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Eric Zemmour

Eric Zemmour : « Hamon et Valls, c’est un peu Corbyn et Blair »

24/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Après que le premier tour de la primaire de la gauche a désigné ses finalistes, Manuel Valls et Benoît Hamon, Eric Zemmour y a vu ce matin sur RTL une correspondance avec le Parti travailliste britannique : « Do you speak english ? Le Parti socialiste parle anglais mais ne le sait pas, ne veut pas le savoir. Il croit être l’héritier du parti d’Épinay, fondé par François Mitterrand en 1971, alors qu’il est devenu une copie du Parti travailliste britannique. »

« Manuel Valls, c’est Tony Blair, poursuit l’éditorialiste, mais il en a honte aujourd’hui, alors qu’il en était si fier naguère. Il imitait son style direct, son obsession de la com, son souci de l’efficacité, son respect de l’ordre, son rejet de la culture de l’excuse, son libéralisme, son culte de l’ouverture au monde, sa modernité, sa proximité décomplexée avec le patronat, son goût de la transgression son mépris des tabous de la gauche. »

« Au début de cette campagne des primaires, se gausse Eric Zemmour, [Valls] a essayé de se travestir en socialiste à l’ancienne, en roi de la synthèse à la Hollande, et le costume lui allait aussi bien que des lunettes roses à un canard. Il l’a compris mais un peu tard. »

Selon lui, le combat du second tour face à Hamon « va l’obliger à jeter ce costume de carnaval à la poubelle et à redevenir le vrai Valls ». Mais c’est sans doute trop tard, le « moderne » est déjà « désuet ». Car outre-Manche, Jeremy Corbin a succédé à Tony Blair à la tête du parti.

Et « Corbyn, c’est le travaillisme à l’ancienne, classe contre classe, anti-capitaliste, anti-mondialisation, anti-occidentaliste même. Un pacifiste, un tiers-mondiste, un  multiculturaliste, un anti-sioniste militant », décrit Éric Zemmour.

Selon lui, « cette campagne des primaires a révélé le Jeremy Corbin français en la personne de Benoît Hamon », qui « a coché toutes les cases », « ne reculant devant aucune démagogie ». Comme Corbyn, il « a rassemblé les jeunes diplômés prolétarisés des centres urbains et un électorat de banlieues ». Il a aussi « réussi dans les urnes la jonction dont rêvaient en vain les agitateurs de Nuit Debout ».