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Nouvelle compagnie méditerranéenne de ferries : Frontex

19/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Un bateau de la mission de « surveillance des frontières » de Frontex a recueilli hier 900 clandestins. En raison du mauvais temps, c’est maintenant tous les migrants qui sont pris à bord des navires de Frontex.

Hier, le bateau bulgare « Obzor », en mission au large de l’île grecque de Lesbos pour le compte de Frontex, a recueilli en mer quelque 900 migrants. Ce n’est plus une mission de douane, c’est un véritable service de ferry qu’a organisé l’agence de surveillances des frontières européennes. En effet, l’Obzor a fait trois tournées ce jeudi entre le port de Mytilène, dans l’île de Lesbos, et la côte turque, distante de quelque 8 km. Ce navire de 43 mètres peut embarquer beaucoup plus de migrants que les vedettes de patrouille de Frontex, d’une capacité maximale de 50 personnes.

En raison du mauvais temps et du froid, nous embarquons maintenant tous les migrants que nous trouvons, car les risques sont beaucoup plus grands qu’en été

explique Ewa Moncure, porte-parole de l’agence européenne des frontières.

Et plutôt que de faire courir des risques aux migrants sur les premiers kilomètres de leur parcours, pourquoi ne pas aller directement les chercher à quai, en Turquie ? S’il n’est évidemment pas question de laisser mourir de froid des naufragés, la seule solution pour décourager les passages clandestins et dangereux serait des les ramener à leur point de départ, non de destination.


Syrie : évolution profonde de la situation militaire

Syrie : évolution profonde de la situation militaire
17/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Ces derniers jours, des combats importants ont eu lieu en Syrie, notamment aux alentours d’Alep. L’armée gouvernementale syrienne et les forces kurdes ont gagné du terrain, ce qui pourrait expliquer les réactions américaines, turques et saoudiennes.

Que se passe-t-il vraiment ?
On a non seulement constaté du côté d’Assad et des Kurdes une avancée, mais aussi un certain nombre de faits et de comportements significatifs qui accompagnent une usure certaine de la rébellion.
Le gouvernement combat l’État islamique. La centrale thermique d’Alep a été reprise sur l’État islamique et est en cours de déminage. Les forces loyalistes ont lancé une offensive sur la route du désert en direction de Raqqa, ce qui pourrait isoler toute la zone tenue par l’État islamique, à l’ouest des lacs de l’Euphrate.

La rébellion recule pour sa part dans les collines côtières à l’est de Lataquié. Elle recule aussi au nord d’Alep, face aux forces gouvernementales. Certaines localités comme Mare préfèrent alors se mettre sous le régime de la trêve. La zone insurgée du nord d’Alep voit aussi des bombardements russes aider les Kurdes à progresser, ce qui pourrait peut-être leur permettre de contrôler toute la frontière nord de la Syrie, face à la Turquie. L’État islamique, qui contrôle une partie de cette frontière, a détruit un pont sur l’Euphrate qui aurait pu être utilisé par les Kurdes pour faire une continuité entre les zones qu’ils contrôlent.
S’il convient de rester prudent, on peut dire qu’à la faveur de l’intervention militaire aérienne russe, les forces loyalistes et kurdes reprennent du terrain.

Cela suscite des bruits de bottes…
La Turquie a procédé à des bombardements contre les Kurdes au nord d’Alep, mais elle n’ose pas véritablement entrer en territoire syrien, dans la mesure où elle se heurterait à la puissance militaire russe. Les Américains cherchent à défendre les rebelles, mais leurs alliés turcs et saoudiens critiquent leur tiédeur à cause du contexte électoral qui paralyse certaines décisions. Quant aux remarques des Saoudiens à l’égard de l’intervention russe, elles peuvent traduire une perte d’influence sur le jeu syrien. En réalité, l’appui russe semblerait changer la situation.

Faut-il s’attendre à un retour de la paix ?
L’avancée gouvernementale peut rendre certains éléments de la rébellion encore plus dangereux, comme on le voit avec la multiplication des actions terroristes. La déconfiture militaire pousse à recourir au terrorisme. De même, on constate des attaques visant ouvertement des objectifs non militaires. Ainsi, à Alep, des chrétiens, qui ne sont nullement dans des zones stratégiques, ont pu être bombardés et le quartier kurde de la ville attaqué en représailles contre l’offensive kurde menée un peu plus au nord.


Nouveau pas dans l’escalade en Syrie : la Turquie attaque l’armée régulière et les Kurdes

15/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
En droit international, cela s’appelle un casus belli. L’armée turque a bombardé des positions de l’armée syrienne et du PYD, le parti de l’union démocratique kurde en territoire syrien

Cela fait plusieurs jours que la Russie le clame, la Turquie l’a reconnu ce week-end. L’armée turque effectue des bombardements sur le territoire syrien. Elle a visé samedi des cibles de l’armée régulière syrienne, officiellement en riposte à des tirs sur un poste militaire dans la région de Hatay (sud de la Turquie).

De plus, l’artillerie turque a bombardé des secteurs du nord de la province d’Alep que les Unités de protection du peuple kurde (YPG) ont récemment repris à des islamistes, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Une source au sein des YPG a indiqué à l’AFP que les bombardements avaient notamment visé l’aéroport militaire de Minnigh, repris le 10 février par les forces kurdes.
Situé à une dizaine de km de la frontière entre a Turquie et la Syrie, l’aérodrome de Minnigh se trouve entre deux routes importantes qui mènent de la ville d’Alep, deuxième ville du pays, à Azaz, plus au nord. Et le fait de le contrôler donne aux forces kurdes une base de départ pour de nouvelles offensives contre le groupe djihadiste État islamique (EI) plus loin en direction de l’est.

L’objectif d’Ankara paraît dès lors clair : briser l’encerclement des bataillons de l’État Islamique encore présents autour d’Alep et la fermeture de la frontière turco-syrienne, opérée conjointement par l’avancée de l’armée régulière et des forces kurdes du PYD.
Cet aveu Turc sur les bombardements en territoire syrien donne encore plus de crédit aux affirmations russes sur des mouvements de troupes turques vers la frontière syrienne, affirmations là encore datant de plusieurs jours.

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Incirlik, la grande base militaire du sud de la Turquie, déjà utilisée par l’US Air Force, va accueillir des avions saoudiens.

Tant la Turquie que l’Arabie Saoudite ont affirmé être prêtes à envoyer des troupes au sol, officiellement pour lutter contre le terrorisme, en réalité pour sauver leur créature (Daesh) du désastre annoncé. L’Arabie Saoudite a déjà commencé à envoyer des avions vers Incirlik, la grande base militaire du sud de la Turquie, déjà utilisée par l’US Air Force.

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Turcs et Saoudiens envisagent sérieusement d’intervenir au sol en Syrie. Ils se retrouveraient face aux alliés de Damas, l’Iran et la Russie.

La Russie a déjà prévenu que l’envoi de troupes turques ou saoudiennes constituera un casus belli… belle preuve de retenue, tant il est vrai que le bombardement d’une armée régulière par une autre en constitue déjà un.
La France et les États-Unis ont de leur côté exhorté Erdogan de cesser ses bombardements, rappelant à celui-ci qu’il est supposé avoir le même ennemi que les Kurdes du PYD – par ailleurs alliés des USA —, à savoir L’État Islamique. Pour Erdogan, cependant, l’ennemi est avant tout Kurde, tant au sein des ses frontières où ils subissent en ce moment même une répression sévère, qu’à l’extérieur.
Rappelons aussi que c’est dans ce contexte que notre supposé allié Turc utilise les “migrants” pour faire chanter l’Union européenne. Autant dire que les négociations de Munich, qui semblaient relancées la semaine dernière par l’accord entre la Russie et les États-Unis a du plomb dans l’aile. Au rythme où vont les choses, on s’estimera heureux s’il n’y a que lui.


Ça se confirme : Erdogan fait du chantage aux « migrants »

12/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
Nous l’évoquions récemment, la Turquie fait chanter l’UE avec la crise des « migrants ».

Erdogan fait chanter l’Union européenne avec la crise des migrants. Tout me monde s’en doutait, mais cela a été confirmé par le site d’information grec euro2day.gr, repris depuis par le journal allemand Der Spiegel.

Nous pouvons ouvrir les portes sur la Grèce et la Bulgarie n’importe quand et nous pouvons mettre les réfugiés dans des bus… Comment traiterez-vous alors les réfugiés si vous n’obtenez pas un accord ? Vous allez les tuer ?

aurait déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan au président du Conseil européen Donald Tusk et à celui de la Commission Jean-Claude Juncker lors d’une rencontre en novembre dernier. Il aurait aussi ajouté :

Il ne s’agira pas juste d’un seul garçon mort près des côtes turques, il y en aura 10 000, 15 000. Comment allez-vous faire face à ça ?

L’Union européenne et la Commission européenne n’ont pas démenti ces informations, mais n’ont pas non plus souhaité les commenter. Bref, elles en attestent la véracité, mais tentent de les étouffer.
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Turquie – Syrie : tension maximale

09/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
La Turquie a annoncé être prête à ouvrir ses frontières aux dizaines de milliers de Syriens qui fuient les combats autour d’Alep. La Russie dénonce de son côté les mouvements de troupes turques qui laisseraient présager une offensive terrestre d’Ankara en Syrie.

Si les Syriens poussés à l’exode « sont à nos portes et n’ont pas d’autre choix, nous devons laisser entrer nos frères et nous le ferons », a déclaré le président turc Erdogan. Il n’a cependant pas précisé quand les Syriens pourraient entrer en Turquie. À date, le poste-frontière d’Oncupinar semble encore fermé. Il s’agit du dernier point de passage officiel entre les deux pays encore accessible aux quelque 30 000 Syriens qui ont fui les combats autour d’Alep et attendent dans des conditions très précaires.

En filigrane, Erdogan fait pression sur les Européens au sujet des réfugiés : pressé de répondre à la crise humanitaire, il explique, par la voix de son vice-Premier ministre Numan Kurtulmus qu’avec 2,7 millions de réfugiés syriens, la Turquie « a atteint les limites de sa capacité ». Et en dépit des sommes importantes promises par l’UE, le pays ne semble pas décidé à réguler le flot de clandestins qui quittent son sol vers la Grèce. L’une et l’autre questions sont donc de puissants leviers pour obtenir de l’UE des rallonges de crédits ou des avantages politiques. Il est significatif que la chancelière allemande Angela Merkel ait fait un déplacement à Ankara lundi. Qu’a-t-elle encore promis à Erdogan ?
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La France reconnaît avoir fourni directement des armes aux “rebelles” syriens

Le trompeur Printemps arabe, de la démocratie au terrorisme…

Source : Nouvelles de France
Un point de situation complet et pertinent sur la Syrie, déchirée par un terrorisme d’importation.

Mars/avril 2011, le printemps arabe fleurissait en Syrie. Des manifestations d’opposants avaient lieu dans de nombreuses villes. Le gouvernement alternait la carotte des baisses de taxes, des augmentations de postes et de salaires avec le bâton d’une répression sévère.
Dans une mise en scène bien réglée, les médias dénonçaient la barbarie du régime, des défections se produisaient dans ses rangs, un organisme de transition voyait le jour tandis que la protestation se muait en rébellion et la révolte en guerre civile. Le scénario étonnamment semblable à celui d’autres tournages se produisait avec des variantes locales.
Le dictateur ne partait pas comme en Tunisie. L’armée ne basculait pas comme en Égypte. Faute d’intervention militaire directe d’une puissance occidentale, le régime ne s’effondrait pas comme en Libye. Il tenait avec le soutien de milices loyalistes, celui de l’Iran et de la Russie et l’arrivée des supplétifs chiites libanais ou irakiens.

Il contrôle aujourd’hui plus de 70 % de la population, notamment les personnes déplacées qui se sont mises sous sa protection, dont on parle peu. Pendant ce temps, l’opposition connaissait, sans avoir gagné, le sort de celle de Libye apparemment victorieuse. Sa façade démocratique se craquelait, son unité se fissurait.
Deux conseils dominés par les Frères Musulmans, l’un appuyé par la Turquie, le CNS, l’autre par le Qatar, la CNFOR revendiquaient la légitimité. Le décor démocratique et son Armée Syrienne Libre étaient débordés par des groupes islamistes rivaux et de plus en plus violents : le Front islamique, le Front Al-Nosra, l’État islamique multipliaient les conflits fratricides. Les Kurdes accédaient de fait à l’autonomie le long de la frontière turque.
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Prison à vie requise pour des journalistes turcs dissidents

29/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ceux-ci sont enfermés depuis le 26 novembre pour avoir diffusé une vidéo prouvant le soutien militaire turc à des rebelles islamistes. Ils publiaient auparavant pour un des principaux journaux turcs dissident.

Qualifiant l’acte de trahison, le président Erdogan lui-même serait plaignant avec le chef de ses services secrets. Il avait promis à la télévision turque que les deux hommes paieraient le prix fort pour avoir dévoilé cette vidéo.

Les procureurs du tribunal d’Istanbul ont requis à l’encontre des deux hommes une peine de réclusion à perpétuité aggravée, ainsi qu’une peine de perpétuité ordinaire.

Quelle est la situation en Syrie à la veille des négociations de paix à Genève ?

25/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aujourd’hui lundi devaient se tenir des négociations de paix entre le régime syrien et l’opposition, mais des difficultés dans la composition de la délégation de l’opposition semblent retarder la tenue des débats ; débats qui s’annoncent sous un jour encore plus sombre depuis les raids aériens qui ont tué plus de 90 civils en 48 heures la semaine dernière.
Toutefois, si les discussions sont encore au point mort, la situation militaire et les combats évoluent à chaque instant.

L’armée russe progresse, semble-t-il dans le nord-est du pays ?
En effet, La Russie a envoyé de nouvelles troupes dans un aérodrome du nord-est de la Syrie contrôlé par l’armée du régime, et cette nouvelle progression inquiète Washington et Ankara.

Pourquoi les États-Unis et la Turquie sont-ils particulièrement concernés ?
Selon Robert Ford, l’ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie « Grâce à ce pas les Russes visent trois buts : renforcer la position du gouvernement syrien et ses alliés kurdes dans l’est de la Syrie, compliquer, entre-temps, l’activité américaine, ainsi que protéger ses arrières de l’ennemi retrouvé de Moscou, à savoir la Turquie ».

L’apparition des troupes russes dans cette région peut signifier en effet que Moscou cherche à renforcer ses liens avec la milice kurde, milice qui s’est fait une bonne réputation dans la lutte contre l’État islamique.

Quelle est la réponse des États-Unis sur le terrain ?
La réponse des conseillers militaires américains a été d’augmenter le nombre d’opérations conjointes avec les milices kurdes. Selon le Wall Street Journal, ces manœuvres militaires parallèles peuvent créer de nouveaux points de tension avec la Russie, Washington et Moscou cherchant à protéger leurs propres intérêts concurrents dans la région.

Comment peuvent se manifester ces nouveaux points de tension ?
Les forces armées américaines et russes ont commencé à aménager des bases aériennes dans les zones respectivement contrôlées par les Kurdes et l’armée gouvernementale syrienne, dans le nord-est. La distance qui sépare les deux bases n’est que de 50 kilomètres.

Recep Tayyip Erdoğan

Attentat à Istanbul: l’étrange réaction d’Erdogan

13/01/2016 – TURQUIE (NOVOpress)
La Turquie est frappée une nouvelle fois par le terrorisme. Cette fois c’est Istanbul qui a été visée par un attentat qui semble porter la marque de l’État islamique.

Les autorités turques tentent d’imposer un black-out médiatique, tandis que le président Erdogan semble décider à mettre l’État islamique et le PKK dans le même sac.


Vu sur Twitter

Non à la Turquie dans l’UE !

19/12/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Comme le dit si justement Robert Ludovic, la Turquie est le trait d’union de l’Europe avec L’Etat Islamique… ET comme le montre bien le dessin, c’est la Russie qui dévoile que derrière Erdogan, c’est Daesh qui nous attend.

Publié le

Le Su-24 russe abattu ne présentait aucune menace pour la Turquie

18/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Sous les yeux d’experts internationaux et de la presse, les Russes ont ouvert la boîte noire du SU-24 qui a été descendu par des chasseurs turcs. Les Russes affirment détenir la preuve que leur bombardier ne représentait aucune menace pour la Turquie.

La boîte noire du bombardier russe abattu par la chasse turque est endommagée, mais elle sera exploitable, selon les autorités russes. Celles-ci ont invité des experts de 14 pays afin de participer au déchiffrage de la « boîte noire » du Su-24. Néanmoins, seuls les représentants de la Chine, de la Grande-Bretagne et des États-Unis ont consenti à y participer.

« Pour le moment, nous avons toute la base de preuves nécessaires, confirmant l’absence de violation de l’espace aérien turc par l’avion russe », a dit le porte-parole des Forces aérospatiales russes Sergueï Dronov.

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La boîte noire du SU-24 russe abattu par les Turcs en corus de démontage devant la presse et des experts internationaux.

Si cette information se trouvait confirmée de source indépendante, ce serait la preuve flagrante de la forfaiture turque, qui ne fait dès à présent guère de doute. Cela placerait Erdogan, que Wikileaks accuse de préméditation dans cette affaire, documents à l’appui, dans une position très délicate par rapport à la Russie, mais aussi à ses alliés, notamment américains.


La Turquie multiplie les provocations à l’encontre de la Russie

16/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Deuxième incident naval en 24 heures : des bateaux civils venus de Turquie effectuent des manœuvres dangereuses contre des navires russes.

Multiplication de provocations, tests de la fermeté de la marine russe ou succession de bourdes ? Tout laisse à penser que la multiplication des incidents entre navires turcs et russes ne doit rien au hasard.
Hier, en mer Égée, un chalutier turc s’est approché à environ 600 mètres du destroyer russe Smetlivy, obligeant l’équipage, après de multiples appels radio et visuels, à tirer des coups de semonce pour stopper la course du bateau de pêche turc. La Turquie a d’ailleurs annoncé suite à cet incident que « sa patience avait des limites », estimant la réaction russe disproportionnée. Côté russe, on estime au contraire que la tension entre les deux pays justifie les mesures prises, par ailleurs en plein accord avec le droit international.
Aujourd’hui, c’est un navire de commerce en provenance de Turquie qui a entravé la marche d’un convoi russe en mer Noire.
Deux installations gazières étaient déplacées vers une nouvelle zone d’exploitation à l’entrée des eaux territoriales russes. C’est alors qu’un vaisseau naviguant sous pavillon turc a croisé la route du convoi, « Agissant en violation des règlements internationaux pour prévenir les collisions en mer et des conventions de navigation généralement reconnues, le vaisseau turc n’a pas laissé passer le convoi naviguant perpendiculairement et essayé de s’arrêter sur son chemin, provoquant une situation de collision », a fait savoir Chernomorneftegaz dans un communiqué ajoutant que le capitaine du bateau turc gardait le silence malgré les tentatives d’entrer en contact par radio.
Un croiseur russe est intervenu pour chasser l’intrus tandis qu’un remorqueur venait au secours du convoi particulièrement peu manœuvrable.

La Turquie, qui a abattu un bombardier russe voilà trois semaines, est entrée illégalement en Irak il y a quelques jours, qui frappe sur les Kurdes au lieu d’attaquer Daesh — qu’il soutient en sous-main —… est en train de devenir un fauteur de guerre de première importance. Rappelons que c’est ce même pays que Merkel et l’UE veulent faire rentrer dans l’Europe de Bruxelles.


Crédit photo : Tostan via WikiCommons (CC) = destroyer Smetlivy

L’Armée turque entre en Irak

10/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Officiellement pour soutenir et former des Kurdes irakiens, l’armée turque est entrée en Irak, à proximité des champs pétrolifères de Mossoul. Le gouvernement irakien considère cette manœuvre comme hostile, mais n’a pas réagi militairement.

La Turquie a envoyé 1 200 soldats avec une vingtaine de chars et de l’artillerie lourde dans un camp près de Mossoul. Officiellement, ces camps servent à l’entraînement par la Turquie de Kurdes irakiens sunnites pour combattre l’État islamique.
La présence de chars et d’artillerie dans une base destinée à l’entraînement aux armes légères montre bien que les intentions turques sont belliqueuses. D’ailleurs, Ankara a déjà annoncé qu’elle allait pousser son dispositif à 2000 hommes. Beaucoup pour une simple mission d’entraînement.

Le gouvernement et tous les grands partis irakiens voient ce mouvement de troupes turques comme un acte hostile contre leur pays. Abadi a exigé le retrait immédiat des forces turques, mais il est peu probable que la Turquie obéisse.

De fait, la Turquie revendique la région de Mossoul depuis la fin de la Première Guerre Mondiale et convoite ses champs pétrolifères. S’implanter dans cette zone en profitant de l’anarchie ambiante est un moyen pour Ankara d’annexer de facto la région et de diriger encore plus le pétrole produit autour de Mossoul vers la Turquie.
La contrebande de pétrole entre les Kurdes du PDK, implantés autour de Mossoul, et la Turquie bat déjà son plein. La présence de l’armée turque permet, en attendant une possible annexion, de sécuriser ces flux de pétrole.

Il est probable que les États-Unis laissent cette situation tendue entre deux alliés en l’état. La seule solution pour le gouvernement irakien serait de faire appel à la Russie. Ce n’est pas invraisemblable quand on se souvient que le gouvernement irakien, pourtant fortement inféodé aux USA, avait annoncé que les frappes Russes anti-État Islamique étaient les bienvenues en Irak.

La Russie emploie des sous-marins contre l’État Islamique

09/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Après les missiles de croisière tirés depuis des navires et les bombardiers stratégiques, la Russie a frappé Daesh avec des missiles tirés depuis un sous-marin. Un arsenal qui envoie des messages clairs.

Pour la première fois, l’armée russe a frappé des cibles en Syrie avec des missiles de croisière tirés depuis un sous-marin en Méditerranée.
« Toutes les cibles ont été détruites », a déclaré e ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, indiquant que des infrastructures pétrolières, des dépôts de munitions et une fabrique de mines avaient été visés.
Les observateurs militaires avaient déjà été frappés (eux aussi…) par la précision à longue distance et la puissance des missiles de croisière « Kalibr », déjà tirés depuis des croiseurs stationnés en mer Caspienne et à nouveau lancés, depuis le sous-marin de dernière génération Rostov-sur-le-Don.

Avec des hélicoptères, des avions d’attaque au sol et des chasseurs-bombardiers, la Russie déployait déjà un arsenal aérien complet contre l’État Islamique. S’y sont ajoutés des bombardiers stratégiques et des missiles de croisière.
L’emploi de ces systèmes d’armes n’a rien d’innocent. De fait, le « boulot » pourrait être aussi bien fait avec des bombardements aériens classiques, mais l’efficacité opérationnelle n’est pas le seul facteur qui rentre en ligne de compte. Tout d’abord, cela permet aux différentes composantes militaires russes d’acquérir de l’expérience et de tester en conditions réelles les armes et les hommes.

Mais surtout, cela envoie des signaux clairs aux autres intervenants sur le terrain, notamment les Américains et les Turcs. Après l’affaire du TU-24 descendu par la chasse turque dans un véritable guet-apens et le bombardement d’installations de l’armée régulière syrienne par les avions de la « coalition » (démenti par les USA), la Russie a montré les muscles et fait passer un message.
Les États-Unis et Israël avaient été prévenus en amont des frappes russes effectuées depuis un sous-marin ; les Russes n’étaient pas tenus de le faire selon l’accord du 21 octobre destiné à éviter les incidents entre avions, aux termes duquel la Russie communique ses plans de vol en Syrie. Cette « mesure supplémentaire de précaution » des Russes a été « appréciée », selon le porte-parole du Pentagone Peter Cook.

Pentagone qui aura certainement aussi apprécié à sa juste valeur la déclaration de Vladimir Poutine, qui notait en passant que les missiles de croisière Kalibr pouvaient être équipés de têtes nucléaires, tout en espérant que l’usage de la force nucléaire « ne sera jamais nécessaire dans la guerre contre le terrorisme ».
Les états-majors occidentaux étant parfaitement au courant des capacités atomiques de ces missiles de croisière, les relever dans une déclaration publique revient en langage diplomatique à mettre en gras, souligné en rouge et surligné en jaune le message sous-jacent : « nous restons calmes, mais cessez de nous casser les… pieds, maintenant. »

Charles Dewotine

La responsabilité du président turc pointée du doigt dans le crash de l’avion de chasse russe

07/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Wikileaks a mis en évidence samedi dernier des messages postés sur le réseau social twitter par un lanceur d’alerte turc, Fuat Avni. Ces messages datent de début octobre, début de l’intervention russe en Syrie, et prédisent l’événement. Le message indique : « Erdogan a donné l’ordre d’abattre un avion russe opérant en Syrie en clamant qu’il a violé l’espace aérien turc ». Moscou dément pourtant que son avion survolait l’espace aérien turc.


Général Pinatel : la Turquie organise l’invasion migratoire en lien avec l’État islamique

Source : Sputnik
Spécialiste en géopolitique, géostratégie et sur les questions du Moyen-Orient, le Général Pinatel n’a rien d’un fantaisiste. Quand il affirme que la Turquie est à l’origine des vagues de migrants qui envahissent l’Europe, en lien avec l’État Islamique, il donne tout le crédit d’un expert reconnu à une thèse que de nombreux observateurs pressent depuis longtemps. Il éclaire ainsi les choix diplomatiques français et européens d’une lumière crue. Quand donc allons-nous revoir nos alliances et notre politique étrangère ?

Les preuves du soutien de la Turquie à l’État islamique s’accumulent

03/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Dans un entretien à l’agence de presse Sputnik, le major-général au service de renseignement de l’Armée syrienne libre, Hosam Al-Awak a déclaré « Nous avons à notre disposition des photos représentant des contrats pétroliers signés entre la Turquie et le groupe terroriste Daech ».
Dans cet entretien-choc, nous apprenons que la Turquie soutient l’État islamique depuis 2011 « Depuis le début de la crise syrienne, en 2011, la Turquie continue à soutenir par tous les moyens les islamistes radicaux et djihadistes syriens dans leur lutte contre les groupes modérés », a-t-il souligné.
Pour le major-général, « Les Frères musulmans de Syrie, couvrant cette activité, coopéraient avec lesdites organisations pour éliminer l’Armée syrienne libre, ainsi que d’autres groupes modérés ».

Cela ouvrirait-il une recomposition des alliances ?
Alors que les Russes soutiennent fermement Bachar Al-Assad, l’Armée syrienne libre qui cherche à le détrôner depuis 2011, souhaite s’allier.
C’est ce que déclare le major syrien dans cet entretien : « Nous estimons que la Russie est une alliée par excellence. Face à la crise syrienne, les Russes pourraient sans aucun doute coopérer avec toutes les factions modérées, y compris l’Armée syrienne libre », a poursuivi le militaire.
Et de souligner : « Le cas échéant, l’implication russe dans le conflit syrien portera ses fruits. À l’avenir, nous comptons défendre les intérêts russes en Syrie ».