Massacre de Chios 12 avril 1822

Chios 12 avril 1822

12/04/2013 – 20h10
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
Le 12 avril 1822, les Ottomans perpétraient le massacre de Chios, à l’encontre de la population grecque de l’île. Un millier de partisans grecs débarquent sur l’île, au début de l’année 1822. La Sublime Porte décide alors l’envoi de près de 45 000 hommes, avec ordre de reconquérir puis de raser l’île, et d’y tuer tous les hommes de plus de douze ans, toutes les femmes de plus de quarante ans et tous les enfants de moins de deux ans, et de réduire le reste de la population en esclavage.

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Athènes : l’Aube dorée manifeste contre la télévision anti-nationale

Athènes : l’Aube dorée manifeste contre la télévision anti-nationale

28/03/2013 – 10h00
ATHENES (NOVOpress) – Mega TV est la principale chaîne de télévision privée grecque, l’équivalent de TF1. Ses programmes promeuvent systématiquement le mondialisme et le métissage, notamment par la programmation de téléfilms turcs.

Le soir du 25 mars, jour de la fête nationale, qui commémore le soulèvement de la Grèce contre l’empire ottoman en 1821 et la guerre d’indépendance, Mega TV a décidé de diffuser la série turque, Fatmagül’ün Suçu Ne? (« Quel est le crime de Fatmagül ? »), qui raconte les malheurs d’une jeune fille turque victime d’un viol collectif, puis contrainte à un mariage forcé.

Pour protester contre ce qu’il considérait comme une insulte à la Grèce, le parti nationaliste Chryssi Avghi [l’Aube dorée, NDLR] a appelé à manifester. Plusieurs milliers de Grecs ont défilé puis se sont rassemblés, à la lumière des flambeaux, devant le siège de Mega TV, protégé par des centaines de policiers anti-émeutes. Après des discours prononcés par plusieurs députés du parti, un drapeau turc a été symboliquement brûlé (photo ci-dessus). Les manifestants ont ensuite chanté l’hymne national.

Crédit photo : Aube dorée

L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne soutenue par Angela Merkel

L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne soutenue par Angela Merkel

02/03/2013 – 10h00
BERLIN (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation) – « Nous voulons que ce processus avance », c’est ainsi que la chancelière allemande a réitéré lundi lors d’une visite en Turquie son engagement à relancer le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Angela Merkel (ci-dessus) a néanmoins souligné  : « Nous avons besoin de progrès sur le protocole d’Ankara, sinon nous ne pourrons pas continuer à ouvrir de chapitres ».

Le geste d’ouverture de la chancelière n’est pas isolé puisqu’il intervient après celui du gouvernement français, qui s’est dit prêt au début du mois à lever son veto sur un des cinq chapitres de discussion bloqués jusqu’alors.

A noter que, l’Allemagne subit une immigration turque importante et que les Allemands sont à 60% hostiles à une adhésion de la Turquie à l’Union européenne, comme l’a souligné un sondage publié dimanche dernier dans le Bild am Sonntag.

Crédit photo : CDU/CSU-Bundestagsfraktion

La Turquie veut renoncer à adhérer à l’Union Européenne et désire intégrer le Shanghai Five

La Turquie veut renoncer à adhérer à l'Union Européenne et désire intégrer le Shanghai Five

26/02/2013 – 08h00
ANKARA (NOVOpress avec le blog de Valentin Beziau) –
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan (ci-dessus), a annoncé depuis plusieurs semaines son intention de demander l’adhésion de son pays à l’organisation de coopération de Shanghai (“Shanghai Five”), qui regroupe la Chine, la Russie et quatre pays d’Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizie et Tadjikistan).

Les pays du “Shanghai Five” sont “meilleurs et plus puissants que les pays de l’UE (Union européenne, note de Novopress)”, a-t-il affirmé. Et d’ajouter que si l’adhésion de la Turquie au “Shanghai Five” est acceptée, “alors nous dirons au revoir à l’UE” qui ne “veut pas d’un pays musulman en son sein”.

Crédit photo : Πρωθυπουργός της Ελλάδας via Wikipédia (cc).

“La Turquie : tremplin pour l’immigration clandestine” par Dietmar Holzfeind

"La Turquie : tremplin pour l’immigration clandestine" par Dietmar Holzfeind

21/02/2013 – 10h00
ANKARA (Zur Zeit via Euro-Synergies) –
Istanbul, on le sait, est la ville la plus peuplée de Turquie ; elle en est le centre commercial et économique et sert de plaque tournante pour accéder au reste du monde, mais surtout à l’Europe. L’agglomération stambouliote compte plus de treize millions d’habitants aujourd’hui : parmi eux, on estime que le nombre de migrants plus ou moins illégaux, venus de tous les coins du monde, est d’environ un demi million dont Ngoult Abdel, 23 ans, qui vient du Cameroun. Il prétend que sa famille ne peut plus le nourrir, là-bas en Afrique occidentale; par conséquent, il cherche une porte d’entrée pour s’installer dans l’Union européenne (UE). La Turquie semble être l’endroit idéal pour la trouver. Le pays a en effet 11.000 km de frontières et n’est pas très regardant quand il s’agit de distribuer des visas. Le pays candidat à l’adhésion à l’UE constitue donc le transit idéal pour tous ceux qui cherchent un meilleur avenir en Europe, donc dans l’Union Européenne.

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La France lève son veto à l’ouverture d’un chapitre des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne

La France lève son veto à l'ouverture d'un chapitre des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne

13/02/2013 – 16h30
BRUXELLES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – La France accepte d’ouvrir à Bruxelles un nouveau chapitre des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. En effet, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères (ci-dessus),  a confirmé à son homologue turc Ahmet Davutoglu que la France allait lever son veto à l’ouverture des négociations sur la politique régionale.

Crédit photo : Olivier Ezratty via Wikipédia (cc)

SEYFO 1915 : l’histoire niée et occultée du génocide assyrien – Par Eric Timmermans

SEYFO 1915 : l'histoire niée et occultée du génocide assyrien - Par Eric Timmermans

Image ci-dessus : en rouge, régions majoritairement assyriennes au moment du génocide.

« Nous Assyriens avons perdu les deux tiers de notre population en 1915. Nous avons été arrachés de notre terre natale. Les survivants du génocide furent jetés dans des lieux éloignés dans le monde. Aujourd’hui nous luttons pour notre pure existence. » (Seyfo 1915. Allocution de Sabri Atman, spécialiste du génocide de 1915, à la Chambre des Communes de Londres le 24 janvier 2005, à l’occasion de la conférence organisée par l’institut Firodil)(10).

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L’Union européenne donne de l’argent pour des mosquées turques dans le nord de Chypre

L’Union européenne donne de l’argent pour des mosquées turques dans le nord de Chypre

La mosquée Lala Mustapha Pacha est l’ancienne cathédrale Saint-Nicolas à Famagouste en Chypre du Nord. Construite au début du XIVème siècle dans un style gothique classique alors que l’île appartient à la Maison de Lusignan – une famille d’origine française -, la cathédrale est transformée en mosquée après la capture de Famagouste par l’Empire ottoman en 1571, fonction qu’elle a encore de nos jours. Elle porte le nom de Lala Mustafa Pacha, le conquérant de l’île (source : Wikipédia). Crédit photo : dolanh via Flickr (cc).

17/01/2013 – 12h00
BRUXELLES (via le site de Lionel Baland) – Le député européen du Vlaams Belang Philip Claeys a découvert que l’Union européenne va donner de l’argent pour des mosquées turques située dans le Nord de Chypre, occupé par la Turquie.

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La Turquie veut rétablir la peine de mort et se met à dos l’Union européenne

La Turquie veut rétablir la peine de mort et se met à dos l’Union européenne

14/11/2012 – 16h30
ANKARA (NOVOpress) –
Leurre ou nouveau signe d’un refroidissement des relations entre la Turquie et l’Union européenne (UE) ? Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan (photo), vient d’affirmer qu’Ankara allait réfléchir à la possibilité de rétablir la peine de mort pour les crimes relevant du terrorisme. « Aujourd’hui, de nombreuses personnes sont favorables à un rétablissement de la peine de mort, selon les sondages », a insisté Recep Tayyip Erdogan.

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Publication de « 1915 – le génocide arménien », par le petit-fils de Cemal Pacha

Publication de « 1915 - le génocide arménien », par le petit-fils de Cemal Pacha

11/09/2012 – 15h30
PARIS (NOVOpress) — Hasan Cemal, le petit-fils de Cemal Pacha qui fut l’un des principaux responsables du génocide arménien, vient de sortir en langue turque un livre intitulé “1915 : Le génocide arménien.”

Cette information a tout d’abord été d’abord rapportée par l’hebdomadaire Agos à Istanbul, puis confirmées par le journaliste Yavuz Baidar sur Twitter.

Hasan Cemal citant son grand-père en 1919 à Munich : “Les Arméniens de Turquie ont été orientés vers la Russie et les Turcs devaient les tuer. C’est pourquoi le génocide a eu lieu”.

Hasan Cemal est chroniqueur au journal Milliyet. Il s’était rendu en 2008 au mémorial du génocide arménien à Erevan. Sa note dans le livre de la mémoire dit : “Nier le génocide [arménien, note de Novopress] signifie d’être un complice de ce crime contre l’humanité.”

Ahmed Cemal Pacha fut tué à Tbilissi le 21 juillet 1922 par un commando arménien (Stepan Dzaghigian, Artashes Gevorgyan et Petros Ter Poghosyan) dans le cadre de l’opération Némésis pour son rôle dans le génocide arménien. Ses cendres ont été portées à Erzeroum et enterrées.

Turquie : l’église historique de Nicée transformée en mosquée

Turquie : l'église historique de Nicée transformée en mosquée

Vidéo. À quand le même sort pour la Basilique Notre-Dame-de-la-Garde, qui représente un symbole de Marseille ?

Turquie : l'église historique de Nicée transformée en mosquée
Turquie : l’église historique de Nicée transformée en mosquée
24/07/2012 — 17h15
IZNIK (NOVopress via Orhtodoxie) – 90 ans après, l’église historique (photo) de Sainte-Sophie (1) à Nicée (Iznik, en Turquie) où s’est déroulé le second concile œcuménique (787), fonctionne à nouveau comme mosquée.

Sainte-Sophie avait été transformée en mosquée en 1331 après l’occupation de la région par les Ottomans en 1331, ce qu’elle resta jusqu’à l’arrivée de l’armée grecque lors de la campagne d’Asie Mineure après la fin de la Première guerre mondiale. En 1922, elle brûla et jusqu’à ce jour, elle n’avait servi ni de mosquée, ni d’église, mais avait été transformée en musée. Très récemment, un nouveau hodja [enseignant coranique] a été nommé et selon les médias turcs, cette église recommence à fonctionner en tant que mosquée. Cela coïncide avec la période du Ramadan.

(1) À ne pas confondre avec Sainte-Sophie à Istanbul qui a été transformée architecturalement en mosquée.

Crédit photo : CyberMacs via Flickr (cc)

Allemagne : le gouvernement Merkel veut turquifier l’armée

Allemagne : le gouvernement Merkel veut turquifier l’armée

23/06/2012 — 10h00
BERLIN (NOVOpress) — Rendre absolument irréversible la substitution de population en cours, tel est le mot d’ordre de tous les politiciens du Système à travers l’Europe. Il n’est donc pas surprenant qu’une de leurs priorités soit d’augmenter toujours davantage la « diversité » ethnique dans les armées européennes.

En Allemagne, où le service militaire est devenu un volontariat l’année dernière, la part des engagés issus de l’immigration est déjà de plus d’un quart : 26%, soit à peine moins que leur part dans la classe d’âge correspondante dans l’ensemble de la population (27%). Mais ce n’est pas encore assez pour le gouvernement Merkel. Le ministre chrétien-démocrate de la Défense, Thomas de Maizière, vient d’expliquer qu’il voulait plus d’immigrés dans l’armée allemande, afin que celle-ci « soit représentative de la moyenne de la population ».

Un des moyens imaginés par Maizière est d’obtenir du gouvernement turc la reconnaissance du service militaire allemand, de telle sorte que les binationaux qui effectuent leur volontariat en Allemagne soient dispensés du service militaire de 15 mois obligatoire en Turquie. Le ministre chrétien-démocrate s’est rendu mercredi à Ankara pour rencontrer son homologue turc, et s’y est livré à une opération de séduction, jusqu’à saluer en turc les soldats qui lui présentaient les armes (« Merhabe asker! », a-t-il crié, c’est-à-dire « Bonjour, soldats! »).

Surtout, Maizière s’est fait accompagner de deux officiers allemands d’origine turque, le médecin militaire féminin Leval Kaya-Yildis, et le major Erhan Ursavas, dont la présence très médiatisée entend « donner un double signal : du côté turc, que les immigrés sont les bienvenus dans la Bundeswehr ; à destination de l’Allemagne, qu’encore plus d’immigrés seraient les bienvenus dans les forces combattantes ».

Leval Kaya-Yildis, dont le père était arrivé comme travailleur immigré en Allemagne en 1963, et qui est elle-même mariée à un Turc, s’est présentée comme « une musulmane convaincue » et a recommandé la Bundeswehr comme « une patrie pour les musulmans ». Elle a expliqué que, lors de son séjour comme médecin militaire en Afghanistan, elle n’avait pas seulement soigné les soldats allemands mais s’était surtout occupée des musulmanes afghanes, qui refusaient de se laisser soigner par des médecins mâles. Elle a ainsi trouvé dans la Bundeswehr « son accomplissement comme médecin ». Le mess ne lui sert « évidemment » que des menus sans porc. N’y a-t-il pas pourtant « un danger, s’il lui arrivait quelque chose en Afghanistan, d’être enterrée chrétiennement ? » Aucun danger, rassure-t-elle : “Nous prendrions immédiatement contact avec un imam” ».

Bref, le message aux musulmans (à papiers) allemands est clair : engagez-vous, rengagez-vous !

La coalition qui dirige le Limbourg néerlandais tombe suite à la visite du président turc

La coalition qui dirige le Limbourg néerlandais tombe suite à la visite du président turc

22/04/2012 – 12h30
LA HAYE (NOVOpress via Lionel Baland) — Dans la province du Limbourg aux Pays-Bas, la coalition qui gouvernait, constituée du PVV (Parti pour la liberté dirigé par Geert Wilders, parti patriotique), du VVD (Parti libéral de droite) et du CDA (Parti démocrate-chrétien) est tombée ce vendredi 20 avril 2012.

Le CDA s’en est pris lors d’un débat au sein de l’assemblée législative de la Province au comportement de membres PVV de l’exécutif de la Province lors de la visite d’État du Président turc Abdullah Gül aux Pays-Bas. Le chef de file des élus du CDA au sein de l’organe législatif de la Province a déclaré que la confiance dans la coalition n’existe plus. Selon lui, le PVV a endommagé l’image du Limbourg et sa position dans le domaine du commerce international.

La dispute a débuté lorsque deux membres PVV de l’exécutif de la Province du Limbourg, Theo Krebber et Antoine Janssen, ont fait savoir qu’ils ne seraient pas présents lors d’un repas réunissant le président turc et les membres de l’exécutif provincial. Ils ont ensuite changé d’avis, au grand déplaisir des élus PVV au sein du législatif de la Province, lorsqu’il a été établi que la Reine Beatrix serait présente.

Le groupe des élus travaillistes (PvdA) a introduit une motion de méfiance à l’encontre de Theo Krebber et Antoine Janssen. Le PvdA prétend que les deux PVV ont annulé sous la pression de leur parti. Theo Krebber dément. Il indique avoir raté un courriel au sein duquel était annoncée la présence de la Reine Beatrix. Lorsqu’il a appris que la Reine viendrait, il a décidé d’assister au repas. Le PvdA a retiré sa motion de méfiance lorsque le CDA s’est retiré de la coalition qui dirige la Province du Limbourg.

Précisions :

1/ Le Limbourg néerlandais est devenu un bastion du PVV, alors qu’il a été durant des décennies un bastion CDA.

2/ Le PVV, parti opposé à l’islam, obtient de très bon résultats dans cette province qui compte peu de musulmans, pas beaucoup d’étrangers et peu de problèmes économiques et de chômage.

3/ La fin de la coalition qui dirige la Province de Limbourg s’est déroulée vendredi 20 avril 2012, donc avant que, hier, le Parti de la liberté (PVV) de Geert Wilders retire son soutien à la coalition gouvernementale des Pays-Bas, soutien qui est indispensable à cette coalition minoritaire.

Image en Une : drapeau du Limbourg néerlandais.

Méditation pascalienne à l’ombre du drapeau turc

Méditation pascalienne à l’ombre du drapeau turc

« Les Turcs d’un côté, les Arméniens de l’autre, on se croirait… » Le Monsieur distingué était énervé. Refoulé par les CRS qui barraient la rue de Vaugirard, il s’était imaginé, comme moi et comme pas mal d’autres, qu’il allait pouvoir faire le tour et arriver au Luxembourg en remontant par la rue de Tournon. Las, une fois arrivé au sommet, après s’être frayé un passage dans la foule, un autre barrage. Le Monsieur distingué avait vainement tenté d’expliquer qu’il était quelqu’un d’important, membre d’un organisme officiel, – c’était écrit sur la carte qu’il brandissait –, et qu’on l’attendait à l’Institut océanographique. Les CRS n’avaient rien voulu entendre. Il y avait de quoi être énervé. Et puis c’est vrai que, entre le podium des Arméniens surmonté d’une énorme banderole « Négationnisme = racisme », et derrière, tenus à distance par force barrières et CRS pour éviter un massacre, toute la troupe des Turcs brandissant des drapeaux turcs, on se serait cru…

Le Monsieur distingué s’est arrêté. Il s’est raidi visiblement : puissance de l’autocensure, a fortiori devant le Sénat et quand on vient d’exhiber aux CRS une carte tricolore. Il a repris : « On se croirait au XXe siècle ». Puis, piteusement, pour se justifier : « Et nous sommes au XXIe ». Et il est reparti très vite en sens inverse.

Méditation pascalienne à l’ombre du drapeau turc
Blaise Pascal, marbre d’Augustin Pajou (1785), musée du Louvre. Crédit photo : Jastrow, domaine public.

Pendant que je redescendais à mon tour la rue condamnée, cette histoire de vingtième siècle me trottait absurdement dans la tête. « On se croirait au XXe siècle », quel sens est-ce que cela peut bien avoir ? Quel est le rapport ? Finalement, peut-être par besoin de me raccrocher à une pensée claire et forte, et française, je me suis rappelé la définition de la tyrannie dans les Pensées de Pascal : « La tyrannie est de vouloir avoir par une voie ce qu’on ne peut avoir que par une autre. On rend différents devoirs aux différents mérites, devoir d’amour à l’agrément, devoir de crainte à la force, devoir de créance à la science. On doit rendre ces devoirs-là, on est injuste de les refuser, et injuste d’en demander d’autres. Ainsi ces discours sont faux, et tyranniques : je suis beau, donc on doit me craindre, je suis fort, donc on doit m’aimer, je suis… » J’ai une majorité parlementaire, je décide de ce qu’on doit croire en histoire. Un fait historique, fût-il parfaitement attesté, fût-il aussi certain qu’un fait historique peut l’être – d’une certitude, comme on dit, morale –, ne peut pas faire l’objet d’une loi. Il peut y avoir de l’ignorance, il peut y avoir de la mauvaise foi, il peut y avoir de la folie à nier un fait historique, mais en tirer un délit pénal est de la tyrannie.

Il est frappant, me disais-je en essayant de trouver une rue latérale qui ne fût pas barrée, que, de tous les hommes politiques, philosophes médiatiques, membres de l’Académie, qui ont écrit contre cette loi dans les pages « Idées » du Figaro et les pages « Opinions » du Monde – ou est-ce l’inverse ? –, pas un n’ait rappelé ce principe si simple. Ils ont préféré battre la campagne, invoquer des considérations diplomatiques ou des intérêts commerciaux, expliquer qu’on ne pouvait pas légiférer sur ce génocide-là parce que la France n’y avait pas été impliquée (oh la grosse ficelle !), ou, au mieux, plaider en général pour la liberté d’expression. Il ne s’agit pourtant pas, ou il ne s’agit que très secondairement, de liberté d’expression. Ce qui est en cause, c’est le statut d’un fait historique : un fait historique ne peut faire l’objet d’une loi parce qu’il n’est, tout simplement, pas du même ordre. Mais la pensée officielle, dans la France d’aujourd’hui, est essentiellement désordonnée.

« D’où apprendrons-nous donc la vérité des faits ? Ce sera des yeux, qui en sont les légitimes juges, comme la raison l’est des choses naturelles et intelligibles, et la foi des choses surnaturelles et révélées ». Si Pascal y insiste dans Les Provinciales, c’est pour montrer que personne, pas même le pape, ne peut obliger à croire que les « cinq propositions » sont dans le livre de Jansénius. « Ce fut aussi en vain, lance-t-il aux jésuites, que vous obtîntes contre Galilée ce décret de Rome, qui condamnait son opinion touchant le mouvement de la Terre. Ce ne sera pas cela qui prouvera qu’elle demeure en repos; et si l’on avait des observations constantes qui prouvassent que c’est elle qui tourne, tous les hommes ensemble ne l’empêcheraient pas de tourner, et ne s’empêcheraient pas de tourner aussi avec elle. »

Les théologiens répondirent en distinguant deux catégories de faits : le fait simple et le « fait dogmatique », c’est-à-dire lié à une question de foi, qu’on est obligé de croire à peine d’hérésie. Il fut longtemps de bon ton pour les laïques de tourner en dérision ces subtilités. La République, qui faisait étudier Pascal dans tous ses lycées, se posait, contre l’Église, en championne de la libre recherche et de la science indépendante. Ces temps sont révolus. La République passe son temps à créer des faits dogmatiques, et pas seulement en histoire : en biologie, en démographie, en criminologie… Il est vrai que l’Éducation nationale a désormais d’autres classiques que Pascal. La terre, elle, continue de tourner.

Flavien Blanchon pour Novopress France.

Mise en service du système radar américain en Turquie

Mise en service du système radar américain en Turquie

20/01/2012 – 12h00
ANKARA (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Le déploiement d’un système radar de détection antimissile précoce sur le sol turc par l’Oncle Sam risque de faire monter la tension entre les États-Unis et l’Iran d’un cran.

Situé dans la province de Malatya dans l’est de la Turquie, il a déjà déclenché la fureur des autorités iraniennes. Selon le site « Turquie News », le président du Parlement iranien Ali Larijani a déclaré à la presse turque que le radar américain n’était “profitable à aucun pays musulman”. Pour le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, il s’agit d’un système « purement défensif contre toute menace balistique ».

Crédit photo : gouvernement fédéral des États-Unis d’Amérique,, domaine public.

Donne-moi ton église que j’en fasse une mosquée

Donne-moi ton église que j’en fasse une mosquée

Toujours moins de chrétiens en Turquie

L’église Sainte-Sophie de Nicée (aujourd’hui Iznik) (photo) est un haut lieu du christianisme. Elle accueillit jadis deux importants conciles avant d’être transformée en mosquée par la conquête turque. Désaffectée depuis 1923, elle a été restaurée en 2007 pour servir de musée. A la veille de Noël, elle a de nouveau été transformée en mosquée…

Il y a un siècle, 30 % de la population vivant dans les frontières de l’actuelle Turquie étaient chrétienne; ils ne sont plus que 0,2 % aujourd’hui. Tout est dit dans ces deux chiffres: la Turquie est devenue entièrement musulmane au XXe siècle par la déportation et le massacre de ses minorités. C’est ce que publie régulièrement M. Ragip Zarakoglu, un éditeur courageux qui brise les tabous et qui défait l’histoire officielle. Erol Özkoray, rédacteur en chef de la revue « Idea Politika », écrit à son sujet: « En Turquie, il est le premier à briser le tabou concernant le génocide. […] C’est grâce à lui que nous avons su que dans ce pays nous avons eu plusieurs génocides: les Arméniens, mais aussi les Grecs d’Anatolie, les chaldéens, les cyriaques, bref tous les chrétiens de Turquie. »

Des chrétiens torturés, égorgés, décapités…

La Turquie est aussi, faut-il le rap peler, toujours candidate à l’entrée dans une Union européenne qui ne manifeste, elle, qu’un maigre intérêt pour les questions religieuses. Un de nos diplomates en poste dans le pays a bien voulu nous exposer la situation: « 99 % des Turcs se déclarent musulmans et l’islam s’exprime ici dans un cadre défini par l’Etat. » Et de préciser: « Ce dernier, croyez-moi, n’est en rien laïque: il recrute et rétribue les 83000 imams, contrôle toutes les mosquées, finance toutes les écoles coraniques, supervise les manuels d’enseignement et fait même figurer l’appartenance religieuse sur les cartes d’identité! Le regard des autorités turques sur les cultes non musulmans est donc absolument conditionné par l’islam: ils sont tolérés, mais perçus comme intrinsèquement étrangers ».

En 2006, un prêtre catholique a été assassiné à Trébizonde. En 2007, ce fut le tour d’un journaliste arménien à Istanbul, puis, en avril, eut lieu un crime particulièrement odieux, celui dont furent victimes deux Turcs et un Allemand, égorgés après de longues tortures sur leur lieu de travail, une maison d’édition protestante qui diffusait des Bibles. Et en 2010, Mgr Luigi Padovese, le vicaire apostolique, fut assassiné et décapité…

Un prêtre autrichien nous confie: « Les chrétiens en général et les catholiques en particulier sont ici dans une situation extrêmement précaire. Une estimation précise est difficile parce que depuis 1965, il n’y a plus de statistiques ethnico-religieuses officielles et les autorités se bornent à indiquer des chiffres frisant le ridicule ». Les chiffres officieux qu’il nous communique parlent de 130000 chrétiens. Les plus nombreux sont les Arméniens d’Istanbul (60000 à 90000) qui ont échappé aux déportations de 1915. Il y a environ 33000 catholiques (dont 15000 latins) et il ne subsiste sur ces vieilles terres de l’hellénisme qu’à peine 4000 Grecs orthodoxes.

Pas une seule église édifiée depuis 1911

La plupart de ces chrétiens ne disposent pas de lieux de culte et doivent donc se contenter de réunions dans des lieux privés. Aucune construction d’église « visible » (avec croix ou clocher) n’a été autorisée depuis 1911! Les Eglises ne peuvent d’ailleurs pas accéder à la propriété. Pourtant leurs biens immobiliers existent. Ils sont même innombrables (églises, séminaires, écoles, hôpitaux) mais ils ont simplement été confisqués, décennie après décennie, à l’image de l’église de Nicée.

Aussi, depuis 1970, l’Eglise catholique demande-t-elle à l’Etat turc une reconnaissance juridique. En vain. Elle ne bénéficiera pas plus de la récente loi sur la restitution de certains biens confisqués. Publiée le 27 août 2011, cette loi ne s´applique parcimonieusement qu’aux Arméniens, aux Grecs orthodoxes et aux Juifs. Mais pas à l’Eglise catholique. Et encore moins à l’église Ste Sophie de Nicée.

M. Selcuk Mülayim, professeur d’histoire de l’art à l´université de Marmara s’en était inquiété et avait prévenu ses compatriotes: « Cette mesure va déclencher des protestations du monde entier en raison de l´histoire de l´édifice et de sa signification pour le monde chrétien. » Ses craintes ne se sont pas vérifiées; les protestations ont été rares et inaudibles… Pour Mgr Edmond Farhat, ancien nonce apostolique à Ankara et qui, comme Libanais, s’exprime à la fois librement et dans un français parfait: « La Turquie est un pays qui se définit comme une démocratie laïque mais la liberté religieuse n’y existe que sur le papier. Il existe en fait en Turquie une christianophobie institutionnelle pas très différente de celle qui existe dans les autres pays musulmans ».

Un chrétien turc d’Istanbul nous a confié quant à lui, sous couvert d’anonymat bien entendu: « Les Européens se trompent; je croirai leurs discours généreux sur la cohabitation des religions et des peuples quand je verrai les Etats musulmans favoriser sur leur territoire tous les cultes. Soyez fermes! Aidez-nous! Rappelez à vos interlocuteurs turcs que la réciprocité est la clef de toute relation humaine. »

Message relayé, mais qui a peu de chances d’être entendu. Lorsque l’église Sainte-Sophie est redevenue mosquée, sur décision du pouvoir turc, l’Union européenne s’est tue. Pourquoi s’émouvoir? Il ne s’agissait après tout que d’un petit édifice de rien du tout, juste une église construite au VIe siècle sur le modèle de Sainte- Sophie de Constantinople par l’empereur Justinien Ier. Juste une église dont le nom, Hagia Sophia, signifie, en grec, la « sagesse divine ».

Dominique Fabre

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 18 janvier. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit photo : CyberMacs via Flickr, licence CC.

Donne-moi ton église que j’en fasse une mosquée

Chypre claquera-t-elle enfin la porte d’entrée européenne à la Turquie ? Par “Politically Incorrect”

Chypre claquera-t-elle enfin la porte d’entrée européenne à la Turquie ? Par “Politically Incorrect”

Après le Danemark qui vient tout juste d’accéder à la présidence européenne pour six mois, ce sera le tour de Chypre -la Chypre grecque, partie sud de l’ile séparée de la partie nord agressée en 1974 par la Turquie, et occupée depuis de manière illégale. Cette présidence est une provocation pour la Turquie, mais il est aussi question de gaz.

Serait-ce au titre d’une solidarité entre orthodoxes que Chypre, qui fait partie des états en faillite de l’UE, vient de bénéficier d’un crédit de 2,5 milliards d’euros de la part de la Russie? Pas seulement, car d’énormes gisements de gaz y ont été découverts, et l’agresseur et conquérant turc aimerait pouvoir unilatéralement décider du tracé des frontières et du partage de cette manne!

Le différent sera de taille. Et ils s’y rajouteront les élections qui auront lieu l’an prochain à Chypre, où aucun candidat ne pourra se permettre de faire cadeau aux Turcs de champs pétrolifères. Il y a donc de fortes chances pour que ce conflit se durcisse et tant que rien ne changera, la Turquie ne pourra pas adhérer à l’UE.

Ceci est évidemment connu à Ankara, où l’on cherche à définir une stratégie pour la suite. La partie nord de l’ile et la Turquie doivent-elles à nouveau se montrer aimables avec les Grecs, ou au contraire durcir sensiblement le ton pour intimider l’UE ? Tous s’interrogent pour savoir quelle sera la meilleure façon de procéder et le quotidien Hürriyet pose la question du remariage ou du divorce, sans apporter de réponse. Politically Incorrect est pour le divorce, pour la bonne raison que nous ne voulons pas accueillir encore 10 ou 15 millions de Turcs en Allemagne. Les chances sont donc bonnes cette année, pour que Chypre mette des obstacles sérieux à l’adhésion de la Turquie à l’UE.

[box class=”info”] Source en allemand : Politically Incorrect [/box]

Après les Arméniens, la Turquie massacre encore les Kurdes

Après les Arméniens, la Turquie massacre encore les Kurdes

30/12/2011 – 12h00
ANKARA (NOVOpress) –
La Turquie n’aime décidément pas les peuples qui dérangent son impérialisme. Après les Arméniens il y a un siècle, Ankara continue la persécution des Kurdes. L’aviation turque a massacré, jeudi, 35 jeunes kurdes, âgés de 16 à 20 ans, réfugiés dans un village irakien situé à la lisière de la frontière turque. Après avoir affirmé qu’un groupe de « rebelles séparatistes » était visé,  le pouvoir islamique turc évoquait en fin de journée une possible erreur… Ce qu’affirmaient plusieurs médias locaux et élus kurdes.

Ces tueries de longue date n’ont pas empêché le pouvoir islamique turc de donner des leçons de démocratie à la Syrie, sommée en novembre dernier, « d’engager des réformes démocratiques et de mettre fin à la répression ». Le régime islamique du Parti de la justice et du développement (AKP) d’Erdogan, continuait dans la même veine un mois plus tard en accusant cette fois la France d’un pseudo génocide en Algérie. Pour Riposte laïque, « Erdogan dit également n’importe quoi », en expliquant que « l’Algérie comptait 7,5 millions de musulmans en 1948, 8,5 millions en 1954, et… 11,5 millions en 1966, selon les recensements officiels. Il s’agit donc d’une croissance démographique remarquable, qui s’est même accélérée pendant la guerre d’Algérie. Comme extermination, on fait mieux… ».