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Matteo Salvini appelle à la renaissance des vraies valeurs européennes

10/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lors de la présentation de ses vœux, hier, Matteo Salvini a notamment déclaré ceci :

L’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre et une nouvelle énergie en Europe. […] La Pologne et l’Italie seront, absolument, les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes avec moins de finances, moins de bureaucratie et plus de travail, plus de famille et surtout plus de sécurité.

Cet appel à une réforme de l’Union européenne a ensuite été poursuivie de sa part par des instructions sur la nécessité de fermer les frontières et ne pas céder « aux chantages de Bruxelles ».

Cette allocution semble faire également référence à son implication dans la cause des Gilets jaunes ainsi qu’aux mauvaises relations entre la direction italienne et française ; puisque pour lui une nouvelle Europe qui sera portée par les Gilets jaunes et autres mouvements va bientôt voir le jour.

Le lien entre immigration et terrorisme est en partie reconnu par l’Union européenne

21/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En effet, mercredi 12 décembre, la commission spéciale sur le terrorisme (TERR) de l’Union européenne a présenté et fait voter un rapport pour faire des propositions en matière de lutte contre le terrorisme.

Le texte adopté reconnaît « que les attentats les plus meurtriers ont été perpétrés par des groupes djihadistes » et que les terroristes sont « entrés dans l’UE par des flux » (sous-entendu migratoires) révélant « de grands manquements dans le contrôle des frontières ».

Le rassemblement Bleu Marine a commenté sur son site, « Les solutions sont pourtant simples. Il faut contrôler nos frontières extérieures et lutter contre l’immigration de masse. Il faut fermer les mosquées radicalisées, enfermer les imams prêcheurs de haine, démanteler le financement du terrorisme, et empêcher la récidive par des peines adaptées. »;

Effrayant lorsqu’on sait que 450 détenus radicalisés vont être libérés de prison prochainement.

L’Europe macronienne est mal partie, par Jean-Gilles Malliarakis

Dans la folle journée du 18 décembre, le pouvoir a retourné deux fois sa veste. Le gouvernement a d’abord claironné la suppression de certaines coûteuses petites mesures démagogiques promises mi-novembre. La compensation des concessions présidentielles faites aux gilets jaunes le 10 décembre semblait alors prendre un tour raisonnable, par la renonciation à certaines dépenses.

Puis la majorité parlementaire, résolument En Marche vers l’abîme, est revenue au point de départ. On recourra donc une fois encore au déficit et à l’emprunt.

Ainsi se précise la question du budget déficitaire de 2019. Il est évalué, du fait des nouvelles orientations jupitériennes à 3,4 % du PIB Français. Et cette affaire est réapparue comme une pierre d’achoppement des grands projets du président. Car ne l’oublions pas la grande idée de l’État central parisien se projette à la tête d’une Europe qu’il annonce comme franco-allemande, parce qu’il ne peut guère la présenter comme franco-britannique[1] mais qu’on pense en fait franco-française.

Or, elle est posée, à tort je le crains, comme si cette lancinante exigence n’était liée qu’à l’adoption de l’euro comme monnaie unique.

Divers engagements forts remontant à plus de 20 ans en confirment la cohérence. Pour appeler un chat un chat disons que l’ordolibéralisme allemand se veut légitimé par le succès du deutsche mark et de l’industrie d’outre-Rhin. Les entreprises d’outre-Rhin ont sut s’adapter à 16 réévaluations en un demi-siècle. C’est cette discipline qui a transformé un pays détruit et ruiné en 1945, en nation économique majeure. Or, les Allemands considèrent qu’ils acceptaient d’échanger la maîtrise de leur monnaie contre le projet européen, à condition que l’Europe monétaire elle-même suive leur exemple.

À l’époque des négociations de Maastricht le ministre allemand des finances, le Bavarois Théo Waigel mettait en garde à propos de la véritable norme de déficit prévisionnel lors d’adoption d’une loi de finances. Il fixait ce qu’on appelait autrefois l’impasse budgétaire à hauteur seulement de 1 % du PIB. On a fini par accepter 3 % pour des raisons très discutables, dépourvues de valeur économiques.

Or, aujourd’hui dans la majorité des États ayant adopté l’euro, on a compris qu’il ne s’agit pas d’une sinistre obligation européenne, mais de l’intérêt de chacune des nations, et la moyenne du déficit des 19 pays de la zone euro est de 0,7. Sauf évidemment en France.

Que ceci vienne en contradiction avec le pacte d’Amsterdam ne peut pas échapper à Pierre Moscovici. Devenu ministre des Affaires européennes dans le gouvernement Jospin, formé le 4 juin 1997, et qui fut négociateur de ce pacte dit de croissance et de stabilité adopté par le Conseil européen du 17 juin.

Commissaire européen aux Affaires économiques et financières, nommé en 2014, il admet que la France ne saurait se contenter de 2,8 de déficit : elle pourra évoluer vers 3,5, soit 5 fois plus que la moyenne européenne, du fait de l’incorporation des concessions jupitériennes annoncées le 10 décembre et que l’on s’apprête par conséquent à financer par l’emprunt. C’est permis dit Moscovici dès lors que c’est exceptionnel[2].

Ceci a été confirmé par l’intéressé au matin du 18 décembre[3], qui est même parvenu à stigmatiser[4] le déficit italien à hauteur de 2,4.

La démagogie intérieure, pratiquée sous l’ombrelle du laxisme bruxellois, discrédite et ridiculise ainsi un peu plus le projet de l’Europe macronienne.

[1] Ce que Chirac n’hésita pas à imaginer avec les accords militaires franco-britanniques de Saint-Malo de 1998. Adversaire assumé de l’entente franco-allemande scellée par De Gaulle et Adenauer en 1962 et continuée par Giscard et Mitterrand, il se heurta à cette évidence : la Grande Bretagne voulait bien une coopération militaire bilatérale mais elle refusait tout projet supranational.
[2] Or l’exception française dure depuis quelque 20 ans.
[3] Au micro d’Elizabeth Martichoux sur RTL.
[4] L’argument utilisé, celui de la dette respective des deux pays, prouve que malgré ses fonctions M. Moscovici ne connaît pas la différence de calcul entre l’État français, qui ne tient pas compte de la dette des retraites et l’État italien qui gère directement les pensions de base de l’INPS, Istituto Nazionale della Previdenza Sociale créée en 1933 par Mussolini.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Vu sur Twitter

Yves Mamou : « Le Pacte de l’ONU sur les migrants va encourager l’immigration au lieu de l’encadrer »

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L’Italie refuse de modifier son budget, par Olivier Bault

Après le rejet du projet de budget italien par la Commission européenne le 23 octobre dernier (voir Présent du 25 octobre), l’Italie avait trois semaines pour revoir sa copie, soit jusqu’au 13 novembre. L’Eurogroupe, c’est-à-dire les ministres des Finances de la zone euro, a apporté dans cette affaire son soutien à la Commission le 5 novembre, estimant que le creusement du déficit structurel de l’Italie d’un montant équivalant à 0,8% du PIB affecterait la monnaie unique des 19 pays de la zone.

Mais le gouvernement Conte n’a pas plié face aux exigences de Bruxelles et de ses partenaires de la zone euro. Avec une croissance quasiment nulle cette année et un taux de chômage aux alentours de 10%, la coalition du Mouvement 5 étoiles (M5S) et de la Ligue estime en effet que son projet de budget permettra de redynamiser l’économie. L’objectif affiché par Rome est un déficit à 2,4% du PIB en 2019 (contre 0,8% promis par le gouvernement précédent) et à 2,1% en 2020. Seule concession face à Bruxelles, les Italiens ont ajouté dans leur projet de budget une clause prévoyant des mesures automatiques afin de maintenir le déficit en dessous de 2,4% du PIB si ce plafond venait à être dépassé.

Car la Commission européenne ne croit même pas au respect de ce taux de déficit des finances publiques dans la mesure où elle table sur une croissance de 1,2% l’année prochaine alors que le gouvernement italien prévoit 1,5%. Pour la Commission, les prévisions trop optimistes de l’Italie conduiront en réalité, faute de se réaliser, à un déficit à 2,9% l’an prochain et à 3,1% en 2020. Les prévisions de croissance ne sont pas négociables, a déclaré dans un communiqué le ministre des Finances italien Giovanni Tria, puisqu’il s’agit de calculs techniques. Et si ce sont les prévisions italiennes qui s’avèrent justes, le gouvernement italien espère parvenir à réduire la dette publique de 131% du PIB à 130% l’an prochain et moins de 127% en 2021.

Par son refus de céder, l’Italie s’expose à une procédure de déficit excessif, avec une première étape le 21 novembre quand la Commission publiera une mise à jour du rapport sur la dette italienne. Si cette procédure peut aboutir à de lourdes sanctions financières (correspondant à 0,2% du PIB), encore jamais appliquées, il faudra sans doute attendre après les élections européennes pour qu’un plan correctif soit présenté à l’Italie. D’éventuelles sanctions ne pourraient sans doute pas être appliquées avant la mise en place de la nouvelle Commission européenne à l’automne 2019. En attendant, Matteo Salvini, vice-président du Conseil des ministres, ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue, appelle les Italiens à manifester le 8 décembre contre la dictature de Bruxelles.

Mais en réalité, la plus grosse menace pesant aujourd’hui sur l’Italie, c’est le spread, c’est-à-dire l’écart des taux entre les bons du trésor italien et les bons allemands, qui oscille aux alentours de 300 points de base (3 points de pourcentage) depuis le début de la dispute sur le budget. Si cet écart devait augmenter, le coût de la dette pourrait devenir intenable. Bien entendu, les propos tenus par les membres de la Commission ou par le FMI qui dit craindre une récession en Italie, ou encore par l’économiste en chef de la Deutsche Bank qui propose de mettre l’Italie sous la tutelle du Mécanisme de stabilité européen, ne sont pas sans impact sur le spread. Et c’est bien là leur but : mettre l’Italie sous la pression des marchés pour l’obliger à céder.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 14 novembre 2018

L’organisation État islamique en possession d’un grand nombre d’armes fabriquée dans l’Union européenne

14/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Qui arme Daesh? Une question qui anime les débats en ce moment au Parlement européen. Un rapport révèle l’utilisation par Daesh d’un nombre d’armes et de munitions fabriquées récemment au sein de l’Union Européenne.

Des «retransferts» effectués par les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite vers des groupes armés sur place, et ce malgré des clauses contractuelles sur l’utilisateur final l’interdisant, en seraient à l’origine.


L’Union européenne met la pression sur la coalition anti-système italienne

26/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est une première dans l’histoire de l’Union européenne. La coalition entre le mouvement 5 étoiles et la Ligue présentaient les détails de leur budget à la commission.
Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a demandé à l’Italie de réviser dans un délai de trois semaines son budget. Dans le cas contraire, elle risque l’ouverture d’une “procédure pour déficit excessif”, susceptible d’aboutir à des sanctions financières correspondant à plusieurs milliards d’euros.

Cela ne change rien, que ces messieurs de la spéculation se rassurent, on ne retourne pas en arrière“, a déclaré le patron de la Ligue.

Et Matteo Salvini d’ajouter :

Ils ne sont pas en train de s’attaquer à un gouvernement mais à un peuple. Ce sont des choses qui mettent les Italiens encore plus en colère et après on se plaint que la popularité de l’Union européenne soit au plus bas.

Migrants : l’Union européenne frappe les États membres au portefeuille !

« Dans de nombreux pays, le Fonds européen de développement régional (FEDER) et le Fonds de cohésion représentent au moins 50 % des investissements publics ; sans cet appui, les États membres concernés n’auraient pas la capacité financière de [les] réaliser », notait avec jubilation la Commission européenne dans sa proposition de règlement relative au FEDER et au Fonds de cohésion pour 2021-2027.

Constater que les fonds européens pèsent lourdement dans les budgets des États membres d’Europe orientale relève de l’évidence, puisque selon un rapport de KPMG (2016), ils en avaient retiré 175,89 milliards d’euros entre 2007 et 2013, correspondant à 14,8 % du PIB annuel de la région. La rénovation d’infrastructures locales, de la gare de Wrocław en Pologne au complexe de ski Planica Nordic Center en Slovénie, en témoigne amplement. Un coup de pouce bienvenu, qui suffit à expliquer la course à l’adhésion parmi les États des Balkans qui profitent déjà, en vertu de leur statut d’États candidats ou « potentiellement candidats », d’un certain nombre de largesses.

De là à transformer ces instruments en moyens de pression, il n’y avait qu’un pas, allègrement franchi par une Commission rarement étouffée par des scrupules démocratiques.

Le tour de passe-passe relève du jeu d’enfant : il suffira de considérer l’accueil des migrants comme un critère d’allocation des financements de la politique de cohésion. D’ailleurs, les propositions de règlements sur le FEDER et le Fonds de cohésion (article 2.1) ainsi que sur le Fonds social européen (articles 4.1 et 7.3) couchent noir sur blanc des objectifs spécifiques en la matière. Pour ce dernier, qui consacre déjà une part importante de ses missions aux « groupes vulnérables », est fixé un pourcentage minimal de 25 % des ressources en gestion partagée allouées au volet « inclusion sociale », qui concerne notamment les migrants.

Le tout sera désormais couronné par le semestre européen, dispositif de surveillance au travers duquel l’Union européenne tance régulièrement les États sur un éventail toujours plus vaste de politiques. Dans ses recommandations à la France du 23 mai 2018, elle semblait préconiser ainsi, à mots couverts, le recours à la discrimination positive à l’emploi en faveur des populations « issues de l’immigration ».

Après la menace de mort politique infligée à la Hongrie, la Commission agite donc le chiffon rouge des rétorsions financières : avec cette nouvelle mouture, la Pologne verrait son allocation de la politique de cohésion fondre de 23 % et la Hongrie de 24 %.

Or, en dépit des dénégations appuyées de la Commission, qui arguait de la « bonne santé économique » des pays de l’Est, il ne s’agit ni plus ni moins que de punir le groupe de Visegrád pour son opposition sur la question migratoire. Et si, pour ces pays, le carrosse européen risque donc de se transformer définitivement en citrouille, c’est l’ensemble des États membres qui doit s’émouvoir de cette dérive antidémocratique qui bafoue la volonté des peuples.

Dominique Bilde

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Europe, le mur des Bernés reste à abattre, par Ivan Rioufol

Le progressisme, promu par Emmanuel Macron, s’enlise dans les mots creux. Le vent rebelle qui souffle sur l’Europe déplume les beaux discours de leurs inutiles fanfreluches. Ne restent que les carcasses, impostures mises à nu. Le mur des Bernés, édifié voilà un demi-siècle par les élites acquises au baratin pour préserver leur pouvoir, est à deux doigts de s’effondrer sous la tempête. Ce mur-là est symbolique. Mais il est comparable à celui de Berlin, qui tomba en 1989 sous le poids des mensonges officiels et de l’exaspération populaire. Une même révolution est aujourd’hui à l’œuvre, mue par un semblable besoin de vérité et de démocratie.

Dans ce mouvement qui se généralise en Europe, le progressisme fait figure d’obstacle. Seuls 19 % des Français approuveraient le bilan du chef de l’État ; 60 % en seraient mécontents (Le Figaro, lundi). Macron, qui a lui-même théorisé son affrontement avec le “nationalisme”, ne voit pas que la contestation des citoyens, ce moteur de l’histoire, a quitté son camp pour rejoindre celui d’en face.

Plus Macron se raidit face à ceux qu’il appelle aussi populistes, plus il se coupe d’une partie importante de la société française et européenne. Les maladresses qu’il répète quand il s’adresse aux gens lors de ses sorties montrent un homme incapable de maîtriser son arrogance. Dimanche, répondant à un jeune chômeur formé à l’horticulture, il lui a conseillé de “traverser la rue” pour travailler dans la restauration. Élu sur la promesse de résorber la fracture entre la France d’en haut et celle d’en bas, il accentue l’incompréhension entre les deux mondes. Il en est à réserver aux Oubliés qui se rebiffent ses plus vives attaques. La Macronie est un univers d’experts et de technocrates, pour qui le monde se résume à des chiffres. Comme le fait remarquer le philosophe Marcel Gauchet (L’Opinion, lundi) : “Notre problème fondamental, c’est que les gens qui nous gouvernent ne comprennent pas la société dans laquelle ils vivent.” La rupture pourrait être brutale.

La machinerie idéologique mise au service du progressisme exacerbe les colères de ceux qui refusent l’oppression des pensées imposées.

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 septembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Réunion au sommet des dirigeants des pays l’Union Européenne à Salzbourg

20/09/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Hier soir a commencé une réunion informelle rassemblant les principaux chefs d’État européens à Salzbourg. Au menu de cette rencontre se trouvent les sujet de l’immigration et du Brexit.

Au sujet de l’immigration, la situation risque de ne pas beaucoup évoluer.

Les principaux projets évoqués par l’Union Européenne pour contourner la réticence nouvelle des pays à accepter cette immigration massive n’ont pas pour l’instant été concrétisés. Ils consistaient en des centres contrôlés en Europe ou des plateformes d’accueil en dehors de l’Europe. Dans les deux cas ces systèmes auraient ainsi permis de redistribuer subtilement les immigrés en Europe via des quotas similaires à ceux mis en place dans les règlements de Dublin. Ces solutions sont préconisées notamment par les gouvernements français et allemands qui veulent mener une “politique de solidarité” à l’égard des immigrés. La question reste pour l’instant en suspens, du fait notamment de l’opposition franche des dirigeants italiens et hongrois à l’accueil de clandestins. Ceux-ci en bloquant via leurs pays respectifs deux routes principales d’accès à l’Europe pour les immigrés montrent néanmoins qu’il existe une autre solution, qui consisterait à reprendre le contrôle des frontières et ne plus tendre les bras à cet afflux d’immigration.

Au sujet du Brexit si sur une bonne partie des points l’Union Européenne et les représentants du Royaume-Uni semblent s’entendre, c’est justement sur une question de frontière qu’ils pourraient s’opposer.

Les deux parties n’ont pas encore trouvé d’agrément au sujet de la séparation entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Si une frontière physique a été écartées d’emblée par les deux camps, les autres solutions ne sont pas légion. Les conditions et la durée de ces négociations font revenir de plus en plus souvent Outre-Manche l’éventualité d’une sortie de l’Union Européenne sans période de transition et accords commerciaux préalables. Cette possibilité est néanmoins pour l’instant rejetée par les dirigeants du Royaume-Uni en place, ainsi que l’Union Européenne.
Pour l’heure rien ne semble donc être amené à bouger brutalement, les changements seraient plutôt à attendre à l’issue des élections européennes qui pourraient voir la majorité basculer.

Europe : de l’anesthésie à l’euthanasie

Parcourir la grande pres­se française à dix mille kilomètres de distance contribue à me permettre de voir, davantage encore que lorsque je vivais en France, à quel point la population française est désinformée.

Sur nombre de sujets, la propagande règne, quasiment hégémonique.

Chercher un article pertinent, scrupuleux et détaillé sur des sujets aussi cruciaux que l’évolution économique et stratégique de la Chine, la situation réelle en Iran, la recomposition du Proche-Orient, le péril islamique, le climat planétaire ou les États-Unis sous Donald Trump impliquerait de chercher longtemps.

Et bien qu’il m’arrive de consacrer du temps à chercher, mes recherches s’avèrent presque toujours vaines.

Cette quasi-hégémonie de la propagande a de lourdes conséquences sur les débats qui se mènent dans tous les domaines, qui sont toujours biaisés, aseptisés, et ne méritent pas le nom de débat.

Elle a de lourdes conséquences aussi sur la vie politique.

Voir que le socialiste Emmanuel Macron peut continuer à se trouver présenté comme un « libéral » ne peut que susciter la consternation.

Constater qu’un admirateur gauchiste de feu Hugo Chavez, tel que Jean-Luc Mélenchon, garde une crédibilité aux yeux d’un électeur sur cinq fait craindre le pire.

Je ne parle pas de la droite conservatrice, car elle a peu ou prou disparu en France.

Cette quasi-hégémonie a surtout un effet qui vient surplomber tous ses autres effets.

Elle crée une incompréhension du monde tel qu’il évolue.

On continue à présenter très largement la France comme une « puissance qui compte », alors que la France décline et compte de moins en moins, quel que soit le domaine concerné.

On continue à dire tout aussi largement que l’Europe pourrait être une « grande puissance » si elle s’en donnait les moyens, alors que l’Europe dans son ensemble est elle-même déclinante sur tous les plans, et pas du tout à même de concurrencer les grandes puissances du XXIe siècle qui commence.

On ne dit bien sûr pas que l’Union européenne est devenue un instrument à confisquer la démocratie, à effacer les identités et à broyer ce qui reste de civilisation occidentale en Europe.

Dire la vérité aux Français (et la dire aussi aux autres peuples européens) est devenu très difficile.

Des engrenages imbriqués les uns dans les autres montrent que tout se tient et que tout est fait pour faire avancer les Français (et les autres peuples européens) vers le pire sans qu’il y ait de remous majeurs.

Une anesthésie est installée et, si elle n’empêche pas la montée d’une inquiétude et des mouvements de colère, elle fait néanmoins qu’inquiétude et mouvements de colère ne parviennent pas à atteindre l’intensité qui serait requise pour briser les engrenages.

L’anesthésie mène à l’euthanasie.

Et cette dernière avance, de nombreux chiffres l’indiquent qui ne sont presque jamais publiés (et qu’il est peu ou prou interdit de commenter, sous peine d’avoir des ennuis avec la justice).

Un livre très pessimiste, mais d’une immense lucidité, sur le sujet a été publié voici quelques mois dans le monde qui parle anglais.

Il a été, malgré le contexte que je viens de décrire, traduit et publie en langue française récemment, et j’en recommande très vivement la lecture à ceux qui veulent comprendre.

Son auteur est Douglas Murray, membre comme moi du Gatestone Institute, aux États-Unis.

Ce livre s’appelle « L’étrange suicide de l’Europe ».

En le publiant, les Éditions du Toucan ont fait un acte de salubrité qui doit être salué.

Je publierai bientôt sur le même thème, et sous un angle d’approche complémentaire, un autre livre appelé « Comment meurt une civilisation ».

Le pessimisme et la lucidité de Douglas Murray, et ce que j’y ajoute dans mon livre à venir, ne susciteront sans doute pas un sursaut, mais ils permettront d’ouvrir les yeux à ceux qui ne l’ont pas encore fait.

Douglas Murray dit que, durant le cours de la vie de ceux qui sont nés en Europe, ne sont pas musulmans, et sont vivants aujourd’hui, l’Europe aura cessé d’être l’Europe.

Je ne suis pas loin de partager son diagnostic. Et tout en ne voulant pas fermer la porte à tout espoir, je dois reconnaître que la porte se ferme rapidement, et risque fort d’être bientôt pleinement fermée.

Guy Milliere

Texte repris du site les4verites.com

Merkel affaiblie après l’accord européen sur l’immigration, par Olivier Bault

Le président français Emmanuel Macron s’est sans doute félicité un peu vite de l’accord obtenu à l’arrachée à l’aube vendredi matin au Conseil européen de Bruxelles. Dès le week-end, l’on s’est aperçu que chacun interprétait différemment les termes (vagues) de l’accord. Ainsi, pour les centres contrôlés – nouveau nom donné aux centres de tri, ou hotspots –, qui pourront être ouverts dans différents pays sur la base du volontariat, les Italiens ont eu la mauvaise surprise d’entendre très vite le président français leur expliquer que, la France n’étant pas un pays de première arrivée, il n’y a pas de raison d’ouvrir de tels centres sur son territoire. Autrement dit, tout reste comme avant, et c’est pourquoi les Italiens n’ont pas l’intention de rouvrir leurs ports désormais interdits aux navires des ONG, et c’est tant mieux !

De la même manière, Angela Merkel avait, semble-t-il, cru comprendre au cours du sommet – peut-être était-ce la fatigue – que quatorze pays européens, dont les quatre de Visegrád, lui avaient promis qu’ils négocieraient avec elle des accords bilatéraux pour reprendre à l’Allemagne les « migrants » passés par leur territoire. C’est en tout cas ce qu’elle a annoncé dans une lettre expliquant les conclusions du dernier Conseil européen aux partenaires de sa coalition : la CSU, parti frère bavarois de son propre parti CDU, et le SPD social-démocrate. Mais dès que l’information a été reprise dans les médias allemands dimanche, les pays « de l’Est » concernés ont apporté un démenti cinglant à la chancelière.

Le ministre de l’Intérieur allemand Horst Seehofer, chef de la CSU, avait prévenu Mme Merkel il y a deux semaines, lorsque celle-ci s’était opposée à son plan de refoulement systématique aux frontières de l’Allemagne des immigrants déjà enregistrés dans un autre pays de l’UE : si elle ne revenait pas du Conseil européen avec un accord correct, permettant de lutter efficacement contre l’immigration clandestine à l’intérieur de l’UE, il démissionnerait. Après s’être réuni avec son parti dimanche, le ministre a donc annoncé son intention de démissionner, estimant que l’accord vanté par Macron serait « inefficace ».

Seehofer n’a toutefois pas été suivi par son parti et ce n’est pas non plus la première fois depuis 2015 qu’il menace la CDU de rupture. Lors d’une réunion entre eux lundi, les leaders de la CDU et de la CSU ont réaffirmé leur volonté de gouverner ensemble. S’en est suivie une réunion « de la dernière chance » entre Seehofer et Merkel lundi soir, à l’issue de laquelle un compromis a été annoncé. Les contrôles à la frontière avec l’Autriche seront renforcés, et les immigrants y seront orientés vers des centres fermés en attendant de vérifier leur statut. Ceux qui auront déjà été enregistrés dans un autre pays de l’UE ou déjà déboutés du droit d’asile seront alors renvoyés en Autriche.

Les politiques européennes ayant échoué, notamment en raison du refus de Berlin et Paris – malgré les appels en ce sens des ex-pays de l’Est et de l’Autriche – de mettre en place de vraies politiques de lutte contre l’immigration illégale comme l’a fait l’Australie depuis 2013, on s’oriente vers des politiques nationales avec des coopérations intergouvernementales dans le style de celles qui ont conduit à la fermeture de la route des Balkans début 2016. Même Mütti Merkel s’y met, pour conserver son poste…

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 3 juillet 2018

Crise migratoire : Accords et désaccords en Europe

02/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien du 30 juin 2018 avec Georges Estievenart, responsable des études européennes de l’IPSE.

Invité sur le JT de RT France, il s’interroge sur la mise en œuvres des accords des pays de l’Union européenne sur la gestion des migrants.


Le sujet de l’immigration clandestine abordé par un sommet européen

28/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Aujourd’hui et demain a lieu à Bruxelles un conseil européen qui réunira les représentants des 28 pays dirigeants. Les sujets qui seront abordés: le commerce mondial – particulièrement avec les Etats-Unis, la proposition française d’un budget pour la zone euro, les négociations du Brexit, et surtout la brûlante question des clandestins, qui focalisera toute l’attention.

Les affolants chiffres de l’immigration en baisse

Le pic d’immigration de l’année 2017 étant passé, l’Europe enregistre donc une considérable baisse du nombre d’arrivées clandestines sur son sol. Ce qui fait dire aux médias et aux pays européens favorables à l’immigration que puisque les choses se sont calmées, aucune mesure particulière ne serait à prendre. Mais le flux de clandestins vers les pays européens a seulement repris son cours habituel, considérable. En somme la déferlante continue à moindre bruit.

Les « plates-formes de débarquement », une idée à l’étude

Donald Tusk, le président du Conseil européen, proposerait l’installation de « plates-formes » où seraient débarqués les clandestins récupérés en Méditerranée. Et cette plate-forme ne serait pas en Europe, mais sur les côtes d’Afrique du Nord. Le but serait donc de décourager les candidats à la traversée, en cassant le modèle économique des passeurs. La question du pays africain qui accepterait d’héberger ce centre de clandestins est évidement à l’étude. La Hongrie juge le concept intéressant, ainsi que le chancelier autrichien Sebastian Kurz. Ce sont les pays pro-immigration qui sont plutôt hostiles au projet, tels la Suède, l’Allemagne ou la France.

Une immigration en baisse, une idée à l’étude qui serait anti-incitative et laisserait les clandestins en Afrique, ces éléments peuvent-ils donner de l’espoir aux « anti-immigrations clandestines » ?

Les partisans d’une Europe ouverte à tous les vents à la submersion migratoire exposent les chiffres de la baisse de l’immigration comme s’il suffisait de laisser les choses se réguler. Les valeurs européennes sont brandies par des dirigeant tels qu’Angel Merkel et Emmanuel Macron, ce dernier prêchant pour une solution « européenne respectueuse des valeurs de l’UE ». Dans le même temps, le haut commissariat aux réfugiés des Nations unies affirme que le droit d’asile doit être conservé à tout prix …

Les Fonds Européens menacés pour ceux qui refusent d’être solidaires des clandestins

27/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Le commissaire européen Pierre Moscovici a annoncé ce lundi qu’il serait favorable à une baisse des versements européens pour les pays qui refusent d’accueillir des clandestins.

Il a déclaré sur BFMTV :

Pour ceux qui refusent la solidarité, il n’est pas légitime qu’on continue à verser les fonds européens dans les mêmes proportions […]. S’ils ne veulent pas participer, il faut qu’ils en payent le prix.

Selon lui, la création du futur budget pour la zone Euro, actée la semaine passée par la France et l’Allemagne, va dans ce sens.


Les pays de Visegrád ont boycotté le mini-sommet de Bruxelles sur la crise migratoire

25/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les pays de Visegrád, Hongrie, Pologne, Slovaquie et Tchéquie, ont boycotté le mini-sommet européen qui s’est tenu hier dimanche à Bruxelles.

Le chancelier autrichien Kurz, qui doit prendre la présidence de l’Union européenne en juillet prochain pour six mois, s’est rendu à ce sommet pour faire entendre la position des pays d’Europe centrale : un meilleur contrôle des frontières et un renforcement de la lutte contre les réseaux de passeurs.

Macron, en colère a fustigé « des pays qui bénéficient massivement de la solidarité européenne et qui revendiquent massivement leur égoïsme national ».

Au moment où le navire de l’ONG allemande Lifeline, chargé de 239 violeurs de frontière potentiels, s’est vu refuser l’accostage en Italie, il y a peu de chances qu’un consensus sur la crise migratoire soit trouvé entre les différents membres de l’Union Européenne.

Migrants : les pays de Visegrad boycottent le mini-sommet

22/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Jeudi, à Budapest, les quatre pays de l’Est européen les plus hostiles aux quotas de migrants ont de nouveau affiché leur unité. Pas question pour eux de se répartir des réfugiés. Les pays du groupe de Visegrad se sont réunis à la veille d’un mini sommet européen consacré à la question migratoire. Un mini sommet qu’ils ont décidé de boycotter.

Viktor Orban, Premier ministre hongrois, a notamment déclaré :

Cela ne vaut pas la peine d’insister sur les questions qui ne font pas l’objet d’un accord, je veux parler des quotas de migrants, parce que ces questions ne déboucheront pas sur une coopération, cela finit toujours en confrontation.

Et Sebastian Kurz, Premier ministre autrichien, d’ajouter :

L’agence (des frontières européennes) Frontex doit être renforcée non seulement en nombre et financièrement mais aussi en terme de pouvoir. Frontex doit être en mesure de lutter contre les passeurs dans un pays tiers pour empêcher les navires de contrebande de quitter les côtes pour se rendre en Europe.


Quelles sont les différences de politiques migratoires entre les pays de l’Union européenne ?

20/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
En 2017, 534.000 demandes d’asile ont été refusées par les pays européens, soit 100.000 de plus qu’en 2016.

Pour les deux tiers des pays européens, il y a moins de 5 réfugiés pour 1.000 habitants. ce sont les pays du Nord, et notamment la Suède, qui seraient moins hostiles à l’accueil des réfugiés.

L’Espagne affiche elle un ratio de 0,38 réfugié pour 1.000 habitants. La France accueille elle 5 réfugiés pour 1.000 habitants.