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Sortir enfin pour toujours du piège turc – par Henri Temple

L’idée d’une adhésion de la Turquie à l’UE (1987), soufflée par les Américains et leurs lobbys, est une idée absurde et dangereuse qui ne résiste pas à la réflexion.

Ce 6 juillet 2017, le Parlement européen s’est prononcé (depuis Strasbourg) pour une suspension des négociations d’adhésion à l’Union européenne de la Turquie si celle-ci met en œuvre sa réforme constitutionnelle, comme prévu, en 2019. Le Parlement – qui s’est prononcé par 477 voix contre 64 et 97 abstentions – reproche à Ankara la réforme constitutionnelle prévue pour 2019. Cette réforme, adoptée au terme d’un scrutin serré et suspect, permettra au chef de l’État turc de bénéficier de pouvoirs accrus, sur fond d’arrestations massives de dizaines de milliers d’opposants, mais aussi de juges, avocats, universitaires, journalistes. Et la révocation ou la suspension sans solde de plus de 100.000 fonctionnaires.

Dans la résolution qu’il vient d’adopter, le Parlement européen « demande à la Commission et aux États membres de suspendre formellement les négociations d’adhésion avec la Turquie sans plus attendre si le “paquet” de réformes constitutionnelles est mis en œuvre tel quel ». C’est-à-dire en violation des « critères de Copenhague » (notamment ceux relatifs à l’État de droit, à la démocratie et aux droits de l’homme, requis comme préalable à l’ouverture des négociations d’adhésion – une étape déjà franchie par la Turquie en 2004).

Johannes Hahn, commissaire européen à l’Élargissement, « a plaidé pour plus de dialogue » (sic). Ce qui pourrait constituer une faute lourde méritant sanction.

L’idée d’une adhésion de la Turquie à l’Union européenne (1987), soufflée par les Américains et leurs lobbys, est une idée absurde et dangereuse qui ne résiste pas à la réflexion. De surcroît, elle est aussi, dans la conjoncture, odieuse et la marque d’une insupportable couardise du système bruxellois. Rappelons que la Turquie occupe une partie de Chypre (État membre) depuis son invasion militaire il y a quarante ans, la colonisation (100.000 continentaux) et la création d’un pseudo-État mafieux.

Or, l’Union européenne continue à financer (et les contribuables français aussi) non seulement l’accueil des réfugiés (dont des centaines de milliers ne font que transiter par la Turquie, enrichissant filières et fonctionnaires corrompus), mais aussi les travaux de mise en conformité de la société turque en vue de l’adhésion…

Selon le décompte fourni par la Commission européenne (Europe 1, 20 avril 2017), elle a reçu sept milliards de l’Europe et six milliards supplémentaires doivent lui être versés dans les trois ans à venir (dont trois milliards promis pour la gestions des réfugiés).

La France, compte tenu de sa contribution au budget de l’Europe, a versé à elle seule plus d’un milliard à la Turquie. Les contribuables dévastés apprécieront.

Ce gouvernement français devra respecter le vote du Parlement européen, puis en finir avec cette chimère de faire entrer l’Europe en Asie et lui donner des frontières avec l’Iran, l’Irak et la Syrie… Cela n’exclura nullement l’établissement de relations bilatérales de bon voisinage avec la Turquie car le peuple turc, courageusement attaché aux libertés, comme il vient de le prouver (Marche pour la justice), ne mérite pas d’être sanctionné pour les fautes de son président et les erreurs de Bruxelles.

Henri Temple

Texte repris du site Boulevard Voltaire

La Turquie, soutien indéfectible du Qatar ?

26/06/2017 – TURQUIE (NOVOpress)
Le président turc estime que l’ultimatum adressé au Qatar est “contraire au droit international“. L’Arabie Saoudite et ses alliés ont donné 10 jours à l’Emirat pour se plier à une liste de 13 demandes, comme par exemple coopérer moins étroitement avec l’Iran ou fermer la chaîne de télévision Al-Jazeera.
Pour rappel, L’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le régime de Doha, accusé de soutenir le terrorisme.

Recep Tayyip Erdogan a ainsi déclaré :

Nous soutenons la position du Qatar. Nous considérons qu’il s’agit d’une attaque contre les droits souverains d’un pays et que cette liste de 13 demandes va trop loin. Pour nous, elle est contraire au droit international.



La Turquie affiche son soutien au Qatar

09/06/2017 – TURQUIE (NOVOpress)
Si l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, l’Egypte et le Yémen ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme, Doha dispose toujours du soutien d’Ankara.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué la décision d’isoler l’émirat, et le Parlement a approuvé la mise en oeuvre d’un accord datant de 2014.

Il s’agit d’établir au Qatar une base militaire pouvant accueillir 3 000 soldats turcs.


Bataille de Lépante

La petite histoire – Lépante : l’Europe face à la menace ottomane

Bataille de Lépante : en 1570, l’empire ottoman poursuit son expansion en Méditerranée orientale en se lançant à la conquête de Chypre, une des bases avancées de la République de Venise dans la région. C’est le point de départ de la formation de la Sainte Ligue, lancée par le pape Pie V et réunissant la plupart des puissances européennes. Le but : porter un coup d’arrêt décisif à l’expansion musulmane. Une flotte est réunie. Elle rencontrera la flotte turque le 7 octobre 1571, au large de Lépante, où va se dérouler une immense bataille navale qui mènera la chrétienté à la victoire. Une émission de TV Libertés.

eric-zemmour

Eric Zemmour : « C’est l’œuvre de Mustafa Kemal que détruit Erdogan »

18/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour Eric Zemmour, le résultat du référendum organisé en Turquie marque « une victoire historique. Non par l’ampleur du score – le oui est loin, très loin, des 60 % que réclamait le président Erdogan pour, disait-il, couronner son œuvre –, mais la victoire du président turc est historique au sens propre du terme : elle clôt définitivement une parenthèse historique de près de cent ans. »

« A l’époque, explique Eric Zemmour, la Turquie était dirigée par Mustafa Kemal surnommé Atatürk. Son objectif était d’occidentaliser l’ancien Empire ottoman, de le désislamiser, de le laïciser. De lui apporter l’administration à la française, la liberté économique à l’anglaise et l’armée à l’allemande. Mustafa Kemal ne rêvait que d’européaniser l’homme malade de l’Europe. Il mena une guère impitoyable à l’islam […] »

« Mustafa Kemal fut le grand homme de la Turquie du XXe siècle. Il est le grand adversaire du président Erdogan au XXIe siècle. »

« C’est à lui et à lui seul qu’Erdogan se mesure, poursuit Zemmour. C’est l’œuvre de Mustafa Kemal qu’Erdogan a voulu abattre, détruire, pierre après pierre » :

« Ce référendum consacre la victoire finale d’Erdogan sur Atatürk. »

« La Turquie, ajoute-t-il, n’a jamais été aussi loin des canons européens. Elle devient une véritable dictature, et une dictature islamique. Les prisons sont pleines d’opposants et de journalistes que l’on torture sans vergogne. Pendant la campagne électorale, la campagne du non a été rendue invisible. »

Pour Eric Zemmour, l’objectif d’Erdogan est de devenir « le porte-parole des peuples musulmans opprimés dans un conflit de civilisation à ses yeux inéluctable. Après avoir soutiré des milliards d’euros à Angela Merkel pour soulager la pression migratoire venue de Syrie, il l’a traitée de nazie ! Erdogan a renoncé depuis belle lurette à entrer dans ce club chrétien qu’est à ses yeux l’Union européenne. Il lui préfère son rêve ottoman, c’est-à-dire retrouver une influence dominante sur les anciens pays de l’Empire : Egypte, Syrie, Irak, Liban. »

Erdogan Turquie

Selon Recep Tayyip Erdogan, l’Union européenne est une “alliance de croisés”

05/04/2017 – TURQUIE (NOVOpress)
Pour le président turc, l’UE refuse depuis 54 ans l’entrée de la Turquie en son sein pour des raisons religieuses.

Lors d’une manifestation le 2 avril à Ankara, le président turc a déclaré :

Tous les dirigeants des pays de l’UE sont allés au Vatican et ont écouté le pape de façon soumise.

Il évoquait ici la réunion à Rome des dirigeants européens le 24 mars lors du 60e anniversaire de l’UE.

Le 16 avril se déroulera en Turquie le référendum visant à étendre le pouvoir présidentiel qui, si les amendements sont adoptés, devrait marquer selon les dires du dirigeant turc « le jour de la riposte ».

Ces événements font suite à la dégradation des relations entre la Turquie et Bruxelles depuis mars et l’annulation de rencontres politiques pro Erdogan en Allemagne et aux Pays bas. Le président turc, scandalisé d’avoir été qualifié de “dictateur”, avait dénoncé sans ménagement les « pratiques nazies » de l’UE.

Erdogan Turquie

Erdogan : « Aucun Européen ne pourra plus faire un pas dans la rue en sécurité »

27/03/2017 – TURQUIE (NOVOpress)
Ces paroles menaçantes ont été proférées le 22 mars dernier par le président turc Recep Erdogan, sur fond de crise aggravée entre Bruxelles et Ankara depuis l’expulsion de ministres turcs de meetings pro Erdogan aux Pays Bas et en Allemagne.

Le regain de tension avec l’Europe surgit à moins d’un mois d’un référendum en Turquie, le 16 avril, sur une révision constitutionnelle visant à renforcer les pouvoirs présidentiels, qui pourraient permettre à Recep Tayyip Erdogan de rester au pouvoir jusqu’en 2029.

La folle semaine euro-turque, par Jean-Gilles Malliarakis

Strasbourg TurcsIl faut hélas revenir, d’abord, sur la décision française d’autoriser l’organisation, à Metz le 12 mars, d’une importante réunion politique communautariste où le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu est venu exhorter ses compatriotes résidant en France et dans les pays frontaliers de voter “evet” (oui) à la transformation autoritaire de la Constitution.

Examinons d’abord cette décision du point de vue de la politique intérieure française.

En elle-même, cette affaire révèle l’attitude capitularde de la gauche parisienne devant un électorat qu’elle entend rallier à tout prix. Ceci résulte de la stratégie imposée depuis plusieurs années par Terra Nova. Ce prétendu laboratoire d’idées progressistes remonte à 2008. Il se coule sur le modèle du Parti Démocrate des États-Unis, que la loi autorise désormais à financer les partis de l’Internationale socialiste.

Son propos, désormais bien connu et bien repérable, consiste à substituer aux anciens électorats ouvriers, qui constituaient historiquement le socle des partis socialistes, sociaux démocrates et communistes, les masses fédérées des minorités, toujours présentées comme opprimées.

On réfute officiellement avec horreur la dénonciation du remplacement de peuple, thèse d’un Renaud Camus stigmatisée pour raciste. Mais les disciples de la gauche caviar la pratiquent allègrement. Le peuple de gauche, pour eux, ne se recrute plus chez les travailleurs, mais chez les étrangers, tous les étrangers. L’Arlette Laguillier de demain devrait ainsi ouvrir ses discours non plus par son célèbre “travailleurs, travailleuses” mais par un “étrangers, étrangères”.

Or, parmi ceux-ci un certain nombre ne se sentent aucune vocation à rejoindre les rangs de la gauche. Les partisans d’Erdogan en Europe en donnent sans doute le plus éclatant exemple.

Militant pour une renforcement des pouvoirs constitutionnels de leur président, ils se recrutent dans deux partis : d’une part, l’AKP créé par Erdogan lui-même sur la base d’un retour méthodique de la Turquie à l’islam, et à la tradition ottomane, et d’une répression plus intransigeante vis-à-vis des revendications kurdes, tout en mettent en œuvre une économie d’apparence plus libérale ; et d’autre part le MHP, parti des Loups gris nationalistes, dont le fondateur Alparslan Türkes (1) considérait : « Le corps de notre politique est le nationalisme turc, et son âme est l’Islam. » (2)

L’objet de la campagne référendaire aurait de quoi faire réfléchir même un François Hollande, même un Ayrault qui parle “d’apaisement” et qui fait mine de considérer que rien ne justifierait l’interdiction de meetings où des ministres turcs viennent enflammer la diaspora et intimider au sein de celle-ci les représentants de l’opposition politique ou des minorités ethniques (notamment kurdes) et religieuses (notamment alévies). Toutes sont d’ores et déjà opprimées par le régime turc, caricature du jacobinisme français, et il est à craindre qu’elles le soient encore plus si le projet gouvernemental est adopté.

[…] Enfin, on doit regarder cette affaire du point de vue européen. Étant de ceux qui ont toujours mis en garde contre la candidature d’Ankara (3), je ne puis que me féliciter de voir que des gens qui, jusque-là semblaient indifférents à l’idée qu’un pays extra-européen puisse entrer dans ce qui s’appelle l’Union européenne aient largement pris conscience du danger.

Il est faux en effet de présenter cette affaire comme l’ont fait les médias hexagonaux lesquels n’ont guère mis l’accent que sur le contentieux avec les Pays-Bas. Ce faisant ils ont préemptés le résultat des élections néerlandaises du 15 mars : patatras les sondages se sont encore trompés. Ce n’est pas le parti de Wilders qui l’a emporté, mais le parti libéral. Or, l’affaire de la campagne intrusive du gouvernement turc en Europe avait entraîné la réaction de plusieurs pays : Hollande, certes, mais aussi Autriche, Suisse, Danemark et surtout en Allemagne où l’immigration turque est la plus forte.

Depuis plusieurs semaines cette question faisait la Une des sites internet des plus sérieux parmi les journaux d’outre-Rhin. Les responsables politiques allemands se sont tous prononcés, s’indignant des provocations. Et, une fois de plus, la presse parisienne ne s’en préoccupait pas. Il lui était beaucoup plus agréable de mettre en cause la xénophobie néerlandaise et de laisser entendre qu’il s’agit seulement d’une retombée du Brexit, dont se réclame Wilders.

On est rarement déçu avec le mégalomane d’Ankara Recep Tayyip Erdogan. Ses injures déplacées en direction des Allemands et des Hollandais restent dans la droite ligne d’un discours récurrent plein de mépris et de rancœur envers les Européens. On ne doit donc plus accepter qu’en réponse, nos pays ne se situent pas sur une même ligne, celle de la fermeté.

En choisissant, quand les autres Européens font face, de singulariser en s’aplatissant, pour des raisons électorales internes, et de surcroît illusoires, Hollande et les socialistes ont délibérément choisi d’affaiblir et de discréditer la France.

Jean-Gilles Malliarakis

(1) Ce nom, trop beau pour être vrai s’agissant d’un nationaliste turc (un peu comme si un nationaliste français s’appelait Clovis Lefranc), est un pseudonyme. La véritable identité du personnage reste mystérieuse.
(2) L’un des exploits des Loups gris peut être visionné avec les images de la mise à sac et du massacre de Sivas du 2 juillet 1993 à Sivas, une ville du centre de la Turquie. Il a entraîné la mort de 37 personnes, dont 33 intellectuels alévis.
(3) cf. mon livre La Question turque et l’Europe.

Extrait d’un article paru sur le site de L’Insolent
(les vidéos ont été ajoutées par nos soins)

Vu sur Twitter

Imagine-t-on de Gaulle se coucher devant Erdogan? Ayrault et Hollande déshonorent la France

Publié le
Erdogan Turcs Strasbourg

Levée de boucliers contre le Turc Erdogan qui veut faire campagne en Europe

09/03/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le 16 avril prochain, les Turcs sont appelés aux urnes pour plébisciter leur président Erdogan. Le référendum porte sur une réforme constitutionnelle visant à présidentialiser davantage la République turque, notamment en supprimant le poste de Premier ministre.

Au-delà des polémiques sur le caractère autoritaire du régime turc, ce sont les manifestations prévues en Europe qui inquiètent. Dans les pays à forte immigration turque, les partisans de l’AKP, le parti islamiste dit modéré au pouvoir, entendent organiser des rassemblements en faveur du « oui » au référendum. Des hommes politiques turcs sont même conviés : le ministre des Affaires étrangères turc prévoyait ainsi de se rendre aux Pays‑Bas ce samedi.

Mais cette propagande électorale turque n’est pas du goût des dirigeants européens. En Allemagne, en Autriche, aux Pays‑Bas, les gouvernements s’opposent à ces rassemblements et à l’invitation d’officiels turcs. Ils craignent les débordements, notamment avec les opposants à Erdogan. Ils ne veulent pas non plus faciliter le plébiscite de ce dernier.

La pression des partis populistes est aussi pour quelque chose dans ces décisions, qui émanent de gouvernements « politiquement corrects ». Le PVV (le Parti de la liberté néerlandais), le FPÖ autrichien, l’AFD allemande réclament une position de fermeté face à la Turquie. Ces rassemblements électoraux pourraient en effet accroître l’emprise du régime turc sur les immigrés turcs, concourant à faire de ces derniers, une cinquième colonne de l’Etat turc. En période électorale ou pré-électorale, les dirigeants européens préfèrent prendre les devants.

Vidéo non censurée de l’assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie

20/12/2016 – TURQUIE (NOVOpress)
L’ambassadeur russe en Turquie, Andreï Karlov, a été tué par balle, lundi 19 décembre, lors d’une attaque armée à Ankara. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, a évoqué un « acte terroriste ».

Voici la vidéo non censurée de cet assassinat. Attention, ces images sont choquantes.



La Turquie veut laisser 3.000 migrants quitter ses côtes chaque jour, selon le renseignement grec

Les services du renseignement grec affirment avoir mis au jour un plan du gouvernement de la Turquie visant à laisser 3.000 migrants quitter ses côtes chaque jour en direction de la Grèce. La teneur du plan a été exposée dans le journal grec Protothema, selon la source américaine Breitbart.

Selon les services grecs, les passeurs ont amassé des milliers de petits bateaux à moteur et de canaux pneumatiques le long de la côte occidentale de la Turquie, pour une opération qui serait prête à démarrer en l’espace de quelques semaines, et qui aurait, selon leurs analyses, le soutien du président Recep Tayyip Erdogan.

Info ou intox? Le fait est que l’information a été rendue publique à quelques jours seulement des vives menaces adressées la semaine dernière par le président de la Turquie à l’Union européenne, qui fait mine actuellement de vouloir mettre fin aux négociations pour l’entrée de ce pays dans « l’Europe ». Des menaces largement rapportées par la presse française, au lendemain du vote du Parlement européen réclamant le gel des pourparlers en raison à la dérive « autocratique » d’Erdogan, jeudi.

Le renseignement grec accuse la Turquie

Celui-ci a déclaré de manière fort peu diplomatique, vendredi dernier lors d’un discours public à Istanbul : « Lorsque 50.000 migrants se sont amassés au poste-frontière [turco-bulgare] vous avez crié à l’aide. Vous avez commencé à vous demander : “Que ferons-nous si la Turquie ouvre ses frontières ?” Ecoutez-moi bien. Si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront. Mettez-vous ça dans la tête ! », rapportait ainsi Le Figaro. Celui-ci notait en passant que la pression turque est de taille et que la plupart des pays membres de l’UE s’y soumettraient face au risque réel que représentent les 3 millions de migrants massés en Turquie. Il ne donnait par contre aucune raison permettant d’expliquer pourquoi la Turquie parvient à les empêcher de franchir la frontière quand la Bulgarie en serait incapable…

La mise en place de toute une logistique permettant la traversée de milliers de nouveaux migrants vers la Grèce vient en tout cas ponctuer la menace de manière opportune du point de vue turc. Les responsables militaires grecs sont très inquiets.

Selon l’analyste grec Athanassios Drougas, interrogé par The Times de Londres, les chefs d’état-major « ont peur, et ils ont déclaré aux leaders politiques que si la Turquie ouvre les vannes une nouvelle fois, la Grèce, dans son état actuel de détresse financière et sociale, ne sera pas en mesure de résorber le choc ». « Ce sera la guerre, ou à tout le moins, cela causera autant de dégâts qu’une guerre », a-t-il averti.

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Turquie : Erdogan menace d’ouvrir les frontières aux migrants vers l’Europe

25/11/2016 – TURQUIE (NOVOpress)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé aujourd’hui d’ouvrir les frontières pour laisser passer les migrants voulant se rendre en Europe, au lendemain d’un vote du Parlement européen demandant le gel des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE.

Le président turc a notamment déclaré :

Lorsque 50’000 migrants se sont amassés au poste-frontière de Kapikule (à la frontière turco-bulgare), vous avez crié à l’aide. Vous avez commencé à vous demander: ‘Que ferons-nous si la Turquie ouvre ses frontières?
Ecoutez-moi bien. Si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront, mettez-vous ça dans la tête !

La Turquie compterait actuellement sur son sol près de 2,7 millions de réfugiés syriens.


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Promesse de vie de couple harmonieuse en Turquie… ou presque

23/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Devant la pression de la rue et les manifestations indignées de milliers de femmes turques, le gouvernement vient de retirer ce mardi le texte présenté par l’AKP (le parti au pouvoir) et approuvé en première lecture par le Parlement jeudi dernier. Il prévoyait la possibilité, dans certains cas, « d’annuler la condamnation d’une personne pour agression sexuelle sur mineur(e) si elle consentait à épouser sa victime ».

Toutefois, il ne s’agit pas d’un abandon du texte mais seulement d’un « report », le temps pour les moustachus de peaufiner leur manœuvre visant à régulariser les quelque 3 000 mariages forcés avec des mineures qui continuent de se pratiquer chaque année dans les campagnes.

Il faut dire – une fois n’est pas coutume – que la fille cadette du président elle‑même s’élevait contre ce texte qui prétendait régulariser ainsi les « agressions sexuelles sans contrainte » (sic). Ledit texte sera donc « réexaminé en commission », le temps sans doute de définir ce qu’est une agression sans contrainte…

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Clash au Parlement des Pays-Bas : « Retournez en Turquie ! »

18/11/2016 – PAYS-BAS (NOVOpress) : « Si vous aimez tant votre pays, retournez y vivre, retournez en Turquie ! » : tels sont les aimables propos que Louis Bontes a lancé à Selçuk Öztürk dans l’enceinte du Parlement néerlandais, où ils siègent tous deux comme députés, ce qui est bien leur point commun !

Selçuk Öztürk, un musulman né en Turquie en 1972, est un ancien du PvdA, le Parti travailliste, qu’il a quitté pour fonder sa propre formation avec un autre élu également né en Turquie et tout aussi musulman, Tunahan Kuzu.

Louis Bontes est député lui aussi mais il n’est ni turc ni musulman. Elu sous l’étiquette du Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders, dont il s’est éloigné depuis tout en continuant à défendre les mêmes convictions, il est même farouchement hostile à l’islamisation de son pays.

Alors quand Selçuk Öztürk a commencé à prôner la suppression de l’armée des Pays-Bas, le sang de Louis Bontes n’a fait qu’un tour. Et il est allé lui parler du pays…

erdogan

Le Turc Erdogan menace l’Europe de chaos migratoire avant Noël

05/11/2016 – TURQUIE (NOVOpress) : Le président turc Recep Tayyip Erdogan menace d’ouvrir les vannes migratoires vers l’Europe si les 80 millions de Turcs n’obtiennent pas le droit de circuler librement à travers toute l’Union européenne ! Il a même fixé un ultimatum : avant Noël ! « Notre patience approche de ses limites, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu. Nous n’allons pas attendre jusqu’à la fin de l’année. »

Aux termes de l’accord conclu au printemps 2016 avec l’Union européenne, il avait été prévu que la Turquie contrôle – enfin ! – ses frontières et reprenne les migrants ayant réussi à passer vers l’UE, moyennant 6 milliards d’euros ! Moyennant aussi la suppression des visas pour les Turcs désirant se rendre en Europe, mais sous réserve que la Turquie remplisse un certain nombre de critères démocratique – on ne voit d’ailleurs pas le rapport –, ce qui n’est évidemment – et heureusement – pas le cas avec le renforcement de la répression dans toutes les strates de la société turque.

Depuis cet accord, le nombre de migrants arrivant en Grèce a chuté de façon spectaculaire, avec 2 970 migrants ayant traversé la mer Égée en octobre contre 211 663 au cours du même mois de l’année dernière. Un geste d’Erdogan et la digue s’ouvrira… Et Joyeux Noël les infidèles !

Araméens

Le chant des derniers Araméens

27/04/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Dans le sud-est de la Turquie, aux frontières de la Syrie et de l’Irak, subsistent encore les derniers monastères du pays. Cette communauté de chrétiens d’Orient parle toujours l’araméen, la langue de Jésus. Dans les années 1980, les chrétiens sont partis suite aux violences entre les Kurdes du PKK et l’armée turque. Avec le calme revenu au début des années 2000, plusieurs familles établies dans des pays européens – dont la Suisse et la Suède – ont décidé de revenir sur la terre de leurs origines.

Sébastien de Courtois est allé à leur rencontre et en a ramené ce très beau reportage, Le Chant des derniers Araméens, diffusé par la Radio Télévision Suisse (RTS). A voir absolument ici.

Turquie : Bruxelles cède

Le 19 avril, le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a déclaré qu’Ankara cesserait de remplir ses obligations envers l’Union européenne concernant les « migrants » si cette dernière n’exemptait pas les Turcs de visas pour pénétrer librement dans l’espace européen. Dès le lendemain, la commission Junker a cédé et a programmé pour le 4 mai la mise en œuvre de cette disposition. Aussitôt demandé, aussitôt exécuté ! Ankara invoque l’accord signé à Bruxelles à la mi-mars entre la Turquie et l’Union européenne prévoyant, entre autres, cette exemption de visas, les Turcs s’engageant à conserver momentanément les « réfugiés » sur son territoire et à accepter le retour de ceux qui sont déjà arrivés en Grèce. Et ce, contre paiement de 75 milliards pour leurs frais. Or, pour l’instant, seuls 750 « migrants » ont été transportés à bord de deux ferries du port de Mytilène sur l’île de Lesbos vers la Turquie. En revanche, Erdogan, est prêt à envoyer en Europe 25 000 « réfugiés » syriens en Europe après avoir vérifié qu’ils sont éligibles à la générosité européenne.

Les autorités turques avaient exigé le 18 mars que le projet d’exemption soit déposé avant fin avril, d’où l’ultimatum à la Commission, laquelle avait accepté cette date butoir en espérant sans doute qu’Ankara ne serait pas à cheval sur le calendrier. D’ailleurs, elle avait tout accepté ! Notamment que les négociations pour l’intégration de la Turquie reprennent alors que la plupart des pays membres y sont hostiles, d’où l’arrêt du processus en 2011, car le pays ne satisfaisait pas aux conditions d’intégration, malgré les 4,8 milliards d’euros reçus de l’Union européenne (685 millions d’euros par an) pour faciliter son adaptation aux critères européens. Mais les dirigeants turcs, eux, considèrent que l’entrée dans l’Union est quasiment acquise, le premier ministre n’a-t-il pas déclaré mardi devant le Conseil de l’Europe que son pays est « partie inséparable de l’Europe » ? Une nation de 70 millions d’habitants dont 96 % sont musulmans serait donc européenne ! Si telle est aussi leur conviction, que Merkel et Hollande informent leurs ressortissants de cette nouvelle.

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