour moi plutôt inquiétants. Même si les compétences sont là, elles sont au service des idées qui ne sont pas les nôtres, notamment celles de la défense des nations ou de l’économie de l’ensemble des 28 pays européens et pas seulement de l’Allemagne.

L’italien David Sassoli, un socialiste, a été nommé à la présidence du parlement européen. Il est inconnu en France. Est-ce néanmoins un nom qui circulait ?

Hier, au parlement européen, on a assisté à un petit arrangement entre amis et un règlement de compte minable. J’ai fait toute la campagne européenne en disant sur les plateaux ’’que vous votiez Bellamy, Glucksmann ou Loiseau, cela finira dans la même coalition’’.
Je découvre qu’à Bruxelles c’est une vaste comédie. Ces gens-là s’affrontent sur les plateaux, mais en réalité, elles s’entendent surtout à Bruxelles.
Je rappelle que depuis 1979, la majorité au parlement européen était une majorité faite avec le PPE, c’est-à-dire les Républicains en France et les socialistes. Pour la première fois, ils n’avaient pas la majorité à eux deux. Ils ont rajouté un troisième larron, les libéraux de monsieur Macron.
Ce nouveau président est le candidat de ces trois partis. Le leader du PPE représenté en France par les Républicains allait embrasser l’heureux vainqueur qui désormais est un président socialiste. Le PPE se levait pour applaudir la victoire du candidat socialiste.
Ce qui est énorme c’est qu’il fait un discours très militant sur: ‘’il faut avoir des frontières plus ouvertes’’. On n’est pas du tout dans le discours de monsieur Bellamy.
Je conseille ce soir à tous ceux qui ont voté Bellamy de prendre un bon verre de vin pour oublier. Ils doivent se rendre compte aujourd’hui que ce sont les cocus de l’histoire.

Aucune vice-présidence n’échoira à votre groupe Identité et démocratie.
Est-ce contraire à certaines attentes ?
Comment cela a pu se produire ?

Ce sont des petits règlements de compte minables. L’Europe c’est les grands discours et en dessous de la table on envoie les coups de pied. Les discours que j’ai entendus depuis deux jours ont porté sur la tolérance, les valeurs et la démocratie. En réalité, on a deux groupes dont le groupe ECR où on retrouve essentiellement les Polonais du PiS et le nôtre. Ils représentent 160 voix, c’est-à-dire 20 % du parlement. Ils se sont vus exclus de toutes les vice-présidences.
Je rappelle que les verts ont 74 sièges et ont eu deux vice-présidences. En revanche le groupe ID où se trouve le Rassemblement national a 73 sièges et zéro vice présidence.
Les règlements de compte minables sont allés jusqu’à élire un non inscrit comme vice président.
Pourquoi le non inscrit a été élu ? C’est un Italien qui déteste monsieur Salvini. On se trouve aujourd’hui avec un parlement qui expliquera à la planète entière qu’il faut respecter les minorités et qui a sciemment liquidé 27 % des parlementaires pour qu’ils ne soient pas représentés aux vice présidences. Très sincèrement, on s’attend à la même chose aux Commissions. Ce sont des beaux discours, des petits calculs et des grands arrangements. Welcome in Europe !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’Union européenne reste une Cité interdite, par Ivan Rioufol

La photo va faire le bonheur des magazines. L’Allemande Ursula von der Leyen et la Française Christine Lagarde sont dans l’air du temps, parité et féminisme obligent. La première, ministre de la Défense, a été choisie mardi par les dirigeants des pays européens pour présider la Commission européenne. La seconde, directrice du FMI, a été proposée pour présider la Banque centrale européenne. Toutes deux succèderont à deux hommes : Jean-Claude Juncker et Mario Draghi. Il n’en faut pas plus pour satisfaire un monde médiatique plus soucieux d’apparence que de contenu. Il est vrai que la personnalité de Mme Lagarde, aux ambitions présidentielles enfouies, peut se prêter aux éloges. Il n’en est pas de même pour Mme der Leyen.

Outre qu’elle s’est montrée, disent les spécialistes de la Défense, un médiocre ministre, sa conception postnationale de futurs “Etats-Unis d’Europe” va être comprise comme une provocation par ceux qui attendent de l’UE qu’elle s’ouvre aux inquiétudes des gens. C’est la vision d’Emmanuel Macron d’une Europe souveraine, telle que le président l’avait défendue dans son discours de la Sorbonne en 2018, qu’incarnera la future présidente de la Commission, également favorable à une Europe de la défense. “Je suis convaincue que l’armée des Européens verra bientôt le jour”, a-t-elle déclaré récemment.

Toutefois, derrière la photo reste le spectacle affligeant auquel l’Europe s’est prêtée ces derniers jours. Elle a laissé voir un monde clos, réglant ses comptes et distribuant les postes en petits comités, loin des regards extérieurs.

Macron a reconnu lui-même, lundi, “la très mauvaise image” donnée par ces bisbilles incompréhensibles au non-initié. Néanmoins, le chef de l’Etat a lui-même participé à la pétaudière, en tentant d’imposer ses choix initiaux et de faire éclater en vain le PPE, vainqueur des élections. En fait, l’Union a tout fait pour se caricaturer en Cité interdite, avec ses mandarins sourds aux aspirations des citoyens laissés hors les murs.

L’avantageux duo féminin est factice. L’image moderne dissimule une UE archaïque, toujours en froid avec la démocratie, le peuple, les souverainetés nationales. Ce sont les processus de décisions de l’UE, confisqués par une élite hors-sol et trop souvent arrogante, qui sont à réformer en urgence. Au risque de voir la vague populiste, qui conteste la construction à marche forcée d’une Europe oublieuse des nations, s’amplifier encore davantage.

Ivan Rioufol

Texte daté du 3 juillet 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Matteo Salvini dit partager les préoccupations des Etats-Unis “à l’égard de la Chine et de l’Iran”

18/06/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Matteo Salvini en voyage aux Etats-Unis. Le vice-Premier ministre italien a été reçu par le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à Washinton. Il a affiché sa “proximité” avec l’administration de Donald Trump.

Matteo Salvini a notamment déclaré ceci :

Accompagner la croissance des entreprises italiennes dans le monde est notre droit et même notre devoir, mais vérifier qu’il n’y a pas d’intrusions de pays qui ne sont pas démocratiques, dans les structures et les infrastructures essentielles, je pense à la technologie, la communication, l’énergie, les télécommunications, est très important. Il y a aussi une intervention au niveau des lois au parlement italien ces jours-ci qui prévoit que la sécurité nationale doit passer avant toute raison économique et, à cet égard, je partage les préoccupations des Américains à l’égard de la Chine et de l’Iran.



Pour Steve Bannon, le projet d’intégration européenne est mort

28/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Steve Bannon dresse le bilan des élections européennes, et estime que la donne en Europe a changé après la défaite de la liste Renaissance, parlant d’humiliation d’Emmanuel Macron.

Il voit en Marine Le Pen une stratège qui pourra monter avec ses alliés politique européens un supergroupe ayant une masse critique suffisante pour réorienter l’UE.


L’Europe, ébranlée par le réveil des nations, par Ivan Rioufol

Souverainistes parlement européen

Et les gagnants des européennes du 26 mai seront… les abstentionnistes ! La crise de confiance ne déstabilise pas seulement la plupart des dirigeants politiques confrontés à la colère des peuples. La confiscation du pouvoir par une oligarchie est un grief qui touche plus encore l’Union européenne. Elle s’est construite au fil des ans, derrière une démocratie de façade, sur une cooptation de technocrates insensibles aux vaincus de la mondialisation. Dans son roman L’Ignorance, Milan Kundera, d’origine tchèque, fait dire à l’un des personnages : “L’empire soviétique s’est écroulé parce qu’il ne pouvait plus dompter les nations qui voulaient être souveraines.” Ce même réveil des nations, remisées au nom du commerce, ébranle la forteresse bruxelloise et ses fadaises sur les bienfaits du marché pour tous et du grand mélangisme. Lundi, la commissaire européenne Elzibieta Bienkowska a repris la rengaine : “Le plus grand risque, c’est le populisme.” L’islamisme, parti à l’assaut de l’Europe désarmée, n’a en effet rien à craindre des apparatchiks aux yeux clos et aux cerveaux cadenassés.

La mondialisation profite d’abord aux multinationales. Il faut être sourd comme un pot pour ne pas entendre la rage des agriculteurs, artisans, commerçants, entrepreneurs, étouffés par les directives européennes et leurs contraintes budgétaires. Ceux qui abominent le libre-échange ont beau jeu de montrer les catastrophes nées de l’abandon progressif, depuis 1974, de la préférence communautaire. La libéralisation mondialiste des marchés, voulue par Bruxelles, est à la source de la destruction de l’industrie et de la croissance nationale. Cependant, n’en déplaise aux dirigistes, le libéralisme n’a rien à voir avec cette course aux délocalisations et aux concurrences faussées par la disparité des règles. En 2005, le Prix Nobel d’économie Maurice Allais avait prévenu : “Les perversions du socialisme ont entraîné l’effondrement des sociétés de l’Est. Mais les perversions laissez-fairistes du prétendu libéralisme de ces trente dernières années nous ont menés au bord de l’effondrement de la société française.” Nous y sommes. Une abstention des électeurs aux alentours de 60 % confirmerait le rejet de l’UE.

L’Union européenne n’est certes pas assimilable à l’ex-Union soviétique : le communiste était autrement plus oppressant et liberticide que l’idéologie melliflue de Bruxelles, armée de ses commissaires moralisateurs et de sa presse prêchi-prêcheuse.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Crise migratoire : l’Union européenne pourra mobiliser 10 000 garde-frontières d’ici 2027

Frontex

18/04/2019 – EUROPE (NOVOpress)
L’Union européenne disposera d’ici 2027 d’un contingent permanent de 10.000 garde-frontières et garde-côtes pour mieux protéger ses frontières extérieures face aux migrations irrégulières, selon une législation adoptée mercredi par le Parlement européen.

Le texte voté à une large majorité (403 voix pour, 162 contre, 44 abstentions) renforce les pouvoirs et les moyens de l’agence européenne Frontex, afin qu’elle puisse épauler des pays confrontés à un afflux de migrants, comme la Grèce en 2015.

Les garde-frontières européens pourront notamment «vérifier les documents d’identité, autoriser ou refuser l’entrée à des points de passage frontaliers, estampiller les documents de voyage, patrouiller aux frontières et arrêter les personnes qui franchiraient une frontière de façon irrégulière» selon Dimitris Avramopoulos, commissaire européen en charge des migrations.


Souverainistes : un rideau de frères peut s’abattre sur l’Europe

Souverainistes parlement européen

Sans être encore en mesure de la révolutionner, l’alliance des partis souverainistes européens pourrait peser sur la politique menée par le Parlement européen qui sera renouvelé du 23 au 26 mai 2019.

À l’heure du réveil identitaire des peuples européens, les partis souverainistes parviendront-ils à changer de l’intérieur la politique de l’Union européenne (UE) ? L’optimisme semble plus que jamais de rigueur. Entraînée par l’effervescence actuelle, Marine Le Pen affirme que les prochaines élections européennes seront historiques. Rêvant de voir émerger une majorité souverainiste au Parlement européen, la présidente du Rassemblement national imagine déjà réaliser « le sauvetage de l’Europe ». Mais cet enthousiasme correspond-il à la réalité politique ? L’heure de la recomposition du Parlement européen est-elle vraiment arrivée ? C’est peut-être un peu exagéré. Mais les élus souverainistes auront entre leurs mains bon nombre d’instruments juridiques pour bousculer l’actuelle politique de l’UE.

Le souverainisme, une valeur en hausse

Alors que les deux principaux groupes pourraient perdre un nombre considérable de sièges (le Parti populaire européen chutant, selon des estimations, de 217 à environ 174 et l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates de 186 à 141), le groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL), dans lequel figurent les élus du RN et de la Lega, pourrait gagner 30 sièges (passant de 37 à 67). Le deuxième groupe parlementaire eurosceptique, l’Alliance des conservateurs et réformistes européens (ECR), comprenant notamment les Polonais du PiS, les Tchèques du Parti démocrate civique et les Anglais du Parti conservateur, pourrait obtenir jusqu’à 58 sièges. Actuellement composé de 75 eurodéputés, l’ECR ferait les frais du départ des conservateurs britanniques. Enfin, l’Europe pour la liberté et la démocratie directe (ELDD), regroupant le M5S, l’UKIP et les élus français Les Patriotes et Debout La France, pourrait rassembler 47 membres contre 41 aujourd’hui. Un de ces groupes eurosceptiques peut également envisager un ralliement du Fidesz, suspendu du PPE depuis le 20 mars. Les souverainistes dénombreraient alors près de 180 représentants, soit 26 % des membres du Parlement.

Debout les damnés de l’Europe

La réunion des souverainistes en un seul groupe parlementaire est-elle envisageable ? C’est le projet porté par Matteo Salvini, prêt à saisir l’opportunité de créer, à l’issue des élections européennes, un groupe « réformiste » déterminé à transformer les institutions européennes. Les pro-européens tentent de se rassurer en rappelant que les souverainistes des différents pays ne sont jamais parvenus à former une coalition. Ils se réjouissent ainsi que la russophilie des dirigeants souverainistes les éloigne des Polonais. Alors que Matteo Salvini envisageait une récupération du PiS au sein de l’ENL, la défiance de la Pologne à l’égard de la Russie aurait entraîné un statu quo. La réalité rattrape cependant les commentateurs europhiles. Ces derniers mois, alors que la Pologne, puis la Hongrie, subissaient les attaques des institutions européennes, la question russe ne fit jamais obstacle à un soutien mutuel. La récente rencontre entre les dirigeants italiens et polonais s’est révélée si fructueuse que Matteo Salvini déclarait en janvier : « La Pologne et l’Italie seront absolument les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes ».

De même, les divergences annoncées comme insurmontables entre les catholiques polonais et des nationalistes laïques (RN, PVV, Parti des Vrais Finlandais) pourraient se révéler secondaires, les intéressés partageant avant tout la même volonté de résister au libéralisme culturel et à l’islamisation de la société. Leur intérêt commun face aux périls de l’immigration de masse et de la déculturation des nations pourrait unir les souverainistes à travers toute l’Europe. Ainsi, à l’initiative de Matteo Salvini, les différents partis eurosceptiques pourraient tenir un congrès à Rome au cours du mois d’avril. Néanmoins, les groupes parlementaires resteront a priori inchangés pour la législature à venir. Cette répartition ne saurait pourtant entraîner des votes divergents dans les rangs souverainistes, les eurodéputés étant détachés de la logique partisane qui préside souvent dans les parlements nationaux.

Pour lire la suite, c’est ici !

Alexandre Moreau

Article paru sur Causeur daté du 2 avril 2019

Philippe de Villiers : « Les Américains envoyaient de l’argent à Monnet et Schuman pour configurer une Europe qui soit entièrement à leur main »

12/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Philippe de Villiers a répondu ce lundi aux questions du Parisien au sujet de son dernier livre intitulé : « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu ».

Le fondateur du Puy du Fou dénonce dans celui-ci l’influence intéressée des Américains dans la création de l’Europe en s’appuyant sur des archives récemment déclassifiées :

Que la construction européenne ait été encouragée dès ses origines par les Etats-Unis pour en faire un bloc libéral face à l’URSS n’est pas un secret.

La guerre froide était la couverture des Américains pour mener discrètement des opérations d’influence. Les Américains envoyaient de l’argent à Monnet et Schuman pour configurer une Europe qui soit entièrement à leur main.


Matteo Salvini appelle à la renaissance des vraies valeurs européennes

10/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lors de la présentation de ses vœux, hier, Matteo Salvini a notamment déclaré ceci :

L’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre et une nouvelle énergie en Europe. […] La Pologne et l’Italie seront, absolument, les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes avec moins de finances, moins de bureaucratie et plus de travail, plus de famille et surtout plus de sécurité.

Cet appel à une réforme de l’Union européenne a ensuite été poursuivie de sa part par des instructions sur la nécessité de fermer les frontières et ne pas céder « aux chantages de Bruxelles ».

Cette allocution semble faire également référence à son implication dans la cause des Gilets jaunes ainsi qu’aux mauvaises relations entre la direction italienne et française ; puisque pour lui une nouvelle Europe qui sera portée par les Gilets jaunes et autres mouvements va bientôt voir le jour.

Le lien entre immigration et terrorisme est en partie reconnu par l’Union européenne

21/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En effet, mercredi 12 décembre, la commission spéciale sur le terrorisme (TERR) de l’Union européenne a présenté et fait voter un rapport pour faire des propositions en matière de lutte contre le terrorisme.

Le texte adopté reconnaît « que les attentats les plus meurtriers ont été perpétrés par des groupes djihadistes » et que les terroristes sont « entrés dans l’UE par des flux » (sous-entendu migratoires) révélant « de grands manquements dans le contrôle des frontières ».

Le rassemblement Bleu Marine a commenté sur son site, « Les solutions sont pourtant simples. Il faut contrôler nos frontières extérieures et lutter contre l’immigration de masse. Il faut fermer les mosquées radicalisées, enfermer les imams prêcheurs de haine, démanteler le financement du terrorisme, et empêcher la récidive par des peines adaptées. »;

Effrayant lorsqu’on sait que 450 détenus radicalisés vont être libérés de prison prochainement.

L’Europe macronienne est mal partie, par Jean-Gilles Malliarakis

Dans la folle journée du 18 décembre, le pouvoir a retourné deux fois sa veste. Le gouvernement a d’abord claironné la suppression de certaines coûteuses petites mesures démagogiques promises mi-novembre. La compensation des concessions présidentielles faites aux gilets jaunes le 10 décembre semblait alors prendre un tour raisonnable, par la renonciation à certaines dépenses.

Puis la majorité parlementaire, résolument En Marche vers l’abîme, est revenue au point de départ. On recourra donc une fois encore au déficit et à l’emprunt.

Ainsi se précise la question du budget déficitaire de 2019. Il est évalué, du fait des nouvelles orientations jupitériennes à 3,4 % du PIB Français. Et cette affaire est réapparue comme une pierre d’achoppement des grands projets du président. Car ne l’oublions pas la grande idée de l’État central parisien se projette à la tête d’une Europe qu’il annonce comme franco-allemande, parce qu’il ne peut guère la présenter comme franco-britannique[1] mais qu’on pense en fait franco-française.

Or, elle est posée, à tort je le crains, comme si cette lancinante exigence n’était liée qu’à l’adoption de l’euro comme monnaie unique.

Divers engagements forts remontant à plus de 20 ans en confirment la cohérence. Pour appeler un chat un chat disons que l’ordolibéralisme allemand se veut légitimé par le succès du deutsche mark et de l’industrie d’outre-Rhin. Les entreprises d’outre-Rhin ont sut s’adapter à 16 réévaluations en un demi-siècle. C’est cette discipline qui a transformé un pays détruit et ruiné en 1945, en nation économique majeure. Or, les Allemands considèrent qu’ils acceptaient d’échanger la maîtrise de leur monnaie contre le projet européen, à condition que l’Europe monétaire elle-même suive leur exemple.

À l’époque des négociations de Maastricht le ministre allemand des finances, le Bavarois Théo Waigel mettait en garde à propos de la véritable norme de déficit prévisionnel lors d’adoption d’une loi de finances. Il fixait ce qu’on appelait autrefois l’impasse budgétaire à hauteur seulement de 1 % du PIB. On a fini par accepter 3 % pour des raisons très discutables, dépourvues de valeur économiques.

Or, aujourd’hui dans la majorité des États ayant adopté l’euro, on a compris qu’il ne s’agit pas d’une sinistre obligation européenne, mais de l’intérêt de chacune des nations, et la moyenne du déficit des 19 pays de la zone euro est de 0,7. Sauf évidemment en France.

Que ceci vienne en contradiction avec le pacte d’Amsterdam ne peut pas échapper à Pierre Moscovici. Devenu ministre des Affaires européennes dans le gouvernement Jospin, formé le 4 juin 1997, et qui fut négociateur de ce pacte dit de croissance et de stabilité adopté par le Conseil européen du 17 juin.

Commissaire européen aux Affaires économiques et financières, nommé en 2014, il admet que la France ne saurait se contenter de 2,8 de déficit : elle pourra évoluer vers 3,5, soit 5 fois plus que la moyenne européenne, du fait de l’incorporation des concessions jupitériennes annoncées le 10 décembre et que l’on s’apprête par conséquent à financer par l’emprunt. C’est permis dit Moscovici dès lors que c’est exceptionnel[2].

Ceci a été confirmé par l’intéressé au matin du 18 décembre[3], qui est même parvenu à stigmatiser[4] le déficit italien à hauteur de 2,4.

La démagogie intérieure, pratiquée sous l’ombrelle du laxisme bruxellois, discrédite et ridiculise ainsi un peu plus le projet de l’Europe macronienne.

[1] Ce que Chirac n’hésita pas à imaginer avec les accords militaires franco-britanniques de Saint-Malo de 1998. Adversaire assumé de l’entente franco-allemande scellée par De Gaulle et Adenauer en 1962 et continuée par Giscard et Mitterrand, il se heurta à cette évidence : la Grande Bretagne voulait bien une coopération militaire bilatérale mais elle refusait tout projet supranational.
[2] Or l’exception française dure depuis quelque 20 ans.
[3] Au micro d’Elizabeth Martichoux sur RTL.
[4] L’argument utilisé, celui de la dette respective des deux pays, prouve que malgré ses fonctions M. Moscovici ne connaît pas la différence de calcul entre l’État français, qui ne tient pas compte de la dette des retraites et l’État italien qui gère directement les pensions de base de l’INPS, Istituto Nazionale della Previdenza Sociale créée en 1933 par Mussolini.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

L’Italie refuse de modifier son budget, par Olivier Bault

Après le rejet du projet de budget italien par la Commission européenne le 23 octobre dernier (voir Présent du 25 octobre), l’Italie avait trois semaines pour revoir sa copie, soit jusqu’au 13 novembre. L’Eurogroupe, c’est-à-dire les ministres des Finances de la zone euro, a apporté dans cette affaire son soutien à la Commission le 5 novembre, estimant que le creusement du déficit structurel de l’Italie d’un montant équivalant à 0,8% du PIB affecterait la monnaie unique des 19 pays de la zone.

Mais le gouvernement Conte n’a pas plié face aux exigences de Bruxelles et de ses partenaires de la zone euro. Avec une croissance quasiment nulle cette année et un taux de chômage aux alentours de 10%, la coalition du Mouvement 5 étoiles (M5S) et de la Ligue estime en effet que son projet de budget permettra de redynamiser l’économie. L’objectif affiché par Rome est un déficit à 2,4% du PIB en 2019 (contre 0,8% promis par le gouvernement précédent) et à 2,1% en 2020. Seule concession face à Bruxelles, les Italiens ont ajouté dans leur projet de budget une clause prévoyant des mesures automatiques afin de maintenir le déficit en dessous de 2,4% du PIB si ce plafond venait à être dépassé.

Car la Commission européenne ne croit même pas au respect de ce taux de déficit des finances publiques dans la mesure où elle table sur une croissance de 1,2% l’année prochaine alors que le gouvernement italien prévoit 1,5%. Pour la Commission, les prévisions trop optimistes de l’Italie conduiront en réalité, faute de se réaliser, à un déficit à 2,9% l’an prochain et à 3,1% en 2020. Les prévisions de croissance ne sont pas négociables, a déclaré dans un communiqué le ministre des Finances italien Giovanni Tria, puisqu’il s’agit de calculs techniques. Et si ce sont les prévisions italiennes qui s’avèrent justes, le gouvernement italien espère parvenir à réduire la dette publique de 131% du PIB à 130% l’an prochain et moins de 127% en 2021.

Par son refus de céder, l’Italie s’expose à une procédure de déficit excessif, avec une première étape le 21 novembre quand la Commission publiera une mise à jour du rapport sur la dette italienne. Si cette procédure peut aboutir à de lourdes sanctions financières (correspondant à 0,2% du PIB), encore jamais appliquées, il faudra sans doute attendre après les élections européennes pour qu’un plan correctif soit présenté à l’Italie. D’éventuelles sanctions ne pourraient sans doute pas être appliquées avant la mise en place de la nouvelle Commission européenne à l’automne 2019. En attendant, Matteo Salvini, vice-président du Conseil des ministres, ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue, appelle les Italiens à manifester le 8 décembre contre la dictature de Bruxelles.

Mais en réalité, la plus grosse menace pesant aujourd’hui sur l’Italie, c’est le spread, c’est-à-dire l’écart des taux entre les bons du trésor italien et les bons allemands, qui oscille aux alentours de 300 points de base (3 points de pourcentage) depuis le début de la dispute sur le budget. Si cet écart devait augmenter, le coût de la dette pourrait devenir intenable. Bien entendu, les propos tenus par les membres de la Commission ou par le FMI qui dit craindre une récession en Italie, ou encore par l’économiste en chef de la Deutsche Bank qui propose de mettre l’Italie sous la tutelle du Mécanisme de stabilité européen, ne sont pas sans impact sur le spread. Et c’est bien là leur but : mettre l’Italie sous la pression des marchés pour l’obliger à céder.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 14 novembre 2018

L’organisation État islamique en possession d’un grand nombre d’armes fabriquée dans l’Union européenne

14/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Qui arme Daesh? Une question qui anime les débats en ce moment au Parlement européen. Un rapport révèle l’utilisation par Daesh d’un nombre d’armes et de munitions fabriquées récemment au sein de l’Union Européenne.

Des «retransferts» effectués par les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite vers des groupes armés sur place, et ce malgré des clauses contractuelles sur l’utilisateur final l’interdisant, en seraient à l’origine.


L’Union européenne met la pression sur la coalition anti-système italienne

26/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est une première dans l’histoire de l’Union européenne. La coalition entre le mouvement 5 étoiles et la Ligue présentaient les détails de leur budget à la commission.
Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a demandé à l’Italie de réviser dans un délai de trois semaines son budget. Dans le cas contraire, elle risque l’ouverture d’une “procédure pour déficit excessif”, susceptible d’aboutir à des sanctions financières correspondant à plusieurs milliards d’euros.

Cela ne change rien, que ces messieurs de la spéculation se rassurent, on ne retourne pas en arrière“, a déclaré le patron de la Ligue.

Et Matteo Salvini d’ajouter :

Ils ne sont pas en train de s’attaquer à un gouvernement mais à un peuple. Ce sont des choses qui mettent les Italiens encore plus en colère et après on se plaint que la popularité de l’Union européenne soit au plus bas.

Migrants : l’Union européenne frappe les États membres au portefeuille !

« Dans de nombreux pays, le Fonds européen de développement régional (FEDER) et le Fonds de cohésion représentent au moins 50 % des investissements publics ; sans cet appui, les États membres concernés n’auraient pas la capacité financière de [les] réaliser », notait avec jubilation la Commission européenne dans sa proposition de règlement relative au FEDER et au Fonds de cohésion pour 2021-2027.

Constater que les fonds européens pèsent lourdement dans les budgets des États membres d’Europe orientale relève de l’évidence, puisque selon un rapport de KPMG (2016), ils en avaient retiré 175,89 milliards d’euros entre 2007 et 2013, correspondant à 14,8 % du PIB annuel de la région. La rénovation d’infrastructures locales, de la gare de Wrocław en Pologne au complexe de ski Planica Nordic Center en Slovénie, en témoigne amplement. Un coup de pouce bienvenu, qui suffit à expliquer la course à l’adhésion parmi les États des Balkans qui profitent déjà, en vertu de leur statut d’États candidats ou « potentiellement candidats », d’un certain nombre de largesses.

De là à transformer ces instruments en moyens de pression, il n’y avait qu’un pas, allègrement franchi par une Commission rarement étouffée par des scrupules démocratiques.

Le tour de passe-passe relève du jeu d’enfant : il suffira de considérer l’accueil des migrants comme un critère d’allocation des financements de la politique de cohésion. D’ailleurs, les propositions de règlements sur le FEDER et le Fonds de cohésion (article 2.1) ainsi que sur le Fonds social européen (articles 4.1 et 7.3) couchent noir sur blanc des objectifs spécifiques en la matière. Pour ce dernier, qui consacre déjà une part importante de ses missions aux « groupes vulnérables », est fixé un pourcentage minimal de 25 % des ressources en gestion partagée allouées au volet « inclusion sociale », qui concerne notamment les migrants.

Le tout sera désormais couronné par le semestre européen, dispositif de surveillance au travers duquel l’Union européenne tance régulièrement les États sur un éventail toujours plus vaste de politiques. Dans ses recommandations à la France du 23 mai 2018, elle semblait préconiser ainsi, à mots couverts, le recours à la discrimination positive à l’emploi en faveur des populations « issues de l’immigration ».

Après la menace de mort politique infligée à la Hongrie, la Commission agite donc le chiffon rouge des rétorsions financières : avec cette nouvelle mouture, la Pologne verrait son allocation de la politique de cohésion fondre de 23 % et la Hongrie de 24 %.

Or, en dépit des dénégations appuyées de la Commission, qui arguait de la « bonne santé économique » des pays de l’Est, il ne s’agit ni plus ni moins que de punir le groupe de Visegrád pour son opposition sur la question migratoire. Et si, pour ces pays, le carrosse européen risque donc de se transformer définitivement en citrouille, c’est l’ensemble des États membres qui doit s’émouvoir de cette dérive antidémocratique qui bafoue la volonté des peuples.

Dominique Bilde

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Europe, le mur des Bernés reste à abattre, par Ivan Rioufol

Le progressisme, promu par Emmanuel Macron, s’enlise dans les mots creux. Le vent rebelle qui souffle sur l’Europe déplume les beaux discours de leurs inutiles fanfreluches. Ne restent que les carcasses, impostures mises à nu. Le mur des Bernés, édifié voilà un demi-siècle par les élites acquises au baratin pour préserver leur pouvoir, est à deux doigts de s’effondrer sous la tempête. Ce mur-là est symbolique. Mais il est comparable à celui de Berlin, qui tomba en 1989 sous le poids des mensonges officiels et de l’exaspération populaire. Une même révolution est aujourd’hui à l’œuvre, mue par un semblable besoin de vérité et de démocratie.

Dans ce mouvement qui se généralise en Europe, le progressisme fait figure d’obstacle. Seuls 19 % des Français approuveraient le bilan du chef de l’État ; 60 % en seraient mécontents (Le Figaro, lundi). Macron, qui a lui-même théorisé son affrontement avec le “nationalisme”, ne voit pas que la contestation des citoyens, ce moteur de l’histoire, a quitté son camp pour rejoindre celui d’en face.

Plus Macron se raidit face à ceux qu’il appelle aussi populistes, plus il se coupe d’une partie importante de la société française et européenne. Les maladresses qu’il répète quand il s’adresse aux gens lors de ses sorties montrent un homme incapable de maîtriser son arrogance. Dimanche, répondant à un jeune chômeur formé à l’horticulture, il lui a conseillé de “traverser la rue” pour travailler dans la restauration. Élu sur la promesse de résorber la fracture entre la France d’en haut et celle d’en bas, il accentue l’incompréhension entre les deux mondes. Il en est à réserver aux Oubliés qui se rebiffent ses plus vives attaques. La Macronie est un univers d’experts et de technocrates, pour qui le monde se résume à des chiffres. Comme le fait remarquer le philosophe Marcel Gauchet (L’Opinion, lundi) : “Notre problème fondamental, c’est que les gens qui nous gouvernent ne comprennent pas la société dans laquelle ils vivent.” La rupture pourrait être brutale.

La machinerie idéologique mise au service du progressisme exacerbe les colères de ceux qui refusent l’oppression des pensées imposées.

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 septembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol