1984 : Quand George Orwell prophétisait l’avènement de l’empire du politiquement correct

Mort il y a soixante-dix ans, l’auteur de 1984 reste un irremplaçable analyste des totalitarismes d’hier, d’aujourd’hui et de demain, qui nous donne les clés pour comprendre l’empire du politiquement correct, mais aussi pour nous en défendre, analyse Matthieu Bock-Côté

Si les grands titres de presse n’ont pas oublié de marquer, en 2020, les soixante-dix ans de la mort de George Orwell, nom de plume par lequel s’est fait connaître Eric Blair (1903-1950), il n’est pas certain que cette commémoration ait été à la hauteur de son œuvre, qui a trouvé un nouvel écho en France depuis une vingtaine d’années. Jean-Claude Michéa a joué un grand rôle dans cette renaissance depuis la parution, en 1995, de son livre Orwell, anarchiste tory (Flammarion), où le philosophe français s’appuyait sur lui pour mener une sévère critique de la mystique du progrès et dénoncer la trahison du socialisme originel par la gauche idéologique. Michéa contribuera ainsi à la mise en valeur du concept de common decency, pour rappeler l’importance du commun des mortels et des gens ordinaires dans une époque obsédée par le culte de la “diversité”. Ce concept a pris depuis une grande place dans la vie publique, un peu comme la notion d’hégémonie culturelle empruntée à Antonio Gramsci est aujourd’hui citée toutes les familles politiques. Citer Orwell, un temps, semblait sophistiqué : c’est devenu presque banal.

Une œuvre indissociable de son engagement contre la misère et les injustices

Une partie de la jeune gauche s’est aussi emparée d’Orwell pour le transformer en étendard de ses propres luttes décroissantes au point de vouloir en faire sa chasse gardée et d’accuser la “droite” de “le récupérer” dès qu’elle s’en réclame. Qu’Orwell soit une figure du socialisme, c’est l’évidence même : il s’en réclamait ouvertement. Sa vie et son œuvre, que l’on pense notamment à des livres comme Dans la dèche à Paris et à Londres (Champ libre) et le Quai de Wigan (Champ libre), sont indissociables d’un engagement contre la misère et les injustices qu’il ressentait au fond de son être. Mais le socialisme d’Orwell ne ressemble pas vraiment à la doctrine qu’on a l’habitude de désigner ainsi et était très éloigné des ratiocinations doctrinales du marxisme savant. Il s’agit surtout d’un appel à lutter contre la misère et les inégalités extrêmes, ce qu’il ne croyait pas contradictoire avec une saine défense du patriotisme et des traditions d’un pays. On s’amusera aussi, en lisant ses descriptions moqueuses des intellectuels de gauche, dans lesquels il voyait manifestement les plus mauvais promoteurs de son propre camp, attirant « par une attraction magnétique tous les buveurs-de-jus-de-fruits, les nudistes, les illuminés en sandales, les pervers sexuels, les quakers, les charlatans homéopathes, les pacifistes et les féministes d’Angleterre ».

Pour lire la suite, c’est ici !

« Slip français » : lâcheté et totalitarisme d’entreprise ?, par Jean-Yves Le Gallou

L’aventure du Slip français, c’est une belle histoire en train de mal tourner.

En 2010, Guillaume Gibault, à peine sorti d’HEC, crée l’entreprise. L’idée est simple : vendre – cher – sur Internet des slips de qualité pour hommes, des slips fabriqués et façonnés en France. Un vrai marketing identitaire avec une cocarde tricolore bien en vue sur le côté du sous-vêtement. La marque se fait connaître par du buzz, pas toujours léger, en détournant la campagne présidentielle de François Hollande sur le changement, sur le thème « Le changement de slip, c’est maintenant ». Pour le reste, la firme surfe sur le nationalisme économique sur fond d’esprit cocardier. Le succès commercial est au rendez-vous : 500.000 sous-vêtements vendus en 2018.

Les choses se gâtent en septembre 2019. Pour la rentrée la marque lance un coup de com’ : le patron pose avec une quarantaine de collaborateurs, hommes et femmes, à moitié vêtus mais tous portant de manière apparente le slip à la cocarde tricolore. Une manière de faire savoir que la firme s’attaque, désormais, au marché féminin. Las, sur la photo, il n’y a que des Blancs (ou Blanc.he.s, pour parler en écriture inclusive). Les « indigénistes » s’indignent et lancent une campagne sur les réseaux sociaux. Au lieu de laisser filer, Guillaume Gibault reconnaissait le manque de diversité des ses « slipistes ». Premier aveu de faiblesse. Dans la foulée, la bannière publicitaire change et un mannequin noir rasta apparaît !

Là-dessus, le Slip français est pris par la patrouille des Sleeping Giants, des activistes d’extrême gauche qui veulent assécher les ressources publicitaires des médias « mal-pensants ». Leur cible ? Valeurs actuelles, Boulevard Voltaire, notamment. Là encore, au lieu de laisser pisser (pardon), Guillaume Gibault s’exécute en faisant enlever les publicités de sa marque sur ces médias car cela ne correspond pas aux « valeurs de l’entreprise » (sic !). Mauvaise pioche : Valeurs actuelles et les Watching Giants (un groupe de patriotes résistants sur les réseaux sociaux) épinglent l’entreprise « au mur de la honte » répertoriant les censeurs.

Arrive le réveillon. Dans un esprit carnaval, quelques salariés de l’entreprise organisent, à leur domicile, une fête sur fond de « Saga Africa ». Danse et faune locale au programme avec des Blancs grimés en Noirs (horreur), voire en singe. De l’humour potache qui scandalise, cinq ans après que toute la France bien-pensante a défilé sur le thème « Je suis Charlie ». C’est-à-dire la défense du droit à l’humour même agressif, même de mauvais goût. Les « indigénistes » lancent une campagne de boycott. Le patron se soumet à nouveau. Et annonce des sanctions contre ses salariés. Faut-il considérer qu’ils sont sous la surveillance de l’entreprise 24 heures sur 24 et 365 jours par an ? Incroyable. Ce n’est plus du salariat. C’est du servage, voire de l’esclavage. Comme si cela ne suffisait pas, Guillaume Gibault charge SOS Racisme « d’actions de sensibilisation » – bref, de lavage de cerveau – de ses salariés. Cette fois, la coupe est pleine pour la patriotosphère qui reprend à son compte le mot-dièse Boycottleslipfrançais, sauf que là, c’est le cœur de cible des clients qui est touché…

Comment un patron peut-il faire autant d’erreurs commerciales ?

Par crainte des banques ? L’entreprise en a besoin : elle est non seulement en croissance mais, en plus, déficitaire, un million d’euros en 2017 et autant en 2018.

Pour se présenter sans tache « politiquement incorrecte » à d’éventuels repreneurs, le jour venu ?

Par soumission au conformisme tel qu’on le pratique dans les écoles de commerce et chez les start-upers ?

Par Hybris ? Sur sa bannière Twitter, Guillaume Gibault se présente ainsi : « Et si l’entreprise changeait le monde ? » En toute simplicité.

Que faire ? On ne saurait trop conseiller aux salariés de résister et de ne pas se conduire en moutons d’un petit patron totalitaire. Qu’ils se fassent aider ! Judiciairement, d’abord, pour défendre leurs droits. Quant aux clients, libre à eux de continuer à se fournir auprès du Slip français s’ils veulent indirectement alimenter les caisses de SOS Racisme. À bon entendeur, salut !

Jean-Yves Le Gallou

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Totalitarisme mou et terrorisme dur, par Francis Bergeron

L’attentat de Strasbourg est venu nous rappeler que le gravissime problème du terrorisme n’est pas réglé, que le terrorisme, sous son plus hideux visage, continue à nous menacer. Souhaitons donc pour Chérif Chekkat une élimination dans les délais les plus rapides possibles.

Mais même cet épisode douloureux, qui devrait être un moment d’unanimité, les adeptes du totalitarisme mou, qui nous gouvernent, s’efforcent d’en tirer parti. Que les Gilets jaunes, au-delà de leur opposition à la taxe sur le gasoil, puissent laisser penser qu’ils n’apprécient pas trop l’immigration de masse, l’islamisation à haute dose, est quelque chose qui répugne à l’éditorialiste du Parisien, qui n’hésite pas à fustiger ces « gilets jaunes autoproclamés [qui] ont laissé libre cours à leur imagination, leurs haines, et leurs névroses, sans aucune retenue ». Le Parisien était prêt à tout accepter des Gilets jaunes, mais pas de tels propos « nauséabonds » ! « La colère légitime qui s’est déversée sur les ronds-points a aspiré une batterie de forts en gueule prêts à dire n’importe quoi. » Et voici donc nos Gilets jaunes désormais ostracisés. C’est cela, le terrorisme mou.

C’est par exemple aussi le journal Le Monde qui, sur son site, publie mardi soir un récapitulatif des événements de Strasbourg, soulignant que « la motivation terroriste n’est pas établie ». Le mot même de musulman n’est pas utilisé. L’article serait incompréhensible pour qui n’aurait pas écouté la radio ou la télévision. Ce qui est étonnant « venant d’une rédaction connue pour son omniscience et son infaillibilité », note sur son site, avec une pointe d’ironie, le très impertinent Jean-Gilles Malliarakis.

C’est seulement mercredi, à 8 heures 5 que l’ex-quotidien « de référence » a révélé à ses lecteurs… ce que tout le monde savait depuis la veille au soir, à savoir que l’attentat avait été commis par un islamiste. L’homme était présenté comme un citoyen français âgé de 29 ans. C’est incidemment, par un courrier de lecteur, qu’on pouvait savoir qu’il se prénommait Chérif, et donc supposer… l’indicible !

La religion de l’individu pas citée

Pourtant Le Monde n’est habituellement pas le dernier à marquer son indifférence complète à la présomption d’innocence, quand il s’agit de présumés extrémistes de droite, par exemple.

Le Monde daté du jeudi 13 décembre publie une page entière sur « l’attaque meurtrière », avec la collaboration de cinq de ses journalistes. Impossible, cependant, d’y trouver le nom et le prénom de l’assassin. L’article évoque le fait que l’homme était suivi pour « radicalisation religieuse », mais la religion de l’individu n’est pas citée, et l’article prend soin de faire remarquer que l’attentat n’a pas été revendiqué et que l’individu n’a pas fait de « déclarations religieuses ».

C’est cela le totalitarisme mou, Chérif Chekkat représentant le terrorisme dur. Mais il est parfois difficile de dire ce qui dégoûte le plus.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2018

Après l’affaire Weinstein, un collectif de 100 femmes, dont Catherine Deneuve, dénonce “un climat de société totalitaire”

10/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une tribune parue dans Le Monde, un collectif de 100 femmes, dont l’actrice Catherine Deneuve, regrette qu’à la suite de l’affaire Weinstein, « cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire ».

Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

Or c’est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie.

Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale…

Le collectif dénonce ainsi « un climat de société totalitaire ».


Lénine, l’inventeur du totalitarisme ? Stéphane Courtois répond à Philippe Bilger

30/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Stéphane Courtois, l’auteur du célèbre ouvrage intitulé “Livre noir du communisme” vient de publier un nouveau livre événement : “Lénine, l’inventeur du totalitarisme”.

Dans cette biographie consacrée au leader révolutionnaire, Stéphane Courtois montre que c’est bien Lénine qui a voulu la guerre civile, la terreur et la dictature du parti communiste érigé en parti unique.

Dans cette vidéo très intéressante, Philippe Bilger soumet à la question Stéphane Courtois.


Stéphane Courtois sur TVLibertés présente Lénine, l’inventeur du totalitarisme

Stéphane Courtois Lénine TV

Stéphane Courtois Lénine28/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Stéphane Courtois, l’historien du Livre noir du communisme publié il y a tout juste vingt hanchez Robert Laffont, réédité depuis et traduit en 26 langues et à 10 millions d’exemplaires, publie un nouvel ouvrage événement aux éditions Perrin : Lénine, l’inventeur du totalitarisme, le récit glaçant d’un criminel, d’un monstre hors du commun. Cent ans après la révolution d’Octobre, la lecture de cet ouvrage qu’il est venu présenter sur TV Libertés est tout simplement indispensable.

Le totalitarisme à front renversé : comprendre les États-Unis

Source : lescrises.fr
Le livre Democracy incorporated. de Chalmers Johnson propose un diagnostic controversé, mais en fin de compte convaincant, sur la manière dont les États-Unis ont succombé à une tentation totalitaire inconsciente et permet de comprendre comment ils sont contrôlés. Si l’ouvrage n’est disponible qu’en anglais, sa recension traduite par lescrises.fr est déjà des plus éclairantes.

http://www.les-crises.fr/le-totalitarisme-a-front-renverse/

Pendant plus de deux générations, Sheldon Wolin a enseigné l’histoire et la philosophie politique, de Platon à nos jours, aux étudiants de Berkeley et Princeton […] Il est l’auteur d’ouvrages primés et désormais classiques tels que : Politique et Vision (1960, édition revue et augmentée en 2006), et Tocqueville entre deux mondes (2001), ainsi que de nombreux autres ouvrages.
[…]
Son dernier ouvrage, , Democracy Incorporated: Managed Democracy and the Specter of Inverted Totalitarianism (Démocratie S.A., la démocratie contrôlée et le spectre d’un totalitarisme à front renversé), est un brûlot contre la gestion actuelle du pouvoir aux États-Unis. Il évoque notamment les évènements des dernières années et donne des propositions pour éviter que notre système ne sombre dans les méandres de l’histoire en compagnie de ses prédécesseurs totalitaires : l’Italie fasciste, l’Allemagne nazie, et la Russie bolchevique. Le moment est bien tardif, et il est peu probable que le peuple américain se réveille et emprunte le chemin qui éviterait à notre nation de connaître son Crépuscule des Dieux. Toutefois, Wolin est celui qui analyse le mieux en quoi l’élection présidentielle de 2008 ne changera rien à notre destin. Ce livre démontre pourquoi la science politique, lorsqu’elle est appliquée correctement, reste la reine des sciences sociales.
[…]
Pour synthétiser son argumentation complexe, depuis la Grande Dépression, les forces jumelées de la démocratie contrôlée et de “Superpuissance” ont pavé la voie pour quelque chose de nouveau : le « totalitarisme inversé », forme tout aussi totalitaire que son avatar classique, mais reposant sur la collusion interne, l’apparence de liberté, le désengagement politique au lieu de la mobilisation des masses, et comptant davantage sur les « médias privés » que sur des officines gouvernementales pour renforcer sa propagande sur la version officielle des évènements. Il est inversé dans le sens où il ne nécessite pas de coercition, de puissance policière ou d’idéologie messianique à l’instar des versions fasciste, nazie ou stalinienne (à noter toutefois que les États-Unis ont le plus fort taux de citoyens emprisonnés – 751 pour 100 000 habitants – de toute la planète). Selon Wolin, le totalitarisme inversé a vu le jour « de façon imperceptible, non préméditée, et avec les apparences d’une parfaite continuité avec la tradition politique du pays ».
Le génie de notre système totalitaire inversé est de « manier un pouvoir totalitaire sans le montrer, sans créer de camp de concentration, sans imposer d’idéologie uniformisante, et sans supprimer les éléments dissidents tant qu’ils restent inoffensifs. La régression du statut de “peuple souverain” à celui de “sujet impuissant” est le symptôme d’un changement de système, d’une démocratie qui est un moyen de “populariser” le pouvoir à celle qui n’est que la marque d’un produit que l’on vend chez nous et à l’étranger. Ce que ce nouveau système, le totalitarisme inversé, prétend être, est l’opposé de ce qu’il est réellement. Les États-Unis sont devenus l’exemple de la façon dont on gère une démocratie sans révéler qu’elle n’existe plus. »

Surveillance de masse : les dangers de la loi Renseignement expliqués en vidéo

07/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Privés de vie privée ? Cette vidéo percutante démontre les dangers de la loi Renseignement qui pourrait amener à une surveillance de masse des citoyens français.

À voir absolument !

Crédit photo : capture d’écran de la vidéo

Vingt magistrats se prononcent contre l’emprisonnement de Nicolas

Vingt magistrats se prononcent contre l'emprisonnement de Nicolas

08/07/2013 – 19h40
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
Tandis que le procès en appel de Nicolas Bernard-Buss (photo lors de son arrestation) se tiendra demain mardi, un collectif de vingt magistrats s’est constitué pour dénoncer l’illégalité de l’arrestation du jeune homme. Incarcéré depuis le 19 juin dernier, cet étudiant de vingt-trois ans, sympathisant de La Manif pour tous, avait été condamné à deux mois de prison ferme pour rébellion envers les forces de l’ordre.

Le fondement même de cette interpellation, ainsi que ses modalités, est largement contestable. « Le traitement policier et judiciaire qui a suivi a amorcé un mouvement de fond qui secoue non seulement l’opinion mais également la magistrature elle-même », a déclaré Jean‑Paul Garraud. Ce magistrat et ancien député UMP se présente comme le “porte‑voix” de l’indignation d’un collectif qui compte déjà quelque vingt magistrats.

Lire la suiteVingt magistrats se prononcent contre l’emprisonnement de Nicolas

Affaire Nicolas Bernard-Buss : Lettre ouverte à un prisonnier politique de la République du Grand Orient

Affaire Nicolas Bernard-Buss : Lettre ouverte à un prisonnier politique de la République du Grand Orient

« La brutalité a beaucoup surpris »

Il est patent que le comportement des institutions, des grands médias, de la haute administration, police, justice… dans les affaires Méric et Nicolas a choqué une grande partie de la population. La brutalité de la répression, dans les deux cas, notamment en regard de ce qui se fait généralement lors des mouvements de rue dans les cités, a beaucoup surpris. Polémia a reçu d’un correspondant une lettre ouverte destinée à être remise au prisonnier Nicolas Bernard-Buss, interpellé (photo après son interpellation) puis jugé et condamné à une peine de prison de quatre mois dont deux ferme. Par sa véhémence, l’auteur de cette lettre exprime l’écœurement d’un grand nombre de Français qui se sentent considérés non plus comme des citoyens à part entière mais comme des proscrits rejetés de la communauté nationale.
Polémia a décidé de publier cette lettre.

Lire la suiteAffaire Nicolas Bernard-Buss : Lettre ouverte à un prisonnier politique de la République du Grand Orient

Exorcisme sémantique sur la race. Changer les mots pour nier les faits – Par Jean Ansar

Nous sommes dans une société totalitariste d’apparence. Le pouvoir politico-médiatique tente d’imposer une société virtuelle pour ne pas affronter la réalité. Parfois d’ailleurs, cela marche. Cela passe cependant par une hypocrisie sémantique permanente. Ainsi en supprimant le mot race de la législation, on croit supprimer le racisme. On cède en fait partiellement au lobby anti raciste qui manipule cette notion pour imposer ses vues métissées à une société encore rétive.

La proposition de loi du Front de gauche supprimant le mot «race» de la législation française a donc été définitivement adoptée, jeudi 16 mai, à l’Assemblée nationale.

Lire la suiteExorcisme sémantique sur la race. Changer les mots pour nier les faits – Par Jean Ansar

Liberté d’expression : Anne-Marie Le Pourhiet ne mâche pas ses mots

Liberté d’expression : Anne-Marie Le Pourhiet ne mâche pas ses mots

18/03/2013 – 12H15
PARIS (NOVOpress Breizh) –
Le Code pénal est devenu un bréviaire totalitaire“. Lors de l’émission « Ce soir ou jamais » du 15 mars, Anne-Marie Le Pourhiet, professeur agrégé de droit public à l’université de Rennes 1, a dénoncé les atteintes portées en France à la liberté d’expression. Un point de vue jugé « dangereux pour la démocratie » (?!) par Bruno Roger-Petit, chroniqueur au Plus, une filiale du Nouvel Obs’.

Lire la suiteLiberté d’expression : Anne-Marie Le Pourhiet ne mâche pas ses mots

Affaire du Subway d’Angers : bienvenue dans le meilleur des mondes

Affaire du Subway d'Angers : bienvenue dans le meilleur des mondes

23/02/2013 – 14h00
ANGERS (NOVOpress) — L’affaire du Subway d’Angers, accusé de pratiques homophobes et discriminatoires, démontre l’atmosphère irrespirable de chasse aux sorcières qui règne dans la « Hollandie » à l’encontre de tous ceux qui osent émettre une opinion inverse au discours dominant.

Les faits au départ sont totalement insignifiants et le patron du Subway du quartier Saint-Serge d’Angers ne s’attendait certainement pas à subir un tel ouragan. D’origine suisse, et visiblement peu au fait du climat de terrorisme intellectuel et moral qui règne aujourd’hui en France, le commerçant placardait à l’occasion de la Saint-Valentin une affichette à l’entrée de son restaurant annonçant : « Saint-Valentin, Jeudi 14 Février, Fête des amoureux, Pour les couples (H/F), 2 menus 30 cm : 14 € ». Un astérisque, après la mention (H/F), renvoyait à une note en bas de l’affiche indiquant : « Discrimination (?) : Non, la loi de mariage pour tous a avancé, mais n’est pas encore ratifiée par le Sénat. Jusque là j’utilise la loi de la liberté d’expression » (sic).

Lire la suiteAffaire du Subway d’Angers : bienvenue dans le meilleur des mondes

Mariage homosexuel : le député Marc Le Fur dans le collimateur d’une ligue de vertu

Mariage homosexuel : le député Marc Le Fur dans le collimateur d’une ligue de vertu

Pierre Tartakowsky. Pour le président de la LDH, s’opposer au projet de mariage homosexuel serait attenter à « l’Etat de droit ». Crédit photo : Hegor via Wikipédia (cc).

12/12/2012 – 19h30
LOUDEAC (NOVOpress Breizh) –
Il ne fait pas bon s’opposer au projet de loi légalisant le mariage homosexuel. Pour l’avoir fait, Marc Le Fur, député des Côtes-d’Armor (UMP) et vice-président de l’Assemblée nationale, a été  vivement pris à partie par la Ligue des droits de l’homme (LDH). Cette ligue de vertu voudrait en effet interdire tout débat sur le sujet dans l’enceinte du Parlement. Une nouvelle avancée dans le domaine de la police de la pensée, de la part d’une association qui n’a pas hésité à protéger Cesare Battisti, un terroriste d’extrême gauche condamné pour assassinats en Italie.

Lire la suiteMariage homosexuel : le député Marc Le Fur dans le collimateur d’une ligue de vertu

La grande mosquée de Strasbourg financée par trois dictatures musulmanes [MAJ le 29/9]

La grande mosquée de Strasbourg financée par trois dictatures musulmanes

28/09/2012 –   18h40
STRASBOURG (NOVOpress) –
  A deux kilomètres de la cathédrale, la grande mosquée (photo) de Strasbourg a été inaugurée jeudi à 9 heures. Pour le maire socialiste de la ville alsacienne, Roland Ries, cet évènement représente « un jalon essentiel dans l’histoire de la ville de Strasbourg et de sa diversité religieuse ». La superficie de la salle de prière s’élève à 1 300 m2, la plus grande de France devant la mosquée d’Evry (800 m2). Un immense dôme de cuivre de 16 mètres de diamètre surmonte le bâtiment.

La construction a coûté 10,5 millions d’euros, financée à hauteur de 37% par le Maroc et 14% par l’Arabie saoudite et le Koweit, avec la collaboration économique des collectivités locales. En partant du constat que l’islam génère un modèle de société totalitaire, contrôlant vie publique et vie privée, le financement du nouvel édifice strasbourgeois par ces trois dictatures musulmanes est troublant au cœur d’une démocratie occidentale.

[Mise à jour 29/9/2012]

Pendant sa construction cette mosquée avait déclenché des polémiques. Novopress avait découvert  qu”un facétieux opposant l’avait mise en vente sur le site de ventes aux enchères eBay « Pour export hors Europe uniquement. » en précisant « Démontage par vos soins »

La grande mosquée de Strasbourg financée par trois dictatures musulmanes
Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Lire la suiteLa grande mosquée de Strasbourg financée par trois dictatures musulmanes [MAJ le 29/9]

Plan national d’action contre le racisme et l’antisémitisme : un totalitarisme poisseux

Plan national d'action contre le racisme et l'antisémitisme : un totalitarisme poisseux

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”] Les tueries (islamistes) de Toulouse et Montauban ont débouché sur un festival de bobards et d’intoxication « antiraciste », dans l’esprit de ce qui s’était passé à la suite des attentats contre la synagogue de la rue Copernic et de la rue des Rosiers : un phénomène sans surprise, quelques jours après la publication par le gouvernement de son plan d’action contre le racisme et l’antisémitisme pour les années 2012-2014.
Pierre Milloz analyse ce plan pour Polémia. [/box]

Le gouvernement vient de publier son Plan d’action contre le racisme et l’antisémitisme pour les années 2012-2014.

Comme on pouvait s’y attendre, il expose l’idéologie dominante, celle dans laquelle baignent les médias de l’oligarchie, celle des gouvernements et de la plupart des partis politiques.

Limiter la liberté d’expression au nom de l’antiracisme

Alors que l’opinion publique conteste de plus en plus la passivité des gouvernements face à un courant migratoire qui menace de submerger la nation, le Plan a pour objet de combattre cette contestation en invoquant les principes universalistes et en la qualifiant de « raciste ». Pour autant, il prétend en l’espèce n’avoir nulle intention de limiter la liberté d’expression. Il fait seulement valoir que celle-ci n’est garantie par la loi de 1881 que dans le respect de l’ordre public. Or, dit-il (page 9), l’extériorisation du racisme est attentatoire à l’ordre public, donc la liberté d’expression n’est pas menacée. (Il suffisait d’y penser.) Merci Orwell !

Orienter la répression vers la population majoritaire

Le Plan porte donc évidemment un jugement extrêmement favorable sur cette immigration : « L’apport des populations étrangères a constitué une chance pour la France », dit-il (p. 91), et, comme dans tous les régimes totalitaires à pensée unique, il entend en persuader les enfants : « Les programmes d’histoire doivent permettre aux enfants de le comprendre. » Cette chance pour la France se manifeste de diverses manières.

D’abord, les immigrés ne sont pas racistes (ce qui implicitement oriente la répression vers ce que le Plan appelle la population majoritaire – 76% du total) : « Il faut noter l’émergence récente de quelques cas de racisme dirigés contre des Blancs, mais cela reste pour l’instant relativement rare » (p. 53). Apparemment le ministre de l’Intérieur n’a pas eu connaissance de cet incident que son collègue chargé de l’immigration dénonçait en mars 2011 : « Quand, après le match de football Algérie-Egypte où la France n’est même pas concernée, 20.000 jeunes Marseillais, étrangers, français d’origine étrangère vont sur la Canebière brûler les drapeaux français, n’est-ce pas l’indice d’une difficulté ? » Mais le ministre de l’Intérieur est pardonnable, tant il est vrai que cet incident est passé relativement inaperçu, les médias n’ayant pas jugé bon de s’appesantir sur lui. Mais rien n’interdit d’imaginer le retentissement qu’aurait eu un incident au cours duquel 20.000 jeunes Français, d’origine française, seraient allés sur les Champs-Elysées brûler les drapeaux algériens…

Promouvoir la diversité à l’école : une démarche totalitaire ?

Echappant donc au reproche éventuel de racisme, les immigrés confirment qu’ils sont une chance culturelle pour la France. Cet atout offert à notre pays résulte aussi de leur effort incessant et inlassable pour la France : « les artistes, les écrivains, mais aussi les citoyens venus d’ailleurs ne cessent d’enrichir le patrimoine culturel de la France » (p. 99). N’est-il pas indiqué dès lors que l’on se tourne à nouveau vers les enfants pour les en persuader et seuls les esprits pervers feront à nouveau le rapprochement avec la propagande des régimes totalitaires dans les établissements scolaires : « la diversité à l’école » figure au programme national de pilotage qui « permettra de mieux prendre en compte la diversité » (p. 28).

Aider les étrangers même en situation irrégulière

En conséquence, les immigrés doivent être accueillis et aidés et, indépendamment des mesures nationales en leur faveur, on peut noter que le Plan rappelle (p. 85) que les étrangers même en situation irrégulière ont un droit à l’hébergement, qu’apparemment ils peuvent faire valoir en saisissant une commission de médiation (mais dans ce cas on distingue mal les conséquences sur leur présence en France. Peut-être l’obtention d’un hébergement vaut-elle titre de séjour ?).

La « diversité » contre l’assimilation

Les notations qui précèdent ont présenté l’attitude générale de bienveillance du ministre de l’Intérieur dans ce Plan. Cette attitude conduit à un paradoxe évident : d’une part, conformément à la doctrine officielle, le document insiste sur l’unicité du peuple français et le refus des communautés intermédiaires et, d’autre part, ne préconisant pas l’assimilation des étrangers, il entend « promouvoir la diversité ». Et de fait la défense et la promotion des diversités au sein de la nation française forment le leitmotiv du Plan, en réponse aux contempteurs de celles-ci, accusés de racisme.

Les caractéristiques de la population autochtone n’intéressent personne

En contrepoint on ne trouvera pas dans tout le document les mots : traditions françaises, population française, ethnie française, Français d’origine ou de souche. Bien sûr, on peut objecter que là n’est pas le sujet du Plan : pourtant, puisqu’il s’agit de populations étrangères dont il faut protéger les caractéristiques, ne serait-il pas normal que le document se préoccupât en même temps des caractéristiques des populations autochtones, celles qui reçoivent ? Il n’en fait rien, bien sûr.

Le défenseur des droits : des pouvoirs accrus par rapport à la HALDE

Telle est la tonalité du Plan. Si on en vient maintenant aux mesures, on notera que le document fait un rappel de toutes les décisions déjà prises dans le passé et propose pour les trois années à venir diverses mesures nouvelles dont la principale est la nomination d’un défenseur des droits. Ce haut fonctionnaire aura la charge d’ensemble du dossier et sera donc appelé, d’une part, à revigorer certaines des mesures existantes et, d’autre part, à mettre en œuvre quelques autres, qui intéressent surtout les domaines de l’interdiction et de la répression, sujets auxquels on va venir maintenant.

En la matière, les pouvoirs publics s’autorisent toutes sortes de facilités et d’approximations, dont la description suscitera nombre d’observations critiques.

La Constitution en son article 1 est invoquée à l’appui de l’idée selon laquelle les habitants du territoire français ne peuvent faire l’objet que d’un traitement uniforme. C’est à tort : il est exact que la Constitution « assure l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race ou de religion », mais elle réserve cette prescription aux seuls citoyens, c’est-à-dire aux nationaux, et, contrairement à ce que prétend abusivement le Plan (p. 7), elle n’interdit nullement un traitement différencié des étrangers. Elle l’autorise même par sa rédaction.

Les pouvoirs exorbitants et liberticides du… défenseur des droits

Des pouvoirs exorbitants sont conférés à une nouvelle institution : le défenseur des droits. Ce haut fonctionnaire peut procéder à des vérifications sur place (le document ne prononce pas le mot de perquisition…) et à des visites inopinées, sous le contrôle du juge des libertés, il est vrai (p. 32). Il a le pouvoir d’enjoindre à une administration ou à « l’organisme en cause » (sa compétence s’étend donc au-delà de la sphère publique, tout comme celle d’un service de police) de réformer une décision (mais aucun service de police ne dispose d’un tel pouvoir !) (p. 33).

Si le cas dont le défenseur des droits saisit « l’organisme en cause » est de nature à justifier des poursuites disciplinaires et si celles-ci ne sont pas engagées, ledit organisme doit justifier son abstention auprès du défenseur. Là encore on rencontre une disposition extraordinaire qui limite de fait la liberté d’une autorité privée d’exercer ou de ne pas exercer son pouvoir disciplinaire (p. 33).

Une nouvelle dialectique de la preuve : à l’innocent de prouver qu’il l’est !

D’autres règles juridiques habituelles sont « adaptées » à la matière. Sauf en matière pénale, lorsque des faits laissent supposer qu’un acte discriminatoire (et pas seulement de nature raciste) a été commis, l’autorité qui s’en inquiète n’a pas à faire la preuve de l’infraction : c’est au suspect qu’il appartient de prouver son innocence ! Le Plan qualifie pudiquement cette innovation de « nouvelle dialectique de la preuve » (p. 8) !!!

La répression de ce genre de délit mérite une attention toute spéciale. Elle doit s’exercer dans la presse, les films, les objets et insignes. Les préfets doivent renforcer leur collaboration avec les « associations engagées », avec les directeurs d’école (« pour prévenir et sanctionner dans les établissements et leurs abords »). Des magistrats « référents » en la matière sont institués au sein du parquet, comme une centaine de « référents sûreté » sont formés au sein de la police et de la gendarmerie.

Favoriser la dénonciation : « La République récompense les dénonciateurs » (1793)

Le Plan, en effet, regrette la « difficulté récurrente de faire émerger des plaintes » et en conséquence il consacre un paragraphe entier (4.2.2) à « Favoriser l’émergence des plaintes ». Dans cet esprit, des conventions ont été passées (on n’en connaît pas le coût) avec des associations comme la LICRA et SOS-Racisme dont le rôle est notamment de « contribuer à la dénonciation des faits les plus graves ». Par ailleurs, « des cellules de veille ont été mises en place destinées à trouver les moyens de permettre aux victimes de discrimination de porter plainte ». Autrement dit, la dénonciation devient l’un des moteurs de la répression et l’appel aux associations engagées et à la délation pourrait ouvrir une période la plus sombre de notre histoire.

LICRA, SOS-Racisme : un soutien financier justifié !

De façon générale, la contribution des associations « justifie », selon le Plan, « le soutien financier qui leur est apporté par l’Etat et les collectivités territoriales ». Le contribuable, toujours inquiet, aimerait connaître le coût de ce soutien, et il est d’autant plus inquiet que le Plan parle du « foisonnement des initiatives associatives »… (p. 36). Mais on ne le lui dira point.

Il s’inquiétera aussi, mais cette fois en tant que citoyen, de voir ces associations, de droit purement privé, chargées de mission de service public qu’à première vue on verrait plutôt assurées par l’administration. Il n’est pas normal, par exemple, que la LICRA soit chargée de contribuer à la formation des gendarmes et des policiers (!) (p. 38) ou qu’un établissement public comme l’ACSE (Agence pour la cohésion sociale et l’égalité des chances) « soutienne les services juridiques des associations LICRA, SOS-Racisme, MRAP, LDH » (p. 35) dont le plan donne une liste impressionnante des activités, y incluse la « capitalisation » (?).

La lutte dite « antiraciste » n’a pas à souffrir des restrictions budgétaires

La lutte dite antiraciste n’a pas à souffrir des restrictions budgétaires. Y participent, pour le seul échelon central, sept comités, un haut conseil, un défenseur des droits, deux délégués interministériels, un délégué ministériel, un secrétariat général, une agence, deux offices et quatre observatoires. Cette énumération à la Prévert pourrait passer pour bouffonne. Pourtant elle ne fait que récapituler l’effort du gouvernement pour résoudre ce qu’il semble considérer comme le problème majeur de la France dans la compétition internationale actuelle : dans un tel cas, pour lui l’argent ne compte pas.

Il faut ajouter à l’énumération ci-dessus un nombre indéterminé d’observatoires régionaux de la jeunesse et des sports et les COPEC. Les COPEC sont des commissions départementales pour la promotion de l’égalité des chances et la citoyenneté. Elles bénéficient de soins particuliers puisqu’elles ont non pas un mais trois présidents : le préfet, l’inspecteur d’académie et le procureur. Dans chaque département elles coordonnent l’action de la lutte antiraciste. Il convient aussi de mentionner que l’un des offices cités plus haut dispose de 29 directions territoriales et de 12 délégations (p. 25).

Les statistiques sur le racisme mobilisent 800 policiers

Enfin, il n’est pas possible de passer sous silence l’effort financier qu’a consenti l’administration de la police pour avoir une connaissance statistique précise des discriminations. Il est apparu en effet que dans de nombreuses affaires pénales le motif raciste pouvait exister et n’avoir pas été pris en compte. Aussi a-t-il paru nécessaire de reprendre toutes ces procédures une à une par un traitement manuel, pour mieux qualifier les faits : à cette tâche, ce sont « environ 800 fonctionnaires de police qui ont été formés dans les services statistiques de terrain » (p. 40). Il y aura comme toujours (mais comment l’éviter ?) des malveillants pour avancer que tous ces policiers auraient mieux été utilisés pour le maintien de l’ordre dans certaines banlieues.

Toutes ces notations auront à plusieurs reprises inquiété le lecteur, curieux de connaître le coût de toutes les opérations dont le présent compte rendu n’évoque que les parties les plus caractéristiques. Sa curiosité malheureusement ne sera pas satisfaite car, arrivé à la dernière page du Plan, il apprend – hélas ! – que « l’Etat ne dispose pas des outils lui permettant d’évaluer l’ampleur de son engagement financier dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ».

Une vision totalitaire

C’est là une constatation extrêmement regrettable dans les circonstances actuelles. Pourtant, l’impression générale qu’on tire de la lecture du document conduit à une conclusion encore plus regrettable : celle qu’on a affaire à une vision totalitaire : une vision où la surveillance de la population par une multitude d’organes et l’érection de la délation comme un moyen de gouvernement sont caractéristiques d’un totalitarisme poisseux.

Pierre Milloz

 

L’intégralité du Plan en PDF cliquer ici
et
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_la_une/toute_l_actualite/ministere/plan-national-d-action-contre-racisme

Voir aussi les articles de Polémia :

« Le cosmopolitisme ou la France » de Pierre Milloz
Silence ! En France on étouffe les libertés (édito 02/2012)
Evolution des libertés en France : Cent restrictions en quarante ans (reprise de l’article paru le 01/12/07)
Rompre avec l’antiracisme, « communisme du XXIe siècle

[box class=”info”] Source : Polémia – 28/03/2012[/box]

Image : placard du Plan

Pour Abdennour Bidar : Merah, est « un “monstre” issu de la maladie de l’islam »

Pour Abdennour Bidar : Merah, est « un "monstre" issu de la maladie de l'islam »

23/03/2012 – 10h00
TOULOUSE (NOVOpress) –
Professeur de philosophie à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), Abdennour Bidar s’interroge sur l’islam, à la lumière des tueries de Toulouse et Montauban, dans un article publié sur le site du Monde.fr  le 23 mars. Question cruciale selon lui : « La religion islam dans son ensemble peut-elle être dédouanée de ce type d’action radicale ? ». Le philosophe rappelle d’abord ses nombreux travaux consacrés à la « dégénérescence multiforme » de l’islam : « ritualisme, formalisme, dogmatisme, sexisme, antisémitisme, intolérance, inculture ou “sous-culture” religieuse sont des maux qui la gangrènent », estime-t-il.

Cette « médiocrité profonde » se double d’un véritable totalitarisme : la « culture islamique est depuis plusieurs siècles enfermée dans ses certitudes, enfermée dans la conviction mortifère de sa “vérité”. Elle est incapable d’autocritique. Elle considère de façon paranoïaque que toute remise en cause de ses dogmes est un sacrilège », déplore l’enseignant.
Le terrorisme de Mohamed Merah n’est donc pas un accident. « Une tradition figée dans un sacré intouchable » est bien le moteur de ses actions meurtrières. « Comment s’étonner que dans ce climat général de civilisation, figé et schizophrène, quelques esprits malades transforment et radicalisent cette fermeture collective en fanatisme meurtrier ? », souligne l’auteur.

Crédit photo : DR.