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Zemmour : « Le multiculturalisme britannique est dans la loi, le nôtre est dans les faits. »

06/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Peut-être que notre multiculturalisme est un problème », a déclaré le premier ministre britannique Theresa May après les derniers attentats de Londres. « Peut-être » ? Il n’en fallait pas plus à Eric Zemmour pour se livrer à un réquisitoire contre ledit multiculturalisme et ceux qui s’interrogent toujours sur ses bienfaits ou pas.

« Theresa May, se gausse Eric Zemmour, n’a jamais aussi bien porté son surnom de “Theresa Maybe“, “Madame peut-être“. Ce n’est qu’un peut-être, mais ce peut-être ira droit au cœur des Français, depuis le temps qu’on subissait les leçons de morale des Anglo-saxons lorsqu’on interdisait le voile à l’école et leurs sarcasmes lorsqu’on s’horrifiait de voir des burkinis à la plage, et qu’on se faisait traiter de ringard liberticide parce qu’on défendait notre bon vieux système d’assimilation. Mais notre satisfaction sera de courte durée. Nous avons connu nous aussi des Londres et des Manchester. Nous avons entendu nous aussi les “Allah Akbar“. Nous avons nous aussi eu nos dirigeants et nos intellectuels qui parlaient pudiquement de terrorisme, d’extrémisme, de radicalisation. Mais surtout rien à voir avec l’islam nous dit-on dans les deux langues. »

L’éditorialiste poursuit, synthétique et cinglant :

« Le multiculturalisme britannique est dans la loi, le nôtre est dans les faits. Ils ont leurs “sharia zone“ avec police islamique et même tribunaux islamiques, nous avons nos territoires perdus de la République où toutes les boutiques sont halal, où des jeunes caïds surveillent ceux qui mangent pendant le ramadan et les filles aux jupes trop courtes. Les mots et les principes nous éloignent, la réalité nous rapproche. »

Et encore :

« Daesh a inventé l’Uber du terrorisme. La main-d’œuvre est inépuisable et pas cher puisqu’elle est formée d’enfants de l’immigration qui vivent dans nos banlieues, petit voyous qui rêvent de devenir grands. Et la plateforme, c’est le djihad, c’est-à-dire la guerre sainte islamique. »

Conclusion d’Eric Zemmour :

« “L’islam a du sang à toutes ses frontières.“ L’Américain Samuel Huntington avait fait scandale en écrivant cette phrase dans son célèbre livre sur le choc des civilisations. L’Angleterre comme la France et toute l’Europe sont devenues une de ces frontières de l’islam. Mais il est de bon ton, en France et en Europe, de se gausser de l’analyse prophétique de l’Américain. Peut-être parce que c’est la seule explication lucide de ce qui nous arrive. Peut-être parce qu’il est trop difficile de regarder la réalité en face. Peut-être parce qu’il est tellement plus agréable de psalmodier les “pas d’amalgame“ et le vivre ensemble. Peut-être. À chacun son “peut-être“. »

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Après Londres, l’adieu au communautarisme? Theresa May décidée à changer le modèle britannique

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Theresa May désemparée après la nouvelle opération islamiste à Londres

04/06/2017 – LONDRES (NOVOpress) : Sept morts et une cinquantaine de blessés selon le bilan provisoire de l’opération islamiste menée hier soir à Londres – un véhicule fonçant sur les piétons puis trois islamistes égorgeant des Londoniens ! – et le premier ministre Theresa May est… désemparée. En même temps (© Macron), il faut la comprendre : avant de devenir premier ministre en juillet 2016 à la suite du Brexit, Theresa May avait été ministre de l’Intérieur durant six ans ! On voit le résultat : 5 morts le 22 mars à Westminster, 22 morts le 22 mai à Manchester et 7 morts hier soir à Londres !

Dans une déclaration effectuée ce matin devant le 10, Downing Street, Theresa May a donc affirmé que « nous ne pouvons pas et ne devons pas prétendre que les choses peuvent continuer ainsi » et que « nous sommes persuadés d’avoir affaire à un nouveau type de menace » (sic) car « le terrorisme nourrit le terrorisme et les auteurs sont incités à commettre leurs attaques non seulement sur la base de complots minutieusement élaborés après des années de planification et d’entraînement, non seulement par des assaillants isolés radicalisés sur internet, mais aussi en se copiant les uns les autres et en utilisant les moyens les plus sommaires » (re-sic). Elle sait ce qui se passe en France depuis Merah, en 2012 ?

Moyennant quoi Theresa May, qui prétend que « les attaques récentes ne sont pas reliées les unes aux autres », veut principalement « travailler avec les gouvernements démocratiques alliés pour conclure des accords internationaux sur la régulation du cyberespace », car « il faut priver les terroristes des espaces de liberté dont ils profitent en ligne ». Sûr que ça va marcher… Et sinon, les mosquées au Royaume-Uni, ça va comme elle veut ? Et sa société multiculturelle aussi ? Décidément, n’est pas Churchill qui veut…

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Brexit : le ton monte entre le Royaume-Uni et l’UE

Le Premier ministre britannique Theresa May avait déjà prévenu que son pays n’accepterait jamais de payer l’énorme facture que Bruxelles voudrait lui présenter pour le Brexit, soit entre 60 et 100 milliards d’euros.

Dans une interview publiée dans le Daily Telegraph samedi, Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, va plus loin : si Bruxelles ne change pas de ton, le Royaume-Uni pourrait bien lui aussi présenter une facture estimée à 14 milliards de livres sterling au titre de ses parts dans les actifs et biens immobiliers de l’UE. Boris Johnson, qui avait milité pour la sortie de l’UE quand il était encore maire de Londres, a aussi averti ses partenaires européens que, s’ils s’entêtaient dans de telles revendications « absurdes » et « grotesques », le Royaume-Uni quitterait la table des négociations et opterait pour un Brexit « dur », c’est-à-dire sans traité.

L’élection d’Emmanuel Macron en France pourrait bien ne pas arranger les choses dans l’approche idéologique de la négociation sur le Brexit côté européen. Le nouveau président français, partisan de négociations très dures sur le Brexit, avait déclaré en mars dans le magazine Monocle que la décision prise par les Britanniques de quitter l’UE était un « crime » et que la Grande-Bretagne allait tomber en état de « servitude ». Le Parlement européen, de son côté, s’est choisi comme négociateur pour le Brexit un de ses européistes les plus fanatiques : l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, actuel président du groupe libéral (ADLE).

Cette ligne dure risque d’avoir de lourdes conséquences pour les entreprises des deux côtés de la Manche et aussi pour les quelque trois millions de résidents européens au Royaume-Uni, parmi lesquels plus de 300 000 Français. Ces résidents étrangers, pour beaucoup originaires de l’ex-Europe de l’Est, sont la priorité du Groupe de Visegrád (Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie) dont les ministres aux Affaires européennes ont déclaré jeudi à Londres refuser toute stratégie punitive dans les négociations sur le Brexit.

D’autres pays attachés au libre-échange, comme l’Irlande, les Pays-Bas et les pays nordiques, ne voient pas d’un trop bon œil cette volonté de mener la vie dure aux Britanniques plutôt que de rechercher la préservation des intérêts mutuels.

Même en Allemagne, dont le Royaume-Uni est le troisième marché à l’exportation, la communauté des affaires commence à s’inquiéter à haute voix du risque d’absence d’accord avec Londres.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2017

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Selon Theresa May, le Brexit permettra de réduire l’immigration en Angleterre

09/05/2017 – LONDRES (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Lors d’un discours devant ses partisans à Londres, le Premier Ministre britannique Theresa May a affirmé vouloir se conformer à la ligne conservatrice de son parti et en cela réduire l’afflux de clandestins à quelques « dizaines de milliers ».

« Je pense qu’il est important que nous continuions, et nous continuerons, à dire que nous voulons vraiment ramener la migration nette à des niveaux soutenables », a‑t‑elle déclaré.

La sortie annoncée de l’Union européenne fin 2018 devrait, selon sa première ministre, permettre au pays de contrôler ses frontières et d’établir ses propres règles d’entrée, « car nous pourrons établir nos règles pour les gens venant de l’Union européenne ».

En baisse selon les dernières estimations, l’afflux de clandestins au Royaume‑Unis s’élève néanmoins à 273 000 personnes au cours des 12 derniers mois !

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Le Parlement britannique accorde à Theresa May des législatives anticipées

20/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le Premier ministre britannique Theresa May a demandé hier que les élections législatives soient avancées de trois ans. Cette requête a pour objectif de faire avancer les négociations dans le cadre du Brexit grâce à la constitution d’une nouvelle Chambre des communes. Elle justifie son acte ainsi :

« Des élections générales vont apporter aux pays cinq ans de leadership fort et stable pour mener à bien les négociations et nous assurer d’en faire un succès. »

Ce renouvellement de députés devrait lui permettre en même temps d’augmenter le nombre de sièges conservateurs.

Comment sa requête a‑t‑elle abouti ? Suite à la demande de Theresa May, le Parlement britannique a validé la proposition avec une majorité écrasante de 522 voix contre 13 à l’issue d’une heure et demie de débats. Une centaine d’élus se sont abstenus. Le Premier ministre, qui avait besoin de deux tiers des bulletins en sa faveur sur les 650 membres de la Chambre des communes, va pouvoir avancer les élections au 8 juin. Pour faire leur campagne, en urgence, les candidats n’auront que cinq semaines à compter du 3 mai, date après laquelle l’assemblée actuelle ne siègera plus.

Quelle est la réaction de ses rivaux ? Certains députés comme Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste et rival du Premier ministre, ont approuvé la proposition alors même qu’ils pourraient y perdre leur poste. Ce pro‑Union européenne espère ainsi donner la possibilité de changer de direction. En réalité, la campagne est déjà engagée puisque le Premier ministre n’a pas hésité à le qualifier d’« inapte à diriger ».

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Brexit : pari tenu

Quand la Cour suprême britannique a contraint, en janvier, le gouvernement de Theresa May à passer par un vote du parlement avant d’enclencher la procédure de sortie de l’Union européenne, il n’était pas sûr que la promesse d’invoquer l’article 50 du Traité de l’UE avant la fin du mois de mars serait tenue. On sait depuis mardi que le Premier ministre va pouvoir respecter le délai annoncé aux électeurs puisque le parlement de Westminster a définitivement adopté la loi autorisant le Brexit. La Chambre des lords a en effet renoncé à ses exigences de voir les droits des travailleurs étrangers originaires de l’UE préservés après le Brexit, indépendamment des négociations à venir avec Bruxelles, et d’obtenir un droit de veto du parlement à l’issue de ces négociations.

Interviewée mardi par Nigel Farage, ancien leader de l’UKIP reconverti au journalisme sur la radio anglaise LBC, Marine Le Pen a félicité les parlementaires britanniques pour leur attitude démocratique. Une majorité d’entre eux avaient en effet fait campagne contre la sortie de l’UE, mais ils ont su respecter la volonté du peuple exprimée par référendum. Mme Le Pen a ajouté, à propos de ses félicitations : « Je dis cela assez facilement parce qu’en 2005, les Français ont dit non au projet de constitution européenne lors du référendum et les dirigeants de gauche et de droite ont uni leurs forces pour nier la volonté populaire. […] C’est donc un signal transmis par la Grande-Bretagne à tous les peuples qui veulent restaurer la souveraineté et la liberté. »

De son côté, Nicola Sturgeon, premier ministre d’Ecosse et leader du Parti national écossais (SNP), voudrait profiter de l’occasion pour exiger un deuxième référendum sur l’indépendance de sa région, après l’échec de celui de 2014 où une majorité d’Ecossais ont choisi de ne pas quitter le Royaume-Uni. La responsable indépendantiste écossaise souhaite la tenue d’un nouveau référendum entre l’automne 2018 et le printemps 2019, dans l’espoir que l’Ecosse pourrait alors rejoindre l’Union européenne en même temps que le reste du Royaume-Uni la quittera. Le Parlement écossais doit toutefois obtenir l’autorisation de Westminster pour un tel référendum, et Theresa May a déjà annoncé qu’elle refuserait un référendum dont une majorité d’Ecossais, selon les sondages, ne veulent de toute façon pas. Londres n’exclut toutefois pas un nouveau référendum dans un avenir plus lointain, mais pas avant que les Ecossais aient eu le temps de bénéficier des fruits du Brexit et soient à même de faire un choix éclairé.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 mars 2017

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Le Royaume-Uni en route pour le Brexit… et l’Ecosse pour son indépendance !

14/03/2017 – ROYAUME-UNI (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Suite au message clair envoyé à Bruxelles par le gouvernement britannique en fin de semaine dernière, voici que ce dernier a enfin le soutien total de son Parlement pour le Brexit. Ce lundi, les députés britanniques ont voté la loi historique qui permet au gouvernement de Theresa May de déclencher l’article 50 du traité de Lisbonne et engager le processus de sortie de l’Union européenne.

Ce vote final fait suite au rejet par une majorité de députés de deux amendements de la Chambre des Lords, l’un visant à protéger d’emblée les quelque trois millions de citoyens membres de l’Union européenne résidant au Royaume‑Uni, et l’autre visant à donner au Parlement britannique le dernier mot dans les négociations avec Bruxelles. Le Parlement apporte donc un soutien clair et inconditionnel à l’action du gouvernement britannique et valide ainsi le choix du peuple. Les négociations entourant le Brexit devraient débuter le 6 avril prochain et durer environ deux ans.

Mais ce n’est pas la seule annonce choc de ce lundi en Grande‑Bretagne : le Premier ministre écossais, Nicola Sturgeon, a en effet choisi cette date symbolique pour annoncer qu’elle réclamerait au Parlement écossais la possibilité de demander un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse. Madame Sturgeon souhaite que le peuple écossais soit à nouveau consulté sur son statut, en 2018 ou en 2019, et ce malgré l’échec du scrutin de 2014. La date de cette annonce choc n’a pas été choisie par hasard puisqu’elle fait écho au caractère europhile et hostile au Brexit des Ecossais.

Theresa May a immédiatement réagi en déclarant qu’un nouveau référendum serait « un facteur de division » et créerait « une énorme incertitude économique au pire moment possible ». La question de l’Ecosse est une question historique et stratégique pour la Grande‑Bretagne, et aujourd’hui c’est l’intégrité même du Royaume‑Uni qui est menacée par les bouleversements politiques qu’il traverse.

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Eric Zemmour : « Theresa May et Angela Merkel ont tout pour s’affronter »

19/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Theresa May et Angela Merkel avaient tout pour se comprendre et s’entendre », entame Eric Zemmour, « mais les circonstances et les électeurs en ont décidé autrement : l’Anglaise et l’Allemande incarnent désormais deux pays qui ne se comprennent plus, deux visions de l’Europe, et même, deux conceptions de la démocratie ».

Pour l’éditorialiste, « Theresa May est revenue aux fondamentaux : la démocratie, c’est le pouvoir du peuple, pour le peuple, par le peuple. Pour Angela Merkel, la démocratie, ce sont avant tout des valeurs : les droits de l’homme, le vivre ensemble, les pouvoirs des juges et du droit. Theresa May applique le programme voulu par Nigel Farage », tandis qu’Angela Merkel « est devenue l’adversaire principal de l’AfD, le nouveau parti populiste allemand qui monte » : « Theresa a basculé à droite, Angela ressemble de plus en plus à une femme de gauche, gouvernant aujourd’hui avec les socialistes, et demain avec les Verts. » Et de décliner tous ce qui différencie les deux femmes, dans tous les domaines, y compris – et surtout – dans celui de l’immigration et de la « préférence nationale », tout ce qui fait qu’elles ont désormais « tout pour s’opposer et s’affronter ».

Eric Zemmour a cette formule : « Il est vrai que Angela Merkel cherche toujours à se faire pardonner Hitler, tandis que Theresa May n’a pas besoin de se faire pardonner Churchill. »

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Pourquoi Sir Ivan Rogers, négociateur britannique du Brexit, a démissionné

daily_express.750La presse mainstream française voudrait y voir un « soubresaut », une « embûche », un facteur de « troubles » ou de « tensions » en plus, sur la route du Brexit, mais ceux qui avaient fait campagne au Royaume-Uni pour la sortie de l’UE ont applaudi la démission le 3 janvier de Sir Ivan Rogers du poste de représentant permanent de son pays à Bruxelles.

Ivan Rogers avait en effet été la personne en charge des négociations de l’ancien premier ministre David Cameron pour un nouvel accord entre l’UE et les Britanniques. Des négociations qui avaient permis d’obtenir bien peu de concessions et qui avaient valu au représentant permanent démissionnaire d’être accusé d’accepter trop facilement les refus du camp d’en face. Le 15 décembre dernier, la BBC avait divulgué une note de M. Rogers dans laquelle celui-ci affirmait que les négociations pour le Brexit pouvaient prendre dix ans, et on savait depuis que le premier ministre Theresa May et son gouvernement avaient « perdu confiance » dans leur représentant permanent à Bruxelles.

Pour l’homme qui avait poussé David Cameron à organiser un référendum sur la sortie de l’UE, Nigel Farage, l’ancien chef de l’UKIP, Sir Rogers aurait dû démissionner le lendemain du référendum sur le Brexit, car il faut, pour négocier la sortie de l’UE, quelqu’un « qui croit en ce pour quoi le pays a voté ». Le député conservateur et ancien ministre de David Cameron, Ian Duncan Smith, notoirement eurosceptique, a attaqué Sir Ivan Rogers pour ses prises de positions publiques trop fréquentes. Et il est vrai que le représentant permanent sortant n’a pas pu s’empêcher, dans sa lettre de démission envoyée à tous ses collaborateurs et dont il savait certainement qu’elle allait atterrir sur les bureaux des rédactions, de critiquer durement le gouvernement de Theresa May pour l’absence d’objectifs clairs donnés aux négociateurs et son manque de réalisme.

Si les Travaillistes et les Libéraux-démocrates ont déploré la perte d’un diplomate expérimenté, fin connaisseur des réalités européennes, Theresa May a dès le lendemain appointé un autre diplomate expérimenté, Sir Timothy Barrow, au poste de représentant permanent. Il fallait agir vite, car l’article 50 du Traité de l’UE, qui déclenche le processus de sortie, sera invoqué d’ici trois mois. Tim Barrow était l’ambassadeur de son pays à Moscou de 2011 à 2015 et il a également déjà occupé des postes importants pour son pays à Bruxelles.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 6 janvier 2017
sous le titre « Démission du négociateur britannique pour le Brexit »

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Le Brexit attire à Londres les entreprises qui fuient la Commission européenne

12/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Non seulement le Brexit n’a pas faire fuir les entreprises, mais il attire celles qui veulent échapper à la Commission européenne ! C’est ce qu’a expliqué ce matin François Lenglet sur RTL, notant d’abord que, dès janvier 2017, dans quelques semaines donc, McDonald’s aura installé « le siège de toutes ses activités non américaines » à Londres. Elles étaient jusque-là au Luxembourg. De même Google va-t-il migrer d’Irlande à Londres, où le Campus Google pourrait accueillir jusqu’à 7000 salariés.

Dans ces deux cas, explique François Lenglet, la question fiscale a été déterminante, car « Bruxelles est de plus en plus sourcilleux » pour contrer les « artifices comptables » qui permettent aux grandes entreprises de « loger » leurs bénéfices en Irlande ou au Luxembourg, avant de les exfiltrer vers les Iles Vierges.

A Londres, le taux de l’impôt sur les sociétés est de 20 %. Theresa May, le Premier ministre, a promis de le ramener à 10 %, et il pourrait même être déjà moins élevé pour les multinationales, qui négocient directement leur fiscalité en dehors du cadre général… Ainsi les banques, qui avaient menacé de partir après le Brexit, ne l’ont-elles pas fait et sont-elles en train de réfléchir – de négocier ? Ainsi Nissan, raconte François Lenglet, avait-il songé à se retirer et « tout s’est arrangé » après un rendez-vous entre son p-dg, Carlos Ghosn, et Theresa May. Nissan fabrique au Royaume-Uni 500 000 Qashqai par an.

Comme le dit Lenglet : « Il faut se préparer à une guerre fiscale avec le Royaume Uni qui veut devenir le Singapour de l’Atlantique. »

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Theresa May : « Notre héritage chrétien est une chose dont nous pouvons être fiers »

« Notre héritage chrétien est une chose dont nous pouvons être fiers », a déclaré le Premier ministre britannique Theresa May, mercredi, en répondant à la Chambre des communes à la question d’une député de son propre parti sur les chrétiens qui, au Royaume-Uni, auraient peur, à l’approche de Noël, de parler en public de leur foi. 

« Nous voulons tous garantir que les gens au travail se sentent libres de parler de leur foi et puissent évoquer librement Noël », a encore voulu rassurer le Premier ministre après que la député Fiona Bruce s’était référée à un rapport d’un groupe de réflexion conservateur, ResPublica, faisant état de discriminations à l’égard des chrétiens du Royaume-Uni.

Ainsi, tout récemment, la Cour d’appel de Belfast a confirmé la condamnation d’un couple de pâtissiers chrétiens qui avaient refusé de préparer un gâteau portant le slogan « Soutien au mariage gay », et de plus en plus de municipalités et d’écoles choisissent de remplacer les fêtes de Noël par des « fêtes d’hiver » et de remplacer la symbolique chrétienne par des objets artistiques « neutres » ou les cantiques de Noël par de la musique pop.

La place du christianisme

Quelques jours avant son intervention aux Communes, dans une interview donnée dimanche au Sunday Times, Theresa May avait expliqué que sa qualité de chrétienne anglicane pratiquante avait une influence sur son action publique. Cela n’a pas été sans susciter quelques inquiétudes chez ceux, courants aussi de l’autre côté de la Manche, qui considèrent que l’athéisme a toute sa place dans la vie de tous les jours mais pas le christianisme, qui devrait être confiné au dimanche.

Certes, on peut se demander si la foi chrétienne de Mme May était bien derrière son vote en faveur du « mariage » entre personnes du même sexe mais, en revanche, par rapport aux standards britanniques, on pourrait presque la qualifier de pro-vie, puisqu’elle a toujours voté en faveur de la réduction du délai légal pour les avortements de confort (aujourd’hui autorisés jusqu’à la 24e semaine de grossesse !) et aussi contre la légalisation du suicide assisté.

Fille d’un prêtre anglican, Theresa May avait en réalité déjà affirmé en public sa foi chrétienne. « Le christianisme fait partie de moi. Cela fait partie de qui je suis et par conséquent de ma manière d’aborder les choses », avait-elle déclaré à la BBC en 2014, alors qu’elle était ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de David Cameron. Espérons donc que l’attitude du Premier ministre britannique pourra encourager ses concitoyens chrétiens à sortir eux aussi du placard.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 3 décembre 2016