Interview de Thaïs d’Escufon – Génération identitaire : « Tous les recours possibles »

Thaïs d’Escufon

Thaïs d’Escufon, porte-parole de Génération identitaire, a répondu aux questions de Présent au sujet de la dissolution du mouvement, annoncée le 3 mars. Un recours a notamment été déposé devant le Conseil d’Etat.


— Gérald Darmanin a mis ses menaces à exécution et dissous Génération identitaire. Quelle fut votre réaction en apprenant la nouvelle ?

— Nous avons d’abord eu un sentiment de révolte et de colère. Cette décision n’a aucun fondement juridique sérieux. Nous avons toujours respecté le cadre de la loi et nos actions sont toujours pacifiques. Pourtant, nous sommes mis sur le même plan que les associations islamistes.

Si la bataille de l’activisme s’achève, la bataille juridique commence car nous comptons utiliser tous les recours possibles pour contester cette décision de l’Etat.

— Quelle est la ligne de défense de vos avocats ?

— Elle s’axe principalement sur la défense de la liberté d’expression et d’association.
 Nous avons déjà posé un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat, procédure qui vise à annuler la décision du ministère de l’Intérieur. La réponse pourrait arriver dans quelques mois.
En attendant, nous avons déposé un référé suspension qui vise à suspendre temporairement la décision de dissoudre Génération identitaire tant que le Conseil d’Etat ne se sera pas prononcé définitivement.

— La France devient-elle une dictature ?


— On peut en tout cas se demander si la dictature de la pensée ne va pas prendre de plus en plus d’ampleur. 
La dissolution de Génération identitaire, si elle se confirme, sera la première barrière que fait sauter le gouvernement. Qu’est-ce qu’il l’empêcherait ensuite de faire tomber d’autres associations de droite ou même certains partis politiques français ?

Le message qu’envoie Gérald Darmanin est qu’il est illégal aujourd’hui en France de critiquer une politique quelle qu’elle soit, surtout quand c’est la sienne ou quand elle concerne la politique migratoire. C’est très grave et je pense que cela devrait inquiéter tous ceux qui défendent la liberté d’expression, qu’ils se sentent concernés de près ou de loin par les actions de Génération identitaire.

— De quand date cette « persécution » de Génération identitaire ?

— On a pu constater une accélération de la répression dès l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, notamment avec la censure de nos réseaux sociaux, l’interdiction de nos manifestations, mais aussi avec des condamnations judiciaires en première instance totalement délirantes – amendes exorbitantes, peines de prison avec sursis ou ferme –, même si elles ont toutes été cassées en deuxième instance.

— A titre personnel, allez-vous poursuivre votre combat politique et, si oui, de quelle manière ?

— Je compte bien sûr continuer à défendre mon peuple et mon pays, même si, étant encore concentrée sur la dissolution, je n’ai pas eu le temps de réfléchir aux alternatives qui pourraient se présenter à moi. Néanmoins, je ne compte pas me faire réduire au silence si facilement. Ce n’est pas une dissolution qui va m’empêcher d’exprimer mon avis et d’alerter les jeunes et la population française en général sur les problèmes de l’immigration.

Propos recueillis par Anne Le Pape

Article paru dans Présent daté du 8 mars 2021

[vidéo] Journée internationale du droit des femmes – Thaïs Descufon : « Hommes, soyez virils ! »

Thaïs Descufon portrait femme

08/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Premier volet de la série de Boulevard Voltaire Place des femmes mettant à l’honneur des jeunes femmes engagées, à l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes, avec Thaïs Descufon, qui fut porte-parole de Génération identitaire, association que le gouvernement vient de dissoudre (l’entretien a été réalisé avant que ne soit pris le décret de dissolution).

Elle nous livre sa vision de la femme et du féminisme.

Je m’appelle Thaïs Descufon, j’ai 21 ans. Je suis porte-parole de Génération identitaire depuis quelques mois. Cela fait trois ans que je milite au sein de ce même mouvement. C’est un mouvement de jeunesse qui souhaite défendre l’identité des peuples européens face à l’immigration massive et l’islamisation.

Comment êtes-vous arrivée là ?

J’étais déjà consciente des problèmes d’immigration et d’islamisation. Ma famille est à droite comme moi. Néanmoins, j’ai vraiment expérimenté ce que c’était lorsque je suis devenue étudiante. Dans le quartier de ma fac, des bars refusaient les femmes en terrasse. Beaucoup de femmes voilées étaient en cours avec moi. Et tout simplement le fait de me retrouver dans le métro parmi les seules blanches de la rame. A ce moment-là, j’ai réalisé qu’il y avait un remplacement de population et que ma ville se métamorphosait. Ce n’était pas à moi de me sentir étrangère dans ma propre ville.

Etes-vous devenue porte-parole par hasard ?

Un jour, je suis montée sur une cheminée avec un fumigène. Cette photo a largement tourné et a attiré l’attention des médias qui m’ont petit à petit montrée comme l’égérie du mouvement. Je suis devenue porte-parole après avoir enchaîné les entretiens avec les médias.

Il y a un an, vous imaginiez-vous à cette place ?

J’avais espoir d’être porte-parole un jour. Cela a toujours été une fierté pour moi de représenter notre mouvement. Néanmoins, je ne pensais pas que cela arriverait si vite et surtout de cette manière-là. En regardant un an en arrière, il s’est passé tellement de choses que je ne pensais pas que cela se passerait ainsi.

L’investissement vous prend combien de temps quotidiennement ?

D’une part, il y a des formations intellectuelles. J’essaie de me former, de regarder des débats et de lire. D’autre part, je fais des entretiens avec des journalistes. Cet investissement me prend à peu près la moitié de ma semaine, avec en plus les formations dont je vous parlais.

Continuez-vous vos études ?

Je suis inscrite à distance à la faculté. Cela me permet d’être très mobile. Pour des raisons de sécurité, il n’était plus possible pour moi de retourner à la faculté. Beaucoup de mes camarades s’en sont donné à cœur joie pour divulguer des informations personnelles me concernant. Ils cherchaient vraiment à m’intimider et faire arrêter mon militantisme à Génération identitaire.

Finalement, ce qu’ils ont réussi à faire c’est de m’avoir poussée à prendre des cours à distance. Ce qui me permet d’avoir encore plus de temps pour militer. Je les remercie !

Quelles études faites-vous ?

J’étais en langue étrangère à la faculté du Mirail de Toulouse.

Mettez-vous en danger votre avenir professionnel ?

J’espère vivre de la politique toute ma vie. Au contraire, je pense que cela peut éventuellement m’ouvrir des portes.

Voudriez-vous vous présenter aux élections ?

C’est encore à réfléchir. Je n’en suis pas encore là. J’aimerais déjà être militante et continuer à faire de la politique activiste le plus longtemps possible. Avant la trentaine, je pense que le militantisme me convient le mieux. Je ne sais pas quelle forme il prendra, mais je ferai toujours partie de ceux qui se battent pour les nôtres.

Lorsque vous étiez petite, quel était le métier de vos rêves ?

Lorsque j’étais petite, je voulais être institutrice. Finalement, je me suis rendu compte que la politique était devenue une passion et une vocation.

Quelle est la femme qui vous inspire ?

Comme beaucoup, je vais citer Jeanne d’Arc. Elle est un modèle de notre histoire et elle représente l’identité française. Isabelle la Catholique était l’épouse du roi d’Espagne. Ils ont mené La Reconquista. Ils ont reconquis l’Espagne qui était occupée par les Arabes depuis 8 siècles. Finalement, ces deux femmes-là se ressemblent, puisqu’elles sont parties au combat pour défendre les leurs. Elles ont mené des hommes. Elles n’avaient peur de rien et étaient courageuses. J’aime à penser que je voudrais être comme elles.

Selon vous, qu’est-ce qu’une femme ?

Je dirais d’abord, qu’est-ce qu’une femme européenne ? Il y a des caractéristiques propres à notre civilisation et à la place de la femme dans notre civilisation. Une femme est le pilier de la famille tout comme l’homme. Il y a une complémentarité homme femme très importante qu’il faut préserver.

Qu’apporte une femme dans notre société ?

Je pense qu’elle apporte de la douceur. Elle a aussi une vision qui lui est propre en tant que femme. Ces conseils peuvent être très bénéfiques à l’homme.

Etes-vous féminine ou féministe ?

Je suis féminine et non féministe.

Que pensez-vous du « féminisme de droite » ?

Je ne vais pas me faire d’amies… Je suis très admirative et respectueuse des femmes de droite qui peuvent être féministes. Néanmoins, je ne pense pas que le féminisme de droite en tant que tel puisse exister. Le féminisme est une idéologie de gauche, déconstructiviste comme toutes les idéologies de gauche. Dès le début, elles portent en elles, les germes de tout ce qui a découlé par la suite de la destruction de notre société. Je pense qu’aujourd’hui, il n’y a pas assez de patriarcats. Les hommes sont très attaqués et n’osent plus s’affirmer, alors que finalement les femmes attendent que les hommes s’affirment. Il n’est pas honteux d’être viril. On peut se battre pour les femmes sans être féministe. Je me bats pour les miens sans distinction.

Vous faut-il un homme viril ?

Oui complètement. Hommes, soyez virils ! C’est important.

Avez-vous un message pour les femmes ?

Engagez-vous ! L’engagement n’est pas uniquement pour les hommes. Nous avons aussi toutes notre mot à dire. Je pense au contraire que nous avons une parole intéressante à apporter dans le débat politique.

Dissolution de Génération identitaire : la riposte juridique s’organise !

Génération identitaire

Ce mercredi 3 mars, par décret en Conseil des ministres, le gouvernement a dissous Génération identitaire. Des militants du mouvement s’étaient rassemblés à Paris pour protester contre cette décision et déployer une banderole, mais les forces de l’ordre qui ont procédé à des contrôles d’identité les en ont empêchés.

Découvrez les réactions des porte-parole de GI – Thaïs d’Escufon et Clément Martin – qui ont annoncé faire appel de cette décision.

Thaïs d’Escufon

Nous n’avons aucune raison donnée par la police. Nous nous trouvions donc dans ce parc en préparation de l’action que nous avions effectuée contre l’annonce de la dissolution de Génération identitaire. Il se trouve que trois camions de police sont arrivés et nous ont demandé nos identités. Nous attendons depuis trois quarts d’heure que l’on puisse nous laisser partir, sachant que nous n’avons strictement rien fait.

Nous attendions de partir vers le lieu de l’action. On se demande pourquoi autant de moyens de police sont déployés pour des jeunes pacifiques qui veulent effectuer une simple action alors qu’il y a des zones de non-droit qui ne sont jamais inquiétées. Encore pas plus tard qu’hier, un barbecue sauvage a eu lieu à Saint-Étienne, les policiers ont décidé, lorsqu’ils ont vu le barbecue, d’attendre que l’événement se finisse de lui-même. En revanche, des jeunes militants identitaires vont être empêchés d’effectuer leur action.

Pensez-vous que c’est une injustice ?

J’attends de voir quelle sera la décision prise par la police. Néanmoins, on voit une différence de traitement notoire entre nous militants et d’autres personnes qui enfreignent la loi et qui ne font l’objet d’aucune interpellation.

Avez-vous décliné sans résistance ?

Oui, nous sommes toujours coopératifs. Nous n’avons rien à cacher et si la police nous demande nos identités, nous la leur donnons bien volontiers. Tous les militants, ici, l’ont donnée et c’est pour cette raison que nous ne comprenons pas pourquoi cette situation s’éternise.

Qu’avez-vous envie de dire aux policiers qui sont confrontés à la délinquance que vous évoquiez ?

La plupart des policiers sont conscients qu’ils n’ont pas les ordres nécessaires pour pouvoir interpeller des racailles ou cesser des trafics de drogue ou autre. Effectivement, j’aimerais que ces policiers-là, qui sont d’accord avec les constats que nous dressons, fassent entendre leur voix et disent à Gérald Darmanin cette absurdité qu’est la différence de traitement entre nous et des jeunes d’origine immigrée qui ne sont jamais interpellés.

Cette action est-elle annulée ?

Je n’en sais pas plus que vous. Nous attendons que la police se prononce. Je trouve cela assez absurde que nous ne puissions pas effectuer notre action sachant que nous sommes pacifiques et que nous n’avions encore rien fait lorsqu’ils sont arrivés. Il est donc assez curieux que nous attendions dans ce parc…


Clément Martin ( porte-parole Génération identitaire)

Ce matin, une action était prévue pendant le Conseil des ministres. Ce dernier devait annoncer la dissolution de Génération identitaire. Nous avions prévu le déploiement d’une banderole avec le slogan « On ne dissout pas une génération ». Malheureusement, cette action n’a pu avoir lieu parce que les militants ont été interpellés juste avant de commencer leur action.

Quelle était l’attitude des militants ?

Génération a toujours prôné un activisme pacifique. Des contrôles d’identité ont été faits et nos militants sont restés calmes.

On suppose que vous vous opposez à la décision du Premier ministre qui est de dissoudre Génération identitaire. Quels sont les recours juridiques que vous allez employer ?

Nous allons utiliser tous les recours juridiques possibles. Nous allons évidemment contester devant le Conseil d’État avec un recours pour annuler ce décret qui sera pris en Conseil des ministres. Nous allons également faire un référé-suspension dans le but de suspendre ce décret pour que l’activisme de Génération identitaire puisse continuer, au moins, provisoirement pendant un certain temps. Le référé-suspension va prendre environ un à deux mois, tandis que le recours que nous allons faire devant le Conseil d’État pour annuler le décret devra prendre plusieurs mois. Par ailleurs, nous allons également poser deux questions prioritaires de constitutionnalité. La première visera à remettre en question l’ensemble du dispositif de dissolution des associations sous plusieurs motifs. Par exemple, il n’existe pas de hiérarchie des sanctions. On est sur quelque chose d’assez inacceptable qui est le tout ou rien. Alors que si nous prenons les groupes de supporters, il peut y avoir des suspensions d’activité pendant quelques mois.

La deuxième question évoquera l’appel à la discrimination. Finalement, c’est quelque chose d’assez flou. Le gouvernement est actuellement en mesure de décider quelles actions ou quels propos de Génération identitaire peuvent constituer des appels à la discrimination. Nous allons demander à ce que cela s’appuie sur des décisions de justice définitives. Si tel était le cas, on ne pourrait pas le reprocher à Génération identitaire, car aucun de nos membres, pour des propos qu’il aurait tenus ou notre organisation en tant que telle pour des actions que nous avons pu faire, n’ont jamais été, de manière définitive, devant les tribunaux pour appel à la discrimination.

Nous allons désormais basculer sur une bataille juridique. Nous allons mener cette bataille juridique avec tous les outils en notre possession.

C’est à partir de notre action dans les Pyrénées que M. Darmanin a cherché à nous dissoudre. Pour cette action, nous avions justement montré que, derrière les effets de communication du gouvernement, il n’y avait finalement que du vent et que la protection des frontières n’était pas assurée. Le fait d’avoir mis cela en lumière, cela a participé à cette décision gouvernementale. Ils n’ont pas supporté que l’on puisse révéler aux yeux de tous le double discours du gouvernement sur cette question.

Restez-vous optimiste vis-à-vis de cette dissolution ?

La question est de savoir si c’est le droit qui sera jugé. Si c’est le cas, nous avons toutes les raisons d’être confiants. Que ce soit dans la lettre que nous avons reçue ou dans les différentes déclarations qu’a pu faire le gouvernement pour justifier notre dissolution, nous nous sommes aperçus que c’était, au mieux, assez bancal. D’ailleurs, de nombreux observateurs ont pu relever que les fondements juridiques pour dissoudre Génération identitaire étaient assez légers.

Si on est sur une stricte question juridique, il y a toutes les raisons d’être confiants.

Est-ce la politique qui va prendre le pas sur la question juridique ? Si c’est le cas, nous avons du souci à nous faire.

Est-ce davantage un acharnement politique qu’une sanction juridique ?

Cela me paraît assez évident. C’est finalement le point d’orgue d’une répression globale à l’encontre du mouvement identitaire qui dure depuis longtemps, mais qui s’est particulièrement accélérée depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Certaines de nos manifestations ont été interdites, nos locaux ont été fermés et nous avons été censurés sur les réseaux sociaux. Cette répression va aujourd’hui jusqu’à la dissolution de notre mouvement. Malgré tous ces tracas judiciaires et politiques, notre organisation continuait de progresser et notre message continuait de se répandre. Ils ont estimé que la seule manière de nous faire taire, c’était de procéder à une dissolution.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Thaïs d’Escufon : “Toute la VÉRITÉ sur notre dissolution”

Thaïs d’Escufon

19/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Thaïs revient avec vous point par point sur la lettre que nous avons reçu exposant les motifs de dissolution de Génération Identitaire.
Mensonges, erreurs, approximations… elle passe tout au crible !

Partagez cette vidéo autour de vous pour révéler cette attaque scandaleuse contre la liberté !


Entretien avec Thaïs d’Escufon – “La dissolution de Génération Identitaire ? Une décision politique !”

Thaïs d’Escufon

Face à la procédure de dissolution engagée par le gouvernement, Génération Identitaire organise un grand rassemblement à Paris ce samedi 20 février. Porte-parole du mouvement, Thaïs d’Escufon nous donne des précisions sur l’offensive menée par Gérald Darmanin et appelle les Français à la mobilisation.

— Quand et comment avez-vous appris la décision du gouvernement de dissoudre Génération Identitaire ?

— Le président de Génération Identitaire a reçu vendredi soir (ndlr : le 12 février) une lettre du ministère de l’Intérieur qui lui notifiait la mise en place de la procédure de dissolution du mouvement. Dans celle-ci étaient recensés une vingtaine d’éléments censés appuyer deux chefs d’accusation que le ministère de l’Intérieur nous reproche, à savoir « l’incitation à la haine » et « la constitution d’une milice ». Sauf qu’en s’y attardant, on a constaté que tout était absolument faux, il y avait un grand nombre d’erreurs factuelles, c’était même à se demander si ce n’était pas un stagiaire du ministère de l’Intérieur qui l’avait écrite !

— Quelles étaient ces erreurs grossières ?

— Il nous était par exemple reproché notre opération au col de l’Echelle, dans les Alpes, en avril 2018, où nous avons déroulé une frontière symbolique. Une opération pour laquelle nous avons été relaxés en décembre dernier par la cour d’appel de Grenoble. La justice a déjà tranché donc il n’est pas compréhensible que cet élément figure dans la lettre de dissolution. Il nous est par ailleurs reproché notre opération faite dans les Pyrénées le mois dernier. C’est celle qui a finalement fait réagir Gérald Darmanin et qui lui a fait prendre la décision de dissoudre Génération Identitaire. Celle-ci est pourtant très similaire à la précédente donc nous ne sommes pas inquiétés par la justice.

En ce qui concerne « l’incitation à la haine », nous avons eu un procès à la suite de l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers en 2012 mais nous n’avons pas été condamnés non plus pour cette action. Tous les éléments peuvent être démontés un par un de manière très simple, on voit bien que c’est sans fondement.

— Etes-vous surprise par cette offensive du gouvernement ?

— Non, cela rentre tout à fait dans l’agenda politique de Gérald Darmanin qui souhaite, à l’image d’Emmanuel Macron, donner à la fois des gages à la droite en dissolvant des associations islamistes comme BarakaCity ou le CCIF – qui elles, pour le coup, ont des liens avérés avec le terrorisme islamiste –, et à la gauche en s’en prenant à Génération Identitaire. C’est bien sûr totalement absurde de mettre sur le même plan notre mouvement et des associations islamistes qui souhaitent attaquer l’identité de la France et la détruire tandis que nous, nous souhaitons la protéger et la défendre. Par ailleurs, on voit bien que l’UOIF, qui est la branche française des frères musulmans, une organisation considérée comme terroriste dans de nombreux pays, n’est pas inquiétée de dissolution, tout comme cette centaine de mosquées qui en France prêchent encore le jihad.

— Vos actions n’ont donc rien d’illégal ?

— Nos actions ont toujours respecté le cadre de la loi, elles sont purement symboliques. Le préfet de Haute-Garonne avait reconnu que nous n’avions causé aucun trouble à l’ordre public lorsque nous nous sommes rendus dans les Pyrénées et que nous n’avions posé aucun acte illégal. Green Peace n’a jamais été menacée de dissolution pour ses actions d’agit-prop semblables aux nôtres… C’est une décision politique et idéologique de Gérald Darmanin. Nous avons démontré son incapacité à protéger la France et ses frontières, il l’a mal pris et voilà sa réponse.

— Vous organisez une grande manifestation samedi 20 février à Paris, dans quel but ?

— Nous organisons effectivement un grand événement pour la liberté d’expression, pour la liberté d’association et en soutien à Génération Identitaire. Au-delà de l’aspect juridique, puisque nous préparons activement notre défense avec quatre avocats dont maître Gilles-William Goldnadel qui a accepté de nous défendre, nous voulons également montrer au gouvernement que nous sommes capables de faire pression, d’être nombreux, que nous sommes loin d’être seuls. Il y a une majorité de la population qui partage nos constats vis à vis de l’immigration massive, il y a d’ailleurs de nombreux hommes politiques français qui se sont prononcés contre la dissolution de Génération Identitaire car ce serait une grave atteinte à la liberté d’expression. C’est peut-être la dernière manifestation que pourra jamais organiser Génération Identitaire, c’est peut-être la dernière chance que nous avons de faire pression et de montrer que nous ne nous laisserons pas faire aussi facilement. Nous comptons bien contre-attaquer cette décision politique du gouvernement ! Enfin, ce n’est pas seulement notre mouvement qui est attaqué mais ce sont toutes nos idées et la possibilité de critiquer l’immigration. C’est particulièrement grave et c’est pour cela aussi que nous appelons les Français à venir manifester avec nous. C’est scandaleux que la critique du gouvernement entraîne une dissolution, nous avons le droit d’exprimer notre opinion dans le débat public, opinion qui encore une fois n’a rien d’illégal.

— Pensez-vous pouvoir faire annuler la dissolution de votre mouvement ?

— Si c’est uniquement le droit qui est jugé dans cette affaire, nous gagnerons ! C’est une évidence puisque comme je vous le disais, les accusations sont fausses et bancales. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que le ministère de l’Intérieur est clairement déterminé à dissoudre Génération Identitaire et je pense que Gérald Darmanin est prêt à outrepasser le droit. Si besoin, nous irons jusqu’au Conseil d’Etat pour contester cette décision. Nous sommes simplement inquiets que l’idéologie prenne le pas sur le droit.

— Est-ce la fin de la liberté d’expression en France ?

— Si cette affaire ne marque pas la fin de la liberté d’expression dans notre pays, elle lui porte en tout cas un sacré coup, peut-être le coup qui enclencherait tout un tas d’autres décisions répressives de la part du gouvernement.

— Que doit-être la liberté d’expression selon vous ?

— Nous sommes censés avoir le droit d’avoir un avis en France, de nous opposer à l’immigration, de dire par exemple qu’il y a un lien entre délinquance et immigration, ce qui nous est pourtant reproché dans le courrier que nous avons reçu. Cette lettre a aussi retenu contre nous des propos que j’ai eu « le culot » de tenir, et plus précisément que notre peuple est submergé et assassiné par l’immigration massive… ce qui est vrai ! N’importe quel intellectuel de droite aurait pu les tenir sur un plateau télé sans être inquiété et condamné. C’est la liberté d’expression et je n’ai jamais eu de poursuites judiciaires pour ces propos-là.

— Quel message Gérald Darmanin fait-il passer en voulant censurer ces propos ?

— Le message qu’envoie le ministère de l’Intérieur, c’est que les Français doivent se laisser tuer en silence, que nous n’avons pas le droit de demander justice pour les Français qui se font massacrer, assassiner, égorger par des islamistes ou des délinquants et des racailles. C’est une atteinte très grave à la liberté d’expression et nous en avions déjà fait les frais via les réseaux sociaux, où nous sommes censurés. C’est le coup de grâce, mais, ce que je peux vous dire, c’est que le combat identitaire a existé avant Génération Identitaire et il existera après. Tant qu’il y aura de l’immigration massive, il y aura des gens pour s’y opposer, pour dénoncer les dangers et les dégâts qu’elle engendre.

Propos recueillis par Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 17 février 2021

Dissolution de Génération identitaire : Thaïs d’Escufon face à Louis-Georges Tin (CRAN) : « Si le droit était appliqué, nous gagnerions. Je pense que c’est une atteinte très grave à la liberté d’expression »

Thaïs d’Escufon sputnik

17/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Gérald Darmanin a notifié ce samedi 13 février au mouvement Génération identitaire sa future dissolution. Le groupe d’extrême droite doit désormais répondre au ministère de l’Intérieur. Pour protester contre cette menace de disparition, le mouvement organise une manifestation le samedi 20 février à Paris.

Pour en débattre, Sputnik reçoit Thaïs d’Escufon, porte-parole de Génération identitaire, et Louis-Georges Tin, militant antiraciste et ancien président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).


Thaïs d’Escufon : « Nous ne nous laisserons pas faire »

Thaïs d’Escufon

La porte-parole de Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, réagit au micro de Boulevard Voltaire après que Gérald Darmanin a annoncé que la procédure de dissolution de son mouvement a été enclenchée.
Le mouvement prépare activement sa défense, notamment avec son avocat Me Gilles-William Goldnadel. Au sujet de Gérald Darmanin, Thaïs d’Escufon déclare : « On a mis en lumière son incapacité totale à gérer nos frontières, à gérer la sécurité des Français. »

Génération identitaire sera-t-il dissous ? Comment avez-vous appris que l’Intérieur était passé à la vitesse supérieure ?

Vendredi soir, le président de Génération identitaire a reçu à son domicile une lettre qui l’informait de la mise en place de la procédure de dissolution de Génération identitaire. Dans cette lettre étaient détaillés tous les motifs qui justifiaient la mise en place de cette dissolution.
Concrètement, c’était absolument ridicule. Tous les éléments notifiés dans cette lettre n’ont aucun fondement sérieux. Nous préparons donc activement notre défense. Quatre avocats travaillent sur le sujet, notamment Maître Goldnadel, qui a accepté de nous défendre. Deux chefs d’accusation nous sont reprochés : l’incitation à la haine raciale et la constitution de milice.
Pour l’incitation à la haine raciale, cela s’appuie, entre autres, par l’occupation de la mosquée de Poitiers que nous avions faite en 2012, sachant que la Justice a tranché et que nous avons été relaxés sur tous les chefs d’accusation concernant cette opération.
Pour la constitution de milice, notre opération Defend Europe dans les Alpes et dans les Pyrénées sont relativement similaires. Là aussi, la Justice a tranché et a déclaré que nous étions relaxés sur tous les chefs d’accusation. Au-delà de cela, beaucoup d’autres éléments sont cités dans cette lettre, notamment des propos que nous avons pu tenir lors d’interviews ou des vidéos qui sont disponibles sur notre chaîne YouTube. Propos pour lesquels nous n’avons jamais été inquiétés par la Justice et nous n’avons jamais eu de procédures judiciaires pour ces propos-là. On se rend très vite compte que cela n’a aucun fondement sérieux.

On serait tenté de dire que l’on vous reproche des choses assez graves, puisque le parquet a fait appel à l’Office central spécial de lutte contre les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les génocides.

Vous rendez-vous compte de l’ampleur de ce qui nous est reproché ? C’est totalement hallucinant !
Tout ce que nous avons fait était des opérations symboliques. Nous déroulions des banderoles ou nous nous trouvions à des frontières pour alerter sur le danger migratoire et terroriste. Il est là, le danger. Quand vous avez un migrant qui traverse la frontière illégalement et qui vient égorger des personnes dans la basilique de Nice… Il se trouve que le responsable de cet attentat était entré en France en passant par Lampedusa. Ce sont des racailles qui ont traîné cette pauvre Lyonnaise, Axelle Dorier, sur 800 mètres jusqu’à ce que sa jambe soit arrachée par le véhicule.
On déroule une banderole qui demande une justice pour ces Français qui se font agresser, tuer et lyncher. Et après, on saisit un parquet pour crimes contre l’humanité, génocide. C’est complètement délirant !

À quoi attribuez-vous cette obstination du ministère de l’Intérieur et de la Justice à en finir avec l’association que vous représentez ?

S’ils attaquent Génération identitaire, c’est parce qu’ils ont bien compris que nous étions tout de même le mouvement qui s’était imposé comme le plus structuré, organisé et le plus efficace dans ses actions, qui étaient les plus spectaculaires et qui avaient une plus grosse attention médiatique. Ils frappent la première ligne. Par conséquent, ils frappent au cœur de l’identité.
Par ailleurs, Gérald Darmanin va, d’un côté, donner des gages à la droite en dissolvant des associations islamistes qui, elles, ont des liens avérés avec le terrorisme islamiste comme BarakaCity ou le CCIF. Il souhaite mettre sur le même pied d’égalité, après, un mouvement de jeunes pacifiques qui souhaitent défendre la France et la protéger pour donner des gages à la gauche.
Se retrouver sur le même plan que des islamistes qui souhaitent attaquer la France, alors que nous souhaitons la défendre, c’est totalement délirant.
Notre opération dans les Pyrénées a un peu déclenché cette réaction de Gérald Darmanin, qui s’est dit scandalisé par notre opération alors qu’elle était totalement pacifique. Tout ce que nous faisions, c’était alerter sur la menace terroriste et migratoire à ce point de passage précis, chose qui avait été admise par le préfet de Haute-Garonne, Étienne Guyot. Suite à cette opération, la mise en place de dissolution a été enclenchée. Cela révèle un aveu de faiblesse de la part du ministère de l’Intérieur puisqu’on a mis en lumière son incapacité totale à gérer nos frontières et la sécurité des Français.
On voit bien que ce n’est pas leur priorité. Lorsque nous nous sommes rendus au col du Portillon, alors que le préfet annonçait de fortes mesures, nous avons pu observer par nous-mêmes qu’aucune force de police n’était présente à la frontière et que nous faisions finalement mieux le travail que le ministère de l’Intérieur, alors que nous sommes de simples jeunes, des étudiants ou de jeunes travailleurs. Par conséquent, Gérald Darmanin se sent humilié.

Quel effet ça fait, d’être mis dans le même sac que le CCIF ou que BarakaCity ?

C’est scandaleux et c’est une attaque directe aux valeurs que nous défendons et aussi à tous les Français qui sont hostiles à l’immigration massive. Toutes les enquêtes d’opinion le révèlent :
78 % des Français sont contre l’immigration subie et sont pour une immigration choisie, 55 % des Français sont contre le droit du sol, 58 % sont pour l’abrogation du regroupement familial. La majorité des Français partage les constats que nous faisons, à savoir que l’immigration massive doit stopper. Maintenant, ça suffit, on arrête les frais ! On ne peut plus souffrir tous les dangers qu’elle engendre, que se soit l’insécurité, le harcèlement de rue, le racisme anti-blanc, etc. Nous dressons tout simplement des constats via le biais notamment d’actions fortes. Concrètement, ce que Gérald Darmanin fait, c’est cracher à la tête de tous les Français qui pensent comme nous. Il y a quinze jours, lorsque je suis passée dans l’émission « Balance ton post ! », les téléspectateurs devaient se positionner contre ou pour la dissolution de Génération identitaire. 68 % des téléspectateurs étaient contre la dissolution de Génération identitaire.

Si la décision de justice devait dissoudre Génération identitaire, quel serait votre avenir ?

Concrètement, je ferai toujours partie de ceux qui continueront d’alerter, que ce soit sur les thématiques de l’immigration massive, de l’islamisation, etc. Je pense, notamment, à créer une chaîne YouTube qui pourrait être dédiée à cela et contribuer à éveiller une jeunesse à nos thématiques et continuer à faire partie des lanceurs d’alerte qui lèvent le voile sur ces thématiques encore très taboues dans les médias qui ne sont pas abordées. Pour ce qui est de Génération identitaire, je pense que tous les militants contribueront toujours au combat contre l’immigration massive, puisque tant qu’il y aura une politique migratoire folle, nous ferons partie de ces Français qui la dénoncent et qui souhaitent la combattre. Je ne sais pas vraiment quelle forme prendra ce combat-là. Ce qui est sûr, c’est que nous ne nous laisserons pas faire et que nous ferons toujours partie de la première ligne.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Thaïs d’Escufon : “Cette émission a été un véritable succès car le sondage de fin montrait que les Français sont derrière nous !”

Thaïs d’Escufon

01/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Quelques jours après son passage sur le plateau de “Balance ton post“, la porte-parole de Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, nous dévoile les coulisses de son passage dans l’émission qui a battu son record d’audience de la saison.

Elle répond également au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui s’est dit “scandalisé” des actions du mouvement activiste et envisage sa dissolution.


Thaïs d’Escufon : « C’est scandaleux que ce soit à nous, jeunes militants, d’assurer la protection des Français en surveillant les frontières ! »

Thaïs d’Escufon

Le mouvement Génération identitaire a organisé une action pour surveiller la frontière franco-espagnole afin de dénoncer le manque de contrôles de la part des autorités sur les voies d’entrée des clandestins, malgré un contexte de menace terroriste.

Au micro de Boulevard Voltaire, Thaïs d’Escufon, qui a participé aux tournées de surveillance des frontières, explique quelles sont ses motivations et comment s’est déroulée cette opération.

Vous étiez dans les Pyrénées et aujourd’hui à Toulouse. Génération identitaire menait, hier, une opération Defend Europe dans les Pyrénées. Quel était le but de cette mission ?

Les tournées de surveillance qui ont été effectuées dans les Pyrénées avaient pour but de sécuriser la frontière, et spécialement au col du Portillon. Depuis le 5 janvier 2021, le préfet de Haute-Garonne avait alerté sur l’importante menace terroriste et migratoire à ce point précis. Nous, jeunes militants identitaires, avons voulu exiger la fermeture totale de nos frontières. Si ce risque existe au col du Portillon, il est absolument absurde que le reste des frontières soient ouvertes.

Concrètement, qu’avez-vous fait là-bas ?

Nos équipes de surveillance ont sillonné la zone pour repérer tout migrant éventuel qui chercherait à pénétrer sur notre sol. À ce moment-là, nous aurions alerté les autorités dont c’est le travail pour qu’elles les interpellent et qu’elles procèdent à leur expulsion. Il se trouve que nous n’avons, à ce jour, rencontré aucun migrant. Néanmoins, nous avons relevé qu’en arrivant au col du Portillon, il n’y avait aucune force de gendarmerie présente pour sécuriser ce col.

C’est dramatique lorsqu’on voit le peu de sérieux que donnent les autorités aux menaces terroristes. Il est, ici, question de la sécurité des Français. En revanche, notre présence a permis à ce que des renforts de la Guardia civil du côté espagnol et des renforts de gendarmerie soient déployés sur place. On voyait très bien que n’importe quel migrant qui aurait souhaité venir à pied aurait pu traverser sans problème à ce point précis. C’est là que nous voyons le peu de sérieux qu’accorde la préfecture à cette menace.

Il est quand même scandaleux que ce soit à nous, jeunes militants, de venir faire le travail que la préfecture ne fait pas, c’est-à-dire d’assurer la protection des Français qui habitent en aval dans la région du col. La préfecture est plus stricte quand il s’agit de contrôler des Français qui voudraient partir en Espagne ou ailleurs faire du ski. En revanche, lorsqu’il s’agit de contrôler des migrants clandestins parmi lesquels pourraient se trouver des terroristes en puissance, il n’y a plus personne. Cela fait des années que de plus en plus de migrants clandestins passent par cet endroit-là. Par conséquent, cela augmente l’insécurité dans la vallée. Nous avons, évidemment, été salués et félicités par les habitants qui se réjouissaient de notre présence. Ils craignent que l’endroit où ils vivent soit menacé par ces migrants clandestins. Évidemment, nous n’avons enfreint aucune loi. Notre action consistait simplement à appeler les forces de l’ordre si nous croisions un migrant clandestin.

En 2018, des militants étaient restés plusieurs semaines sur les lieux. Aujourd’hui, qu’en est-il, dans les Pyrénées ? Les militants vont-ils rester et que vont-ils faire ?

Nous avons évalué l’ampleur de la menace. Maintenant, nous n’allons pas avoir une permanence pendant plusieurs semaines. Néanmoins, si la menace persiste, il n’est pas impossible que nous revenions. Nous allons voir en fonction des différents événements. Nous souhaitions seulement alerter sur cette menace-là et n’avions pas vocation à faire une action d’une aussi grande ampleur que celle dans les Alpes.

Récemment, vous avez bénéficié d’une relaxe par rapport à cette mission dans les Alpes.

S’il y avait eu condamnation ou non, cela ne nous aurait en aucun cas empêchés de mener d’autres actions de ce type puisque la menace terroriste existe toujours et que nous n’arrêterons en aucun cas notre combat malgré les intimidations judiciaires qui peuvent se présenter à nous.

Sur votre compte Instagram, des posts ont été censurés. Quelle est votre réaction ?

Nous sommes coutumiers de cette censure. Nous avions déjà eu nos pages Facebook et tous nos comptes Twitter censurés tour à tour. On essaie de s’accommoder. On est notamment sur Telegram, ce réseau social sans censure. J’invite, d’ailleurs, toutes les personnes qui ont visionné cette vidéo à s’abonner à notre chaîne Telegram Génération identitaire ainsi qu’à la mienne, Thaïs d’Escufon. Les médias ayant évoqué notre action se sont fait censurer, je pense notamment au média L’Étudiant libre sur Instagram. Cette censure est idéologique, on le sait, mais elle ne va en aucun cas nous empêcher d’effectuer nos opérations et d’avoir un relais médiatique.

Dans la classe politique locale, l’action a été condamnée unanimement et certains demandent la dissolution de Génération identitaire. La craignez-vous ?

Depuis 2012, certaines personnes demandent notre dissolution. Je pense notamment à Éric Coquerel. Ce n’est pas nouveau et il y en aura encore d’autres. Cela ne nous intimide pas. Maintenant, si, effectivement, le préfet de Haute-Garonne n’a pas apprécié notre opération, c’est peut-être parce que nous avons relevé son incompétence dans la sécurité.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Thaïs d’Escufon : “Ce que j’ai vu à la frontière”

22/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Thaïs vous raconte en exclusivité la mission « Defend Europe » dans les Pyrénées. Découvrez ce que nos équipes ont vu lorsqu’elles ont sillonné le terrain pour aider les forces de l’ordre à empêcher l’entrée de clandestins en France !


Ce jeudi à 21h15 – Thaïs d’Escufon (Génération identitaire) invitée dans “Balance Ton Post”

Thaïs d'Escufon

21/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Rendez-vous aujourd’hui à 21h15 !

Thaïs sera l’invitée de l’émission “Balance Ton Post” sur C8 pour un débat EXPLOSIF : “Faut-il dissoudre Génération ldentitaire ?”.

Tous à vos écrans ce soir !

Thaïs de Génération identitaire a quelque chose à vous demander… et c’est URGENT !

29/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Les regards des militants de Génération Identitaire se tournent déjà vers 2021 et les nombreuses actions qu’ils devrons mener contre tous les ennemis de notre identité.

Mais avant de reprendre le combat, Thaïs a quelque chose d’important à dire à tous ceux qui sont sensibles aux combats menés par les Identitaires.

Regardez cette vidéo et diffusez-la maintenant auprès de vos amis.


Le Soleil se lève #13 (ECP) : une émission autour du thème du militantisme

podcast du Soleil se lève

24/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez le treizième podcast du Soleil se lève, l’émission mensuelle de l’ECP (Équipe Communautaire Paris).

Une émission avec Thaïs d’Escufon, Jérémie Piano, Clément Martin et Victor Aubert (Academia Christiana) autour du thème du militantisme.

Ils ont décortiqué ensemble l’ouvrage de Dominique Venner “Pour une critique positive”, un véritable manuel stratégique pour les identitaires de France et d’Europe.


Thaïs d’Escufon : “L’identité, c’est tout simplement ce qui fait qu’en France, je me sens en France, et pas en Namibie”