Macron à Tourcoing : des paroles sur l’immigration… future

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Macron était dans les Hauts-de-France ce mercredi. Assurant la présidence de l’UE pour six mois, il a réuni à Tourcoing les ministres de l’Intérieur européens et, dans la soirée, il s’est adressé à eux, leur exposant une réforme de l’espace Schengen, pour « mieux tenir les frontières d’Europe ». Officiellement, cette réforme est rendue nécessaire par la séquence terroriste récente. Aux journalistes il a cité aussi l’immigration.

A la vérité, le président tente de faire sienne une analyse de la crise sécuritaire et migratoire qui est devenue si évidente (et si liée) qu’elle ne peut plus être niée. Peu à peu son discours rejoint donc celui que tient la droite, et que tenait le FN lors des accords de Schengen… contre lesquels les Français avaient d’ailleurs voté.

Macron veut un conseil de gouvernance de l’espace Schengen, un renforcement de la surveillance des frontières de l’Europe avec Frontex, la mise en place d’un fichier unique biométrique des migrants venant en Europe. Mais il faudrait déjà avoir un fichier des clandestins vivant déjà actuellement à l’intérieur de l’Europe…

Les derniers lambeaux de politiquement correct ont conduit Macron à parler de lutte non pas contre l’immigration, mais contre « l’instrumentalisation des migrants ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Qui instrumentalise les migrants et de quelle façon ? Il est resté muet sur ce plan. Des associations extrémistes ? Les islamistes ? Les pays d’origine ? On se perd en conjectures.

Mais Macron entend aussi poursuivre la politique de ses prédécesseurs dans la répartition des migrants dans les différents pays européens ou au moins dans le financement de leur prise en charge (logement, nourriture, loisirs, argent de poche, etc.). Cette partie-là de son programme de travail avec les ministres de l’Intérieur n’a pas été exposée à la presse, campagne électorale oblige.

Il rêve aussi d’une approche européenne pour faire pression sur les pays d’origine afin qu’ils reprennent leurs ressortissants entrés illégalement. On connaît déjà la réponse algérienne.

Mais devant la mairie de Tourcoing, avec Darmanin à sa gauche, il a donné l’impression qu’il voulait donc, lui aussi, résoudre cette question, tenant des propos que n’aurait pas reniés Valérie Pécresse qui, elle aussi, cherche à durcir son discours, à vendre aux électeurs l’idée que LR, c’est le RN ou Reconquête, en plus respectable.

Les courriels tombaient sans arrêt sur les messageries

Le petit discours de Macron à la presse et ses réponses aux questions n’ont pas vraiment convaincu les Tourquennois. Il fallait lire dès mercredi soir, les courriels qui tombaient sans arrêt sur les messageries des médias régionaux et des réseaux sociaux. Par exemple celui-ci : « Monsieur le Président, vous parlez très bien, vous êtes très inspirant pour les gens éduqués et j’ai envie si ce n’est besoin de vous croire. J’aime l’espoir que vous diffusez, en particulier à l’étranger. C’est très bon ! Mais vous ignorez les vraies raisons de la situation des “territoires perdus de la République”. Parlez donc aux Tourquennois, et pas seulement à Darmanin. Pas besoin de crèches à Tourcoing, les femmes sont voilées à la maison, et éduquent leurs enfants à leurs propres valeurs… Pas besoin de bibliothèques, le Coran suffit, et la lecture est faite par le prêcheur… »

Les messages disent tous que la région n’a pas besoin d’argent ou de policiers, mais qu’il faut mettre un terme « à 50 ans de laxisme ».

Le plan exposé par Macron – et sans doute effleuré devant les ministres de l’UE – s’intéresse donc aux migrations à venir, mais pas un mot n’a été consacré aux millions de clandestins déjà là. Sur ce terrain, Macron est muet, il ne bougera pas.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 3 février 2022

Enième Plan Banlieues de Macron : la rançon de la paix sociale toujours plus chère

Macron Plan Banlieues

Un plan banlieues de plus ! Bientôt les doigts des deux mains ne suffiront plus pour les dénombrer, mais les insomniaques pourront les compter à la place des moutons pour trouver le sommeil. Rappelons-les sans que la liste soit exhaustive. 1977 : premier plan banlieues sous Giscard. 1983 : plan « banlieues 89 » sous Mitterrand. 1992 : plan Tapie toujours sous Mitterrand. 1996 : « plan Marshall » pour les banlieues, sous Chirac. 1999 : premier plan Jospin « de rénovation urbaine et de solidarité ». 2001 : second plan Jospin avec 5,4 milliards d’euros sur cinq ans pour « les quartiers difficiles ». 2005 : plan Borloo de rénovation urbaine. 2008 sous Sarkozy « plan espoir banlieue » de Fadela Amara. 2013 : plan Ayrault, « 1 000 quartiers prioritaires ».

Pour ce qui est de ce dernier plan, il prévoyait la création « d’emplois francs » dans ces zones. L’objectif du gouvernement Ayrault était alors de signer 5 000 contrats en 2013 et 10 000 en trois ans. Résultat : seulement 250 contrats ont finalement été signés. Cette expérimentation, « qui n’a pas prouvé son utilité », selon le ministre de la Ville, Patrick Kanner, a été enterrée dans le budget 2015.

Voilà la mesure ressuscitée dans les mêmes termes, y compris les 5 000 contrats, dans le plan Macron, car il y a désormais un plan Macron, ce sera donc le dixième, dont il a développé les mesures mardi à Tourcoing !

Lequel plan ne se distingue guère des autres puisqu’il comporte les mêmes ingrédients : emplois subventionnés, discrimination positive qui conforte les « jeunes » dans leur posture de victimes, il y ajoute un usage systématique du testing pour clouer au pilori les entreprises qui refuseraient leur quota de représentants de minorités ethniques.

La politique des banlieues a déjà englouti en dix ans 50 milliards d’euros. En vain ! A part quelques rénovations urbaines a minima, il y a plus de chômage et moins de médecins, pas de mixité sociale mais des ghettos ethniques, pas de « retour de la République » mais l’arrivée des salafistes. L’économie parallèle organisée autour de la drogue croit et embellit devant une police démunie et impuissante pour y faire face.

Un énième plan n’y changera rien, hélas, les mêmes causes produisant les mêmes effets, vouloir réduire la sécession communautariste des banlieues en l’étouffant sous les subventions n’est pas une politique, c’est une abdication, aujourd’hui comme hier.

Macron vient de recevoir le redoutable soutien de Jean-Louis Borloo qui, fort de son échec ministériel sur le front de la ville entend apporter son expertise au chef de l’Etat. On en tremble ! Mais peu importe à Macron : le but de sa plongée banlieusarde n’était pas d’y résoudre les problèmes mais d’essayer de gommer son image de « président des riches » en faisant du social avec le geste auguste du semeur de deniers publics.

Pendant ce temps, loin de nos banlieues, des zones rurales deviennent désertiques, les services publics ont disparu, les commerces aussi, des agriculteurs survivent – quand ils ne se donnent pas la mort – avec moins de 350 euros par mois. 85 % des Français ne vivent pas dans les banlieues dites « difficiles », ce sont les grands oubliés de tous les plans, y compris celui du chef de l’Etat.

Guy Rouvrais

Article publié dans Présent daté du 16 novembre 2017

Pour ne pas choquer les musulmans, Tourcoing annule le spectacle «Boudin & Chansons»

11/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La municipalité de Tourcoing, qui organise ce samedi une fête de la musique, a préféré annuler un spectacle de la compagnie belge Thank You For Coming. La raison ? le groupe devait interpréter un titre intitulé « Boudin & Chansons »…

Didier Droart, le premier adjoint au député-maire Gérald Darmanin (Les Républicains), confirme que le cochon peut être tabou :

Pour cet élu, il faut surtout éviter de choquer une partie de la population de confession musulmane tout en évitant de faire l’amalgame « avec les apéritifs organisés par l’extrême droite ».

Crédit photo : capture d’écran du clip « Boudin & Chansons » du groupe belge Thank You For Coming