En Suisse, l’UDC donne de la voix dans la tempête financière

En Suisse, l'UDC donne de la voix dans la tempête financière

17/08/2011 – 12h30
BERNE (NOVOpress) —
Alors que le pays s’interroge sur son avenir économique et que les autorités de la Banque nationale suisse évoquent la possibilité sacrilège d’un arrimage du franc avec l’euro, Martin Baltisser, secrétaire général de l’UDC a donné de la voix pour appeler son pays à une revitalisation de l’économie helvétique.

Pour Martin Baltisser, le débat politique de ces derniers jours a été dominé par les interventions de la Banque nationale pour stopper la hausse du franc suisse ainsi que par les prix des produits importés chaque jour moins chers. Désormais, l’intérêt semble se porter sur les moyens d’accroître la compétitivité de l’économie nationale par une manipulation de la monnaie nationale. L’UDC est sur un tout autre tempo. Le parti exige un programme complet de revitalisation de l’économie suisse. Le temps n’est plus, ajoute Baltisser, à une politique du type “emplâtre sur une jambe de bois”.

Martin Baltisser
Martin Baltisser

Enfonçant des portes ouvertes, le secrétaire général ajoute que la surévaluation du franc suisse par rapport à d’autres monnaies de référence est une conséquence des erreurs politiques commises par les pays membres de l’UE et les Etats-Unis. Cette suévaluation affecte la compétitivité internationale de la Suisse, ce dont souffrent tout particulièrement les exportations et le tourisme.

Martin Baltisser poursuit son argumentation : on sait que les effets des interventions publiques dans le domaine monétaire et sur le marché des devises sont limités. De toutes manières, elles sont du ressort de la Banque nationale suisse. En débitant des idées aussi éloignées de la réalité des faits, l’UDC ne va pas recruter de nouveaux adhérents dans les milieux financiers suisses.

Martin Baltisser ajoute que d’un point de vue politique, pour l’UDC il s’agit désormais en premier lieu d’améliorer durablement la qualité de la place économique suisse et de réduire les coûts intérieurs pour compenser les effets négatifs du franc fort sur la compétitivité des entreprises helvétiques. L’UDC estime que la meilleure manière d’agir est de lancer un authentique ”programme de revitalisation”. Un ensemble de mesures judicieusement combinées contribueraient à empêcher l’émigration d’entreprises et de sites de production, donc le transfert d’emplois à l’étranger. Le but de cette réforme serait aussi de soutenir la consommation en Suisse. On obtiendrait ainsi un effet préventif contre le ralentissement conjoncturel qui se dessine d’ores et déjà.

Selon l’UDC, l’heure des hypocrites a sonné

Pour le parti populiste, la proposition de quelques politiques de baisser la TVA dans certaines branches ou de décharger l’industrie de la taxe CO2 est certes la bienvenue. Il est cependant permis de douter de la sincérité de ces suggestions si elles émanent des mêmes milieux qui, pas plus tard qu’au début de cette année, ont imposé aux citoyennes et aux citoyens ainsi qu’à l’économie suisses des impôts et redevances supplémentaires pour plusieurs milliards de francs (en particulier une augmentation de la TVA de 1,1 milliard de francs !), ces mêmes milieux qui, par leurs votes au Parlement et dans les commissions, ouvrent la voie à des hausses fiscales, comme récemment l’augmentation de la taxe CO2. Les médias ont la mémoire bien courte en qualifiant de géniales des propositions de ce genre.

Martin Baltisser réclame de véritables allègements


Selon l’homme politique suisse, la situation actuelle doit effectivement motiver la politique à lancer un programme de revitalisation complet au profit de l’économie de son pays. Les propositions timorées avancées par certains milieux servent tout au plus leurs auteurs, en ce sens qu’elles leur font de la publicité quelques semaines avant les élections. Comme dans les années quatre-vingt-dix, il faut aujourd’hui trouver un consensus en faveur d’un large “programme de revitalisation” intervenant dans tous les domaines importants pour le développement économique (le programme de la dernière décennie du XXe siècle se focalisait avant tout sur le “renouvellement de l’économie de marché”). L’UDC invitera le Conseil fédéral à mettre en œuvre un tel programme. Le but est, d’une part, de limiter les coûts des interventions étatiques et, d’autre part, de donner des impulsions positives aux entreprises. Il s’agit en particulier d’agir dans les domaines suivants:

1- réduire les impôts, taxes et redevances grevant les entreprises

2- cesser de renchérir les coûts des transports et de l’énergie

3- concentrer la formation sur les compétences économiques

4- permettre aux entreprises et aux branches de mettre en place des solutions souples (notamment sur le marché du travail)

5- réduire les contraintes bureaucratiques et administratives frappant les entreprises

6- renoncer à des lois et règlementations inutiles

7- limiter à l’essentiel l’activité de contrôle de l’Etat

8- gérer plus efficacement l’immigration.

Il existe encore bien d’autres domaines d’intervention pour un programme de revitalisation digne de ce nom. L’UDC précisera ses idées dans les semaines à venir et les présentera au public. Dans tous les cas, le Conseil fédéral est invité à agir rapidement et à développer et appliquer un tel programme par la voie d’urgence.

L’UDC en profite pour dénoncer l’euro

La situation actuelle, insiste le politicien populiste, ne doit pas nous faire oublier les causes réelles des problèmes qui affectent aujourd’hui la Suisse et qui n’ont pas leur origine dans son pays. Elles sont la conséquence directe de l’erreur de construction fondamentale, sur laquelle repose l’euro, ainsi que la politique financière désastreuse menée par de nombreux pays membres de l’UE. Des décennies durant, les politiques de ces pays ont distribué l’argent à pleines mains, vidant les caisses de l’Etat et ruinant des économies autrefois florissantes. La Suisse a suivi une autre voie, une voie plus raisonnable, mais elle subit tout de même les effets des grossières erreurs politiques commises à l’étranger. Ce qu’il faut éviter à tout prix aujourd’hui, c’est de faire les mêmes fautes.

L’UDC : encore un effort à faire

Les huit mesures proposées par Martin Baltisser reflètent avant tout l’absence d’idées de son parti dans le domaine économique. Les campagnes de spots hostiles à l’Union européenne, une critique de l’euro qui n’est même pas au niveau de la presse eurosceptique britannique, ne remplacent pas un vrai projet politique pour la suisse dans le contexte européen.

Les Français à la découverte de l’UDC

Oskar Freysinger
Oskar Freysinger

Les Français séjournant en Suisse ou ceux habitant les régions frontalières qui souhaitent découvrir l’UDC, peuvent se rendre le vendredi 19 août 2011 prochain à 18h30 au château d’Oex (Halle Landi) où l’UDC Suisse romande lance la campagne aux élections fédérales.

Outre des discours politiques, les visiteurs seront conviés à partager une fondue cuisinée au feu de bois avec les candidates et candidats de l’UDC Suisse romande.

À cette occasion, les personnalités suivantes prendront la parole : Jean-Claude Mermoud, conseiller d’État, Caspar Baader, conseiller national et chef du groupe UDC, Céline Amaudruz, députée et présidente de l’UDC Genève, Oskar Freysinger, conseiller national et président de l’UDC du Valais romand, Dominique Baettig, conseiller national, Gilberte Demont, présidente de l’UDC Fribourg, Jean-Pierre Graber, conseiller national, Alice Glauser, conseillère nationale et présidente des Femmes UDC Suisse romande et Yvan Perrin, conseiller national et vice-président de l’UDC Suisse.

Les personnes intéressées sont priées de s’inscrire auprès de Claude-Alain Voiblet (voiblet@udc.ch) .

Suisse : l’UDC fait son cinéma

Suisse : l'UDC fait son cinéma

13/08/2011 – 15h30
LAUSANNE (NOVOpress) —
Une des clefs du succès du parti populiste helvetocentré UDC repose sur l’intelligence avec laquelle il sait jouer des outils de communication les plus modernes. Faisant travailler des créateurs habitués au monde de la publicité et de ses codes visuels, l’UDC fait souvent mouche et séduit des électeurs dans toutes les couches sociales.

Pour tirer profit de la pause estivale, et des prix des écrans publicitaires en chute libre, l’UDC a présenté son nouveau spot dans un cinéma à Schaffhouse. Produite de manière professionnelle, cette séquence cinématographique se déroule dans un bain public au bord d’un lac. Le message saute aux yeux : il faut s’engager pour les vraies valeurs, donc pour notre Suisse ; voilà la seule voie vers le succès.

L’action du spot : une belle journée d’été. Plaisir du soleil et de la baignade pour tous. Une femme sort de l’eau après un bain rafraîchissant. Un homme pénètre dans le bain public, marche de manière décontractée sur la passerelle de bois. Habillé de jeans, il porte un sac de plage. À côté de la femme qui vient de sortir de l’eau, deux autres représentantes du sexe féminin commencent à s’intéresser à cet homme bien bâti et l’observent. L’homme se cherche une place et s’installe sous les regards attentifs des trois femmes. Puis, il étend d’un geste décontracté sa serviette de bain sur la pelouse – et c’est le désenchantement total dans le public féminin…

Ce spot sera projeté à partir de la semaine prochaine dans toute la Suisse dans de nombreux cinémas et dans les trois langues.

Il est possible que le message eurosceptique que véhicule ce spot sera très apprécié en suisse alémanique. Les francophones et les italophones seront sans doute moins sensibles à cette thématique.

Deux Suisses d’Afrique du Sud candidats UDC

Deux Suisses d'Afrique du Sud candidats UDC

11/08/2011 – 18h45
BERNE (NOVOpress) — Alors que les organisations de gauche décrivent les adhérents de l’UDC comme des « petits Suisses » à l’esprit étroit, étrangers aux vastes évolutions du monde, le parti populiste suisse répond en proposant des résidents suisses en Afrique du sud au prochaines élections fédérales du 23 octobre prochain dans le canton de Schwyz.

Le pays que les progressistes de toutes les couleurs présentent comme l’exemple parfait de société post-raciale a suscité parmi les Suisses qui y résident de nombreuses adhésions à l’UDC. De toute évidence leur expérience concrète du multiculturalisme à dominante africaine ne les encourage pas à se rallier aux partis de gauche de leur pays.

Les deux Schwytzois choisis par l’UDC, Mario Valli et Josef Züger, ont gardé des liens étroits avec leur patrie bien qu’ils vivent depuis de nombreuses années à l’étranger.

Mario Valli, né en 1946, a émigré en Afrique du Sud en 1967. Originaire de Küssnacht am Rigi, il a fait un apprentissage de mécanicien sur machines chez Garaventa à Goldau. Après un perfectionnement professionnel en Afrique du Sud, il a travaillé durant 26 ans comme responsable technique dans une maison américaine. Aujourd’hui il exerce avec succès le métier d’agent immobilier. Politiquement, Mario Valli a siégé pendant douze ans au conseil municipal de l’immense métropole de Johannesburg. Président du Club Suisse de Johannesburg, il manifeste son attachement à sa patrie en effectuant régulièrement des visites en Suisse.

Josef Züger, né en 1945, est un enfant d’une famille nombreuse d’Altendorf. Après une formation de maçon, puis de mineur, il a travaillé pendant près de vingt ans dans la même entreprise comme chef d’atelier pour la fabrication d’éléments de construction. Relevant un nouveau défi en 1988, il a émigré en Afrique du Sud pour y construire et développer avec sa femme un élevage de porcs qui a reçu plusieurs distinctions au niveau national. Passionné de tir, il est membre du Swiss Rifle Club de Johannesburg. Jusqu’en 1988, il avait récolté en Suisse de nombreux lauriers lors des Fêtes fédérales de tir en tant que membre de l’équipe de tireurs sportifs du canton de Schwyz. A la retraite depuis 2007, il entretient ses nombreuses relations sociales en Afrique du Sud, mais aussi en Suisse et dans le reste de l’Europe.

Ces candidatures montrent bien que l’offensive idéologique des médias suisses et de toute la bien-pensance helvétique coalisée ne peut rien contre les faits. Les Suisses, même ceux qui résident à l’étranger, se rendent compte que le pays court à l’abîme si rien n’est fait pour arrêter la désastreuse politique en matière de droit d’asile et d’immigration illégale de populations peu adaptées à la vie dans une société industrielle.

En Suisse l’UDC en appelle à agir avec fermeté contre les dérives du droit d’asile

En Suisse l'UDC en appelle à agir avec fermeté contre les dérives du droit d'asile

09/08/2011 – 20h00
GENÈVE (NOVOpress) — La nuit dernière, un nouvel incident avec un requérant d’asile récalcitrant a incité l’UDC à demander un durcissement de la politique à l’égard du droit d’asile. Ce Nigérian, qui, selon les médias, s’est déjà rendu coupable de violences, a mis le feu à sa cellule, mettant ainsi en danger également d’autres détenus et le personnel de l’établissement pénitentiaire cantonal de Teufen en Argovie.

Selon les données analysées par l’UDC, les cas de requérants d’asile provoquant des bagarres et des dégâts se suivent à intervalles rapprochés pendant que la conseillère fédérale responsable et ses fonctionnaires se refusent à intervenir de peur de susciter des commentaires négatifs de la presse de gauche et des associations xénophiles. A elles seules, les demandes d’asile provenant du Nigéria ont augmenté de 46,3% entre les mois de juillet 2010 et 2011. Pourquoi cette évolution ? Parce que simplement le bruit s’est répandu que la Suisse se montre très laxiste à l’égard des requérants d’asile refusés ou tombés dans la criminalité. Pour l’UDC est urgent d’agir.

Le nombre de demandes d’asile continue d’augmenter à grande vitesse. Si on se base sur les chiffres de fin juillet, il faut s’attendre à quelque 20 000 demandes d’ici à la fin de l’année. Ainsi, le triste record réalisé sous l’égide de Ruth Metzler sera atteint. Mais au lieu d’agir enfin sérieusement, la ministre responsable se contente d’annoncer une réforme après l’autre. Son unique but est de dissimuler qu’elle-même et son ministère sont complètement dépassés par les événements.

Simonetta Sommaruga, ministre de la Police et de la Justice
Simonetta Sommaruga, ministre de la Police et de la Justice

Preuve en est également la situation qui prévaut actuellement dans les cantons et les communes. La nouvelle vague de requérants d’asile – notamment ceux en provenance d’Afrique – est une des sources de la hausse de la criminalité et de la violence en Suisse. Il ne se passe guère un jour sans qu’on nous annonce de nouveaux incidents. L’UDC invite la ministre de la Police et de la Justice, Simonetta Sommaruga, à faire enfin toute la lumière sur cette situation et à informer ouvertement et en détail la population sur les chiffres réels.

Ensuite, il s’agira d’intervenir avec vigueur. Les expulsions doivent être exécutées systématiquement. C’est précisément le manque de rigueur à ce niveau qui a conduit à l’explosion durant le mois de juillet du nombre de demandes en provenance du Nigéria. Dans les pays d’origine des requérants, on se rend très vite compte du laxisme des autorités des pays d’accueil.

Les demandeurs d’asile récalcitrants doivent être immédiatement placés en détention de préparation et expulsés le plus rapidement possible. Les réfugiés économiques doivent être renvoyés au moment même où ils se présentent aux frontières. A cet effet, il faut remettre en place un dispositif de protection des frontières nationales.

Pour l’UDC, il faut enfin faire avancer la réforme légale visant une accélération de la procédure. On ne peut accepter plus longtemps que cette procédure dure environ 1400 jours, donc trois ans et demi, pour un requérant dont la demande a été refusée. Il faut immédiatement restreindre les possibilités de recours et l’assistance juridique dont profitent actuellement ces personnes. Pour accélérer la procédure, il n’est pas nécessaire de construire de nouveaux centres d’accueil fédéraux. Cela prendrait des années et il n’est même pas certain que ce projet soit réalisable.

En rappelant les responsables fédéraux à leurs responsabilités, l’UDC se fait l’écho des demandes pressantes de la population, largement ignorées par les médias et par le milieu politique suisse.

[box class=”warning”]Crédit photo : Mathieu Despont / photo sous licence creative commons[/box]

Suisse : initiative populaire de l’UDC contre “l’immigration de masse”

Suisse : initiative populaire de l'UDC contre l'immigration de masse

25/07/2011 19h30
BERNE (Novopress) – L’UDC vient de lancer une initiative populaire “contre l’immigration de masse”. Le but est de redonner à la Suisse les moyens de gérer de manière autonome l’immigration.

Actuellement, l’afflux d’étrangers venant s’installer dans le pays échappe en effet au contrôle de la Confédération helvétique. Le flot de migrants se dirigeant vers la Suisse a des conséquences importantes pour l’économie nationale et la société. Les principales causes de ce phénomène sont l’immigration en provenance de l’Union européenne, les frontières ouvertes et le refus constant de régler les problèmes de l’asile.

Le but de l’UDC est de créer les bases légales nécessaires au règlement de ce problème en établissant des quotas pour le séjour des étrangers, y compris pour l’asile.

Les délégués UDC ayant pris en mai 2011 la décision de principe de lancer cette initiative populaire pour limiter l’immigration, la récolte des signatures commencera en août.

Il s’agit également d’inscrire dans la Constitution fédérale le principe d’immigration choisie en fonction des impératifs économiques et de la garantie d’un travail pour les Suisses. Elle retient quelques critères déterminants pour l’octroi d’un permis de séjour : l’immigrant doit faire état d’une offre d’emploi d’un employeur suisse et seules sont admises à immigrer les personnes qui peuvent et veulent réellement s’intégrer.

Enfin, le projet d’article constitutionnel veille à ce que les droits à un séjour durable, au regroupement familial et aux prestations sociales puissent être raisonnablement limités.

 

L’UDC ne veut pas sacrifier la nationalité suisse

17/07/11 – 14h00
LAUSANNE (NOVOpresss) –
Pour ne pas “sacrifier la nationalité suisse” l’Union démocratique du centre (UDC) milite pour le “Non” à la votation sur le “droit de vote et d’éligibilité des étrangers au niveau cantonal” dans le canton de Vaud

L’UDC est le parti qui a le plus de représentants au Conseil national suisse et qui a été à l’origine des référendums d’initiative populaire approuvés sur l’interdiction de la construction de minarets et l’expulsion des criminels étrangers.

Suisse : le Conseil fédéral doit être élu par le peuple

Suisse : le Conseil fédéral doit être élu par le peuple

[box class=info]L’Union démocratique du Centre (Suisse) nous fait suivre ce communiqué[/box]

L’UDC a déposé aujourd’hui l’initiative populaire fédérale “élection du Conseil fédéral par le peuple” avec 110 291 signatures déposées. Cette initiative exige que le Conseil fédéral soit élu par le peuple et non plus par le Parlement. Tous les cantons appliquent cette procédure de vote pour leurs gouvernements. L’UDC s’engage ainsi activement pour le renforcement des droits populaires et met fin aux intrigues de bas étage qui marquent aujourd’hui l’élection du Conseil fédéral par le Parlement.

Cette initiative populaire arrive juste au bon moment. Par leur comportement de ces dernières années, le Conseil fédéral et le Parlement ont confirmé que ce nouveau droit populaire constitue un instrument supplémentaire indispensable à la démocratie directe: le Conseil fédéral et ses experts refusent d’appliquer des initiatives populaires acceptées; le gouvernement veut assortir d’un avertissement des nouvelles initiatives; à présent la Confédération envisage même d’introduire la juridiction constitutionnelle pour saper les droits démocratiques. Cette orientation politique indique à l’évidence que le Conseil fédéral estime avoir à rendre des comptes aux organisations étatiques internationales et au droit international plutôt qu’à son propre peuple. Or, des conseillers fédéraux directement élus par le peuple doivent rendre des comptes à ce même peuple.

Après 1900 et 1942, le souverain suisse aura donc pour la troisième fois l’occasion de se déterminer dans l’urne sur l’élection du Conseil fédéral par le peuple grâce à l’initiative déposée aujourd’hui.

Les exigences de l’initiative
– Le corps électoral est désormais le peuple suisse et non plus le Parlement. Ce principe est conforme au système électoral qui a fait ses preuves dans tous les cantons pour l’élection du gouvernement. L’élection par le peuple renforce la démocratie directe et améliore le contrôle du pouvoir.
– L’élection du Conseil fédéral par le peuple a lieu tous les quatre ans en même temps que les élections ordinaires au Conseil national. Sont éligibles au Conseil fédéral toutes les personnes éligibles au Conseil national.
– Deux sièges au minimum sont garantis à la Suisse latine. Le système de la moyenne géométrique veille à une pondération supérieure à la moyenne des candidats de ces régions de Suisse afin qu’ils ne puissent pas être tout simplement écartés par la majorité alémanique. La garantie d’une représentation équitable de la Suisse latine au Conseil fédéral est ainsi explicitement ancrée dans la Constitution, ce qui est une amélioration sensible par rapport à la situation actuelle.
– Cette élection se déroule selon le système majoritaire. Le mode de calcul est le suivant: pour déterminer la majorité absolue, tous les suffrages valables obtenus par les candidats (sans les bulletins blancs) sont divisés par le nombre de conseillers fédéraux à élire; le résultat est divisé par deux, puis on ajoute une voix. Appliqué dans la plupart des cantons, ce système majoritaire est très proche du système proportionnel, car la majorité absolue à atteindre n’est pas excessivement élevée, si bien qu’un deuxième tour n’est pas forcément nécessaire.