Vaste campagne anti-FN : tous les moyens deviennent ils permis ?

10/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Front National aura fait perdre la tête à plus d’une personne cette semaine. Ainsi, des mesures des plus cocasses ont été prises par les uns et les autres pour lui faire face. On assiste donc, dans le Nord, à une campagne de tractage en faveur de Xavier Bertrand faite par… Europe-Ecologie-les-Verts.

Le Parti socialiste ne semble plus savoir où donner de la tête
Engagé dans son combat « républicain » contre le parti de Marine Le Pen, le PS a décidé de se retirer au profit de l’ex-UMP dans le Nord et dans le Sud, non sans quelques remous. Pire encore est la situation en Alsace-Lorraine/Champagne-Ardenne, où le parti appelle à voter… contre son propre camp.

L’UMP n’est pas en reste
Non, et elle semble prête à tout pour gagner. Ses potentiels soutiens l’ont d’ailleurs bien compris. On apprend ainsi que Christian Estrosi a promis un institut pour l’écologie et la qualité de la vie à 30 millions d’euros au candidat écologiste Jean-Marc Governatori en échange de son soutien.

Les commentateurs politiques ne semblent également plus avoir de retenue
Publié sur le Plus de l’Obs, puis rapidement supprimé, un article a mis hier le feu aux poudres. Signé du Docteur Thierry Lecoquierre (Le Havre), il est un étonnant concentré de toute la haine que peut cristalliser le Front National. Commençant par « La femelle frontiste n’apparaît pas moins mammifère que les autres femmes, même si on la sait nantie d’un cerveau reptilien plus proéminent que la moyenne », il y déclare

Maîtrisons sexuellement les petites frontistes décérébrées, engrossons-les sans hésiter pour la survie d’une humanité souriante

En France, en 2015, sachez donc qu’il est tout à fait normal d’animaliser son adversaire et d’appeler au viol de masse si c’est pour lutter contre l’ignoble FN. Rappelons que le seul autre groupe osant faire de telles propositions est l’État islamique, censé être l’allié du FN si l’on en croit ces mêmes commentateurs avisés, qui décidément semblent avoir perdu tout sens de la logique.


 

Le 13 décembre, faisons exploser le « plafond de verre » !

09/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le Front National a réalisé une percée historique lors du premier tour des régionales, au grand dam de la classe politico-médiatique qui refuse de voir les causes de ce vote et sa responsabilité. Reste à faire exploser le « plafond de verre » pour transformer l’essai dimanche prochain.

6 décembre 2015, 19 h 00 : la mine des journalistes sur les plateaux TV prédit une soirée historique pour le FN, Michaël Darmon , chef du service politique de I-Télé, les yeux rivés sur son smartphone, au bord des larmes ou enrhumé ?
6 décembre 20 h 15 : 20 h 00, les premières estimations tombent avec le FN largement en tête dans 6 régions et avec un score National supérieur à 30 % et des résultats en PACA et Nord-Pas de Calais-Picardie qui dépassent les 40 %. Résultats pourtant largement prévisibles mais qui étonnent pourtant la caste politico-médiatique.
Pourtant, le phénomène qui devrait inquiéter le plus les rédactions, ce sont les 12 541 voix qu’a obtenu le parti musulman communautariste ADMF qui prône le port du voile et l’enseignement de l’arabe dans les écoles …
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Non, ce n’est pas le programme économique du FN qui pousse les Français à voter massivement pour ce parti, c’est la menace de voir notre identité disparaître face à une immigration explosive, une insécurité totalement hors de contrôle, un communautarisme revendiqué et un risque terroriste maximum avec une 5eme colonne islamiste présente en très grand nombre sur le sol Français.

Quand ils veulent toujours plus de mosquées par pur électoralisme alors que les Français n’en veulent pas, les Français ne le supportent plus …

Quand ils laissent les racailles agresser des Français, caillasser des policiers, bloquer des autoroutes, ou incendier des villages en toute impunité, les Français ne le supportent plus …

Quand ils ne veulent plus appliquer la loi sur le voile intégral par peur de stigmatiser une religion, les Français ne le supportent plus …

Quand ils veulent accueillir tous ces immigrés clandestins et les répartir dans les campagnes Françaises, les Français ne le supportent plus …

Quand à chaque attentat islamiste, ils appellent au « Pas d’amalgame » par peur uniquement de « stigmatiser » alors qu’ils sont pleinement responsables de leur laxisme en matière d’insécurité et d’immigration, les Français ne le supportent plus…

Quand ils nous parlent encore d’intégration ou d’assimilation en nous vendant la société du « vivre ensemble » et du multiculturalisme, alors que cela n’a jamais fonctionné nulle part sans violence, les Français ne le supportent plus…
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Quand tous les mois, ils nous disent que le chômage monte moins ou qu’il se stabilise alors que la réalité prouve le contraire, les Français ne le supportent plus…

Quand ils piétinent la démocratie au risque d’un suicide politique en retirant leurs listes dans les régions « où le FN peut l’emporter », les Français ne le supporteront plus…

Le « plafond de verre » va-t-il enfin exploser le 13 décembre 2015 ? Souhaitons-le !

Franck Guiot

Crédit photo : Blandine Le Cain via Flickr (CC) = Meeting 1er mai 2012 Front National

Régionales : la preuve par Calais

Source : Boulevard Voltaire
Calais en a marre. On n’a pas demandé leur avis aux gens avant d’installer la « jungle » des migrants et tout ce qui gravite autour. Alors Calais s’est exprimée, dimanche.

« Arrêtez d’emmerder les Français ! » tonnait Pompidou contre le jeune énarque Chirac qui voulait lui faire signer tout un tas de décrets à l’utilité douteuse. « Arrêtez d’emmerder les Calaisiens ! » lance au visage du gouvernement une population à bout. Calais… 70.000 habitants, ville d’ordinaire calme, tournée, par vocation, vers l’étranger, ville gérée depuis la guerre, et sauf rares parenthèses, par la gauche, et pendant 37 ans par les communistes jusqu’à ce qu’arrive Natacha Bouchart, UMP, en 2008. Eh bien ! Calais en a marre. On n’a pas demandé leur avis aux gens avant d’installer la « jungle » des migrants et tout ce qui gravite autour. Alors Calais s’est exprimée, dimanche : elle a donné la moitié de ses voix à Marine Le Pen. Les gens de pouvoir, gauche et ex-UMP totalisent 37 %. Quelle claque !

Pourtant ! Face au présentateur de TF1 qui énumère devant lui les échecs de son gouvernement depuis trois ans, Valls, œil noir, menton en avant, cingle : « Je ne suis pas venu ici pour m’excuser. » Dommage ! Et le voici, raide comme un cadavre, qui lance des phrases absurdes : « La gauche a créé une dynamique en passant les accords nécessaires », et « Quand il en va de la république, il faut être désintéressé et ne pas s’accrocher à son poste » – les ombres de Cahuzac et de Hollande ont plané un moment sur le plateau –, et encore « Je suis pour la république exigeante, qui affirme l’autorité, qui veut protéger les Français et aussi les rassembler », et enfin « L’extrême droite divise les Français, et veut les jeter les uns contre les autres. » En voyant les résultats de Calais, j’ai plutôt l’impression que Marine Le Pen rassemble davantage que le socialiste local qui ne fait pas 14 % !

Et puis vient le temps des petits arrangements, des compromissions, des combinazione, des reniements. Tenez ! Cambadélis. Vous vous souvenez de ce qu’il disait en septembre ? Sur France Info, le 17 septembre : « Aujourd’hui quand vous entendez quelqu’un comme Estrosi, vous vous demandez s’il n’est pas au Front national… Les positions qu’il développe sont pires que celles de Marion Maréchal-Le Pen. » Dans Libé du 14 septembre : « Les déclarations extrémistes de Christian Estrosi et de Xavier Bertrand sur les réfugiés empêchent désormais le front républicain. » Aujourd’hui, sans vergogne, il fait exactement l’inverse, retire ses candidats dans ces deux régions et appelle à voter pour les « extrémistes » Estrosi et Bertrand. Ah ! elle est belle, la « république exigeante » !

Ils n’ont rien compris, ces tocards. La leçon de Calais ne les atteint pas. Ils parlent entre eux, pour eux, un langage codé, boursouflé, impigeable, satisfait, fat. Les Français leur hurlent des choses et eux, de tous bords, se bouchent les oreilles. Un jour, c’est pieds nus et la corde au cou, comme les bourgeois de Calais, qu’ils devraient venir rendre des comptes au peuple de France.

Yannik Chauvin
Docteur en droit, écrivain, compositeur

Masseret résiste

08/12/2015 – CULTURE (Présent 8499)

La victoire éclatante du Front national au premier tour des élections régionales de dimanche n’aura pas seulement mis ses têtes de liste en position de l’emporter dans plusieurs régions. Elle aura aussi provoqué une grande discorde au sein des partis de l’établissement, où les consignes de retrait ou de maintien édictées par les états-majors parisiens sont très loin de faire l’unanimité, comme le montre le cas de Jean-Pierre Masseret dans le Grand Est.
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Une revanche personnelle

Pourtant, de Cambadelis, qui avertissait dimanche que « c’est une décision du Bureau national du PS » et qu’« il devra la respecter », à Aurélie Filippetti, qui prévenait lundi qu’« il ne pourra plus avoir l’étiquette PS », les menaces à l’encontre de la tête de liste socialiste arrivée troisième derrière le FN (36,1 %) et Les Républicains (25,8 %) avec 16,1 % des voix n’ont pas manqué.
Mais, faisant fi des consignes de la rue de Solférino et bravant le refus de sept de ses colistiers qui ont publiquement annoncé qu’ils voteraient pour le candidat LR Philippe Richert, Jean-Pierre Masseret, 71 ans, ancien inspecteur des impôts, a quand même déposé lundi sa liste pour le second tour des régionales en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, en expliquant que, « quand on se retire, le FN est plus fort ». Pour preuve, ajoutait Masseret, « à chaque scrutin, le FN continue à progresser »…

C’est que la tête de liste PS, qui ne semble pas comprendre que si le FN progresse à chaque scrutin, c’est avant tout parce que sa gestion de la région est calamiteuse, a une revanche personnelle à prendre contre le parti de Marine Le Pen, qui lui a enlevé son ancienne mairie d’Hayange lors des municipales de 2014 et est en passe de lui enlever sa présidence de région.

La fureur de Valls

Un entêtement qui, en tout cas, a provoqué la fureur de Valls qui, invité lundi soir sur TF1, a directement appelé les électeurs socialistes à voter pour les listes de la droite et du centre en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, mais aussi dans la région Grand Est. Avant de lancer – très sérieusement – en direction de Massenet : « Quand la République est en cause, on ne s’accroche pas à un poste » et « il faut être digne » !
Mais l’état-major du PS n’est pas le seul à rencontrer des résistances. Faisant fi, là encore, des consignes LR de se maintenir partout, Dominique Reynié, candidat en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, arrivé troisième avec 18,8 % des voix derrière le FN (31,8 %) et le PS (24,4 %), a d’ores et déjà annoncé qu’il n’était pas question pour lui de faire jouer le « front républicain » face à Louis Aliot.

Franck Delétraz

Régionales : le thème de l’identité à l’honneur

08/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Après l’emballement habituel qui suit la sortie des résultats, quelques analyses plus profondes apparaissent désormais.

Et la première de ces dynamiques est bien évidemment ce succès du Front National
27.96 % des suffrages exprimés ! C’est le score du Front National au niveau national selon le ministère de l’Intérieur. Une première place inédite. Le FN dépasse même la coalition Les Républicains, Modem, UDI, ce qu’il n’avait pas réussi à faire aux départementales de mars dernier.
Le vote Front National a été particulièrement fort dans ses bastions : le Nord-Pas-de-Calais/Picardie et la Provence-Alpes-Cotes-d’Azur. Et le plébiscite est encore plus fort dans les villes administrées par le Front depuis 2 ans : 50 % à Fréjus, au Luc, à Cogolin ou encore à Hénin-Beaumont. 45 % à Béziers, 40 à Villers-Cotterêts. Des résultats qui devraient encourager les maires de ces villes.

Les sondages à la sortie des urnes ont montré que l’élection s’est jouée sur le thème de l’identité
Le vote Front National est une preuve de cette « identitarisation » des débats. Mais pas que ! En Corse, 30 % pour le Parti régionaliste. En Bretagne, la liste des Bonnets rouges de Christian Troadec a presque atteint les 7 %. Quant à l’Est, les Révoltés ont recueilli près de 5 % des voix. Une force électorale que même le jacobin Florian Philippot a reprise dans son discours de remerciement.
Le souverainisme a aussi été mis à l’honneur avec les 4 % de Nicolas Dupont-Aignan au niveau national et un pic à 6 % en Ile-de-France.

Poussée difficilement contenue par les Républicains
Au moment de son élection à la tête des Républicains, Nicolas Sarkozy avait affirmé, je cite : « Je suis le meilleur rempart contre le Front National ». Force est de constater que ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, les Républicains ont compris qu’ils ne représentaient plus l’opposition légitime.
Les médias aussi ont joué leur rôle à la perfection : dimanche soir, certains plateaux ne comportaient aucun représentant du FN…

Régionales 2015, un score historique !

07/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Sans aucun doute, ces élections régionales 2015 sont historiques. Face à un système sclérosé et verrouillé de l’intérieur, le Front National de Marine Le Pen a réussi pour la première fois à bousculer l’oligarchie qui nous gouverne avec mépris depuis plus de 40 ans.

Le Front National arrive en tête dans six régions sur treize et se retrouve en ce lundi 7 septembre 2015 à la place enviée du premier parti politique de France. Cela peut être surprenant pour certains « bobos », plus habitués jusqu’à présent à voir le peuple français à voter docilement selon les slogans formatés par les nouveaux censeurs, mais c’est le principal constat que nous pouvons faire après ce premier tour des élections régionales. Dans le Nord, en PACA et dans le Grand Est, le Front National s’offre même des scores dépassant tous les sondages en atteignant des résultats jusqu’ici jamais égalés dans son histoire (41 %, 41 % et 36,5 %).

Pour le système en place, c’est une lourde défaite. Malgré l’appui inconditionnel des médias, des syndicats et du monde du spectacle, les partis dits « républicains » ne réussissent plus à effrayer les Français comme avant. Une partie importante des électeurs résiste désormais à l’esprit de culpabilisation qui règne en France.
Un grand nombre de citoyens ne se laisse plus prendre au piège des pseudo-moralisateurs avec des références historiques prédisant le retour du mal qui nous renverrait immanquablement aux années sombres de notre histoire. Ils arrivent à comprendre que la force obscure c’est au cinéma qu’on la trouve avec la sortie du nouveau Stars War et que le PADAMALGAM commence sérieusement à sentir la naphtaline. Avec ces résultats, nous avons à présent 30 % de Français qui osent enfin s’élever contre une élite déconnectée de la réalité, s’intéressant au mot France qu’en période électorale.

Pour cette raison, assister en direct à la panique d’un Cambadédis, fidèle apparatchik d’un Parti socialiste à bout de souffle, à la gravité calculée d’un Sarkozy, conscient d’échoué son grand retour politique, et à l’agitation des médias, trahissant une panique mal dissimulée, tout ceci fait vraiment plaisir à voir.
C’est un moment inoubliable tellement qu’il nous permet enfin d’espérer une alternative politique salvatrice pour notre nation.
Aujourd’hui, nous sentons que quelque chose de positif est enfin possible pour la France. Nous voyons en direct la fin d’un système apatride, souvent corrompu, élevant, au mépris de tous les électeurs et en dernier recours possible, le fameux et fumeux « barrage républicain » comme une dernière arme dérisoire, mais aussi comme un ultime rempart protecteur d’intérêts de partis.

Mais ce jour radieux ne nous fait pas non plus tomber dans une euphorie déplacée en oubliant la triste réalité du paysage politique français, car, à ce jour, le Front national, avec ses 30 % d’électeurs, ne compte que deux députés, une petite dizaine de mairies et zéro département ! Pour nos « démocrates », ceci légitime plus que tout le « barrage républicain ». En bons « politicards » véreux des temps modernes, nos élus se moquent éperdument des résultats des urnes.
Lorsqu’ils ne correspondent plus à leurs attentes, à leurs idées, mais aussi à leurs besoins, ils n’hésitent pas à créer des modes de scrutin écartant d’office les concurrents désignés préalablement comme illégitimes ou bien à passer des alliances improbables autour d’un hypothétique pacte républicain. Et contre ceci, il va être très difficile au Front national de changer la donne tellement les règles du jeu démocratique sont faussées dès le départ… mais là où il y a une volonté, il y a aussi un chemin.

Vincent Revel

La voix du peuple

07/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8498)

Le premier parti de France ? C’est le PS ! Ainsi a parlé Stéphane Le Foll, ministre et porte-parole du gouvernement, le soir où le Front national pulvérisait ses records précédents et faisaient voler une fois de plus ce « plafond de verre » qui devait enrayer sa marche victorieuse vers le pouvoir.
Un tel jugement en dit long sur la cécité gouvernementale quant à ce qui se passe dans le pays. Le Foll a additionné les carottes et les navets des partis divisés de la gauche et de l’extrême gauche pour en faire une seule formation unie, rencontrant l’incrédulité de ses frères ennemis et l’ironie des électeurs, qui ont fait du PS le dernier parti qu’ils veulent encore voir au pouvoir.
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C’est bien le Front national qui est le premier parti de France, devant Les Républicains qui, pourtant, est une coalition de quatre partis (LR, UDI, MoDem, Chrétien démocrate). Seul contre tous ! C’est aussi un élément de sa victoire : une formation qui réunit contre elle tous les autres, les partis, certes, mais aussi le Medef et la CGT, fraternellement unis contre lui, la quasi-totalité des médias et les pétitionnaires intello-artistiques, une telle formation ne saurait être entièrement mauvaise, se sont dit les électeurs.
Surtout les gens modestes, les oubliés, les délaissés, moqués, méprisés, insultés précisément par ceux-là qui tiennent le haut du pavé dans toutes les sphères du pouvoir, considérant ce peuple des humbles comme autant de demeurés dont il faut tenir la main pour qu’il dépose le « bon » bulletin. Une fois de plus, ces Français-là ont manifesté leur refus de partis politiques impuissants et déconsidérés. Ils ont été six millions à le dire haut et fort.

La première victime, certes, c’est le PS et ceux qui, muets de honte ou de stupeur, se sont tus dimanche soir, eux pourtant si bavards d’ordinaire et qui en sont les vrais dirigeants : Hollande et Valls. Mais aussi Sarkozy, dont le verdict des urnes met fin aux vantardises et rodomontades : il était le seul à pouvoir « faire barrage » au Front national, il ne croyait pas les sondages, on allait voir ce qu’on allait voir, foi de Sarko ! On a vu : ses amis sont en tête dans quatre régions, le FN dans six. Dans le Nord et en Paca, où Bertrand et Estrosi ne peuvent espérer vaincre que grâce aux voix socialistes. Il est en triste état, le rempart de Sarkozy, qui devait aussi lui servir de tremplin pour la présidentielle !

Les combines d’appareil sont en marche sous le masque de la vertu républicaine. Car la République serait en danger et la démocratie en péril, alors qu’il ne s’agit que du jeu normal de nos institutions, de la liberté souveraine des électeurs.
Mais on veut priver ceux du Front national d’avoir les exécutifs qu’ils veulent. Six millions de Français n’ont que deux députés et on voudrait, en plus, les priver d’autres représentants. Dès dimanche soir, les vaincus ont brandi la menace de troubles et de désordres dans les régions si le FN l’emportait. Mais si, par impossible, les magouilles politiciennes faisaient que le FN n’obtienne aucune des six régions où il est en tête, alors, ces politiciens défaits devraient affronter la colère de ceux qui ont été dépossédés de leur victoire.

Guy Rouvrais

28 % des voix, en tête dans 6 régions, le FN rafle la mise au 1er tour des régionales

07/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
La victoire du FN était annoncée, restait à connaître son ampleur. En tête dans 6 régions sur 13, en bonne place pour l’emporter au second tour dans deux d’entre elles, le FN confirme sa dynamique.

Au premier tour des élections régionales, le parti de Marine Le Pen a capté 27,2 % des suffrages, devançant la droite (27 %) et le PS (23,5 %). Son résultat dépasse tous les pronostics, lui qui faisait 11,42 % au niveau national à l’issue du premier tour des précédentes régionales.

Le Front national arrive en tête dans six régions au premier tour, confirmant son implantation nationale, en dehors de ses traditionnels bastions sudistes et nordistes, ou Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal Le Pen récoltent chacune 40,6 % des voix. C’est notamment Florian Philippot qui a créé la surprise en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine avec 36,06 % des voix, mais aussi Louis Aliot en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées et Sophie Montel en Bourgogne et Franche-Comté avec 31 % chacun.
Au cours de sa conférence de presse, Marine Le Pen n’a pas parlé une seule fois du Front national. Elle parle désormais de « mouvement national ». Les prémices d’un changement de nom du parti ?

Au vu de sa gestion catastrophique tant au plan national que local, le PS limite la casse à environ 23 % des suffrages au niveau national. Il n’est en mesure de l’emporter que dans deux régions : Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et Bretagne. Confirmant le souci qu’il a des « vraies priorités », le Parti Socialiste a annoncé que l’urgence était de faire barrage au Front National, se retirant de trois régions où il arrive en troisième position : Nord, PACA et Alsace. Couac pour cette dernière, où le candidat Jean-Pierre Masseret a annoncé refuser de suivre la consigne de Jean-Christophe Cambadélis. Une stratégie suicidaire, puisque la seule force de ce parti résidait dans son implantation locale et que le retrait du scrutin signifie l’absence de tout représentant dans les instances régionales concernées pendant cinq ans. Suicidaire aussi parce qu’elle consacre le divorce entre le peuple et ce parti

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Régionales : allez voter !

06/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Entre les attentats du 13 novembre et l’état d’urgence, on en oublierait presque les élections régionales. Pourtant, le dernier scrutin avant les présidentielles est aussi vital au plan local – faire en sorte que nos régions soient mieux dirigées — que national – envoyer un message clair contre le système LRPS —. L’abstention ne profitera qu’à nos adversaires. Allez voter !

Certes, les enjeux locaux de ces régionales sont flous, du fait que les compétences exactes des 13 nouvelles régions issues de la réforme territoriale voulue par François Hollande sont encore à définir.
Certes, entre les attentats du 13 novembre et le chômage qui grimpe en flèche, les Français ont d’autres soucis que la cuisine politicienne.
Certes encore, on eut se sentir découragé d’avance d’aller voter alors que l’on sait que les tenants du système ne reculeront devant aucune manœuvre, aucune compromission, pour le conserver en l’état.

Voilà précisément trois bonnes raisons d’aller voter !

Si l’on ne connaît pas encore l’étendue précise des attributions ces nouvelles régions, il est tout de même certain qu’elles pourront influer sur notre quotidien dans les domaines suivants : éducation, formation professionnelle, économie, emploi, transports, culture, tourisme. On le voit, il y a là des domaines stratégiques pour défense et la promotion de notre identité.

Le pouvoir essaie de surfer sur la légitime émotion des Français après les terribles attentats du 13 novembre, essayant de faire oublier sa responsabilité écrasante dans ce drame : complaisance avec l’islamisme, politique migratoire folle, inaction après les attentats de janvier… ce scrutin est l’occasion de lui rappeler que nous ne nous laissons pas prendre à ce jeu morbide, pas plus que nous n’oublions sa responsabilité dans la crise économique et sociale qui frappe notre pays.

Si l’on en avait encore besoin, les manœuvres d’appareil entre le PS et les Républicains à la veille du scrutin et très certainement encore plus entre les deux tours, montrent bien que ces partis sont les deux faces d’une même pièce. Sur l’immigration, sur l’Europe, sur la dissolution de l’identité française par le Grand effacement des mémoires et le Grand remplacement des populations, ils sont d’accord sur l’essentiel.

C’est donc dès maintenant qu’il faut leur envoyer un message clair : c’est non ! et pour cela, un seul moyen aujourd’hui : votre bulletin de vote.

Crédit photo : Metronews Toulouse via Flickr (CC) = Les municipales 2014 de Toulouse. Un électeur dépose son vote pour le 2nd tour des élections municipales de Toulouse

Élections régionales : l’incertitude s’accroît à quelques jours du premier tour

02/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Il y a encore un mois, pour les régionales, on promettait une bérézina électorale au Parti Socialiste et un large succès au duo Les Républicains-UDI, le FN étant par ailleurs susceptible de remporter une ou au plus deux victoires symboliques.

La donne a changé avec les attentats islamistes du 13 novembre
Tandis que la cote de popularité du président Hollande grimpe en flèche (il a repris 20 points), le Parti Socialiste bénéficie d’un vote utile à gauche. Les électeurs se détournent en effet des petits partis de gauche, au profit du parti du gouvernement. Parallèlement, l’électorat de droite se droitise : depuis l’affaire Morano et les attentats, un nombre croissant d’électeurs passent des Républicains au Front National.
Résultat : les forces de gauche, du Centre-Droit et de la droite nationale s’équilibrent ; Les Républicains ne sont plus les grands favoris.

Manuel Valls avait bien anticipé cette configuration
Comme nous l’avons détaillé dans notre bulletin du 18 novembre, le gouvernement savait qu’il existait une menace d’attentats imminente. Et il espérait bien en tirer profit sur le plan électoral. C’est ce qui explique que Manuel Valls, quelques jours avant le 13 novembre, avait affirmé que tout devait être fait pour barrer la route au Front National, jusqu’à un désistement dit républicain.

Mais il faut aussi entendre par là un désistement des candidats du Centre-Droit !
Et si cela ne se fait pas, le Premier ministre compte au moins sur le fait que les électeurs nationalophobes se tourneront au second tour vers les listes de gauche. Dans certaines régions, ce sont en effet les listes conduites par les socialistes qui apparaîtront comme la meilleure candidature du Système. Peut-être en Rhône-Alpes par exemple.
Si les résultats du premier tour sont serrés, on peut attendre des surprises au soir du second tour.

[édité par NOVOpress]
En tout cas, le FN continue à faire peur, comme en témoignent les déclarations de François Patriat, président PS de la région Bourgogne, lors d’une réunion publique à Besançon :

Daech fait le boulot du FN. S’il réussit à communautariser les gens, le but est atteint.

On voit par là que le PADAMALGAM, ça n’est pas pour tout le monde… Même si la primeur de ce type de dérapage doit probablement être attribuée à Jean-Christophe Lagarde. Il y en a d’ailleurs pour tous les goûts, car à ceux que Daesh ne ferait pas peur, le MEDEF a sorti hier l’amalgame avec l’extrême-gauche et le programme commun de 1981.
Marion Maréchal-Le Pen estime d’ailleurs que le patron du Medef, Pierre Gattaz
est en mission commandée pour tenter de faire peur au monde économique, mais qui n’est pas dupe. Les seules attentes qu’a le monde économique, ce n’est pas de savoir qui est aux affaires, mais de savoir si la fiscalité est avantageuse, si la sécurité est assurée, si le transport des salariés est assuré, tout simplement.

« Malheureusement pour lui l’ensemble des suggestions qu’il fait sont reprises dans notre programme qu’il n’a manifestement pas lu », a-t-elle ajouté, affirmant notamment que le FN ne prônait pas une augmentation du SMIC, mais simplement des baisses de cotisations sur certains salaires les plus bas, ce qui augmente mécaniquement la rémunération du salarié.

Les électeurs FN sont massivement opposés aux socialistes

26/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

C’est ce qu’indique un sondage Harris Interactive qui a été publié vendredi. Les électeurs FN estiment à 27 % que la victoire de Les Républicains aux régionales serait une bonne chose, et à 27 % une mauvaise. En revanche, ils ne sont que 3 % à estimer que la victoire de la gauche serait une bonne chose et 76 % une mauvaise.

Cela contredit les déclarations de certains dirigeants du FN sur le fameux « ni droite, ni gauche »
Surtout à l’heure où les libertés des Français sont fortement menacées par le pouvoir socialiste.
Les électeurs de droite attendent une opposition digne de ce nom. Force est de constater que la droite ne la leur offre pas. Les caciques de « droite » tentent plutôt de doubler la gauche dans la propagande « padamalgamiste ».
La stratégie gagnante pour le FN est donc de montrer qu’il est profondément anti-socialiste. À condition de ne pas annoncer trop de mesures démagogiques d’aggravation de l’État-providence…

Ce rejet du PS s’observe aussi plus généralement chez les Français à 10 jours des élections régionales

Avec 29 % des intentions de vote au premier tour du scrutin, le FN est en tête, selon un sondage TNS Sofres-Onepoint, publié mardi. Les Républicains/UDI/MoDem récoltent 27 %, et le PS est distancé à la troisième place, avec 22 %.
Et ce, malgré l’effet « attentats », qui avait profité au PS après le massacre de Charlie Hebdo, en janvier dernier
Plus frappant encore, le FN fait un carton chez les jeunes. 30 % des 18-24 ans voteraient pour lui. Le Parti socialiste, lui, s’écroule dans cette tranche d’âge, avec seulement 15 % des intentions de vote. Contre 19 % lors du précédent sondage du 29 octobre.
Serait-ce le début du réveil de la jeunesse après les affreux attentats islamistes du 13 novembre qui l’ont visée ?

Crédit photo : Mortimer62 via Flickr (CC) = Solitude (isoloirs)

UMPS : La fusion

13/11/2015 – POLITIQUE (8482 Présent)

Ça devait finir par arriver ! Après un long concubinage, ils vont régulariser. C’est Manuel Valls qui l’a annoncé : le temps n’est plus à la complicité, ni même à l’union, mais à la fusion entre le PS et Les Républicains. Pour l’instant, il ne s’agit que de noces nordistes. Afin d’empêcher Marine Le Pen de l’emporter lors des régionales, il faudra donc que les listes socialistes et républicaines fusionnent. Ce qu’il a confié à des journalistes en privé, il l’a répété en public au Sénat. Il a même assuré que « ceux qui écartent aujourd’hui cette hypothèse mentent aux Français : il faudra bien trouver, si cette situation se présente, une solution, le soir du premier tour ».
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Cela signifie d’abord que le plébiscite en faveur de Marine Le Pen est si puissant que le simple retrait de la liste PS ou LR – le fameux « front républicain » – ne suffirait pas à la faire battre. Et ce n’est même pas certain en cas de fusion ! Il faudrait qu’une majorité d’électeurs de gauche votent pour la droite libérale ou l’inverse, ce n’est pas gagné. Ces combines politiciennes, ces traquenards d’états-majors que vomissent les Français ne peuvent empêcher que monte encore la vague en faveur du Front national, au contraire.

Ce que veut imposer le Premier ministre permet à ceux qui en doutaient encore de se rendre compte que ce qui sépare Les Républicains des socialistes est aussi épais qu’une feuille de papier à cigarette. Valls invoque les idéaux de la République, alors qu’il mendie auprès des Républicains quelques places sur leur liste pour que les socialistes ne soient pas totalement absents de l’assemblée régionale.

Certes, à gauche comme à droite, on repousse la perspective ouverte par le chef de la majorité. Car c’est évidemment anticiper la défaite, ce qui n’est guère mobilisateur ou, si ça l’était pour la gauche, pourquoi ses électeurs, quitte à voter pour la droite, ne le feraient-ils pas dès le premier tour ? Ceux qui ne veulent pas de ce mariage aujourd’hui diront-ils non au soir du 6 décembre, quand il s’agira de s’assurer une poignée de strapontins au conseil régional ? Si, dans le Nord, le sarkozyste est devancé par le socialiste, ne trouvera-t-il pas des charmes à la proposition de Valls ? Il se murmure déjà qu’en cas de fusion, selon l’ordre d’arrivée, la tête de liste LR pour le second tour serait Valérie Létard et celle du PS Frédéric Cuvelier.

De toute façon, Valls ne se soucie guère des états d’âme des uns et des autres. Il voit plus loin que les régionales dans le Nord qui, pour lui, sont déjà perdues, tout comme la présidentielle de 2017. Sur les ruines du PS, il entend bâtir une nouvelle majorité, dont il jette les bases dès maintenant. Il l’a dit : « Marine Le Pen est au second tour, il faut bien être conscient que celui qui sera élu face à elle le sera avec des électeurs de droite et de gauche. » Et de donner en exemple la grande coalition en Allemagne, où conservateurs et sociaux-démocrates gouvernent ensemble. Conclusion ? Il n’y a plus aujourd’hui qu’une seule alternative véritable à l’UMPS dans le pays, ce qui sera encore plus vrai demain : le Front national.

Guy Rouvrais

Marine Le Pen refuse la tyrannie médiatique, un précédent historique

Source : Boulevard Voltaire
Enfin une personnalité politique d’envergure a refusé la tyrannie des médias et de leurs donneurs d’ordres de « gauche » et de « droite ».

Retour sur les faits. Marine Le Pen avait été invitée par David Pujadas pour participer à l’émission « Des Paroles et Des Actes » du jeudi 22 octobre 2015, et débattre avec trois Français, Jean-Christophe Lagarde et Stéphane Le Foll. Peu après, Xavier Bertrand et Pierre de Saintignon, adversaires de la présidente du Front national pour la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, ont protesté, estimant cette invitation inéquitable, et ont réclamé à leur tour d’être tous deux invités. Le mercredi 21 octobre, l’alliance entre les sociétalistes et Les Républicains contre les patriotes sincères s’est matérialisée par une alliance étrange entre Jean-Christophe Cambadélis et Nicolas Sarkozy, lesquels ont chacun écrit une lettre au Conseil supérieur de l’audiovisuel.

La réponse du Conseil supérieur de l’audiovisuel, paillasson des deux partis de l’alternance, ne s’est pas fait attendre longtemps. Par un tour de passe-passe ahurissant, les sages ont réussi à donner raison aux deux magouilleurs, tout en leur donnant tort. En effet, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a rappelé que les règles d’équité de la campagne des régionales ne s’appliquaient qu’à partir du 26 octobre, mais ont déclaré que « dès à présent, quand des personnalités fortement impliquées dans la compétition électorale sont invitées à prendre la parole sur les antennes, faisant valoir directement ou indirectement une candidature, la possibilité d’une expression contradictoire devrait être rapidement offerte aux concurrents ». Pourquoi, alors, fixer une date ? Nous ne sommes pas à une contradiction près avec ces gens, mais les méthodes interrogent. Ont-ils peur que Marine Le Pen ne convainque encore un peu plus les électeurs ?

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Complices contre Marine Le Pen

09/10/10/2015 – POLITIQUE (Présent 8458)

Il ne suffit pas de changer le nom du parti pour échapper au sigle accusateur UMP-PS ! L’important, c’est la réalité qu’il recouvre, cette complicité ancienne et objective entre le PS et l’UMP. Le ciment idéologique de ce compagnonnage c’est l’Europe, ils ont la même en indivision, ont dit oui ensemble à tous les traités qui ont aliéné l’indépendance française. Mardi à Strasbourg, ç’aurait pu être Nicolas Sarkozy qui figurât aux côtés d’Angela Merkel au lieu de Hollande, nul ne se serait aperçu de la différence.

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On comprend mieux que les sarkozystes, mais pas eux seulement, se soient spontanément rangés derrière François Hollande interpellé par Marine. Éric Woerth en a eu mal pour le président : « J’avais honte pour Madame Le Pen quand elle s’adressait au président de la République française devant tous les députés européens et devant la chancelière allemande, pour essayer de rabaisser d’une certaine façon la France. Et à ce moment-là, oui, j’aurais probablement applaudi François Hollande. » Il aurait applaudi quoi ? L’éructation colérique qui a servi de réponse à l’intervention argumentée de Marine Le Pen ? Même son de cloche chez Fillon qui juge « inqualifiable » pour une élue de la nation française « de s’adresser au président de la République française dans ces conditions. C’est une honte pour le pays et je trouve qu’elle se déshonore ». Quant à l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, qui ne peut exister médiatiquement que dans l’outrance, il dénonce « l’anti-France » qui ne serait pas incarnée par Hollande bradant la souveraineté de notre pays, mais par Marine Le Pen qui la défend. Et la même antienne sur « l’humiliation » : « Quand on se prétend patriote, on n’humilie pas celui qui représente la France, on n’abaisse pas la France. »

Oui, c’est vrai, le chef de l’État a été humilié et la France avec lui, mais pas par Marine Le Pen, par l’intéressé lui-même quand on l’a surpris au petit matin, dissimulé sous un casque, enfourchant un scooter après avoir passé la nuit avec sa dernière maîtresse en date. Le cliché a fait le tour du monde, les capitales étrangères se gaussant de ce héros de vaudeville qu’est devenu celui qui « représente la France », en en faisant la risée de la presse internationale. Oui, il a été humilié, et avec lui notre pays, mais pas par la présidente du Front national, mais par une autre de ses concubines, Valérie Trierweiler, qui a révélé dans un ouvrage traduit en douze langues l’odieux personnage qu’il est, sa duplicité, son goût du mensonge, sa muflerie, son insensibilité minérale, son mépris des pauvres qu’il appelle les « sans dents ».

C’est précisément de ces derniers que Marine Le Pen a porté la parole haut et fort à Strasbourg. Elle a parlé au nom des humiliés et des oubliés, broyés par une politique européenne qui les appauvrit chaque jour davantage, préférant réserver sa générosité aux « réfugiés » venus d’ailleurs. Ce sont ceux-là que François Hollande a stigmatisés dans ses imprécations contre le « populisme », si proche de « populace ». C’est de cela aussi que les sarkozystes et assimilés se sont rendus solidaires. Les électeurs s’en souviendront.

Guy Rouvrais

Départementales : le maire UMP de Courcouronnes appelle à voter PS au second tour

Départementales : le maire de Courcouronnes appelle à voter PS aux départementales

25/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Stéphane Beaudet souffre. Nous nous souvenons que, déjà, le maire de Courcouronnes (Essonne) avait eu mal à sa droite lors de l’épisode du « pain au chocolat » qui offrit un quart d’heure de gloire à Jean-François Copé.

Actuellement, sa tristesse est insondable, car sa ville devra se départir dans un duel entre le FN et le PS au second tour des départementales, ce dimanche 29 mars.

Nous ne savons s’il trouvera consolation auprès de son ami Manuel Valls, ou en tant que Président de l’association des Maires de l’Essonne auprès des élus UMPS de son département.

Mais, ce que nous savons – parce qu’il nous le révèle sur son blog – c’est que ce maire UMP appelle à voter socialiste :

“Sachez quand même que pour ma part, même si je sais que cela déplait, je voterai clairement et de façon assumée contre le Front National. C’est à mon sens un devoir que j’entends bien honorer ! “ […]
“Pour faire reculer la Bête immonde dont le souffle putride sape nos idéaux républicains”, rien de moins !

Une décision justifiée maintes fois dans son long billet d’humeur, à grand renfort de République, républicain et autres mots cache-sexes pour ne jamais prononcer celui de France.


Crédit photo : cousinben via Flickr (cc)

Les Emirats classent l’UOIF comme “groupe terroriste”…UMP-PS aident à l’édification de ses mosquées

Les Emirats classent l’UOIF comme “groupe terroriste”…UMP-PS aident à l’édification de ses mosquées

18/11/2014 – PARIS (NOVOpress via Observatoire de l’islamisation)
En mars 2012, six prédicateurs de l’UOIF avaient été interdits de séjour pour incitation à la haine… sans remettre en question le bien fondé de la présence de l’organisation en France qui dirige 200 mosquées, souvent édifiées sur des terrains municipaux.

Le gouvernement des Émirats arabes unis a officiellement approuvé samedi la désignation de 82 organisations, y compris les Frères musulmans et l’Etat islamique d’Irak et de la Syrie (ISIS), comme les groupes terroristes, dans sa loi fédérale sur la lutte contre le terrorisme. L’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), branche française des Frères, y figure.

En janvier 2014, 30 personnes accusées d’avoir constitué une cellule des Frères musulmans sur le territoire des EAU furent condamnés à des peines de 3 mois à 5 ans de prison. C’est le deuxième procès de masse aux Emirats après celui de l’été dernier qui avait attribué des peines de 7 à 15 ans de prison à 64 islamistes émiriens. L’Egypte avait de son côté classé dès décembre 2013 les Frères Musulmans comme “organisation terroriste”.

Dans l’enquête Ces Maires qui courtisent l’islamisme, la collaboration entre UMP, PS et UOIF a été démontrée sans susciter de contestation devant la profusion des cas dans les mairies gérées par ces partis collaborationnistes :

Crédit image : DR.

Manuel Valls veut en finir avec le Parti Socialiste

Manuel Valls

25/10/2014 – PARIS (NOVOPress via Bulletin de réinformation)
Nous vous rendions compte avant-hier de la zizanie régnant au sein du Parti Socialiste, et de la tentative de Manuel Valls d’y remettre de l’ordre. Plus qu’un rappel à l’ordre, c’est une véritable révolution qu’appelle l’actuel Premier ministre. Dans un entretien à l’Obs paru avant-hier il répond « Pourquoi pas ?» à une question sur un changement de nom du PS, appelant « A un nouveau compromis entre toutes les formes progressistes du pays ».

Loin d’être anecdotique, ce changement d’étiquette confirmerait que le Parti n’a plus de socialiste que le nom

Rappelons qu’à l’origine, avant que le mot ne soit souillé par le marxisme et son incarnation, l’URSS, le socialisme promeut une organisation sociale et économique visant la justice. La gauche en général et le parti socialiste en particulier y ont renoncé depuis longtemps, en cherchant à détruire la cellule stabilisatrice de la société qu’est la famille ; en décrétant le mariage homosexuel ; en promouvant le travail le dimanche ; dernièrement, en réduisant les allocations familiales ; en donnant une charte de la diversité à des salariés qui préféreraient une diminution des charges ; enfin, en cherchant à déconstruire les stéréotypes de genre plutôt qu’à apprendre à lire et réfléchir à nos enfants. Comme Jean‑Claude Michéa le démontre dans son ouvrage « Le complexe d’Orphée », cette idéologie ne répond qu’à un seul impératif, du passé faire table rase, en abattant une à une toutes les frontières du passé : nation, famille et sexe.

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