Ils avaient tout faux sur Cesare Battisti !, par Philippe Bilger

L’aveuglement a sa hiérarchie.

De la monstruosité et du tragique historiques jusqu’aux délires de la banalité quotidienne.

De la complaisance honteuse jusqu’à la multitude des Zola au petit pied qui encombrent notre espace politique, judiciaire et médiatique.

Je rejoins totalement ceux qui expliquent la mansuétude durable dont continuent à bénéficier le communisme et ses crimes par le fait qu’ils n’ont pas eu leur procès de Nuremberg qui, à l’exception de quelques négationnistes entêtés et compulsifs, a su mettre le nazisme au ban de l’humanité. Il aurait fallu que l’horreur, sous son double visage apparemment contradictoire mais si ressemblante par sa perversion totalitaire, soit traitée de la même manière mais ç’aurait été beaucoup demander : oublier le prétendu avenir radieux pour condamner les ignominies qui s’abritaient derrière lui.

A ce titre comment ne pas s’étonner de la révérence à laquelle ont droit encore d’anciens communistes à peine repentis qui n’ont à leur actif que de s’être lourdement, fièrement trompés ?

L’aveuglement, en effet, a sa hiérarchie.

Je n’ai pas pu m’empêcher de remercier en mon for intérieur Cesare Battisti parce qu’il avait enfin cessé de fuir dans tous les sens du mot. Les pays comme ses responsabilités.

En Italie qui paraît-il n’était pas une démocratie et ne lui assurerait pas un procès équitable, il a admis avoir commis tous les crimes qui lui étaient imputés depuis tant d’années, les uns comme auteur, les autres comme complice. Il s’est excusé. Des assassinats que, pour concéder cependant à la nostalgie révolutionnaire, il a inscrits dans une guerre “juste” à l’époque. Il n’est pas à proprement parler un “repenti” puisqu’il n’a “donné” personne d’autre que lui-même en quelque sorte (Mediapart).

Mais je n’ai entendu personne se repentir véritablement d’un aveuglement, d’un soutien et d’une solidarité, qui ont trop longtemps bénéficié d’une aura médiatique et politique parce qu’ils émanaient évidemment de personnalités qui ne pouvaient pas s’égarer, par exemple Bernard-Henri Lévy, Fred Vargas !

Je suis persuadé qu’on n’entendra jamais de leur bouche l’aveu de leur grave erreur parce que ce serait trop leur demander que les contraindre à revenir sur un passé indécent et des convictions qu’ils n’appuyaient que sur la certitude d’être tellement indiscutables que la vérité était quasiment leur propriété privée.

Avec quelle arrogance ceux que j’ai cités, soutenus par des politiques d’habitude plus avisés, ont pris parti pour un assassin dont le comportement de lâcheté constante aurait dû les alerter mais ils étaient trop pris par leur rôle de justiciers universels pour se remettre en question !

D’ailleurs pourquoi auraient-ils éprouvé le plus infime regret puisque hier comme aujourd’hui on les tient quitte de tout et que demain ils seront fêtés et encensés, eux, leurs livres et leurs propos les plus anodins, comme si rien ne s’était passé, comme s’ils ne s’étaient pas lourdement trompés au sujet d’un homme absurdement sublimé et d’un pays caricaturé de manière indigne ? Pourquoi battre sa coulpe quand non seulement rien ne vous y oblige mais qu’au contraire la France semble reconnaissante à l’égard de tous ceux qui ont validé le pire avec une constance qui n’a d’égale que leur amnésie ? Pourquoi suivre l’aveu de sa culpabilité par Cesare Battisti avec celui de la leur puisque, toujours et par principe, ils seront perçus comme innocents ?

Ils ne viendront pas exprimer leur regret sur les plateaux de télévision alors que ce serait leur honneur et que beaucoup leur serait pardonné. Que Cesare Battisti les ait ridiculisés n’enlèverait rien à leur courage de tout dire !

Faut-il rappeler par ailleurs ces visites intempestives, démagogiques et imprudentes de hauts responsables (François Hollande par exemple) à des victimes pour le moins équivoques, pour rester aimable, et en soutien à des causes douteuses !

J’ai envie d’une note moins morose. De rendre hommage – ce n’est pas mon habitude – à des journalistes qui ont su ouvrir, eux, les portes de la vérité et tenir bon ! Guillaume Perrault et Karl Laske notamment.

Les donneurs de leçons judiciaires et humanistes avaient tout faux sur Cesare Battisti ! Cela n’évitera pas de leur part, j’en suis sûr, des rechutes.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Fin de cavale pour Cesare Battisti et bras d’honneur à ses soutiens intellectuels

26/03/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Cesare Battisti a finalement mis bas les masques. Après 37 ans de cavale, il a été arrêté mi-janvier en Bolivie et extradé dans la foulée en Italie où il doit purger la perpétuité.

Il a été interrogé en fin de semaine dernière par un magistrat et un membre de la division antiterroriste de la Digos (Division des enquêtes générales et des opérations spéciales de la police de l’Etat). L’ancien leader des Pac, les prolétaires armés pour le communisme, a alors reconnu avoir participé à deux assassinats et en avoir commandité deux autres. C’est un coup de tonnerre venant de celui qui avait toujours nié son implication dans ces meurtres, et une vraie claque pour ses soutiens de toujours, les habituels intellectuels de gauche, notamment français.

Il adressera d’ailleurs un bras d’honneur remarqué aux Bernard-Henri Lévy, Philippe Sollers et autres Fred Vargas en déclarant « je n’ai jamais été victime d’une injustice, je me suis moqué de tous ceux qui m’ont aidé, je n’ai même pas eu besoin de mentir à certains d’entre eux ».

Il a donc avoué son implication dans les meurtres dont il est accusé et a demandé pardon aux familles.

Protéger un terroriste au nom des droits de l’homme ?

Certaines questions n’intéressent que les riches, c’est bien connu. Il en va de même au niveau des États. La grande question qui agite la France et, c’est inévitable, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en est l’illustration : faut-il renvoyer en Algérie les terroristes ayant purgé leur peine en France, au risque qu’ils soient maltraités, voire torturés ?

Le grand débat n’en débattra pas. C’est une question trop sérieuse pour être confiée au peuple. Ali Meguimi, terroriste algérien condamné en septembre 2015 pour association de malfaiteurs terroristes à six ans de prison, et depuis libéré – la peine et la durée d’exécution sont « normales » -, est sous le coup d’un arrêté d’expulsion vers l’Algérie. Rien de plus logique puisque cet estimable individu est de nationalité algérienne et qu’il lui était reproché d’avoir activement soutenu et financé des responsables algériens d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, qu’il comptait rejoindre, et d’avoir établi une liste de cibles, dont la tour Eiffel, pour un éventuel attentat en France.

Notre potentiel terroriste au nom de l’islam est terrifié à l’idée de se retrouver entre les mains des services spéciaux de monsieur Bouteflika. Cette seule idée le renvoie brutalement au réel. Après avoir envisagé de commettre sur notre territoire et notre population des crimes de sang, par haine sans doute d’une civilisation occidentale qui a rangé ce type d’actions guerrières au magasin des curiosités historiques depuis quelques siècles, cet islamiste découvre soudain les vertus des droits de l’homme à l’occidentale et de l’État de droit. La CEDH est son ultime recours, et il l’a saisie.

Les décisions de la CEDH sont juridiquement contraignantes pour les États adhérents à la Convention du même nom. Cette juridiction internationale qui crée sa propre jurisprudence peut donc modifier le droit interne dans le sens qu’elle aura décidé. Et, en matière d’expulsion de terroristes étrangers, elle tend à considérer que le risque de mauvais traitements dans leur pays d’origine est un obstacle à la mise en œuvre de la mesure. Donc qu’il convient de conserver ces criminels sur notre territoire, pour les protéger.

On marche sur la tête. Le terroriste est un ennemi qui a déclaré la guerre à notre pays. Comme tout guerrier, il assume les risques de ses actions. S’il perd, tant pis pour lui, surtout lorsque son combat ne peut pas se parer des vertus d’une juste guerre ou d’une légitime défense. Tout État a le devoir de protéger ses ressortissants, il s’agit de son premier devoir, le plus essentiel, le plus régalien. Donc de mettre ces individus hors d’état de nuire. Ali Meguimi a fait un choix, celui de porter le fer et le feu sur notre terre. Il a heureusement été arrêté avant de mettre ses projets à exécution, sans quoi il aurait sans doute, à l’instar de la quasi-totalité des terroristes, été abattu sans procès par nos forces de police. Qu’il rende des comptes à la police algérienne n’est pas notre problème. L’Algérie est un pays indépendant et souverain, dont le régime est sans doute corrompu et bien peu recommandable, mais c’est le pays de Meguimi.

La question est hautement sensible et le gouvernement français sait que l’opinion ne tolérera pas une telle décision. Mais, une fois encore, se pose la question centrale de la souveraineté : c’est volontairement que la France a abandonné une partie de celle-ci à des organismes supranationaux. Elle ne peut sortir du dilemme qu’en dénonçant ces traités et en proclamant dans sa Constitution que les traités internationaux ne priment pas sur le droit interne, sauf exception.

Si la CEDH tranche en faveur de Meguimi, et de tous les autres derrière lui, les Français financeront la résidence surveillée de ce personnage jusqu’à la fin de ses jours. Au nom des droits de l’homme…

François Teutsch

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le tueur communiste Cesare Battisti bientôt extradé vers l’Italie ?

Cela fait quarante ans que Cesare Battisti, le tueur italien des Prolétaires armés pour le communisme, nargue ses victimes et les autorités de son pays, grâce à l’active complicité de la gauche internationale. Mais le Brésil semble prêt à le livrer enfin à la justice italienne.

Pendant la période dite des années de plomb, Cesare Battisti fut l’un de ces assassins d’extrême gauche (généralement en cheville avec des services secrets d’Europe de l’Est) qui laissèrent leur marque sanglante dans leur pays. On pense, en France, à Action directe, en Allemagne à la Bande à Baader, en Italie aux Brigades rouges etc. En Italie, d’ailleurs, les tueurs communistes se déchaînèrent plus qu’ailleurs, et pas uniquement par le biais des sinistres Brigades rouges. Il y eut ces Prolétaires armés pour le communisme, qui mêlaient étroitement idéologie marxiste et vols et meurtres de pur droit commun. Policiers, militants du MSI, commerçants, et jusqu’au président du conseil des ministres, le démocrate-chrétien Aldo Moro : les victimes de ce terrorisme rouge sang se comptent par centaines, car il y eut aussi des attentats sanglants.

Battisti fut de ces tueurs. Il fut même l’un des plus déterminés. Il avait été condamné pour le meurtre direct ou la complicité du meurtre de quatre hommes : un gardien de prison, en 1978 et, en 1979, un bijoutier, un boucher, un policier (ci-dessous). Par ailleurs, lors de l’assassinat du policier, Andréa Campagna, il laissa pour mort son jeune fils, aujourd’hui paraplégique.

C’est dire si ce Battisti était une canaille de la pire espèce.

cesare battisti victimes

Arrêté, il s’évade en 1981 grâce à une opération des PAC. Bénéficiant de nombreuses complicités au sein de la gauche mondiale, il avait réussi à rester en liberté, ou à ne faire que de courts séjours en prison, et surtout il avait réussi à échapper à l’extradition vers l’Italie jusqu’à ce jour, soit pendant près de 40 ans.

La protection de Lula

Il a publié quelques romans policiers, ce qui a donné au tueur un vernis intellectuel suffisant pour susciter les soutiens de nombreuses personnalités : Mitterrand, alors président de la République, s’était engagé à ce que les anciens militants d’extrême gauche ne soient pas livrés à la justice italienne.

Parmi ses soutiens, on trouvait l’abbé Pierre, François Hollande, pas encore président de la République, Bernard-Henry Lévy, Fred Vargas, Bertrand Delanoë etc. Toute la gauche bobo avait les yeux de Chimène pour le tueur communiste.

Battisti s’était réfugié en France. Mais quand la droite française est revenue au pouvoir, Battisti s’est enfui au Brésil, où il a bénéficié de la protection du Parti des Travailleurs et du président Lula (lui-même désormais en froid avec la justice de son pays, pour corruption). Le nouveau gouvernement brésilien, de centre droit, ne se sent aucunement en solidarité avec le tueur, même si l’opposition de gauche brésilienne continue à lui apporter son soutien, considérant que « la motivation de la persécution de M. Battisti est de nature politique ».

Mais il paraît difficile de soutenir que l’Italie n’est qu’une dictature bananière. Les derniers soutiens de Battisti, nostalgiques de la révolution mondiale ou au moins « tricontinentale », s’étiolent. Battisti le sentait, et vient d’être arrêté à la frontière avec la Bolivie, où il tentait de se réfugier (1). Son extradition vers l’Italie pourrait bien clore 40 années de cavale et de complaisance de la gauche à l’égard de ses tueurs.

Francis Bergeron

(1) Note de Novopress – Un juge a ordonné sa remise en liberté et il est libre de ses mouvements à l’intérieur du pays. Il a d’ailleurs donné une interview où il affirme : « Je suis un immigrant, avec un visa permanent dans le pays. Je peux quitter ce pays comme je veux et quand je veux. » Selon Le Monde, son extradition est toutefois l’hypothèse la plus probable : « Si la Cour suprême tardait à s’exprimer, le chef de l’Etat pourrait passer outre son jugement en formulant un avis présidentiel permettant de remettre Cesare Battisti à l’Italie. »

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2017

Le terroriste de Manchester est un djihadiste Libyo-Britannique de 22 ans

Manchester Attentat EI

Manchester Fillette23/05/2017 – MANCHESTER (NOVOpress) : Le terroriste qui a tué 22 personnes dont une fillette de 8 ans (ci–contre), et en a blessé 119 autres, hier soir à Manchester dans un attentat revendiqué par l’Etat islamique a été identifié.

Il s’appelle Salman Abedi et, si la presse française le présente comme britannique, la presse anglaise, elle, le décrit comme un « British Libyian jihadist ».

Agé de 22 ans, cet individu, né sur le sol britannique, est le fils de « réfugiés » libyens qui seraient arrivés en Grande-Bretagne après avoir fui le régime du colonel Kadhafi. Il a deux frères et une sœur, également nés en Grande-Bretagne.

Selon des voisins, il avait été entendu « chantant fièrement des prières islamiques dans la rue » dans les semaines précédant son passage à l’acte terroriste.

Attentat de Berlin : une nouvelle vidéo tournée par la caméra embarquée d’un chauffeur de taxi

23/12/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Des nouvelles images de l’attentat de Berlin ont fait surface alors que le principal suspect est toujours en fuite.

La vidéo a été tournée par la caméra embarquée d’un chauffeur de taxi au moment où le terroriste précipitait le poids lourd sur un marché de Noël.

La police allemande a retrouvé sur le camion plusieurs indices, dont un document d’identité et les empruntes d’Anis Amri. Les enquêteurs n’ont désormais guère de doute sur le fait que le jeune Tunisien de 24 ans était au volant du poids lourd.

Plusieurs perquisitions ont été menées sans résultat à Berlin ainsi qu’en Rhénanie du Nord-Westphalie mais Anis Amri reste introuvable et il est maintenant recherché dans toute l’Europe.


Vidéo non censurée de l’assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie

20/12/2016 – TURQUIE (NOVOpress)
L’ambassadeur russe en Turquie, Andreï Karlov, a été tué par balle, lundi 19 décembre, lors d’une attaque armée à Ankara. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, a évoqué un « acte terroriste ».

Voici la vidéo non censurée de cet assassinat. Attention, ces images sont choquantes.



L’ennemi public N°1 arrêté !

18/03/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Salah Abdeslam, l’ennemi public N° 1 a été arrêté vendredi 18 mars à Molenbeek, une commune de Bruxelles. Il est suspecté d’avoir participé aux attentats de Paris, le 13 novembre dernier. Salah Abdeslam, qui a été touché au genou, a lui-même décliné son identité, laquelle a été confirmée quelques heures plus tard par l’analyse de ses empreintes digitales.
L’opération a été menée par des policiers belges et français et a conduit à l’interpellation de quatre autres personnes : trois membres d’une même famille, dont c’était le logement, ainsi qu’Amine Choukri, qui « avait été contrôlé en compagnie d’Abdeslam à Ulm en Allemagne en octobre 2015 », a précisé le parquet fédéral belge.


Arrestation de Salah Abdeslam ; les images de l’interpellation à Molenbeek


Nouvel arsenal pour les BAC de France

01/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Boucliers balistique, gilets pare-balles renforcés, fusil d’assaut, les policiers de la BAC commencent à partir de ce lundi à recevoir de nouveaux équipements. Ce matériel doit pouvoir les aider à faire face à des terroristes surarmés alors qu’ils se retrouvent souvent les premiers sur le lieu d’attentats, comme ce fut le cas le 13 novembre dernier.

https://youtu.be/fVj7lAqJekw

Belgique : simulation d’une tuerie de masse dans une école de La Hulpe

16/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)

150 policiers dont des membres du Gign local se sont entraînés aujourd’hui à faire face à un tueur dans une école de la Hulpe en Belgique.
Admirons le réalisme apporté à la reconstitution dans le choix du tueur.
Ici en France nous pourrions nous entraîner à faire de grandes marches commémoratives avec de jolies pancartes « Je Suis Collégien » pour nous préparer à la prochaine tuerie de masse islamistes.

simulation d'attaque

Source : DH Belgique


 

Déchéance de nationalité: la grande comédie indigne

Terrorisme en France : message d'un djihadiste

11/02/2016 – FRANCE (NOVOpress via FigaroVox)
Dans une tribune publiée sur FigaroVox, le juriste Alexis Théas dénonce une pantalonnade mise en place par l’exécutif pour camoufler son impuissance face à la menace terroriste.

A travers cette opération, le pouvoir politique, au sens large, porte atteinte à deux principes sacrés. D’une part, la Constitution, qui est la loi suprême, la règle du jeu supérieure de la communauté nationale, garante de son unité, de sa cohésion, de la démocratie. En la modifiant sans la moindre utilité, les autorités politiques du pays, majorité comme opposition en font un simple enjeu politicien et contribuent à la banaliser et à la fragiliser. D’autre part, il joue avec la sécurité des Français. Les manoeuvres en cours sont censées être la réponse essentielle au massacre du 13 novembre 2015. Or, elles se présentent comme un écran de fumée sans la moindre perspective d’effet concret dans la luttre contre le terrorisme. Pendant ce temps, où en est le contrôle des frontières et des visas? Le suivi des 8000 djihadistes français? La protection des sites menacés? La surveillance des banlieues sensibles? La lutte contre Daesh au Moyen-Orient et en Libye? La maîtrise du flux migratoire sur l’Europe?


90 terroristes seraient arrivés en France avec Abaaoud : crédible ?

07/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Sonia qui a rencontré Abdelhamid Abaaoud affirme que le terroriste lui aurait déclaré être rentré en France avec 90 autres terroristes dans le but de perpétrer des attentats. Fanfaronnade ou vraie menace ?

90 terroristes infiltrés parmi les migrants, dans le sillage d’Abdelhamid Abaaoud ? Le témoignage de Sonia, fait froid dans le dos. Le coordinateur des attentats de novembre lui a ainsi laissé entendre qu’il était accompagné de 90 autres djihadistes, répartis « un peu partout en Ile-de-France ». Des Français, des Syriens, des Irakiens, mais aussi des Allemands et des Anglais, lui aurait-il confié.


Attentats de Paris : 90 terroristes seraient arrivés en France avec Abaaoud

La réaction des officiels de la DGSI a été de rapidement minimiser, voire démentir ces propos.

Les policiers n’y croient pas. Pour eux, Abaaoud a voulu impressionner sa jeune cousine ainsi que cette jeune femme.

explique Frédéric Crotta, en duplex depuis le siège de la DGSI. “Tout remonte à la Belgique. C’est là-bas qu’ont été conçus et préparer les attentats, dans une certaine improvisation puisque le terroriste n’avait aucune planque, aucun point de chute”, poursuit le journaliste, oubliant au passage que les terroristes avaient prévu de mourir « en martyr », rendant par là inutile les points de chute.

Pour autant, de nombreux policiers trouvent crédibles, sous couvert d’anonymat, les déclarations du djihadiste.

La cellule d’Abaaoud, une vingtaine d’individus, n’est qu’une infime partie de ceux qui sont entrés en Europe avec comme projet de commettre des attentats. Il y a d’autres cellules dormantes. Ce chiffre de 90 voudrait dire qu’il y aurait trois autres groupes dans la région. Le renseignement est malheureusement crédible.

explique, auprès de Metronews, un policier en poste dans un service antiterroriste.

Mais qu’il s’agisse en réalité de 25 ou 120 terroristes, le problème reste entier pour les forces de l’ordre : quand, par qui et où se produiront les prochaines attaques en France, s’interrogent les spécialistes. « On travaille à l’aveugle », commente une autre source policière. « La principale faute a été de ne pas imposer un protocole au niveau européen permettant de mieux suivre les mouvements d’entrée et de sortie. Aujourd’hui, on le paye », conclut-il, profitant de son anonymat pour tacler les manques flagrants de l’espace Schengen en termes de sécurité.

La priorité est aujourd’hui de protéger les frontières des pays européens, comme le réclame notamment Victor Orban et de développer une vraie coopération entre forces de l’ordre afin d’identifier les possibles fauteurs de trouble :
Ainsi, les directeurs des services de police de cinq pays (l’Autriche, la Croatie, la Slovénie, la Macédoine et la Serbie) ont-ils décidé d’un formulaire d’enregistrement commun. Un premier pas, mais ni l’Allemagne, principal pays de destination, ni la Grèce, principal point d’entrée des demandeurs d’asile n‘étaient à la table des discussions.


Des candidats aux djihad voulaient attaquer… des clubs échangistes

02/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Ils voulaient se rendre en Syrie pour faire le djihad… après un détour par des clubs échangistes. Pas pour pratiquer, pour tuer.

Cinq hommes et une femme, dont certains sont connus des services de renseignements pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale, avaient prévu de rejoindre la Syrie en passant par la Turquie et la Bulgarie. Ils avaient déjà acheté leurs billets de car, mais auraient également cherché à se procurer des armes pour attaquer des clubs échangistes.

La bande d’apprentis djihadistes a été arrêtée ce matin en région lyonnaise et placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête antiterroriste.

État d’urgence : rien à cacher, rien à craindre…

Source : You Will Die Over There
Une très bonne analyse de l’État d’urgence et de la réforme constitutionnelle qui servent entre autres de diversion à la préparation de la « loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale » (qui ne s’appela peut être finalement pas loi Taubira), laquelle prévoit de faire passer dans le régime courant nombre de dispositions de l’État d’urgence. Quand on vous disait qu’il menaçait de devenir permanent… A lire jusqu’au bout.

Comme je vous l’écrivais en décembre dernier, la prorogation de l’état d’urgence semble de plus en plus inéluctable. Avant de continuer ce billet, il me semble indispensable d’inscrire le bilan de ces premières semaines d’état d’urgence, publié jeudi dernier et basé sur les chiffres fournis par les ministères de la Justice et de l’Intérieur :

En chiffres
Selon les sources des ministères de la Justice et de l’Intérieur, depuis l’instauration de l’état d’urgence, 3099 perquisitions administratives ont eu lieu. Par ailleurs, 542 procédures judiciaires ont été ouvertes. Et 382 assignations à résidence ont été décidées.
De manière plus anecdotique, trois fermetures provisoires des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion ont été déclarées. De plus, un couvre-feu a été ordonné, sans oublier que trois zones de protection de sécurité ont été annoncées. En tout, le bilan s’élève à 366 personnes interpellées, 316 gardes à vues et 500 armes découvertes. Ce schéma donne un aperçu de ces chiffres à la date du 7 janvier 2016.
[…]
Un régime contesté
En janvier, selon les Décodeurs du Monde, la plupart des infractions n’ont aucun rapport avec le terrorisme. Sur les 464 infractions répertoriées, seules 25 infractions sont en liens avec le terrorisme et 4 concernent les procédures antiterroristes.

Lire la suiteÉtat d’urgence : rien à cacher, rien à craindre…

Attentat islamiste déjoué à Disneyland Paris

28/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Pardon pour le titre racoleur, nous aurions dû écrire :
“Un loup solitaire déséquilibré interpellé à l’entrée du parc d’attractions. En sa possession : un Coran, deux pistolets automatiques et des cartouches. À date, aucun lien avec l’islam n’a été établi.”

Interpellé avec deux pistolets automatiques et un Coran dans son sac à dos, alors qu’il tenté de pénétrer dans un hôtel de Disneyland Paris, un homme s’apprêtait vraisemblablement à commettre un attentat. L’homme de 28 ans a été « repéré à son arrivée à l’hôtel dans le site Disneyland où il avait une réservation », selon la police. Sa compagne en fuite est activement recherchée.
Domicilié à Paris, selon ses papiers, l’individu était connu des services de police pour une simple affaire de conduite sans permis. Le préfet de Seine-et-Marne Jean-Luc Marx a déclaré à la presse :

Je souligne que les services de sécurité de Disney et les forces de l’ordre ont été immédiatement réactifs pour que cette personne soit mise hors d’état de nuire, si tant est qu’elle ait eu l’intention de nuire, ce que l’on ne sait pas.

En effet. Deux armes de poing et un stock de cartouches, c’était uniquement pour sa protection personnelle. Rien à voir avec un attentat islamiste.

Crédit photo : Jackie Nell via Flickr (CC) = Disneyland Forever


 

 

 

 

Ces islamistes qui préparent des attentats en Europe

27/01/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Pour l’agence Europol, l’État islamique a développé “une nouvelle capacité de combat pour effectuer une campagne d’attaques d’ampleur” qui pourrait viser tout particulièrement la France.

Si le terrorisme islamique “peut frapper presque toutes les cibles où il veut, quand il veut“, Europol prévient qu’il faut donc s’attendre à d’autres attentats “dans un avenir proche“.

Le terrorisme islamiste a changé de façon d’agir: il laisse désormais la «liberté tactique» à des combattants locaux, qui connaissent depuis longtemps le terrain et leurs cibles. (…) Europol évoque un chapelet «de camps de taille modeste, dans l’UE et dans les Balkans», où les recrues s’entraîneraient aux sports de combat, aux techniques de survie et à l’épreuve des interrogatoires policiers. Ces centres serviraient aussi à identifier les meilleurs «combattants» pour les opérations futures.


Une vidéo de l’État islamique met en scène les auteurs des attentats de Paris

25/01/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Les auteurs des attentats de Paris réapparaissent dans une vidéo publiée par l’État islamique, le dimanche 24 janvier.

Ce document propose une mise en scène macabre avec des djihadistes en train de commettre des décapitations et des exécutions de personnes présentées comme des otages, mais passe sous silence le sort de Salah Abdeslam, le principal suspect des attaques qui est toujours en fuite.