La coalition qui dirige le Limbourg néerlandais tombe suite à la visite du président turc

La coalition qui dirige le Limbourg néerlandais tombe suite à la visite du président turc

22/04/2012 – 12h30
LA HAYE (NOVOpress via Lionel Baland) — Dans la province du Limbourg aux Pays-Bas, la coalition qui gouvernait, constituée du PVV (Parti pour la liberté dirigé par Geert Wilders, parti patriotique), du VVD (Parti libéral de droite) et du CDA (Parti démocrate-chrétien) est tombée ce vendredi 20 avril 2012.

Le CDA s’en est pris lors d’un débat au sein de l’assemblée législative de la Province au comportement de membres PVV de l’exécutif de la Province lors de la visite d’État du Président turc Abdullah Gül aux Pays-Bas. Le chef de file des élus du CDA au sein de l’organe législatif de la Province a déclaré que la confiance dans la coalition n’existe plus. Selon lui, le PVV a endommagé l’image du Limbourg et sa position dans le domaine du commerce international.

La dispute a débuté lorsque deux membres PVV de l’exécutif de la Province du Limbourg, Theo Krebber et Antoine Janssen, ont fait savoir qu’ils ne seraient pas présents lors d’un repas réunissant le président turc et les membres de l’exécutif provincial. Ils ont ensuite changé d’avis, au grand déplaisir des élus PVV au sein du législatif de la Province, lorsqu’il a été établi que la Reine Beatrix serait présente.

Le groupe des élus travaillistes (PvdA) a introduit une motion de méfiance à l’encontre de Theo Krebber et Antoine Janssen. Le PvdA prétend que les deux PVV ont annulé sous la pression de leur parti. Theo Krebber dément. Il indique avoir raté un courriel au sein duquel était annoncée la présence de la Reine Beatrix. Lorsqu’il a appris que la Reine viendrait, il a décidé d’assister au repas. Le PvdA a retiré sa motion de méfiance lorsque le CDA s’est retiré de la coalition qui dirige la Province du Limbourg.

Précisions :

1/ Le Limbourg néerlandais est devenu un bastion du PVV, alors qu’il a été durant des décennies un bastion CDA.

2/ Le PVV, parti opposé à l’islam, obtient de très bon résultats dans cette province qui compte peu de musulmans, pas beaucoup d’étrangers et peu de problèmes économiques et de chômage.

3/ La fin de la coalition qui dirige la Province de Limbourg s’est déroulée vendredi 20 avril 2012, donc avant que, hier, le Parti de la liberté (PVV) de Geert Wilders retire son soutien à la coalition gouvernementale des Pays-Bas, soutien qui est indispensable à cette coalition minoritaire.

Image en Une : drapeau du Limbourg néerlandais.

Méditation pascalienne à l’ombre du drapeau turc

Méditation pascalienne à l’ombre du drapeau turc

« Les Turcs d’un côté, les Arméniens de l’autre, on se croirait… » Le Monsieur distingué était énervé. Refoulé par les CRS qui barraient la rue de Vaugirard, il s’était imaginé, comme moi et comme pas mal d’autres, qu’il allait pouvoir faire le tour et arriver au Luxembourg en remontant par la rue de Tournon. Las, une fois arrivé au sommet, après s’être frayé un passage dans la foule, un autre barrage. Le Monsieur distingué avait vainement tenté d’expliquer qu’il était quelqu’un d’important, membre d’un organisme officiel, – c’était écrit sur la carte qu’il brandissait –, et qu’on l’attendait à l’Institut océanographique. Les CRS n’avaient rien voulu entendre. Il y avait de quoi être énervé. Et puis c’est vrai que, entre le podium des Arméniens surmonté d’une énorme banderole « Négationnisme = racisme », et derrière, tenus à distance par force barrières et CRS pour éviter un massacre, toute la troupe des Turcs brandissant des drapeaux turcs, on se serait cru…

Le Monsieur distingué s’est arrêté. Il s’est raidi visiblement : puissance de l’autocensure, a fortiori devant le Sénat et quand on vient d’exhiber aux CRS une carte tricolore. Il a repris : « On se croirait au XXe siècle ». Puis, piteusement, pour se justifier : « Et nous sommes au XXIe ». Et il est reparti très vite en sens inverse.

Méditation pascalienne à l’ombre du drapeau turc
Blaise Pascal, marbre d’Augustin Pajou (1785), musée du Louvre. Crédit photo : Jastrow, domaine public.

Pendant que je redescendais à mon tour la rue condamnée, cette histoire de vingtième siècle me trottait absurdement dans la tête. « On se croirait au XXe siècle », quel sens est-ce que cela peut bien avoir ? Quel est le rapport ? Finalement, peut-être par besoin de me raccrocher à une pensée claire et forte, et française, je me suis rappelé la définition de la tyrannie dans les Pensées de Pascal : « La tyrannie est de vouloir avoir par une voie ce qu’on ne peut avoir que par une autre. On rend différents devoirs aux différents mérites, devoir d’amour à l’agrément, devoir de crainte à la force, devoir de créance à la science. On doit rendre ces devoirs-là, on est injuste de les refuser, et injuste d’en demander d’autres. Ainsi ces discours sont faux, et tyranniques : je suis beau, donc on doit me craindre, je suis fort, donc on doit m’aimer, je suis… » J’ai une majorité parlementaire, je décide de ce qu’on doit croire en histoire. Un fait historique, fût-il parfaitement attesté, fût-il aussi certain qu’un fait historique peut l’être – d’une certitude, comme on dit, morale –, ne peut pas faire l’objet d’une loi. Il peut y avoir de l’ignorance, il peut y avoir de la mauvaise foi, il peut y avoir de la folie à nier un fait historique, mais en tirer un délit pénal est de la tyrannie.

Il est frappant, me disais-je en essayant de trouver une rue latérale qui ne fût pas barrée, que, de tous les hommes politiques, philosophes médiatiques, membres de l’Académie, qui ont écrit contre cette loi dans les pages « Idées » du Figaro et les pages « Opinions » du Monde – ou est-ce l’inverse ? –, pas un n’ait rappelé ce principe si simple. Ils ont préféré battre la campagne, invoquer des considérations diplomatiques ou des intérêts commerciaux, expliquer qu’on ne pouvait pas légiférer sur ce génocide-là parce que la France n’y avait pas été impliquée (oh la grosse ficelle !), ou, au mieux, plaider en général pour la liberté d’expression. Il ne s’agit pourtant pas, ou il ne s’agit que très secondairement, de liberté d’expression. Ce qui est en cause, c’est le statut d’un fait historique : un fait historique ne peut faire l’objet d’une loi parce qu’il n’est, tout simplement, pas du même ordre. Mais la pensée officielle, dans la France d’aujourd’hui, est essentiellement désordonnée.

« D’où apprendrons-nous donc la vérité des faits ? Ce sera des yeux, qui en sont les légitimes juges, comme la raison l’est des choses naturelles et intelligibles, et la foi des choses surnaturelles et révélées ». Si Pascal y insiste dans Les Provinciales, c’est pour montrer que personne, pas même le pape, ne peut obliger à croire que les « cinq propositions » sont dans le livre de Jansénius. « Ce fut aussi en vain, lance-t-il aux jésuites, que vous obtîntes contre Galilée ce décret de Rome, qui condamnait son opinion touchant le mouvement de la Terre. Ce ne sera pas cela qui prouvera qu’elle demeure en repos; et si l’on avait des observations constantes qui prouvassent que c’est elle qui tourne, tous les hommes ensemble ne l’empêcheraient pas de tourner, et ne s’empêcheraient pas de tourner aussi avec elle. »

Les théologiens répondirent en distinguant deux catégories de faits : le fait simple et le « fait dogmatique », c’est-à-dire lié à une question de foi, qu’on est obligé de croire à peine d’hérésie. Il fut longtemps de bon ton pour les laïques de tourner en dérision ces subtilités. La République, qui faisait étudier Pascal dans tous ses lycées, se posait, contre l’Église, en championne de la libre recherche et de la science indépendante. Ces temps sont révolus. La République passe son temps à créer des faits dogmatiques, et pas seulement en histoire : en biologie, en démographie, en criminologie… Il est vrai que l’Éducation nationale a désormais d’autres classiques que Pascal. La terre, elle, continue de tourner.

Flavien Blanchon pour Novopress France.

Mise en service du système radar américain en Turquie

Mise en service du système radar américain en Turquie

20/01/2012 – 12h00
ANKARA (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Le déploiement d’un système radar de détection antimissile précoce sur le sol turc par l’Oncle Sam risque de faire monter la tension entre les États-Unis et l’Iran d’un cran.

Situé dans la province de Malatya dans l’est de la Turquie, il a déjà déclenché la fureur des autorités iraniennes. Selon le site « Turquie News », le président du Parlement iranien Ali Larijani a déclaré à la presse turque que le radar américain n’était “profitable à aucun pays musulman”. Pour le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, il s’agit d’un système « purement défensif contre toute menace balistique ».

Crédit photo : gouvernement fédéral des États-Unis d’Amérique,, domaine public.

Donne-moi ton église que j’en fasse une mosquée

Donne-moi ton église que j’en fasse une mosquée

Toujours moins de chrétiens en Turquie

L’église Sainte-Sophie de Nicée (aujourd’hui Iznik) (photo) est un haut lieu du christianisme. Elle accueillit jadis deux importants conciles avant d’être transformée en mosquée par la conquête turque. Désaffectée depuis 1923, elle a été restaurée en 2007 pour servir de musée. A la veille de Noël, elle a de nouveau été transformée en mosquée…

Il y a un siècle, 30 % de la population vivant dans les frontières de l’actuelle Turquie étaient chrétienne; ils ne sont plus que 0,2 % aujourd’hui. Tout est dit dans ces deux chiffres: la Turquie est devenue entièrement musulmane au XXe siècle par la déportation et le massacre de ses minorités. C’est ce que publie régulièrement M. Ragip Zarakoglu, un éditeur courageux qui brise les tabous et qui défait l’histoire officielle. Erol Özkoray, rédacteur en chef de la revue « Idea Politika », écrit à son sujet: « En Turquie, il est le premier à briser le tabou concernant le génocide. […] C’est grâce à lui que nous avons su que dans ce pays nous avons eu plusieurs génocides: les Arméniens, mais aussi les Grecs d’Anatolie, les chaldéens, les cyriaques, bref tous les chrétiens de Turquie. »

Des chrétiens torturés, égorgés, décapités…

La Turquie est aussi, faut-il le rap peler, toujours candidate à l’entrée dans une Union européenne qui ne manifeste, elle, qu’un maigre intérêt pour les questions religieuses. Un de nos diplomates en poste dans le pays a bien voulu nous exposer la situation: « 99 % des Turcs se déclarent musulmans et l’islam s’exprime ici dans un cadre défini par l’Etat. » Et de préciser: « Ce dernier, croyez-moi, n’est en rien laïque: il recrute et rétribue les 83000 imams, contrôle toutes les mosquées, finance toutes les écoles coraniques, supervise les manuels d’enseignement et fait même figurer l’appartenance religieuse sur les cartes d’identité! Le regard des autorités turques sur les cultes non musulmans est donc absolument conditionné par l’islam: ils sont tolérés, mais perçus comme intrinsèquement étrangers ».

En 2006, un prêtre catholique a été assassiné à Trébizonde. En 2007, ce fut le tour d’un journaliste arménien à Istanbul, puis, en avril, eut lieu un crime particulièrement odieux, celui dont furent victimes deux Turcs et un Allemand, égorgés après de longues tortures sur leur lieu de travail, une maison d’édition protestante qui diffusait des Bibles. Et en 2010, Mgr Luigi Padovese, le vicaire apostolique, fut assassiné et décapité…

Un prêtre autrichien nous confie: « Les chrétiens en général et les catholiques en particulier sont ici dans une situation extrêmement précaire. Une estimation précise est difficile parce que depuis 1965, il n’y a plus de statistiques ethnico-religieuses officielles et les autorités se bornent à indiquer des chiffres frisant le ridicule ». Les chiffres officieux qu’il nous communique parlent de 130000 chrétiens. Les plus nombreux sont les Arméniens d’Istanbul (60000 à 90000) qui ont échappé aux déportations de 1915. Il y a environ 33000 catholiques (dont 15000 latins) et il ne subsiste sur ces vieilles terres de l’hellénisme qu’à peine 4000 Grecs orthodoxes.

Pas une seule église édifiée depuis 1911

La plupart de ces chrétiens ne disposent pas de lieux de culte et doivent donc se contenter de réunions dans des lieux privés. Aucune construction d’église « visible » (avec croix ou clocher) n’a été autorisée depuis 1911! Les Eglises ne peuvent d’ailleurs pas accéder à la propriété. Pourtant leurs biens immobiliers existent. Ils sont même innombrables (églises, séminaires, écoles, hôpitaux) mais ils ont simplement été confisqués, décennie après décennie, à l’image de l’église de Nicée.

Aussi, depuis 1970, l’Eglise catholique demande-t-elle à l’Etat turc une reconnaissance juridique. En vain. Elle ne bénéficiera pas plus de la récente loi sur la restitution de certains biens confisqués. Publiée le 27 août 2011, cette loi ne s´applique parcimonieusement qu’aux Arméniens, aux Grecs orthodoxes et aux Juifs. Mais pas à l’Eglise catholique. Et encore moins à l’église Ste Sophie de Nicée.

M. Selcuk Mülayim, professeur d’histoire de l’art à l´université de Marmara s’en était inquiété et avait prévenu ses compatriotes: « Cette mesure va déclencher des protestations du monde entier en raison de l´histoire de l´édifice et de sa signification pour le monde chrétien. » Ses craintes ne se sont pas vérifiées; les protestations ont été rares et inaudibles… Pour Mgr Edmond Farhat, ancien nonce apostolique à Ankara et qui, comme Libanais, s’exprime à la fois librement et dans un français parfait: « La Turquie est un pays qui se définit comme une démocratie laïque mais la liberté religieuse n’y existe que sur le papier. Il existe en fait en Turquie une christianophobie institutionnelle pas très différente de celle qui existe dans les autres pays musulmans ».

Un chrétien turc d’Istanbul nous a confié quant à lui, sous couvert d’anonymat bien entendu: « Les Européens se trompent; je croirai leurs discours généreux sur la cohabitation des religions et des peuples quand je verrai les Etats musulmans favoriser sur leur territoire tous les cultes. Soyez fermes! Aidez-nous! Rappelez à vos interlocuteurs turcs que la réciprocité est la clef de toute relation humaine. »

Message relayé, mais qui a peu de chances d’être entendu. Lorsque l’église Sainte-Sophie est redevenue mosquée, sur décision du pouvoir turc, l’Union européenne s’est tue. Pourquoi s’émouvoir? Il ne s’agissait après tout que d’un petit édifice de rien du tout, juste une église construite au VIe siècle sur le modèle de Sainte- Sophie de Constantinople par l’empereur Justinien Ier. Juste une église dont le nom, Hagia Sophia, signifie, en grec, la « sagesse divine ».

Dominique Fabre

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 18 janvier. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit photo : CyberMacs via Flickr, licence CC.

Donne-moi ton église que j’en fasse une mosquée

Chypre claquera-t-elle enfin la porte d’entrée européenne à la Turquie ? Par “Politically Incorrect”

Chypre claquera-t-elle enfin la porte d’entrée européenne à la Turquie ? Par “Politically Incorrect”

Après le Danemark qui vient tout juste d’accéder à la présidence européenne pour six mois, ce sera le tour de Chypre -la Chypre grecque, partie sud de l’ile séparée de la partie nord agressée en 1974 par la Turquie, et occupée depuis de manière illégale. Cette présidence est une provocation pour la Turquie, mais il est aussi question de gaz.

Serait-ce au titre d’une solidarité entre orthodoxes que Chypre, qui fait partie des états en faillite de l’UE, vient de bénéficier d’un crédit de 2,5 milliards d’euros de la part de la Russie? Pas seulement, car d’énormes gisements de gaz y ont été découverts, et l’agresseur et conquérant turc aimerait pouvoir unilatéralement décider du tracé des frontières et du partage de cette manne!

Le différent sera de taille. Et ils s’y rajouteront les élections qui auront lieu l’an prochain à Chypre, où aucun candidat ne pourra se permettre de faire cadeau aux Turcs de champs pétrolifères. Il y a donc de fortes chances pour que ce conflit se durcisse et tant que rien ne changera, la Turquie ne pourra pas adhérer à l’UE.

Ceci est évidemment connu à Ankara, où l’on cherche à définir une stratégie pour la suite. La partie nord de l’ile et la Turquie doivent-elles à nouveau se montrer aimables avec les Grecs, ou au contraire durcir sensiblement le ton pour intimider l’UE ? Tous s’interrogent pour savoir quelle sera la meilleure façon de procéder et le quotidien Hürriyet pose la question du remariage ou du divorce, sans apporter de réponse. Politically Incorrect est pour le divorce, pour la bonne raison que nous ne voulons pas accueillir encore 10 ou 15 millions de Turcs en Allemagne. Les chances sont donc bonnes cette année, pour que Chypre mette des obstacles sérieux à l’adhésion de la Turquie à l’UE.

[box class=”info”] Source en allemand : Politically Incorrect [/box]

Après les Arméniens, la Turquie massacre encore les Kurdes

Après les Arméniens, la Turquie massacre encore les Kurdes

30/12/2011 – 12h00
ANKARA (NOVOpress) –
La Turquie n’aime décidément pas les peuples qui dérangent son impérialisme. Après les Arméniens il y a un siècle, Ankara continue la persécution des Kurdes. L’aviation turque a massacré, jeudi, 35 jeunes kurdes, âgés de 16 à 20 ans, réfugiés dans un village irakien situé à la lisière de la frontière turque. Après avoir affirmé qu’un groupe de « rebelles séparatistes » était visé,  le pouvoir islamique turc évoquait en fin de journée une possible erreur… Ce qu’affirmaient plusieurs médias locaux et élus kurdes.

Ces tueries de longue date n’ont pas empêché le pouvoir islamique turc de donner des leçons de démocratie à la Syrie, sommée en novembre dernier, « d’engager des réformes démocratiques et de mettre fin à la répression ». Le régime islamique du Parti de la justice et du développement (AKP) d’Erdogan, continuait dans la même veine un mois plus tard en accusant cette fois la France d’un pseudo génocide en Algérie. Pour Riposte laïque, « Erdogan dit également n’importe quoi », en expliquant que « l’Algérie comptait 7,5 millions de musulmans en 1948, 8,5 millions en 1954, et… 11,5 millions en 1966, selon les recensements officiels. Il s’agit donc d’une croissance démographique remarquable, qui s’est même accélérée pendant la guerre d’Algérie. Comme extermination, on fait mieux… ».

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

[box class=”info”] Par Aymeric Chauprade le 24 décembre 2011. [/box]

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe et nous brouillent avec la Turquie

J’interromps un long silence, volontaire je dois dire. La raison ? Une série de voyages, en Amérique Latine et dans le monde arabe, mais aussi la volonté de prendre du recul sur les nombreux événements qui ont fait l’actualité géopolitique récente. J’espère ne pas avoir trop déçu les lecteurs qui pouvaient légitimement attendre mes commentaires durant ces dernières semaines. Qu’ils se disent que dans notre société d’immédiateté et de bruit de fond, l’abstinence est parfois aussi un bienfait.

Le vote par l’Assemblée nationale française d’une loi visant à pénaliser la contestation du génocide arménien, me paraît être, pour quelqu’un qui se réclame de la realpolitik, un bon moment pour revenir au débat.

Chacun sait que je ne suis pas favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, et cela pour une raison simple : non seulement les Turcs ne sont pas Européens, mais l’idée même d’Europe s’est en partie forgée dans l’opposition aux Turcs ottomans. Le monde turcophone est une aire culturelle qui dispose de ses propres critères de civilisation, et qui ne se limite pas à la différence religieuse avec les Européens. Et si j’étais méchant je dirais que comme je ne leur veux pas de mal, je n’ai aucune raison de leur souhaiter de monter à bord d’un bateau qui coule.

De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe…

Pour autant, ni l’affection particulière que l’on peut avoir pour le peuple arménien, ni l’opposition à la candidature turque à l’Union européenne, ni l’hostilité de certains à l’AKP (le parti islamiste turc qui gouverne), ne doivent affaiblir notre sens du discernement.

J’ai noté, ces derniers temps, que chercher des querelles avec « l’ennemi musulman » était une pente à laquelle cédait facilement nombre de défenseurs des identité française et européenne. Quand on entre dans ce genre de logique, il convient d’observer une règle de bon sens qui consiste à se demander pour « qui roule-t-on vraiment ?». Il est évident que tout ce qui conduit à l’aggravation des relations entre les peuples européens d’un côté, les Iraniens, les Turcs et les Arabes de l’autre, sert les Américains et les Israéliens mais certainement pas les Européens. Que les choses soient dites clairement à ceux qui pensent qu’Huntington a la solution : nous ne règlerons pas le problème de l’immigration extra-européenne par la guerre avec le monde musulman.

Qu’il soit bien entendu ensuite que le réalisme (la realpolitik) ne signifie pas l’absence de valeurs ou le piétinement de celle-ci. J’établis une distinction entre les « Droits de l’Homme », fabrication révolutionnaire, et la liberté, valeur antique. La liberté, depuis la Grèce, Rome et la chevalerie européenne, est au cœur de ce qu’est l’identité de l’Europe. Les « Droits de l’Homme », droits abstraits d’un homme abstrait, n’ont, quant à eux, rien à voir avec la liberté, et bien au contraire ! C’est au nom des « Droits de l’Homme » que depuis deux siècles, une seule et même politique de Terreur est menée : celle qui terrorise les peuples et les prend pour cible davantage que leurs armées, autant dans la France de 1793, que dans le vieux Sud américain, l’Irak baasiste, la Serbie, la Libye, sans oublier Dresde et Cologne, Hiroshima et Nagasaki. Demain peut-être en Syrie et en Iran.

La realpolitik c’est d’abord le rejet de cette politique des « Droits de l’Homme » qui au prétexte de libérer les peuples d’eux-mêmes, n’a cessé de les assassiner et de les livrer à des forces étrangères. La realpolitik c’est ensuite la première protection de l’idée de liberté, valeur essentielle de la civilisation européenne, qui, associée à l’exercice de la raison, est sans conteste le premier facteur du succès historique de l’Occident.

Les « Droits de l’Homme » sont en train de détruire ce que la liberté et la raison ont construit durant des siècles en Occident. Ils détruisent la puissance des Européens, annihilent leur capacité à établir le diagnostic lucide de leur véritable situation (soumission au mondialisme américain et invasion migratoire), et attisent le ressentiment des vieux peuples qui reviennent dans l’Histoire (Russes, Chinois, Indiens, Iraniens, Turcs…).

Je ne suis pas en train de contester la loi votée sur le génocide arménien au motif d’intérêts purement économiques qui seraient menacés et en m’asseyant sur mes principes. Je conteste cette mauvaise idée, parce qu’elle est, une fois de plus, le produit de l’aveuglement provoqué par la fiction des « Droits de l’Homme ».

Et plus cette fiction s’impose dans notre pays, au détriment de la realpolitik, plus la liberté recule.

Cela fait des années que la liberté d’investigation dans le champ de l’Histoire est fragilisée en France, qu’une politique de Terreur mémorielle règne sur notre pays, et que le débat est écarté au profit de la loi, surtout quand les vérités dominantes commencent à être menacées par des arguments « trop convaincants ».

Il n’est plus permis d’affirmer librement les conclusions de travaux scientifiques portant sur certaines périodes de l’Histoire (Deuxième Guerre mondiale et époque coloniale surtout) ; il n’est plus possible d’énoncer des faits et des chiffres qui établiraient un lien entre immigration et criminalité. Et, à la différence du monde-anglo-saxon, il n’est plus possible de travailler sur les différences génétiques et biologiques entre groupes ethniques et raciaux.

Ce n’est plus la science (sciences humaines et sciences exactes), ou du moins la résultante de ses libres débats, qui, chez nous, tend à énoncer la vérité, ce sont des dogmes idéologiques. Et quand ces dogmes faiblissent face à l’exercice de la raison, des lois viennent immédiatement à leur renfort pour empêcher la raison de progresser. Il existe un exemple consternant de cet effacement de la vérité scientifique, au profit de l’idéologie, un exemple qui normalement devrait réveiller les Français, ceci tout simplement parce qu’il frappe directement leurs enfants : la théorie du genre (la gender theory) qui postule que la différenciation sexuelle est le produit d’une détermination sociologique et non d’une détermination biologique, et qui est imposée à nos écoliers contre la vérité scientifique, et pas seulement contre les morales juive, chrétienne et musulmane, ou les sagesses asiatiques. Certes, les manuels d’histoire souffrent depuis bien longtemps d’une vision déformée de l’Histoire. Des médiévistes comme Régine Pernoud ou Jacques Heers se sont battus, à juste titre, contre l’image noire que l’enseignement républicain a donnée du Moyen-âge, un Moyen-âge version « Nom de la Rose », ramené aux dents pourries et à la peste, caricaturé à l’extrême pour mieux souligner la césure de la Renaissance, et surtout un Moyen-âge privé de sa dimension fondamentale : « l’enchantement » et la spiritualité. Ce qu’il y a d’essentiel dans le Moyen-âge – la puissance de la foi et l’enchantement du réel- est complètement passé à côté de nos écoliers. Comme la philosophie médiévale d’ailleurs, puisque notre enseignement de la philosophie saute allègrement de Platon à Helvétius.

Au-delà du seul Moyen-âge, et pour renforcer sa légitimité, la République n’a cessé d’inculquer à ses petits écoliers une vision manichéenne de l’Ancien Régime. Cette vision grossière et contraire à la vérité s’est étendue ensuite à l’époque coloniale, durant les trois dernières décennies, avant d’englober toute l’histoire de la civilisation européenne. Dans les derniers manuels d’histoire, ce qui a été grand est dominateur (Louis XIV, Napoléon) y est volontairement effacé au profit d’empires africains incertains. Mais ce qui est nouveau, c’est que les manuels de Sciences et vie sont maintenant également rattrapés par les dogmes de l’idéologie dominante. Le fait d’être un homme ou une femme est désormais aussi une construction sociologique, et par voie conséquence il devient légitime de pouvoir changer de sexe et de sexualité. Pour donner une légitimité au résultat de la démonstration, on a tordu les prémisses. Le contraire même de la démarche scientifique. Le sexe n’est plus un fait naturel qui s’impose à nous dès notre naissance. Il y a eu d’abord la négation des races, puis celle des nations ; il y a maintenant la négation des sexes. Et la loi est désormais chargée de nous faire entrer dans le crâne cette nouvelle religion mondialiste et ses dogmes si le conformisme n’y parvient naturellement.

La nouvelle religion a sa nouvelle histoire, laquelle est ponctuée de catastrophes incontournables, l’Holocauste des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, dans une moindre mesure celui des Arméniens, puis le « petit Holocauste » du 11 septembre. Certains holocaustes, mais pas tous quand même ! On n’imagine guère en effet nos députés votant une loi pénalisant la négation du génocide des Indiens d’Amérique lequel est au fondement pourtant de la création des… Etats-Unis d’Amérique, ou une loi visant à pénaliser la négation de la dispersion palestinienne en 1948 et 67. Il faut dire qu’il y a peu d’Indiens qui voteront à la prochaine élection présidentielle française. Peu de Palestiniens non plus, même s’il y a pourtant beaucoup d’Arabes. Le jour où la proportion de Français rendue à l’évidence deviendra trop importante, on peut s’attendre aussi à une loi pénalisant la contestation de la version officielle du 11 septembre.

Aujourd’hui en France, un universitaire est emprisonné (après avoir été détruit socialement) non parce qu’il a attaqué une banque, mais parce qu’il a osé contester des vérités historiques établies. A l’inverse, ceux qui martyrisent de façon quotidienne les Français (Français de souche ou nouveaux Français qui ont fait l’effort de le devenir), ceux qui les volent, les insultent, bousculent leurs Anciens, giflent leurs ados maigrichons et terrorisent leurs filles, ceux-là n’intéressent pas la représentation nationale. Non, pour nos députés, ce qui est essentiel, c’est de protéger la mémoire arménienne, comme ils ont cru protéger hier la mémoire juive. Manifestement, ils pensent avoir été élus pour ployer le genoux devant les minorités, plutôt que de s’occuper d’une masse de braves Français qui, inexplicablement, renouvelle leur mandat depuis plus trois décennies.

Je reviens à cette mauvaise idée de loi sur le génocide arménien.

1/ Ce débat doit rester celui des historiens. Les Parlementaires, dont l’immense majorité est ignare et n’a jamais lu un seul livre sur le sujet, n’ont pas à s’en mêler. Ils n’ont pas plus à légiférer sur la question arménienne, qu’ils n’avaient hier à légiférer sur les drames concentrationnaires de la Deuxième Guerre mondiale.

2/ Cette question appartient aux Arméniens et aux Turcs. Elle regarde la Turquie et non la France. Il ne faut pas venir se plaindre si les Turcs rétorquent en se penchant sur notre passé colonial. C’était tellement prévisible. Parler de l’Algérie pour les Turcs c’est à la fois semer la discorde chez nous, mais c’est aussi rehausser un peu plus le prestige de la Turquie dans le Maghreb.

3/ Puisqu’ils se déchaînent maintenant sur notre Histoire, j’avoue que les Turcs m’amuseraient davantage s’ils s’occupaient de légiférer sur la contestation du génocide des Vendéens. S’ils ne les connaissent pas encore, qu’ils se précipitent sur les ouvrages de l’historien français Reynald Secher, spécialiste des guerres de Vendée. Ils y trouveront les textes de la Convention qui donnèrent l’ordre explicite d’éradiquer une population toute entière, hommes, femmes et enfants, parce qu’elle était, « ethniquement contre-révolutionnaire ». Ils y découvriront des massacres de grande ampleur qui ne furent pas le résultat de débordements de la part des exécutants, mais bien d’une politique criminelle planifiée au plus haut niveau, utilisant des méthodes préindustrielles (noyades de Carrier à Nantes) et la Terreur (tannage des peaux humaines, cannibalisme, nourrissons cuits dans des fours à pain) comme stratégie militaire.

J’imagine même combien il serait intéressant pour une élite turco-musulmane anti-kémaliste de découvrir combien leurs adversaires « jacobins » kémalistes doivent à cette Révolution française, qui fut aussi la matrice des grands totalitarismes du XXe siècle (bolchévisme et nazisme) et des grandes idéologies modernistes du monde musulman auxquels s’opposent islamistes turcs et Frères musulmans arabes !

Si nos gouvernants ont décidé de nous faire détester par des pays émergents qui comptent de plus en plus, comme le Mexique (avec l’affaire Cassez) ou la Turquie, qu’ils nous le disent clairement. De ce point de vue, les résultats engrangés durant l’année 2011 sont exceptionnels !

Le Maroc a interdit ce 24 décembre un numéro de L’Express figurant Mahomet. Début de scandale dans notre presse bienpensante. Et alors ? Nouvelle leçon de Droits de l’Homme à attendre ? Il ne suffit pas de la Tunisie, du Mexique, de la Turquie, il nous faut maintenant nous fâcher avec le Maroc ? Nous ne sommes pas en train de parler d’un titre de presse français sur le territoire français mais d’un titre français sur le territoire marocain. Les Marocains n’ont-ils pas le droit de faire ce qu’ils veulent chez eux ? Ils seraient donc obligés de distribuer L’Express ? Ils n’auraient pas le droit d’estimer que ce numéro peut constituer un trouble à l’ordre public ? Le PJD (parti islamiste) n’est-il pas encore assez fort (il gouverne) à nos yeux qu’il faudrait lui donner encore un coup de main ? Il y a un très bon historien du Maroc (je ne peux que recommander son excellente et tout récente Histoire du Maroc), Bernard Lugan qui ne doit pas en revenir en ce moment ! Il y a quelques jours, l’émission qu’il enregistrait pour I-Télévision avec Robert Ménard, afin de présenter un décapant essai « Décolonisez l’Afrique ! » (paru aux éditions Ellipses début décembre) a été purement et simplement censurée, c’est-à-dire enregistrée mais jamais diffusée. Nos amis marocains devraient poser la question à la France : si vous interdisez de parole votre plus grand historien de l’Afrique, pourquoi alors ne pourrions-nous pas (de temps en temps mais c’est tellement rare !) bloquer la distribution de l’un de vos titres de presse sur notre territoire ?

A la vitesse à laquelle la France multiplie les querelles, il faut maintenant se poser une question. La bêtise suffit-elle à tout expliquer ? Ou bien y-a-t-il une force plus profonde qui pousse dans cette direction ?

Aymeric Chauprade

[box class=”info”] Source : Carnet de bord d’Aymeric Chauprade. [/box]

Algérie : la Turquie a la mémoire courte, par Bernard Lugan

Algérie : la Turquie a la mémoire courte, par Bernard Lugan

 

Les déclarations du Premier ministre turc, Monsieur Erdogan, à propos du « génocide » que la France aurait commis en Algérie, relèvent à la fois de l’hystérie verbale et de la plus grotesque manipulation historique. De plus, Monsieur Erdogan est bien mal placé pour parler de « génocide » en Algérie, région qui fut durant trois siècles une colonie ottomane sous le nom de Régence d’Alger (Wilayat el-Djezair en arabe et Gezayir-i Garp en turc), et dans laquelle les janissaires turcs s’illustrèrent par leurs méthodes particulièrement brutales et expéditives.

En 1520, Sidi Ahmed ou el Kadhi fut le premier résistant kabyle à la colonisation turque, réussissant même à s’emparer d’Alger et forçant le chef de bande Khar ad-Din Barberos à se replier à Djidjelli.

En 1609, les Kabyles vinrent battre les murs d’Alger puis, entre 1758 et 1770, ce fut toute la Kabylie qui se souleva. Au début du XIXème siècle, plusieurs autres insurrections se produisirent, notamment entre 1805 et 1813, puis en 1816 et enfin en 1823. Il en fut de même dans les Aurès où les Chaouias réussirent à interdire toute présence effective du pouvoir ottoman. Constantine fut un cas à part car les Ottomans y avaient de solides alliés avec la tribu des Zemoul, ce qui n’empêcha pas les autres tribus kabyles de se soulever régulièrement.

Tous ces mouvements furent noyés dans le sang, à l’image de ce qui fut la règle en Libye : « La force est employée à la turque : les colonnes de réguliers, Turcs et Couloughlis, usent du sabre, du fusil et du canon, brûlent récoltes et villages, s’emparent d’otages, empalent et décapitent, exposant par dizaines les têtes coupées. L’usage de la force démontre la résolution du maître et l’irréversibilité de la situation » [1]

Dans la Régence d’Alger, les Turcs pratiquèrent une ségrégation institutionnalisée, la politique de l’élite dirigeante militaro administrative ottomane étant d’éviter de se dissoudre par mariage dans la masse de la population.
La violence ottomane ne s’exerça pas uniquement contre les populations locales. Quelques exemples :
– Le 27 mai 1529, après un siège de trois semaines, les 25 survivants de la garnison espagnole qui défendait le fort construit dans la baie d’Alger capitulèrent contre la promesse qu’ils auraient la vie sauve ; or, leur chef, le comte Martin de Vargas, grièvement blessé, fut massacré à coups de bâton par les soldats turcs.
– Le 20 juillet 1535 Khayr ad-Din Barbaros lança un raid sur l’île de Minorque, aux Baléares, enlevant plusieurs centaines de captifs, hommes, femmes et enfants qui furent vendus sur le marché aux esclaves d’Alger.
– En 1682, après que le Dey eut déclaré la guerre à la France, l’amiral Duquesne se présenta devant Alger où les Turcs massacrèrent le père Jean Le Vacher, consul de France, en l’attachant à la bouche d’un canon[2]
– En 1688, pour lutter contre les pirates, le maréchal d’Estrées bombarda Alger et plusieurs captifs français furent également attachés à des canons.

La piraterie constitua jusqu’au début du XIXème siècle le cœur de la vie politique et économique de la Régence turque d’Alger. Il s’agissait bien de piraterie et non de Course puisque les raïs, les capitaines, n’obéissaient pas aux règles strictes caractérisant cette dernière. La recherche historique a en effet montré que son but n’était pas de s’attaquer, avec l’aval des autorités, à des navires ennemis en temps de guerre, mais que son seul objectif était le butin. A l’exception du raïs Hamidou, tous les acteurs de cette piraterie étaient des Turcs, de naissance ou renégats, aucun n’était d’origine algérienne.

Ceci étant, deux choses doivent être claires :
1) Les lois mémorielles (loi Gayssot, loi Taubira et autres) interdisent et assassinent la recherche historique et c’est pourquoi tout historien sérieux doit exiger leur abrogation.
2) Les politiques n’ont pas à encadrer l’Histoire ; quant aux députés, au lieu de voter des lois mémorielles électoralistes, ils feraient mieux de se préoccuper du sort des Français qui les ont élus. Mais, comme le disait Charles Maurras : « A quoi songe un élu ? A être réélu ».

Bernard Lugan, le 23/12/12

[1] Martel, A., « Souveraineté et autorité ottomane : la Province de Tripoli du Couchant (1835-1918) ». Université Paul Valéry. Montpellier, en ligne.
[2] En 1830, après la prise d’Alger, le canon surnommé la « Consulaire », fut envoyé à Brest où il se trouve actuellement.

[box class=”info”]Article de Bernard Lugan du 23 décembre 2011. Libre reprise de Novopress. Source : bernardlugan.blogspot.com[/box]

Génocide arménien : vers une loi mémorielle de plus en France ?

21/12/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
L’Assemblée nationale examinait ce matin, un projet de loi condamnant le génocide arménien ainsi que sa négation (passible d’un an de prison et de 45000 euros d’amende). Cette loi, qui succèderait à la loi Taubira ou encore à la loi Fabius-Gayssot, serait ainsi une loi de plus imposant, sous peine de prison, une histoire officielle et non discutable.

Elle provoque d’ores et déjà la colère de la communauté turque de France mais aussi et surtout du gouvernement turc, qui envisage une dégradation des relations entre Paris et Ankara si une telle loi était votée.
Certains députés font état de leur étonnement concernant cette proposition de loi, quand on sait qu’en 2008, un rapport adopté par l’Assemblée unanime invitait les parlementaires à ne pas légiférer sur l’histoire.

Comme pour le “référendum d’initiative populaire” hier, on sent que les élections approchent et que certaines communautés sont très prisées par rapport à leur poids électoral (les arméniens de France, présent en masse dans les Bouches du Rhône, région de la député Valérie Boyer, à l’origine du projet de loi, représentent 500 000 électeurs).

Le génocide arménien ayant déjà été reconnu par la France en 2001 et cette reconnaissance ayant fait l’objet d’une loi, la proposition de loi qui sera examinée aujourd’hui ne vise donc qu’à punir la négation de ce génocide.

Alors que des solutions sont aujourd’hui cherchées afin de combler le manque de places en prison et afin de mettre fin à la surpopulation carcérale, les députés français s’apprêtent à voter une loi (une de plus) qui pourrait aboutir à enfermer des individus, uniquement pour leurs écrits ou leurs propos. Étrange conception de la liberté de recherche, d’expression, de ton et de parole, dans un pays qui semble de plus en plus abandonné à la pensée unique et au politiquement correct.

La Turquie et la France en vif conflit autour du génocide arménien

La Turquie et la France en vif conflit autour du génocide arménien

16/12/2011 – 20h30
ANKARA (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoğlu, a critiqué très durement le projet de loi débattu le 19 décembre prochain à l’Assemblée nationale française visant à punir la négation du génocide arménien.

La Turquie et la France en vif conflit autour du génocide arménien
Cadavres d'Arméniens assassinés lors du massacre d'Adana (Turquie) pendant le génocide arménien.

Selon le chef de la diplomatie turque « La Turquie est prête à confronter son histoire avec une mémoire juste mais nul ne devrait penser qu’avec ce type de loi on nous retirera le droit de défense. Nous ne céderons jamais. Ils ne devraient même pas y songer. Il est hors de question qu’une réponse ne soit pas donnée aux initiatives visant à souiller notre pays »

Ce texte de loi proposé par Valérie Boyer prévoit des peines allant jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour tous ceux qui auront contesté ou minimisé l’existence du génocide des Arméniens de 1915.

Photo : cadavres d’Arméniens assassinés lors du massacre d’Adana (Turquie) pendant le génocide arménien. Source non crédité, licence CC.

Le président turc Abdullah Gül très inquiet des tendances “islamophobes” en Europe

Le président turc Abdullah Gül très inquiet des tendances “islamophobes” en Europe

[box class=”info”] Le président turc Abdullah Gül a parlé de l’Europe lors de son intervention vendredi dernier à la « World Policy Conference » de Vienne.
Le site internet autrichien SOS – Österreich a rendu compte de cette intervention. [/box]

A la « World Policy Conference » de Vienne, le “savoir-faire” turc était invité.

« L’Union Européenne rencontre des difficultés à prendre des décisions et à progresser ». C’est ce qu’à déclaré le président turc Abdullah Gül ce vendredi, lors du discours d’ouverture de la WPC. « L’ignorance de ses propres critères économiques a conduit à la difficile situation actuelle » a-t-il déclaré.

Avions-nous besoin du président turc pour faire cette découverte ? Pas vraiment -mais Gül a d’autres conseils à donner à nous autres européens :

Le président turc Abdullah Gül très inquiet des tendances “islamophobes” en Europe
Abdullah Gül et Condoleezza Rice pendant qu'elle était secrétaire d'État des États-Unis.

Pour Gül maintenant, l’Union Européenne est en danger, du fait du partage de l’UE entre la zone euro et les autres pays. Il espère que des décisions courageuses seront prises, car selon lui elles intéressent tous les pays.

Mais il a surtout fait part de son inquiétude face aux conséquences de la crise économique européenne sur la vie politique. « Il y a des manifestations croissantes d’intolérance et de discrimination dans la plupart des pays d’Europe, ainsi qu’une approbation de plus en plus importante pour des partis pour qui l’immigration serait la principale responsable de l’insécurité, de la criminalité, de la pauvreté et des problèmes sociaux » a continué Gül.

« Nous sommes extrêmement inquiets face à la recrudescence de tendances xénophobes et islamophobes », a-t-il insisté. En guise d’exemples, il a évoqué le massacre de cette année en Norvège, ainsi que les récents meurtres attribués à des néo nazis en Allemagne. « Il y a une grande inquiétude dans toutes les communautés immigrées d’Europe », a-t-il rajouté.

 

L’hôte de cette conférence, le président [autrichien] Heinz Fischer, s’est également exprimé: « j’espère que le résultat des discussions actuelles aboutira à plus d’Europe, et non à moins ».

 

Nous ne sommes qu’un modeste blog autrichien, mais nous voudrions également dire quelque chose à monsieur Gül.

Ces « tendances islamophobes » seraient faciles à endiguer si l’on mettait immédiatement un terme à l’immigration musulmane. Cela freinerait la croissante criminalité liée à l’immigration et diminuerait des frais d’intégration colossaux; cela mettrait un terme à l’aliénation de notre pays natal, de notre culture et des valeurs occidentales !

Ci-dessus monsieur Gül ne peut évoquer que deux exemples [qui l’inquiètent]. Nous lui conseillons de visiter quotidiennement notre site : d’innombrables exemples qui NOUS inquiètent l’y attendent.

Dans notre pays cela se nomme de l’outrecuidance, quand un président qui est co-responsable d’une immigration massive en Europe, qui dans son propre état suit un cours islamo-nationaliste, se plaint ensuite de « phobies » en Europe, et reproche de l’intolérance.

Visiblement il n’y avait à cette « World Policy Conference » pas un seul individu suffisamment courageux pour répliquer à ces constantes insultes.

[box class=”info”] Source : SOS – Österreich (en allemand). [/box]

Crédit photo : U.S. federal government, domaine public.

La Turquie demande à la France de contribuer “à la résolution du différend historique turco-arménien”

La Turquie demande à la France de contribuer “à la résolution du différend historique turco-arménien”

11/12/2011 – 15h30
ANKARA (NOVOpress) –
Le ministère turc des Affaires étrangères a demandé dans un communiqué à la France de contribuer “affirmativement à la résolution du différend historique turco-arménien par voie de dialogue” et d’éviter “les approches non scientifiques et injustes”.

La Turquie demande à la France de contribuer “à la résolution du différend historique turco-arménien”
Cadavres d'Arméniens assassinés lors du massacre d'Adana (Turquie) pendant le génocide arménien

Ankara a souhaité faire de l’action préventive, avec dans sa ligne de mire à l’approche des élections présidentielles en France, cette fameuse loi pénalisant la négation du génocide arménien par les Turcs, toujours évoquée par les différents hommes politiques français mais jamais appliquée après les élections.

Pour le ministère turc des Affaires étrangères, “en une période stable où la Turquie et la France peuvent multiplier les moyens de coopération bilatérale et internationale, la Turquie espère que des initiatives non compensables ne soient pas lancées. La responsabilité, dans les prochaines phases, appartiendra aux auteurs des initiatives”.

Photo : cadavres d’Arméniens assassinés lors du massacre d’Adana (Turquie) pendant le génocide arménien. Source non crédité, licence CC.

Pour la remigration des turcs et des africains, par Filip Dewinter, président du Vlaams Belang [audio]

Pour la remigration des turcs et des africains, par Filip Dewinter, président du Vlaams Belang

16/11/11 – 17h00
ANVERS (NOVOpress) –
Le Vlaams Belang, premier parti d’opposition flamand, organise une conférence de presse à Ankara, en Turquie, sur le thème de la remigration.

L’objectif : informer les dirigeants politiques turcs sur la nécessité de rapatrier leurs nationaux présent en Europe dans leur pays d’origine.

Comment la politique de remigration peut-elle se mettre en place ? Avec quels partenaires ? Ne faut il pas pour cela une volonté politique européenne forte ?

Filip Dewinter (photo), président du Vlaams Belang, a accepté de répondre à nos questions

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France.

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Crédit photo : Gerard Nipho, licence CC.

La Turquie ose donner des leçons de démocratie à la Syrie

La Turquie ose donner des leçons de démocratie à la Syrie

16/11/2011 – 09h30
ANKARA (NOVOpress) –
« La Turquie a perdu espoir de voir le régime syrien répondre favorablement aux demandes de la communauté internationale d’engager des réformes démocratiques et de mettre fin à la répression », a déclaré mardi Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc. Samedi, des manifestants syriens ont défilé devant les représentations diplomatiques turques de Damas et Alep.

Cet appel à plus de démocratie en Syrie de la part de la Turquie, allié stratégique des Etats-Unis qui veulent abattre le régime nationaliste syrien, ne manque pas de sel.

Thorbjorn Jagland, Secrétaire général du Conseil de l’Europe, vient en effet de demander à la Turquie de respecter la liberté de la presse. Sous le régime islamique du Parti de la justice et du développement (AKP) d’Erdogan, 57 journalistes sont actuellement emprisonnés en Turquie, pays en pointe dans la persécution de nombreuses populations : chrétiens, Kurdes, Arméniens…

Photo : Ankara, Turquie. Crédit photo : Emiliano Ricci, via Flickr, licence CC.

Intégration : les jeunes Allemands doivent apprendre le turc à la maternelle, selon un membre du SPD

Intégration : les jeunes Allemands doivent apprendre le turc, selon un membre du SPD

05/11/2011 – 08h00
BERLIN (NOVOpress) — Si la maîtrise de la langue du pays d’accueil est une des conditions universellement reconnues pour une bonne intégration de populations nouvellement installées, il semble que ce ne soit pas le cas pour tout le monde.

Bernhard Witthaut, membre du SPD (socialiste) et nouveau président du syndicat de police GdP depuis janvier, a eu une révélation : afin de combattre les préjugés que les jeunes Allemands pourraient avoir vis-à-vis de la communauté turque, ils doivent apprendre le turc, et ce dès la maternelle…

Dans les grands centres comme Berlin, il faudrait donc qu’à l’avenir l’on puisse proposer aux petits enfants âgés de 3 à 5 ans un enseignement du turc, pour limiter les tentations communautaristes des populations “migrantes”, liées à la langue et à la religion : « Fritz saura alors ce que Mohamed est juste en train de dire sur lui ».

L’on se rappelle que le PS avait souhaité l’enseignement de la langue arabe au collège. En cas de panne sèche d’idées pendant la campagne présidentielle, celui-ci pourra toujours se tourner vers son équivalent d’Outre-Rhin.

Crédit photo : Thorben Geyer via Flickr (cc)

Immigrés Kurdes et Turcs s’affrontent à Paris [vidéo]

Kurdes et Turcs viennent s'affronter à Paris

30/10/2011 – 21h30
PARIS (NOVOpress) —
Des affrontements violents ont opposé des militants Kurdes et Turcs, place de la Bastille à Paris.

Environ 150 manifestants turcs étaient réunis contre «le terrorisme en Turquie» ce dimanche après-midi, lorsque plusieurs dizaines de partisans du PKK les ont assailli.

Selon un organisateur de la manifestation, Hakan Fakili, membre d’une association d’échanges culturels entre la France et la Turquie cité par l’AFP, «dix manifestants ont été blessés, lynchés par des terroristes du PKK venus du quartier de Strasbourg-Saint-Denis armés de projectiles et de battes de base-ball». Les policiers ont séparé les belligérants en jetant des grenades lacrymogènes et en formant par la suite un cordon de sécurité entre les deux parties.

Ces affrontements font craindre une escalade de la violence en Ile-de-France entre Turcs et Kurdes, l’attaque de cette après-midi ressemblant fortement à une déclaration de guerre.
Encore une fois, l’immigration que les gouvernants de l’Union Européenne et français laissent déferler aboutit à ce que la France en particulier soit de plus en plus le lieu de combat des différents peuples non-européens.

NB : Le titre qui apparait dans la vidéo ci-dessous n’est pas de Novopress.

Le PVV de Geert Wilders s’insurge contre l’immixtion de la Turquie dans l’élaboration des normes européennes

Le PVV de Geert Wilders s'insurge contre l'immixtion de la Turquie dans l'élaboration des normes européennes

29/09/2011 – 16h30
AMSTERDAM (NOVOpress via Lionel Baland) –
Le PVV de Geert Wilders (Pays-Bas) en vient à se demander si “la Commission européenne a perdu la raison”.

En effet, dans un communiqué, le PVV avance : “Ce mercredi 28 septembre 2011, le ministre Turc des affaires étrangères et le négociateur de l’Union européenne, Egemen Bagis, ont fait savoir, lors d’une conférence de presse, que la Turquie et l’Union européenne ont atteint ensemble une étape. Les bureaucrates turcs obtiennent de nouveau une influence dans l’introduction des lois européenne. Cela aidera, selon Egemen Bagis, à écarter la mauvaise image de l’entrée de la Turquie au sein de l’Union européenne.”

Ce qui a entraîné la réprobation de Geert Wilders et de Barry Madlener, chef de file des élus du PVV au sein du parlement européen.

Le président turc évoque pour la première fois la fin de l’adhésion à l’UE

Le président turc évoque pour la première fois la fin de l’adhésion à l’UE

22/09/2011 – 22h20
BERLIN (NOVOpress) –
En visite d’État en Allemagne, le président turc Abdullah Gül (photo) a évoqué pour la première fois le fait que la Turquie n’entre pas au sein des pays de l’Union Européenne. Selon le président turc, la Turquie se plierait au fait de ne pas être un membre de l’Union Européenne : « si les habitants d’un seul de ses pays ne veulent pas de nous et considèrent la Turquie comme un poids ».

Il est vrai que l’Union Européenne, qui traverse actuellement une crise économique sans précédent semble beaucoup moins attractive pour les Turcs. Alors que dans le même temps, Ankara, seizième puissance économique mondiale est en plein essor.