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Coût immigration Suisse

Gourévitch fait école outre-Jura : le vrai coût de l’immigration établi en Suisse

Inlassablement, l’Union démocratique du centre (UDC), qualifiée en France de formation « populiste », repart au combat pour stopper le flux migratoire qui, en Suisse comme ailleurs, ne se tarit pas. Avec des arguments sonnants et trébuchants qui ne sont que trop peu exploités en France.

Cela fera quatre ans, en février prochain, que, par un référendum d’initiative populaire, les Suisses se sont prononcés contre « l’immigration de masse ». Et pourtant, elle n’a pas été stoppée. La belle et si ancienne démocratie helvétique n’est pas si démocratique que cela. Ce que le peuple avait décidé, le 9 février 2014 – une modification de la Constitution impliquant que la Suisse « gère de manière autonome l’immigration des étrangers » en fixant des quotas annuels d’embauche « dans le respect du principe de la préférence nationale », et avec diverses mesures concernant le contrôle du droit d’asile –, le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif l’ont patiemment déconstruit, au point que l’Union démocratique du centre (UDC), qui avait lancé cette « votation » populaire, parle de « plus mauvaise action commise […] dans l’histoire de la démocratie suisse » ! Avec l’appui, bien entendu, de l’Union européenne, le porte-parole de la Commission européenne s’étant publiquement félicité de cet arrangement avec le suffrage populaire, que l’UDC qualifie plus clairement de « déni de démocratie ».

Le flux migratoire, c’est aussi du béton

L’Helvète étant obstiné, surtout quand il est de droite et dit « populiste », l’UDC vient de décider de soumettre aux électeurs de la Confédération, si le principe en est approuvé par la Chancellerie fédérale et si est récolté le nombre suffisant de signatures pour organiser la consultation, une nouvelle initiative populaire : « Pour une immigration modérée (initiative de limitation) ». L’objectif, encore une fois, est de modifier la Constitution pour limiter les flux migratoires, mais de telle façon qu’il soit impossible, lors de sa mise en œuvre, d’en limiter la portée sous de nouveaux prétextes de politique internationale.

L’article 121 b de la Constitution fédérale se verrait ainsi adjoindre trois phrases : « La Suisse gère de manière autonome l’immigration des étrangers », puis : « La Confédération n’a pas le droit de conclure des nouveaux traités de droit international […] qui accordent la libre circulation des personnes aux ressortissants étrangers », et enfin : « Des traités de droit public et d’autres engagements de droit public existants ne peuvent pas être adaptés ou élargis en contradiction avec les alinéas 1 et 2. »

Circulez, ou plutôt, ne circulez plus, il n’y a plus rien à dénaturer sous la pression de la Commission européenne ou de toute autre organisation qui viendrait se mêler de ce qui ne la regarde pas, vu que la Suisse n’en est pas membre.

La Suisse, réputée paisible, serait-elle donc, elle aussi, submergée par l’immigration ? A en croire l’UDC, oui : « L’immigration incontrôlée se poursuit sans changement […]. Depuis des années, l’immigration nette se situe entre 60 000 et 80 000 personnes par an », estimait-elle fin octobre, en en listant les conséquences, comme « des problèmes culturels souvent insolubles dans les écoles », mais aussi, de façon surprenante pour un Français peu habitué à ce mode de raisonnement, au titre des « conséquences négatives de ce phénomène » qui sont « perceptibles tous les jours » : la raréfaction des logements, l’explosion des loyers et du prix de l’immobilier, et même le bétonnage des paysages et le fait que « les infrastructures comme les routes, les trains, les écoles, etc. sont bondées ».

« Choc de l’offre » ou « choc de la demande » ?…

C’est que, dans une étude très fouillée publiée l’été dernier, l’Union démocratique du centre a dressé un tableau détaillé de tous les coûts engendrés par l’immigration. Sur la base d’un solde migratoire de 80 000 personnes par an, cela représente, sur dix ans, pour subvenir aux besoins de 800 000 personnes supplémentaires, des coûts en hommes et en matériel, tels que « une surface construite de la taille de 43 500 terrains de football » (« norme Fifa », est-il précisé, sans qu’on soit bien certain que ce soit de l’humour), 348 000 logements, 20 hôpitaux (ou 3 680 lits d’hôpital), « 2 900 classes d’école et 5 560 enseignants » – sans compter les 520 jardins d’enfant, précise l’Helvète, qui est décidément méticuleux et précis – ou encore 435 000 voitures de tourisme, ce qui navre d’autant plus le Suisse qu’il en fabrique très peu.

L’énumération peut faire rire – elle comprend aussi le nombre de kilowatts/heure qui sont consommés par cette population nouvelle rapportés au nombre de centrales nucléaires ou d’éoliennes qu’il a fallu construire et suggère l’usure supplémentaire causée aux routes… –, mais elle a le double avantage de frapper les esprits et de prendre véritablement en compte tous les coûts induits par cette augmentation de population non souhaitée. Réduire l’afflux de personnes qui sont le plus souvent en quête d’un mode de vie meilleur, explique l’UDC, c’est aussi réduire les coûts, donc réduire la fiscalité.

Appliqué à la France, on pourrait ainsi dire à Emmanuel Macron, exemple pas tout à fait au hasard, que la solution au problème du logement – trop rare, trop onéreux, tout le monde est d’accord là-dessus – ne se trouve pas dans un « choc de l’offre », mais dans un « choc de la demande »…

Au moyen de la remigration ou, si ce terme-là aussi fait peur, par la « rétro-migration » qu’il va bien falloir enclencher, ainsi que le confiait il y a quelques jours, en privé, un cadre – égaré ? – de la République en marche ! Peut-être, lui aussi, avait-il fait chauffer sa calculette…

Marc Bertric

Article paru dans le n° 2847 de Minute daté du 15 novembre 2017

Immigration Suisse

L’immigration de masse se poursuit en Suisse

L’Office fédéral de la statistique a publié la statistique des étrangers 2016. Qui s’en étonnera? L’immigration a continué de progresser l’an passé, nonobstant les déclarations inverses du département Sommaruga. La population de la Suisse s’est accrue en 2016 de 90 600 personnes au total. 

Le 26 janvier 2017, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) a écrit textuellement ce qui suit dans un communiqué de presse : « Pour la troisième année consécutive, l’immigration étrangère en Suisse est à la baisse. L’année passée, le solde migratoire était de 60 262 personnes, soit 15 % de moins qu’en 2015. »

La réalité est différente ! L’Office fédéral de la statistique (OFS) chiffre en revanche le solde migratoire de 2016 à 81 600 personnes. La différence est simple à expliquer : l’OFS fait un compte correct en incluant les personnes du secteur de l’asile qui séjournent depuis plus d’une année en Suisse. Le SEM, lui, exclut tout simplement ces personnes comme s’il ne s’agissait pas d’étranger. Une preuve de plus que le département Sommaruga prend les citoyens pour des imbéciles.

Croissance de la population égale immigration : dans la statistique de l’excédent de naissances (différence entre les naissances et les décès), à peine 2800 sur le total de 21 000 sont à mettre sur le compte des Suissesses et des Suisses. En prenant également en considération le solde migratoire négatif des Suisses, on constate que la croissance démographique de 90 600 personnes enregistrée l’an passé provient exclusivement de l’immigration. Les 39 200 Suisses supplémentaires sont quasiment tous des naturalisés.

Nous vivons tous les jours les conséquences de cette immigration de masse : stress dû à la promiscuité, bouchons, hôpitaux et classes d’école bondés, explosion des charges de l’assurance-maladie et de l’aide sociale et de plus en plus de Suisses de plus de 50 ans au chômage.

Il est grand temps de démasquer le mensonge de la nécessité économique d’une immigration aussi exorbitante alors que la qualité de la vie ne cesse de baisser. La politique confuse et irresponsable menée dans le domaine de l’asile et des étrangers nuit à la Suisse. L’immigration provenant principalement de la libre circulation des personnes avec l’UE, cet accord nuisible doit être adapté ou résilié. L’UDC y travaille et elle présentera ses propositions cet été.

Texte repris du site de l’UDC

Référendum suisse sur l’expulsion des délinquants étrangers

13/01/2016 – EUROPE (NOVOpress)

Déjà en 2010, le peuple suisse avait voté oui à 52,9 % pour autoriser l’expulsion des délinquants étrangers du pays, coupables d’« infractions graves ». Ce référendum avait été porté par le parti conservateur UDC, l’Union Démocratique du Centre. Toutefois, et malgré le résultat des votes, le parlement suisse ne semble pas avoir pris les mesures concrètes pour rendre réalisables légalement ces expulsions. Les points de désaccord concerneraient apparemment les cas où l’étranger en question serait expulsé ou non. Décidé à rappeler aux élus leurs devoirs vis-à-vis de l’une des constitutions les plus démocratiques du monde, l’UDC va renouveler l’expérience en organisant, le 28 février, un nouveau référendum sur ce thème, intitulé cette fois « Pour le renvoi effectif des étrangers criminels ».


Suisse : victoire de l’UDC, parti anti-immigration et anti-UE

20/10/2015 – MONDE (NOVOpress)
Avec une campagne centrée sur les problèmes d’immigration, l’UDC, formation qualifiée de « populiste » par les médias officiels, réalise une percée, passant de 59 à 65 représentants au Conseil National.

La droite populiste suisse, l’UDC, résolument anti-immigration et anti-Union Européenne, a enregistré dimanche une progression spectaculaire aux élections législatives, qui la conforte comme premier parti de la Confédération Helvétique. L’Union Démocratique du Centre gagne 11 élus, avec au total 65 représentants sur les 200 du Conseil National, la chambre basse du parlement suisse. Elle fait mieux que son meilleur score de 2007 (62 élus). Mieux encore, ce parti frôle les 30 % des votes au niveau national (2,8 points, à 29,4 %). Depuis 1919, jamais encore un parti n’avait dépassé les 29 %.

Les problématiques liées à l’asile ont dominé la campagne 2015. D’abord parce que la crise des migrants est au cœur de l’actualité. Mais aussi parce que les « populistes » de l’UDC ont centré leur discours sur cette question, en réclamant des contrôles accrus aux frontières.

Le 9 février 2014, les Helvètes avaient voté par référendum le rétablissement des quotas migratoires – ce qui est contraire au principe de la libre-circulation. Mais le gouvernement, mis sous pression par Bruxelles qui refuse de transiger sur les fondements de l’espace Schengen, peine à appliquer cette nouvelle loi.
À charge maintenant pour l’UDC, à l’initiative de ce référendum, de faire entendre la voix du peuple.