[Tribune] L’Union européenne passoire : comment Frontex devient une agence d’assistance aux migrants

migrants frontex

Ce qui devait arriver arriva : le directeur général de Frontex, agence européenne des gardes-frontières et des gardes-côtes, Fabrice Leggeri, a été poussé à la démission après des mois de harcèlement d’ONG favorables à l’ouverture de l’Europe aux flux migratoires, ainsi que de la Commission et du Parlement européens. Accusé de refoulements illégaux, ce qu’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) corroborerait, il a jeté l’éponge.

Cette affaire soulève plusieurs interrogations. D’abord, pourquoi mandater l’OLAF, organe chargé de lutter contre la corruption et la fraude financière, pour enquêter ? Il est vrai que, depuis quelque temps, on a l’impression que cet office est instrumentalisé par la Commission pour des motifs politiques et idéologiques.

Ensuite, pour quelle raison les ONG favorables au laxisme migratoire ont-elles une telle influence sur la Commission européenne, comme si elles étaient en « ligne directe » avec le cabinet d’Ursula von der Leyen, comme elles le sont avec certaines rédactions de médias du courant dominant. C’est le signe même de l’empire de l’émotion, plus que de la raison, sur le système.

Enfin, pourquoi les règles relatives aux migrants illégaux ont-elles été systématiquement utilisées à charge contre le directeur général de Frontex, alors même qu’elles ne sont ni claires ni cohérentes ?

L’article 33 de la convention de Genève sur le droit d’asile stipule qu’« aucun des États contractants n’expulsera ou ne refoulera un réfugié sur les frontières où sa vie ou sa liberté serait menacée ». La Cour européenne des droits de l’homme, que l’on sait sous influence, a étendu ces règles à toute personne en besoin de protection. Or, une norme juridique, pour être appliquée et efficace, doit être claire et précise. Qu’est-ce qu’une personne en besoin de protection ? Notion imprécise, donc sujette à contestations et procédures.

Si les réfugiés d’Ukraine, en grande majorité des femmes et des enfants qui fuient la guerre, doivent évidemment être accueillis, il est avéré que le droit d’asile a été perverti en filière d’immigration illégale. En France, près de 80 % des demandes d’asile sont rejetées mais les personnes arrivées illégalement sur le territoire ne sont que rarement reconduites à la frontière. Le Sénat avance un taux de 13 à 14 %. Seule une instruction en aval, dans le pays de départ, pourrait être efficace, mais les ONG assimilent ceci à « une occupation étrangère ».

L’exposé des motifs du règlement de 2018 relatif à Frontex reconnaît qu’« il reste beaucoup à faire pour garantir le contrôle efficace des frontières de l’Union et pour accélérer considérablement le retour effectif des migrants en situation irrégulière ». Son article 1 indique qu’il s’agit de s’attaquer « aux défis migratoires, y compris la problématique du retour », ce que confirme l’article 10 qui stipule que le rôle de l’agence est de « contribuer à un niveau efficace élevé et uniforme aux contrôles aux frontières et de retour ».

Or, en pratique, la direction générale de Frontex a vu son action continuellement contestée par les ONG, la Commission et le Parlement européens dans une espèce de schizophrénie qui consiste à assigner des buts de contrôle des frontières et de retours « à un niveau efficace, élevé et uniforme » et, dans le même temps, de mettre en cause les actions menées pour y parvenir au nom de la protection des « droits fondamentaux ».

Mme von der Leyen, Allemande typique qui n’en finit pas de vouloir exorciser les crimes commis par ses parents ou grands-parents, soutenue par la gauche du Parlement européen, souhaitait que des sanctions soient prises contre Fabrice Leggeri. Sa démission met un terme à l’affaire. Elle met un terme, aussi, à l’existence de Frontex en tant que garante de l’intégrité des frontières de l’Union européenne. Désormais, il s’agira d’une agence d’assistance aux migrants.

La promesse était que la contrepartie aux accords de Schengen et à l’ouverture des frontières internes de l’Union européenne serait un contrôle efficace des frontières externes. Le masque et tombé. Il n’en sera rien. Le bla-bla destiné à rassurer le « gogo » électeur continuera à le bercer d’illusions. Il ne s’agit pas de faiblesse mais de volonté idéologique. Le monde doit être ouvert et indifférencié afin de permettre aux flux économiques de se déployer sans contraintes en ayant à disposition le « matériau humain » nécessaire. L’Union européenne est et sera une passoire, parce que le projet est qu’elle le soit. Tant pis pour les peuples européens et ce qui leur reste de liberté.

Stéphane Buffetaut

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’UE s’acharne contre Marine Le Pen – Accusation « opportune » de « détournement de fonds »

Marine Le Pen UE

Quoi de mieux pour essayer de « torpiller » son adversaire à l’élection présidentielle que la publication, à quelques jours du second tour, de « révélations » l’accusant d’un prétendu « détournement de fonds publics » ? La technique a beau être vieille comme le monde, et les ficelles un peu grosses, cela n’a cependant pas empêché l’Union européenne d’y avoir eu recours une fois de plus récemment contre Marine Le Pen et plusieurs de ses proches pour voler au secours de son candidat, Emmanuel Macron.

Ingérence dans la campagne française

A l’origine de cette nouvelle cabale, on ne sera évidemment pas surpris de retrouver l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), contre lequel, rappelons-le, le RN a déjà déposé plainte à deux reprises par le passé, à la suite à des accusations non fondées portées par celui-ci contre certains de ses élus. De même qu’on ne sera pas étonné d’apprendre que le récent rapport « incriminant » Marine Le Pen et plusieurs de ses proches a été rendu public par le Mediapart de l’ancien trotskiste Plenel, notre Vychinski national… Bref, dans ce document, l’OLAF accuse ouvertement la candidate du RN, ainsi que trois autres anciens eurodéputés du parti (Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot et Bruno Gollnisch), d’avoir utilisé les frais dont peuvent user les groupes politiques dans le cadre de leur mandat de député européen à des fins de politique nationale. Notamment pour des dépenses personnelles ou pour des prestations au profit de sociétés commerciales proches du RN et du groupe parlementaire Europe des nations et des libertés. Evaluant le total de ces dépenses à « environ 600 000 euros », dont « environ 137 000 euros » pour Marine Le Pen, l’OLAF annonce alors son intention de « procéder au recouvrement des sommes indûment payées »…

« Aucune preuve, aucun élément »

Une accusation que la candidate de la droite nationale, en déplacement lundi à Saint-Pierre-en-Auge, en Normandie, a bien sûr immédiatement et fermement contestée, en précisant au passage n’avoir « pas eu officiellement connaissance [de celle-ci], ce qui déjà pose un problème en termes d’Etat de droit », et pour laquelle l’Office européen de lutte antifraude ne lui a fourni « aucune preuve, aucun élément, malgré d’ailleurs les demandes [qu’elle a] pu faire ». Mais, a ajouté Marine Le Pen, « les coups fourrés de l’Union européenne, quelques jours avant le second tour, j’ai une grande habitude de cela et je pense que les Français ne sont absolument pas dupes ». Un avis partagé par Jordan Bardella qui, invité sur CNews, a précisé en outre que le RN allait déposer « évidemment une troisième plainte » contre l’OLAF. Quant à Philippe Olivier, le conseiller spécial de la candidate RN, il a rappelé avec beaucoup de justesse sur Twitter qu’un « pays où le pouvoir tente de criminaliser les opposants par des montages grossiers s’appelle une dictature » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 19 avril 2022

Embargo énergétique contre la Russie : l’UE se tire une balle dans le pied

embargo russie

Après des semaines d’âpres négociations, les pays membres de l’UE ont finalement décidé jeudi, dans le cadre d’une cinquième salve de sanctions qui entrera en vigueur début août, outre l’interdiction d’exportations vers la Russie à hauteur de 10 milliards d’euros, le gel des avoirs de plusieurs banques russes ou encore l’élargissement de leur « liste noire » à plus de 200 proches du Kremlin, la mise en place d’un embargo sur le charbon russe. Une dernière mesure qui devrait leur coûter très cher puisque, rappelons-le, l’UE n’importe pas moins de 45 % de son charbon de Russie.

Cependant, dans leur volonté suicidaire de sanctionner Moscou « quoi qu’il en coûte », les Vingt-Sept ne semblent pas près de s’arrêter en si bon chemin : sous la pression du Parlement de Bruxelles, qui réclame l’imposition d’un embargo « total et immédiat » sur les importations « de pétrole, de charbon, de combustible nucléaire et de gaz » russes, ceux-ci pourraient bien décider lundi prochain, lors d’une nouvelle réunion, d’aller encore plus loin dans leurs sanctions contre le secteur énergétique russe. Au risque de saborder leurs propres économies…

Cent euros par adulte pour un embargo sur le gaz

Le fameux « Conseil d’analyse économique », dont la mission n’est autre que d’éclairer notre gouvernement, a beau affirmer dans sa note du 4 avril qu’un embargo sur le gaz russe n’aurait qu’« un impact relativement faible » sur les pays de l’UE et serait donc « gérable », l’addition n’en resterait pas moins salée pour des Français déjà durement frappés par une inflation galopante. Estimée par le CAE à environ 0,15 % à 0,3 %, la perte de notre revenu national brut entraînée par cet embargo coûterait en effet quelque 100 euros par adulte ! En outre, un tel boycott ayant évidemment des conséquences beaucoup plus graves sur les pays membres davantage dépendant du gaz russe que nous, cela contraindrait notre pays, comme l’indique le CAE dans sa note, à « une solidarité européenne ». Autrement dit, les Français, déjà dévalisés par le fisc, pourraient bien être contraints de mettre à nouveau la main à la poche pour venir en aide à la Bulgarie, la Finlande ou encore la Slovaquie.

Enfin, en plus d’entraîner une terrible hausse des prix pour les particuliers, un embargo sur le gaz russe aurait, comme la souligné jeudi sur Radio Classique Jean-Pierre Clamadieu, président du conseil d’administration d’Engie, un impact « très significatif » sur l’économie européenne. En effet, a-t-il expliqué, si « nous serions probablement capables de remplacer à peu près la moitié » de nos importations de gaz russe, « le reste, à très court terme, devrait être compensé par une réduction des consommations, particulièrement dans les secteurs industriels », qui représentent 25 % de la consommation de gaz. « Il n’y aurait pas d’impact dans l’immédiat », a précisé Jean-Pierre Clamadieu, car « nous arrivons dans la saison d’été en matière gazière, c’est-à-dire celle dans laquelle on reçoit plus de gaz qu’on en consomme ». Mais les conséquences d’un tel embargo se feraient immanquablement sentir « lors de l’hiver prochain ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 avril 2022

Europe : la guerre en Ukraine rebat les cartes

europe ukraine

La guerre en Ukraine n’en finit plus de provoquer des remous militaires et géopolitiques en Europe. Après le réarmement de l’Allemagne annoncé fin février, la France s’interroge sur la qualité de ses services de renseignement, l’Angleterre tente de faire pression sur ses anciens alliés tandis que la Suède songe à adhérer à l’Otan, ce qu’elle refusait catégoriquement jusqu’à présent. L’Europe est sens dessus dessous !

Responsable du fiasco ? Bouc émissaire ? Toujours est-il que le général Eric Vidaud, patron de la direction du renseignement militaire français depuis sept mois, a été limogé par l’état-major. C’est une information révélée mercredi par « une source interne au ministère des Armées », qui précise également que sa hiérarchie pointait du doigt son « manque de maîtrise des sujets ».

Le renseignement militaire français, contrairement à celui des Etats-Unis, ne croyait pas à l’hypothèse d’une invasion russe de l’Ukraine.

L’on pourra toutefois noter que le chef des armées, un certain Emmanuel Macron, s’est lui aussi lourdement trompé en étant l’idiot utile de Vladimir Poutine. La démarche diplomatique du président français était par ailleurs peu sérieuse, celui-ci ne ratant jamais une occasion d’apporter son soutien à l’Ukraine entre deux échanges avec le président russe.

L’Angleterre, elle aussi, semble agacée de voir les événements lui échapper. Son ancienne colonie, l’Inde, n’a en effet pas embrassé la ligne occidentale, ne votant pas la résolution de l’ONU exigeant le retrait des forces russes de l’Ukraine et n’adoptant pas la moindre sanction économique à son encontre.

Jeudi, Liz Truss, ministre britannique des Affaires étrangères, a effectué le voyage à New Delhi afin d’encourager un rapprochement entre les deux pays, promettant que cela stimulerait la sécurité dans la région et créerait des emplois. Si l’Inde collabore avec la Russie, tout comme la Chine, elle demeure rivale de son géant voisin communiste et ne peut se permettre de couper les ponts avec ses potentiels alliés occidentaux. Liz Truss et le Royaume-Uni l’ont bien compris.

L’Europe du Nord, future zone conflictuelle ?

Magdalena Andersson, Premier ministre suédois (ou Première ministre ? Je ne sais plus ce qu’on doit dire en bon français !), a déclaré mercredi lors d’un entretien télévisé qu’elle n’excluait « en aucune façon » l’adhésion de son pays à l’Otan, ajoutant qu’elle souhaitait que soit faite « une analyse approfondie des possibilités » mais aussi une analyse « des menaces et des risques ».

L’élargissement de l’Otan est en effet ce que redoute le Kremlin, qui n’hésite pas à menacer les prétendants se trouvant à proximité de son territoire, comme il l’a fait dès la fin février avec la Finlande. Or, la Suède et la Russie partagent une frontière maritime en mer Baltique.

C’est un brusque revirement pour la Suède, sa dirigeante ayant assuré au début de l’assaut russe qu’il était « crucial » que la ligne de la Suède dans sa politique de sécurité reste inchangée. Elle ajoutait le 8 mars qu’un rapprochement avec l’Otan déstabiliserait potentiellement la sécurité de l’Europe du Nord.

Les dirigeants européens, confrontés à une situation inédite depuis plusieurs décennies, naviguent à vue.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 1er avril 2022

Armement, Défense : l’Europe en miettes

europe défense

Totalement vassalisée à Washington, incapable de tracer une troisième voie diplomatique dans la crise ukrainienne, l’Europe, où plus exactement l’Union européenne, existe-t-elle encore ?

On peut d’autant plus fortement en douter après la révélation de deux affaires qui démontrent la totale absence de cohérence et de solidarité au sein de cette « union » qui semble n’être que de façade.

En effet, une enquête, basée sur des documents « confidentiel défense », a révélé que la France a vendu du matériel militaire à la Russie – le Grand Satan d’aujourd’hui – jusqu’en 2020, délivrant à Moscou 76 licences d’exportation de matériel de guerre, notamment des caméras thermiques destinées à équiper des chars d’assaut et permettant de détecter des cibles humaines en pleine nuit, ou de repérer un véhicule dans un rayon de dix kilomètres. Du matériel qui se retrouve sans doute aujourd’hui sur le champ de bataille ukrainien…

La France a donc discrètement équipé l’armée russe entre 2014 et 2020, profitant d’une brèche juridique dans l’embargo décidé par l’Union européenne en août 2014. Les contrats signés avant cette date pouvant être maintenus et les livraisons d’armes assurées, les gouvernements de François Hollande et d’Emmanuel Macron en ont profité pour continuer ce commerce juteux qui aurait rapporté environ 152 millions d’euros. Financièrement profitable mais moralement plus que discutable, surtout à l’égard des « partenaires européens » censément unis dans la condamnation du régime de Vladimir Poutine.

Parallèlement, on apprenait que l’Allemagne compte acheter jusqu’à 35 avions de combat F-35 américains pour équiper son armée. Berlin a en effet décidé de dégager une enveloppe exceptionnelle de 100 milliards d’euros pour moderniser son armée. Louable préoccupation dans le contexte actuel mais que dire du choix d’un fournisseur américain alors que d’autres pays européens, au premier rang desquels la France, propose un matériel équivalent, voire de plus grande qualité et technicité ? Si elle se confirmait – ce qui semble être le cas –, cette décision serait un véritable camouflet pour la solidarité européenne et un très mauvais signe pour le projet franco-germano-espagnol SCAF (Système de combat aérien du futur) qui doit remplacer à l’horizon 2040 les avions de combat Rafale français et les Eurofighter allemands et espagnols.

Dans un tel contexte, comment imaginer la mise en place effective d’une réelle « défense européenne » débarrassée de son tuteur américain et véritablement indépendante ? Cette défense autonome est pourtant la seule chance de voir un jour exister une Europe qui soit une puissance capable de peser sur la scène internationale et de défendre ses propres intérêts sans être systématiquement à la remorque de Washington. La route vers la réalisation de cet indispensable projet semble aujourd’hui, hélas ! plus longue que jamais.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 15 mars 2022

Union européenne – Afrique : en finir avec l’assistanat généralisé, par Clément Martin (Les Identitaires)

Union européenne

Récemment, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait promis lors d’une visite à Dakar que l’Union européenne comptait investir 150 milliards d’euros en Afrique dans les années à venir[1]. C’est désormais devenu un refrain connu : l’Union européenne n’existe que pour transférer les richesses européennes vers l’Afrique. Emmanuel Macron, quant à lui, avait en janvier promis d’y acheminer 100 millions de doses vaccinales anti-Covid[2] ou encore d’organiser un sommet euro-africain visant entre autres à élargir le partenariat de défense européen au continent noir[3].

L’État-providence à échelle mondiale

Il est devenu impossible d’envisager l’avenir de l’Europe autrement que sous le prisme de l’assistanat éternel à l’Afrique, tant pour les dirigeants européens qu’africains. Pour les premiers, la saignée économique visant à garder sous perfusion un continent destiné à la misère et à l’explosion démographique délirante est un châtiment auto-infligé qui devrait racheter (d’ici quelques millénaires) les crimes de l’esclavage et de la colonisation. Pour les seconds, il s’agit d’une combine bien pratique pour continuer à rester au pouvoir sans jamais avoir à donner aucun gage de gestion sérieuse à son peuple ou à l’Europe.

L’ethnomasochisme comme levier d’exploitation économique de l’Europe

Cette situation n’est évidemment pas tenable : en nourrissant la bombe de population africaine (l’Afrique double sa population tous les 30 ans depuis 1930), l’Union européenne participe activement à sa submersion migratoire et à la catastrophe multiculturaliste qui se produit chaque jour sur son continent. Sans compter que ces fonds, qui pourraient servir à renforcer les infrastructures européennes sont au contraire investis en pure perte sur un continent qui n’en fera jamais usage et qui, surtout, n’appartient pas à notre civilisation, donc à notre communauté de destin. Il est nécessaire de réaffirmer un principe simple : l’Union européenne n’est ni un centre d’accueil pour migrants, ni une simple entité économique abstraite destinée à remplir le tonneau des Danaïdes – c’est l’organisation politique qui a pour fonction de représenter la civilisation européenne à l’échelle globale et de défendre ses intérêts. Les mots d’ordre de l’Union européenne (ou, si celle-ci venait à disparaître de n’importe quelle entité civilisationnelle et continentale) doivent être ceux de puissance et d’identité : notre destin, c’est la mise en place et la pérennisation d’un sanctuaire pour les Européens ; un sanctuaire qui sache se faire respecter à l’international.

Dans les années 60, l’Afrique a obtenu son indépendance selon le principe du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Il est temps de rappeler son corollaire : « le devoir des peuples à prendre leur destin en main », sans se reposer sur le paternalisme ou la culpabilité des autres.

[1] https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/en-afrique-l-union-europeenne-promet-au-moins-150-milliards-d-euros-d-investissements/
[2] https://www.aa.com.tr/fr/monde/macron-veut-refonder-le-partenariat-avec-l-afrique-et-retrouver-la-maitrise-des-fronti%C3%A8res-europ%C3%A9ennes/2479372
[3] https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211210-pr%C3%A9sidence-fran%C3%A7aise-de-l-ue-les-ambitions-de-macron-avec-l-afrique

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Interdiction de Russia Today dans l’UE ? Pour Alexis Poulain, «Censurer un média, c’est inédit»

Alexis Poulain

01/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Entretien du 28 février avec Alexis Poulin. Il s’est penché sur l’implication de l’Union européenne et de la France dans la crise ukrainienne.

Il est revenu également sur l’abandon de la doctrine « Je suis Charlie » dans l’Union Européenne avec l’interdiction souhaitée par la commissaire non élue Von der Leyen, des médias Sputnik et Russia Today.

Une décision qui, si elle satisfait y compris des journalistes de la presse mainstream qui ont visiblement oublié leur métier et leurs valeurs, ne passe pas chez les partisans de la liberté d’expression, totale.


Hubert Védrine : « Les européens ne veulent pas devenir une puissance, ils espèrent régner par leurs valeurs (…) Il n’est pas exclu que Poutine engendre une réaction dans la tête des européens »

Le voile islamique, symbole de l’UE de demain ?

voile islamique

Le futur de l’UE sera-t-il musulman ? Question légitime au regard de la dernière trouvaille des promoteurs de la Conférence sur l’avenir de l’Europe. A droite, plusieurs voix se font entendre pour la dénoncer, dont celle de François-Xavier Bellamy.

La Conférence sur l’avenir de l’Europe est l’une des nouvelles lubies des instances continentales. Il s’agit d’une conférence qui devrait durer deux ans et dont le but sera de travailler sur des lois et sur les changements des traités européens. Sa particularité résidera dans le fait qu’elle réunira des responsables de l’UE et des citoyens. A l’occasion d’une grande campagne de communication autour de cette conférence, dix-sept affiches ont été publiées sur le site Internet du Parlement européen. L’une d’entre elles attire particulièrement l’attention puisqu’elle présente une femme portant un voile islamique, accompagnée de la mention « Faites entendre votre voix – L’avenir est entre vos mains ». Un symbole particulièrement fort, comme l’a remarqué et déploré François-Xavier Bellamy, chef de la délégation Les Républicains au Parlement européen.

Promotion du voile

Dans une lettre ouverte aux coprésidents de cette Conférence sur l’avenir de l’Europe publiée sur son site Internet, il a dénoncé « une absolue confusion des genres » et posé plusieurs questions pertinentes à ses interlocuteurs : souhaitent-ils que cette conférence « soit l’occasion d’une nouvelle étape dans la promotion du voile islamique par les institutions européennes ? […] La présidence de la Conférence sur l’avenir de l’Europe est-elle indifférente aux problèmes graves posés par ce symbole ? […] La Conférence […] souhaite-t-elle mobiliser spécifiquement la participation d’une communauté religieuse, en lui promettant que « l’avenir est entre ses mains » ? Avec quels partenaires un tel visuel a-t-il été conçu ? » François-Xavier Bellamy demande enfin : « Dans quel délai cette affiche sera-t-elle retirée ? »

Nous pourrions, quant à nous, nous demander dans quel délai François-Xavier Bellamy se retirera des Républicains, tant sa fermeté sur le sujet semble incompatible avec « l’islamo-droitisme » de son parti. Nombreuses sont d’ailleurs les rumeurs le faisant « changer de bord » et rallier le parti Reconquête ! d’Eric Zemmour en vue de l’élection présidentielle, ce qui, quoi qu’on pense des différents protagonistes, serait plutôt cohérent.

Plusieurs députés européens du RN (et membres du groupe Identité et Démocratie) ont également attaqué cette affiche de la Conférence sur l’avenir de l’Europe et surtout le message qu’elle véhicule, à l’image d’Aurélia Beigneux ou de Jean-François Jalkh. « Un beau message de soumission et d’appel à l’invasion islamique » pour la première, « un message bien inquiétant pour toutes les femmes qui refusent la soumission des règles rétrogrades » pour le second.

Mois après mois, l’UE démontre son accointance avec l’islam le plus rigoriste. En novembre dernier, une autre campagne de publicité avait par exemple célébré « la liberté dans le hijab », ce qui avait déjà poussé François-Xavier Bellamy à réagir.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 15 février 2022

Discours d’Emmanuel Macron pour la président française de l’Union européenne : l’impasse et le vide, par Clément Martin (Les Identitaires)

Union européenne

Le 30 janvier, la France a pris la présidence du Conseil de l’Union européenne, et ce jusqu’au 30 juin 2022. C’est à ce titre qu’Emmanuel Macron a pris la parole face aux eurodéputés, leur annonçant ses ambitions pour la présidence à venir. Sans surprise, les orientations annoncées par le président de la République française sont à l’image du projet politique mené pendant son mandat national : règne du vide, bien-pensance, et autoritarisme mou.

La mort tiède annoncée de l’Union européenne

Parmi les objectifs annoncés par Emmanuel Macron, une place importante a été donnée à la « lutte contre les inégalités hommes-femmes », « la protection de l’environnement » ou encore « la reconnaissance du droit à l’avortement ». Derrière ces éléments de langage se dissimule le spectre d’une bien-pensance cadavérique, qui cache sous des slogans épuisés la défaite du culte du « Progrès » en Europe. Bien que le mythe de l’écart salarial entre hommes et femmes a été démonté depuis longtemps (notamment par l’INSEE[1]), la lutte contre ce faux problème est davantage un signe de ralliement au féminisme ambiant permettant de poursuivre la vieille lune de gauche (quand bien même celle-ci serait centriste et managériale) de l’ « émancipation ». Après tout, il est bien normal de s’évertuer à conserver l’emploi de Marlène Schiappa.

La « protection de l’environnement » est, quant à elle, la mise en place d’une politique d’austérité forcée (notamment via les taxations incessantes) visant à gérer des économies nationales endettées, déficitaires et en perte de vitesse. La réduction massive du train de vie qui va s’abattre sur les classes moyennes et populaires européennes sera faite au nom de la lutte contre le changement climatique ou de la préservation des sols, fournissant ainsi aux élites progressistes et mondialistes l’alibi parfait pour conserver l’assentiment des gouvernés, irrémédiablement voués au déclassement.

Enfin, la cimentation du « droit à l’avortement », dans un contexte démographique catastrophique pour l’Europe, tient d’une politique tout simplement suicidaire. Sans même parler de la question de fond qu’est la légitimité de ce droit, la crise de natalité que subissent les populations européennes est un enjeu crucial qui mérite une réponse de grande envergure. À la place, on se contentera d’importer des trombes d’immigrés pour remplacer les enfants que les Européennes n’auront pas fait, avec toutes les catastrophes que cela implique.

L’Union européenne sans l’Europe ni les Européens

Le discours d’Emmanuel Macron révèle l’état désastreux de la classe politique européenne. À la fois pour ce qu’il dit, mais peut-être et surtout pour ce qu’il ne dit pas.

À aucun moment, la question de la définition du but premier de l’Union européenne n’est posée. Jamais les questions diplomatiques ou relatives à la défense de notre civilisation par rapport aux puissances émergentes (Chine) ou agressives (Turquie) ne sont mises sur la table. Certes, Emmanuel Macron a invoqué la nécessité de « rétablir le dialogue avec la Russie », sans jamais définir les moyens susceptibles d’encourager les Russes à nous écouter, et alors même que l’Europe s’est depuis longtemps enfermée dans une diabolisation stérile de Vladimir Poutine.

Emmanuel Macron a certes évoqué la « promotion » de la culture européenne, mais il est facile d’anticiper que cela signifiera bien plus l’Eurovision que l’Iliade ou les Chevaliers de la Table ronde. La déclaration du président français, qui compte bâtir un « projet commun respectueux des singularités et des identités de chacun », est d’autant plus ironique pour celui qui considérait qu’il « n’y a pas de culture française ». Sans parler de sa politique, tout entière tournée vers l’Afrique ou les musulmans.

Quel projet pour la civilisation européenne ?

Face au vide de la conception européenne de Macron, il est nécessaire de repenser en profondeur la nature profonde et la fonction à laquelle l’UE devrait se destiner.

On ne peut bâtir un projet politique satisfaisant sur l’UE actuelle, à mi-chemin entre un grand marché, un centre d’accueil pour migrants et une bureaucratie liberticide. La vocation de l’UE, c’est de constituer un organe politique qui représente et défend les intérêts de la civilisation européenne sur la scène mondiale. Cette vision implique de travailler selon quelques principes simples.

Premièrement, l’Europe est le sanctuaire des Européens, ce qui signifie que les autres peuples du monde n’ont pas pour vocation à venir vivre chez nous, à transformer notre culture et à défigurer notre mode de vie. Il est primordial d’amorcer une politique européenne identitaire : remigration et promotion de notre culture millénaire.

Deuxièmement, face au lent déclin des États-Unis et à la montée en puissance de la Chine, l’Europe doit faire valoir ses intérêts internationaux et refuser d’être la sphère d’influence d’autres puissances, ce qui nécessite de penser la défense européenne et la diplomatie européenne.

Ce qui est certain, c’est que l’Europe, au même titre que la France, mérite mieux et a besoin de bien plus qu’une classe politique de managers médiocres pour relever les défis à venir.

[1] https://www.insee.fr/fr/statistiques/4514861

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Jordan Bardella : « Monsieur Macron, votre Europe est devenue l’arrière-cour de Washington, la proie de Pékin, le paillasson d’Erdogan et l’hôtel de l’Afrique.»

En 2021, l’immigration clandestine vers l’UE en hausse de 57 % !

immigration migrants

Une déferlante : voilà comment on pourrait qualifier la vague d’immigration clandestine à destination des pays de l’Union européenne. En 2021, l’agence Frontex a recensé pas moins de 200 000 franchissements illégaux des frontières extérieures de l’Union européenne, soit une augmentation de 57 % par rapport à 2020.
Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

Les deux itinéraires les plus empruntés par les clandestins ont été la route de la Méditerranée centrale, avec 65 362 franchissements illégaux détectés (+ 83 % par rapport à 2020) et la route des Balkans occidentaux, où 60 540 passages clandestins ont été recensés (+ 125 %).
L’offensive migratoire lancée par la Biélorussie à la frontière avec la Pologne, la Lettonie et la Lituanie s’est traduite par 7 915 franchissements clandestins détectés, soit une augmentation de 1 069 % (!) par rapport à 2020.

Un recensement incomplet

Ces chiffres sont loin de recenser le nombre total de clandestins supplémentaires dans l’Union européenne en 2021. En effet, de nombreux extra-Européens arrivés légalement restent en Europe après l’expiration de leur titre de séjour ou de travail. L’absence de registre des entrées et des sorties du territoire européen ne permet pas d’avoir une connaissance précise du nombre d’extra-Européens arrivés dans l’année dans l’Union européenne qui y restent sans y être autorisés.

D’autre part, les mesures d’éloignement prononcées à l’encontre des demandeurs d’asile déboutés sont peu nombreuses à être exécutées. Cette situation contribue à augmenter le nombre d’étrangers en situation irrégulière présents en Europe. Ainsi, en 2020, seuls 70 200 étrangers sous le coup d’une obligation de quitter un pays européen sont partis de l’Union européenne sur les 396 400 décisions prononcées cette année-là.

L’agence Frontex reste très discrète sur les explications de l’augmentation du nombre de franchissements clandestins des frontières extérieures de l’Union européenne. Elle se contente tout au plus de souligner que la poussée de la pression migratoire doit avoir d’autres causes que la seule levée des restrictions à la mobilité.

Toujours plus de bateaux de passeurs et d’O.N.G. en mer Méditerranée

La reprise en 2021 de l’activité des passeurs et des O.N.G. en mer Méditerranée est sans nul doute l’une des explications possibles à cette augmentation de l’immigration clandestine à destination de l’Europe. Près d’une dizaine de bateaux d’O.N.G. croisent désormais en Méditerranée sous le pavillon d’un pays européen. Certains d’entre eux ont des moyens considérables et sont financés notamment par l’argent du contribuable français.

La progression de l’immigration clandestine à destination de l’Europe a également été favorisée par les entraves à l’action des douaniers de l’agence Frontex et des pays européens. En mai 2021, une O.N.G. No Border assignait Frontex devant la Cour de justice de l’Union européenne afin que l’agence cesse ses activités en mer Égée. Cette initiative n’est pas isolée : la commissaire européenne aux affaires intérieures Ylva Johansson a, à plusieurs reprises, demandé l’arrêt des refoulements aux frontières terrestres et en haute mer, tant au gouvernement grec, polonais qu’à l’agence Frontex. La Commission européenne a par ailleurs exigé que Frontex recrute un nombre supplémentaire d’« observateurs des droits fondamentaux » pour contrôler l’activité de ses gardes-côtes et gardes-frontières.

Les côtes africaines insuffisamment surveillées

Afin d’empêcher les départs clandestins, des pays européens et l’Union européenne ont conclu des accords de partenariat avec des pays d’Afrique du Nord. L’Union européenne a également conclu un accord de ce type avec la Turquie en 2016. Mais les moyens mis en œuvre n’empêchent pas les flux de migrants d’augmenter considérablement. Ils les limitent tout au plus, comme en Libye où 32 425 migrants auraient été interceptés en mer et ramenés dans ce pays en 2021, selon l’antenne libyenne de l’OIM.

Un potentiel d’immigration clandestine considérable

Le potentiel d’immigration clandestine à destination de l’Europe est considérable. Le nombre de migrants présents en Libye a été évalué par l’ONU à 670 000. Si, depuis cet automne, l’antenne libyenne de l’Organisation internationale pour les migrations a repris les rapatriements de clandestins présents en Libye dans leurs pays, ceux-ci sont peu nombreux et reposent sur le volontariat. Ils n’ont jusqu’à présent concerné tout au plus que quelques milliers de migrants.

Le chômage massif et l’absence de perspectives poussent de nombreux jeunes Maghrébins à prendre la route vers l’Europe. D’après le Haut-Commissariat aux réfugiés, les Tunisiens ont été en 2021 la nationalité la plus représentée parmi les clandestins arrivés par la mer en Italie. Les Algériens ont été les plus représentés parmi ceux arrivant illégalement en Espagne.

L’exemple de la Grèce montre pourtant que l’immigration clandestine n’est pas une fatalité. Mais sa maîtrise nécessite des mesures fermes et une volonté inflexible. Le ministre grec de l’immigration, Nótis Mitarákis, était très clair à ce sujet en août 2021 : « La Grèce n’acceptera pas d’être la porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe. » Quelques jours plus tard, le 27 août 2021, en dépit des critiques de l’Union européenne et de l’extrême gauche, une majorité de parlementaires grecs adoptaient une loi facilitant les refoulements des clandestins et encadrant strictement l’activité des O.N.G.

Selon l’Agean Boat Report, une O.N.G. norvégienne pro-migrants, 902 bateaux qui se dirigeaient vers les côtes grecques ont été redirigés vers la Turquie en 2021. Ces refoulements auraient concerné plus de 26 000 clandestins. Le résultat est là : alors que le nombre des arrivées clandestines en Grèce par la mer culminait à 856 700 en 2015, il n’a été que de 4 100 en 2021.

Tribune reprise de Polémia

64 millions d’euros de subventions européennes accordées à des associations liées aux Frères musulmans

islamisme

Si la Commission Européenne et le Conseil de l’Europe oeuvrent au quotidien contre la défense de l’identité, de la famille et de la civilisation européenne, ces deux institutions composées de fonctionnaires non élus ont la main généreuse (avec l’argent du contribuable européen) quand il s’agit d’accorder des fonds à des associations liées aux Frères musulmans et aux islamistes.

Un gigantesque magot estimé à plus de 64 millions d’euros de subventions publiques octroyées depuis 2007, décompte établi par Global Watch Analysis, en recoupant les différents chiffres évoqués par des médias ou des députés européens avec les données de l’European Commission Financial Transparency System (ECFTS). Une estimation à minima qui ne recouvre, en réalité, que la partie émergée de l’iceberg. Car, l’exercice est extrêmement périlleux : la transparence n’est pas de mise au sein des instances européennes et encore moins chez les associations bénéficiaires.

Le site Global Watch Analysis explique : « En tête des organisations islamistes qui reçoivent des subventions européennes, trois types d’associations : les ONG humanitaires islamistes, telles que Islamic Relief (IR) ou Islamic Human Rights Commission (IHRC) ; les fédérations d’associations de jeunes ou de femmes, comme le Forum of European Muslim Young & Student Organisations (FEMYSO) ou l’European Forum of Muslim Women (EFOMW) ; les organismes communautaires qui mènent un ‘‘djihad juridique’’ contre les adversaires de l’islamisme – selon l’expression de Fadila Maaroufi, la fondatrice de l’Observatoire des Fondamentalismes à Bruxelles -, à l’instar du Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) et son avatar belge (CCIB).

Toutes ces associations ont pour point commun une filiation avérée, même si elles refusent de l’admettre publiquement (Voir l’interview de l’ex-dirigeant du FEMYSO, Michaël Privot), à la Federation of Islamic Organisations in Europe (FIOE), la structure suprême qui chapeaute les tentacules des Frères musulmans à l’échelle pan-européenne »

Selon le décompte de Global Watch Analysis, la part du lion des subventions européennes octroyées aux associations islamistes revient à l’Islamic Relief, ONG caritative frériste, basée à Londres et présente dans 60 pays. À elle seule, elle a reçu de la commission européenne 40.026.424€ depuis 2009. Pis encore, les scandales liés aux dérives antisémites et à l’apologie du terrorisme, qui ont éclaboussé Islamic relief, en août 2020, provoquant la démission de son président puis de l’ensemble de son conseil d’administration, n’ont pas empêché la Commission Européenne de la reconduire comme ‘‘partenaire humanitaire’’ jusqu’en 2027 !

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L’UE contre la désinformation ou pour le contrôle de l’information ?

contrôle information

« L’UE doit intensifier son action de lutte contre la désinformation », estimait en juin dernier la Cour des comptes européennes dans un communiqué accompagnant la publication de son rapport spécial « La désinformation concernant l’UE : un phénomène sous surveillance mais pas sous contrôle ».

Résumé du communiqué

Pour ceux qui n’auraient pas envie ou pas le temps de se farcir ce rapport de 78 pages, le communiqué du 3 juin nous résumait ses conclusions dans les grandes lignes :

« La désinformation est un problème grave, qui prend de l’ampleur dans toute l’UE. En 2018, l’UE a publié un plan d’action pour lutter contre ce phénomène. S’il a été bien conçu au départ, ce plan s’avère incomplet. Sa mise en œuvre est globalement en bonne voie, mais il ne suffit pas à contrer les menaces émergentes. Telle est la conclusion d’un rapport spécial publié aujourd’hui par la Cour des comptes européenne. Les auditeurs ont constaté qu’une plus grande coordination est nécessaire au niveau de l’UE et que les États membres doivent s’impliquer davantage, par exemple dans le système d’alerte rapide. Il faut aussi améliorer le suivi des plateformes en ligne, renforcer leur obligation de rendre compte et inscrire la lutte contre la désinformation dans une stratégie européenne d’éducation aux médias qui soit cohérente, et qui fait actuellement défaut. »

Comme le remarquent les auteurs du rapport, si la politique de lutte contre la désinformation est sous-financée au niveau de l’UE et n’a pas été mise à jour depuis 2018, il existe depuis décembre 2020 un « plan d’action pour la démocratie européenne » de la Commission européenne, avec des mesures pour faire « face aux défis auxquels nos systèmes démocratiques sont confrontés du fait de la montée de l’extrémisme et de la distance perçue entre les citoyens et les responsables politiques ». Le troisième volet de ce plan, c’est justement « la lutte contre la désinformation et les ingérences étrangères ».

La Russie visée

On s’en doute, quand il est question d’ingérences étrangères, c’est la mythique ingérence russe qui est visée, ce que nous confirme le rapport publié en juin par la Cour des comptes européenne. En effet, « l’UE a commencé à agir contre la désinformation en mars 2015, lorsque le Conseil européen a invité la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (ci-après la ‘haute représentante’) à élaborer, en coopération avec les États membres et les institutions de l’UE, ‘un plan d’action sur la communication stratégique’ pour ‘contrer les campagnes de désinformation menées par la Russie’. Cela a conduit à la création, au sein du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), de la division des communications stratégiques («StratCom») et de la première de ses task forces, ayant pour mission de lutter contre la désinformation provenant de l’extérieur de l’UE (Russie) et de concevoir et de diffuser dans le voisinage oriental de l’UE des communications stratégiques positives (à travers sa cellule d’information baptisée ‘task force East StratCom’). En 2017, deux task forces StratCom supplémentaires ont été créées, l’une pour le voisinage méridional et l’autre pour les Balkans occidentaux. »

On notera au passage que tandis que la Russie mène « des campagnes de désinformation » dans l’UE, l’UE se contente « de concevoir et de diffuser dans le voisinage oriental de l’UE des communications stratégiques positives » (du point de vue de l’UE).

Ainsi qu’on peut le lire dans le rapport de la Cour des comptes européenne, la task force East StratCom a « expressément pour mission de ‘contrer les campagnes de désinformation menées par la Russie’. Il s’agit donc de cibler un seul acteur extérieur mal intentionné plutôt que de protéger l’Europe contre la désinformation d’où qu’elle provienne. » Les deux autres task forces (sud et Balkans) n’avaient pas pour objectif de répondre aux campagnes de désinformations – réelles ou inventées – d’une puissance étrangère mais de « renforcer les activités de communication dans leurs régions respectives ». Au sud de l’Europe et dans les Balkans, c’est donc l’UE qui reconnaît porter les premiers coups dans la guerre de l’information.

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« Mariage gay » dans l’UE : grosse pression du Parlement européen

Europe mariage gay

La régulation du mariage et de l’adoption n’entre pas dans les compétences de l’UE ? Qu’à cela ne tienne, c’est au nom du droit à la libre circulation et du principe de non-discrimination inscrits dans les traités que le Parlement européen exige, par une résolution adoptée le 13 septembre, que tous les Etats membres reconnaissent les « mariages » entre personnes de même sexe, « la reconnaissance, pour les parents transgenres, du genre qui est le leur en droit », ainsi que les certificats de naissance falsifiés par certains pays puisqu’ils font état de deux papas biologiques ou de deux mamans biologiques.

En ce qui concerne la reconnaissance des « mariages » contractés entre homosexuels dans certains pays, la Cour de justice de l’UE avait déjà ouvert la brèche en 2018 dans un arrêt contre la Roumanie, qui refusait de reconnaître à un Américain le statut de conjoint d’un citoyen roumain, ce qui lui aurait automatiquement donné le droit de résider dans tout pays de l’UE. Les deux hommes s’étaient « mariés » en 2010 au sens de la loi belge, mais pas au sens de la loi roumaine, et Bucarest refuse toujours de céder à la CJUE et de faire semblant de croire que deux hommes peuvent être mariés entre eux.

Dans sa « Résolution sur les droits des personnes LGBTIQ dans l’Union européenne » adoptée cette semaine, le Parlement européen demande donc à la Commission d’engager une procédure en manquement contre la Roumanie, pour forcer celle-ci à appliquer le jugement de 2018. Et puis pendant qu’il y est, il demande aussi à la Commission et au Conseil de sanctionner par tous les moyens à leur disposition la Pologne et la Hongrie, deux pays jugés structurellement homophobes (alors que les homosexuels y sont bien moins souvent victimes d’agression qu’en France, par exemple). Pour la Pologne, outre le refus du « mariage pour tous », sont à nouveau spécifiquement visées les collectivités locales qui ont adopté une charte pour les droits des familles ne mentionnant pas ce que le Parlement européen appelle dans sa résolution les « familles arc-en-ciel », en référence aux six couleurs du drapeau du lobby LGBT. Ces collectivités sont une nouvelle fois qualifiées par le Parlement européen de « zones sans LGBTI », ce qui bien sûr ne correspond aucunement à la réalité.

On notera que parmi les eurodéputés français les LR Geoffroy Didier, Nathalie Colin-Oesterlé et Agnès Evren ont voté en faveur de cette résolution ultra-progressiste tandis que François-Xavier Bellamy, Arnaud Danjean, Nadine Morano et Brice Hortefeux ont préféré s’abstenir, n’osant sans doute pas voter contre. Les députés RN ont voté contre, eux, tandis que le centre macronien, la gauche et l’extrême gauche votaient bien entendu pour.

A cette occasion, sur son compte Twitter et dans une interview pour le magazine homosexuel militant Têtu, l’activiste LGBT Clément Beaune, profitant de son poste de secrétaire d’Etat aux affaires européennes du gouvernement français, laisse clairement entendre que la présidence française du Conseil de l’UE sera mise à profit pour tenter d’imposer les droits LGBT et le droit à l’avortement aux récalcitrants. Voilà qui promet un premier semestre 2022 des plus harmonieux à Bruxelles.

Le Polonais Tomasz Rzymkowski, vice-ministre de l’Education, considère quant à lui le vote du PE comme « un effort pour pousser les pays d’Europe vers une sorte de guerre idéologique, une tentative de créer un homme nouveau, le néo-marxisme dans sa forme pure ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 17 septembre 2021

Expulsion des migrants clandestins – Un fiasco complet de l’Union européenne

expulsion charters

L’union fait la force ? Pas toujours, apparemment… En effet, dans un rapport publié en début de semaine, la Cour des comptes européenne met en lumière l’échec complet de l’Union européenne en matière d’application des retours des migrants illégaux dans leurs pays d’origine.

Selon la Cour, les 26 Etats membres rassemblés sous l’égide des institutions européennes sont tellement inefficaces dans leur politique d’expulsion des migrants clandestins que cette impuissance à garantir le retour des migrants en situation irrégulière dans leur pays d’origine « encourage » grandement les migrations clandestines. Car, en effet, les informations circulent vite et les migrants savent désormais très bien que les retours prononcés ne sont quasiment jamais effectifs.

Ainsi, sur les 500 000 ressortissants de pays tiers qui reçoivent chaque année l’ordre de quitter l’UE parce qu’ils y sont entrés ou y séjournent illégalement, seul un tiers retournent effectivement dans leur pays d’origine ou de transit (par un retour volontaire ou forcé). Un taux qui chute à moins de 20 % pour les retours vers des pays situés en dehors du continent européen !

Pour Leo Brincat, le rapporteur du texte, « les actions entreprises par l’UE en vue de renforcer la coopération avec les pays tiers en matière de réadmission sont pertinentes, mais elles n’ont donné que peu de résultats ». Qu’en termes délicats ces choses-là sont dites !

Pourtant, pour favoriser ces retours, l’UE a conclu depuis le début des années 2000 des accords de réadmission avec 18 pays tiers (dont Albanie, Bosnie, Serbie, Pakistan, Géorgie, Turquie, Biélorussie…), et ouvert des discussions avec six autres Etats (Maroc, Algérie, Chine, Tunisie, Jordanie, Nigeria). Par ailleurs, l’UE a aussi négocié entre 2016 et 2018 six arrangements juridiquement non contraignants en matière de retour et réadmission (Afghanistan, Bangladesh, Guinée, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gambie). Des dispositifs souvent coûteux qui ont abouti au brillant résultat constaté aujourd’hui (sans même parler des « expulsés » qui reviennent quelques mois plus tard via une autre porte d’entrée de l’UE…).

Un constat d’échec qui nourrit bien évidemment le discours des souverainistes appelant à une reprise en main nationale des problématiques migratoires même si une coopération européenne apparaît néanmoins indispensable face à l’ampleur des flux et à l’importance des enjeux. Pour eux, une solidarité internationale entre Etats souverains et indépendants, soucieux de leurs peuples, fonctionnerait plus efficacement que les politiques supranationales élaborées et imposées par des instances technocratiques bruxelloises soumises à des intérêts mondialistes et sans légitimité démocratique. Au regard de l’incapacité de l’UE à enrayer la submersion migratoire qui étouffe progressivement le continent, il apparaît difficile, aujourd’hui, de leur donner tort.

p class= »relecture » style= »text-align: right; »>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 16 septembre 2021