Twitter désinforme en luttant contre la désinformation

L’été est une saison propice aux transformations ou annonces discrètes, souvent négatives, de l’augmentation du gaz aux nouvelles limitations de vitesse en ville jusqu’au nouvel outil de censure de Twitter, déjà bien armé dans le domaine.

Une solide expérience de censeur

Twitter s’était déjà illustré lors des élections américaines début 2020, en organisant une communauté de soi-disant fact-checkers, journalistes, tous libéraux libertaires de CNN au New York Times, au Washington Post et alia, pour « signaler les infox des politiciens américains ». En réalité pour favoriser à tout prix la candidature Biden en cachant entre autres les frasques politiques et économiques de Biden Junior.

Nous avons publié nombre de papiers sur le sujet, voir en particulier notre article de janvier 2021 sur le fondateur de Twitter Jack Dorsey. En janvier 2021 précisément Twitter présentait le projet Birdwatch (l’oiseau – le bleu, celui de Twitter – surveille), qui permettait à un utilisateur d’adjoindre au tweet d’un tiers une annotation incitant à la méfiance. Le système a été amplifié au printemps de la même année pour les tweets liés au Covid19.

Coucou, le 17 août Twitter s’adresse à ses utilisateurs

C’est la trêve estivale, la mi-août et c’est en deux tweets discrets que Twitter annonce sa nouvelle fonctionnalité qui permet de signaler un tweet comme trompeur. Le système avait été déjà utilisé pour l’élection américaine de 2020 avec le commentaire systématique « les élections américaines n’ont jamais été entachées de fraude » pour les observateurs inquiets des manipulations possibles sur les 71 millions de bulletins de vote par correspondance. Il est maintenant élargi aux catégories santé, politique et autre. Chacun et chacune pourra signaler un « mauvais tweet », les dénonciateurs sont à la fête.

Le persoptique

La nouvelle fonctionnalité sera testée aux États-Unis, Corée du Sud et Australie « avant de passer à l’échelle mondiale à d’autres zones ». Bentham avait inventé le panoptique, une prison où un seul gardien pouvait en un coup d’œil surveiller des centaines de détenus. Twitter fait mieux, il invente (osons un néologisme) le persoptique où chacun surveille chacun. Les Chinois vont adorer, les Européens peut-être moins mais ils le subiront. Bienvenue dans la société de surveillance mondiale et merci l’oiseau pour cette nouvelle cage, peinte en bleu peut-être ?

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Jean Messiha : « Les GAFAM, c’est un outil, mais aussi une idéologie »

Jean Messiha

Tandis que son compte Twitter est suspendu, Jean Messiha dénonce cette logique de harcèlement et de censure de plus en plus pesante. Il appelle à une nouvelle jurisprudence concernant les réseaux sociaux. « Seule la loi permet d’interdire à quelqu’un de dire ou pas quelque chose. »

Pourquoi votre compte Twitter a-t-il été suspendu ?

J’ai reçu un certain nombre de messages contradictoires de Twitter dans lesquels ils me reprochent de diffuser soi-disant des fausses informations sur le Covid. Puis ils mentionnent un tweet où je dénonce le comportement criminel de certains migrants. Donc je n’ai pas très bien compris. J’ai fait appel de cette décision, pour l’instant elle n’a pas été examinée. J’ai déjà eu maille à partir avec l’oiseau bleu à plusieurs reprises. Mon compte avait toujours été rétabli. La dernière fois j’ai été suspendu pour neuf jours et face au tollé provoqué et au fait que ce n’était pas justifié, mon compte a été rétabli en moins de 48 heures. J’espère que cette censure n’en est pas une. Elle résulte de la mobilisation de certains comptes malveillants qui font sauter le mien pour un oui ou pour un non.

Comment expliquez-vous la censure que l’on remarque sur les réseaux sociaux ?

Derrière cette censure, il y a l’idéologie des patrons qui gèrent les plates-formes, ce sont les mêmes qui gèrent les GAFAM dont Twitter fait partie. Les GAFAM sont à la fois un outil et une idéologie gaucho-progressiste. Par conséquent, à travers ce prisme idéologique, une censure s’exerce à l’endroit de toutes les voies qui peuvent écorner cette vision gaucho-progressiste du monde sur de nombreux sujets, à commencer par celui de l’immigration. Lorsque j’ai eu maille à partir avec Twitter, c’était toujours sur le sujet d’immigration. Je n’ai jamais incité à la haine, je prends mille et une précautions pour ne pas faire d’amalgame et ne pas stigmatiser une catégorie. Je parle toujours de certaines immigrations, je dis toujours « des migrants » et non pas « les migrants » car ils ne sont pas tous comme ça. Mais Le simple fait de critiquer de quelque façon que ce soit, certaines immigrations ou certains migrants, ils vous censurent, comme s’il n’était plus possible de parler d’immigration sauf pour en dire du bien. Je ne suis pas d’accord avec cela et je continuerai à dire les choses telles qu’elles sont : il y a de bonnes immigration et de mauvaises immigrations. Quand certains migrants s’illustrent par des actes héroïques, je le souligne, mais lorsque vous en avez qui se livrent à des crimes, à des délits ou à des agressions sur notre territoire, il n’y a aucune raison de le taire. Ce n’est pas qu’une succession de faits divers, c’est un phénomène.

Pensez-vous que des plates-formes secondaires comme Signal ou Telegram par exemple puissent garantir une meilleure liberté d’expression sur Internet ?

À ce jour ma page Facebook est sur le point d’être dépubliée, mon compte TikTok est également censuré, je ne sais pas pourquoi car je n’ai rien publié de condamnable, et même le compte de l’institut Apollon sur lequel nous publions des choses factuelles subit lui aussi une censure. Ce n’est pas du hasard, cela relève d’une logique de harcèlement de ceux qui pensent mal ou qui pensent contre le système. Il y a une censure à l’œuvre.

Ces réseaux sociaux sont devenus un outil politique, public. Il faut faire en sorte que les réseaux sociaux ne soient plus de l’ordre de la gestion privée car ils permettent une expression publique. Leur gestion doit relever de la loi. Seule la loi et la justice peuvent interdire à quelqu’un de dire ou pas quelque chose. Il n’appartient pas aux plates-formes privées de vous censurer.

Sur les plates-formes alternatives, le ton y est plus libre mais c’est un peu un entre-soi où l’on retrouve tous ceux qui ne peuvent s’exprimer librement sur les autres réseaux sociaux. Or un réseau social est aussi un outil de communication qui permet « d’évangéliser » des publics éloignés des positions politiques qui sont les nôtres. Avoir un réseau où tous les bords politiques sont représentés favorise une certaine émulation intellectuelle et une qualité du dialogue qui doit rester pluraliste, dans le respect de toutes les convictions politiques des uns et des autres, dans le cadre défini par la loi.

Mais les grands réseaux sociaux sont des entreprises privées…

Oui, mais à partir du moment où on admet l’idée que la communication politique et la santé démocratique dépendent aussi de la vitalité et de la pluralité des réseaux sociaux, on voit bien que ces entreprises sont exorbitantes du droit commun.

On ne peut pas traiter les entreprises Facebook et Twitter, sur lesquelles s’expriment des milliards de personnes au niveau mondial, comme le vendeur de yaourts du coin qui lui aussi est une entreprise. Cela va au-delà de la notion d’entreprise. Ce sont des réseaux qui structurent la démocratie, la liberté d’opinion et d’expression. À partir de là, c’est exorbitant du droit commun, la législation doit donc s’appliquer à ces réseaux sociaux et à terme il faut les transformer en biens publics. Leur contenu doit relever de la loi. Les suites juridiques qui vont être réservées à cette censure – comme le fait le président Trump contre Twitter et Facebook – vont peut-être accoucher d’une jurisprudence qui modifiera l’environnement et le cadre législatif dans lequel ces réseaux sociaux exercent leur activité.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La justice française ordonne à Twitter de détailler ses moyens de lutte contre la “haine en ligne”

Twitter

La justice française a ordonné mardi à Twitter de communiquer, dans un délai de deux mois, des documents détaillant ses moyens de lutte contre la “haine en ligne”. Un pas de plus vers la censure de la parole dissidente ?

SOS Racisme, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et SOS Homophobie, entre autres, avaient assigné le réseau social devant le tribunal de Paris en mai 2020 en estimant que l’entreprise manquait de façon “ancienne et persistante” à ses obligations de modération.

Les parties se sont engagées dans une médiation qui a échoué et amené le dossier devant le tribunal le 26 mai.

A l’audience, les six associations avaient demandé en référé (procédure en urgence) qu’une expertise soit ordonnée afin de dissiper “l’épais mystère”, selon elles, qui entoure la modération des contenus haineux sur Twitter et d’engager, par la suite, des poursuites contre le réseau social.

Dans sa décision mardi, le tribunal a écarté l’expertise mais ordonné à Twitter international la communication de “tout document administratif, contractuel, technique ou commercial relatif aux moyens matériels et humains mis en œuvre” pour “lutter contre la diffusion des infractions d’apologie de crimes contre l’humanité, d’incitation à la haine raciale, à la haine à l’égard de personnes à raison de leur sexe”.

La société devra aussi, ajoute le tribunal, détailler “le nombre, la localisation, la nationalité, la langue des personnes affectées au traitement des signalements provenant des utilisateurs de la plateforme française”, “le nombre de signalements”, “les critères et le nombre des retraits subséquents” ainsi que “le nombre d’informations transmises aux autorités publiques compétentes, en particulier au parquet”.

Ces communications portent sur la période allant de l’assignation en justice, le 18 mai 2020, à la date de la décision mardi.

Le réseau social, qui a la possibilité de faire appel, a dit étudier cette décision.

Twitter s’est pleinement engagé tout au long de la procédure et a travaillé de concert avec les associations pour tenter de trouver un accord, notamment dans le cadre de la médiation“, a assuré un porte-parole à l’AFP.

Notre priorité absolue est d’assurer la sécurité des personnes utilisant notre plateforme“, a-t-il ajouté, en précisant que l’entreprise s’était engagée “à construire un internet plus sûr, à lutter contre la haine en ligne et à améliorer la sérénité de la conversation publique“.

Texte repris du site Sud Radio

Me Gilbert Collard : « On a la preuve qu’il y a une mécanique politique de répression judiciaire qui porte atteinte à l’honneur ! »

Gilbert Collard

Le tribunal de Nanterre a décidé la relaxe de Marine Le Pen et de Me Gilbert Collard, qui étaient poursuivis pour avoir publié, en 2015, sur Twitter, des photos d’exactions de l’État islamique.

Vous avez été relaxé ainsi que Marine Le Pen dans l’affaire des tweets montrant les exactions de Daech. Vous aviez, à l’époque, dénoncé un procès politique. Visiblement, la Justice vous a donné raison.

Oui, c’est une bien belle chose lorsque la Justice est indépendante. Il faut quand même rappeler que pour arriver à cette décision de relaxe, au point que les revues juridiques s’y intéressent, il a fallu passer par deux demandes de levées d’immunité parlementaire. La première a été refusée par une commission à majorité socialiste. La seconde acceptée par une majorité à composante de La République en marche et des Républicains, passée par un juge d’instruction qui n’a pas eu le courage de rendre une ordonnance de non-lieu. Et se retrouver, après plusieurs années, devant un tribunal. Tout cela pour des faits qui n’auraient jamais dû faire l’objet de poursuites. On a la preuve qu’il y a une mécanique politique de répression judiciaire qui fatigue et qui porte atteinte à l’honneur, et une mécanique de décisions de justice qui, lorsqu’elle est indépendante, fait la leçon à toute cette mécanique de poursuite.

C’est un coup monté par les hommes de main de M. Hollande, tant au Parlement qu’au ministère de l’Intérieur. Cette affaire a été montée de toutes pièces pour nous faire du tort.

Un procureur nous a fait convoquer par la police et par un juge d’instruction, tout cela pour un jugement qui est remarquablement motivé et qui nous ramène, finalement, au départ. Jamais nous aurions dû être poursuivis. Il va falloir, un jour, que l’heure sonne des responsabilités.

Maintenant que vous avez été relaxés, envisagez-vous de porter plainte pour procédure abusive ?

Je n’en ai pas fini avec le Parlement. J’ai donc saisi la Cour européenne au sujet de la levée de mon immunité. Croyez-moi, je n’appartiens pas à la catégorie des gens qui lâchent et je ne lâcherai pas !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Facebook et Trump : maintenant, la censure préventive

censure réseaux sociaux

Après les évènements du 6 janvier 2021, lorsqu’une foule de partisans de Trump avait envahi le Capitole aux États-Unis, les réseaux sociaux Facebook et Twitter avaient pris la décision de censurer Donald Trump. La nouvelle avait fait scandale, des dizaines de millions d’abonnés voyaient leur président se faire couper la parole définitivement. D’autres médias avaient suivi en censurant à leur tour (Instagram, YouTube, Twitch, Snapchat). Les archives nationales étasuniennes conservant toutes les publications du compte Twitter de l’ancien président, ceux qui voulaient à nouveau les rendre publiques ont vu leur tentative immédiatement bloquée par l’oiseau bleu.

Trump annonce une vidéo sur Fox News

Après son échec à la présidentielle, Trump ne cessait de clamer qu’il serait de retour en 2024. Le 31 mars 2021, le Daily Mail nous apprenait qu’une vidéo était postée sur Facebook pour annoncer officiellement l’engagement de Trump pour la prochaine présidentielle. En effet, l’ancien président donnait le 30 mars une interview à sa belle-fille, Lara Trump (qui travaille pour Fox News), lors de l’émission en ligne The Right View. Petit hic : 4 minutes (quatre minutes !) avant même que la vidéo ne soit mise en ligne par sa belle-fille, Facebook prévenait déjà que tout contenu montrant Donald Trump ou relayant simplement sa voix serait supprimé. Ce qui arriva 20 minutes après que la vidéo soit postée.

« Tout contenu avec la voix du président Trump sera supprimé »

Les réactions ne se sont pas faites attendre : « nous sommes un peu plus proche de 1984 d’Orwell » déclarait Lara Trump. Les employés de Facebook se contentent de répondre laconiquement : « tout contenu publié avec la voix du président Trump n’est actuellement pas autorisé sur nos plateformes (y compris les nouvelles publications avec le président Trump qui parle) et sera supprimé ».

De l’autre côté de l’Atlantique, les émotions de la dernière présidentielle sont encore vives et la nouvelle fait scandale. En France, personne ne semble s’inquiéter qu’un réseau social se permette d’annoncer une censure systématique alors même que les réseaux sociaux servent aussi à provoquer le débat. Pas sûr que la démocratie intéresse vraiment ces grandes entreprises privées. Dans ces conditions, n’y a‑t-il pas un danger à leur confier tant de pouvoir sur notre liberté d’expression ?

Amazon/Twitch surveille et punit y compris hors ligne

Ajoutons que Twitch, la célèbre plateforme de streaming devenue très populaire appartenant à Amazon, vient de s’octroyer un nouveau droit de sanction. Ses représentants ont en effet déclaré : « Nous sanctionnerons les comptes […] dès la première infraction dans le cadre de certains comportements hors ligne ou sur d’autres services internet ». C’est-à-dire que vous serez surveillés en dehors même de ladite plateforme et que tout comportement, y compris dans la vie réelle, aura des répercussions. La liste des comportements « déviants » comprend des actions mortelles ou violentes, menaces de mort, activité terroristes, participation à un groupe de haine notoire ou exploitation sexuelle d’enfants. Mais qui donc se fera juge de ce qu’est un « groupe de haine notoire » ? Nous vous laissons deviner.

Donald Trump semble avoir compris l’ampleur de tous ces dangers. Big Brother et Big Other ont la main mise sur les réseaux sociaux et pour se libérer de leur emprise, le mieux est encore de créer son propre réseau social. Jason Miller, un proche de l’ancien président, a donc annoncé cette création en cours lors d’une interview accordée à Fox News fin mars. Les GAFAM, quant à eux, déclarent que leur censure s’étendra aussi à tous ceux qui soutiennent ou relaient les personnalités qui dérangent.

Reste à voir si un réseau social aussi marqué politiquement par son créateur parviendra à séduire massivement tout homme de bonne volonté cherchant liberté de parole et liberté d’opinion.

Texte repris du site OJIM

En Espagne, le parti Vox suspendu de Twitter pour avoir lancé une campagne contre l’islamisation

Après le bannissement de Trump, Twitter veut renforcer la censure contre ses partisans

censure Twitter

De nouvelles vidéos tournées en caméra caché par Project Veritas montrent que la censure dont le média social Twitter a frappé Donald Trump et ses partisans après l’irruption de manifestants au siège du Congrès le 6 janvier 2021 s’inscrit dans une action de censure beaucoup plus large.

Twitter et la « politique d’intégrité civique »

« Nous sommes concentrés sur un compte maintenant », expliquait Jack Dorsey dans une vidéo datée par Project Veritas du 8 janvier 2021, deux jours après les émeutes, en parlant du compte [@realDonaldTrump] du président sortant Donald Trump, suivi par plus de 88 millions de personnes, le jour où sa compagnie le suspendait définitivement. Et Dorsey de continuer ainsi sa phrase : « Mais ça va être bien plus gros que juste un compte, et ça va durer bien plus longtemps que ce jour, cette semaine, et les quelques prochaines semaines, et ça va continuer au-delà de l’investiture [du président Biden] ».

« Nous avons décidé de renforcer la mise en œuvre de notre politique d’intégrité civique et d’utiliser un marquage qui désactive les interactions afin d’arrêter la diffusion de contenu incendiaire, c’est-à-dire du contenu concernant les ingérences dans les élections, la fraude électorale, le vol de l’élection et ce type de choses », précise dans une vidéo également datée du 8 janvier la responsable mondiale de Twitter pour les questions juridiques, les politiques, la confiance et la sécurité, Vijaya Gadde. Originaire d’Inde, Gadde a été qualifiée en octobre 2020 par le média Politico de « directrice de média social la plus puissante dont vous avez jamais entendu parler ». Décrite par Politico comme ayant la fibre « libérale » (au sens américain de progressiste, libertaire), la responsable de Twitter serait à l’origine de la décision prise par Jack Dorsey en octobre 2019, à un an des élections présidentielles américaines, d’interdire toute publicité politique sur sa plateforme. Gadde serait également à l’origine du blocage sur Twitter en octobre 2020, à quelques semaines des élections, de l’article du New York Post qui décrivait les pratiques douteuses de Joe Biden et de son fils en Ukraine quand Joe Biden était le vice-président de Barack Obama.

Une approche mondiale

Dans la conversation vidéo publiée par Project Veritas, Vilaya Gadde déclare aussi que pour mettre en œuvre sa politique, Twitter met à profit l’expérience acquise « sur les autres marchés » et que « dans ce sens » il s’agit pour Twitter d’une « approche mondiale ».

Dans cette même vidéo, où l’on voit Vijaya Gadde et Jack Dorsey participer à une réunion en ligne avec d’autres responsables de la société californienne, Gadde se réfère à une lettre d’employés de Twitter qui demandaient la suspension définitive du compte présidentiel alors que dans un premier temps, au moment des violences du 6 août au Capitole, celui-ci n’avait été bloqué que pour 12 heures. Gadde explique les raisons qui ont poussé Twitter à agir en deux temps, en justifiant la suspension définitive après avoir reconnu plus tôt que, après la première suspension de 12 heures, les tweets publiés par le président américain appelaient ses partisans au calme et condamnaient les violences.

Pour justifier la suspension définitive du compte du président sortant, Twitter avait cité deux messages ne comportant aucun appel à la violence, fait remarquer le site pro-vie Lifenews dans un article très fourni concernant la vidéo de Project Veritas et le contexte de l’acte de censure qui y est revendiqué par les dirigeants du média social. Dans les deux messages en question, Donald Trump avait écrit ce qui suit :

– « Les 7.500.000 Américains remarquables qui ont voté pour moi, L’AMÉRIQUE D’ABORD, et RENDRE SA GRANDEUR À L’AMÉRIQUE, auront une VOIX DE GÉANT pour longtemps encore. Ils ne seront pas méprisés ou traités injustement de quelque manière ou sous quelque forme que ce soit !!! »
– « Pour tous ceux qui ont posé la question, je n’irai pas à l’Investiture le 20 janvier ».

Pour Twitter, ces deux messages violaient sa « politique sur la glorification de la violence ». Chacun jugera. Twitter a également affirmé pour justifier sa décision que Trump « risquait très fortement d’encourager et inspirer les gens qui voudraient répéter les actions criminelles qui se sont déroulées au Capitole le 6 janvier 2021 ». Ceci alors que, contrairement à ce qui a été dit dans certains médias, Trump n’avait pas, dans ses propos tenus face à la foule de ses partisans le 6 janvier, appelé à commettre des actes de violence.

Regrets pour la galerie

Quoi qu’il en soit, les vidéos publiées les 14 et 18 janvier par Project Veritas montrent bien que les regrets exprimés par Jack Dorsey le 13 janvier à propos du bannissement de Trump de sa plateforme n’étaient que de façade.

Le média Project Veritas se spécialise dans l’utilisation de caméras cachées pour dévoiler le parti-pris des grands médias américains. Sans surprise, la recherche de l’expression « Project Veritas » sur Google n’affiche pas de lien au site de ce média et il faut passer par un autre moteur de recherche, comme par exemple Bing ou DuckDuckGo, pour le voir s’afficher dans les résultats (en première position). Il faut croire que les dirigeants de Google n’ont pas apprécié les vidéos mises en ligne par Project Veritas à propos de la censure et des manipulations massivement pratiquées par leur entreprise (voir par exemple : « Google en campagne pour Biden avec son moteur de recherche »).

Texte repris du site OJIM

Après Google, Twitter annonce un renforcement de la censure

Alors que Google déclare ouvertement contrôler les commentaires autour des « évènements sensibles », Twitter à son tour veut sélectionner les « bons messages » et éliminer les « messages qui sapent la confiance dans les élections ». Devinez pour qui et contre qui ?

Modération et censure

Ah la modération ! Et les modérateurs ! Si vous recevez un message de Facebook ou YouTube ou Twitter disant que votre prose/image/commentaire « n’est pas conforme aux règles de notre communauté » c’est que vous avez eu affaire à un modérateur (humain ou digital). La modération c’est le petit nom, le cache-sexe de la bonne vieille censure avec des ciseaux qui ne sont plus de métal mais sous forme d’algorithmes.

Un système anti Trump

Le 10 septembre 2020 Twitter annonçait avec le sourire de « nouvelles règles de modération ». Pourquoi ? Pour protéger le bon peuple ignare des « messages trompeurs » qui pourraient l’induire en erreur et le conduire par exemple à se tromper de bulletin de vote.

Le réseau social est très précis dans sa formulation. Seront supprimés (vous êtes alors un « agent trompeur », vous deviendrez muet avec un bâillon digital) ou précédés de la mention « trompeur » (vous n’êtes peut-être pas un vilain agent trompeur mais on vous avertit et on met en garde) certains types de messages :

les informations fausses ou trompeuses qui créent une confusion sur les lois régissant un processus démocratique », les « affirmations contestables qui sapent la confiance dans le processus [électoral], comme les informations sur la [fraude électorale] » ; et les « affirmations trompeuses sur les résultats d’un processus démocratique (…), comme les revendications de victoire avant que les résultats n’aient été certifiés, ou les incitations à des comportements illégaux qui empêcheraient une passation de pouvoir pacifique

Bigre ! Vous allez être bien protégés et en particulier les citoyens américains à la veille de leur scrutin de novembre. Twitter a déjà commencé à limiter la diffusion de certains messages de Trump. Cela ne vous rappelle rien ? Noam Chomsky appelle cela « la fabrication du consentement ». Pour vous mettre à l’abri des (perverses) tentations l’État profond (ou ses prolongements) vous met dans une bulle. Dans cette bulle ne pourront parvenir que les « bons messages » estampillés « conformes aux règles de notre communauté ». Dans ces conditions pourquoi encore voter ? Pourquoi, en effet.

Article repris du site OJIM

Twitter nous cloue le bec – Vers toujours plus de censure

Il y a moins de deux semaines, la fameuse loi Avia qui, sous couvert de lutte contre la « haine en ligne », instaurait une véritable censure sur Internet était retoquée par le Conseil constitutionnel, pour le motif qu’elle constituait « une atteinte à la liberté d’expression et de communication » (voir Présent daté du 20 juin). Une petite victoire pour tous ceux qui, comme nous, s’opposent à la tyrannie du politiquement correct et craignaient de se voir subitement bâillonnés. Mais c’était compter sans la toute-puissance de ces dirigeants de réseaux sociaux qui, en bons relais de l’idéologie dominante, se permettent de bloquer et même de fermer les comptes de tous ceux dont les propos sortent des clous.

Les réseaux sociaux, chiens de garde du système

A commencer par votre quotidien, dont on rappellera que les comptes Facebook et Twitter ont déjà été à plusieurs reprises bloqués pour avoir simplement mis en ligne des articles rendant compte des actions de Génération identitaire. Plus récemment, les petits censeurs de Twitter se sont ainsi permis de bloquer l’accès aux comptes de l’essayiste spécialisé dans la géopolitique Alexandre del Valle et du politologue Guillaume Bigot, pour le motif que ceux-ci n’auraient « pas respecté les règles de la communauté ». En clair : leur discours n’était pas conforme à la pensée unique. Une censure à peine déguisée contre laquelle s’est élevée mardi Marine Le Pen qui, après avoir estimé que « rien ne justifie ces sanctions », s’est étonnée « du pouvoir exorbitant que s’octroient les réseaux sociaux, qui suspendent arbitrairement et décident de qui a le droit de s’exprimer ». Dans le même registre, et en dépit des innombrables désaccords que nous pouvons avoir avec lui, on pourrait aussi citer le cas de l’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala, dont Google a carrément supprimé lundi la chaîne YouTube à la suite, là encore, « des enfreintes répétées [au] règlement de la communauté ». Notons au passage que ces nouveaux censeurs sont particulièrement réactifs car, dans la foulée de cette suppression, Dieudonné avait immédiatement créé un deuxième compte, qui a lui aussi été fermé… en moins d’un quart d’heure !

Une censure pas même déguisée

Autant dire que, si les tenants de l’idéologie dominante ne sont pas parvenus à bâillonner complètement leurs opposants par le biais de la loi Avia, ils sont en train d’atteindre leur objectif grâce à la complicité des géants d’Internet, qui ont entrepris une véritable purge des réseaux sociaux. Cette purge s’effectue au mépris total des lois, et uniquement selon le bon vouloir de dirigeants non élus par le peuple, soumis à la pression des lobbies et avant tout soucieux de leurs intérêts économiques. Une purge dont se félicite néanmoins bêtement la gauche, sans prendre conscience que c’est la liberté d’expression de tous qui est aujourd’hui grandement menacée. Comble du scandale, les partisans de cette censure généralisée ne se cachent même pas de vouloir priver de parole leurs adversaires politiques. En témoignent notamment les déclarations honteuses de l’avocat de SOS Racisme lors du procès d’Eric Zemmour, qui s’est tenu mercredi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris et à l’issue duquel le parquet a requis 10 000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement, à l’encontre du brillant polémiste, pour les propos qu’il a tenus en septembre dernier à Paris lors de la Convention de la droite. Affirmant entre autres que, sans les médias (LCI, CNews, etc.), Eric Zemmour n’existerait pas, Me Klugman n’a en effet pas hésité à appeler ces derniers à le censurer ! En témoigne aussi cette pétition lancée par l’ex-figure des Gilets jaunes, proche de Tapie, Priscillia Ludosky, qui, sous le titre « Eric Zemmour, xénophobe, doit être banni des médias ! », appelle ouvertement à censurer celui que des dizaines de milliers de Français prennent plaisir à écouter chaque soir sur CNews.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 juillet 2020

Donald Trump se lance dans une guerre contre les réseaux sociaux

04/06/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Donald Trump a une nouvelle fois provoqué la polémique sur les réseaux sociaux. Selon Twitter et Snapchat, des messages du président américain incitent à la violence raciale.

Les plateformes ont donc décidé de signaler les messages en question. De son côté Facebook a choisi de ne pas modérer les propos de Donald Trump, provoquant des divergences entre les salariés et son PDG, Mark Zuckerberg.


La censure privée sur les réseaux sociaux franchit un nouveau cap !

07/04/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, enjoint l’Union à « rétablir la vérité » quant aux informations circulant sur la pandémie.

Elle préconise une coopération étroite avec les géants du net, appelés à censurer, par suppression ou déréférencement des contenus jugés préjudiciables. C’est ainsi qu’une publication du docteur Raoult a été qualifiée de « partiellement fausse » par Facebook, en se fondant sur une recommandation des Décodeurs du journal Le Monde.

Par ailleurs, une communication du maire de New-York, Rudolf Giuliani ainsi que celle de Jair Bolsonaro en faveur de la chloroquine ont été supprimées. L’on ne peut que s’interroger sur la légitimité des opérateurs du net à décider quelles sont les vraies et les fausses informations : celles des gouvernements parfois mêlés à des conflits d’intérêts ou celles émanant de la sphère privée.