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Chard UE migrants

Union européenne : le dogme craque de partout face à l’afflux de migrants

L’Union européenne a beau être le seul dieu, fêté, honoré, relayé sur toutes les antennes, la réalité c’est qu’elle se fissure de partout. Face à la nouvelle submersion migratoire de ce printemps 2017, de plus en plus de pays refusent de se soumettre.

Pour la Grèce c’est non. Le pays refuse d’accueillir de nouveaux migrants. Comme nous le déclarait Marine Le Pen dans l’interview qu’elle nous a donnée le 7 mars dernier, « le printemps n’est même pas arrivé que déjà le nombre d’arrivées a doublé par rapport à l’année dernière ». Le ministre de l’Immigration grec, Ioannis Mouzalas proteste contre un retour au règlement de Dublin que veut lui imposer l’UE. D’après ce règlement, les migrants doivent revenir dans le premier pays européen traversé pour y demander l’asile : « La Grèce porte déjà un très lourd fardeau. Nous prenons en charge 60 000 réfugiés… »

Après la Pologne et la Hongrie réfractaires, l’Autriche va demander à la Commission européenne d’être exemptée de l’accueil de migrants : « Nous estimons qu’une exception est nécessaire pour l’Autriche qui a déjà rempli ses obligations. » Lors d’une visite à la mission Frontex en Méditerranée, le ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz (ÖVP, Parti conservateur) a vivement critiqué les actions de sauvetage des ONG : « Il faut en finir avec la folie des ONG ! Il y a des ONG qui font du bon travail, mais il y en a aussi beaucoup qui sont des partenaires des passeurs. » Frontex a dénoncé le fait que les migrants sont recueillis par des bateaux européens toujours plus près des côtes libyennes, ce qui favorise les affaires des réseaux criminels et des passeurs.

Kurz a de nouveau préconisé le modèle australien : que les réfugiés sauvés en Méditerranée ne soient plus amenés sur terre en Italie, mais qu’ils soient arrêtés et renvoyés dans des centres de réfugiés à l’extérieur de l’UE :

« Quand il sera clair que le voyage s’arrêtera sur des îles comme Lampedusa ou Lesbos, il n’y aura au bout de quelques semaines presque plus personne à se mettre en route. »

C’est un nouveau coup porté au système despotique de répartition des migrants voulu par l’UE.

En Suède, un sondage donne le parti anti-immigration en tête des intentions de vote, en Slovaquie, la droite nationaliste ne cesse d’accentuer sa percée.

La réalité résiste à l’utopie européiste ? Comme l’écrivait Guy Rouvrais, c’est donc la réalité qui a tort et eux qui ont raison ! « Les eurocrates attribuent la révolte des peuples européens non pas à trop d’Europe mais à pas assez. Il faut aller encore plus en avant et à marche forcée ». Sauf que ça ne marche plus comme ça.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 30 mars 2017
sous le titre « UE : le dogme craque »

Autriche Hofburg

Autriche : comment la question de l’Europe a influé sur la présidentielle

A moins d’un mois du premier tour de la présidentielle française, il n’est pas sans intérêt, en particulier dans la perspective du second tour, de revenir sur le résultat de cette élection, dont Hofer avait longtemps était donné favori – sans avantage décisif, il est vrai.

Autriche alexander-van-der-bellenLe 4 décembre dernier, Alexander Van der Bellen était élu président de la République d’Autriche. Cette élection concluait un processus laborieux de plus de sept mois – le premier tour de l’élection, qui avait vu l’éviction des candidats soutenus par les partis de gouvernement, avait eu lieu le 24 avril 2016 – marqué par de nombreuses irrégularités, polémiques et défaillances techniques. La victoire de ce vieux candidat indépendant proche des écologistes, au soir du 4 décembre, était déjà suffisamment nette, à la surprise générale, pour que Norbert Hofer, candidat du FPÖ, reconnaisse immédiatement sa défaite et félicite son adversaire sans attendre le dépouillement des votes par correspondance.

L’équilibre des forces en présence

Considérons tout d’abord les rapports de force. Le 24 avril, Norbert Hofer avait viré en tête avec 1,5 million de voix, soit un peu plus de 35 % des suffrages exprimés. Ceci correspondait au socle électoral du FPÖ et ne constituait en aucune façon une surprise. Face à lui, Alexander Van der Bellen rassemblait sur son nom un peu plus de 900 000 voix (21,3 %), devançant d’une courte tête Irmgard Griss, elle-même candidate indépendante, et humiliait les candidats de la SPÖ et de l’ÖVP.

Au second tour, le 22 mai, Hofer avait pu rallier plus de 720 000 voix supplémentaires, sans pour autant réussir à l’emporter face à Van der Bellen, lequel bénéficiait du soutien des éliminés du premier tour – à l’exception de Griss – et de la coalition habituelle de la bien-pensance. A la suite du recours introduit par Norbert Hofer, la Cour constitutionnelle autrichienne décidait, le 1er juillet, d’invalider l’élection, ce qui devait, après quelques péripéties, ramener les électeurs aux urnes début décembre. Les deux seconds tours de cette élection font apparaître les éléments suivants :

22 mai 4 décembre Δ
Norbert Hofer 2.220.654 2.124.661 -95.993
Alexander Van der Bellen 2.251.517 2.472.892 +221.375
Participation 4.637.046 4.749.339 +112.293
Bulletins invalidés 164.875 151.786 -13.089
Votes par correspondance 759.968 617.539 -142.429

 De ces éléments, il ressort que, d’un tour à l’autre :

  • Norbert Hofer a perdu environ 96 000 électeurs, soit environ 2 % ou encore 13 % des conservateurs hors socle FPÖ qu’il avait pu ou su rallier en mai, très vraisemblablement au bénéfice de son adversaire ;
  • Alexander Van der Bellen a en outre bénéficié du surcroît de mobilisation de l’électorat, avec 125 000 voix supplémentaires (hausse de participation, baisse du nombre de bulletins invalidés), soit 2,6 % ;
  • Pour l’anecdote, de nombreux électeurs ont visiblement choisi de revenir aux urnes plutôt que de voter par correspondance en décembre.

La carte du vote du premier tour montre clairement la domination relative du FPÖ sur l’ensemble du territoire autrichien, à l’exception des grands centres urbains, Vienne, Linz, Graz et de l’ouest – Vorarlberg, ouest du Tyrol. Les cartes des deux seconds tours montrent clairement comment le vote Van der Bellen s’est étendu à partir de ses îlots de résistance.

Les raisons de la bascule

Il ne fait aucun doute que Norbert Hofer a fait l’objet d’une campagne de diabolisation qui a porté ses fruits et l’a mené à l’échec au seuil de la Hofburg. Il faut cependant s’attarder sur le sujet de cette campagne.

Le FPÖ n’est pas comparable au Front national, en ce qu’il a déjà été associé, comme partenaire minoritaire, à des gouvernements : un processus de diabolisation, tel qu’on le connaît en France, n’est pas envisageable en Autriche. En revanche, il est possible de le pousser à la faute, en particulier sur un sujet qui tient à cœur à une partie de la population, singulièrement cette frange bourgeoise et conservatrice sur le plan des valeurs, mais plutôt libérale et européiste en économie. Et c’est précisément ce qui s’est produit.

Dès l’été 2016, alors que le coup de tonnerre du Brexit vient de retentir dans un ciel européen déjà passablement assombri, Norbert Hofer évoque la possibilité d’un référendum sur la sortie de l’Autriche de l’Union européenne, l’Öxit, en cas d’entrée de la Turquie – perspective redoutable mais ô combien lointaine – ou en cas d’une évolution des traités vers plus de centralisme bruxellois. La presse autrichienne et plus généralement germanophone s’empare immédiatement de cette déclaration, passant sous silence les réserves ou conditions formulées par Hofer, répétant à l’envi que le candidat du FPÖ menace la place et l’image de la République alpine en Europe.

Dès lors, Hofer aura beau dire et répéter partout et sur tous les tons qu’il n’a évoqué ce référendum que comme ultima ratio face à Bruxelles, rien n’y fera. Il ne parviendra jamais, jusqu’à l’élection du 4 décembre, à convaincre de sa bonne foi européenne.

Mieux : les médias autrichiens n’auront de cesse, avec le succès que l’on sait, de le comparer à… Marine Le Pen, dont les positions anti-européennes et jacobines passent mal – c’est un doux euphémisme – sur ces vieilles terres impériales.

La suite est connue : défection, marginale et pourtant décisive, d’une fraction de l’électorat du premier « second tour », mobilisation modeste mais réelle d’abstentionnistes ou d’indécis, et le bon Alexander, qui aura lui-même fait des efforts louables pour montrer son enracinement autrichien (voir photo), entrera à la Hofburg en janvier 2017.

Leçons pour la présidentielle qui vient

Il n’est pas question, évidemment, de transposer le cas autrichien à la France. Les constellations politiques, comme les astres et leurs conjonctions, sont par trop éloignées. Néanmoins, il convient de considérer le rôle central qu’a joué la question européenne à Vienne, alors même qu’elle ne semblait agiter qu’une petite fraction du corps électoral.

En réalité, le peuple autrichien – est-il en cela très éloigné du peuple français ? – a du mal à envisager un destin purement national face aux défis du temps, et se tourne naturellement vers l’Europe. Le Béhémoth bruxellois reste l’unique option qui s’offre à lui aujourd’hui.

Travesties et caricaturées, les positions européennes du FPÖ ont conduit Norbert Hofer à l’échec. Pour ses positions moins travesties et moins caricaturées – en matières européennes – Marine Le Pen pourrait échouer à faire mentir les sondages au soir du deuxième tour.

François Stecher
Depuis Hambourg
24/03/2017

Texte repris de la Fondation Polémia
(
titre initial : « L’Autriche et l’Europe : retour sur une élection »)

La folle semaine euro-turque, par Jean-Gilles Malliarakis

Strasbourg TurcsIl faut hélas revenir, d’abord, sur la décision française d’autoriser l’organisation, à Metz le 12 mars, d’une importante réunion politique communautariste où le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu est venu exhorter ses compatriotes résidant en France et dans les pays frontaliers de voter “evet” (oui) à la transformation autoritaire de la Constitution.

Examinons d’abord cette décision du point de vue de la politique intérieure française.

En elle-même, cette affaire révèle l’attitude capitularde de la gauche parisienne devant un électorat qu’elle entend rallier à tout prix. Ceci résulte de la stratégie imposée depuis plusieurs années par Terra Nova. Ce prétendu laboratoire d’idées progressistes remonte à 2008. Il se coule sur le modèle du Parti Démocrate des États-Unis, que la loi autorise désormais à financer les partis de l’Internationale socialiste.

Son propos, désormais bien connu et bien repérable, consiste à substituer aux anciens électorats ouvriers, qui constituaient historiquement le socle des partis socialistes, sociaux démocrates et communistes, les masses fédérées des minorités, toujours présentées comme opprimées.

On réfute officiellement avec horreur la dénonciation du remplacement de peuple, thèse d’un Renaud Camus stigmatisée pour raciste. Mais les disciples de la gauche caviar la pratiquent allègrement. Le peuple de gauche, pour eux, ne se recrute plus chez les travailleurs, mais chez les étrangers, tous les étrangers. L’Arlette Laguillier de demain devrait ainsi ouvrir ses discours non plus par son célèbre “travailleurs, travailleuses” mais par un “étrangers, étrangères”.

Or, parmi ceux-ci un certain nombre ne se sentent aucune vocation à rejoindre les rangs de la gauche. Les partisans d’Erdogan en Europe en donnent sans doute le plus éclatant exemple.

Militant pour une renforcement des pouvoirs constitutionnels de leur président, ils se recrutent dans deux partis : d’une part, l’AKP créé par Erdogan lui-même sur la base d’un retour méthodique de la Turquie à l’islam, et à la tradition ottomane, et d’une répression plus intransigeante vis-à-vis des revendications kurdes, tout en mettent en œuvre une économie d’apparence plus libérale ; et d’autre part le MHP, parti des Loups gris nationalistes, dont le fondateur Alparslan Türkes (1) considérait : « Le corps de notre politique est le nationalisme turc, et son âme est l’Islam. » (2)

L’objet de la campagne référendaire aurait de quoi faire réfléchir même un François Hollande, même un Ayrault qui parle “d’apaisement” et qui fait mine de considérer que rien ne justifierait l’interdiction de meetings où des ministres turcs viennent enflammer la diaspora et intimider au sein de celle-ci les représentants de l’opposition politique ou des minorités ethniques (notamment kurdes) et religieuses (notamment alévies). Toutes sont d’ores et déjà opprimées par le régime turc, caricature du jacobinisme français, et il est à craindre qu’elles le soient encore plus si le projet gouvernemental est adopté.

[…] Enfin, on doit regarder cette affaire du point de vue européen. Étant de ceux qui ont toujours mis en garde contre la candidature d’Ankara (3), je ne puis que me féliciter de voir que des gens qui, jusque-là semblaient indifférents à l’idée qu’un pays extra-européen puisse entrer dans ce qui s’appelle l’Union européenne aient largement pris conscience du danger.

Il est faux en effet de présenter cette affaire comme l’ont fait les médias hexagonaux lesquels n’ont guère mis l’accent que sur le contentieux avec les Pays-Bas. Ce faisant ils ont préemptés le résultat des élections néerlandaises du 15 mars : patatras les sondages se sont encore trompés. Ce n’est pas le parti de Wilders qui l’a emporté, mais le parti libéral. Or, l’affaire de la campagne intrusive du gouvernement turc en Europe avait entraîné la réaction de plusieurs pays : Hollande, certes, mais aussi Autriche, Suisse, Danemark et surtout en Allemagne où l’immigration turque est la plus forte.

Depuis plusieurs semaines cette question faisait la Une des sites internet des plus sérieux parmi les journaux d’outre-Rhin. Les responsables politiques allemands se sont tous prononcés, s’indignant des provocations. Et, une fois de plus, la presse parisienne ne s’en préoccupait pas. Il lui était beaucoup plus agréable de mettre en cause la xénophobie néerlandaise et de laisser entendre qu’il s’agit seulement d’une retombée du Brexit, dont se réclame Wilders.

On est rarement déçu avec le mégalomane d’Ankara Recep Tayyip Erdogan. Ses injures déplacées en direction des Allemands et des Hollandais restent dans la droite ligne d’un discours récurrent plein de mépris et de rancœur envers les Européens. On ne doit donc plus accepter qu’en réponse, nos pays ne se situent pas sur une même ligne, celle de la fermeté.

En choisissant, quand les autres Européens font face, de singulariser en s’aplatissant, pour des raisons électorales internes, et de surcroît illusoires, Hollande et les socialistes ont délibérément choisi d’affaiblir et de discréditer la France.

Jean-Gilles Malliarakis

(1) Ce nom, trop beau pour être vrai s’agissant d’un nationaliste turc (un peu comme si un nationaliste français s’appelait Clovis Lefranc), est un pseudonyme. La véritable identité du personnage reste mystérieuse.
(2) L’un des exploits des Loups gris peut être visionné avec les images de la mise à sac et du massacre de Sivas du 2 juillet 1993 à Sivas, une ville du centre de la Turquie. Il a entraîné la mort de 37 personnes, dont 33 intellectuels alévis.
(3) cf. mon livre La Question turque et l’Europe.

Extrait d’un article paru sur le site de L’Insolent
(les vidéos ont été ajoutées par nos soins)

migrants-refugies-autriche

Crise des migrants : l’Union Européenne récompense les « bonnes pratiques journalistiques »

Source : OJIM – “Crise des migrants : l’Union Européenne récompense les « bonnes pratiques journalistiques »”

Il y a quelques semaines, l’Ojim vous révélait l’initiative du Conseil Économique et Social Européen visant à définir les « bonnes pratiques » dans la couverture médiatique de la crise des migrants. L’heure des travaux pratiques a commencé. C’est maintenant l’Union Européenne qui récompense les journalistes qui adoptent une présentation de la crise migratoire conforme à sa vision favorable à l’immigration.

L’UE a en effet lancé en début d’année un Prix des médias pour promouvoir « un journalisme sur la migration basé sur des preuves ». Partant du constat que « le discours actuel qui entoure la migration a pris une tournure dramatiquement négative durant la dernière décennie en Europe et ailleurs » et que « la couverture des médias des phénomènes migratoires joue un rôle important dans la formation de l’opinion publique », les organisateurs de ce prix ont comme objectif de « renforcer le rôle positif que les médias peuvent jouer quand il s’agit d’influencer le récit actuel des migrations ». Cette compétition permettra de réunir 72 récits qui pourront être utilisés et diffusés grâce à des droits d’auteurs partagés. La remise des prix aura lieu le 22 juin 2017 « sous les auspices de la Présidence maltaise de l’Union Européenne ».

Quand Bill Gates finance les médias favorables aux migrants

Hasard du calendrier, l’European Journalist Centre est quant à lui à l’origine d’un projet, financé notamment par la fondation Bill Gates, qui vise à assurer la couverture pendant dix-huit mois de l’arrivée et de l’intégration de familles de migrants. Quatre grands journaux européens vont participer à l’opération, Le Monde, le quotidien anglais Guardian, le quotidien espagnol El Pais et l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Selon Le Monde, « le projet s’inscrit dans l’approfondissement de notre couverture des questions migratoires ». Le Directeur de l’European Journalism Centre indique sur le site de l’EJC qu’« avec 10 élections nationales en 2017 sur le continent, des projets de cette envergure sont vitaux ». On n’en connaitra pas plus sur les « enjeux vitaux » de ces élections, mais l’angle des articles publiés dans le cadre de cette initiative, des récits de vie, vise à développer l’empathie vis-à-vis des migrants, indépendamment de toute autre considération.

Et l’UE prône d’ouvrir les vannes en grand

Le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures l’affirmait récemment à la Tribune de Genève, « L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés ». «Nous allons ouvrir des bureaux (pour les permis de séjours) dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest ».

L’Union Européenne utilise donc la carotte pour influencer une opinion publique de plus en plus réticente à accueillir une immigration massive dans une Europe qui compte 21,4 millions de chômeurs et 29 millions de travailleurs pauvres. Mais elle pourrait aussi manier le bâton, comme le relate France Soir le 2 mars : « la Commission européenne a durci le ton jeudi face aux États membres de l’UE, en menaçant de sanctions ceux qui refusent d’accueillir des réfugiés ».

Politique de la compassion

Les récits de vie des migrants sont de plus en plus nombreux dans les médias et l’espace public : outre l’initiative des 4 grands journaux européens, le Télégramme relate le 5 mars que des bénévoles se sont succédés à Rennes pour un marathon de lecture de 24 heures pendant lequel ont été lus 400 témoignages de migrants, « contenus dans une encyclopédie des migrants, recueillis de Brest à Gibraltar ». Le 8 mars, Arte dressait dans un documentaire le portrait de trois femmes qui ont choisi la France.

Ces récits peuvent participer de l’information sur les migrations actuelles vers les pays européens. Mais des monographies, aussi touchantes soient elles, ne peuvent résumer à elles seules les différentes dimensions de l’accueil des migrants. Ce type d’enquête fréquemment utilisé en sociologie soulève, selon le sociologue J.C. Passeron, cité dans un article consacré aux recherches qualitatives deux problèmes :

– « Le récit de vie se veut exhaustif et par-dessus tout signifiant, ce qui donne l’impression de tout comprendre au risque de faire disparaître toute approche théorique permettant de décrire le problème étudié.

– Le risque est grand de céder à l’illusion de ce que le sociologue appelle la « panpertinence » : tout est pertinent et fait sens, le monde ne peut être décrit ».

Il est vrai que la pression migratoire a tout intérêt à être minimisée, enjolivée ou carrément passée sous silence. Les passages en force de clandestins à Ceuta relatés par Ouest-France, les millions de candidats qui attendent dans les pays africains l’occasion de passer la méditerranée cités par Il Tempo, le nombre toujours croissant de demandeurs d’asile arrivés en France, 100 000 en 2016 selon Le Figaro, et dont les déboutés ne sont quasiment jamais reconduits dans leurs pays : autant d’événements qui pourraient accréditer l’idée d’une situation hors de contrôle.

Vouloir influencer le jugement des citoyens en récompensant des journalistes qui se conforment à la vision hors sol des peuples et de l’économie de l’Union Européenne, indépendamment des implications sociales et culturelles de l’accueil massif de migrants : une nouvelle étape dans le formatage des esprits.

Dimitris Avramopoulos Migrations

« L’UE aura besoin de six millions d’immigrés », affirme le commissaire aux Migrations

« Dans l’avenir, l’Europe des 27 aura besoin de… six millions d’immigrés. » Cette belle phrase, cette « invitation » à l’immigration-invasion, a été prononcée le 6 mars dernier par le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, lors d’un congrès à l’Université de Genève, ville où il fut consul général de Grèce avant de devenir maire d’Athènes, puis successivement ministre de la Santé, de la Défense et des Affaires étrangères dans son pays.

Et de nous la jouer chaud et froid, façon dignité et bonne conscience à géométrie variable : « Phénomène sans précédent, la crise migratoire a pris de court l’UE […] Mais maintenant, tout est à nouveau sous contrôle », assure le commissaire européen en précisant que « nous avons des hotspots efficaces en Italie et en Grèce, pour faire le tri. Nous avons un arrangement avec la Turquie pour y traiter les dossiers des requérants et éviter qu’ils ne tentent la traversée vers l’Europe (…) Nous voulons convaincre les migrants africains de retourner chez eux et d’introduire une demande d’immigration légale. »

Dans le même temps, explique-t-il sourire en coin, « les 27 auront besoin à l’avenir de six millions d’immigrés […] Nous allons ouvrir des bureaux dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest. C’est le meilleur moyen de lutter contre les passeurs. Evidemment, nous n’allons pas juste ouvrir les frontières et laisser tout le monde entrer. Ce serait absurde et ne ferait qu’alimenter xénophobie, nationalisme et populisme. Cela dit, nous nous devons de protéger les personnes persécutées et de traiter tout le monde avec dignité […] Notre Union est basée sur la solidarité et la responsabilité. Pas la haine de l’autre. » Décidément, les technocrates ne nous veulent que du bien…

Et Dimitris Avramopoulos d’ajouter sans rire, façon Bisounours, que

« les attentats terroristes dans l’UE ont été commis par des citoyens européens. A une exception près, ce n’était jamais le fait de réfugiés ! »

Même pas des islamistes, tant qu’il y est. Les victimes des « maboules » apprécieront.

Pierre Malpouge

Article publié dans Présent daté du 18 mars 2017

Marion Maréchal Le Pen Agricuture

Marion Maréchal-Le Pen : « La souveraineté alimentaire est d’ordre stratégique »

01/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen, qui s’est rendue hier, avec Marine Le Pen, au Salon international de l’Agriculture, a accordé un entretien au quotidien Présent.

Présent : Comment expliquez-vous l’accueil chaleureux que les exposants font à Marine Le Pen ?

Marion Maréchal-Le Pen : L’accueil est toujours très bon ici, mais il est sans doute cette année exceptionnel. Les agriculteurs voient en Marine Le Pen l’occasion de sortir du cycle infernal dans lequel ils sont empêtrés à cause de la politique de l’Union européenne. Le programme présidentiel de Marine présente des engagements concrets comme le patriotisme économique qui consiste à rendre nos producteurs prioritaires sur le marché français (avec un avantage notamment dans les marchés publics), l’amélioration de l’étiquetage des produits français qui mentionnerait le lieu d’élevage, d’abattage, de transformation – cela permettrait au consommateur de pouvoir acheter français plus facilement. Nous sommes également les seuls à exiger que les produits importés respectent a minima les mêmes normes sanitaires et environnementales que les produits français. Des mesures aussi concrètes expliquent l’enthousiasme d’agriculteurs et d’éleveurs largement revenus des politiques européennes.

La mort de l’agriculture française n’est donc pas une fatalité ?

Non, elle n’est pas une fatalité, elle est une question de choix. Un choix vital : la souveraineté alimentaire est d’ordre stratégique puisqu’une dépendance alimentaire de l’étranger nous rend fragiles, or c’est partiellement le cas aujourd’hui. La vie de notre agriculture est aussi une question d’identité : elle a façonné notre territoire, la diversité des régions et des écosystèmes, sans oublier notre gastronomie dont les excellents produits des terroirs sont la matière première. Notre agriculture est essentielle également pour le maintien de la vie dans les régions rurales, que ce soit la vie sociale ou l’emploi.

L’enjeu n’est pas purement productiviste ou économique, il est d’ordre stratégique et territorial. Que nos gouvernants, de droite comme de gauche, aient pu aussi cyniquement depuis des années accompagner la politique ultra-libérale de l’Union européenne avec tous ses traités de libre-échange, cela est pour moi de l’ordre de la trahison.

Cela s’est fait dans l’indifférence générale quand on voit le taux de suicide qui frappe le monde agricole. Les agriculteurs et les éleveurs ne sont pas entendus car eux ne brûlent pas les voitures, ne saccagent pas les centres villes, n’ont ni le temps ni le loisir de faire grève… Les plus grandes souffrances étant muettes, à nous d’avoir la décence de les entendre et de répondre à leurs difficultés.

Entretien réalisé par Samuel Martin
pour le quotidien Présent daté du 2 mars 2017

Chard Martin Schulz

Martin Schulz a-t-il vraiment les mains propres ?

Souvenez-vous : c’était en 2015. Martin Schulz, celui qui se présentait comme le « Monsieur Propre » du Parlement européen, se lançait dans une grande leçon de morale à destination du FN et saisissait l’Office européen de lutte anti-fraude au sujet de ses assistants parlementaires… Moins de deux ans plus tard, et après quelques révélations médiatiques, c’est maintenant l’ancien président du Parlement qui pourrait bien faire l’objet d’une enquête pour fraude.

A l’origine de ce scandale, quelques révélations croustillantes publiées par Der Spiegel et le Sunday Times, dans lesquels on apprenait que Schulz, non content d’empocher durant sa présidence une indemnité quotidienne de 304 euros qui, ajoutée à son traitement mensuel, portait ses revenus annuels à un montant de 322 544 euros, aurait également fréquemment utilisé un jet privé coûtant 20 000 euros de l’heure pour voyager entre Bruxelles, Strasbourg et Berlin, alors que son lieu de travail se limitait à la capitale belge. Surtout, indiquaient ces deux médias, « Schulz la vertu » n’aurait pas lésiné en matière de clientélisme, nommant en effet de nombreux proches à des postes grassement payés au sein de l’administration du Parlement, sans passer par les procédures régulières de recrutement.

Des accusations tellement énormes qu’Ingeborg Grässle, à la tête de la commission de contrôle budgétaire des fonds de l’UE, a déclaré cette semaine que l’ex-président du Parlement avait créé un véritable « système stalinien de clientélisme » et qu’il était nécessaire d’ouvrir une enquête pour fraude.

Une mauvaise nouvelle pour celui qui se verrait bien aujourd’hui calife à la place du calife Merkel. Mais qui ne constitue en rien une surprise pour la délégation FN-RBM, qui a rappelé mercredi qu’elle « avait déjà alerté les services compétents du PE d’éventuels faits impliquant Martin Schulz » en 2015, sans aucune réaction officielle.

Jugeant par ailleurs que « ces très graves accusations doivent pour le moins aboutir à l’ouverture d’une enquête », les eurodéputés FN-RBM ajoutent :

« Si ces faits étaient avérés, ils montreraient le véritable visage de Martin Schulz, celui d’un socialiste sectaire et haineux, d’un véritable tartuffe moralisateur, qui n’eut de cesse de persécuter les seuls députés eurosceptiques, et au premier chef ceux du FN. »

Franck Deletraz

Article et dessin de Chard
parus dans Présent daté du 18 février 2017

brexit

Le Parlement britannique devra se prononcer sur le Brexit

La Cour Suprême a donné tort mardi au gouvernement de Theresa May qui avait fait appel du jugement de novembre de la Haute cour de justice de Londres. Il y aura donc bien un nouveau vote du Parlement britannique pour permettre au gouvernement d’invoquer l’article 50 du Traité sur l’Union européenne afin d’enclencher la procédure de sortie du Royaume-Uni. Car pour les huit juges sur onze qui ont pris cette décision, le Brexit modifiera les droits fondamentaux des Britanniques et c’est une chose qui ne peut survenir sans l’accord du parlement. C’est pourtant bien ce même parlement qui avait décidé de confier la décision au peuple en la soumettant à référendum, et c’est pourquoi le jugement rendu mardi est contesté par beaucoup, parmi lesquels trois juges de la Cour suprême elle-même

Il n’empêche que le gouvernement de Theresa May a annoncé qu’elle soumettrait au Parlement de Westminster un projet de loi dans les prochains jours, probablement dès jeudi, afin de régler au plus vite cette question. Ses ministres assurent que la procédure parlementaire ne devrait pas remettre en cause l’invocation de l’article 50 dès le mois de mars, comme cela avait été annoncé, et ils mettent en garde les parlementaires que seraient tentés d’aller contre la volonté du peuple.

Outre le SNP écossais qui voudrait un vote du Parlement d’Edimbourg (refusé par la Cour suprême), seuls les Libéraux Démocrates, avec leurs neuf députés sur 650 à la Chambre des communes (mais 102 sur 806 à la Chambre des lords) ont annoncé qu’ils voteraient contre le Brexit si Theresa May leur refusait un deuxième référendum sur la question une fois les conditions de sorties négociées avec Bruxelles. Quant aux Travaillistes, qui sont la principale force d’opposition, ils ont promis par la voix de leur leader Jeremy Corbyn de ne pas faire obstacle au Brexit mais ils ont bien l’intention de profiter de la décision de la Cour suprême pour déposer des amendements visant à empêcher le gouvernement de réduire la fiscalité des entreprises comme a menacé de le faire Theresa May à titre de rétorsion si Bruxelles refuse de négocier un traité raisonnable.

D’après un sondage publié lundi par le Guardian, seuls 26 % des électeurs souhaitent un deuxième référendum et ils ne sont que 12 % à accepter de confier la décision finale au parlement en fonction de l’issue des négociations avec l’UE. Il est donc hautement improbable que les députés britanniques prennent le risque d’une explosion de colère populaire en faisant dérailler le processus ou en le retardant excessivement.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 26 janvier 2017

CEDH

Sortir de la Cour européenne des droits de l’homme, qui en aura le courage ?

Si la France veut rester peuplée de Français et redevenir une nation souveraine, sortir de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) constitue un impératif catégorique.

Abaisser les Etats des nations qui composent l’Europe, bafouer les règles démocratiques, nier la primauté du suffrage universel et l’expression de la volonté populaire, contraindre par tous les moyens les citoyens européens afin d’imposer la tyrannie de l’oligarchie globalisée, tel est le projet politique de l’Europe de Bruxelles et de Strasbourg.

Pour contourner l’expression du suffrage universel il s’est révélé indispensable de faire appel aux cours de justice et aux magistrats. C’est le gouvernement des juges, illégitime certes, mais auquel des pays aussi importants que la France se plient.

En France, ce gouvernement des juges est incarné par le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat, la Cour de cassation et, au niveau européen, par la Cour européenne des droits de l’homme. Celle-ci exerce une telle prégnance sur le droit européen que le premier ministre anglais David Cameron avait affirmé sa volonté de sortir la Grande-Bretagne de cette juridiction.

La Cour européenne des droits de l’homme

CEDH LogoLa Cour européenne des droits de l’homme, ou CEDH, est une juridiction instituée en 1959 par le Conseil de l’Europe. Sa mission est d’assurer le respect des engagements souscrits par les Etats signataires de la Convention européenne des droits de l’homme adoptée le 4 novembre 1950. Celle-ci garantit l’accès aux droits fondamentaux, civils et politiques, non seulement aux ressortissants des pays signataires, mais encore à toutes les personnes relevant de leur juridiction, par exemple les migrants.

La Cour se compose d’un nombre de juges égal à celui des Etats membres, soit 47 juges. Ainsi un juge de Saint-Marin ou du Lichtenstein pèse le même poids que le juge français. Les juges albanais, turc, moldave et ukrainien dont les pays sont connus pour leur respect des droits de l’homme (!), sont en mesure de peser sur le droit français au moins autant que les parlementaires français.

La Convention garantit entre autres le droit au respect de la vie privée et familiale, la liberté d’expression et la liberté de pensée, de conscience et de religion. Elle interdit notamment les discriminations dans la jouissance des droits et libertés. Son contenu évolue grâce à l’interprétation des textes par la jurisprudence de la Cour et lorsque des protocoles viennent lui ajouter de nouveaux droits.

Militantisme et politiquement correct

Le groupe Plessis, pseudonyme d’un groupe de hauts fonctionnaires, s’est élevé dans un remarquable article dans le Figaro contre les dérives de la jurisprudence de la CEDH. Selon lui, la cause essentielle est l’élément moteur qu’est l’administration elle-même de la CEDH, le « greffe », qui prépare les décisions. Peuplé de militants,

[le greffe de la CEDH] influence une « jurisprudence qui privilégie une vision “progressiste” de la société : refus des frontières, défiance vis-à-vis des Etats, culte de la non-discrimination, primat de l’intérêt du délinquant sur celui de la victime, de la revendication individuelle sur l’intérêt collectif, de la procédure sur la décision et l’action, libertarisme moral… ».

Il en résulte parfois des décisions stupéfiantes et même grotesques qui vont très souvent à l’encontre de l’application des lois nationales et de la protection des citoyens des pays européens face aux périls grandissants comme le terrorisme. Ces décisions reflètent généralement un état d’esprit marqué par l’idéologie du politiquement correct et un parti pris déterminé en faveur de l’invasion migratoire et de la corruption de la famille. […]

Un gouvernement des juges installé et tout-puissant

Ainsi, au fil de décisions qui constituent autant d’entraves à la lutte contre le terrorisme, au refoulement de l’invasion migratoire, à la défense de la famille et à la souveraineté nationale, la CEDH multiplie les coups d’Etat juridiques destinés à conformer les législations des nations européennes aux exigences du politiquement correct et du gaucho-islamisme. Elle constitue ainsi un des piliers du « gouvernement des juges » qui opprime de plus en plus les citoyens européens et français et vise la destruction de nos nations.

Dans une République digne de ce nom, c’est au législateur issu du suffrage universel et non au juge qu’il appartient de définir l’intérêt collectif et de fixer les termes de la loi. La CEDH, qui fait irruption dans le processus législatif sans légitimité politique, pose un véritable problème démocratique.

Si la France veut rester la France elle doit sortir de la CEDH

Le groupe Plessis rappelle à juste titre, malgré les protestations du député PS Le Borgn’, qui ferme les yeux devant ces violations des principes les plus élémentaires de la République, que « se dégager de cette étreinte est désormais une priorité si, d’un point de vue opérationnel, l’on veut retrouver des marges de manœuvre s’agissant notamment de la lutte contre l’immigration ou le terrorisme, mais surtout si, d’un point de vue symbolique et politique, on veut redonner à la France son autonomie juridique ».

La sortie de la CEDH, indispensable au redressement de la France, est juridiquement possible : l’article 58 de la Convention permet de dénoncer la convention EDH « moyennant un préavis de six mois, donné par une notification adressée au secrétaire général du Conseil de l’Europe ». Qui en aura le courage ?

André Posokhow

Reprise partielle d’un texte publié par la Fondation Polémia

 

Antonio Tajani

Antonio Tajani, un catholique à la tête du Parlement européen

Quelle que soit l’idée qu’on se fait des institutions européennes, on ne peut que saluer la fin de la présidence du Parlement européen par le très sectaire Martin Schulz, officiellement membre du parti social-démocrate allemand mais en réalité idéologiquement plus proche de l’extrême gauche. C’est à Martin Schulz que le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, avait suggéré de jouer le rôle de kapo dans la série comique, Papa Schulz, car, au Parlement européen, M. Schulz aimait beaucoup sortir de ses compétences et se mêler des affaires intérieures des Etats membres de l’UE, de l’Italie gouvernée par Silvio Berlusconi à la Pologne gouvernée par les conservateurs du PiS en passant par la Hongrie sous Viktor Orban.

Le conservateur italien Antonio Tajani, catholique pro-famille et ancien porte-parole de Silvio Berlusconi, est avant tout réputé plus apte à la tâche de président du Parlement européen dans la mesure où il passe pour un homme de compromis, sachant mieux écouter et contrôler sa langue. Ancien officier de l’armée de l’air et ancien journaliste, M. Tajani est aussi un eurocrate de longue date puisqu’il est député au Parlement européen depuis 1994 et a été deux fois commissaire dans la Commission Barroso, entre 2008 et 2014.

L’Italien, candidat du Parti populaire européen, dont font partie Les Républicains français, a obtenu mardi 351 voix contre 282 au candidat (également italien) des socialistes et 80 votes blancs ou nuls. Il doit son élection au soutien obtenu pour ce quatrième tour de scrutin du groupe « Alliance des démocrates et des libéraux en Europe », présidé par l’ex-premier ministre belge Guy Verhofstadt, un européiste libertaire plus fanatique encore que Martin Schulz qui a fort heureusement retiré sa candidature, mais aussi du groupe « Conservateurs et Réformistes européens », dont font partie les Tories britanniques sur la sortie et le PiS polonais partisan d’une Union européenne plus respectueuse des souverainetés nationales.

Commentant cette élection sur son blog, le député Bruno Gollnisch, se réjouit d’une chose : c’est la fin « d’un accord scélérat par lequel les socialistes s’engageaient à laisser tranquille M. Juncker, président de la Commission européenne, en échange de quoi on laissait M. Schulz à la présidence de ce parlement ». Un accord scélérat par lequel les deux plus grands groupes au Parlement européen, PPE et Socialistes, se partageaient depuis 30 ans les postes, indépendamment du résultat des élections et négociaient à l’avance la majeure partie des votes au Parlement européen, prenant visiblement leurs électeurs pour des imbéciles.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 21 janvier 2017

La Hongrie de Viktor Orban placera les migrants dans des centres fermés

18/01/2017 – HONGRIE (NOVOpress) : Le premier ministre hongrois Viktor Orban n’a que faire des oukases de Bruxelles comme du politiquement correct. Son seul souci : épargner à la Hongrie les ravages de l’invasion migratoire. Désormais, les demandeurs d’asile, qu’ils soient rentrés légalement ou bien illégalement, ne pourront plus se déplacer librement sur le territoire hongrois. Ils seront systématiquement placés dans des centres fermés. Cela était le cas jusqu’en 2013, mais la Cour européenne des droits de l’homme et l’Union européenne avaient fait fermer ces camps au nom de leur conception des droits de l’homme.

Orban se justifie d’une manière simple :

« Tout règlement juridique qui facilite les actes de terrorisme, doit être modifié dans l’intérêt de notre propre légitime défense. »

Les camps d’internement vont donc être rouverts rapidement et c’est un défi lancé aux institutions prônant l’immigration massive qui pourrait faire office de jurisprudence. En effet, d’autres pays comme la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque pourraient suivre l’exemple hongrois.


L’Union européenne veut promouvoir les “racines islamiques de l’Europe”

08/12/2016 – EUROPE (NOVOpress)
2 500 000 € ont été octroyés par l’Union européenne à une exposition intitulée «L’Islam, c’est aussi notre histoire !» affirmant qu’il y aurait eu une interaction très ancienne des populations européennes avec l’islam, sur le sol européen.

L’exposition doit servir « à constituer un appui éducationnel et politique pour aider les Européens musulmans à prendre conscience de nos origines communes » (sic).


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Eric Zemmour : « Rome qui pleure, Vienne qui rit. On ne comprend plus rien. »

06/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : A Rome, Matteo Renzi a été sévèrement battu. A Vienne, Alexander Van der Bellen l’a emporté sur Norbert Hofer. Pourquoi deux scrutins aux résultats si différents ?, s’est interrogé ce matin Eric Zemmour sur RTL, faisant d’avoir mine d’être perdu : « On ne comprend plus rien. Rome qui pleure, Vienne qui rit. Matteo Renzi qui perd son pari en Italie, mais le candidat de l’extrême droite qui perd lui aussi son pari en Autriche. Le vent venu de l’océan, le vent du Brexit, le vent de Trump, qui souffle encore fort en Italie mais qui ne franchit pas les Alpes. Le social-libéral italien qui chute, l’écolo-libéral autrichien qui gagne. On ne comprend plus rien. Les dirigeants européens ne comprennent pas davantage, ils se contentent de délivrer des messages de félicitations pour Vienne et de consolation pour Rome. Aux dernières nouvelles, personne n’a interverti les messages, cela aurait pu tant la confusion est à son comble. »

Cette entrée en matière étant faite, Eric Zemmour explique :

« L’Europe ne sait plus à quel saint ou à quel diable se vouer. Pourtant, l’Autriche comme l’Italie sont dans la zone euro. Mais l’Italie a un chômage important et est terriblement endettée tandis que l’Autriche a un chômage très faible et est peu endettée. L’Italie ressemble plus à la France, l’Autriche plus à l’Allemagne. L’Autriche est une région de la grande Allemagne, elle a subi une sorte d’Anschluss économique, mais ne s’en plaint pas. L’Italie voit son tissu industriel se déliter, et s’en plaint amèrement. »

Et l’éditorialiste va plus loin :

« L’Autriche est au cœur de la zone euro ; l’Italie est dans la périphérie. Et cela change tout. L’Autriche bénéficie des avantages de la monnaie unique, l’Italie pâtit de ses inconvénients. »

Selon Zemmour, « l’Autriche a la même monnaie que l’Allemagne, ce qui lui permet d’attirer à elle tous les capitaux, tous les travailleurs qualifiés qui sont attirés comme un aimant par le cœur le plus compétitif de la zone euro. […] Pour redevenir attractive, il faudrait [à l’Italie] une bonne dévaluation. […] Avec l’euro, elle ne peut plus jouer à ce jeu-là. Elle doit baisser les salaires et la protection sociale. […] »

Et de conclure ainsi :

« Dans un système à plusieurs monnaies, les compétitivités s’ajustent par les dévaluations. Dans un système à monnaie unique, les compétitivités s’ajustent par la destruction des industries les plus faibles et donc par le chômage de masse. C’est le destin tragique de l’Italie et de la France. »

La Turquie veut laisser 3.000 migrants quitter ses côtes chaque jour, selon le renseignement grec

Les services du renseignement grec affirment avoir mis au jour un plan du gouvernement de la Turquie visant à laisser 3.000 migrants quitter ses côtes chaque jour en direction de la Grèce. La teneur du plan a été exposée dans le journal grec Protothema, selon la source américaine Breitbart.

Selon les services grecs, les passeurs ont amassé des milliers de petits bateaux à moteur et de canaux pneumatiques le long de la côte occidentale de la Turquie, pour une opération qui serait prête à démarrer en l’espace de quelques semaines, et qui aurait, selon leurs analyses, le soutien du président Recep Tayyip Erdogan.

Info ou intox? Le fait est que l’information a été rendue publique à quelques jours seulement des vives menaces adressées la semaine dernière par le président de la Turquie à l’Union européenne, qui fait mine actuellement de vouloir mettre fin aux négociations pour l’entrée de ce pays dans « l’Europe ». Des menaces largement rapportées par la presse française, au lendemain du vote du Parlement européen réclamant le gel des pourparlers en raison à la dérive « autocratique » d’Erdogan, jeudi.

Le renseignement grec accuse la Turquie

Celui-ci a déclaré de manière fort peu diplomatique, vendredi dernier lors d’un discours public à Istanbul : « Lorsque 50.000 migrants se sont amassés au poste-frontière [turco-bulgare] vous avez crié à l’aide. Vous avez commencé à vous demander : “Que ferons-nous si la Turquie ouvre ses frontières ?” Ecoutez-moi bien. Si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront. Mettez-vous ça dans la tête ! », rapportait ainsi Le Figaro. Celui-ci notait en passant que la pression turque est de taille et que la plupart des pays membres de l’UE s’y soumettraient face au risque réel que représentent les 3 millions de migrants massés en Turquie. Il ne donnait par contre aucune raison permettant d’expliquer pourquoi la Turquie parvient à les empêcher de franchir la frontière quand la Bulgarie en serait incapable…

La mise en place de toute une logistique permettant la traversée de milliers de nouveaux migrants vers la Grèce vient en tout cas ponctuer la menace de manière opportune du point de vue turc. Les responsables militaires grecs sont très inquiets.

Selon l’analyste grec Athanassios Drougas, interrogé par The Times de Londres, les chefs d’état-major « ont peur, et ils ont déclaré aux leaders politiques que si la Turquie ouvre les vannes une nouvelle fois, la Grèce, dans son état actuel de détresse financière et sociale, ne sera pas en mesure de résorber le choc ». « Ce sera la guerre, ou à tout le moins, cela causera autant de dégâts qu’une guerre », a-t-il averti.

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Turquie : Erdogan menace d’ouvrir les frontières aux migrants vers l’Europe

25/11/2016 – TURQUIE (NOVOpress)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé aujourd’hui d’ouvrir les frontières pour laisser passer les migrants voulant se rendre en Europe, au lendemain d’un vote du Parlement européen demandant le gel des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE.

Le président turc a notamment déclaré :

Lorsque 50’000 migrants se sont amassés au poste-frontière de Kapikule (à la frontière turco-bulgare), vous avez crié à l’aide. Vous avez commencé à vous demander: ‘Que ferons-nous si la Turquie ouvre ses frontières?
Ecoutez-moi bien. Si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront, mettez-vous ça dans la tête !

La Turquie compterait actuellement sur son sol près de 2,7 millions de réfugiés syriens.


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Eric Zemmour : « Ce sont les Européens qui regrettent le plus Hillary Clinton »

15/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Les Américains ont choisi Donald Trump mais ce sont les Européens qui regrettent le plus Hillary Clinton », s’est amusé ce matin Eric Zemmour sur RTL : « Ils pleurent comme des enfants qui ont perdu leur papa, comme des enfants du divorce qui voient leur père quitter leur mère : les Américains ont choisi Donald Trump mais ce sont les Européens qui regrettent le plus Hillary Clinton. » Tous les Européens ? Pas tout à fait mais tous ceux dont « le monde s’écroule » :

« Tous ceux qui croient encore au monde libre, en la fable de l’Oncle Sam bienveillant, tous les atlantistes, tous les libéraux, tous ceux qui ont la foi dans les vertus du libre-échange, tous ceux qui se sentent à l’abri sous le parapluie nucléaire américain, tous ceux qui ont peur de l’ogre russe, tous ceux qui considèrent que l’Amérique est la mère des démocraties, tous ceux qui ont la bannière étoilée dans le cœur avant même leur propre drapeau, tous ceux qui sont éternellement reconnaissants à l’Amérique de les avoir libérés de la botte nazie, en oubliant seulement que c’est la Russie qui a brisé la machine de guerre allemande, oui tous ceux-là ont la gueule de bois. »

Et pourtant, ils auraient dû pourtant s’y attendre :

« Ils auraient dû se méfier. Ils auraient dû mieux écouter ce que leur murmurait Obama. Ah les manières du distingué Barack étaient bien sûr plus policées, mais le fond n’était pas substantiellement différent des vociférations de Donald. »

Déjà, explique Zemmour, « Obama n’avait plus d’yeux que pour la Chine et son fameux pivot. Déjà le Congrès américain à majorité républicaine n’entendait pas ratifier les résultats de la Cop 21. Déjà Hillary Clinton avait renoncé au traité transatlantique sur la pression de sa base du parti démocrate. Déjà les militaires américains disaient le plus grand mal de l’Otan ; ils jugeaient les forces européennes minables voire encombrantes. Seules les troupes françaises en Afrique trouvaient grâce à leurs yeux. En vérité, l’Otan est devenue inutile depuis la chute de l’URSS il y a vingt-cinq ans. L’état-major américain a tout de suite proposé sa dissolution, mais les présidents ne l’ont conservée que pour justifier le maintien de leur protectorat sur l’Europe. »

Conclusion d’Eric Zemmour :

« Les dirigeants européens n’ont rien voulu voir et rien voulu savoir. Après le Brexit, la surprise devient chez eux une seconde nature. Si gouverner c’est prévoir, il faut admettre qu’il y a belle lurette que nous ne sommes plus gouvernés… »

Union européenne : Soros conseille un emprunt de 30 milliards par an pour financer le Grand remplacement

10/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Après avoir financé l’invasion migratoire à hauteur de 500 millions de dollars, le milliardaire George Soros enjoint l’Europe à emprunter 30 milliards par an afin de finaliser son suicide.

Déplorant, le Brexit ainsi que la réapparition sur la scène politique de mouvements nationalistes, le financier américain tend à présenter aux peuples européens vieillissants, l’immigration de masse comme la solution aux problèmes économiques et sociaux. Manipulation ou optimisme béat, l’Europe réelle n’en reste pas moins présente pour témoigner de l’hécatombe socio économique que représente l’arrivée massive de peuples non européens.

Juncker

Le tardif mea culpa de Jean-Claude Juncker sur l’Union européenne

Finalement, Jean-Claude Juncker, président de la Commission de Bruxelles, fait son mea culpa. Devant le Conseil de l’Europe, il a expliqué que la défiance des peuples à l’égard de l’Union européenne tient au fait qu’elle souffre d’un « vice de construction. » Bigre ! Ce n’est pas rien, un tel vice ! Cela fait une vingtaine d’années que Juncker gravite à des postes divers dans la machine bruxelloise et ce n’est que maintenant qu’il s’aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond. C’est l’hostilité des citoyens dont chaque scrutin témoigne qui conduit à ce mea culpa, mais il arrive comme les carabiniers, le mal est fait et ce ne sont pas ceux qui ont conduit l’Europe à la faillite, tel le président de la Commission, qui peuvent l’en sortir.

Quel est le vice ? « Nous interférons dans trop de domaines de la vie privée, nous ne respectons pas assez le principe de subsidiarité », confesse Jean-Claude Juncker. Excusez du peu ! Car, enfin, le principe de subsidiarité figure en préambule de tous les traités européens et ce n’est qu’à cette condition que les Etats ont accepté d’abandonner une part de leur souveraineté. Voilà qu’on nous dit que les eurocrates se sont assis dessus ! Et Juncker prend conscience maintenant de ce que l’homme de la rue constate avec colère tous les jours : Bruxelles se mêle de ce qui ne la regarde pas et témoigne de son impuissance pour ce qui en relève. Imbattables pour pondre des directives kilométriques sur le calibre des olives et la courbure optimale des cornichons, nos européistes, en revanche, sont incapables de protéger les frontières de l’Union.

Ce que Juncker appelle le « désamour des citoyens européens pour le projet européen » ce n’est pas seulement ce qu’il reconnaît, c’est d’abord l’infidélité de l’Europe à ses promesses, celles de la droite libérale comme de la gauche socialiste, sacrifiant toutes deux au « projet européen ». Relisons aujourd’hui les engagements d’hier. Florilège. Rocard : « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » Giscard : « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. »  Michel Sapin : « Le traité d’Union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. »

Le mea culpa de Juncker est non seulement tardif mais timide eu égard au gouffre qui sépare le mythe exalté par les politiques et la réalité subie par les peuples. Mais Juncker,au moment où il semble en prendre conscience, accentue ce gouffre, et gravement. Car il lance aussi : « Non aux attaques stupides contre l’islam qui fait partie du paysage européen. Ceux qui viennent de loin nous apportent leurs talents, leurs énergies, leurs savoirs, tout ce dont nous avons besoin dans l’Europe du XXIe siècle. » Qu’ils demandent donc aux centaines de femmes violées en Allemagne et ailleurs ce qu’elles pensent des « talents et énergies » de « ceux qui viennent de loin » !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8596 daté du 27 avril 2016