Les USA orchestrent la politique de Kiev: la preuve dans le texte

Source : Sputnik

L’ancien ministre ukrainien des Affaires étrangères Leonid Kozhara a publié le 3 juillet sur sa page Facebook un extrait de la lettre du sénateur américain Dick Durbin au premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, dans laquelle il donne des conseils sur la gestion des ressources humaines au sein du groupe dirigeant en Ukraine.

Cher Monsieur le Premier Ministre Iatseniouk,

Je vous écris afin de vous assurer que le Sénat continue d’avoir confiance en vous et partage vos préoccupations concernant le licenciement imminent du président Piotr Porochenko, l’une des figures clés du gouvernement ukrainien, entièrement dévoué à la promotion de la démocratie dans votre pays. Je suis d’accord qu’il est nécessaire de faire tous les efforts pour garder Alexeï Pavlenko à son poste de ministre de la politique agraire de l’Ukraine. Son licenciement créerait des obstacles supplémentaires à l’expansion de la coopération entre les entreprises agricoles des Etats-Unis et l’Ukraine. Je crois aussi qu’il est crucial de s’assurer que Yuri Nedashkovsky restera président de la société Energoatom (Compagnie nationale de production d’énergie nucléaire d’Ukraine, ndlr).

On peut déduire de la lettre que M. Durbin et M. Iatseniouk ont négocié sur des remaniements au sein du gouvernement ukrainien à différents moments. Le sénateur écrit notamment que ses collègues se sont mis d’accord et partagent entièrement son point de vue selon lequel ni Vladimir Demchishin, le ministre ukrainien de l’énergie, ni Sergueï Kostiuk, directeur de Ukrgazvydobuvannya, une entreprise spécialisée dans l’exploration et la gestion pétrolière et gazière, ne répondent aux exigences de leurs fonctions. Pourtant, pour le moment, il n’existe aucune solution claire s’agissant du ministre de l’Intérieur Arsen Avakov.

“Les voilà, de vrais marionnettistes de la politique ukrainienne moderne”, déplore Leonid Kozhara

Crédit photo : Sénateur Dick Durbin via Flickr (CC) = Center for American Progress Action Fund

lettre senateur us a ukraine

Ukraine : les sanctions contre la Russie c’est pour les cons !

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Xavier Moreau, russologue et analyste, n’a pas sa langue dans sa poche. Ukraine, Donbass, Russie, Crimée, tensions américano-russes, il décortique tout au lance-flammes dans cet entretien accordé à notre confrère de TV Libertés.

http://youtu.be/vPbLLoqp8vk


L’ancien ambassadeur de France à Moscou accuse Washington de la guerre en Ukraine

kremlin

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Jean de Gliniasty, ancien ambassadeur de France à Moscou n’a pas mâché ses mots sur la diplomatie actuelle européenne. En effet, il estime qu’il fallait rendre Sébastopol à la Russie, car, je cite : « La Crimée n’a jamais appartenu à l’Ukraine, elle a toujours été russe ». Il accuse aussi Washington dans les derniers incidents il y a deux semaines en rupture du cessez le feu. En effet ces incidents ont eu lieu juste avant la réunion décidant de continuer ou non les sanctions économiques contre Moscou. Il faut rappeler que, en valeur, les exportations américaines vers la Russie ont augmenté en 2014 malgré les sanctions et que les exportations européennes, elles ont diminué.


Un sondage révèle la fragilité de l’OTAN

13/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Faut-il intervenir en Ukraine ? Un sondage qui révèle la fragilité de l’OTAN

Le Pew Research Center, centre de recherches américain, a publié mercredi un sondage de grande ampleur intitulé « OTAN : l’opinion publique blâme la Russie pour la crise ukrainienne, mais est réticente à apporter une aide militaire ».

Que dit le sondage ?
D’après le sondage, 48 % des pays membres de l’OTAN sont prêts à recourir à la force militaire si la Russie entre en conflit avec un pays membre voisin. Ce chiffre cache des disparités : du côté des Américains ainsi que de la plupart des Canadiens, des Britanniques et des Polonais, on prône majoritairement la résolution d’un conflit éventuel par voie militaire. Mais en France, en Allemagne et en Italie, les personnes interrogées sont généralement contre le recours à la force militaire en cas d’agression contre l’un des pays de l’Alliance. En particulier, en Allemagne où le chiffre est de 58 %.
Dans l’ensemble, les gouvernements préfèrent apporter à l’Ukraine un soutien économique plutôt que militaire.

On note aussi que seul un quart des pays de l’OTAN a une vision favorable de la Russie, quand 12 % des Russes notent positivement l’OTAN !

Et on enregistre une montée du nationalisme russe : 63 % des Russes ont une opinion très favorable de leur pays, soit 34 points de plus que l’année dernière. Et un pourcentage plus grand encore regrette la dissolution de l’Union soviétique.

Que signifient ces chiffres ?
Ils disent que les nations de l’OTAN hésitent et ne savent pas jusqu’à quel point elles doivent s’engager dans le conflit ukrainien, surtout du point de vue militaire. Un grand nombre de pays alliés rechignent à respecter l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, qui stipule que les membres de l’OTAN doivent défendre un allié attaqué, avec la force armée si nécessaire.
Même si l’on dit volontiers que les statistiques sont la forme la plus raffinée du mensonge, on remarque une perte de confiance générale de l’opinion publique dans l’OTAN, dans les hommes politiques européens, dans les manipulations américaines via l’OTAN.

Crédit photo : Jos van Zetten via Flickr (CC) = manif anti-OTAN à Strasbourg le 4 avril 2009


L’Ukrainien Iatseniouk reconnaît que son gouvernement perpétue un génocide dans le Donbass

Source : News 360X (pour la traduction)
Sur les marches de Matignon , après sa rencontre avec Manuel Valls, Iatseniouk reconnaît que son gouvernement commet un génocide. Après la visite de Hollande chez le dictateur Castro, voici le génocidaire Iatseniouk en visite chez le Premier Ministre. Vous savez, ce Monsieur si prompt à faire la morale…

Dans la cour de Matignon, après sa rencontre avec Valls le 13 mai :
1) Frédéric Saillot pour Eurasie Express (en anglais) :
– M. Iatseniouk, quand allez-vous cesser le génocide dans le Donbass ?
– Quand Poutine se retirera, remplira l’accord de Minsk, cessera de violer la loi internationale… et quand la Russie sera traduite en justice
– Vous avez déjà tué de 6 à 10 000 personnes, allez-vous continuer ?
– C’est terrible, Poutine met en oeuvre une politique nationaliste d’extrême-droite (sic), il a tué des Ukrainiens innocents et annexé illégalement la Crimée…
– C’est vous qui avez tué des Ukrainiens innocents… de 6 à 10 000 civils.

2) Un journaliste français (en anglais) :
– Que pensez-vous des pourparlers entre Américains et Russes hier à Sotchi ?
– Je n’ai rien vu à ce sujet sur CNN. Mon message est que Sotchi n’est pas la meilleure station balnéaire au monde… Les Etats-Unis sont efficaces et nous comptons sur leur soutien pour obliger la Russie à réaliser les accords de Minsk et à retirer ses forces

3) A une question de RFI (en russe) :
– L’actuelle concentration des forces soulève la question des chances (sic) d’une reprise des combats et celle des devoirs de l’ensemble du monde libre : arrêter la Russie et l’obliger à respecter les accords de Minsk qu’elle a également signés.

Ces pays qui refusent de sanctionner la Russie

kremlin

Source : Stratpol — Non, l’Europe n’applique pas les sanctions à l’encontre de la Russie de manière uniforme. Certains pays d’Europe refusent de s’aligner sur la politique de Washington. Analyse des motivations de la République Tchèque, de la Slovaquie, de l’Autriche et de la Hongrie : face à la doxa atlantiste, un retour de la realpolitik dont nous ferions bien de nous inspirer.

La République Tchèque tourne le dos à l’atlantisme

Pour le nouveau Président tchèque Milos Zeman, la sortie de crise en Ukraine ne peut être trouvée que par une issue diplomatique. Selon lui, « Pour la Russie, la paix est plus avantageuse que la guerre, même si c’est un conflit de faible intensité ». Le gouvernement tchèque estime de même que les sanctions ne font que renforcer Poutine et que le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk « ne veut pas de solution pacifique recommandée par la Commission européenne, mais veut résoudre ce problème par la force, ce qui conduirait au rétablissement du soutien de la Russie aux séparatistes »
D’ailleurs, ni le président ni son ministre des affaires étrangères Lubomir Azoralek n’ont fait de déplacement à Washington, alors que Milos Zeman s’est rendu aux célébrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale à Moscou, signe tangible de l’infléchissement de la politique tchèque à l’Est.

La Slovaquie ne veut pas de sanctions qui pèsent sur son économie

Robert Fico, le président slovaque, est farouchement opposé aux sanctions et aux livraisons d’armes aux Ukrainiens. Il craint l’escalade du conflit et constat que les sanctions sont inefficaces contre Poutine et grèvent les entreprises slovaques. Il soutient la voie des négociations et prône le fédéralisme pour l’Ukraine, s’opposant ainsi à la position de l’UE.

Pour l’Autriche, priorité à la création d’un espace commun comprenant la Russie, l’Ukraine et l’Europe

Prônant une vision européenne gaullienne, de Brest à Vladivostok, le chancelier autrichien Werner Faymann s’oppose à toute nouvelle sanction qui conduirait à scinder encore un peu plus les parties occidentales et orientales de l’Europe, dans l’intérêt bien compris des deux parties.

La Hongrie non alignée sur la doxa européenne

La Hongrie prend résolument modèle sur la Russie, tournant le dos au modèle ultralibéral de l’Union Européenne. C’est donc logiquement que Viktor Orban, son président, a déclaré que les sanctions envers la Russie conduisaient à « tirer une balle dans le pied ». Lesquelles sanctions auraient coûté 80 millions d’Euros aux entreprises hongroises.

Crédit photo : Andrey via Flickr (CC)


Pouchkov : "Ces sanctions contre la Russie ne… par Europe1fr

L’interview d’Alexei Pouchkov, président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma sur Europe 1, le 16 avril 2015. La parti concernant l’Ukraine débute à + 4′, les sanctions sont évoquées vers +5’18”


Les Etats‑Unis s’impliquent toujours plus dans le conflit en Ukraine

Les Etats‑Unis s’impliquent toujours plus dans le conflit en Ukraine

01/04/2015 – KIEV (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
290 parachutistes américains débarqueront en Ukraine le 20 avril pour une durée de 2 mois. Leur mission sera de former la garde nationale ukrainienne, celle composée de volontaires qui ont combattu les rebelles prorusses.

Cette annonce a été faite par le ministre ukrainien de l’Intérieur : Arsen Avakov. Il a ajouté aussi que « Nos partenaires américains fourniront des équipements militaires spéciaux et des moyens de liaison ». A cela viendront s’ajouter 75 millions de dollars d’équipements militaires ainsi que 230 véhicules.

Cela ne conforte pas les accords de Minsk qui faisaient miroiter une paix. Au contraire, cela attise l’idée d’un conflit alimenté par les Etats‑Unis.

Crédit photo : US Army, domaine public.

Guerre en Ukraine : entretien exclusif avec l’association Vostok France solidarité Donbass

Guerre en Ukraine : entretien exclusif avec l'association Vostok France solidarité Donbass

05/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’une des conséquences du conflit au Donbass (Ukraine) entre forces de Kiev et séparatistes est la grave crise humanitaire qui touche les populations civiles. Pour leur venir en aide s’est constituée l’association Vostok France solidarité Donbass. Nous avons rencontré sa présidente Elena Ruffo-Kovriguina. L’association dispose, en plus d’un site, d’un compte Facebook et d’un compte Twitter.


Bonjour, pouvez-vous rappeler l’objet de voter association ? Quel son rôle ?

L’association Vostok France solidarité Donbass est une association humanitaire qui a été créée au mois d’août dernier afin de venir en aide à la population civile ukrainienne, sans distinction de son origine et de son religion, fuyants ou restants dans les zones de combats militaires à l’est de l’Ukraine.

A qui venez-vous en aide ?

Aujourd’hui notre aide est principalement concentrée sur la population civile de la région du Donbass à l’Est de l’Ukraine qui est ravagée par la guerre civile depuis 10 mois. La population que nous aidons ce sont des enfants, des femmes, des personnes âgées. Ces personnes ont survécu sous les bombes et les obus de longs mois, dans le froid, sans alimentation convenable, sans médicaments.

Pourquoi aidez-vous ces populations ?

Les villes et les infrastructures sont détruites, le système de santé presque inexistant suite à ces destructions massives et au blocus économique et bancaire instauré par le gouvernement ukrainien. Et au-delà, 5000 morts civiles dons 800 enfants, d’après le rapport de l’ONU… Le 21 janvier le gouvernement ukrainien a instauré l’interdiction de sortie du territoire du Donbass par la mise en place de barrages policiers, empêchant l’acheminement d’aide humanitaire ! Les médias occidentaux et ukrainiens ne parlent pas de cette crise humanitaire dont le représentant officiel de l’UNICEF en Ukraine qualifie comme une crise sans précédent.

Pourquoi avez-vous manifesté samedi 21 février à Paris devant l’ambassade d’Ukraine ? Avez-vous bénéficié d’une participation importante ?

Si nous nous sommes réunis le 21 février dernier devant l’Ambassade de l’Ukraine, c’est pour crier au gouvernement ukrainien et au monde entier notre inquiétude, notre douleur, notre compassion pour ces gens qui sont abandonnés à leur sort, mais aussi pour exiger du gouvernement ukrainienne et de la communauté internationale l’organisation de l’aide humanitaire massive en direction de la population civile du Donbass.

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Vladimir Poutine “On m’a répondu à Bruxelles : ‘Allez vous faire foutre'”

Vladimir Poutine : "Allez vous faire foutre" on m'a répondu à Bruxelles

19/02/2015 – PARIS (NOVOpress)
Jean-Pierre Chevènement était l’invité d’Europe 1, jeudi 12 février 2015. Il répondait aux questions de Patrick Roger, Catherine Nay, Olivier Duhamel et Serge July.

Je me suis rendu en Russie, au début du mois de mai 2014, pour rencontrer Vladimir Poutine, à la demande de François Hollande, avec une lettre de sa part que j’ai transmise à Vladimir Poutine. Nous avons eu un long entretien, en tête à tête.

Poutine m’a dit qu’il était allé en janvier 2014 à Bruxelles, pour demander à voir M. Barrosso, et puis d’autres, et on lui a répondu : « Mais cette affaire ne vous regarde pas ». Et je vais vous rapporter quelque chose qui vous surprendra, ce qu’on lui a répondu, c’est : « Allez vous faire foutre ! ».

https://www.youtube.com/watch?v=63IbO8xluAQ

En Ukraine : deux députés boxent dans les couloirs du parlement

13/02/2015 – UKRAINE (NOVOpress)
Alors que la tension est à son comble en Ukraine, deux députés se sont battus jusqu’au sang jeudi dans le hall du parlement au sujet d’une loi sur la corruption. La Rada a recommandé de les exclure cinq jours, le temps que l’examen du texte en question s’achève. Yegor Sobolev et Vadim Ivchenko en sont sortis bien amochés.



 

 

L’Ukraine sous perfusion de la Banque mondiale et du FMI

L’Ukraine sous perfusion de la Banque mondiale et du FMI

13/02/2015 – PARIS (NOVOpress via Kiosque courtois)
Dans la foulée de l’accord de cessez‑le‑feu signé hier à Minsk entre les séparatistes pro‑russes et les autorités de Kiev, le FMI et la Banque mondiale ont annoncé l’octroi de prêts substantiels à l’Ukraine. Apparemment, il y a le feu au lac…

C’est en tout cas l’impression d’un certain nombre d’observateurs. D’une part, la signature d’un accord étonnamment favorable aux forces pro‑russes, un accord que les Européens semblaient pressés de signer. De l’autre, dans la même journée, des prêts nourris destinés à sauver l’Ukraine d’une banqueroute annoncée. Rappelons que l’accord de Minsk signé hier prévoit entre autres l’organisation d’élections locales ainsi qu’un régime d’autonomie dans certains secteurs des régions de Donetsk et de Lougansk. Une concession majeure en faveur des autonomistes pro‑russes. Le chef du Kremlin et les dirigeants séparatistes n’ont d’ailleurs pas caché leur satisfaction. Son de cloche très différent côté européen où domine le scepticisme. En bonnes caisses de résonance de l’oligarchie, Le Monde parle d’un « accord imparfait et fragile », Le Point d’un « accord douteux »… Quant au président ukrainien Petro Porochenko (photo), il a déjà accusé Moscou et les séparatistes pro‑russes d’être passés à l’offensive après la conclusion de l’accord. Une accusation idiote : on ne voit pas pourquoi l’accord aurait été violé par ses bénéficiaires.

Les occidentaux ont‑ils voulu assurer à tout prix un cessez‑le‑feu à l’est, sachant qu’il urgeait de mettre le pays sous perfusion du FMI ?

C’est sans doute la raison de cet accord qui ressemble, dans un premier temps du moins, à une capitulation. La Banque mondiale s’est engagée hier à fournir jusqu’à 2 milliards de dollars à l’Ukraine en 2015. Ces 2 milliards de dollars devraient s’intégrer au plan d’aide global de 40 milliards de dollars annoncés plus tôt dans la journée par le Fonds monétaire international, qui s’est dit disposé à y participer à hauteur de 17,5 milliards de dollars sur 4 ans. Le reste de l’aide devra venir de prêts bilatéraux et d’un effacement de la dette privée de l’Ukraine, actuellement en négociation. L’aide devra se focaliser sur les « populations pauvres », annonce le laconique communiqué de la Banque mondiale, ainsi que sur les réformes « importantes » que Kiev devra mener « en matière de lutte contre la corruption ».

Crédit photo : Poland Ministry of Foreign Affairs, via Flickr, (cc).

Reportage sur le conflit en Ukraine : crime de guerre en direct

Reportage sur le conflit en Ukraine : crime de guerre en direct

10/02/2015 – KIEV (NOVOpress) – Alors Que François Hollande et Angela Merkel sont devenus les coursiers d’Obama et de l’Otan pour obtenir un cessez le feu en Ukraine et laisser les milices et mercenaires pro-UE s’échapper de la poche de Debaltsevo, la chaine d’informations TCH du plus important groupe de média Ukrainien passe un documentaire à la gloire de Simion Semenchenko, le commandant du bataillon Donbass.

Dans ce reportage, l’on peut clairement voir des troupes de Kiev utiliser un transport marqué de l’emblème de la Croix Rouge pour se protéger. Comme l’indique clairement la Cour Pénale Internationale de la Haye, se dissimuler faussement derrière le droit des conflits armés est qualifié de « perfidie » et constitue un crime de guerre : abriter des combattants derrière l’emblème de la Croix-Rouge est une perfidie.

En 2104, le Hamas avait été accusé d’utiliser des ambulances pour transporter armes et explosifs à travers les lignes Israéliennes. De telles utilisations avaient été alors fermement critiquées par les Nations Unies et nul doute que cela inspirera une réaction similaire pour l’Ukraine.

Vaste manœuvre diplomatique pour la paix en Ukraine

Vaste manœuvre diplomatique pour la paix en Ukraine

Hollande à Kiev pour éviter la guerre : comme Daladier à Munich ?

Eviter une guerre totale dont la ligne de front se situerait à deux heures d’avion de la France. Le président de la République s’est rendu hier à Kiev avec la chancelière allemande, Angela Merkel, pour rencontrer le président ukrainien (photo). Les trois dirigeants devaient se mettre d’accord sur une « nouvelle proposition  » de règlement du conflit en Ukraine orientale. Ce conflit a fait 5 300 morts en neuf mois et est susceptible de dégénérer à tout moment en un conflit ouvert entre l’Ukraine et la Russie. Angela Merkel et François Hollande doivent en discuter aujourd’hui avec Vladimir Poutine à Moscou. Angela Merkel, qui ne s’est plus rendue à Moscou depuis 2013, est attendue à Washington lundi.

Le gouvernement américain soutient cette initiative, mais n’exclut pas le conflit armé

Après plusieurs victoires des forces pro‑russes, les Etats‑Unis ont même évoqué l’idée d’armer directement le gouvernement pro‑Occidental. Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, était à Kiev hier : il a annoncé qu’il ne voulait pas d’une “paix à sens unique”et voulait “mettre un terme” à “l’agression russe”, “nous voulons une résolution pacifique” du conflit en Ukraine, a toutefois souligné le secrétaire d’Etat américain. A Washington, le sénateur John McCain a déclaré que la chambre haute du Congrès se chargerait de rédiger un projet de loi pour livrer des armes à Kiev si le président américain ne le faisait pas. Si les Etats‑Unis envisagent d’armer l’Ukraine, la France rejette, pour l’heure, catégoriquement cette option.

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Les Etats‑Unis et l’OTAN veulent à nouveau livrer des armes à Kiev

Les Etats‑Unis et l’OTAN veulent à nouveau livrer des armes à Kiev

03/02/2015 – PARIS (NOVOPress via Bulletin de réinformation)
La lutte interposée contre la Russie se poursuit : les Américains veulent livrer des armes à Kiev pour lutter contre les séparatistes.

Fin janvier la  situation s’est détériorée en Ukraine. L’OTAN et les Etats-Unis pourraient fournir des armes à l’armée ukrainienne. Ces moyens sont demandés par un rapport qui conseille d’envoyer à Kiev 2,6 milliards d’euros d’armes et d’équipements défensifs. Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, ne se dit pas hostile à une discussion sur cette question. Quant au commandant des forces de l’OTAN, Phillip Breelove, il se montre favorable à une fourniture d’armes.

Pourquoi l’OTAN et les Etats‑Unis feraient cette démarche ?
D’une part parce que les Etats‑Unis accusent la Russie de soutenir les militaires pro‑russes de l’est de l’Ukraine. Moscou a démenti être impliqué directement dans le conflit. D’autre part, la situation s’est dégradée depuis fin janvier avec une violente reprise des offensives modifiant la situation.

Quelle est cette situation ?
Les séparatistes ont commencé à reprendre de l’avance en investissant plusieurs villages depuis deux semaines. Surtout la ville de Krosny Partizan a été prise (elle est située à 30 km au nord de Donetz) par le commandant Douchman. Ce dernier explique que l’armée ukrainienne a bombardé la ville par vengeance. Les hostilités devraient durer, ainsi que l’explique le chef des séparatistes pro‑russes « Il n’y aura plus de trêve. Kiev ne comprend pas que nous avons les moyens d’attaquer dans trois directions à la fois ».

Photo : vue de Kiev. Crédit photo : Gouveia2, via Wikipédia, (cc).

L’UE et François Hollande en rêvent, l’Ukraine le fait : une armée de blogueurs recrutée pour diffuser la vérité officielle

L'UE et François Hollande en rêvent, l'Ukraine le fait : une armée de blogueurs recrutée pour diffuser la vérité officielle

29/01/2015 – KIEV (NOVOpress) – Décidément, le gouvernement pro-européen Ukrainien est le modèle parfait que l’UE voudrait voir à la tête de ses États membres : une ministre des finances Américaine, Natalie Jaresko, passée au département d’État des États-Unis et à l’ambassade américaine à Kiev ; un ministère « de la politique d’Information » tenu par Yuri Stets, un proche du Président et directeur de sa chaine de télé personnelle Channel 5 ; et une répression appropriée face aux eurosceptiques, tout cela approuvé et encouragé par la Commission européenne qui débloque 11 milliards d’euros d’aides et les États-Unis qui envoient des conseillers militaires.

Il ne manquait à cette société parfaite qu’une information précise et objective sur internet, encore mal contrôlé par le pouvoir comme souhaite le faire aussi chez nous François Hollande qui veut mettre en place un « cadre juridique » international contre le « négationnisme » et les thèses complotistes sur internet.

C’est donc aujourd’hui que Yuri Stets, le ministre de la « Politique d’information », a solennellement présenté son projet à Kiev pour la création d’un centre de coordination de blogueurs. D’après lui, l’objectif de cette nouvelle “unité” est de « démentir les fausses nouvelles ». « Les trolls ne sont pas efficaces pour apporter la vérité à ceux qui communiquent sur internet. Les utilisateurs expérimentés des réseaux sociaux le voient et le comprennent parfaitement. Il faut amener des acteurs respectés des réseaux sociaux à dire la vérité à tous ceux qui les suivent », a expliqué le ministre qui n’a pas précisé le nombre exact de “soldats” de cette nouvelle unité des forces ukrainiennes. « Plus il y en aura, mieux ça sera. Ils seront l’armée-internet de l’Ukraine », a-t-il ajouté.

Lors de sa création, le ministère avait mis en place des mesures de réglementation et des formations sur le fonctionnement des médias et le contrôle des journalistes dont les blogueurs, de surcroit souvent anonymes, ne font pas partie. Voilà pourquoi ce centre de « coordination » pourra désormais officiellement suivre et répertorier les blogueurs recrutés et ceux qui s’obstinent à donner des informations « erronées ».

Sources : LibérationRia NovostiGlobal ResearchLe Lab d’Europe 1Le Courrier international

Crédit photo : Elke Wetzig via Wikimedia (cc)

Pour une grande politique russe de la France, par Guillaume Faye

Pour une grande politique russe de la France, par Guillaume Faye

11/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
Selon une perspective ”gaullienne”, que devrait être une véritable politique étrangère intelligente française vis-à-vis de la Fédération de Russie ? La très grave crise actuelle, qui est une reprise de la guerre froide, c’est-à-dire d’un affrontement avec la Russie voulu par Washington, sous le prétexte de la crise (ou ”provocation”) ukrainienne, doit être l’occasion pour les Français de bon sens et de bonne volonté d’ouvrir les yeux. Délaissant tout extrémisme, essayons de réfléchir.

La stratégie de provocation anti-russe

Refusons d’abord la propagande qui vend l’idée d’un régime russe dictatorial dirigé par le monarque Poutine qui serait, en outre, un fauteur de guerre. Les fauteurs de guerre sont du côté du gouvernement de Kiev, de ses milices financées par des oligarques (bataillons Dnipro et Aïdar), du Department of State et des dirigeants européens qui les soutiennent. Les crimes de guerre contre les populations civiles (voir autres articles de ce blog), notamment par bombardements contre des zones résidentielles s’ajoutent aux tortures infligées par les troupes et milices du gouvernement de Kiev (je ne dis pas ”ukrainiennes”) envers leurs prisonniers. Ils sont superbement ignorés par les médias et les gouvernements occidentaux pour lesquels tous les torts sont du côté russe. Vladimir Poutine a raison de dire que l’Europe (et la France) ne sont pas indépendantes et suivent la politique étrangère des USA, contraires à leurs propres intérêts.

Le but logique et compréhensible de Washington est d’affaiblir à la fois la Russie et l’Europe péninsulaire. Encercler la première (d’où l’élargissement de l’Otan aux anciens pays du bloc communiste), neutraliser la seconde, interdire toute ”Maison commune” euro-russe.  C’est une stratégie naturelle de la thalassocratie américaine – et de son supplétif britannique– ainsi que d’empêcher la naissance d’un concurrent géostratégique et géoéconomique  euro-russe. Réchauffer l’ancienne guerre froide (1949-1991), c’est le but.

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