Théorie du genre: quand toute la société est une «micro-agression»

transgenre

Le seul fait de ne pas pouvoir choisir à 100% son identité profonde est perçu dans nos sociétés d’êtres hyper sensibles comme une « micro-agression ».
Découvrez cette tribune signée Jérôme Blanchet-Gravel

Ce n’est pas un hasard si le triomphe de la théorie du genre survient à un moment où le désir d’affranchissement du monde biologique se fait plus que jamais ressentir. La pandémie nous a plongés dans une société où les murs de la ville font de plus en plus office de décor, une société abstraite, virtuelle, où les rapports sociaux sont relégués en grande partie sur les réseaux sociaux. Idéologie fondée sur une volonté de dépassement des barrières physiques, le transgenrisme apparaît comme le produit d’une époque qui cherche à abolir une portion de la nature humaine au nom du progrès.

Un « techno-existentialisme »

Évidemment, le brouillage des sexes chez certains individus n’est pas nouveau et ne pose aucun problème dans une société libre – on en trouve diverses manifestations dans l’histoire et les cultures –, mais la théorie du genre pousse beaucoup plus loin que ses prédécesseurs cette volonté de dépassement.

Il faudrait pouvoir choisir notre identité sexuelle comme de futurs parents veulent sélectionner dans un catalogue les traits de leurs enfants à naître et leurs mères porteuses, allant jusqu’à choisir la couleur de leurs yeux, leur potentielle résistance au stress et leur quotient intellectuel approximatif. Il faudrait se construire un profil personnel à la carte, en faisant fi de tous les déterminismes qui bien sûr conditionnent nos vies. Nous voilà devant une sorte de « techno-existentialisme ».

Désormais, tout ce qui n’est pas voulu et consenti par l’individu fragile est vu comme une menace à son intégrité et à son développement. Qu’il soit justifié ou non sur le plan sanitaire, le port normalisé du masque symbolise bien ce repli sur soi, ce refus de l’Autre et du monde extérieur au profit d’un individu plus que jamais centré sur lui et qu’on s’imagine intérieurement libre comme l’air. Le port du masque nous enjoint d’ailleurs à nous replier sur nos écrans en laissant tomber nos semblables à nos côtés. Le corps même, les racines et l’environnement social deviennent des entraves à cet égo créateur et artiste de lui-même, mais perméable aux nouvelles modes progressistes.

Société à la carte, identité à la carte

Si nous sommes entrés dans l’ère de ce que Marcel Gauchet appelle « la société choisie », nous sommes aussi entrés dans l’ère de l’être choisi, de l’identité choisie sans limites ni contraintes. Un phénomène qui d’ailleurs entre en contradiction directe avec le penchant essentialiste de la gauche décoloniale, qui au contraire enferme plutôt les individus dans leurs origines. Ce courant survivra-t-il à la virtualisation du monde ?

Pour Marcel Gauchet, cette société choisie est le fruit de l’usage des réseaux sociaux que la pandémie a renforcé. Il s’agit du « modèle du like » qui consiste « à tenir la “grande société“ à distance autant que possible ». « On tend à se fabriquer une “petite société“ à l’intérieur de la grande, avec des gens qu’on se choisit individuellement, tandis que la vie sociale consiste normalement à vivre avec des gens qu’on ne choisit pas », analyse le philosophe avec Marianne, en novembre 2021.

Le transgenrisme est un transhumanisme

Le transgenrisme obéit à la même logique, mais à l’échelle individuelle. Le seul fait de ne pas pouvoir choisir à 100% son identité profonde est perçu dans cette société d’êtres hyper sensibles comme une « micro-agression ». Dans un élan de violence psychologique contre leur liberté, la société « assignerait » le sexe des individus à la naissance, elle ne le constaterait pas, comme on constate le lieu de naissance.

Dans cette optique, la seule manière de s’affranchir totalement des normes sociales toutes vécues comme oppressantes (à l’exception des normes sanitaire et woke) serait de s’extraire enfin complètement du monde, pour créer son petit safe space. Un projet dont entend se charger les Mark Zuckerberg et compagnie en offrant un espace d’irréalité, la réalité virtuelle.

En 2009, des films à grand succès comme “Avatar” anticipaient déjà l’avènement d’un monde marqué par cette scission entre le corps et l’esprit. Si le film de James Cameron se veut d’abord un plaidoyer écologiste, il fait aussi la promotion d’une vision « jeu vidéo » du monde. En 2154, des méchants Terriens (Occidentaux) débarquent sur la planète Pandora habitée par d’innocents extraterrestres (Indigènes). Le personnage principal, Jake Sully, laissera tomber sa culture productiviste pour trouver l’amour et embrasser l’animisme. Mais c’est grâce à l’intégration d’un autre corps (son avatar) et l’abandon définitif du sien, un corps malade qui ne correspond plus à ses aspirations, que Jake Sully parviendra à s’épanouir et à retrouver le bonheur.

Tribune reprise de Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« >Causeur

J. K. Rowling ne plie pas face aux théoriciens du genre – Pourquoi l’intelligence est-elle souvent sans courage ?, par Philippe Bilger

J. K. Rowling

C’est l’extraordinaire J. K. Rowling qui a connu le dénuement avec sa famille puis la gloire et la fortune avec sa création d’Harry Potter qui m’a conduit à cette interrogation.

Cette femme subit les pires avanies parce qu’elle a refusé de tomber dans le catéchisme du « genre » et que par exemple elle a traduit « les personnes qui ont des règles » par « femmes ». Des activistes trans ont campé devant son domicile à Edimbourg et son adresse a été diffusée sur les réseaux sociaux. Elle est insultée, elle a reçu des menaces de mort et avec son esprit qui tire le meilleur du pire, elle affirme qu’il y en avait tellement qu’elle aurait pu en tapisser son appartement ! On fête l’anniversaire des 20 ans du premier film sur Harry Potter et, lâcheté collective – d’abord celle de l’acteur Daniel Radcliffe qui a joué le rôle – on ne l’invite pas (Morandini, TikTok).

Il est admirable que J. K. Rowling ne plie pas et que loin de l’intimider, les assauts injustes et scandaleux n’affaiblissent pas sa résolution de tenir la dragée haute à ces tenants délirants du « genre ». Ils sont alors capables d’une haine incommensurable pour qui les défie.

Pourquoi chez J. K. Rowling l’alliance de l’intelligence et du courage est-elle si éclatante alors qu’elle ne l’est plus nulle part ?

Parce qu’elle n’a plus rien à faire valoir, qu’elle a tout démontré et que donc elle n’est limitée par aucune peur puisqu’elle n’attend plus rien pour elle.

L’intelligence relève du registre de la réflexion alors que le courage est une disposition du caractère. Il y a déjà dans cette différence une explication essentielle qui montre que, n’appartenant pas au même univers, ces deux attributs peuvent être naturellement désaccordés. Ils font appel à des ressources plus contradictoires que complémentaires.

Songeant à l’intelligence trop souvent orpheline du courage, les exemples multiples qui pourraient illustrer mon propos viennent principalement des mondes politique, culturel et médiatique.

Au regard du politique, il serait trop facile de n’incriminer que le pouvoir présidentiel et tous ceux, collaborateurs, conseillers et ministres notamment, qui vivent de lui et sont soumis à son emprise. Mais il est exemplaire et presque caricatural de cette tendance à laisser l’intelligence se substituer au courage. Avec souvent une sorte de fierté, comme si la première, ses incertitudes et ses complexités étaient nobles et le second un zeste vulgaire. D’un côté ceux qui pensent et de l’autre ceux qui foncent.

Partout où le pouvoir au sens banal existe, où la subordination pèse et où des arbitrages sont à opérer, pour presque rien ou pour du fondamental, la lutte est inégale entre l’esprit et le tempérament, entre l’intelligence et le courage. Parce que l’intelligence est indépassable pour s’enlever toute mauvaise conscience et pour justifier, à chaque doute, sa réserve, son abstention, sa finesse prudente, ses précautions face à ce que les coups de boutoir du courage auraient eu d’inapproprié, d’intempestif et de trop désordonné dans une vie collective qui n’est jugée supportable par certains qu’à condition de ne jamais passer du verbe à l’acte, de la réflexion élevée à la bassesse de l’incarnation.

L’intelligence est le plus sûr bouclier contre le courage et pour peu que celui-ci, miraculeusement, apparaisse comme une priorité, nul doute qu’avant sa mise en oeuvre, le poison de l’analyse, la tentation du suspens, tenteront de la démobiliser.

Qui peut d’ailleurs accabler tous ces infirmes du courage et ces cracks de l’intelligence, ces personnalités qui au quotidien, dans les existences modestes ou les lumières prestigieuses, ne parviendront jamais à réussir cette parfaite synthèse d’une J. K. Rowling parce que, contrairement à elle, ils demeurent dans cet entre-deux où le courage n’a jamais le droit de s’allier avec l’intelligence.

Parce que l’intelligence est sans cesse dans l’attente, dans l’espoir, le calcul, dans le culte et le respect de sa pensée, dans l’hésitation élégante, dans le scrupule de qualité, dans tout ce qui la détourne de succomber à l’immédiateté brute et au réflexe malhabile et instinctif du courage.

Le courage sera trop rarement la tentation de l’intelligence parce qu’il donnerait l’impression à cette dernière de s’être dévoyée, quasiment de ne plus exister.

Personne n’a à se moquer de cet antagonisme, de ce débat qui est tout sauf stérile entre ce qui retarde l’action du courage et ce qui précipite le courage de l’action. Entre l’intelligence qui dit non, peut-être pas, pas encore, bientôt, trop tôt ou trop tard, attendons, et le courage qui se jette dans la mêlée et est presque fier de son aveuglement qui ne s’embarrasse pas de précautions, de son intrépidité bornée.

On me répliquera que ce post discute d’un faux problème puisqu’aucune fatalité n’impose qu’on abandonne le courage pour ne laisser place qu’à l’intelligence. Il y aurait des êtres qui, dans l’Histoire ou anonymes héros du quotidien, mèneraient de front cette richesse de l’esprit et cette force du caractère.

Sûrement mais ils sont trop peu nombreux pour qu’on ne se soucie pas d’abord de ces forts en intelligence mais éclopés du courage.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Tu seras une femme, mon fils – La « théorie du genre » de plus en plus présente à l’Éducation nationale

école théorie genre

Une circulaire de l’Éducation nationale du 30 septembre détaille et harmonise les mesures à prendre face à un élève se disant touché par la fameuse « dysphorie de genre ». Accepter qu’un enfant change de prénom et de pronom est une démarche lourde de conséquences.

La théorie du genre, on le sait, n’existe pas. Et comme elle n’existe pas, l’Education nationale en a intégré les principes dans une nouvelle circulaire intitulée “pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire”. Selon cette circulaire, les élèves qui se réclament d’une identité transgenre pourront, avec l’accord de leurs parents, prétendre à l’usage d’un nouveau prénom qui figurera sur leur carte de cantine et les listes d’appel, et entrer dans les toilettes de leur choix ; quant aux personnels de l’Education nationale, ils devront employer le pronom “il” ou “elle” choisi par l’élève – sous peine de poursuites de la famille, on peut le craindre, tandis que l’institution, elle, se réserve le droit d’user du prénom et du sexe figurant à l’état civil pour les examens nationaux.

Cette circulaire “était attendue”, précise France Info, en réponse au suicide d’une lycéenne transgenre à Lille en décembre 2020, “qui avait interrogé le rôle de l’institution scolaire dans l’accompagnement de ces élèves”. Qu’il faille s’interroger sur le rôle de l’institution scolaire dans un tel cas de figure est une évidence. On aimerait d’ailleurs que les élèves qui ont souffert de dépressions sévères déclenchées par la politique sanitaire radicale appliquée dans les écoles, dont certaines ont malheureusement abouti au suicide ou à des tentatives de suicide, aient eu eux aussi l’honneur d’une circulaire. De même, on rêverait que la multiplication des phobies scolaires – sans oublier l’explosion des dyslexies – interroge, elles aussi.

Pas de consensus médical

On aurait même souhaité que le ministère réfléchît à la manière dont les autres élèves, filles ou garçons, allaient apprécier l’éventuelle irruption d’une fille transgenre ou d’un garçon transgenre dans leurs toilettes respectives. Mais on ne peut pas penser à tout.

Quoiqu’il en soit, s’il convient de s’interroger sur la manière dont on accueille les enfants et les adolescents sujets à ce qu’il est désormais convenu d’appeler la “dysphorie de genre”, il n’est pas certain que la réponse apportée par cette circulaire soit la meilleure. Les psychiatres et psychologues, pour commencer, ne sont pas d’accord entre eux.

Dans certaines consultations, on accueille immédiatement la parole de l’enfant ou de l’adolescent comme la bonne parole, et on conseille aussitôt à la famille d’adopter sans attendre tous les codes du sexe opposé – vêtement, coiffure, prénom, pronom. On part semble-t-il du principe que la nature, en quelque sorte, s’est trompée, et qu’il faut corriger cette erreur.

Cette stratégie éclair est un petit peu surprenante. Il peut y avoir mille raisons, en effet, de ne pas se sentir bien dans son sexe, comme il peut y avoir mille raisons de ne pas se sentir bien dans sa peau : peur de ne pas être aimé, difficulté à trouver sa place dans la société, sensation qu’un corps en transformation va trop vite pour nous, abus sexuels, violences… Et la dysphorie de genre pourrait dans certains cas au moins n’être que le symptôme d’un autre trouble : autisme, dépression, anxiété sociale, syndrome post-traumatique… Aussi bon nombre de praticiens préconisent à l’inverse de faire tout simplement ce que l’on a toujours fait dans la psychiatrie infantile, c’est-à-dire écouter, dialoguer, sans se précipiter pour proposer un diagnostic et des solutions qui pourraient n’être qu’un leurre et pousser l’enfant ou le jeune dans une direction artificielle dont il aurait d’autant plus de mal à revenir qu’elle lui aura été assignée socialement.

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Comment l’Amérique se suicide – Les ravages du mouvement « woke » dans les écoles américaines, par Michèle Tribalat

mouvement woke

Michèle Tribalat revient sur les travaux de Keri D. Ingraham. Cette dernière est fellow au Discovery Institute et Directrice du Institute’s American Center for Transforming Education. Dans un dossier intitulé “Education gone Wild”, The American Spectator vient de publier trois de ses textes sur l’implantation rapide des idéologies radicales du moment sur le genre, l’histoire et la race, à l’école, du primaire au lycée, parfois avant. Cette radicalisation touche les politiques scolaires, les méthodes et les programmes. Elle met en péril l’éducation des enfants et, au delà, la fabrique de la nation américaine.

Le genre

Nombre d’écoles américaines ont adhéré à – et même promu pour certaines d’entre elles – l’idée que les enfants pouvaient, dès leur plus jeune âge, s’interroger sur leur genre.

Le test de la licorne

Des outils pédagogiques tels que Gender Unicorn, dont on trouve une version française sur le site https://unicorn.mrtino.eu/, interrogent les enfants et les aident à déterminer leur genre. Son usage est très répandu au Canada et il figure dans les outils éducatifs recommandés par l’Association for Supervision and Curriculum Development (ASCD) aux États-Unis.

Dans la version française « Fais ta licorne », les enfants sont invités à déplacer un curseur sur leur « identité de genre » (femme/fille, homme/garçon, autre genre(s) (sic)), leur « expression de genre » (féminine, masculine, autre), leur « sexe assigné à la naissance » (femelle, mâle, autre/intersexe), leur attirance sexuelle, proposée évidemment en écriture inclusive (physiquement attiré.e par des femmes, des hommes ou d’autre genre(s) (sic)) et enfin leur attraction émotionnelle (mêmes items). Des enfants sont donc, parfois dès la maternelle, incités à se poser des questions qui ne sont guère de leur âge, sans que leurs parents en soient correctement informés. Dans l’Oregon, une mère, inquiète d’apprendre que son enfant en deuxième année de primaire ait dû subir un test de ce type, s’est vue répondre par le directeur de l’école que la société américaine avait failli historiquement sur la question du genre, que l’enseigner aux enfants était un progrès et que ce serait le cas tout au long de leur scolarité et dans toutes les matières.

La question des toilettes et des vestiaires

Les écoliers et étudiants de tous âges sont encouragés à choisir les toilettes de leur choix et de plus en plus de districts interdisent aux enseignants et autres employés d’y entrer pour prévenir des comportements qu’ils jugeraient inacceptables. Un garçon peut ainsi entrer dans les toilettes des filles, y rester le temps qui lui plaît et faire ce qui lui plaît sans craindre de voir débouler un adulte. Idem pour les vestiaires dans lesquels les écoliers et étudiants peuvent entrer sans tenir compte de leur sexe.

Les disciplines sportives

Les garçons qui se déclarent transgenres peuvent de plus en plus souvent jouer dans les équipes féminines, ce qui enlève aux filles toute chance de l’emporter dans la plupart des sports. Aux États-Unis, seuls douze États s’y sont opposés, neuf n’ont aucune politique sur le sujet, dix l’autorisent à condition que l’athlète ait subi un traitement médical. Mais dix-neuf États l’autorisent sans aucun contrôle sur le niveau de testostérone. Le journaliste de CNN, Devan Cole est allé jusqu’à déclarer qu’il est impossible de connaître l’identité de genre à la naissance et qu’aucun consensus n’existait sur le critère permettant d’assigner un sexe à la naissance. Déclaration qui contraignit CNN à faire marche arrière. Si l’Equity Act est voté, toutes les écoles seront obligées d’exécuter les désirs de ceux qui se déclareront transgenres. Ces derniers se verront ainsi attribuer des privilèges quasi-absolus. Les parents n’auront pas leur mot à dire.

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Bon chic bon genre – Lyon va adopter un « budget genré »

Lyon « budget genré »

Jamais à court, semble-t-il, d’élucubrations ni d’idées aberrantes, les écolos à la tête de la mairie de Lyon se préparent à adopter, pour la première fois en France, l’une des mesures peut-être les plus délirantes et les plus ridicules que l’on ait vues de longue date : à partir du 25 mars prochain, la municipalité dirigée par Grégory Doucet se dotera en effet d’un budget dit « genré », c’est-à-dire consistant à « évaluer toutes les lignes budgétaires de la ville pour voir si elles bénéficient autant aux femmes qu’aux hommes » !

A l’heure où l’agglomération lyonnaise, à l’instar de nombreuses villes de France, connaît une explosion sans précédent de la criminalité et est presque chaque jour le théâtre d’affrontements violents entre bandes ethniques et forces de l’ordre, certains auraient pu penser que des mesures plus urgentes et surtout plus utiles étaient à mettre en œuvre. Mais pas la mairie EELV, pour qui l’urgence est de « prendre à bras-le-corps la question des inégalités femmes-hommes dans tous ses aspects ». C’est ainsi que, interviewée mercredi par les journalistes du JDD, Florence Delaunay, adjointe écolo « en charge des droits et des égalités », après avoir regretté que la ville ait été construite « par des hommes et pour des hommes », a exposé le principe de la « budgétisation sensible au genre ». « Pendant deux ans, a-t-elle expliqué, avec un cabinet, nous allons étudier l’ensemble des dépenses faites par la ville » et, « pour chaque ligne budgétaire, nous allons regarder si elle favorise autant les femmes que les hommes ». Puis, « une fois que l’on aura cette photographie, on établira des mesures pour rétablir l’égalité s’il s’avérait que le compte n’y était pas ».

Les cours de récréation dans le collimateur

Pour bien mesurer le caractère totalement délirant de ce projet, on citera encore Florence Delaunay qui, prenant l’exemple des musées, a déclaré – très sérieusement – au JDD qu’ils se demanderaient : « Combien y a-t-il de femmes et d’hommes parmi les visiteurs ? Les œuvres exposées ont-elles été peintes par des hommes ou par des femmes ? Ensuite, on se demande[ra] s’il y a des rééquilibrages à prendre »…

Mais il y a plus grave encore que ces niaiseries relevant quasiment de la psychiatrie : si les maniaques de l’égalité femmes-hommes à la tête de la mairie de Lyon prévoient de passer ainsi au crible la totalité des dépenses municipales, ils entendent concentrer tout particulièrement leur attention sur « les cours de récréation ». Autrement dit, d’intoxiquer les enfants dès leur plus jeune âge avec leur idéologie du genre ! Ainsi, expliquait encore mercredi l’adjointe EELV, « les cours des écoles ont été pensées avec du béton et de la peinture dessus ». Du coup, « on a les garçons qui jouent au ballon au centre de la cour […] et les petites filles qui sont cantonnées aux espaces périphériques, sans activité à proprement parler ». Aussi, ajoutait-elle, faudra-t-il « repenser les cours pour qu’il y ait moins de goudron », et « imaginer des récréations qui fassent plaisir à tout le monde, en organisant par exemple des activités de jardinage »… •

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 12 mars 2021

Un repenti de la théorie du genre avoue avoir tout fabriqué

06/11/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Christopher Dummitt, professeur assistant d’histoire culturelle à l’université Trent au Canada fut l’une des références mondiales majeures en matière de « genre ». Il avait coutume de professer que « pratiquement toutes les identités ne sont qu’une construction sociale et que l’identité n’est qu’une question de pouvoir ».

Soudain, animé de louables scrupules, le professeur Dummitt vient de faire son mea culpa dans une confession publiée par le magazine en ligne australien Quillette. Il y avoue n’avoir propagé ses théories en matière de théorie du genre, que pour se conformer au politiquement correct ! Il reconnaît que son raisonnement n’a jamais reposé sur le moindre fondement scientifique confessant, « J’ai honte, j’ai tout inventé de A à Z ».

Et de poursuivre plus loin :

Mes recherches ne prouvaient rien, ni dans un sens ni dans l’autre. Je partais du principe que le genre était une construction sociale et je brodais toute mon argumentation sur cette base.

Puis il conclut par un appel indiquant que « tant que la validation par les pairs ne sera que le dépistage d’un entre-soi, idéologique il nous faudra n’accepter qu’avec énormément de prudence toute « expertise » portant sur la construction sociale du sexe et du genre ».

Si un tel mea culpa est tout à fait bienvenu, on ne peut que constater que le mal est fait. Saluons tout de même l’honnêteté de ce chercheur qui tranche avec le conformisme idéologique et le manque de rigueur scientifique observés par la plupart de ses collègues. On regrettera aussi qu’une telle autocritique n’ait pas été imitée dans les milieux universitaires français, et que ses conclusions ne soient pas parvenues aux oreilles des responsables de notre Éducation nationale !

La théorie du genre sévit toujours dans l’Education nationale

31/05/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En 2011, 193 parlementaires adressaient une lettre au ministre de l’Education d’alors, Luc Chatel, afin de s’assurer de l’absence de la théorie du genre dans les manuels scolaires.

Le ministre actuel, qui était à l’époque haut fonctionnaire rue de Grenelle, avait renvoyé la balle aux éditeurs. Aujourd’hui, VigiGender a fait parvenir à Jean-Michel Blanquer un rapport mettant en lumière la présence des éléments de langage de la théorie du genre dans les ressources pédagogiques mises à disposition des professeurs.

Par exemple, un DVD propose aux enseignants d’expliquer que les différences de taille entre hommes et femmes s’expliquent par la captation de la nourriture par les premiers depuis la nuit des temps. Un bobard scientifique ! La lutte pour l’égalité entre filles et garçons est ainsi dévoyée au profit d’un entrisme idéologique.

Les Antigones se réunissent à Paris

04/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le mouvement de réflexion Les Antigones organise souvent des conférences pour proposer une vision saine, éclairée et différente de la féminité différente de celle des plateaux de télévision.

Pour cette rentrée, elles consacrent leur première séance aux transhumanistes qui s’ignorent, ce jeudi 5 octobre. De la Procréation Médicale Assistée au gyropode, ce sujet d’actualité sera traité sans concessions, car chacun de nos actes nous engage.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à écrire à contact@antigones.fr

Un bébé canadien au « genre inconnu »

08/07/2017 – CANADA (NOVOpress)
Sur la carte de sécurité sociale du bébé canadien Searyl Alti, la case sexe n’est remplie ni par un M. pour « mâle » ni par un F pour « female », mais par un « u » pour « undetermined ». L’enfant, âgé de huit mois, a tout d’un petit garçon, mais son parent, lui même transgenre, refuse de l’inscrire dans un genre avant qu’il n’ait lui même décidé.

Pour être sûr de ne pas contraindre sa liberté de choix, il préfère même employer le pronom pluriel « they » plutôt que « she » ou « he » quand il parle de Searyl, et ce jusqu’à ce que ce dernier soit lui même en mesure d’exprimer qui il est.

Respectant ce souhait étonnant, les autorités sanitaires ont accepté de lui remettre un document officiel non genré. C’est une première, emblématique des inquiétants progrès de la théorie du genre au Canada.


La novlangue étend sa dictature jusqu’aux futures mamans

01/02/2017 – ROYAUME-UNI (NOVOpress) : « Outre-Manche, le newspeak – la novlangue – envahit tout, écrit l’hebdomadaire Minute, au point qu’il ne faut plus parler de “futures mamans“. Parce que la fille enceinte, là, devant vous, c’est peut-être un garçon ! » Extrait de cet article édifiant, paru dans le numéro de Minute de cette semaine.

Novlangue Minute FillonNe dites plus jamais « future maman » ! Vous avez sans doute remarqué – avec un sens bien britannique de la litote –, que « la grande majorité des personnes enceintes ou qui ont donné naissance s’identifient comme des femmes ». Vous imaginez peut-être même qu’une personne enceinte, visiblement enceinte, enceinte jusqu’au cou, est forcément une femme. Eh bien, c’est très mal. Vos préjugés et vos stéréotypes renvoient aux époques obscures où l’équation papa + maman = enfant faisait partie des dogmes irrationnels inculqués à chacun.

La très respectable British Medical Association (BMA) voit les choses autrement. Certes, beaucoup de femmes enceintes sont… des femmes. Mais pour compléter la remarque citée plus haut, elle précise : « Cependant, il existe certains hommes intersexes et des hommes trans qui peuvent tomber enceintes » (ou enceints, allez savoir). C’est pour ne pas faire de peine aux transgenres et autres déboussolés du sexe qu’elle recommande à ses 160 000 membres de cesser de parler de futures mères ou de femmes enceintes. Ce sont des « gens enceints », que diable !

Ces recommandations ont été publiés dans un guide de 14 pages diffusé auprès de tous les médecins et personnels de santé membres de la British Medical Association qui fait des vagues dans les médias (et parmi les plus libres d’entre eux, la franche rigolade) alors qu’un « homme », Hayden Cross, promène son ventre arrondi à la une des tabloïds. Il n’est pas plus homme que moi, mais, en le disant, je prends des risques. Car je commets un déni manifeste de son identification de genre. « M. Cross » est sous traitement hormonal pour devenir un homme ; « il » a simplement retardé son opération de changement de sexe pour le temps d’avoir un enfant.

De grandes marques de maquillage adoptent la théorie du genre

Maybelline

17/01/2017 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Maybelline, l’une des plus grandes marques de maquillage au monde, choisit un homme comme égérie pour son nouveau mascara, Manny Gutierrez ou Manny Mua, un YouTubeur célèbre aux Etats-Unis. Le but : « Inspirer des millions de fans ». Pour qu’ils achètent « le Colossal Big Shot, le tout nouveau mascara que la marque vient de sortir ».

Ce n’est pas la seule grande marque à mettre en avant des profils dits « atypiques ». En octobre dernier, la marque de cosmétiques CoverGirl avait également choisi un jeune homme de 17 ans pour la représenter. Et les pionniers L’Oréal Paris et MakeUpForever ont tous deux choisi des personnes transgenres pour les incarner, revendiquant « une grande diversité d’égéries ». L’idée est de rendre le maquillage unisexe.

Les 10 subventions les plus extravagantes de la Ville de Paris

Miège Subventions

27/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : L’association Contribuables associés a dressé le palmarès des 10 subventions les plus ahurissantes, et extravagantes, accordées par la Ville de Paris lors du dernier Conseil de Paris, fin mars. Le voici :

1.3 500 euros pour le « Festival international du film lesbien ». L’an dernier, cette cérémonie proposait notamment un « tutoriel Crash Pad’s Guide to Fisting », présenté comme une « rencontre entre le porno queer et l’éducation sexuelle dans ce premier « guide filmé » du fist ».

2. 30 000 euros à l’Unef (Union nationale des étudiants de France). A savoir : Bruno Julliard, premier adjoint du maire de Paris, a été président de ce mouvement se définissant comme « ancré à gauche » et « internationaliste » de 2005 à 2007.

3. 13 000 euros pour l’association « Les Ami-e-s du Mage » pour des colloques et débats sur les « questions de genre et du travail ».

4. 4 000 euros à SOS Racisme pour « lancer des campagnes de mobilisation des Parisien-ne-s ainsi que des actions de proximité ou de terrain pour enclencher des dynamiques citoyennes autour du combat pour l’égalité ».

5. 10 000 euros à l’association Ki Production pour le projet « Aqua Foot », afin de réaliser un « film subaquatique s’inspirant des plus beaux gestes et passes de football ». Le maire de Paris s’agite à donner des coups de pieds dans l’eau… avec notre argent !

6. 20 000 euros à l’association « Les dégommeuses » pour faire participer « 15 joueur-se-s et activistes LGBT » à des tournois de foots. ( LGBT = Lesbiens Gays Bisexuels et Transexuels).

7. 44 500 euros à l’association Hip-Hop citoyens pour le « développement de la citoyenneté dans le mouvement Hip-Hop »

8. 5 000 euros pour « Les amis des combattants en Espagne républicaine ». Rappelons que les grands-parents d’Anne Hidalgo sont des exilés républicains de la guerre civile espagnole.

9. 5 000 euros à l’association Pèlerinage en décalage pour l’organisation d’un « festival artistique israélo-palestinien ».

10. 10 000 euros pour l’organisation du « Festival Sarajevo-sur-Seine » à Paris par l’association « European Grassroots Antiracist Movement ».

 

Conversion d’une ancienne FEMEN

07/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

C’est un retournement total ! Sara Giromin, fondatrice des FEMEN au Brésil, dénonce le féminisme et l’avortement, et s’excuse auprès des chrétiens.
Elle avait lancé le mouvement féministe en 2012. Elle menait des opérations « seins nus » pour protester contre l’exploitation des femmes. En octobre dernier, elle a publiquement renié son engagement…

Elle a dénoncé les abus dont elle a fait l’objet de la part du mouvement féministe
Comme bien d’autres FEMEN, Sara Giromin a quitté le mouvement rapidement après l’avoir intégré, en 2013, dénonçant le « business » qui en était à la base. Elle a alors créé un autre mouvement.
Elle espérait trouver dans ce milieu une aide après être entrée dans la prostitution à l’adolescence. S’en étant ouverte à une universitaire féministe, celle-ci l’avait félicitée pour cette activité… C’est une femme plus âgée, réputée « conservatrice », qui l’a aidée à en sortir.

Elle critique violemment l’idéologie féministe et rejette l’idéologie du genre, « obligatoire » au sein du mouvement
Aujourd’hui, elle dénonce le féminisme comme une « secte » qui utilise les femmes comme des objets, fait la promotion du lesbianisme et « promeut la destruction de la famille traditionnelle et de toutes les valeurs morales de la société ».
Elle écrit encore : « dans le mouvement féministe, les femmes n’ont aucune importance, mais ne servent que de carburant pour alimenter la haine que la secte féministe ne peut pas se permettre de laisser mourir ».

Elle s’est aussi excusée auprès des chrétiens…
… pour avoir échangé un baiser lesbien sur fond de crucifix et d’église, photo devenue un emblème de l’activisme homosexuel et antichrétien au Brésil.
Elle a aussi dit son regret d’avoir avorté jadis, et mis en garde les femmes qui hésitent à avorter.
Ce qui a provoqué ce revirement, c’est la naissance de son enfant, qui lui a fait prendre conscience de la signification de la vie.
L’ancienne FEMEN donne aujourd’hui des conférences pour dénoncer le féminisme, l’idéologie du genre et le marxisme culturel !
En France, ce mouvement sévit toujours…

Augmentation en flèche du financement des études de genre par la région Ile-de-France

08/12/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)

De 2011 à 2014, le financement de l’Institut Émilie du Châtelet (IEC) par la région Ile-de-France est passé de 0,9 à presque 8 millions d’euros. L’IEC fait partie du domaine d’intérêt majeur : « genre, inégalités, discriminations » et participe au « développement de la recherche et des enseignements sur les femmes, le sexe ou le genre ». Il compte 18 établissements, 11 laboratoires, et emploie 200 chercheurs considérants, selon le site Vigi-Gender que « le concept de genre pose les catégories de femmes, d’hommes, de sexe, de sexualité et les notions de féminin, de masculin, de féminité et de masculinité comme des constructions sociales et non comme des données naturelles intangibles ». 8 millions d’euros, c’est beaucoup pour une théorie qui n’existe pas, surtout en temps de crise et de hausse des impôts.