[vidéo] Brexit : cinq minutes pour retracer quatre ans de négociations

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31/12/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Il aura fallu 59 ans ! 59 ans pour que l’Union européenne, qui n’avait connu que des vagues d’adhésion depuis sa genèse en 1957, soit contrainte de faire face à sa première sécession.

Car c’est précisément le 23 juin 2016 que le destin de l’UE bascule. Estelle Farge fait le bilan de quatre ans de longues négociations et incertitudes.


Thibaud Gibelin : « Le rôle de Viktor Orban a été de dire non » à Bruxelles

15/12/2020 – EUROPE (NOVOpress)
La fracture est consommée entre Viktor Orban et l’Union européenne. Même si les Hongrois et les Polonais devraient parvenir à un compromis sur le gigantesque plan de relance de 750 milliards, les divergences restent profondes. Épaulé par Varsovie, le Premier ministre hongrois a rejeté le critère du respect de l’état de droit, condition des subventions européennes.

Dans le collimateur de Bruxelles depuis la crise migratoire, le populisme de Viktor Orban prend-il sa revanche sur l’Europe occidentale et libérale? L’analyse pour Sputnik de Thibaud Gibelin, doctorant, diplômé en histoire et en sciences politiques, auteur de l’essai «Pourquoi Viktor Orban joue et gagne», publié aux éditions Fauves.


L’État de droit ? Une farce sinistre !, par Jean-Yves Le Gallou

CEDH

La Hongrie, la Pologne et la Slovénie sont en train de mettre leur veto au plan de relance et au budget pluriannuel de l’Union européenne.

Car ils refusent qu’on leur impose le soi-disant État de droit qui n’est rien d’autre qu’une supercherie : la dictature des juges au service du politiquement correct sous le contrôle des médias.

Tel qu’il s’est imposé en Europe de l’Ouest, l’État de droit s’est révélé une machine contre l’identité, au service de l’invasion migratoire. Les juges européens (CEDH et CJE), constitutionnels, judiciaires et administratifs sont parvenus à rendre impossible tout contrôle des frontières à l’immigration : toute limitation du regroupement familial, tout traitement raisonnable des soi-disant « mineurs isolés », généralement ni mineurs ni isolés, et quasiment impossible toute expulsion des clandestins et des délinquants étrangers. La première mission d’un État régalien, c’est l’application de sa loi sur un territoire. Le prétendu État de droit a rendu cela impossible.

Les médias et les juges ont justifié ces sacrifices sur l’identité et la sécurité au nom de la défense des libertés : quelle farce sinistre ! Nous avons perdu l’identité mais nous avons aussi perdu nos libertés.

Car au nom de la lutte contre les « discours de haine », les médias et les juges valident les pires censures : celles de toutes les opinions déplaisant aux lobbys immigrationnistes et LGBT. Ainsi, en pleine « urgence sanitaire », l’écrivain Renaud Camus est convoqué, toutes affaires cessantes, devant la 17e chambre correctionnelle de Paris pour… un tweet humoristique. Justice tarée !

Dans le même temps, au nom de l’« urgence sanitaire », les médias et les juges approuvent les atteintes à toutes les libertés fondamentales : liberté de circulation, liberté de réunion, liberté de manifestation, liberté du commerce, liberté du culte (catholique), liberté de prescription et de conscience (pour les médecins), liberté d’enseignement (interdiction de l’instruction à domicile, pour lutter contre le « séparatisme »). En attendant les prochaines mesures qui régenteront la vie à l’intérieur du domicile !

Ajoutons, pour être complet, que ministres, préfets, maires et chefs d’entreprise en rajoutent dans le « principe de précaution » et les atteintes aux liberté : par crainte de condamnations judiciaires susceptibles d’être prononcées par des juges irresponsables « pour mise en danger de la vie d’autrui ».

Voilà où nous en sommes quand Ubu, Kafka et Big Brother sont aux manettes. Nous vivons dans la pire des dystopies.

Mais en laissant faire cela, les carriéristes comblés et les politiciens au rencart du Conseil constitutionnel, les gnomes du Conseil d’État qui préparent leurs décisions et bénissent l’interdiction des messes, les juges chafouins qui poursuivent les récalcitrants ont montré qu’ils ne défendaient pas nos libertés mais qu’ils étaient complices de notre asservissement. Pire que complices : acteurs.

Ils ont ainsi – sottement – perdu le principal argument pour justifier leur pouvoir. Du balai !

Jean-Yves Le Gallou

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Chantage : Bruxelles veut imposer les « droits LGBT »

LGBT

Du point de vue des intérêts de l’UE, on ne pouvait imaginer pire moment pour présenter au public un projet de « toute première stratégie en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ dans l’UE ». Ainsi, exactement une semaine après l’accord passé entre la présidence allemande du Conseil de l’UE et le Parlement européen pour instaurer un mécanisme faisant dépendre les fonds européens du respect de l’état de droit (voir « Budget et plan de relance européens : la menace de veto polonais et hongrois confirmée » dans Présent du 11 novembre), la Commission annonçait son intention de présenter une initiative législative sur la reconnaissance mutuelle de la parentalité.

Si cette stratégie est adoptée – à la majorité simple du PE et à la majorité qualifiée du Conseil –, les pays qui n’ont pas changé leur définition du mariage devront quand même reconnaître la parentalité de « deux mamans » ou « deux papas » décrétée ailleurs. Exemple : deux homosexuels polonais qui se « marient » en Grande-Bretagne et rentrent aux pays avec leurs enfants obtenus par GPA devront être reconnus comme deux papas par la Pologne, même si c’est contraire au droit polonais et même si les questions sociétales relèvent des compétences nationales en vertu des traités européens. Et comme « l’égalité et la non-discrimination sont des valeurs essentielles et des droits fondamentaux dans l’Union européenne », ainsi que l’a indiqué Helena Dalli, la commissaire chargée de l’égalité, lors de la présentation le jeudi 12 novembre de la nouvelle « stratégie en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ dans l’UE », il est facile d’imaginer que le mécanisme liant, d’une part, budget et plan de relance et, d’autre part, évaluation par l’UE du respect de l’état de droit, pourra être actionné si un Etat récalcitrant refuse de reconnaître ces fausses parentalités.

Parmi les futurs Etats récalcitrants qui pourront ainsi être sanctionnés par la Commission avec l’approbation d’une majorité qualifiée des 27, il y a bien sûr la Hongrie où un projet de loi est à l’étude pour réserver l’adoption d’enfants aux couples mariés, et pour que les personnes seules souhaitant adopter aient à obtenir une autorisation spéciale du ministre chargé des affaires familiales, ceci afin d’éviter les adoptions par des duos homosexuels. Mais il y a aussi dans le collimateur de Bruxelles un certain nombre de pays comme l’Italie ou ceux d’Europe centrale où l’on ne reconnaît pas l’existence de deux parents du même sexe. Une fois la parentalité des couples de même sexe « mariés » à l’étranger reconnue dans un pays, il sera bien évidemment très difficile de ne pas accorder les mêmes droits au niveau local. Il est évident aussi qu’un instrument de chantage aux fonds européens entre les mains de la Commission européenne rendra très difficile toute résistance, surtout en Europe centrale où les subventions agricoles de l’UE et les fonds de cohésion, même s’ils sont en baisse, restent un outil majeur pour le rattrapage économique en cours. L’annonce par la Commission d’une « série d’actions ciblées, axées autour de quatre grands piliers, qui visent à lutter contre la discrimination, à garantir la sécurité, à bâtir des sociétés inclusives et à mener le combat pour l’égalité des personnes LGBTIQ dans le monde » n’est donc pas à prendre à la légère. Reconnaissant pourtant en introduction de son communiqué que « nombre de domaines d’action liés à l’amélioration de l’égalité des personnes LGBTIQ sont avant tout des compétences nationales », la Commission informe encore qu’elle « présentera en 2021 une initiative visant à allonger la liste des “infractions pénales de l’UE” pour y intégrer les crimes de haine et les discours haineux, y compris ceux ciblant les personnes LGBTIQ ».

S’il fallait encore convaincre la Pologne et la Hongrie, et peut-être encore d’autres pays, d’opposer leur veto au budget 2021-2027 et au plan de relance anti-Covid en cas d’adoption du mécanisme de respect de « l’état de droit », la Commission aura fini de les convaincre avec sa stratégie LGBT. Ainsi que le disait l’ancien dissident Viktor Orbán vendredi à la radio hongroise à propos de ce mécanisme, « sans critères objectifs, sur des bases idéologiques, ils veulent faire chanter les pays en les privant de possibilité de recours. Ce n’est pas ce que nous voulions, on n’a pas créé l’Union européenne pour arriver à une deuxième Union soviétique ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 16 novembre 2020

Le Rassemblement National va “lancer une offensive de grande ampleur qui va s’appeler Save Europe”

Le nouveau pacte des migrations, ou comment continuer à entretenir l’immigration massive

11/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Récemment, la présidente de la Commission européenne présentait un nouveau pacte sur « la migration et l’asile », censé remplacer le précédent conclu en 2008, le « pacte européen sur les migrations et l’asile » pour organiser selon les mots de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur de l’époque « une immigration choisie », « le juste milieu dont l’Europe a besoin ». Ce pacte sera retravaillé et adopté par l’Union européenne dans les prochaines semaines.

Quels sont les points notables de ce pacte ?

Les États membres devront soit accepter les demandeurs d’asile, soit offrir une aide financière sur le terrain aux pays européens en première ligne soit prendre en charge le renvoi de ceux qui se sont vu refuser l’asile,. Pour Georges Károlyi, ambassadeur de la Hongrie en France, ce concept de « parrainage de retour » est un « passage de mistigri » !

Une nouvelle façon de forcer contre leur gré les pays européens récalcitrants d’accepter leur lot d’immigrés, en infligeant dans le cas contraire des contraintes financières. Si la France et l’Allemagne ont docilement accepté, les pays du sud en appellent désespérément à la solidarité européenne, tandis que les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie), ainsi que la Slovénie et l’Autriche tiennent fermement bon et refusent l’idée de relocalisation obligatoire.

Par ailleurs, le regroupement familial sera facilité. Tout demandeur d’asile pourra exiger que sa demande soit étudiée par le pays où vit déjà un membre de sa famille. Le pacte prévoit également un renforcement des patrouilles de sauvetage en Méditerranée ainsi que la mise à l’abri des ONG pro-migrants de toute poursuite judiciaire, une bonne nouvelle pour les mafias de passeurs, qui ne fera qu’augmenter le nombre d’entrées d’immigrés clandestins !

Un jeu de dupes médiatique à destination des opinions publiques, selon Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national qui s’exprime ainsi dans les colonnes de Valeurs Actuelles

Selon Nicolas Bay :

Le pacte sur les migrations, dans ce qu’il peut sembler en surface avoir de ferme, est un jeu de dupes médiatique à destination des opinions publiques. Apparaître rigoureux contre l’immigration clandestine tout en favorisant encore davantage d’immigration légale, c’est fermer une fenêtre qui était entrebâillée, mais garder grande ouverte la porte d’entrée. De ce jeu, l’extrême-gauche se fait volontiers la complice en dénonçant une « Europe forteresse » qui, en réalité, tient du château de sable menacé par la marée.

Le Frexit : une impasse politique et civilisationnelle

Les partisans d’une sortie de la France de l’Union européenne (d’un Frexit sur le modèle du Brexit britannique) ont raison de souligner les défauts et les limites de l’Europe de Bruxelles. Notamment parce que ce « machin », selon l’expression méprisante du général de Gaulle, n’est plus adapté au monde dans lequel nous sommes entrés. D’autant que cette Union est de moins unie et qu’elle se veut de moins en moins européenne.
Cependant les partisans d’un Frexit font fausse route. Avant tout parce qu’ils prétendent nous faire entrer à reculons dans le xxie siècle multipolaire. Et pour le dire autrement, en poursuivant une fin utopique, ils contribuent à renforcer le mal européiste dont ils prétendent nous guérir.

L’Union européenne n’est pas la seule responsable du déclin français

D’abord, en rendant l’Union européenne responsable de tous nos maux, les partisans d’un Frexit égarent ceux qui les écoutent sur les causes réelles de notre déclin catastrophique et, paradoxalement, ils finissent par exempter l’oligarchie française de toute responsabilité dans ce désastre.

Il est en effet trompeur de faire de l’Union européenne la source unique ni même principale du déclin français.

Car ce n’est pas l’Union européenne qui est responsable de l’effondrement de l’enseignement public dans notre pays. Ce n’est pas Erasmus qui a conduit à la folie du bac pour tous !

Ce n’est pas l’Union européenne qui a fait de la France le premier pays de l’OCDE pour le poids des impôts.

Ce n’est pas l’Union européenne qui explique que nos gouvernants aient été incapables de présenter un budget en équilibre depuis 1974 ou de réformer le mille-feuille administratif français.

Ce n’est pas l’Union européenne qui fait que la France soit en 2017 le premier pays européen pour le nombre d’homicides rapportés à la population. Ce n’est pas l’Union européenne qui est à l’origine de 1 100 actes antichrétiens recensés en 2019 et de l’ensauvagement de notre pays.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a vidé les prisons en 2020 mais la ministre de la Justice, Mme Belloubet.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a mis en place le regroupement familial des immigrants, c’est Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac qui l’ont imposé à la demande du patronat. Lequel Valéry Giscard d’Estaing reconnaît aujourd’hui que ce fut « sa plus grande erreur » !

Ce n’est pas l’Union européenne qui a provoqué la crise des migrants de 2015. C’est la France, la Grande Bretagne et les États-Unis qui ont déstabilisé la Libye et la Syrie, provoquant des flots de réfugiés partout. Et c’est Mme Merkel qui a décidé, seule, d’accueillir un million de réfugiés et migrants, ce qui a provoqué un gigantesque appel d’air à destination de l’Europe.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a fait vendre la branche énergie d’Alstom à General Electric, c’est le gouvernement français.

Ce n’est pas l’Union européenne qui détruit la liberté d’expression dans notre pays. Ce n’est pas la commission européenne qui a fait voter la loi Avia ou la PMA pour tous.

Un discours trompeur

Il est donc trompeur de faire croire qu’un Frexit effacerait tous ces désastres, dont l’oligarchie française est en réalité la principale responsable.

En outre, on ne saurait oublier que tout ce que les partisans du Frexit reprochent à l’Union européenne a été accepté au Conseil européen par les ministres français successifs ou voté par les élus français au Parlement européen, y compris par ceux qui, chez nous, se prétendent « de droite » alors qu’ils votent comme un seul homme les propositions de la gauche européenne au sein du PPE.

François Asselineau, le président de l’UPR, a critiqué à juste titre le plan de relance européen de 750 milliards d’euros, annoncé à grand fracas, en soulignant que le gouvernement français avait tout lâché dans cet accord alors que les autres pays (comme l’Autriche, l’Italie ou les Pays-Bas) avaient su, eux, défendre leurs intérêts nationaux. Mais ce type de critique contredit pourtant son discours du Frexit : car si l’Union européenne était le carcan qu’il prétend, comment se fait-il que certaines nations seraient capables de s’en servir à leur profit et pas nous ?

Cela ne montre-t-il pas plutôt que l’Union européenne n’est un carcan que pour ceux qui n’ont ni le courage ni la volonté – tel M. Macron – de défendre leurs intérêts nationaux ?

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Turquie : l’Europe face à un second Munich

Selon un adage immémorial qu’un long usage n’a pas usé, l’histoire serait un éternel recommencement. En réalité, les quelque cinq millénaires d’histoire humaine ont déjà mis l’homme devant toutes les situations. Si bien que celui qui est cultivé a toujours un coup d’avance puisqu’il bénéficie de l’expérience des anciens. Parfois, l’histoire est une boussole qui indique le Nord, comme Charles Martel à Poitiers. Parfois, c’est malheureusement une boussole qui indique le Sud, comme le comportement des nations d’Europe de l’Ouest à Munich en 1938.

La Seconde Guerre mondiale aurait pu être évitée en 1936 : lorsque l’Allemagne militarise la Rhénanie, les troupes françaises sont encore capables de les battre et d’arrêter la course en avant qui a mené à la troisième manche d’un cycle de guerres commencé en 1870. Mais la gauche du Front populaire est arrivée au pouvoir et n’a pas voulu voir le danger. La France était désarmée, et perdra. En 1938, date jusqu’à laquelle l’Angleterre soutenait l’Allemagne nazie pour affaiblir la France, conformément à sa politique de toujours, à savoir systématiquement soutenir les ennemis de la puissance majeure du continent, quelle qu’elle soit. En cet automne, l’Europe retient son souffle : Daladier, Chamberlain, Hitler et Mussolini se sont mis d’accord ; l’Allemagne peut annexer le territoire des Sudètes, en Tchéquie, sans que rien ne lui soit demandé. Chamberlain sera salué outre-Manche ; Daladier sera hué en France. La suite, tout le monde la connaît : Hitler s’est senti encouragé par les gestes d’apaisement qu’il a pris pour des encouragements ; la Pologne, puis la Belgique, la France, la Hollande, le Danemark, la Norvège, la Russie, et tant d’autres connurent le vrombissement des panzers.

Aujourd’hui, l’Europe est face à un second Munich. Dans le rôle d’Hitler, Recep Tayyip Erdogan. Rêvant publiquement de restaurer l’Empire ottoman, il a radicalisé sa population et fait disparaître les laïcs. Placé devant une situation économique compliquée, il se lance dans une fuite en avant guerrière. Comme toujours, c’est la Grèce qui est en première ligne. Les bâtiments turcs et leurs avions de combat violent régulièrement l’espace maritime et aérien grec. Recep Tayyip Erdogan a assumé des propos rendus publics dans lesquels il disait vouloir tirer dans la tête d’un aviateur grec pour provoquer un incident et déclencher une guerre. D’un même mouvement, ses soldats attaquent avec des armes non létales les gardes hellènes qui protègent la frontière des migrants hostiles amenés en car par le gouvernement turc.

Le Charles de Gaulle a appareillé de Toulon avec son escorte. C’est notre flotte de bataille qui cingle vers la mer Egée pour défendre l’Europe. Certes, le modèle civilisationnel que défend Emmanuel Macron n’est pas celui des lecteurs de Présent : mais face à l’ennemi islamiste ottoman, il faut être fier que la France se tienne aux côtés des Grecs. Seule.

L’Allemagne, du fait de l’immense diaspora turque importée par Angela Merkel pour fournir des ouvriers à vil prix à l’industrie allemande, reste stoïque pour éviter les désordres intérieurs. Une trahison si les Turcs passent à l’attaque. Le comportement à venir des Américains reste une énigme : soit ils soutiennent la Turquie pour verrouiller le flanc sud de la Russie occidentale, soit ils soutiennent l’Europe pour éviter qu’elle ne sombre dans le chaos, ce qui leur fera perdre leur seul allié dans un monde où chaque subcontinent (indien, chinois, sud-américain) devient leur ennemi.

L’OTAN, plus que jamais, est une mascarade grotesque qui paralyse stratégiquement ses membres. Théoriquement au bénéfice des Américains, mais c’est de moins en moins vrai, tant les discrédits incessants finissent par leur porter préjudice.

Un élément clef dans l’engrenage diplomatique est la Russie. Là encore, impossible de connaître les intentions de Moscou, mais il est probable que Vladimir Poutine attendra la réaction des Américains pour agir. Si Joe Biden est élu, il est tout à fait inenvisageable que les Américains et les Russes se battent dans le même camp. Si Trump est reconduit aux affaires, en revanche, cela devient improbable.

La situation en mer Egée est gravissime. Peut-être est-ce la plus grave tension depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La France est seule avec la Grèce face au demi-million de soldats néo-ottomans. Le baril de poudre est en place, il ne reste plus qu’une étincelle.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 8 septembre 2020

Laurent Jacobelli : «L’Union européenne est une passoire »

19/08/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien avec le porte-parole du Rassemblement National, Laurent Jacobelli.

Il réagit à la décision de Londres de déployer du personnel militaire pour appuyer ses garde-côtes tout en demandant à la France des efforts supplémentaires. En effet, 4 500 migrants ont rejoint le territoire britannique depuis le début de l’année sur des embarcations de fortune au départ de la France.


Invasion migratoire – Des ONG dénoncent la surveillance aérienne de migrants par l’Union européenne

19/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex est accusée par plusieurs ONG de recourir à une surveillance aérienne des bateaux de migrants en Méditerranée.

Les organisations soutiennent que l’UE travaille étroitement avec la Libye pour empêcher les navires humanitaires européens de secourir les migrants.


L’effondrement d’un monde, par Charlotte d’Ornellas

Les frontières se ferment, les nations devancent l’Union européenne, la souveraineté est louée, les services publics sont encensés, la libre circulation des personnes est contestée, la famille plébiscitée… Le coronavirus impose une remise en cause.

«Hormis un conflit planétaire majeur, que nous jugeons improbable, une pandémie serait l’autre évènement de grande échelle qui, selon nous, pourrait stopper ce processus». En 2005, l’expert en politique internationale Alexandre Adler signait un livre à partir d’un rapport de la CIA. Un paragraphe intitulé « Qu’est-ce qui pourrait faire dérailler la mondialisation ? » donnait cette réponse. Nous y sommes. Quinze ans plus tard, Emmanuel Macron donne raison à la prévision alors que frappe le coronavirus : « Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie au fond, à d’autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle. » Finie la mondialisation heureuse, place à l’éloge de la souveraineté et du protectionnisme ! La remise en cause est brutale.

L’UE elle-même a fini par succomber au “repli”

Mais l’aveuglement idéologique est tenace : impossible de parler de frontières sans provoquer des ricanements particulièrement condescendants. Jusqu’au chef de l’État tenté par un bon mot très sophistique : « Ce virus n’a pas de passeport. » Et pourtant, les frontières ont commencé à se fermer un peu partout dans le monde, jusqu’au cœur de l’Europe, pour une raison simple évoquée par le directeur général de la santé, Jérôme Salomon : « Le virus ne circule pas en France, ce sont les hommes et les femmes qui le font circuler. » Et eux ont un passeport.

L’Union européenne elle-même a fini par succomber au “repli” en proposant la fermeture de l’espace Schengen. Mais la proposition était bien tardive, et le rêve européen s’est à nouveau étiolé au fil de la crise, se transformant une fois de plus en cacophonie. Chaque pays a pris les décisions qui s’imposaient à son échelle, indépendamment de ses voisins. Certains ont fermé leurs frontières, pris des mesures de confinement plus ou moins rapides et fermes, tandis que l’Italie se voyait obligée de faire appel à la Chine pour obtenir une aide sanitaire que l’Europe semblait incapable de lui fournir. Notons que la France faisait partie des pays qui ont refusé l’exportation du matériel médical nécessaire ailleurs : même la préférence nationale se refaisait une santé dans l’urgence !

La résistance active a déjà ses héros

Quelques jours plus tard, un autre tabou sautait. Il aurait été malin de stopper les porteurs de virus dès les premiers jours, mais rien ne se prévoit mieux que le passé… Résultat, c’est la libre circulation des personnes qui fut sacrifiée sur l’autel de la réalité sanitaire. Confinement pour tous.

Bars, restaurants et commerces avaient quelques heures pour fermer leurs portes. Puis vint l’heure des hommes : chacun était prié de rester chez soi. Et le chef de l’État poussa, par ses annonces, les Français dans les bras du cœur nucléaire de la nation : la famille. Cette famille maltraitée par idéologie, par économies et par individualisme apparaît, depuis lors, comme ce qu’elle aurait dû rester : une sécurisante stabilité. L’exode fut cette fois-ci urbain, et chacun se précipita auprès des siens.

Et s’il est de bon ton de vilipender l’inconscience du pays, c’est oublier trop vite ces internes qui viennent en renfort, ces infirmiers et médecins qui vont à domicile, ces familles qui s’entraident, ces élèves policiers et militaires qui répondent à la mobilisation, ces gardes d’enfants qui s’organisent… La résistance active a déjà ses héros.

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Chantage migratoire aux portes de l’Europe : vers un bras de fer avec l’UE ?

Frontex

11/03/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’ouverture de la frontière turque pour faire entrer en Grèce des réfugiés de toutes nationalités a fait monter la tension entre les deux pays et inquiète l’Union européenne. Ankara est soupçonné de se livrer à un chantage aux clandestins, dans l’espoir d’obtenir en contrepartie un soutien occidental en Syrie.

L’intervention turque en Syrie serait-elle donc vouée à l’échec ?

Il semble que la Turquie cherche à sortir honorablement du piège syrien. Le sommet du 5 mars avec Moscou, auquel la France et l’Allemagne n’étaient pas conviées, a permis quelques avancées et l’économie d’un conflit armé direct entre Turques et Russes. Il est vrai que sur le terrain, la reprise récente de Saraqeb par l’Armée syrienne, aidée des Russes et des combattants du Hezbollah, n’est pas pour rassurer Ankara. Aussi la Turquie a dû accepter la réouverture, sous contrôle russo-turc, de l’autoroute A4 entre Damas et Lattaquié, fief des Alaouites. Damas retrouve enfin l’usage de ses deux principaux axes routiers dont Saraqeb est le carrefour.

Qu’envisage donc l’Union européenne pour protéger ses frontières ?

Les dirigeants des instances européennes, Commission, Conseil, Parlement se disent résolus à protéger la frontière grecque, et promettent à la Turquie une contrepartie de 500 millions d’euros pour venir en aide aux réfugiés syriens. Rappelons qu’en 2016, un pacte avait déjà été signé entre l’Union européenne et la Turquie, pour restreindre le passage de clandestins vers l’Europe, moyennant une aide de six milliards d’euros. Des pays comme la Suède, confrontés aux dérives de la submersion migratoire, s’inquiètent de l’éventualité d’un nouvel afflux. Ainsi, le patron des Démocrates suédois, Jimmie Akesson, est-il allé distribuer des tracts à la frontière turque, pour dissuader les candidats à l’immigration de venir s’installer en Suède. En France, Jordan Bardella, membre du bureau politique du Rassemblement national, a également fait part de son intention de se rendre à la frontière gréco-turque.