Les tunisiens de France choisissent les islamistes

Les tunisiens de France choisissent les islamistes

25/10/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Avant la proclamation des résultats en Tunisie même, c’est déjà le mouvement islamiste Ennahda qui sort grand vainqueur de l’élection dans les deux circonscriptions (Nord et Sud) de France où il a respectivement obtenu 33,70% et 30,23% des suffrages exprimés, emportant ainsi 4 des 10 sièges en jeu.

Ennahdaa a une énorme avance sur le parti qui le suit en nombre de voix : le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste) de Moncef Marzouki a lui obtenu 12,55% et 9,05% des suffrages, soit à peu près trois fois moins.

Ces chiffres sont particulièrement significatifs puisque la communauté de tunisiens présente en France est la plus importante au monde avec officiellement plus de 500 000 membres et sans doute sensiblement plus.

Selon des résultats provisoires communiqués par la commission électorale à Tunis, Ennahda a déjà obtenu la moitié des 18 sièges réservés à la diaspora tunisienne.

Crédit photo : anw.fr. Licence CC.

Allers-retours de Tunisiens entre la France et l’Italie : renouvellement des permis « temporaires » et expulsions bidon

Allers-retours de Tunisiens entre la France et l’Italie : renouvellement des permis « temporaires » et expulsions bidon

24/10/2011 – 08h00
 VINTIMILLE (NOVOpress) – Six mois déjà : c’est le 5 avril dernier que le gouvernement italien avait décidé d’accorder des permis de séjour temporaires « pour motifs humanitaires » d’une durée de six mois à tous les Tunisiens débarqués en Italie depuis le 1er janvier. L’effectif concerné était de 22.000, même si, selon la Protection civile, seuls 11.800 permis auraient été distribués dans les semaines suivantes  : le reste avait déjà dû passer en France sans papiers ! En tout cas, ces “malheureuses” populations fuyant la démocratie tunisienne allaient automatiquement se retrouver clandestines ce mois-ci.

Mais en matière d’immigration, on le sait, le provisoire devient toujours définitif. Ou, pour le dire autrement, quand on a commencé à céder, on cèdera toujours. Silvio Berlusconi a donc pris un nouveau décret, le 6 octobre, dans lequel « étant donné que, sur la base de l’accord du 5 avril 2011 entre le gouvernement italien et le gouvernement tunisien, tant l’activité de surveillance sur les côtes tunisiennes, tant l’action de prévention et d’empêchement de l’immigration illégale, tant les opérations de rapatriement des citoyens tunisiens arrivés en Italie après la date citée du 5 avril 2011, ont été menées avec des résultats très positifs ; prenant acte des demandes renouvelées émanant du gouvernement provisoire tunisien, de poursuivre dans la ligne de la coopération et de la collaboration déjà engagées ; considérant de même que ce rapport de collaboration devra être confirmé et ultérieurement renforcé avec le nouveau gouvernement tunisien qui se mettra en place à l’issue des élections pour l’Assemblée Constituante du 23 octobre 2011 »… les permis de séjour exceptionnels « pour motifs humanitaires » sont prolongés de six mois supplémentaires. Un chef-d’œuvre de langue de bois !

Pour faire bonne mesure, Berlusconi a pris le même jour un second décret : « Considérant que les migrants arrivés dans notre pays dans les neuf premiers mois de 2011 ont été plus de 60.000;

Compte tenu que la situation d’instabilité qui caractérise encore les pays nord-africains fait prévoir que les effets de la situation d’urgence se prolongeront encore durant l’année 2012;

Considérant que l’afflux massif persistant en Italie de citoyens originaires des pays d’Afrique du Nord continue d’être particulièrement significatif, déterminant des situations très critiques et des épisodes hautement dramatiques ;

Considérant que les activités nécessaires pour empêcher et pour gérer le phénomène migratoire, y compris sur le territoire africain, mises en œuvre jusqu’à présent par les administrations compétentes, tant sur le plan administratif que sur le plan opérationnel, se sont révélées particulièrement efficaces, raison pour laquelle il est nécessaire de mettre en œuvre des interventions et des stratégies ciblées ultérieures, qui assurent un niveau opérationnel au moins égal au niveau actuel »… l’état d’urgence relatif à l’arrivée exceptionnelle de citoyens appartenant aux pays d’Afrique du Nord est prolongé jusqu’au 31 décembre 2012.

31 décembre 2012, en luttant contre l’immigration clandestine avec la même efficacité qu’actuellement, cela fait dans les 150.000 Nord-Africains supplémentaires. Et dire que l’invasion était censée s’arrêter sitôt Kadhafi tombé !

Ces pantalonnades italiennes font en tout cas le bonheur du gouvernement français, qui s’est mis depuis deux semaines à ramasser tous les Tunisiens dont le permis est expiré. Il en arrive chaque jour vingt ou trente à Vintimille, ramenés en fourgons par la police française. Celle-ci fait même du zèle. Le 13 octobre, comme l’ont vérifié les journalistes du quotidien en ligne SanremoNews, les Tunisiens expulsés avaient des permis de séjour valides jusqu’au 17.

À Vintimille, les Tunisiens font la queue devant le commissariat pour faire renouveler leur permis. Les effectifs varient selon les jours, en fonction des expulsions de France : parfois une centaine, parfois vingt seulement.
Dans tous les cas, l’histoire se termine de la même façon : sitôt leur permis renouvelé, ils retournent en France.

Tunisie : vers une victoire des islamistes ?

Tunisie : vers une victoire des islamistes ?

17/10/11 – 13h30
TUNIS (NOVOpress)
– Comme souvent (toujours ?), il semblerait que les bonnes âmes démocratiques se soient réjouies un peu vite de la chute de l’autocrate Ben Ali.
En effet, à peine neuf mois après la « révolution » dite de Jasmin, les Tunisiens sont appelés aux urnes dimanche prochain et de nombreux observateurs craignent la victoire du mouvement islamiste radical Ennahda.

Pour cette première élection « libre » depuis la chute de Ben Ali, les candidatures sont pléthoriques (1.500 listes présentées par 111 partis différents) et cette multiplication des candidatures pourrait jouer en faveur des islamistes, qui sont le seul véritable mouvement organisé du lot.

Le mouvement islamiste, dirigé par l’ancien exilé Rached Ghannouchi, a de très fortes chances de devenir le parti le plus important dans les zones populaires. Ce qui suscite une inquiétude grandissante au sein des classes moyennes, de la bourgeoisie et des femmes, qui craignent d’importantes restrictions de liberté. Une situation qui pourrait entraîner de nouvelles vagues d’émigration vers l’Europe, alors que les flux d’immigrés sont déjà très importants depuis la “révolution”.

Un pouvoir religieux radical imposé par les « barbus » sur les ruines d’un état laïc autoritaire mis à bas avec l’aide de l’Occident, un scénario désormais tristement banal…

[box class=”info”]Crédit photo : Magharebia/Flickr sous licence Creative Common[/box]

Clandestins tunisiens : nouvelle émeute au Centre d’accueil de Brindisi, 11 policiers blessés

Clandestins tunisiens : nouvelle émeute au Centre d’accueil de Brindisi, 11 policiers blessés

01/10/2011 – 16h15
BRINDISI (NOVOpress) — Après Lampedusa, Brindisi, ou de l’art d’éteindre un incendie pour le rallumer ailleurs. En transférant les Tunisiens de Lampedusa dans d’autres centres d’accueil, le gouvernement italien n’a fait que déplacer l’émeute.

Il y a dix jours, 62 clandestins s’étaient déjà enfuis du Centre d’identification et d’expulsion de Restinco, à côté de Brindisi, en arrachant les grilles et en défonçant le portail. Il ne semble pas qu’ils aient été retrouvés. On avait rempli à nouveau le centre avec 84 clandestins, tous en provenance de Lampedusa. Ils se sont révoltés avant-hier soir, en poussant ce que les journalistes italiens appellent « leur cri habituel de “Liberté, liberté” » – c’est beau la francophonie.

Outre la police, une unité anti-émeutes a dû intervenir. 18 Tunisiens ont ensuite profité de la nuit pour s’enfuir : ils ont arraché les portes, qu’ils ont utilisées pour forcer un passage dans la clôture. Cinq ont été retrouvés hier, les autres étaient encore recherchés dans les campagnes autour de la ville. On compte 11 blessés parmi les forces de l’ordre.

Comme l’explique avec complaisance le journaliste du Nuovo Quotidiano di Puglia, « ce qui pèse sur ces émeutes à répétition, c’est malheureusement l’expulsion : tous les hôtes du centre savent que, après six mois de résidence, on retourne à la maison. Le quitte ou double pour la communauté tunisienne consiste donc à chercher la liberté par la fuite, en déchaînant comme hier une sorte d’enfer. […] Mais peu leur importe, puisqu’ils savent que derrière ces grilles, il y a la liberté, un ami ou un parent qui les attend en France ou en Allemagne ».

[box class=”info”]Sources : www.ansa.it et www.quotidianodipuglia.it[/box]

Lendemains de bataille à Lampedusa

Lendemains de bataille à Lampedusa

24/09/2011 – 15h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) — Après l’incendie du Centre d’accueil et la guerre urbaine de mardi et mercredi, où en est le front de l’immigration en Italie ? Lampedusa panse ses plaies, le gouvernement continue à recueillir des clandestins qu’il ne sait pas où mettre, les immigrationnistes sont plus virulents que jamais. Bref, plus ça va mal, plus c’est la même chose.

Lampedusa a été vidée de la plus grande partie de ses clandestins : il n’en restait plus qu’une soixantaine hier soir. Les autres ont été évacués vers la Sicile soit par bateau soit par avion militaire. Le préfet d’Agrigente assure que « nous contrôlons la situation ». L’île célèbre ces jours-ci la fête de Notre-Dame du Bon Port, protectrice des pêcheurs. Symboliquement, c’est l’archevêque de Tunis, Mgr Maroun Lahham, qui est venu célébrer la messe. Dans son homélie, il a rendu hommage aux Lampedusans, demandé aux Tunisiens de « ne pas cracher dans le plat où ils mangent » et souligné que « les hommes sont faits pour vivre ensemble dans l’harmonie ». La conférence des évêques sicilienne a déclaré de son côté que « Lampedusa devait retrouver son calme pour ne pas perdre un précieux patrimoine d’accueil et de compréhension réciproque ». Mais, malgré tous ces bons sentiments, « il y a dans l’île », selon le journaliste du Giornale di Sicilia, « la conscience que, après les affrontements, quelque chose changera fatalement dans les rapports avec les immigrés ». La voiture de Cono Galipò, administrateur de la coopérative « Lampedusa accueil » qui gère le Centre d’accueil a été brûlée dans la nuit de jeudi à vendredi, probablement par des habitants exaspérés.

Les clandestins continuent pendant ce temps à affluer de Tunisie comme si de rien n’était, et le gouvernement italien à organiser leur sauvetage en mer. Mais le Ministère de l’Intérieur n’ose plus les amener à Lampedusa, officiellement déclarée « port non sûr » pour les opérations de secours aux clandestins. Un bateau de 75 Tunisiens qui avait été repéré au large de l’île a donc été escorté hier par les vedettes des gardes-côtes jusqu’à Porto Empedocle, au sud de la Sicile, que le ministre Roberto Maroni destine à devenir le nouveau Lampedusa. Le maire, Calogero Firetto, s’y est dit favorable en principe tout en réclamant « des garanties adéquates pour la communauté locale afin que cela ne se transforme pas en drame dans le drame ».

La Tunisie n’acceptant de reprendre que 100 clandestins par jour, les opérations de rapatriement avancent lentement. 700 Tunisiens évacués de Lampedusa ont été installés en attendant sur trois bateaux, « Moby Vincent », « Moby Fantasy » et « Audacia » à l’ancre dans le port de Palerme, dans une zone interdite gardée par environ 500 policiers pour éviter de nouvelles émeutes.

Tout le lobby immigrationniste s’est répandu en protestations contre « ces centres d’accueil flottants ». Pour Riccardo Noury, porte-parole d’Amnesty International, « nous sommes confrontés à un nouvel exemple du recours à la détention par lequel les autorités italiennes traitent, dans cette période et pas seulement dans cette période, la gestion des arrivées et des flux de migrants et de réfugiés. Et si cela est le prélude à des expulsions de masse, comme c’est déjà arrivé en août, ce sera une violation des droits de l’homme ». Laura Boldrini, porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, a reconnu que les Tunisiens abrités sur ces bateaux n’étaient pas des demandeurs d’asile mais des réfugiés économiques : elle n’en a pas moins souhaité que des « médiateurs culturels » puissent monter à bord.

Les responsables de l’immigration à la Confédération générale italienne du travail (équivalent de la CGT) à Palerme et pour la Sicile, Zaher Darwish et Pietro Milazzo, ont déclaré la situation « intolérable » et exigé que « soit donnée à chaque immigré la possibilité de présenter, s’il le veut, une demande d’asile ou de protection humanitaire ». Ils demandent que puisse monter à bord des bateaux « une délégation représentative des organisations humanitaires et sociales ».

Osera-t-on faire observer à tous ces immigrationnistes que, si ces clandestins tunisiens n’avaient pas mis le feu à leur centre d’accueil, ils n’auraient pas à passer la nuit sur des bateaux ? Et que, s’ils étaient restés chez eux, ils ne subiraient pas les horribles violations des droits de l’homme perpétrées par le gouvernement italien ?

Le coup de pouce turc aux islamistes tunisiens

Le coup de pouce turc aux islamistes tunisiens

16/09/2011 – 12h30
TUNIS (NOVOpress) –
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan (photo) est arrivé mercredi soir en Tunisie, deuxième étape après l’Egypte de sa tournée des pays du “Printemps arabe”. Le leader du parti islamiste turc, AKP, a délivré jeudi le même message qu’au Caire il y a deux jours : « Islam et démocratie ne sont pas contradictoires ». Cette déclaration, bien loin de la réalité vécue sur le terrain par les minorités religieuses en Turquie (catholiques, protestants…), est mûrement réfléchie.

Les Tunisiens doivent en effet élire le 23 octobre une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution. Or, les islamistes d’Ennahda apparaissent comme les favoris de ce scrutin. A la grande frayeur des milieux laïques et intellectuels tunisiens.
Erdogan se sert ainsi du thème de la démocratie comme cheval de Troie pour signer la victoire de l’islamisme en Tunisie, comme il l’a fait en Turquie à partir de 2002, date de la prise de pouvoir de l’AKP. Le 16 septembre, le Premier ministre turc se rend cette fois en Libye. En début de semaine, le chef des autorités de transition libyennes, Moustapha Abdeljalil, déclarait : « Nous sommes un peuple musulman, à l’islam modéré et nous allons rester sur cette voie ». En Tunisie comme en Libye, la dialectique d’Erdogan fait des émules…

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

15/09/2011 – 18h45
ROME (NOVOpress) – 95 Tunisiens ont débarqué à Lampedusa la nuit dernière après avoir été secourus par la Guardia di Finanza à 30 milles de l’île. Le bateau de ces pauvres clandestins prenait l’eau et n’était plus en état de poursuivre sa route. Ils ont donc tous été transférés sur un bâtiment des gardes-côtes, qui les a menés jusqu’au port. Un avion de la Guardia di Finanza les avait repérés dans la matinée. Très fiers de cette brillante intervention, les gardes-côtes l’ont filmée et mise sur Youtube, de façon à montrer aux futurs candidats à l’immigration clandestine que leur sauvetage est garanti.

Quelques heures plus tôt, dans la journée d’hier, les 800 Tunisiens actuellement hébergés au centre d’accueil de Lampedusa se sont révoltés, après avoir appris que 49 de leurs compatriotes avaient été rapatriés dans la matinée et que 50 avaient été embarqués sur un second vol à destination de Palerme puis de Tunis. Un policier a été blessé par un jet de pierre. La police est parvenue à rétablir provisoirement le calme, en faisant venir cent agents supplémentaires.

En réalité, sur la centaine de Tunisiens rapatriés, les autorités tunisiennes n’ont finalement accepté d’en récupérer que 30. L’avion qui faisait escale à Palerme s’est vu refuser l’autorisation d’atterrir à Tunis et les clandestins ont dû être transférés au centre de Pozzallo en Sicile. La nouvelle, immédiatement transmise par téléphone portable aux clandestins de Lampedusa, a été accueillie par des hurlements de joie à l’intérieur du centre d’accueil. L’accord italo-tunisien du 5 avril se révèle de plus en plus clairement un marché de dupes, comme Novopress l’avait immédiatement relevé.

Le maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, ne sait plus à quel saint se vouer. Après avoir lancé des appels à Silvio Berlusconi, il a écrit au ministre Roberto Maroni, pour lui demander de cesser les rapatriements par petits groupes et de procéder à « un transfert en bloc » des Tunisiens, « afin de les mettre dans des endroits où les actes de violence puissent être contenus ». Lampedusa, explique le maire « n’est pas un endroit où il soit possible de contrôler un si grand nombre de Tunisiens, qui n’ont plus désormais confiance en personne et tentent par tous les moyens de prendre la fuite ».

Mais si la Tunisie refuse de récupérer ses clandestins, alors que le gouvernement italien avait tout misé sur sa coopération, que faire à présent ?

Italie : dans les centres d’accueil, c’est l’émeute permanente

Italie : dans les centres d’accueil, c’est l’émeute permanente

10/09/2011 – 18h00
ROME (NOVOpress) — Une poudrière dont les mèches sont allumées d’un bout à l’autre de l’Italie : voilà ce qu’a créé le gouvernement italien en allant ramasser en mer des dizaines de milliers de clandestins, pour ensuite les enfermer dans des centres d’accueil le temps que le système – complètement engorgé et pour cause – arrive à faire le tri entre « réfugiés » plus ou moins plausibles et imposteurs complets à renvoyer d’où ils viennent. Pressés de commencer au plus vite la colonisation de l’Europe, les immigrés ne sont pas disposés à attendre et moins encore à se laisser rapatrier. On les a laissés rentrer, ils ne repartiront pas.

Les émeutes de Bari, conduites par des professionnels de la guérilla, avaient fait les gros titres au début du mois d’août à cause de l’ampleur des dégâts et du nombre de blessés. Mais, de façon un peu moins spectaculaire, l’état d’émeute est devenu permanent dans les centres d’accueil italiens sans que les médias s’en émeuvent beaucoup.

Voici un échantillon des dernières semaines – la liste est loin d’être exhaustive. Dans la nuit du 22 août en Sicile, à Pozzallo, une centaine de Tunisiens, armés de barres de fer arrachées à leurs lits, dévastent le centre d’accueil, défoncent toutes les portes et prennent la fuite. Cinq agents sont blessés. 55 Tunisiens étaient encore recherchés le lendemain. On ne sait combien ont finalement été retrouvés.

Le 24 août, au cours de ce que les journaux qualifient de « énième révolte au Centre d’identification et d’expulsion de Bologne », réservé aux femmes, les immigrées incendient les matelas, brisent les tables et les chaises, lancent des objets et des bouteilles remplies d’urine sur les forces de l’ordre. On ne compte aucune blessée parmi les immigrées, huit blessés parmi les policiers. Une Nigériane de 29 ans est arrêtée en flagrant délit de résistance à la force publique et de dégradations.

Le 1er septembre, à Turin, une trentaine de Tunisiens attaquent les forces de l’ordre en leur lançant des objets divers, de la nourriture, des bouteilles. Ils se ruent ensuite sur les grilles pour tenter de s’enfuir. La police parvient à les en empêcher en lançant du gaz lacrymogène.

Le 5 septembre, 200 Tunisiens s’échappent du centre d’accueil de Lampedusa et manifestent contre les rapatriements forcés et pour exiger d’être transférés sur le continent. La protestation se transforme rapidement en assaut contre les forces de l’ordre et deux agents sont blessés. Les manifestations des clandestins se poursuivent les jours suivants. Le 7 septembre, après que 300 Tunisiens se sont à nouveau répandus dans la ville, le maire terrifié lance un appel à Silvio Berlusconi pour qu’on leur donne satisfaction immédiatement : « Cela fait une semaine que j’avais lancé l’alarme. Est-ce qu’on attend qu’il y ait un mort ou que les immigrés mettent le feu au centre d’accueil, comme c’était arrivé il y a deux ans ? »

Le 9 septembre, à Ponte Galleria, à côté de Rome, 21 étrangers de diverses nationalités s’enfuient du Centre d’identification et d’expulsion en profitant d’un transfert de routine à l’intérieur du bâtiment. Là encore, cette fuite est décrite dans les journaux comme « la énième fuite de Ponte Galleria ».

Énième révolte, énième évasion, énième débarquement un peu partout aussi (32 Pakistanais et Afghans mercredi dans le Salento, une centaine de Tunisiens lundi en Sicile)… Est-ce que tout cela va pouvoir continuer très longtemps ?

Tunisie : Flambée des prix alimentaires

Tunisie : Flambée des prix alimentaires

A quelques jours du Ramadan, les prix des produits alimentaires flambent en Tunisie, et certains produits comme l’eau minérale se font rares. En cause, principalement: l’augmentation en flèche des exportations vers la Libye voisine. ”L’explosion des prix est effrayante” lance Taïeb Bendoub, deux sacs de fruits et légumes à la main. “Quand on compare l’été 2010 et 2011, il y a une inflation de 40% minimum”, ajoute ce retraité, qui achève ses courses au marché central de Tunis, l’un des plus fréquentés de la capitale.

“Les tomates, les poivrons et les pommes de terre ont presque doublé. C’est inadmissible”, s’indigne une mère de famille, Néjia Jridi. […]

Tunisie : Flambée des prix alimentaires Les exportations des produits alimentaires pour la Libye atteignaient 53,1 millions de dinars (27 millions d’euros) pour les quatre premiers mois de l’année. Au terme du premier semestre, ils ont dépassé 190 millions de dinars (96 millions d’euros), selon de récents chiffres officiels. La Libye est ainsi devenue la première destination des produits tunisiens, notamment les huiles végétales, les céréales, la farine et le lait.

Mais cette situation, si elle est positive pour le commerce extérieur, coïncide aussi avec le Ramadan au cours duquel la rupture nocturne du jeûne est l’occasion de repas abondants. Durant cette période la consommation augmente de 30% sur le marché intérieur tunisien. […]

Le ministère du Commerce a rappelé mercredi dans un communiqué que l’exportation des produits subventionnés destinés au marché intérieur (pain, sucre, thé…), le monopole et la contrebande constituaient des infractions économiques et douanières. […]

[box class=”info”] Source : EuropeMaghreb.fr [/box]

Tunisie : les islamistes attaquent un cinéma [vidéo]

Tunisie : les islamistes attaquent un cinéma

Dimanche 26 juin, l’un des principaux cinémas de Tunis a été attaqué par un groupe de fondamentalistes religieux. Les spectateurs ont été menacés de mort jusque dans la salle. Pour nos observateurs qui étaient sur place, la menace intégriste pèse chaque jour un peu plus sur la toute nouvelle vie culturelle tunisienne.

L’attaque est survenue lors d’une manifestation culturelle organisée par l’association Lam Echaml dans le cinéma Africart, situé en plein centre de Tunis. L’événement, baptisé “Touche pas à mes créateurs”, était organisé par ce collectif d’intellectuels et d’artistes pour dénoncer les atteintes à la liberté d’expression dans le pays. Deux films traitant de la laïcité et de la religion devaient être projetés : “En attendant Abou Zayd”, du Syrien Mohamed Ali Atassi, et “Ni Allah ni maître”, de la Tunisienne Nadia El Fani. […]

[box class=”info”]Source et suite sur France 24.[/box]

Emeutes et guérilla en Tunisie

Emeutes et guérilla en Tunisie

18/07/11 – 10h30
TUNIS (NOVOpress) —
L’avènement de la « démocratie » suite à la « révolution tunisienne» tant applaudie par les pays occidentaux semble beaucoup plus chaotique que prévu et le gouvernement ayant remplacé celui de Ben Ali est déjà très violemment contesté.

Ainsi, des postes de police à Tunis et à Menzel Bourguiba (65 km au nord de la capitale) ont été attaqués la nuit dernière, et au moins quatre personnes ont été gravement blessées.

À Tunis, c’est dans la cité populaire d’Intilaka que près de 400 personnes armés de pierres, de bâtons et de cocktails molotov, ont tenté de prendre d’assaut le principal poste de police. Les affrontements entre émeutiers et policiers ont duré de longues heures.

C’est un spectacle de désolation qui régnait donc dans ce quartier de Tunis, des pneus incendiés, des pierres et des restes de barricades jonchant le sol des rues et la place devant le poste de police aux vitres brisées et aux murs marqués par les explosions de cocktails molotov. Quasiment au même moment, des attaques contre la police et des magasins se sont également produites à Menzel Bourguiba, ville industrielle au nord de Tunis où quatre personnes ont été gravement blessées et transférées à Tunis.

Les révoltes arabes. Sur Méridien Zéro dimanche 17 juillet à 23 heures. Avec Philippe Prévost

[box class=”info”]Méridien Zéro nous communique :[/box]

L’équipe de Méridien Zéro vous propose pour la fin de semaine de traiter des révoltes arabes, pas celles qui enflamment nos banlieue nous y reviendrons, mais celles qui font aujourd’hui la une de tous nos grands médias.
Pour s’entretenir de ce phénomène, nous aurons le plaisir d’accueillir dans nos studios l’historien Philippe Prévost.
C’est à un décryptage éclairé et à une fine et brillante analyse de ces « soulèvements populaires » que toute l’équipe de MERIDIEN ZERO vous convie ce dimanche à 23h.

A écouter sur :
http://meridienzero.hautetfort.com/
ou
http://www.radiobandieranera.org/
ou
Europa Radio

Les révoltes arabes. Sur Méridien Zéro ce soir à 23 heures. Avec Philippe Prévost

La presse tunisienne au sujet de la place “Mohamed Bouazizi” rebaptisée à Paris

L’action des membres du Projet Apache et du Bloc Identitaire Ile de France qui mardi à Paris ont rebaptisé la “Place Bouazizi” de Delanoë, en  “Place des soldats français sacrifiés !” a déjà eu un écho dans au moins 2 médias tunisiens.

Webdo.tn indique :

[box]Ces militants […] estiment que cet hommage au déclencheur de la révolution tunisienne est une véritable provocation alors que 69 soldats français sont déjà tombés, en terre afghane, dans l’oubli. En ce sens, ces militants estiment que la France doit rendre hommage à ses martyrs avant de penser à ceux de la Tunisie. […]

Ils ont déposé plusieurs plaques, dans ce 14éme arrondissement, rebaptisant la Place Bouazizi en Place des soldats Français sacrifiés. Près de 300 tracts ont également été distribués et ce, sous les encouragements des Parisiens. […][/box]

Quant à Tunis Tribune, il se borne à reproduire la publication de Novopress sur cette action mais illustre le sujet de cette vidéo :

Italie : le Tunisien régularisé était un assassin évadé de prison

Italie : le Tunisien régularisé était un assassin évadé de prison

09/07/2011 – 08h00
VERONE (NOVOpress) – La police italienne a arrêté lundi à Vérone le Tunisien Brahim Hichem alors qu’il se promenait dans les rues de la ville. À la demande des agents, il a sorti tranquillement son permis de séjour, persuadé d’être parfaitement en règle. Mais la base de données de la police a permis de le démasquer : Hichem, 33 ans, débarqué à Lampedusa le 11 mars dernier, est en réalité un assassin en fuite, qui avait dupé deux fois les autorités italiennes.

Hichem s’était évadé de la prison tunisienne de Kebili, où il avait été emprisonné pour un homicide commis pendant la révolution du début de l’année. À son arrivée à Lampedusa, il avait pris le faux nom d’Ezemi Icham et demandé l’asile politique à la préfecture de Caltanissetta, en expliquant qu’il fuyait la “guerre civile” dans son pays : il avait été cru sur parole.

Un mois plus tard, le 8 avril, le gouvernement italien adopte le fameux décret accordant un permis de séjour en bloc à tous les clandestins débarqués de Tunisie entre le premier janvier et le 5 avril à minuit. Hichem reprend alors son vrai nom pour faire à la préfecture de Milan une demande de permis de séjour, qu’il obtient sans aucune difficulté.

Certains de ses compatriotes, qui l’avaient connu au Centre d’accueil pour les demandeurs d’asile de Bari, avaient pourtant un compte à régler avec lui. Ils l’ont donc dénoncé à Frontex, l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne, qui a signalé à son tour aux autorités italiennes l’assassin en liberté. Le 23 mai, la préfecture de Milan a révoqué le permis de séjour du Tunisien. Après avoir été identifié et arrêté à Vérone, Hichem a été transféré au Centre d’identification et d’expulsion de Modène, d’où il devrait être renvoyé dans les prisons tunisiennes.

La morale est sauvée au dénouement mais on ne peut s’empêcher de relever que, si Hichem n’avait pas été dénoncé par d’autres Tunisiens, il n’aurait jamais été démasqué. Dans sa hâte de régulariser les clandestins de Lampedusa pour les faire partir en France, le gouvernement italien s’est décidément montré bien léger.

[box class=info]Sources : veronasera.it / larena.it[/box]

Vive les mariés ! [vidéo]

Vive les mariés ! [vidéo]

08/07/2011 – 15h30
MONTAUBAN (NOVOpress) – Le juge des référés a condamné le maire de Montauban, Brigitte Barèges, à prononcer le mariage d’une Française et d’un Tunisien en situation irrégulière en France. Union à laquelle le maire continue de s’opposer en raison de la “vulnérabilité” et de la “fragilité” de la future épouse.
Le futur époux, lui, s’est déjà marié une première fois en France, mais n’a pas pu obtenir la nationalité française du fait du décès de sa première épouse par défenestration 2 mois après le mariage. Une enquête est toujours en cours sur cette mort.

Le conseil de Brigitte Barèges, Me Laurent de Caunes, a indiqué que le maire allait faire appel. Il est “surpris” du délibéré et a déclaré : “Un officier d’état civil, dans le cadre de sa mission, doit sauvegarder l’ordre public et protéger les intérêts des personnes. Nous attendons toujours les résultats de l’enquête du parquet sur la vulnérabilité de la conjointe. Ma cliente ne pouvait pas faire autrement, pour protéger cette personne, que de différer le mariage”.

Mais qu’y a t-il en France de plus urgent que de permettre d’être légalisé à un immigré délinquant aux lois sur l’immigration ?

Italie : Révolte des clandestins tunisiens à Modène

Italie : Révolte des clandestins tunisiens à Modène

27/06/2011 – 23h15
MODÈNE (NOVOpress) –
Un groupe de trente personnes est parvenu cette après-midi à s’enfuir du CIE (Centre d’identification et d’expulsion) de Modène où il était accueilli. Les maghrébins ont forcé plusieurs portes et portails, avant d’escalader les clôtures et d’attaquer les forces de surveillance, qu’ils ont écrasées. Au cours des affrontements, cinq militaires de la Garde de Finance (la police douanière italienne) et une bénévole de la Confrérie de la Miséricorde de Modène (l’association charitable catholique qui gère le centre) ont été blessés. La directrice de l’établissement, Anna Maria Lombardo, a parlé de « violence inouïe ».

Les fugitifs s’étaient en majorité déclarés de nationalité tunisienne et proviennent des débarquements à Lampedusa. Certains d’entre eux ont été retrouvés et reconduits dans le Centre.

« Depuis leur arrivée », a déclaré Mme Lombardo, ces clandestins « ont constamment créé des problèmes de sécurité, en se montrant en permanence agressifs à l’égard du personnel de la Miséricorde et des forces de l’ordre, auxquels ils adressaient des menaces et des insultes ».

Il faut croire qu’ils sont pressés d’enrichir la France de tous leurs talents.